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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 03:54
Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 23:08

 

Notre seule opportunité d’éviter cela (les plans du Nouvel Ordre Mondial totalitaire et génocidaire) : Dans la plupart des pays, les élections auront lieu en 2012. Il faut que nous parvenions à les gagner dans au moins un pays doté d’un potentiel militaire convenable (encore mieux si doté de la dissuasion nucléaire), car nous sommes encore dans la période humaine où  « seule la loi du plus fort » est en vigueur, et le plus fort, c’est l’armée. C’est elle qu’il faut convaincre de se ranger du côté du peuple. (..)

 

L'agenda des Bilderberg.Guerre silencieuse contre l'humanité.Printemps des peuples

 

NB 27.2.11 : Si, comme le bruit court, Brice Hortefeux devait devenir Ministre de la Défense, cela signifierait clairement que l'Armée française changerait de fonction. Au service de la Nation, elle devrait se retourner contre ses citoyens (considérés comme des ennemis de l'intérieur, potentiellement) quand, légitimement, ils diront NON à la société qui sacrifiera les individus (et par exemple l'emploi, les services publics, les protections sociales, le Droit du Travail) aux intérêts financiers spéculatifs, qui instaurera une dictature et un contrôle total (notamment par l'implant RFID),  qui participera activement au programme de dépopulation (en obligeant par exemple à subir des vaccins toxiques)... Ce qui serait un détournement de la finalité même de l'Armée, qui dot être au service de la Nation et non destinée à se retourner contre elle. L'Armée ne peut accepter d'être mise au pas et détournée de sa finalité... (eva R-sistons)

 

Honneur et Patrie

http://militaire90200.skyrock.com/6.html

 

 

Lettre ouverte aux Officiers

 

et aux Soldats de l'Armée française,

 

par eva R-sistons 

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

C'est avec gravité que je m'adresse à vous,

  très solennellement et très respectueusement.

 

Vous aimez la France,

  Vous la servez de toutes vos forces,

  de toute votre âme,

  de toute votre intelligence,

  de tout votre coeur.

  Vous êtes prêts à donner votre vie pour la France.

  Et parfois, vous la donnez :

  Sacrifice suprême, au service de la Nation,

  de votre Nation, de la Nation qe vous chérissez.

  Nous sommes conscients du don

  que vous faites à la France.

  Et nous vous disons: Merci !

 

Vous faites honneur à notre pays :

  Parce que vous êtes dévoués, sincères, patriotes,

  donnant le meilleur de vous-mêmes,

  et toujours en respectant au maximim la vie d'autrui,

  car vous êtes conscients du prix de chaque existence,

  contrairement aux politiciens qui déclarent les guerres

  pour des motifs souvent bien peu avouables.

 

Vous êtes là pour servir la France,

  pour la protéger, pour la défendre.

  Je suis moi-même la petite-nièce

  de l'un des plus grands d'entre vous.

  J'en ai hérité la flamme,

  le sens du devoir, de l'abnégation,

  du désintéressement,

  et même l'esprit de sacrifice pour une grande cause,

  prête à donner ma vie pour ce qui est bon,

  beau, noble, juste.

Je peux vous comprendre de l'intérieur.

 

Et je sais que si vous êtes prêts à donner

  votre vie, même au seuil de celle-ci,

  vous avez, et c'est normal, besoin de savoir pourquoi.

  Il n'y a pas de plus belle cause que de défendre un pays

  attaqué ou menacé,

  il n'y a pas de plus belle cause

  que de mourir en protégeant le faible. 

 

Mais aujourd'hui, ma Soeur, mon Frère,

  on vous demande de sacrifier les intérêts

  de l'Armée à la cause de l'Austérité

  (qui n'est que le prête-nom de la soif de profit pour une minorité),

  on vous demande d'être prêts à donner votre vie

  pour protéger les intérêts non de votre Nation,

  mais ceux des multinationales apatrides,

  par exemple en Afghanistan,

  pour faire main-basse sur les ressources des peuples,

  en sacrifiant les citoyens aux appétits

  de psychopathes cupides, sans scrupules,

  adorateurs de Mâmon, du Veau d'Or,

  piétinant lois humaines, internationales, divines.

 

L'Irak a été convoité pour son pétrole,

  demain ce sera le tour de la Libye,

  et Bahrein comme Diego Garcia ou l'Afghanistan,

  pour leur situation stratégique.

  Il ne s'agit plus de défendre une Nation,

  la vôtre, mais d'attaquer d'autres Nations

  pour les piller, pour les voler,

  comme de vulgaires malfaiteurs,

  en provoquant d'incommensurables drames humains,

  vies sacrifiées, handicapées, meurtries,

  ou plongées dans la misère.

  Il ne s'agit plus de défendre la souveraineté de votre pays,

  mais de la sacrifier à des intérêts financiers,

  à des Puissances hégémoniques,

  servies par des agents sans foi ni loi ni patrie.

  Il s'agit de guerres iniques !


Il s'agira, aussi, de participer

à de nouvelles aventures impériales,

à des chocs de civilisation insensés

sous la bannière de l'OTAN le bras armé des Etats-Unis,

aventures qui n'ont rien à voir avec les intérêts de la France

et qui mèneront l'humanité, à force de cupidité,

au bord de l'abîme nucléaire !

L'Iran n'a jamais attaqué personne,

pas plus que la Chine ou la Russie !

Allons-nous nous sacrifier

et risquer une folie nucléaire planétaire

pour permettre à certains

d'étendre leur domination criminelle sur le monde ? 

 

Combien, aujourd'hui, sont aux commandes

  pour trahir ceux qui les ont élus,

  la Nation qui les a choisis,

  et cela par cupidité, par goût du pouvoir,

  ou simplement par servilité.

  Certains sont même de vulgaires agents de l'Etranger,

  peut-être livrant les secrets de la Nation

  pour un misérable plat de lentilles.

  Sans aucun remords,

  alors qu'ils se rendent coupables

  du crime suprême,

  celui de Haute Trahison de la Nation qui les a élus,

  celui d'intelligence avec l'Etranger.

  Cette engeance-là n'a ni patrie ni honneur,

  seulement des intérêts bassement matériels :

  Bush, Blair, Berlusconi,

  et tant d'autres aujourd'hui

  dont je vous épargnerai les noms,

  vous saurez les reconnaître.  

 

Vous portez en vous les valeurs éternelles,

  vous êtes pétris de dignité, 

  du sens du devoir,

  vous ne supportez pas le deshonneur.

  Vous êtes de grands serviteurs de l'Etat, de la Nation.

  Vous n'acceptez pas de voir vos idéaux piétinés,

  comme vos collègues diplomates,

  pour ne citer que ce récent exemple.

 

On est en train de casser l'Armée,

  ses casernes, ses femmes, ses hommes,

  ses idéaux, ses valeurs,

  comme on brade aujourd'hui les joyaux de la France,

  ceux du Ministère de la Marine, par exemple.

  Tout est piétiné, rien n'est respecté

  en dehors de l'Argent-Roi et du clinquant ! 

 

Et les rescapés de tous ces changements,

  aujourd'hui encore enfants de la Nation,

  et à son service exclusif, 

demain remplacés par de vulgaires mercenaires 

uniquement appâtés par l'Argent, 

les rescapés, donc, sont envoyés

défendre les industriels de mort à l'étranger

  (Armement, Chimie, Pétrole, Nucléaire, Agro-business...)

  ou les banksters,

  ceux-là même qui viennent d'opérer

  un immense racket sur tous les citoyens.

  Est-ce leur vocation ? Pas du tout !

  Peut-on accepter de donner sa vie pour des bandits

  ou pour des individus sans scrupules ?


 

NOM-soupe-j.jpg

 

 

Soeurs, Frères, il y a pire encore !

  En coulisses, l'Oligarchie qui s'est octroyé, 

sans le moindre mandat,

  le droit de vie et surtout de mort

  sur tous les peuples,

  prépare un génocide planétaire sans précédent

  dans l'histoire de l'Humanité.

 

Sur mon blog R-sistons, 

vous pouvez lire ce qui se trame.

 

L'agenda des Bilderberg.Guerre silencieuse contre l'humanité.Printemps des peuples

 

Alerte, génocide planétaire en cours, sournois. Alerte, société mortifère !

 

Barbarie du capitalisme occidental - La révolution radicale de l'Islande ....

 

 

Crises, pandémies de dépopulation,

  guerres préventives, permanentes, totales,

  et même nucléaires, de domination des pays

  et de contrôle de toutes les ressources,

  et puis toutes les atrocités qui ont pour nom

  Chemtrails, Morgellons, Haarp,

  Implants humains RFID, CodeX Alimentarius,

  et tant d'autres,

  et à l'horizon voici une Europe totalitaire,

  décidant à la place des citoyens,

  contre leurs désirs et contre leurs besoins

  pour le seul profit de la Haute Finance,

  et plus horrible encore, voici un Nouvel Ordre Mondial

  totalement liberticide, meurtrier, eugénique, machiavélique,

  avec une "Elite" sauvée, repue, d'un côté,

  et de l'autre une humanité sacrifiée, souffrante, 

  promise à la mort ou à l'asservissement complet,

  le scénario de1984 en pire ! 

 

Quel citoyen normalement constitué

  peut accepter d'être sacrifié

  à la soif insatiable de pouvoir, d'honneurs, de profits

  d'une toute petite minorité d'individus

  pervers et d'une inhumanité totale ?

 

Et demain, après vous avoir fait risquer votre vie

  pour grossir les coffre-forts de milliardaires cupides,

  on vous demandera de tirer sur ceux qui,

  mûs par l'intérêt général, le sens du devoir,

  le souci de responsabilité,

  auront dit non à l'intolérable...

  Autrement dit, non pour défendre la Nation

  mais des dégénérés, une bande de criminels,

  vous allez devoir procéder à l'extermination

  de ceux qui résistent à l'immonde,

  à l'extermination de la fine fleur

  de la Nation que vous représentez !

Ce qui sera une façon de tuer vos propres enfants,

  le devenir de la Nation, de l'humanité !

  Ainsi, vous accepteriez de participer

  à l'holocauste de votre Nation,

  à l'holocauste de la vie humaine,

  au nom d'intérêts bassement mercantiles,

  affairistes au sens le plus hideux du terme ?

 

Un écrivain (qui a étudié le devenir de l'humanité)

  a publié un ouvrage qui est une référence

  (fruit de vingt ans de recherches sérieuses, approfondies),

  "La Démosophia",

  dans lequel il est dit ceci :

 

Notre seule opportunité d’éviter cela : Dans la plupart des pays, les élections auront lieu en 2012. Il faut que nous parvenions à les gagner dans au moins un pays doté d’un potentiel militaire convenable (encore mieux si doté de la dissuasion nucléaire), car nous sommes encore dans la période humaine où  « seule la loi du plus fort » est en vigueur, et le plus fort, c’est l’armée. C’est elle qu’il faut convaincre de se ranger du côté du peuple. (..)

 

L'agenda des Bilderberg.Guerre silencieuse contre l'humanité.Printemps des peuples

 

 

Il ne s'agit pas seulement

de se ranger du côté du peuple, 

mais aussi du côté de la vie,  de l'avenir, 

de la survie de l'espèce humaine, 

pour perpétuer le monde tel que nous le connaissons, 

pour ne pas laisser la barbarie triompher de la civilisation, 

pour ne pas laisser les ténèbres l'emporter !

 

Alors oui, vous qui êtes l'Armée,

  garants de l'intégrité de la Nation,

  dépositaires des armes les plus modernes, 

  les plus sophistiquées, les plus redoutables,

  je vous le demande solennellement :

 

Ne vous rangez pas du côté de l'intolérable,

  de la cupidité, de l'égoïsme pathologique,

  de l'inique, de la barbarie, de la mort, 

  ne faites pas le lit de projets machiavéliques,

  pensez à vos descendants,

  à vos concitoyens,

  à votre Nation,

  à l'avenir de l'humanité,

  c'est une responsabilité écrasante qui vous est échue ! 

 

Ne vous laissez pas acheter par des discours trompeurs,

  ne vous laissez pas abuser, 

  choisissez la Sagesse, le Devoir, l'Honneur, 

  l'Avenir, la Vie, la Lumière !

 

Vous êtes le dernier rempart

  contre l'horreur génocidaire en préparation,

  soyez à la hauteur de votre mission

  de protection de la France,

  des Français,

  de la vie,

  de la justice,

  de la paix,

  du devenir humain !

 

eva R-sistons

     

 

photo

 

 

Ceux qui aiment la France prendront le train

 

(Courriel envoyé par Honneur et Patrie,

à l'origine de ce post)

 
 

Le début de l’année 2011 fera date pour quiconque se préoccupe de la situation matérielle et morale de l’armée française et porte ses réflexions au-delà des récents événements en Afrique du Nord. On ne saurait écrire que le front intérieur est calme. Si l’on postule que le mot “front” suppose l’inscription dans un espace géographique et mental de l’opposition entre deux forces antagonistes, l’affirmation selon laquelle il existe bien, dans la France de Sarkozy, un front intérieur est difficilement contestable. D’un côté de la ligne de fracture, notre armée, confrontée depuis le 1er janvier 2011 aux conséquences de la mise en chantier des fameuses Bases de Défense par lesquelles les ministricules responsables de l’avenir du pays mettent la touche finale à la destruction de notre outil militaire. Il va falloir nous habituer, nous suggère-t-on, au spectacle affligeant de ces bureaux vides où des plantons déprimés guettent l’arrivée du poste informatique (quand ce n’est pas de la chaise ou de la rame de papier) qui leur permettra de se mettre au travail; il faudra s’amuser de ce que les gestionnaires de personnel recherchent dans leurs bases de données point encore “réformées” les traces qui attestent que tel ou telle, viré de sa défunte garnison, a bien été “basculé” chez eux; il faudra alterner les anxiolytiques et les stimulants pour continuer à “tenir” sans perspective d’amélioration à court ou moyen terme. Comme au front, sauf que dorénavant il nous faut nous battre sans armes ni cartouches...

 
            Un tel désastre en évoque d’autres: la vague de mutineries de 1917, liée à des décisions militaires désastreuses (ça ne vous rappelle rien?) et à un mépris absolu des souffrances trop longtemps infligées à des combattants pourtant admirables de courage et d’abnégation; la débâcle de 1940, consécutive à une impréparation militaire dramatique et à la trahison de nos élites, qui mirent moins de temps pour détaler de Paris à Bordeaux que n’en met l’orage pour fondre sur la quiétude d’un jour d’été. Les politiciens incapables ou corrompus qui avaient condamné la IIIème République à l’impuissance avaient de toute manière fait le choix de la défaite. Ce qui nous amène à nous poser les questions suivantes: pour qui travaille le gouvernement actuel, à l’heure où le 54ème soldat français vient de tomber en Afghanistan? Combien de temps notre armée, rongée jusqu’à l’os par les coupes budgétaires et anéantie par un sentiment d’humiliation croissant, pourrait-elle tenir face à une agression extérieure? Poser ces questions, c’est déjà y répondre…
 
            D’un côté du front intérieur, il y a donc notre armée. Et de l’autre côté? L’Allemand botté, dominateur, la cravache pointée vers nos frontières? Les sinistres brutes bolcheviques des James Bond de la grande époque? Les “terroristes” barbus égorgeurs de femmes et d’enfants - c’est du moins ainsi que les présente notre moderne Ministère de la Propagande, qui n’a même pas pu faire accroire, l’automne dernier, la menace d’attentats qui eussent opportunément détourné l’attention des Français du sabordage de leur système de retraite? Tout ceci prête à sourire puisque tout esprit un peu éclairé sait que l’ennemi est dans la place, au coeur même de notre dispositif de défense. L’ennemi - qui peut encore en douter?- s’est installé au printemps 2007 à la faveur de cette OPA aux allures de kermesse “démocratique” qu’organisèrent les élites mondialisées et leurs relais journalistiques en faveur de Nicolas Sarkozy, qui n’est, à tout prendre, que leur raison sociale. La France vit une situation historique inédite: jamais, en temps de paix, un élu du suffrage universel investi des plus hautes fonctions, jamais celui à qui la Constitution de 1958 a conféré le titre et la responsabilité de chef des armées n’avait usé de son pouvoir comme il en use et abuse aujourd’hui, pour démanteler et abaisser la nation qui lui a malencontreusement confié son destin. Passe encore que l’élu de 2007 soit un histrion gesticulant et vulgaire, un satrape prosterné devant le Veau d’Or et ses grands-prêtres, un chef de bande qui a fait main basse sur l’Etat comme un nuage de criquets s’abat sur un champ. L’homme de goût et d’idées pourrait se contenter de se pincer le nez au spectacle des turpitudes élyséennes si les attendus et les conséquences de la politique menée par Sarkozy ne mettaient le pays dans un péril dont il pourrait ne pas se relever: services publics massacrés (qu’on songe à ce qu’il restera de l’Education Nationale, de la justice et de l’hôpital quand les réformes actuelles auront réalisé leur objectif de destruction), cohésion sociale menacée, avenir obéré (que peut-on encore attendre d’un pays quand une génération entière a été crétinisée par l’absence de formation intellectuelle et livrée à la sous-culture de la consommation effrénée?).
 
            L’image de la France a subi le sort infligé au pays. Les liens d’”amitié” entretenus par Nicolas Sarkozy avec les tyrans corrompus que les peuples tunisien et égyptien viennent de congédier avec éclat sont une souillure supplémentaire sur l’honneur de la France: les pitoyables rodomontades de Mme Alliot-Marie devant les députés relativement à ses opérations touristico-immobilières en Tunisie n’effaceront pas de sitôt l’affront fait à notre pays par celle qui est en charge de sa diplomatie, et ce ne sont pas les premières déclarations du nouvel ambassadeur à Tunis Boris Boillon, dont l’arrogance et l’imbécillité portent la marque de fabrique de son maître, qui contribueront à restaurer ce qui a été cassé sans doute pour longtemps.
 
            Une dernière réflexion: les armées tunisienne et égyptienne ont, au cours des crises qui viennent de secouer leurs pays respectifs, montré une modération et un sens politique qui forcent l’admiration. Elles représentent, pour des populations longtemps livrées à l’arbitraire de créatures appointées par les Etats-Unis et Israël, une alternative et un espoir réaliste de reconstruction nationale. Ce qui est en train de se passer au sud de la Méditerranée ne saurait être ignoré au nord. La vie et la mort des peuples sont intimement liées aux relations tissées entre le monde politique, la société civile et son armée. Dans l’entreprise d’émancipation nationale à laquelle appelle Honneur et Patrie, l’armée française ne doit pas seulement réaffirmer sa dignité bafouée: elle ne doit pas rater le train de l’Histoire.
    
Honneur et Patrie
.
monument-lesarcs

ANACR

 

http://www.blog.adm56.com/?page_id=901

 

 

 

 

Appel du général de Gaulle du 18 juin 1940

 

 

 

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichepage.php?idLang=fr&idPage=2560

 

 

 

 

P7150284.JPG70 éme Anniversaire de l'Appel du Général De Gaulle le 18 juin 1940 ( cachets Paris et Colombey-les-deux-églises )
http://aphiest.blogspot.com/2010_07_01_archive.html
Alexandre de Kluguenau, l'un des rares hommes à avoir entendu en direct l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940, s'est rendu, tout comme 700 autres anciens combattants, aux cérémonies du 70e anniversaire à Londres à bord de l'Eurostar spécialement affrété pour l'occasion. (Photo DNA - Elodie Bécu)
w.dna.fr/fr/infos-generales/nachrichten/info/3343178-LEUR-APPEL-DU-18-JUIN-LES-VETERANS-TEMOIGNENT
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:40

1775 -http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/mai/29.htm

Dedefensa.org - 21/02/11

Le tourbillon de Madison

 


Les événements du Wisconsin se développent d’une façon organisée et particulièrement impressionnante dans leurs effets.Après une semaine de protestations, de manifestations et d’actions diverses, la capitale du Wisconsin, Madison, est devenue le centre bouillonnant d’une crise nationale US. (Pour Noam Chomsky, il s’agit d’une insurrection démocratique, la révolte qu’on attendait aux USA.) Vendredi 17 février, les membres démocrates du Sénat de l’Etat avaient quitté le Wisconsin pour l’Ohio contigu, hors de la juridiction de leur Etat, créant par leur absence une impossibilité d’atteindre le quorum pour un vote (prévu ce 17 février) de la loi du gouverneur Walker restreignant très fortement les dépenses publiques et mettant en cause l’existence des syndicats des services publics ; ces parlementaires ont annoncé qu’ils resteraient “en exil” dans l’Ohio, toujours pour la même raison du blocage du vote, tant que le gouverneur Walker ne céderait pas, – alors que Walker réaffirmait dimanche qu’il ne céderait pas. Samedi, la manifestation, quotidienne depuis 5 jours à Madison, rassemblait une foule impressionnante de plus de 70.000 personnes. L’intention des protestataires de Madison est d’occuper et de “tenir” le Capitole, à la façon que les Cairotes ont “tenu” la place Al Tihrir, dans le but d'empêcher le fonctionnement du “gouvernement” du gouverneur Walker et de paralyser l’Etat du Wisconsin.

 

Différents aspects de la crise ont été passés ici en revue, pour en détailler quelques-uns des caractères.

• Un long texte de Rose Aguilar, de AlterNet.org, du 17 février 2011, fait un récit complet des événements de Madison, Wisconsin. Le titre de l’article situe le climat : «Is Wisconsin Our Egypt ?», rejoignant l'analogie que nous mettons par ailleurs en évidence…

 

• Christopher Fons, pour CounterPunch, met en évidence, le 19 février 2011, le caractère d’organisation spontanée et de solidarité des manifestants et activistes de Madison. Il est par exemple remarquable que la police municipale, qui n’est pas touchée par les restrictions, ait pris faits et cause pour les protestataires.

 

• Le site Crooks and Liars met en ligne, le 18 février 2011, une bande vidéo avec l’interview de Chris Hayes, de The Nation, et de Naomi Klein, également de The Nation et auteur de l’excellent Stratégie du choc, sur le fonctionnement de l’hyper-capitalisme postmoderne.

 

• La crise de Madison prenant une extension “nationale” ? D’ores et déjà, il y a des signes dans ce sens. Les habitants de l’Etat de l’Ohio commencent à montrer les premiers signesd’une colère similaire à celle des habitants du Wisconsin. D’autre part, Madison devient un point de ralliement national, comme dans ce cas de la parlementaire Diane Russell, du Maine, qui se rend dans le Wisconsin pour proclamer sa solidarité avec les protestataires.

 

• Il y a un long article de Politico.com (le 18 février 2011) concernant l’attitude d’Obama dans cette crise. Obama soutient les syndicats contre le gouverneur Walker, mais seulement pour certains aspects de la loi concernée. Le tout est l’objet de calculs savants de son équipe pour savoir la place que tiendra le Wisconsin dans la campagne électorale de 2012… Aucun élan, aucune espèce de signe qui pourrait faire croire qu’il y a chez Obama autre chose qu’un politicien en train de faire ses comptes d’épicier, – en homme parfait du Système. Le commentaire que fait Paul Woodward (ce 18 février 2011) concernant l’attitude d’Obama vis-à-vis des événements de Bahrain pourrait après tout parfaitement convenir pour le Wisconsin ; la situation y est moins tragique mais l’homme est toujours le même…

 

• Il faut aussi lire l’analyse avec de nombreuses références que fait ThinkProgress.com dans son Progress Report du 17 février 2011sur “la droite radicale”. En rapport direct avec la situation dans le Wisconsin, le rapport examine les politiques en train d’être mises en œuvre par des gouverneurs républicains radicaux dans un certain nombre d’Etat de l’Union. S’il fait la part un peu trop belle à l’attitude d’Obama (ThinkProgreess.com, de tendance progressiste, reste favorable à Obama malgré les déceptions imposées par sa politique à la gauche progressiste US), le rapport donne un excellent aperçu du potentiel explosif de cette situation, avec la première explosion déjà réalisée à Madison.

 

• Maintenant, un autre point de vue, un point de vue opposé, celui d’un républicain, d’un ancien de l’administration Bush, Joshua Trevino (dans le Guardian du 18 février 2011). Le titre est résolument dramatique : «Who governs Wisconsin? Our democracy is at stake as these featherbedded public sector unions try to bully Madison's elected officials into submission…» On notera évidemment que Trevino ne parle pas du gouvernement des Etats-Unis mais du “gouvernement” du Wisconsin, et de la démocratie dans le Wisconsin, comme si l’on parlait d’une entité indépendante. (C’est un peu ironique de la part d’un homme de l’ancienne administration GW Bush, laquelle n’a jamais montré une sollicitude particulière pour les droits des Etats ; qui utilisa en Irak les Gardes Nationales des Etats sans demander leur avis à ces Etats ; qui traita l’Etat de Louisiane, pendant et après la catastrophe de l’ouragan Katrina, comme une métropole sans scrupules traite une colonie taillable et corvéable à merci.)

 

Notre commentaire

Enfin, après deux années d’exubérance de la droite conservatrice, dans la vague de Tea Party, c’est la gauche progressiste US qui exulte. Elle est du côté de la révolte, du soulèvement contre un pouvoir jugé oppressif et arbitraire. Tea Party, lui, se trouve exposé dans son côté le plus ambigu, – lequel n’a jamais été dissimulé à nos yeux, tant ce mouvement est insaisissable dans son identification, – notamment par le biais indirect des liens entre le gouverneur Walker, qui se réclame de l’esprit de Tea Party, et les frères milliardaires Koch qui le subventionnent, – tout comme ils subventionnent Tea Party d’ailleurs, au nom de leur hostilité à tout ce qui est service public (et de tout ce qui est, ajouteront les critiques, faveur et puissance pour le corporate power). (Au reste, ces liens ne sont pas plus incestueux et révélateurs que ceux de l’administration Obama et des démocrates avec Wall Street, ce qui n’enlève rienau mouvement de Madison, soutenu par les démocrates et Obama.)

Mais qu’importent ces contradictions, que nous n’avons jamais dissimulées, et même au contraire parce qu’elles constituent justement l’aspect révélateur fondamental de la situation générale. Le jeu, et la compréhension du jeu, sont faussés si l’on s’en tient aux étiquettes et connexions idéologiques de tous ordres, avec la corruption de tous bords qui accompagne ce rangement ; la seule référence qui vaille est l’attaque objectivement(et inconsciemment, ce qui va de pair) portée contre le Système, selon les situations contradictoires, les occurrences différentes, etc., dans le chef de tous les mouvements impliqués. Aujourd’hui, à Madison, Wisconsin, c’est la gauche progressiste qui s'affirme, et les foules animées par cet esprit qui attaquent, – eh bien, va pour la gauche progressiste ! Ce qui importe est que, dans ce cas, comme dans d’autres qui sembleraient inverses si l’on s’en tient au point de vue idéologique (Tea Party, certes), il s’agit des mêmes coups de déstructuration portés contre le Système.

 

Pour l’instant, à Madison, Wisconsin, tous les ingrédients de la crise sont là, et les grands esprits progressistes, même les plus prudents comme Noam Chomsky, y voient les prémisses de la grande révolte attendue aux USA.Une détermination et une organisation exceptionnelles des foules, avec des actes entravant effectivement le fonctionnement des institutions de l’Etat du Wisconsin ; un soutien affirmé des officiels démocrates de l’Etat, avec des actes à mesure (“exil” dans l’Ohio, pour échapper à l’obligation de présence au vote de la loi Walker, qui permettrait d’atteindre le quorum) ; une détermination affichée comme sans faille du gouverneur Walker pour imposer sa loi ; après un temps d’hésitation, la crise de Madison élevée au rang de grande crise intérieure US, et traitée comme telle par les réseaux de communication, et aussi par les commentateurs et intellectuels comme on l’a vu plus haut avec Chomsky. (Pour l’instant, on s’abstiendra de dire un mot sur Obama, dont le soutien au mouvement est trop calculé pour avoir un impact décisif.) Gardons-nous bien de nous attacher aux causes directes mais apparentes seulement de la crise ; ces causes sont toujours les mêmes dans le cadre du Système en crise, entre les maximalistes de l’hyper-capitalisme et les réformistes de l’hyper-capitalisme ; c’est un débat jamais tranché car on ne tranche pas un débat sur la substance d’une chose par une attitude radicale ou une attitude réformiste qui ne met pas en cause cette substance, parce que le cœur de la crise se trouve dans la substance informe elle-même du capitalisme comme créature du système du technologisme, de l’“idéal de puissance” et de la dynamique du “déchaînement de la matière”. Ce qui nous intéresse est l’effet indirect, justement sur ces situations connectées à la substance de la chose (système du technologisme, “idéal de puissance”, dynamique du “déchaînement de la matière”).

 

Dans cette logique, le point essentiel de la crise du Wisconsin concerne la structure de cette puissance centrale du Système, et, par conséquent, du système du technologisme, que sont les USA. Ce point pourrait se résumer, après tout, dans le titre de l’article de Trevino («Who governs Wisconsin?») ; même si la réponse implicite puis explicite qu’il donne est partisane, qu’elle soit juste ou non, il reste que la question est effectivement fondamentale. Le conflit de Madison est gros des enchevêtrements et des interférences des conflits de compétences et de pouvoir entre les citoyens, les législatures des Etats de l’Union et le pouvoir fédéral. Peu importe de quel côté se trouve telle ou telle cause, et ce que vaut cette cause, reste que Madison et la révolte du Wisconsin nous montrent la complication extraordinaire de la situation structurelle des USA, de l’ambiguïté volontaire des compétences respectives des différents pouvoirs, des blocages potentiels et antagonistes entre ces pouvoirs, par conséquent des tensions centrifuges qui seront exacerbées à mesure que se développent la crise et les mésententes fondamentales entre les divers groupes de citoyens et leurs conceptions. Comme nous l’avons déjà souvent écrit, nous pensons que la cohésion des USA en une énorme puissance générant des politiques agressives, déstructurantes et paralysantes à la fois, constituent l’un des verrous fondamentaux du Système ; tout ce qui menace cette cohésion menace le Système en son cœur ; que cela soit dit ou pas importe peu, il reste que la crise du Wisconsin est grosse d’une menace contre cette cohésion, passant par une phase de désordre grandissant. Certains pourraient juger que nous ne sommes pas loin d’y être. ..

 

Posté par Alaindependant

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:29
Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 09:17

Excellente question posée dans le dernier éditorial de Bastille République Nations...que j'introduirais par cette citation de Pierre Mendès-France:

 

"L'abdication d'une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dicature interne par la remise de tous les pouvoirs à un seul homme, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique"

(Discours sur les risques du Marché commun 18 janvier 1957)

 

 

Vers la chute du troisième Raïs ?

 

Source : ( http://www.brn-presse.fr/ <- c'est ici qu'on s'abonne et qu'on soutient la presse libre...)

 

Comme lors du mouvement contre la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy proclame qu’il tiendra bon sur les coupes budgétaires massives, quoiqu’il arrive. Il y a deux semaines, sous l’œil de TF1, l’hôte de l’Elysée frisait même la provocation, alors que magistrats et enseignants étaient dans la rue le jour même : les dysfonctionnements de la Justice ? On n’a jamais eu autant de juges. L’incapacité à assurer la sécurité ? Ça n’a rien à voir avec le manque de moyens. L’échec scolaire, les classes surchargées ? Ce qui compte, ce n’est pas le quantitatif, c’est le qualitatif…

 

En face, on dénonce certes ses priorités, mais on semble peu pressé de mettre en cause le principe de la baisse des dépenses publiques. Pire : la Cour des comptes vient de préconiser 50 milliards au minimum de restrictions en matière de dépenses publiques pour les trois prochaines années. Rappelons que cette noble institution est présidée par un dirigeant socialiste. Selon le secrétaire général de FO, 400 000 emplois publics auront été supprimés entre 2007 et 2012 – le plus grand « plan social » de France, et de loin ! Qu’on le veuille ou non, ce sont, au final, 400 000 chômeurs de plus.

 

Le débat public évoque l’image de ces trois singes qui se bouchent respectivement les yeux, les oreilles, la bouche : le président a bien pris garde de ne pas faire une seule fois allusion à l’Europe ; et ses opposants – même ceux qui se proclament les plus radicaux – n’ont pas eu l’inélégance de rompre cette omerta. Bruxelles ? Connais pas.

 

Cette discrétion est ahurissante. Car en ce moment même se trament les projets dont l’objet est de donner une dimension totalement nouvelle aux cadres, dispositifs et procédures confiant à l’Union européenne le pilotage des politiques économiques et sociales des Etats-membres.   Et ce, sous la pression de la chancelière allemande… avec l’appui actif du président français. Le « semestre européen » qui dessaisit les parlements nationaux de l’essentiel de leurs prérogatives budgétaires est à peine en place que le Conseil européen a déjà à son ordre du jour le principe d’un « pacte de compétitivité » : chaque pays ayant adopté la monnaie unique serait sommé d’aligner âge de la retraite (vers 67 ans), protection sociale, droit du travail et politique fiscale. La pilule est tellement énorme qu’elle a suscité une levée de boucliers de sept ou huit pays lors du sommet européen du 4 février – non certes sur le principe, mais au moins sur les modalités. Un sommet des dirigeants de la zone euro a été prévu en catastrophe pour le 11 mars, avant le Conseil européen des 24 et 25 mars. Selon certains analystes, il s’agirait là des « changements les plus radicaux de l’économie et des structures de l’Union depuis une génération » (propos cités par le site spécialisé Euobserver.com).

 

Pendant des décennies, les autocrates tunisien et égyptien ont régné sur leurs pays respectifs par la répression et la peur. Au moins ont-ils cristallisé sur leur personne le ressentiment populaire – avec les suites que l’on sait. Sur le Vieux continent en revanche, les instances où sont prises les décisions-cadres restent en quelque sorte derrière le rideau (qui aurait idée de crier « Van Rompuy, dégage » ?) ; l’Union européenne a précisément été conçue dans ce but.

 

Qu’un des peuples européens déchire – enfin – ledit rideau, et cette lucidité pourrait bien faire tâche d’huile. Qui sait, alors, si l’oligarchie bruxelloise dans son ensemble ne connaîtrait pas le sort de Ben Ali et Moubarak ? A quand la chute du troisième raïs ?

 

 

 

 

 

Pour celle et ceux que les débats sur l'Union européenne assomment, j'ai prévu quelques minutes d'humour :  

Désolé, pas pu m'en empêcher... cette vidéo a agréablement accompagné mes journées de grève... Allez,retour au sérieux :

.

http://rupturetranquille.over-blog.com/article-vers-la-chute-du-iiieme-rais-68031628.html
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 07:32

Sécurité alimentaire : le monde redoute un effet domino sur fond de troubles sociauxShttp://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201064951585-securite-alimentaire-le-monde-redoute-un-effet-domino-sur-fond-de-troubles-sociaux.htm

25 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – La cause des révolutions égyptiennes et tunisienne est la désintégration du système économique mondial.

Mercredi à New Delhi, plus de 100 000 personnes on manifesté contre la spéculation et la dérégulation qui provoque une hausse insoutenable des prix alimentaires. La marche qui a mené les manifestants devant le Parlement indien était organisée par le Parti du Congrès (opposition) et son syndicat INTUC pour mettre la pression sur le gouvernement de Manmohan Sing pour que le budget qu’il présentera lundi protège l’homme de la rue des effets dévastateurs de la crise. Dans le cortège, l’on pouvait voir de nombreux slogans en solidarité avec la révolte égyptienne.

Le 31 janvier dernier à Mexico, 20 000 agriculteurs, ouvriers et membres du Mouvement national pour la souveraineté alimentaire ont manifesté contre la hausse des prix. Dans une tribune publiée hier dans le quotidien El Universal, le chef de file du PRI au Congrès, Francisco Rojas, a dénoncé la spéculation mondiale et mis en garde contre un « risque imminent de pénurie alimentaire et de famine » au Mexique. Il faut tirer les leçon de l’Egypte, écrit-il, « où le chômage associé à la hausse des prix et des pénuries alimentaires ont contribué à la révolte sociale ».

« La dépendance alimentaire est un suicide », écrit le député Rojas, parlant plutôt, à juste titre, de « souveraineté alimentaire », comme le défendait le feu Système alimentaire mexicain (SAM) conçu par le président Lopez-Portillo en 1980 et prévoyant un ensemble de politiques agricoles dirigistes pour l’équipement technologique et un système de prix paritaires. Mais en 30 ans, la politique britannique de libre-échange a eu raison de l’agriculture mexicaine, qui est passée du statut d’exportateur net dans les années 1960 à devoir importer plus de 40% de sa nourriture aujourd’hui. L’Egypte, qui était en passe d’atteindre l’autosuffisance à la fin des années 1960, est aujourd’hui dans une situation similaire, rendant ses habitants extrêmement vulnérables aux variations d’un marché mondial sous la coupe des banques d’affaires et de la finance offshore.

Au Mexique, un ménage dépense en moyenne 24% de ses revenus pour se nourrir, soit autant que les plus pauvres ici, c’est à dire un seuil où la moindre hausse de prix a des répercussions existentielles. En Inde, c’est en moyenne 35%, et en Egypte, 38%.

L’Inde, le Mexique et l’Egypte ont en commun d’être sur la liste des pays contre les lesquels l’emploi de « l’arme alimentaire » a été décrété en 1974, via le rapport NSSM 200 rédigé par l’agent d’influence britannique Henry Kissinger. Ce rapport établissait la stratégie à long terme de l’Empire financier de la City de Londres et de Wall Street pour diminuer la population mondiale à partir de 13 pays-clés représentant, à l’époque, la moitié de la population mondiale :

  • Afrique : Egypte, Ethiopie, Nigeria
  • Asie : Inde, Pakistan, Bangladesh
  • Asie du sud-est : Indonésie, Thaïlande, Philippines
  • Asie du sud-ouest : Turquie
  • Amériques : Mexique, Brésil, Colombie

Il n’y a pas d’alternative que de se débarrasser de cet empire financier. Le seul remède à disposition des peuples est la mise en faillite organisée des spéculateurs via une procédure Glass-Steagall. Il est temps d’agir.


http://www.solidariteetprogres.org/article7462.html


A lire :
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 22:33
Tunisie_La population réclame le départ des ministres du RCD

Tunisie_La population réclame le départ des ministres du RCD

http://www.bowoulankro.com/wpress2/?cat=61

Les Tunisiens réclament le départ du gouvernement de transition

 


IRINN - Dans la foulée des contestations de rue, en Tunisie, les protestataires ont réclamé le départ du gouvernement de transition. Avec le gouvernement transitoire actuel, il est impossible de réaliser les objectifs de la révolution, ont insisté des milliers de citoyens tunisiens qui s’étaient rassemblés, plusieurs jours consécutifs, devant les locaux du bureau de Premier ministre, dans la capitale. Pour réaliser les revendications de leur soulèvement du 14 janvier, notamment, la revivification des slogans islamiques, le peuple tunisien a besoin d’un gouvernement et d’un parlement qui soient issus d'élections libres, affirmaient les protestataires, devant le bureau du Premier ministre, à Tunis. Cela est, en fait, la revendication commune qu’on entend des protestataires tunisiens, dans les contestations de rue, un peu partout, dans le pays, ajoutent les citoyens tunisiens. La démission du gouvernement Ghannouchi est la moindre de nos revendications, affirment les protestataires tunisiens. Mohammed al-Ghannouchi, qui était le Premier ministre du Président déchu, Zinelabedin Ben Ali, jusqu’à sa chute, assume, depuis, le poste de Premier ministre du gouvernement transitoire. Le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé avoir l’intention de dissoudre le parti politique du Président déchu. Si l’appareil judiciaire tunisien approuve la demande du ministère de l’Intérieur, dans le sens de la dissolution du parti de Ben Ali, ce parti n’aura pas le droit de présenter un candidat aux futures élections.

http://french.irib.ir/info/afrique/item/109596-les-tunisiens-reclament-le-depart-du-gouvernement-de-transition


Commentaires
1.Posté par pranakundalini le 23/02/2011 16:31
Les tunisiens ne doivent rien attendre "d'autorités supérieures" et organiser rapidement des élections libres en regroupant des assemblées de 25 personnes qui nommeront chacune une personne qui se regrouperont également par groupes de 25 etc...
Au sixième niveau sera réalisée l'assemblée constituante qui aura autorité sur l'armée, votera les lois et le représentant de l'état.
C'est le seul moyen de réaliser rapidement une démocratie directe légitime.
2.Posté par chienplat le 23/02/2011 18:24
l'assemblee constituante est une revendication du soulevement populaire tunisien mais bien entendu nos medias libres n'en parlent jamais . sinon pour ceux que ça interresse allez sur youtube et tapez "winsconsin workers protesting march"
3.Posté par PeaceForce le 23/02/2011 22:05
Faut surtout que les tunisiens se méfient de l'ingérence américaine et britanniques, car ils ne vont en aucun cas laisser une véritable démocratie en Tunisie. En effet, si le peuple choisit un dirigeant qui va à l'encontre de la politique américaine et israélienne, les USA vont tout faire pour déstabiliser le pays.

Les Tunisiens doivent surtout SURVEILLER qu'aucune force étrangère vienne donner des "conseils".
http://chiron.over-blog.org/article-les-tunisiens-reclament-le-depart-du-gouvernement-de-transition-67941939.html
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 09:46

Source : Blog Creil-avenir

L’histoire s’accélère
La révolution est-elle possible en France ?
par Jean-Paul Legrand

mardi 22 février 2011, par Comité Valmy


Selon un sondage publié par l’Humanité-Dimanche 58% des Français sont "au bord de la révolte". Le mécontentement est général, il gagne de jour en jour des milliers de gens. Les derniers chiffres du chômage montrent une explosion extrêmement inquiétante en particulier pour les privés d’emploi de longue durée. Beaucoup de citoyens sont exaspérés et prêts à manifester leur désaccord, leur refus du système, souvent déçus des dirigeants politiques et syndicaux qui ne les écoutent pas ou si peu, qui ne prennent pas en compte vraiment leur souffrance et se placent la plupart du temps dans le jeu politicien davantage préoccupées qu’ils sont par leurs postes, leurs fonctions électives. Pour les gens si la révolte peut s’enclencher, elle doit être utile et déboucher sur une vraie transformation. Des millions de citoyens cherchent l’efficacité, pas l’aventurisme ni l’impasse avec les tractations politiciennes actuelles qui sont le fort des grands partis politiques en particulier dans la perspective des élections présidentielles qui n’ont que l’objectif de donner un pouvoir démesuré à un seul homme alors que c’est le contraire qu’il faut faire : donner le pouvoir à des millions de citoyens qui connaissent la vie réelle du pays, qui le font fonctionner au quotidien.

Cette idée de donner réellement le pouvoir aux citoyens n’est absolument pas partagée par la majorité des responsables politiques parce qu’ils pensent que la plupart des citoyens en sont incapables, ou tout simplement parce qu’ils ne veulent pas partager le pouvoir et qu’ils veulent continuer à profiter du système.D’ailleurs ces mêmes responsables ont commis l’irréparable : en annulant au Congrès de Versailles le vote des citoyens contre la Constitution européenne, ils ont bafoué le suffrage universel, ils ont sali la démocratie et cela les gens ne l’oublient pas.C ’est un exemple significatif que les élections nationales ne sont respectées dans ce pays que si elles servent les intérêts des possédants. Depuis une grande partie de notre peuple a le sentiment que les élections n’apportent pas de solutions. Pour être efficaces, les citoyens ne doivent compter que sur eux-mêmes et s’unir dans la construction de liens sociaux, éducatifs, culturels et politiques qui les aident à gagner en autonomie vis à vis de tous les pouvoirs corrompus du système ou qui le soutiennent. Pour cela ils ont besoin de s’auto-organiser et de construire des espaces totalement indépendants du pouvoir et de ses relais, des lieux de réflexions et d’actions qui ne reproduisent pas les clivages politiciens mais soient de véritables bases démocratiques travaillant à préparer une nouvelle société, des lieux où chacun puisse venir sans être étiquetté, catalogué, rangé dans une catégorie. Des lieux où chacun puisse venir pour partager ses motivations, ses savoirs, et sa réflexion pour que la société devienne meilleure et vraiment humaine.

La crise pousse les consciences à mûrir dans le sens d’une volonté de transformation de la société mais pour cela les gens ont besoin de se rencontrer, de créer leurs propre moments et leurs propres espaces d’échanges où ils soient les acteurs de leur propre mouvement, les décideurs de leurs actions sans recevoir des directives, sans être sous la pression politique permanente de la propagande du pouvoir et des organisations politiques qui participent au simulacre de démocratie que sont les campagnes électorales où l’on demande aux gens de soutenir des candidats, de suivre des leaders, et rarement d’élaborer leur propositions en les confrontant à celles d’autres citoyens.

Le grand mouvement social de ces derniers mois est un début prometteur pour les prochains rassemblements. Il est resté cependant trop enfermé dans des conceptions syndicales et politiques traditionnelles même si des initiatives ont permis au mouvement de trouver en certains endroits une autonomie d’action où les citoyens ont commencé à s’auto-organiser. Les bureaucraties syndicales compromises avec le pouvoir n’ont pas aidé au développement de l’autonomie populaire, mais celle-ci est un patient travail, elle suppose de retisser des liens entre salariés et les millions d’exlus du travail et de la vie revendicative et politique : les jeunes du prolétariat des cités, les familles populaires, les millions de chômeurs qui sont la plupart du temps totalement isolés.

Cette autonomie populaire suppose aussi de cesser tous les sectarismes à l’encontre des travailleurs de catégories moyennes et supérieures qui sont de plus en plus victimes de la précarisation et de l’exploitation. 3 millions de personnes dans la rue c’est loin d’être suffisant pour prétendre imposer une autre politique et ce ne sont pas les élections à elles seules qui permettront que les forces du travail dirigent le pays. L’objectif est donc un mouvement d’ampleur à plusieurs dizaines de millions de citoyens, un mouvement que les politiciens craignent comme la peste car il posera inéluctablement la question d’une démocratie totalement repensée, où chacun aura voix au chapître, et où les besoins des gens pourront s’exprimer sans qu’on leur oppose à chaque fois une fin de non recevoir sous prétexte de fatalité de la crise capitaliste. L’objectif est de débarrasser notre pays de la domination capitaliste sur la production et de la libérer afin que les forces du travail coopèrent et répondent aux besoins du pays et du peuple, afin que la France puisse établir des relations internationales nouvelles fondées sur le développement et non sur le néo-colonialisme en particulier avec l’Afrique. La France dispose d’atouts considérables avec une expérience sociale et publique unique au monde héritée de la révolution française et de la politique du Conseil national de la résistance. Ses services publics, son système de protection sociale, ses grandes réalisations industrielles et technologiques, ses créations et découvertes scientifiques, elle les doit à l’ensemble de ceux qui travaillent et qui aujourd’hui voient leurs efforts, leur travail anéantis par la soumission de notre pays aux seuls intérêts des multinationales avides de rentabiliser les dividendes capitalistes. Tout cela conduit inéluctablement à un affrontement de classe qui a commencé et porte en lui de probables explosions dans les prochains mois, les prochaines années. Après tout, on a tellement dit aux gens que les révolutions n’étaient plus possibles, que lorsqu’elles éclatent les mêmes nous disent leur "surprise". Et pourtant le feu couvait sous la cendre et la propagande officielle ici et là-bas taisait la réalité.

Or, la crise va créer les conditions objectives de l’émergence de millions de gens dans les luttes. Celles-ci ne seront vraiment transformatrices que si les citoyens conquièrent leur autonomie et se nourrissent des meilleures idées et pratiques démocratiques, que si ils refusent toutes les divisions, que si ils condamnent les jeux malsains de la "classe politique" et s’unissent comme classe porteuse de perspectives pour l’ensemble de tous ceux qui ne supportent plus le système et qui sont la très grande majorité. La conscience que la nation est également bafouée appelle à agir pour une nation non pas refermée sur elle même aux orientations nationalistes mais à un ressourcement dans la tradition révolutionnaire internationaliste, d’une France porteuse des idéaux de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, de celle de la Commune de Paris et de la résistance. La révolution est en ce sens possible en France, elle n’est pas le désordre annoncé, elle exige l’union sans sectarisme de toutes les couches de la population qui sont victimes du capitalisme, une lutte âpre et déterminée. Dans les mouvements de masse qui vont s’exprimer contre la politique du capital, qu’elle soit conduite par un représentant de droite ou de gauche, il y aura nécessité d’ une organisation du peuple autonome : celle-ci pourrait par exemple décider de la constitution de comités populaires d’initiatives pour la transformation, qui dans les entreprises, dans les quartiers aient l’objectif de rassembler largement et d’organiser démocratiquement les citoyens avec l’exigence exprimée dans les luttes de la seule alternative qui sauvera le pays de la destruction capitaliste : la socialisation démocratique de la propriété des grands moyens de production, d’échanges et de communication, avec l’objectif d’une modification profonde de toutes les institutions afin qu’elles puissent être dirigées et controlées par les citoyens.

Dans la continuité des grandes luttes populaires d’Amérique Latine et notamment de la révolution bolivarienne du Venezuela, les révolutions dans les pays arabes ne font que commencer. Elles sont porteuses de l’exigence universelle de démocratie. D’autres révolutions pourraient éclater en Asie où la classe ouvrière a progressé de façon considérable ces dernières décennies notamment en Inde et en Chine, ce serait un séisme mondial pour le capitalisme que dans ces pays les travailleurs fondent les bases d’une organisation de la production qui devienne auto-gérée et que la propriété des moyens de production devienne totalement celle de la nation. Les révolutions en cours montrent aux peuples du monde entier que le temps du désespoir est terminé et qu’ils peuvent, qu’ils doivent passer à l’offensive si ils ne veulent pas être contraints à toujours plus de sacrifices, voire à des dictatures sanglantes, à une barbarie planétaire toujours plus terrible.

Les circonstances sont en train de mûrir aussi en France pour aller vers un tel mouvement d’émancipation. A la faveur des prochaines luttes de masse, les idées d’organisation pour une véritable émancipation pourront grandir dans la réalité prenant appui sur les premières initiatives citoyennes des luttes de l’automne dernier. Les idées révolutionnaires encore bien minoritaires se concrétiseront par l’action et deviendrontt des forces transformatrices que si elles sont soumises à la critique et à la pratique des gens qui aspirent à changer la société. Le mouvement social et populaire en France recèle de très nombreux militants prêts à s’engager dans ce combat, des militants associatifs, syndicaux et politiques qui sont de plus en plus convaincus de cet indispensable besoin de rompre avec des pratiques désuètes, totalement dépassées que la gauche syndicale et politique continue de défendre mais qui ont mené à chaque fois aux échecs de ces dernières années.

J’entendais début janvier un élu de gauche me dire que Ben Ali serait indétronable et qu’il "mâterait le peuple". Je lui ai répondu que son appréciation n’était pas réaliste, qu’au contraire j’étais convaincu qu’on allait vers un changement profond . La réalité m’a donné raison. Depuis plusieurs mois j’ai expliqué que nous entrions dans une nouvelle ère, celle de la contradiction fondamentale entre une élévation de la productivité mondialisée jamais atteinte par l’Humanité et le système capitaliste qui étouffe les forces productives qui ne demandent qu’à se libérer de l’exploitation.

Ces facteurs fondamentaux de la réalité contemporaine ne resteront plus dans l’ombre et vont gagner des millions de consciences,en cela l’idée de la révolution mondiale a commencé à gagner sur notre globe des millions d’hommes et de femmes qui travaillent déjà dans leur propre pays à ce que la démocratie devienne le pivot des rassemblements transformateurs, le XXIème siècle sera celui de l’émergence de tous les peuples du monde exigeant leurs droits humains et démocratiques confrontés à l’impossibilité du capitalisme d’y répondre et donc à l’explosion de révolutions inéluctables. Agissons pour que l’intelligence humaine soit au service de la coopération et de l’émancipation des hommes et des femmes de cette planète, agissons pour que les peuples fraternisent et rejettent la concurrence criminelle du capitalisme. Un monde nouveau peut naître, l’occasion historique se présente pour que nous agissions afin qu’il en soit ainsi.

 

Jean-Paul Legrand

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1206

 


 

http://www.setif.info/article5205.html


Ben Ali, Moubarak... et maintenant, à qui le tour ?

 

 

Tunisie, et de UN. Égypte, et de DEUX. Peut-être bientôt l'Algérie, la Lybie et d'autres. Quelle leçon de courage nous donnent aujourd'hui ces populations. Félicitations à eux et merci pour ce message d'espoir qu'ils délivrent au monde entier !!!


Et nous, que faisons-nous pendant ce temps ? Nous ? Eh bien nous regardons à la télé Sarko se gargariser de ses propres paroles et nous gueulons mollement entre amis à l'heure de l'apéro. Oui, je sais, ici nous ne sommes pas en dictature me direz-vous. Mais chez nous aussi des gens ont de plus en plus de mal à seulement pouvoir se nourrir. Car ne l'oublions pas, c'est avant tout la faim qui a conduit à la révolte, pas seulement les privations de liberté.


En réalité, il existe un autre type de dictature, bien plus étendue, qui agit dans l'ombre, discrète et sournoise. Ben Ali et Moubarak (comme tant d'autres) n'en étaient que les marionnettes. La vraie dictature ne se limite pas à tel ou tel endroit du globe, elle est planétaire. Mais qui sont-ils ces dictateurs à cause desquels nous n'arrivons plus à nourrir nos familles ? Si on prend la peine d'observer comment fonctionne le monde, une seule réponse possible, les banquiers, les spéculateurs et les gros actionnaires des multinationales. Leurs palais ? Le G8, l'OMC, le FMI, l'OCDE, et autres.


Les uniformes noirs d'hier ont fait place aux costumes trois pièces de certains PDG de multinationales et banques, tout aussi cruels, dépourvus d'âme et de sens moral. Face à leur cupidité, le nombre des victimes (9.000.000 de morts par an, dus à la famine, dont 1 enfant toutes les 5 secondes) importe peu, ce ne sont pour eux que des "dommages collatéraux", rien de plus que quelques chiffres dans des statistiques qu'ils n'ont probablement même pas la curiosité de consulter.


Sur le plan des "performances", le nombre des victimes de ce capitalisme prédateur est sans commune mesure avec celui des victimes du nazisme ! Demandez donc à ceux qui mourront cette année s'ils pensent plus enviable de mourir de faim que gazés ! Quant à certains de nos politiciens qui courbent respectueusement l'échine devant la toute-puissance financière, ils sont au capitalisme (du moins cette forme de capitalisme effréné, sauvage, brutal et dépravé) rien de moins que ce qu'étaient les collabos au nazisme.


Aujourd'hui, pour en finir vraiment avec ce système complètement pourri, la révolution, ne peut plus être uniquement locale, elle doit être globale et planétaire ! Elle ne doit plus être orientée uniquement contre tel ou tel petit despote local, mais avant tout contre ceux par qui ils se laissent manipuler à l'échelon mondial.


B. GONEL


Le site Action Citoyens Solidaires :  http://acs.eg2.fr

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-il-y-a-plus-de-victimes-du-capitalisme-predateur-que-de-victimes-du-nazisme-67794512.html

 



 

 

http://rosesdessablesrosesdesvents.blogspot.com/2011/01/le-printemps-des-peuples-insoumis.html

 

C'est le texte que j'étais en train de préparer !

Alors, j'écris seulement un complément,

un Appel, aussi :

 

 

Le Printemps des peuples,

par eva R-sistons

 

 

 

Le printemps arabe ! Surprise partout, surtout chez ceux qui croyaient les Arabes apathiques, résignés, fatalistes.  Mais aussi chez les Décideurs, désemparés. Ils ont vite pris le train en route, maladroitement comme en France ou en Israël, adroitement aux USA ou en G.B.  Pour orchestrer les Révolutions arabes, les contrôler, les ré-orienter en leur faveur, tout en  encourageant publiquement les aspirations à la démocratie.   A condition, bien sûr, qu'elle s'aligne sur leurs vues à eux ! 

 

Partout, les peuples ouvrent les yeux, partout ils aspirent à la lbération de tous les jougs qu'on   leur impose.  Confusément, ils sentent bien qu'il ne s'agit pas de changer de  dirigeant, ni même de Régime, ni même de Système :  Ce sont les têtes pensantes (ainsi que leurs laquais, leurs marionnettes) qu'il faut neutraliser, au sommet,  tous les  maîtres d'oeuvre du Nouvel Ordre Mondial qui préparent un accroissement sans précédent des inégalités, un génocide général, une dictature planétaire des Grandes banquiers, et au final, la fin du monde tel que nous l'avons  connu. 

 

Donc, le Printemps des peuples a surpris parce qu'il a surgi brusquement, et là où on ne l'aurait jamais attendu, au sein du monde arabe.  Parfaitement maîtrisé par les citoyens, organisé, et mené sans armes avec détermination et courage,  il constitue désormais un exemple pour tous. Les enjeux sont cruciaux: Comme à Bahrein, où il faut bouter dehors l'occupant US, qui a fait du pays une base pour ses guerres impériales.

 

Les peuples arabes doivent être libérés. Mais pas seulement : Nous devons TOUS être libérés de la dictature du Nouvel Ordre Mondial, des fausses démocraties avec de faux candidats interchangeables,  des Elus serviles et corrompus,   des politiques génocidaires...

 

Les manifestations orchestrées, canalisées, par les Syndicats, ça suffit. Le Pouvoir ne les voit même plus ! Il faut passer à la vitesse supérieure en prenant exemple sur nos frères et soeurs  arabes... Bref, il faut occuper en permanence les rues, les places publiques, jusqu'à ce que les pouvoirs crapuleux tombent ! Quel que soit le prix payé. Il y va de la survie de l'humanité, du monde tel que nous l'avons connu ! 

 

J'appelle avec gravité, avec force, avec détermination, les citoyens du monde entier (ou presque, pas dans des pays comme le Vénézuela, bien sûr, dirigés par des personnes ayant en vue le Bien commun) à prendre possession maintenant de la rue, des Médias, des bâtiments publics, partout,  en permanence, en même temps,  pour créer une situation irréversible seule capable  de nous débarrasser définitivement des apprentis sorciers,    des pègres corrompues . 

 

Demain, il sera trop tard !

 

Citoyens, c'est eux, ou nous tous ! Pour l'avenir de nos enfants, pour l'avenir du monde tel que nous le connaissons, pour l'avenir de l'humanité, pour la survie de l'espèce humaine, même - notre détermination doit être sans faille !

 

Eva R-sistons

 

21.2.11 - Michel Collon

Le Monde change, et nous avons un grand rôle

Après les Latinos, les Arabes. Et demain, les Africains ? Pourquoi Washington et Paris ont dû reculer en Tunisie et Egypte. Comment ils vont essayer de sauver l’essentiel du système néocolonial. Et quel est notre rôle à tous pour que le monde se transforme vraiment. (..) 

 

 
http://www.michelcollon.info/Le-monde-change-et-nous-avons-un.html
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:28

jeudi 24 février 2011

http://pascalcolrat.canalblog.com/archives/2011/01/23/20198021.html

ALG_RIE_R_VOLUTION

   Par doses appropriées d’anesthésiant ou par petites ou grandes flagellations, la dictature fabrique les modèles et contre-modèles. Instrumentés au passage par les adversaires supposés, mais alliés inconditionnels dans la lutte sans merci pour le partage du pouvoir.

C’est par eux, modèles faisant des émules ou boucs-émissaires  suscitant la terreur ou la colère, que se réalisent les visées et les desseins des uns et des autres. Elites et pouvoir.

 

 

Du ravage du pouvoir et de ses élites :


 En Algérie, le règne de la barbarie fait que le rouleau compresseur de ceux qui détiennent la moindre parcelle de pouvoir et leurs seigneurs et  maitres qui trônent sur la ligne d’arrivée, se rejoignent pour bloquer toute tentative d’émancipation, se faisant un honneur de broyer toute volonté réellement récalcitrante, ou supposée telle.

Ainsi se maintient le régime qui s’est approprié le pays à l’Indépendance. En être esclave ou d’une façon ou d’une autre mourir à la vie. Tel est le décret. Aveugle à tout autre que soi, il veille à tuer dans l’œuf tout éveil à la dignité.

 Une  débauche de haine bien difficile à comprendre pour qui méconnait les scabreux mécanismes  du pouvoir algérien et de la société de violence dont il émane. Rien ne justifie en effet, le harcèlement, l’acharnement à détruire l’intelligence sertie du bien vouloir, si ce n’est le mesquin calcul et la hargne d’obsédés de pouvoir et d’avoir. Et la peur non moins obsessionnelle de les perdre.

Car une fois franchi le premier pas, plus rien ne compte. Sauf prolonger les délices qu’un égo démesuré s’est attribué par l’amputation des droits fondamentaux des autres. Sujets de non-droit, dans les mains desquels on crache, pour mieux les asservir.

C’est que pour le ventre qui crie famine,  la dignité est un crime. Une hérésie à combattre, à abattre, si elle ne se résout à ramper et tel un serpent sortir son venin, à point. Une hérésie à éradiquer par tous les moyens.

En ce domaine, ce ne sont ni l’imagination ni les armes qui manquent. Les plus machiavéliques sont celles qui agissent à votre insu sur le long terme, celles qui vous font regretter la paix des tombes et le jour de votre naissance. Celles qui vous tuent au quotidien, des milliers de fois.

 Au cas où votre tête refuse de comprendre, qu’il lui faut se casser si elle ne veut qu’on s’en charge. Où votre cœur refuse de haïr, de saisir qu’il lui faut se noircir, s’il ne veut qu’on l’assèche. Alors, il faudra s’attendre au pire. Réflexion et sollicitude étant complémentaires, elles sont  pour la dictature  du ventre, un risque intolérable. Un danger d’implosion.

Le fait est que l’instruction, celle qui enseigne à être homme ( non une pseudo-alphabétisation) et inculque  le civisme, l’intelligence en somme, y est indésirable. Et par voie de conséquence, indésirable est l’honnêteté quand d’autant plus, elle s’allie à la claivoyance.  L’opportunisme seul a droit d’existence.

 Aussi, quand l’asservissement du peuple aux fantasmes de ses caïds est de règle, ceux qui tentent de se soustraire au joug de l’esclavage s’attirent-ils une explosion de vindicte. Le drame, c’est quand ils reçoivent les coups dans l’indifférence générale.

Parce que l’instinct de survie des témoins se refuse à tout élan salvateur, là où sa présence  n’a pas encore été bannie du cœur,   le  machiavélisme politique, via la désinformation et l’intox n’a pas réussi son travail de sape pour séparer ses victimes des masses. Et  parce que  le flirt des élites connues avec le pouvoir n’en a pas fini de décrédibiliser quiconque voudrait agir dans le champ politico-social.


 

De la responsabilité des acteurs sociaux :


De fait, si un  acteur social, leader d’opinion ou intellectuel, est d’abord un  homme, ce n’est pas un homme ordinaire. Même s’il ne peut qu’être de sa société. La mission qu’il s’est choisie est particulière. S’il est le premier à piétiner l’idéal qu’il est sensé défendre, quel poids donner à cet idéal et comment se fera-t-il entendre ?

C’est pourquoi, la restauration de la confiance ou plus exactement de la construction de ladite confiance - la méfiance envers les  acteurs sociaux de tout ordre ayant toujours été dominante - ne peut avoir lieu que sur le long terme.

Dans une société de violence extrême qui sert de frein à l’avènement d’une émancipation citoyenne, le combat est donc de longue haleine. Il n’ a pas de meilleure amie que la vigilance et l’endurance. Face à la vindicte des forces de l’inertie, ce sont les seules armes à visage humain, dont un acteur social puisse se prévaloir.

Face  aux forces de l’inertie, celle des masses populaires moulées dans le mépris de soi,  l’incertitude du lendemain et l’arnaque comme mode de vie dominant, et d’autant plus violentes et impulsives que manipulables à souhait et celle  d’un système politique oppressant bâti sur le mépris, l’instrumentation de la misère sociale et humaine  et la répression, le courage et la résistance sont de bonne guerre.

Courage et résistance qui  ont du reste, depuis toujours constitué les qualités premières des hommes de valeur de  cette terre  millénairement meurtrie. Et trop souvent  victimes de cette vindicte bien de chez nous, qui a coûté à l’Algérie les meilleurs de ses enfants.

Pourtant, aucun mouvement social d’envergure, qui se veut de changement ne peut se passer de la bonne volonté des acteurs sociaux. Aucune revendication sérieuse, porteuse d’espoir, ne saurait aboutir sans l’abnégation et la sensibilité communautaire qui est la leur.

Il est temps que la société reconnaisse les siens. Aujourd’hui, avant demain. Ils sont la cheville ouvrière qui saura la mener à bon port et déjouer les pièges. 

 

 

Manipulations et retour à la case de départ : 

 


Il faut le dire, les algériens ont toujours fait le jeu des manipulateurs , qui les ont braqués les uns contre les autres, qui les ont fait s’entretuer et se déchirer. Pour des raisons de leadership, par règlement de compte, simple fantaisie ou malveillance dévorante.

 Les ravages en sont aisément identifiables dans  sa tragique  histoire récente. Laquelle force au face-à-face avec la lâcheté et la trahison à large échelle :  tandis que les uns, majoritairement jeunes idéalistes chauffés à blanc ou agissant sous contrainte, étaient prêts au sacrifice suprême, les autres, la plupart des autres, dont les chefs de file, à quelque exception prés, baignaient dans la rapine et la magouille.

 Nombre de ceux qui survécurent, en vinrent eux aussi ou revinrent , par  déception ou par dépit, à la rapine et la magouille.

Le piège du besoin tenaillant de survie ou celui de décrocher le mérite du guerrier,  dans lesquels ils se sont trouvés pris par le truchement d’une manipulation visant à les décharger d’un rôle que le pouvoir politique a désormais endossé, et à les discréditer sur la scène publique, s’ils n’avaient déjà été cassé, leur ont fait oublié  la guerre qu’ils ont eu à livrer, avec ses drames et larmes.

Par conséquent, le plus petit des combats, ou le Jihad el asghar s’arrêta là, et n’eût pas de continuité. Si bien qu’après la guerre, rien ou presque n’a changé aux conditions qui ont suscité leur engagement à mort et souvent à mains nues, quand ce n’est avec des armes rudimentaires, contre un adversaire d’une puissance écrasante. Un scénario qui se reproduit aujourd’hui, encore.

L’évolution des émeutes qui émaillent la vie nationale en est une bonne illustration. La révolte des  jeunes minés par le désespoir est souvent détournée de son sens : elle n’est point dans les médias de l’Etat, l’expression  d’une souffrance induite par le manque de perspectives  dans un pays de grande richesse, où l’on affiche sans scrupules une aisance éhontée aux yeux d’une majorité dont les horizons sont bouchés, mais un chahut de gamins mal éduqués. L’occasion d’une gifle aux parents. Les familles sont donc culpabilisés. Seules.

On ne souffle mot sur les conditions de vie plus que pénibles dans lesquelles se débattent la plupart d’entre elles. De la malvie qui ronge les jeunes qui ont perdu repères et espoir. Dans l’indifférence sourde de l’Etat. Ni sur la responsabilité de l’école et du ministère de l’éducation qui réquisitionnent les enfants- démocratisation de l’enseignement oblige- durant la partie la plus sensible leur vie, pour en faire des sujets de choix. Aucune récrimination non plus, à l’encontre des ministères de la culture, de la formation professionnelle et de la jeunesse et sports. Tous ont fait leur boulot, sauf les parents des voyous !

A ces signaux d’alarme récurrents, on répond par la médiatisation de la plus infime des concessions, comme une avancée de taille dans la résolutions des problèmes.  Récupérant au passage les meneurs, pendant que les autres auront à l’avenir à  montrer patte blanche. Ainsi se resserre le filet. Etranglés, ils rueront plus facilement dans les brancards. Pour se faire tuer. Tous les mouvements contestataires de l’Algérie indépendante, l’ex-FIS y compris, sont passés par là.  

 Par ailleurs, si le spectre du méchant étranger qui fomente des coups, peut être à bon escient rassembleur, dans toutes les politiques nationales, la main de l’étranger a bon dos. Le danger de l’ingérence étant  un autre visage de l’arnaque qui perdure depuis l’Indépendance.

S’il est une évidence que toute nation  se construit au départ sur le dos de pays plus faibles ( autant que sur le dos de ses populations les plus fragiles) et s’ingénie plus tard à les  maintenir dans un état de dépendance, il n’en reste pas moins vrai que ceux qui ont saccagé l’Algérie  sont des algériens.

Qu’ils aient agi sous la férule d’une volonté extérieure ou autochtone ou de leur propre chef, ce sont des algériens. Si tous les crimes sont honnis en tant que tels, il en est qui le sont plus que d’autres: ceux qui sont commis contre soi, contre ses propres compatriotes. Car ils n’ont d’autre justification que le pouvoir et/ ou ses corollaires.

Comparés à ces crimes, les destructions des « petits voyous » montées en épingle par la télévision d’Etat dans ses comptes rendus sur les émeutes, sont un jeu d’enfant. Permettant aux laissés-pour-compte de sortir, ville par ville, leur trop-plein de colère, il désamorce la bombe de l’embrasement social. Mais il sert surtout aux grands voyous à noyer le poisson dans l’eau et continuer en toute tranquillité le pillage des richesses nationales pour toujours plus de pouvoir. Pendant que le peuple était terrorisé, l’avant-garde intellectuelle et les honnêtes gens décapités,  les milliardaires eux poussaient comme des champignons, durant la décennie noire.

Aussi, s’il n’est pas étonnant que le système politique se maintienne par le feu et le sang, instrumentant pour perdurer les hommes qui s’offrent à lui. Il est encore moins étonnant que dans la jungle Algérie, les élites aient tendance à s’adosser à un cercle politique ou un pouvoir administratif pour la protection de leurs droits et tirer avantage de leur position d’expert, de relais ou de contrôle.

Cela va de soi du fait de la nature du pouvoir. Et  faut-il dire, du fait de la tiédeur de la majeure partie des acteurs sociaux, qui auront fort à perdre, dans un bravade contre un pouvoir auquel ils doivent d’exister, dans l’intérêt de sa seule survie.  

Et auront autant à craindre de l’avènement d’une société autonome où une égalité des chances et un accès commun aux droits ne seront plus l’apanage d’une minorité, que le clientélisme et l’entrisme  ont privilégiée ou propulsée au devant de la scène sociale.

C’est pourquoi, le maintien du statut quo est leur priorité : il leur est vital de protéger leurs arrières.

Ce cadre funeste a vidé la société de ses moyens de défense et  ses capacités créatives, produisant le désespoir le plus stérilisant et la violence, et par voie de conséquence, le repli sur soi et le désaffection pour la chose publique, quand ce n’est le dégoût.  

 

 

La gangrène de la démission sociale: 

 

Il est malheureux de constater, qu’en sus du laisser – aller  induit par le climat de déprime générale qui habite et gouverne la société, il y rège   un égoïsme outrancier, une rare  dureté à l’encontre des semblables. A contrario des injonctions du Saint Coran et des présupposés de la modernité. Porte-drapeaux des sensibilités dominantes.

Le Coran s’adresse en effet  à des personnes alertes devant l’injustice, responsables, intelligentes, fraternelles et humaines et les interpelle. Ses recommandations  reviennent dans des versets appris ou retraduits, ponctuant  les conversations, discours et conférences, et rythmant les prises de paroles.

Les valeurs universelles quant à elles, ne prônent pas autre chose que cette exigence de justice, de quête du savoir, de droit au respect et à la dignité pour tout un chacun, imposée par l’Islam. Et par-dessus tout, du droit à la vie.  

Si ces préceptes sont bien présents dans la double culture traditionnelle et moderne des militants ou sympathisants du socialisme ou de la démocratie et autres, ils en sont aussi éloignés dans la pratique que les tenants de l’Islam de leur soi-disant idéal.

Dans la pratique des uns et des autres, c’est le chacun pour soi qui prime.  Peuvent en témoigner les idéalistes de tous bords, qui en ont fait les frais à leur dépens. Les « mon frère- ma sœur » servis à tout propos n’étant que palabres.

Ce qui est tout-à-fait incompréhensible, c’est que ceux-là mêmes dont l’intérêt vital commande de se solidariser, pour peser sur les décisions d’un régime qui accapare tous les pouvoirs, se font la guerre. Passe-droit, gabegie, pot-de-vin, piston, tippa, ruses, délation, peaux de banane, banditisme, braquages ... en tout genre, forment une force majeure. Il en est ainsi du haut en bas de l’échelle.

A la différence que les bas de l’échelle subsistent d’une guerre pour une part de miette. Le plus intelligent, le plus méritant, aura été celui qui aurait arraché sa part de la bouche d’autrui, pour service rendu. Et qu’une justice aux ordres n’aurait pas rattrapé dans l’un des spectaculaires procès ou vendettas, traditionnels.

Oui, le drame est que les concernés par le changement, dont l’avenir des enfants est en jeu, soit la grande majorité du peuple, sa partie active, s’investissent le moins ou pas du tout dans une perspective d’un mieux-être collectif. Que les seuls qui soient conscients de l’importance du combat pour des lendemains autres, et pour la société de justice prônée par leur idéal socio-politique, se contentent d’en discourir pour mieux se vendre.

Ainsi faisaient les partis clandestins satellites du pouvoir avant octobre 1988. Et ainsi depuis, font les partis de l’opposition, parfaits complices du pouvoir, qui se sont partagés le territoire en fiefs. Ainsi font également les majorités non encadrées, dans l’espoir de quelque dividende, ou d’éviter les déboires. C’est là le vrai probléme.

Car un peuple indifférent à son sort, notamment à celui des générations futures et pratiquant la politique de l’autruche, en attendant que les choses s’arrangent et qu’on veuille bien lui offrir ce dont il rêve, cela dépasse l’entendement.

Or, il est plus qu’urgent  de comprendre, une bonne fois pour toutes, que  la médiocrité ne fait pas de cadeaux gratuitement, et ne donne pas des bons points. Ni ne reconnait aux autres des droits. Elle sert du poison. Et se sert de la peur pour durer le plus longtemps.

 

 

Telle société, tel pouvoir :  


En matière de gouvernement, il est un axiome  en Islam, comme dans les sciences politiques modernes, que les hommes ont les dirigeants qu’ils méritent. Le Livre sacré des musulmans le dit bien : « Il vous sera donné des gouvernants à votre mesure  ». Aussi, si un changement doit avoir lieu, c’est ’abord dans le comportement de tout un chacun, dans la société.

Si la corruption, à titre d’exemple, est érigée en mode de gestion, c’est que la société elle-même est corrompue, à petite et grande échelle. De qui se plaindre, alors? Au nom de quelle légitimité lutter contre un mal qui est une norme sociale?

Au risque de se répéter, en dehors du changement moral des majorités populaires, point de salut. Une revendication n’est légitime que si elle a une assise sociale. Elle aura beau se référer  à des préceptes religieux ou à des valeurs universelles, elle n’en demeurera pas moins sans sens, si l’objet  de la revendication n’est pas enraciné dans la pratique individuelle et sociale.

Pire, elle sera violemment combattue si elle n’y est pas reconnue en tant que code de conduite édicté par la culture du groupe en tant que nécessité absolue à  l’épanouissement dans le cadre de la collectivité.  Sa dénonciation relèverait du crime suprême, là où il représente  un mode de gouvernance ou son objectif implicite, pour revenir au seul exemple de la corruption.

 En clair, l’état d’une société à une époque donnée se colore des attitudes dominantes d’un peuple et de la volonté commune  des membres d’une société à s’engager dans un sens ou dans un autre de l’histoire. Les tendances sociales générales de la période font le lit de la réalité naissante et préfigurent la société à venir.  En tant que produit des actes conjugués des hommes, non du hasard.

En définitive,  ce sont bien les hommes qui font les sociétés et  les systèmes. C’est par eux que se maintiennent et se reproduisent les pouvoirs. S’ils sont le réservoir dans lequel ces derniers puisent leur énergie et leur puissance, ce sont eux aussi qui les défont, qui les rendent obsolètes et qui les forcent au changement. Quand ils ont décidé de prendre leur devenir en main. Risques assumés.

Par conséquent, une société consciente de ses droits s’impose parce qu’elle connait ses devoirs. Parce qu’elle assume les obligations que lui imposent la cohabitation et le vivre-ensemble.  Dont chacun des membres sait  qu’il choisit aussi bien pour les autres que pour lui-même, à chacun de ses actes. Tant pour le présent que pour l’avenir.

Aussi, ceux qui  gouverneront cette société devront-ils respecter leur mandat, s’ils ne veulent pas d’une sanction. Ils savent qu’ils auront à rendre des comptes. Ce qui limitera les dérives. C’est de sa capacité de régulation qu’une société forte tire son pouvoir. C’est ce qui fait la puissance des sociétés développées.

 

 

Pour un changement dans la durée  :


Nul besoin, pour réaliser un changement de qualité  de faire la guerre au pouvoir, mais à l’Etat de non-droit duquel il tient son pouvoir. Il est vain d’espérer construire quoi que ce soit, hors l’Etat de droit. Et  non moins vain d’escompter l’avènement d’une justice sociale  par le recours aux armes et la violence, qui sont mieux maniées par les forces adverses, et se soldent toujours par des victimes sans nombres dans les rangs des plus faibles.

En cela, la guerre de libération nationale et la guerre civile plus proche, sont suffisamment édifiantes. Leurs fruits ont échus à ceux qui ne les ont pas faites. Malfrats tirant les ficelles et guettant leur heure dans l’ombre. Pour fendre sur la proie et confisquant le butin, se proclamer rois.

Pour ce faire, une résistance pacifique dans la durée, à l’encontre de l’anarchie entretenue, de l’injustice décidée, de l’humiliation programmée. Par une solidarité à toute l’épreuve, une fraternité humaine, un soutien apporté à toute victime, une dénonciation des dépassements, une remise en place du droit bafoué et de l’arbitraire du déviant.

Pour ce faire, une société civile prompte à réagir, une presse et une justice libres. Or, si la presse a fait un grand pas dans ce chemin de croix qu’est la liberté, la société civile et l’indépendance de la justice ne sont pas prés de naitre. 

Leur avènement est tributaire de la volonté d’acteurs sociaux déterminés, soutenus par des masses non moins déterminées à avancer, sur le chemin de la conquête des droits sociaux-économiques et humains. A être les maitres de leur destin. A vivre dans la dignité.

Pour ce faire, nul besoin non plus d’un messie. Il suffit que tout un chacun accomplisse son rôle d’humain responsable, où qu’il soit. Sans quoi, ni le messie ni le meilleur des leaders ne peuvent rien. Hors l’engagement personnel des masses populaires, pour la réalisation du bien-être commun et au-delà, d’un mieux-être individuel, point de salut.

Mais pour en arriver là, il faut que l’esprit de combat, d’aller de l’avant détrône le fatalisme et la paresse, mais surtout la peur. La peur paralysante de perdre une promotion, des droits et des avantages, ou dans un cas extrême,  la vie. Aléatoirement garantis d’ailleurs, même par un Etat de droit qui se respecte.

Ce dont il faut par contre, véritablement  avoir peur, c’est de faillir à son devoir « d’être humain ». C'est-à-dire de surseoir à sa propre réalisation en tant que homme responsable dans son rapport actif au monde. En un mot, de faillir humainement. C’est bien la pire des  faillites.

 Ne pas se laisser aller à la facilité, se brider dans la course au bien-être matériel,  se transcender, c’est cela le plus grand des combats, le Jihad el akbar dont parle le Coran. Et qui est tout bénéfice pour  l’acteur et communauté humaine à la fois.

Le Jihad el akbar, ou le plus grand des  combats, ce n’est ni plus ni moins,  le combat pacifique de tous les jours. Le plus dur des combats, pour la dignité. L’avantage quand il devient une attitude massive, est qu’il protège de l’arbitraire : on ne peut mettre en prison ou tuer tout un peuple. 

Quand à la violence, une fois de plus, elle ne paie pas. Il y a suffisamment eu de morts et d’éclopés, jusque-là. Le peuple, masses et élites socialement engagées, confondues, pour en avoir souffert dans  l’âme et la chair, en sait quelque chose. Les élèves ont bien appris la leçon. Toute goutte de sang supplémentaire est de trop. Il a déjà coulé à flots. Pour rien. Ou presque.

Ce qu’il faut à présent, c’est une révolution de velours. Les aventuriers dont les familles sont au chaud, les  suceurs de sang de tout acabit, peuvent remiser leur cheval de Troie. Les vendeurs de rêves et fanatiques de tous bords sont priés de garder leurs chimères, les mirages ne sont plus de ces temps. Les morsures de la réalité ne permettent plus de continuer à l’aveugle.

Autrement dit, tout un chacun qui assiste indifférent à une injustice ou à  un tort y participe. Il est du tyran, au milieu de son peuple, les yeux et le bras. Il est l’une des mains qui distille la lente mort parmi les hommes. Il n’est pas fortuit qu’il soit dit dans le Coran : «Allah ne changera pas l’état d’un peuple tant qu’il ne se serait pas changé lui -même ». Or si les hommes ne s’aident pas, comment espérer un changement ?

Il ne suffit pas d’avoir à la bouche le fameux Hadith « Dieu aide l’homme tant que l’homme aide son frère » pour s’en sortir. Ce serait pure hypocrisie. Si Dieu  a interdit l’injustice, c’est qu’elle est à la source de tous les maux. En résumé, la société doit changer, si elle veut un changement constructif. Tout le reste est perte de temps ou fuite en avant. 

 

 

Conclusion :


Le système fabrique les modèles et les contre-modèles. C’est un fait. C’est son rôle. Le problème est que cela semble arranger bien du monde : larrons et victimes. Jusqu’à quand ?

S’il est vrai qu’hors de la dignité, il n’est nul mérite, il est encore plus vrai que la dignité se mérite.

 

Le 11/02/2011

Djohar Khater

Posté par Alaindependant 
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 22:15

 

 

JEUDI 24 FEVRIER de 18h30 à 21h00 

Conférence débat 

L'ALBA :

DE L'INDEPENDANCE A LA SOUVERAINETE POLITIQUE  

MAISON DE L'AMERIQUE LATINE

Salon Brasilia

217 Bld. Saint Germain   75007 Paris métro Solférino 

 

Avec    

 

Victor Dedaj du Grand Soir     

Hernando Calvo Ospina, écrivain journaliste, auteur de L’équipe de choc de la  CIA 

        - Christophe Ventura de Mémoire des Luttes   

 

En présence des Ambassadeurs de la République Bolivarienne du Venezuela et de la République de Cuba, S.E.M. Jesús Arnaldo Pérez et S.E.M. Orlando Requeiro Gual.

 

                                                     

SAMEDI 26 FEVRIER  

 

Après la manifestation anticoloniale qui partira à 15h Place de la République

 http://www.anticolonial.net/spip.php?article449

 

 

de 17H00 0 23H00

 GRANDE SALLE DES FETES DE LA MAIRIE DU XIVème
 entrée 12 rue Durouchoux Métro Mouton Duvernet  
 

à partir de 17h : EL BENNY (mise en scène José Luis Sanchez, drame musical de 120 mn, 2006, production ICAIC, Coral Capital Entertainment LTD, Ibermédia, Igeldo, Komunikazioa). Sous-titré en français. Ce film a été le film cubain le plus attendu de tous les temps. Inspiré de la vie de Benny More, un vrai génie autodidacte, chanteur et compositeur exceptionnels. A Cuba, en 15 jours à peine, plus de 140 000 personnes accoururent aux cinémas pour rencontrer celui qu’on appelait « le Barbare du rythme ». Ce film fit partie de la nomination cubaine aux Oscars 2007. De même, il a fait partie de la sélection officielle des XIX° Rencontres Cinématographiques d’Amérique Latine de Toulouse (France), 2007.
 

 

· 19H accueil par Pascal Cherki, Maire du XIVème et Son Excellence Orlando Requeiro Gual,  Ambassadeur de Cuba en France

 

· 19h à 23h "BAL SOLIDAIRE DES PEUPLES EN LUTTE", SOIREE DEDIEE AUX 5, 12 ANS / 4551 JOURS, C’EST TROP ! PAS 1 JOUR DE PLUS ! Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero, Gerardo Hernandez, et René  Gonzalez avaient infiltré des groupes d’extrême droite impliqués dans des attentats à la bombe, assassinats et actions de sabotage contre des civils Cubains    

 

EXPOS, MUSIQUE  SALSA CUBAINE AVEC  « TENTACION DE CUBA »,  TOMAS DE AQUINO GUITARISTE CHANTEUR VENEZUELIEN    ET AUTRES ARTISTES


Mojitos, restauration cubaine

 

Pour toutes précisions et réservations (repas 10€ entrée gratuite)

au 06 17 62 51 11

 

 

http://cbparis.over-blog.com/

 

 

   Sur ce blog, 

 

Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 16:00
Thierry Deronne

jeudi 10 février 2011

 

En ce début de 2011 le contraste est saisissant entre la France et le Vénézuéla. Le CEVIPOF, labo de recherches associé au CNRS, indique que seuls 38 % de français font encore confiance à leurs députés et que 57% considèrent que la démocratie ne fonctionne “pas bien” ou “pas bien du tout”. 39 % des français expriment de la méfiance, 23 % du dégoût, 12 % de l’ennui vis-à-vis de la politique (1). Au même moment, l’ONG chilienne indépendante Latinobarómetro, classe le Vénézuéla comme un des pays latinoaméricain où la population croit le plus dans la démocratie (84% des citoyen(ne)s). Les chercheurs attribuent ce record de confiance à la concrétisation effective de politiques sociales et économiques attendues par la population (2).

 

Deux sondages de janvier 2011 dont celui de Datanalisis, proche de l’opposition, montrent que la popularité du président se situe entre 50 et 54 % grâce notamment aux mesures prises en faveur des mal logés et à l’augmentation des budgets sociaux. Pour Latinobarometro "il est paradoxal que ce soit au Vénézuéla que les gens croient le plus à la démocratie et que ce soit en même temps le pays le plus critiqué sur l’état de sa démocratie”.

Exemple parfait de ce “paradoxe”, un texte paru dans “Le Monde” du 2 février 2011, sous le titre “Un parlement inutile” (3). Son auteur, Jean-Pierre Mr. Langellier, n’enquête pas au Vénézuéla et se contente de traduire depuis l’étranger les titres des médias de droite, majoritaires dans ce pays.

D’emblée l’auteur exprime avec émotion son empathie sociologique pour la minorité que ces médias recrutent essentiellement dans la classe moyenne et supérieure. Ces quinze minutes de casserolles “bruyantes”, qui “font écho sur les tours”, ce “fracas”, ce “tintamarre”, qui semblent exciter Mr. Langellier, proviennent parfois de CD où les ustensiles pré-enregistrées s’expriment en boucle, voire de casseroles réelles que la domestique stoïque frappe à la fenêtre à la demande de ses employeurs. Avant de replier son tablier et de rentrer chez elle, dans ce barrio où 80 % de la population du Vénézuéla apprend alors par Globovision, à défaut de pouvoir lire “Le Monde”, que le pays s’est “exprimé massivement pour exiger le départ du dictateur”.

 

Mr. Langellier : “en septembre 2010, le président n’a pu empêcher ses adversaires de l’emporter, avec près de 53 % des suffrages. Un "charcutage" préalable des circonscriptions a contenu leur poussée.” C’est faux. Les résultats du Conseil National Electoral ont été validés comme d’habitude par tous les observateurs internationaux.

Le “charcutage” que dénonce Mr. Mr. Langellier est la loi électorale adoptée par l’assemblée nationale, et acceptée par les toutes les parties avant l’élection. Le PSUV obtient 98 sièges sur un total de 165 contre 65 pour la très hétéroclite Coordination de l’opposition. Avec son mélange de scrutin majoritaire et de proportionnelle, la loi électorale reste perfectible. Dans l’état très peuplé du Zulia elle a entraîné une sous-représentation du camp bolivarien : bien qu’ayant obtenu 44,4% des voix, il n’a obtenu que deux députés sur douze.

Mais Mr. Langellier prend ses désirs pour la réalité lorsqu’il affirme comme le quotidien espagnol “El País” et la plupart des grands médias, que l’oppostion a battu le gouvernement avec.. 52% des voix. Ce mensonge de la droite consiste à engranger des voix de petits partis indépendants qui ne s’identifient pas à elle. Les chiffres officiels et validés internationalement montrent que les candidats bolivariens ont rassemblé 5.399.574 voix contre 5.312.293 pour l’opposition, soit 46,23 % des suffrages exprimés contre 45,48 %.” (4)

 

La courte victoire du camp révolutionnaire dans cette élection intermédiaire exprime un mélange d’impatience et de mécontement justifiés par certains échecs et par la lenteur des changements. Et même si l’accès aux bureaux de vote pour les secteurs populaires (qui rassemblent, répétons-le, 80 % de la population) s’est sensiblement amélioré, il reste des efforts à faire pour qu’ils jouissent du même confort logistique que la classe moyenne. Le secrétaire général de l’OEA (Organisation des États Américains) José Miguel Insulza, pourtant plus sensible aux thèses de Washington qu’à celles de Caracas, a déclaré le 5 février 2011 que “les élections qui ont eu lieu ces dernières années au Vénézuéla ont été parfaitement normales et nous ne voyons pas pourquoi il n’en serait pas ainsi dans l’avenir” (5)

Parce que le Vénézuéla a prévu, comme n’importe quelle démocratie, une responsabilité juridique pour ceux qui appelleraient au meurtre ou aux coups d’État à travers un média, Mr. Langellier dénonce que “radio, télévision et Internet sont contrôlés plus strictement”.

 

Le professeur de journalisme Aram Arahonian, directeur de la revue “Question” et l’intellectuel vénézuélien Luis Britto García rappellent qu’en 2011 l’opposition possède 90% du pouvoir comunicationnel, d’où elle lance des épithètes dénigrants contre la majorité du peuple vénézuélien – comme “singes, “plèbe”, “hordes”, “édentés” et autres adjectifs de discrimination ethnique et sociale (6) et d’où elle appelle régulièrement au coup d’État contre un president élu, comme l’a fait le chef du patronat en décembre 2010 (7). Une étude du Centre pour la Recherche Économique et Politique (CPER) basé à Washington sur les télévisions vénézuéliennes – médias les plus influents du pays – montre qu’en 2010 les chaînes publiques ne font que 5,4 % d’audience alors les chaînes privée font 94,5 % (neutres pour les moins politisées, radicalement opposées au gouvernement d’Hugo Chavez pour la majorité) (8). La proportion est la même pour la radio et pour la presse écrite.

Récemment le gouvernement argentin a promulgué une loi pour démocratiser le “latifundio” médiatique. Celle-ci répartit le spectre radio-électrique de manière plus équilibrée : 33% des ondes au secteur public, 33% à l’associatif et 33% au commercial. Aussitôt les grands groupes privés qui possèdent les médias ont crié à la “dictature”.

“La censure d’Internet au Vénézuéla” est un des thèmes favoris de la désinformation mondiale contre la révolution bolivarienne. Pourtant, même un opposant comme Federico Ravell, ex-directeur de Globovision (chaîne dont Mr. Langellier annonça la fermeture imminente en 2009 (9)) et actuel gérant d’une Web de news a reconnu en janvier qu’il n’y a aucune restriction : “En toute honnêteté, je dois dire que nous ne sommes sentis en rien limités” (10). En janvier 2011 l’UNESCO a décerné un prix au Vénézuéla pour la création d’un réseau national d’Infocentres qui connecte et forme gratuitement des centaines de milliers de citoyen(ne)s jusqu’ici exclu(e)s des technologies massives de l’information (11). Le gouvernement bolivarien a imposé l’usage de logiciels libres dans toute l’administration publique. Un des "gourous" de la communauté du logiciel libre, Richard M. Stallmann, recommande que l’on étudie les avancées du Vénézuéla dans ce domaine (12) . Twitter a fait son entrée dans tous les secteurs politiques. Le compte du président a dépassé le million de lecteurs et d’interlocuteurs. Il peut ainsi vérifier de première main la mise en oeuvre, les problèmes ou les retards dans l’application des programmes sociaux.(13)

Comble de l’ironie, la seule censure exercée sur Internet a été commise par des “Anonymous hackers” qui ont bloqué depuis l’étranger plusieurs sites… de l’Etat vénézuélien au nom de “la lutte contre Chavez, ennemi d’Internet” !... Preuve que la campagne mondiale de manipulation a porté. En 2008 déjà Mr. Langellier dénonçait la nouvelle loi de l’éducation parce qu’elle prévoyait une éducation critique aux médias dans les écoles, et préparait donc “la censure de la presse” (sic). Deux ans plus tard il n’en est rien, au point que l’opposition qui avait fait campagne sur ce thème, n’en parle même plus. (14)

 

Le “journalisme” de Mr. Langellier fonctionne ainsi, au fil des années : un bric-à-brac d’effets d’annonce empruntés aux médias de droite vénézuéliens, sans droit de suite pour le lecteur.

“Toutes les commissions parlementaires sont sous contrôle du pouvoir”. C’est faux. La plupart des commissions reviennent, démocratiquement, à la majorite élue. Mais de nombreux artistes sont préoccupés par la nomination à la tête de la Commission de la Culture de Miguel Angel Rodriguez, un animateur pugnace de RCTV (15) – cette télévision de droite dont Mr. Langellier avait faussement annoncé la fermeture en 2009 (16)). Rodriguez souhaite le retour à une culture plus “classique”, c’est-à-dire avec un peu moins de participation populaire…

Mr. Langellier affirme que les débats parlementaires sont contrôlés par le pouvoir, qui peut ainsi “éliminer les gêneurs”. C’est encore faux. Ce mardi 8 février 2011 les vénézuéliens ont eu droit à la retransmission en direct et sur toutes les chaînes d’un débat passionné. Pendant près de huit heures les députés de l’opposition ont pu interpeller et critiquer, parfois virulemment, plusieurs ministres bolivariens. Cette séance de questions se poursuivra dans les semaines prochaines avec d’autres membres du gouvernement.

Ironie de l’Histoire : plusieurs députés de l’opposition furent les acteurs du coup d’État sanglant de 2002 qui renversa le président élu pour le remplacer par le chef du patronat. Ils applaudirent alors le décret putschiste qui dissolvait l’Assemblée Nationale. Le premier député d’opposition à interpeller le gouvernement, Enrique Mendoza, fit fermer VTV, l’unique chaîne publique. C’est cette télévision qui transmet aujourd’hui sa parole intégrale, en direct, à l’ensemble de la population…

 

Mr. Langellier occulte le fait que les diverses institutions républicaines - qu’il qualifie de “chavistes” - comme le Tribunal Suprême de Justice ou l’Assemblée Nationale et ses commissions sont issues des décisions légitimes d’une assemblée élue au suffrage universel.

Ainsi, parce qu’une “loi d’habilitation” a été approuvée par les députés pour permettre au président de légiférer directement et de prendre ainsi les mesures d’urgence pour aider et reloger des dizaines de milliers de victimes d’inondations catastrophiques, Mr. Langellier en tire (comme tous les grands médias) que “le parlement est inutile”. C’est faux : le parlement continue de son côté à discuter des lois et à légiférer comme en temps normal. On n’a jamais vu au Vénézuéla un tel bouillonnement de lois d’initiative populaire. Syndicats, mouvements paysans, groupes féministes, victimes d’escroqueries immobilières, associations de locataires et de concierges : le parlement bruisse de projets législatifs. Les organisations citoyennes manifestent, débattent, critiquent les lois existantes ou en proposent de nouvelles, dans la rue, à la télévision, dans les réunions avec les députés et le président. Loi du travail, loi contre l’impunité sur les disparus sous les régimes “démocratiques” d’avant Chavez, loi sur le droit locatif, loi sur l’éducation, etc.. au point que l’assemblée nationale vient de créer un nouveau centre de réception des projets citoyens.

 

Toutes les lois que Mr. Langellier et la droite vénézuelienne traitent de “paquet cubain” et qu’ils accusent de renforcer le contrôle de l’État, sont, au contraire, un des moteurs de la démocratisation. La loi du pouvoir comunal, approuvée par l’assemblée en 2010, approfondit la démocratie participative. Elle permet aux comunes et aux conseils communaux de diriger et de réaliser des travaux publics, de les superviser, de les financer. Plus de 40.000 de ces conseils communaux agissent déjà au Vénézuéla, outil efficace de la participation populaire.

« L’opposition dit qu’avec ces réformes, les parlements régionaux et les mairies vont disparaître, mais c’est faux. Ces institutions sont replacées dans une véritable unité dynamique. Désormais, au lieu d’avoir un gouverneur dans l’incapacité de résoudre un problème, les Communes pourront immédiatement y répondre » explique Ulises Daal, un des députés qui ont défendu la loi (17). Une des innovations majeures est le Conseil de l’Economie Communale, instance chargée de promouvoir le développement économique de la Commune. Son rôle sera de surveiller, évaluer et exercer le contrôle social sur les projets et les activités d’intérêt collectif. La Banque des Communes se charge de tout ce qui tient à la gestion économique de caractère social : administration, transfert, collecte et contrôle des ressources. Depuis 2008 le transfert de l’État aux organisations citoyennes atteint une dizaine de milliards de dollars (18).

Le nouveau règlement parlementaire, que Mr. Langellier dénonce comme “une camisole de force” satisfait une vieille revendication des députés : disposer du temps suffisant de parcourir sa circonscription, à la rencontre des habitants et de leurs problèmes, et veille ainsi à ce que certains parlementaires n’oublient pas la mission pour laquelle ils ont été élus.

 Démocratie politique, très bien, mais justice sociale ? Rappelons, car Mr. Langellier n’en dira rien à ses lecteurs, que l’ONU, l’UNESCO, la CEPAL, le PNUD et la FAO ont confirmé récemment dans leurs rapports publics que le Vénézuéla a réussi à faire baisser de manière importante la pauvreté, à promouvoir la souveraineté alimentaire, l’éducation pour tous, la santé puiblique et qu’il est devenu en douze ans de révolution un des pays les plus égalitaires de la région. (19)

Le mensonge final de Mr. Langellier reprend les campagnes du FN local sur “la gabegie financière de la présidence”. Cynique, il conclut : “Après tout, la révolution n’a pas de prix”.

Par contraste avec les présidences antérieures célèbres pour leurs fêtes très somptueuses, l’actuelle présidence du Vénézuéla a créé divers services qui attribuent quotidiennement des pensions à des personnes âgées qui n’ont jamais cotisé à la sécurité sociale ou des financements pour des patients cardiaques qui n’ont pas les moyens de payer des opérations de haut niveau. Comme les autres ministères, le palais présidentiel vient de déménager certains de ses services pour pouvoir accueillir, loger, nourrir et appuyer la réinsertion sociale des familles de victimes des inondations de décembre 2010.

Peut-être que le dégoût des français envers la politique provient-il aussi de cette inintelligence du monde entretenue par des médias cotés en bourse. Un matin, le réveil sonne, des peuples surgissent du silence, on ne comprend pas. Comme la Tunisie ou l’Egypte, le Vénézuéla fut aussi une carte postale. En 1989 son peuple manifestait contre les mesures néo-libérales du FMI et fut massacré sur ordre du président social-démocrate Carlos Andrés Pérez. De jeunes officiers “nassériens”, parmi lesquels un certain Hugo Chavez, indignés par la répression, décidèrent de se rebeller au nom de la pensée d’un certain Simón Bolívar :”maudit le soldat qui retourne son fusil contre le peuple”.

Thierry Deronne, Caracas, février 2011.

Notes.

1. CEVIPOF, baromètre de la confiance politique, http://www.cevipof.com/fr/le-barome...

2. Voir http://laradiodelsur.com/?p=1298

3. “De l’inutilité d’un Parlement, Le Monde, 02.02.11, http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

4. Lire “Une défaite à l’envers”, de Renaud Lambert, le Monde Diplomatique, http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

5. Déclarations de José Miguel Insulza, http://www.abn.info.ve/node/41764

6. Aram Arahonian, “un polo para descongelar la revolución”, http://www.rebelion.org/noticia.php...

7. Lire, de Eva Golinger, “Quelques points sur les “i” à propos du Vénézuéla et de Hugo Chavez”, 9 janvier 2011, http://www.larevolucionvive.org.ve/...

8. “Médias et Vénézuéla : qui étouffe qui ?” http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

9. Voir http://www.legrandsoir.info/Le-Mond.... Autre exploit journalistique : le 2 octobre 2009, Mr. Langellier avait relayé la campagne du Parti de la Presse et de l’Argent brésilien reprochant au président Lula d’accueillir dans son ambassade au Honduras le président Zelaya, victime d’un coup d’État qui a ramené son pays à l’ère des escadrons de la mort et des traits de libre commerce.

10. Interview de Federico Ravell parTelesur, http://www.telesurtv.net/secciones/...

11. Voir sur le site de l’UNESCO ; http://portal.unesco.org/geography/...

12. Voir http://www.somoslibres.org/modules.php ?name=News&file=article&sid=650

13. Voir http://www.medelu.org/spip.php?arti...

14. Voir "Mr. Langellier prend un aller simple pour le pays des soviets", http://www.alterinfos.org/spip.php?...

15. Voir http://www.rctv.net/galerias/Galeri...

16. “La fuite en avant de Hugo Chavez”, de JP Langellier, http://www.lemonde.fr/idees/article...

17. Sur la loi du pouvoir communal, voir http://www.larevolucionvive.org.ve/...

18. Interview récente de la jeune Ministre de la Commune Isis Ochoa : http://www.mpcomunas.gob.ve/noticia...

19. Voir notamment l’article du quotidien chilien El Ciudadano —http://www.elciudadano.cl/2009/02/1...

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1448&lang=fr
 


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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 08:41
Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson
STR New / Reuters
http://www.lexpansion.com/economie/l-islande-peut-elle-refuser-de-payer-sa-dette_224023.html
Le Président islandais en appelle au peuple

 

   

 

22 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – Pour la deuxième fois en un an, le président de l’Islande, Olafur R. Grimsson, a refusé de signer un accord adopté par le parlement, destiné à compenser les pertes britanniques et hollandaises découlant de la faillite de Landsbanki Islands hf, en octobre 2008. A la place, il compte tenir un référendum sur la question.

 

C’est en décembre que cet accord avait été conclu, prévoyant de rembourser les 5 milliards de dollars de pertes enregistrées par des déposants anglais et néerlandais, accord approuvé le 16 février par 44 des 63 législateurs islandais. Les citoyens s’étaient cependant mobilisés, plus de 42 000 des 318 000 habitants de l’île (soit plus de 13 % de la population) signant une pétition demandant au Président de bloquer l’accord. Après réception des signatures, Grimsson a décidé de soumettre le projet à un plébiscite. La législation précédente sur le même accord avait été rejetée par 93 % des électeurs en mars 2010.

 

Grimsson a souligné la volonté populaire de « voir le peuple, aux côtés du parlement, agir en législateur dans cette affaire ».

 

http://www.solidariteetprogres.org/article7454.html


 

 

 

A lire :

 

 

 

Irlande : il est encore temps de griller les créanciers internationaux !
 

22 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – A trois jours d’une élection générale décisive pour l’avenir de l’Irlande et de l’Europe, le chef du parti corrompu Fianna Fail n’a pas peur du ridicule et tente tout ce qu’il peut pour récupérer des voix ; il accuse le Sinn Fein de mentir au peuple lorsqu’il affirme que l’Irlande peut rejeter unilatéralement le plan de renflouement UE/FMI.

Le Président du Sinn Fein, Gerry Adams, a répondu que cela ne fait que confirmer la « folie » qui gouverne le parti au pouvoir. « Ce n’est pas le Sinn Fein qui est responsable de la crise économique ; ce n’est pas le Sinn Fein qui a abandonné ce qui restait de notre souveraineté ; ce n’est pas le Sinn Fein qui a fait passer l’intérêt des gros banquiers et des plus fortunés avant l’intérêt des citoyens irlandais. Le Sinn Fein affirme que les contribuables ne peuvent pas assumer le plan de renflouement UE-FMI. Et notre conception est partagée par de nombreux économistes reconnus. »
Le parti de Gerry Adams a d’ailleurs annoncé qu’il organisera un referendum pour que le peuple décide d’abandonner ou non le plan.

La ligne de fracture de ce referendum a d’ailleurs été tracée par l’économiste irlandais David McWilliams dans un article intitulé « Il est encore temps d’économiser plusieurs milliards ». McWilliams est le créateur du site web thepeopleseconomy.com ayant pour but de répondre aux questions des citoyens sur le renflouement et d’organiser des cours pour les candidats qui veulent des solutions. Dans son article, il propose la tenue d’un referendum sous l’égide de l’article 27 de la Constitution – « les enjeux d’importance nationale » – pour restructurer la dette des banques irlandaises et la séparer de la dette souveraine. « Cela donnerait au gouvernement le mandat pour dire à la BCE que l’on a pas d’autre choix que de rendre les dettes à qui elles appartiennent » !

http://www.solidariteetprogres.org/article7455.html


A lire :

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 16:06

 

« Résister c’est exister »
http://www.lapalene.fr/page_spec.php?ref=329

 

Les scandales financiers, les conflits d'intérêts, les vacances payées par des dictateurs  ne sont plus des secrets d'Etat et sont la preuve  que l'Etat français aujourd'hui est au service des grands lobbies industriels , il est donc peine perdue  de  le considérer comme un protecteur ni même comme un partenaire.

Les OGM, les vaccins H1N1 , les lois loppsi2 et Carayon, les Gaz de schiste etc. sont des moyens bien différents d'aborder l'économie que nous voulons au service du plus grand nombre de femmes, d'hommes et d'enfants. Aujourd'hui la loi contre le droit des agriculteurs à récolter leurs propres semences nous interpelle puisque ce sera aussi contre les jardiniers amateurs que cette loi se prolongera, si nous ne nous organisons pas au delà de toute corporation de métiers.


Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculteurs sur leurs semences.

 http://www.semencespaysannes.org/gouvernem_missionne_represent_lobby_semencier_115-actu_121.php

(déjà publié sur ce blog, récemment)

 
L'acharnement contre nos libertés prouve que les citoyens isolés, les petits groupes, sont devenus pour l'Etat des ennemis vulnérables contre sa vision de l'économie.


Nous pouvons nous attendre à ce que le travail promis pour les chômeurs par le président Sarkozy servent les intérêts des grands maîtres aux commandes des lobbies industriels contre une Economie Sociale plus équitable. Des travaux obligatoires en quelque sorte plutôt qu'un travail pour sortir les plus démunis de leurs troubles dus au manque d'Humanité . Beaucoup d'entre vous commencent à douter de l'efficacité des pétitions, devant l'acharnement de "nos gouvernants " à suivre systématiquement : leur plan destructeur.


S'indigner, informer , résister est nécessaire mais plus suffisant , car un vaste chantier s'ouvre devant nous , si nous ne voulons pas que la démocratie soit remplacée par une maffia internationale.


La convergence citoyenne pour une Société Civile Responsable devient indispensable et pour cela elle doit s'organiser face à cet Etat qui dérive sans cesse.


Notre devoir est bien de le sauver malgré lui car on ne peut confondre le gouvernement actuel et le rôle que l'Etat doit retrouver avec notre participation : celui d'un régulateur entre les régions d'une part et avec l'Europe et le monde d'autre part.


Il est de notre devoir d'organiser une Société Civile Responsable pour proposer une économie Sociale Solidaire et Equitable et pour y parvenir il nous faut la constituer juridiquement avec comme base l'équité : chaque association petite ou grande est égale à une voix .


 

« J’ACCUSE : LE MANIFESTE »

peut devenir la base de notre travail .


 J’accuse les gou­ver­ne­ments et les diri­geants de l’État français de ne pas res­pecter les enga­ge­ments inter­na­tionaux de la France à travers la Décla­ration Uni­ver­selle des Droits de l’Hommeet la Convention Inter­na­tionale des Droits de l’Enfant. [1]


 J’accuse les gou­ver­ne­ments et les diri­geants de l’État français de dis­cré­diter par là même les valeurs fon­da­trices de ces textes et les enga­ge­ments pris en notre nom. En effet, en pro­clamant, en 1789, la Décla­ration des Droits de l’Homme et du Citoyen et en adoptant comme devise « Liberté, Égalité, Fra­ternité », la France a pris la res­pon­sa­bilité his­to­rique que, venant d’elle, toute vio­lation de ces prin­cipes est une mise en cause des valeurs portées par ces textes et un blanc-​​seing offert aux dic­ta­tures. L’application à des boucs émis­saires - les sans-​​papiers, les étrangers, ceux qui mani­festent de la soli­darité à leur égard – de mesures atten­ta­toires aux libertés et aux droits fondamentaux, constitue la pré­misse de l’installation d’une forme d’État dont nous serons tous les victimes.


J’accuse les gou­ver­ne­ments et les diri­geants de l’État français d’atteinte aux droits fon­da­mentaux liés à la vie humaine. Ainsi je m’indigne que, sous pré­texte qu’elles sont sans papiers, des per­sonnes puissent être privées d’ « un niveau de vie suf­fisant pour assurer leur santé, leur bien être et ceux de leur famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les ser­vices sociaux néces­saires », Je m’indigne par exemple de la fin de la gra­tuité des soins pour les sans-​​papiers pauvres. Je m’indigne que des per­sonnes et des familles ne puissent béné­ficier des pres­ta­tions familiales nécessaires à une vie décente alors que « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Je m’indigne que le Conseil d’État puisse sug­gérer au Préfet de Paris de loger les sans-​​papiers sous des tentes. Je m’indigne de la des­truction des habitats des familles Roms et des gens du voyage. Je m’indigne qu’il ait fallu faire condamner 19 fois par le Tri­bunal Admi­nis­tratif le Préfet d’Indre-et-Loire, pour qu’il applique la loi sur le droit à l’hébergement des deman­deurs d’asile. Je refuse de m’habituer à la pré­carité et je conti­nuerai à lutter contre toutes ses formes, pour tous.


 J’accuse les gou­ver­ne­ments et les diri­geants de l’État français d’atteinte au respect dû à la per­sonne humaine. Je m’indigne notamment de la bru­talité poli­cière lors d’arrestations ou d’expulsions. Je m’insurge contre les arres­ta­tions à proximité des écoles comme celle qui a eu lieu, à Tours, le 7 janvier 2011, à la sortie de l’école Paul Bert. Je m’indigne de l’existence de Centres de Rétention Administrative où sont « retenus », c’est-à-dire parqués, des hommes, des femmes, des enfants, sur simple décision administrative. Je m’indigne que l’on puisse séparer un enfant de l’un de ses parents alors que « Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les auto­rités com­pé­tentes ne décident, sous réserve de révision judi­ciaire et confor­mément aux lois et pro­cé­dures appli­cables, que cette sépa­ration est néces­saire dans intérêt supé­rieur de l’enfant. ». Je m’indigne que la légis­lation relative à l’entrée et au séjour en France crée une caté­gorie de tra­vailleurs cor­véables à merci parce que privés des droits liés au travail : «  1. Toute per­sonne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des condi­tions équi­tables et satis­fai­santes de travail et à la pro­tection contre le chômage. 2. Tous ont droit, sans aucune dis­cri­mi­nation, à un salaire égal pour un travail égal. 3. Qui­conque tra­vaille a droit à une rému­né­ration équi­table et satis­fai­sante lui assurant ainsi qu’à sa famille une exis­tence conforme à la dignité humaine et com­plétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de pro­tection sociale. 4. Toute per­sonne a le droit de fonder avec d’autres des syn­dicats et de s’affilier à des syn­dicats pour la défense de ses intérêts. » Je refuse de m’habituer à toute forme de dis­cri­mi­nation et je m’engage à lutter contre toutes les régres­sions des droits de la per­sonne et pour leur extension à tous.


 J’accuse les gou­ver­ne­ments et les diri­geants de l’État français de pra­tiques atten­ta­toires aux libertés. « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opi­nions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans consi­dé­ra­tions de fron­tières, les infor­ma­tions et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » Je m’indigne des pré­ten­tions du gou­ver­nement français à interdire à des citoyens la réflexion sur les ensei­gne­ments à tirer de l’Histoire, notamment celle de la période Vichy pour les quatre prévenu-​​e-​​s de Tours. Je m’indigne de toutes les ten­ta­tives d’intimidation visant à l’instauration d’une autocensure. Je m’indigne aussi des atteintes à la vie privée que repré­sentent par exemple les sus­pi­cions quasi sys­té­ma­tiques de « mariage blanc » et les entraves au mariage qui pèsent sur les couples mixtes alors que « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbi­traires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa cor­res­pon­dance, ni d’atteintes à son honneur et à sa répu­tation. » Je refuse de m’habituer à des pra­tiques liber­ti­cides. Je conti­nuerai d’exiger que l’exercice de la citoyenneté ne soit pas réduit au fait de glisser un bul­letin dans une urne et je m’engage à lutter pour les droits et libertés fon­da­mentaux et leur extension pour tous.


 J’accuse les gou­ver­ne­ments et les diri­geants de l’État français de mettre à mal la soli­darité humaine, valeur supé­rieure à toute autre consi­dé­ration. Je m’indigne notamment du non-​​respect du droit à l’éducation : « Toute per­sonne a droit à l’éducation. » Comment un enfant de « sans-​​papiers » peut-​​il étudier quand il ne sait pas s’il y aura quelqu’un, pour lui, à la sortie de l’école, où il dormira le soir même et donc où il pourra faire ses devoirs ? Je m’indigne qu’à dix-​​huit ans un jeune voie ses études s’interrompre bru­ta­lement parce que, devenu majeur, il devient clan­destin. Je m’indigne que des lycéens, des apprentis et des étudiants se voient interdire les stages et la vali­dation de leur année sco­laire ou uni­ver­si­taire. C’est en par­ti­culier vrai de tous les cursus en alter­nance qui néces­sitent un titre de séjour portant la mention « travail » ou de ceux qui exigent des stages à l’étranger. Je m’indigne de toutes les pra­tiques admi­nis­tra­tives qui rejettent, excluent, entravent bru­ta­lement une insertion en cours ou acquise depuis de longues années. Je m’indigne de la xéno­phobie d’État incarnée par un ministre qui a signé la hon­teuse cir­cu­laire du 5 aout 2010 qui, sous couvert d’évacuer des cam­pe­ments illi­cites, visait expli­ci­tement une popu­lation : les Roms. Je m’indigne que demeure au gou­ver­nement, un ministre condamné par la Justice pour propos racistes. Je refuse la cri­mi­na­li­sation de toutes les formes de soli­darité, par exemple avec les expulsés menottés, bâillonnés… Je refuse d’accepter toute poli­tique qui écrase les soli­da­rités pour mieux diviser la société. Je m’engage à contribuer à la recons­truction d’une société soli­daire et humaine.


 J’accuse les gou­ver­ne­ments et les diri­geants de l’État français d’instaurer des espaces d’arbitraire de plus en plus étendus. Je m’indigne de l’existence et de la mul­ti­pli­cation des fichiers et des dérives liber­ti­cides qu’ils engendrent, sans parler de leurs uti­li­sa­tions poten­tielles, par exemple pour mettre la main sur des sans-​​papiers, à travers leurs enfants, avec Base-​​élèves. Je m’indigne que la légis­lation sur les étrangers per­mette d’ancrer dans notre droit la pré­do­mi­nance du pouvoir de l’administration sur celui des juges – les recon­duites aux fron­tières, les pla­ce­ments en rétention sont des déci­sions administratives. Ainsi le sort de dizaines de mil­liers de per­sonnes dépend du bon vouloir de fonc­tion­naires pré­fec­toraux. Le projet de loi dit LOPPSI 2 étend ce pouvoir de l’administration à de nou­veaux domaines comme le déman­tè­lement des camps et de l’habitat non-​​conforme. La même loi ins­taure déjà deux caté­gories de Français dont une peut être déchue de sa natio­nalité. Alors que, près de Gre­noble, police et gen­dar­merie s’entrainent ensemble pour former des esca­drons de la guerre sociale (les UMIR, unités mixtes d’intervention rapide), le Ministre de l’Intérieur attaque une décision de Justice afin de prendre la défense de poli­ciers qui avaient fabriqué de fausses preuves. Est-​​ce le signe de ce que sera la société de demain ?


Je refuse de me laisser prendre au piège de tous les dis­cours popu­listes et je m’engage à lutter contre la xéno­phobie, contre le racisme, et contre leur bana­li­sation comme ins­tru­ments des poli­tiques de régression sociale en France, en Europe et dans le monde.

Je m’engage et je signe : http://manifeste.baleiniers.org/
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