Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 08:43

 


Ben Ali, Moubarak... et maintenant, à qui le tour ?

A notre tour ! C'est exactement ce que je ne cesse de dire, et je sors ce jour un appel exactement dans ce sens, sous le titre "Le printemps des peuples" (eva)

 


http://www.setif.info/article5205.html


Ben Ali, Moubarak... et maintenant, à qui le tour ?

 

 

Tunisie, et de UN. Égypte, et de DEUX. Peut-être bientôt l'Algérie, la Lybie et d'autres. Quelle leçon de courage nous donnent aujourd'hui ces populations. Félicitations à eux et merci pour ce message d'espoir qu'ils délivrent au monde entier !!!


Et nous, que faisons-nous pendant ce temps ? Nous ? Eh bien nous regardons à la télé Sarko se gargariser de ses propres paroles et nous gueulons mollement entre amis à l'heure de l'apéro. Oui, je sais, ici nous ne sommes pas en dictature me direz-vous. Mais chez nous aussi des gens ont de plus en plus de mal à seulement pouvoir se nourrir. Car ne l'oublions pas, c'est avant tout la faim qui a conduit à la révolte, pas seulement les privations de liberté.


En réalité, il existe un autre type de dictature, bien plus étendue, qui agit dans l'ombre, discrète et sournoise. Ben Ali et Moubarak (comme tant d'autres) n'en étaient que les marionnettes. La vraie dictature ne se limite pas à tel ou tel endroit du globe, elle est planétaire. Mais qui sont-ils ces dictateurs à cause desquels nous n'arrivons plus à nourrir nos familles ? Si on prend la peine d'observer comment fonctionne le monde, une seule réponse possible, les banquiers, les spéculateurs et les gros actionnaires des multinationales. Leurs palais ? Le G8, l'OMC, le FMI, l'OCDE, et autres.


Les uniformes noirs d'hier ont fait place aux costumes trois pièces de certains PDG de multinationales et banques, tout aussi cruels, dépourvus d'âme et de sens moral. Face à leur cupidité, le nombre des victimes (9.000.000 de morts par an, dus à la famine, dont 1 enfant toutes les 5 secondes) importe peu, ce ne sont pour eux que des "dommages collatéraux", rien de plus que quelques chiffres dans des statistiques qu'ils n'ont probablement même pas la curiosité de consulter.


Sur le plan des "performances", le nombre des victimes de ce capitalisme prédateur est sans commune mesure avec celui des victimes du nazisme ! Demandez donc à ceux qui mourront cette année s'ils pensent plus enviable de mourir de faim que gazés ! Quant à certains de nos politiciens qui courbent respectueusement l'échine devant la toute-puissance financière, ils sont au capitalisme (du moins cette forme de capitalisme effréné, sauvage, brutal et dépravé) rien de moins que ce qu'étaient les collabos au nazisme.


Aujourd'hui, pour en finir vraiment avec ce système complètement pourri, la révolution, ne peut plus être uniquement locale, elle doit être globale et planétaire ! Elle ne doit plus être orientée uniquement contre tel ou tel petit despote local, mais avant tout contre ceux par qui ils se laissent manipuler à l'échelon mondial.


B. GONEL


Le site Action Citoyens Solidaires :  http://acs.eg2.fr

Partager cet article
Repost0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 16:57

21.2.11 - Michel Collon

Après les Latinos, les Arabes. Et demain, les Africains ? Pourquoi Washington et Paris ont dû reculer en Tunisie et Egypte. Comment ils vont essayer de sauver l’essentiel du système néocolonial. Et quel est notre rôle à tous pour que le monde se transforme vraiment.

Longtemps, l’Empire a paru invincible. Les Etats-Unis pouvaient à leur guise et sous les prétextes les plus absurdes, violer la Charte de l’ONU, appliquer de cruels embargos, bombarder ou occuper des pays, assassiner des chefs d’Etat, provoquer des guerres civiles, financer des terroristes, organiser des coups d’Etat, armer Israël pour ses agressions…
 
Ils semblaient pouvoir tout se permettre, et le pessimisme dominait. Combien de fois ai-je entendu : « Ils sont trop forts, comment pourrions-nous mettre fin à ces régimes arabes corrompus et complices d’Israël ! » La réponse est venue d’en bas : les peuples sont plus forts que les tyrans.
 
Mais chacun sent que le combat ne s’est pas terminé en éliminant juste Ben Ali et Moubarak, il ne fait que commencer. Pour arracher de véritables changements, il faudra neutraliser ceux qui tiraient les ficelles en coulisses. D’où l’importance décisive de bien cerner les mécanismes de ce système qui produit les tyrans, les protège et au besoin les remplace. Pourquoi cet Empire s’affaiblit, et comment il va essayer de se maintenir à tout prix.

Aucun Empire n’est éternel
Aucun Empire n’est éternel. Tôt ou tard, l’arrogance des crimes provoque une résistance générale. Tôt ou tard, le coût du « maintien de l’ordre » dépasse les profits que ces guerres apportent aux multinationales. Tôt ou tard, les investissements dans le militaire font défaut aux autres secteurs qui perdent la compétition internationale.
 
Et les Etats-Unis n’échappent pas à la règle. Le taux de profit de leurs multinationales décroît depuis 1965, et les bulles d’endettement et de spéculation n’ont fait que reporter et aggraver le problème. Leur part dans l’économie mondiale est passée de 50% en 1945 à 30% dans les années 60, autour de 20% aujourd’hui et 10% environ dans vingt ans. Or, aucune armée ne peut être plus forte que son économie, et les USA sont donc de moins en moins en état d’être le gendarme du monde. Aujourd’hui, la planète devient « multipolaire » : un autre équilibre s’installe entre USA, Europe et Russie et surtout avec les grands pays du Sud. Particulièrement, la Chine qui a prouvé qu’être indépendant était la meilleure façon de progresser. USA et Europe ne peuvent plus imposer leurs volontés comme avant. Leur néocolonialisme pourrait mourir bientôt.
 
En fait, ce déclin US est de plus en plus visible depuis dix ans… En 2000, la bulle Internet explose. En 2002, le peuple vénézuélien fait échouer le coup d’Etat made in USA et Hugo Chavez entame ses grandes réformes sociales qui entraîneront toute l’Amérique latine dans la résistance. En 2003, la machine de guerre de Bush s’enlise en Irak, comme en Afghanistan. En 2006, Israël échoue au Liban et en 2009 à Gaza. Les défaites s’accumulent.

Après les Latinos, les Arabes. Et demain, les Africains ?
La merveilleuse révolte des Tunisiens et des Egyptiens a fait des miracles : on entend à présent les Etats-Unis vanter la « transition démocratique » alors que pendant des décennies, ils ont fourni aux tyrans chars, fusils-mitrailleurs et séminaires de formation à la torture ! La France pareil. Et cette révolte plonge dans l’angoisse les stratèges du Grand Empire US, du Petit Empire français et leurs protégés israéliens. Merci, les Arabes !
 
Objet de cette angoisse : comment changer un peu pour ne rien changer à l’essentiel ? Comment maintenir leur domination sur le pétrole du Moyen-Orient, sur les matières premières et sur les économies en général ? Comment empêcher que l’Afrique aussi se libère ?
 
Mais il faut aller au fond des choses. Se réjouir des premiers pas ne peut cacher le chemin qui reste à parcourir. Ce n’est pas le seul Ben Ali qui a pillé la Tunisie, c’est toute une classe de profiteurs, tunisiens, mais surtout étrangers. Ce n’est pas le seul Moubarak qui a opprimé les Egyptiens, c’est tout un régime autour de lui. Et derrière ce régime, les Etats-Unis. L’important, ce n’est pas la marionnette, mais celui qui en tire les fils. Washington, comme Paris, cherche seulement à remplacer les marionnettes usées par d’autres plus présentables.

Pas de véritable démocratie sans justice sociale
La question que les Tunisiens, les Egyptiens et les autres souhaitent résoudre n’est pas : « Quel ‘nouveau’ dirigeant nous fera de nouvelles promesses qu’il ne tiendra pas, avant de nous taper dessus comme avant ? » Leur question est plutôt : « Aurai-je un vrai travail avec un vrai salaire et une vie digne pour ma famille ? Ou bien aurai-je pour seule issue une barque qui ira s’échouer en Méditerranée ou dans une prison européenne pour sans-papiers ? »
 
L’Amérique latine vivait tout récemment encore la même pauvreté et le même désespoir. Les énormes profits du pétrole, du gaz et des autres matières premières partaient gonfler les coffres-forts d’Exxon et de Shell pendant qu’un Latino sur deux vivait sous le seuil de pauvreté, sans pouvoir payer le médecin ou une bonne école à ses enfants. Tout a commencé à changer en 2002 quand Hugo Chavez a nationalisé le pétrole, modifié tous les contrats avec les multinationales, exigé qu’elles paient des taxes et que les profits soient partagés. L’année suivante, 11,4 milliards arrivaient dans les caisses de l’Etat (pendant vingt ans, c’était zéro !), et celui-ci mettait en route des programmes sociaux ; soins de santé et enseignement pour tous, doublement du salaire minimum, aide aux coopératives et aux petites entreprises créatrices d’emplois. En Bolivie, Evo a fait de même. Et l’exemple se répand. Atteindra-t-il la Méditerranée et le Moyen-Orient ? A quand un Chavez ou un Evo arabe ? Le courage de ces masses en révolte mérite une organisation et un leader, honnêtes et décidés à aller jusqu’au bout.
 
Une véritable démocratie politique est impossible sans la justice sociale. En fait, les deux problèmes sont étoitement liés. Car personne n’installe une dictature pour le plaisir ou par simple perversion. C’est toujours pour pour maintenir les privilèges d’une petite couche qui accapare les richesses. Les dictateurs sont les employés des multinationales.

Qui ne veut absolument pas de la démocratie ?
Face à la colère des Tunisiens, quel « homme nouveau » a proposé Washington ? Le premier ministre de l’ancien dictateur ! Face au désir de changement des Egyptiens, qui ont-ils tenté de mettre au poste ? L’ancien chef de l’armée, créature de la CIA ! On se moque des gens.
 
Il y a cinq ans, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Védrine, osait déclarer que les peuples arabes n’étaient pas mûrs pour la démocratie. Cette théorie reste dominante dans une élite française qui pratique plus ou moins ouvertement le racisme anti-arabe et l’islamophobie.
 
En réalité, c’est la France qui n’est pas mûre pour la démocratie. C’est la France qui a massacré les Tunisiens en 1937 et 1952 et les Marocains en 1945. C’est la France qui a mené une guerre longue et sanglante pour empêcher les Algériens d’exercer leur droit légitime à la souveraineté. C’est la France qui, par la bouche d’un président négationniste, refuse de reconnaître ses crimes et de payer ses dettes aux Arabes et aux Africains. C’est la France qui a protégé Ben Ali jusqu’au pied de l’avion qui l’emportait. C’est la France qui a imposé et maintient les pires tyrans dans toute l’Afrique.

L’actuel racisme antimusulman permet de faire d’une pierre deux coups. Premier coup : en Europe, on divise les travailleurs selon leur origine (un tiers des ouvriers français ou belges sont d’origine immigrée récente) et pendant qu’on fantasme sur la burqa, les patrons attaquent allègrement les salaires, les conditions de travail et les retraites de tous les travailleurs, voilés ou pas. Deuxième coup : par rapport aux pays arabes, l’islamophobie permet d’éviter les questions gênantes. Au lieu de se demander « Mais qui leur a imposé ces dictateurs ? » et de répondre : l’Europe, l’Europe d’en haut, l’Europe des multinationales, on présente les Arabes comme « pas mûrs pour la démocratie » et donc dangereux. On diabolise en inversant la victime et le coupable.
 
Or, voici le débat fondamental, et il dépend de nous tous qu’il soit mené ou occulté : pourquoi les Etats-Unis, la France et compagnie - qui n’ont que le mot « démocratie » à la bouche - ne veulent en réalité absolument pas d’une véritable démocratie ? Parce que si les peuples peuvent décider eux-mêmes comment utiliser leurs richesses et leur travail, alors les privilèges des corrompus et des profiteurs seront en grand danger !
 
Pour cacher leur refus de démocratie, les Etats-Unis et leurs alliés agitent dans les médias le « péril islamiste ». Quelle hypocrisie ! Les voit-on nous alerter et mener de grandes campagnes médiatiques sur les islamistes qui leur sont dociles comme le régime odieux d’Arabie Saoudite ? Les entend-on s’excuser d’avoir financé les islamistes de Ben Laden pour renverser un gouvernement afghan de gauche qui avait émancipé les femmes ?

Notre rôle est important
Le monde change à toute allure. Le déclin des USA ouvre de nouvelles perspectives pour la libération des peuples. De grands bouleversements s’annoncent…
 
Mais dans quel sens iront-ils ? Pour qu’ils soient positifs, il dépend de chacun de nous qu’une véritable information circule, que les dossiers honteux soient largement connus, que les stratégies secrètes soient démasquées. Tout ceci permettra d’instaurer un grand débat, populaire et international : de quelle économie, de quelle justice sociale les peuples ont-ils besoin ?
 
Or, l’information officielle sur tout ceci est une catastrophe, et ce n’est pas par hasard. Dès lors, pour que ce débat se mène dès maintenant et partout, chacun de nous a un grand rôle à jouer. Informer est la clé. Comment ? Nous y reviendrons dans un prochain texte, d’ici quelques jours…
 
 
Bruxelles, 19 février 2011
 
 
 
http://www.michelcollon.info/Le-monde-change-et-nous-avons-un.html
Partager cet article
Repost0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 15:48
L’esprit de la Résistance bretonne contre l’occupation financière

lundi 21 février

Jacques Cheminade était samedi dans le Morbihan pour soutenir la campagne de David Cabas aux cantonales du 20 et 27 mars. Après un entretien avec deux médias locaux, ils se sont rendus avec une trentaine de sympathisants et militants au Musée de la Résistance de St Marcel pour faire revivre l’esprit et la conscience de la Résistance bretonne, aujourd’hui contre l’occupation financière.

 

Leur intervention en vidéo :

.
Partager cet article
Repost0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:20
 

http://www.lepost.fr/article/2011/02/04/2394928_apres-le-tyran-tunisien-et-le-tyran-egyptien.html

Tunisie, Egypte : quand un vent d'est balaie l'arrogance de l'Occident

 


           

Le   vent d'est l'emporte sur le vent d'ouest. 

 

Jusqu'à quand l'Occident désœuvré et crépusculaire, la "communauté internationale" de ceux qui se   croient encore les maîtres du monde, continueront-ils à donner des leçons de bonne gestion et de bonne conduite à la terre entière ? N'est-il pas risible de voir quelques intellectuels de service, soldats en déroute du capitalo-parlementarisme qui nous tient lieu de paradis mité, faire don de leur personne aux magnifiques peuples tunisiens et égyptiens, afin d'apprendre à ces peuples sauvages le b.a.ba de la "démocratie" ? Quelle affligeante persistance de l'arrogance coloniale !   Dans la situation de misère politique qui est la nôtre depuis trois décennies, n'est-il pas évident que c'est nous qui avons tout à apprendre des soulèvement populaires du moment ? Ne devons-nous pas de toute urgence étudier de très près tout ce qui, là-bas, a rendu possible   le renversement par l'action collective de gouvernements oligarchiques,  corrompus, et en outre – et peut-être surtout – en situation de  vassalité humiliante par rapport aux Etats occcidentaux ?

Oui, nous devons être les écoliers de ces mouvements, et non leurs  stupides professeurs. Car ils rendent vie, dans le génie propre de leurs inventions, à quelques principes de la politique dont on cherche depuis bien longtemps à nous convaincre qu'ils sont désuets. Et tout particulièrement à ce principe que Marat ne cessait de rappeler : quand il s'agit de liberté, d'égalité, d'émancipation, nous devons tout aux émeutes populaires.
On a raison de se révolter. De même qu'à la politique, nos Etats et ceux qui s'en prévalent (partis, syndicats et intellectuels serviles) préfèrent la gestion, de même à la révolte, ils préfèrent la revendication, et à toute rupture la "transition ordonnée". Ce que les peuples égyptiens et tunisiens nous rappellent, c'est que la seule action qui soit à la mesure d'un sentiment partagé d'occupation scandaleuse du pouvoir d'Etat est le levée en masse. Et que dans ce cas,   le seul mot d'ordre qui puisse fédérer les composantes disparates de la  foule est : "toi qui est là, va-t'en." L'importance exceptionnelle de la révolte, dans ce cas, sa puissance critique, est que le mot d'ordre répété par des millions de gens donne la mesure de ce   que sera, indubitable, irreversible, la première victoire : la fuite de  l'homme ainsi désigné. Et quoi qu'il se passe ensuite, ce triomphe, illégal par nature, de l'action populaire, aura été pour toujours victorieux. Or, qu'une révolte contre le pouvoir d'Etat puisse être absolument victorieuse est un enseignement de portée universelle. Cette victoire indique toujours l'horizon sur lequel se détache toute action collective soustraite à l'autorité de la loi, celui que Marx a nommé "le dépérissement de l'Etat".
A savoir qu'un jour, librement associés dans le déploiement de la puissance créatrice qui est la leur, les peuples pourront se passer de la funèbre coercition étatique. C'est bien pour cela, pour cette idée ultime, que dans le monde entier une révolte jetant à bas une autorité installée déclenche un enthousiasme sans bornes.
Une étincelle peut mettre le feu à la plaine. Tout commence par le suicide par le feu d'un homme réduit au chômage, à qui on veut interdire   le misérable commerce qui lui permet de survivre, et qu'une femme-flic   gifle pour lui faire comprendre ce qui dans ce bas monde est réel. Ce geste s'élargit en quelques jours, quelques semaines, jusqu'à des millions de gens qui crient leur joie sur une place lointaine et au départ en catastrophe de puissants potentats. D'où vient cette expansion   fabuleuse ? La propagation d'une épidémie de liberté ? Non. Comme le dit poétiquement Jean-Marie Gleize, "un   mouvement révolutionnaire ne se répand pas par contamination. Mais par   résonance. Quelque chose qui se constitue ici résonne avec l'onde de choc émise par quelque chose qui s'est constitué là-bas". Cette résonance, nommons-là "événement". L'événement est la brusque création, non d'une nouvelle réalité, mais d'une myriade de nouvelles possibilités.
Aucune d'entre elles n'est la répétition de ce qui est déjà connu. C'est pourquoi il est obscurantiste  de dire "ce mouvement réclame la démocratie" (sous-entendu, celle dont nous jouissons en Occident), ou "ce mouvement réclame une amélioration sociale" (sous-entendu, la prospérité moyenne du petit-bourgeois de chez nous). Parti de presque rien, résonant partout, le soulèvement populaire crée pour le monde entier des possibilités inconnues. Le mot "démocratie" n'est pratiquement pas prononcé en Egypte. On y parle de "nouvelle Egypte", de   "vrai peuple égyptien", d'assemblée constituante, de changement absolu   d'existence, de possibilités inouïes et antérieurement inconnues. Il s'agit de la nouvelle plaine qui viendra là où n'est plus celle à laquelle l'étincelle du soulèvement a finalement mis le feu. Elle se tient, cette plaine à venir, entre la déclaration d'un renversement des forces et celle d'une prise en main de tâches neuves. Entre ce qu'a dit   un jeune tunisien : "Nous, fils d'ouvriers et de paysans, sommes plus forts que les criminels" ; et ce qu'a dit un jeune égyptien : "A partir d'aujourd'hui, 25 janvier, je prends en main les affaires de mon pays."
Le peuple, le peuple seul, est le créateur de l'histoire universelle. Il est très étonnant que dans notre Occident, les gouvernements et les média considèrent que les révoltés d'une place du Caire soient "le peuple égyptien". Comment cela ? Le peuple, le seul peuple raisonnable et légal, pour ces gens, n'est-il pas d'ordinaire réduit, soit à la majorité d'un sondage, soit à celle d'une élection ? Comment se fait-il que soudain, des centaines de milliers de révoltés soient représentatifs  d'un peuple de quatre-vingt millions de gens ? C'est une leçon à ne pas  oublier, que nous n'oublierons pas.
Passé un certain seuil de détermination, d'obstination et de courage, le peuple peut en effet concentrer son existence sur une place, une avenue, quelques usines, une université… C'est que le monde entier sera témoin de ce courage, et surtout des stupéfiantes créations qui l'accompagnent. Ces créations vaudront preuve qu'un peuple se tient là. Comme l'a dit fortement un manifestant égyptien : "avant je regardais la télévision, maintenant c'est la télévision qui me regarde."

RÉSOUDRE DES PROBLÈMES SANS L'AIDE DE L'ETAT

Dans la foulée d'un événement, le peuple se compose de ceux qui  savent résoudre les problèmes que l'événement leur pose. Ainsi de  l'occupation d'une place : nourriture, couchage, garde, banderoles,  prières, combats défensifs, de telle sorte que le lieu où tout se passe,  le lieu qui fait symbole, soit gardé à son peuple, à tout prix.  Problèmes qui, à échelle de centaines de milliers de gens venus de  partout, paraissent insolubles, et d'autant plus que, sur cette place,  l'Etat a disparu. Résoudre sans l'aide de l'Etat des problèmes  insolubles, c'est cela, le destin d'un événement. Et c'est ce qui fait  qu'un peuple, soudain, et pour un temps indéterminé, existe, là où il a  décidé de se rassembler.
Sans mouvement communiste, pas de communisme. Le soulèvement  populaire dont nous parlons est manifestement sans parti, sans  organisation hégémonique, sans dirigeant reconnu. Il sera toujours temps  de mesurer si cette caractéristique est une force ou une faiblesse.  C'est en tout cas ce qui fait qu'il a, sous une forme très pure, sans  doute la plus pure depuis la Commune de Paris, tous les traits de ce  qu'il faut appeler un communisme de mouvement. "Communisme" veut dire  ici : création en commun du destin collectif. Ce "commun" a deux traits particuliers. D'abord, il est générique, représentant, en un lieu, de l'humanité toute entière. Dans ce lieu, il y a toutes les sortes de gens   dont un peuple se compose, toute parole est entendue, toute proposition  examinée, toute difficulté traitée pour ce qu'elle est. Ensuite, il  surmonte toutes les grandes contradictions dont l'Etat prétend que lui  seul peut les gérer sans jamais les dépasser : entre intellectuels et  manuels, entre hommes et femmes, entre pauvres et riches, entre  musulmans et coptes, entre gens de la province et gens de la capitale…
Des milliers de possibilités neuves, concernant ces contradictions, surgissent à tout instant, auxquelles l'Etat – tout Etat – est entièrement aveugle. On voit des jeune femmes médecin venues de province   soigner les blessés dormir au milieu d'un cercle de farouches jeunes hommes, et elles sont plus tranquilles qu'elles ne le furent jamais, elles savent que nul ne touchera un bout de leurs cheveux. On voit aussi   bien une organisation d'ingénieurs s'adresser aux jeunes banlieusards pour les supplier de tenir la place, de protéger le mouvement par leur énergie au combat. On voit encore un rang de chrétiens faire le guet, debouts, pour veiller sur les musulmans courbés dans leur prière. On voit les commerçants nourrir les chômeurs et les pauvres. On voit chacun   parler à ses voisins inconnus. On lit mille pancartes où la vie de chacun se mêle sans hiatus à la grande Histoire de tous. L'ensemble de ces situations, de ces inventions, constituent le communisme de mouvement. Voici deux siècles que le problème politique unique est celui-ci : comment établir dans la durée les inventions du communisme de   mouvement ? Et l'unique énoncé réactionnaire demeure : "cela est impossible, voire nuisible. Confions-nous à l'Etat". Gloire aux peuples tunisiens et égyptiens qui nous rappellent au vrai et unique devoir politique : face à l'Etat, la fidélité organisée au communisme de mouvement.
Nous ne voulons pas la guerre, mais nous n'en avons pas peur. On a partout parlé du calme pacifique des manifestations gigantesques, et on a   lié ce calme à l'idéal de démocratie élective qu'on prêtait au mouvement. Constatons cependant qu'il y a eu des morts par centaines, et   qu'il y en a encore chaque jour. Dans bien des cas, ces morts ont été des combattants et des martyrs de l'initiative, puis de la protection du  mouvement lui-même. Les lieux politiques et symboliques du soulèvement  ont dû être gardés au prix de combats féroces contre les miliciens et  les polices des régimes menacés. Et là, qui a payé de sa personne, sinon  les jeunes issus des populations les plus pauvres ? Que les "classes  moyennes", dont notre inespérée Michèle Alliot-Marie   a dit que l'aboutissement démocratique de la séquence en cours dépendait d'elles et d'elles seules, se souviennent qu'au moment crucial, la durée du soulèvement n'a été garantie que par l'engagement sans restriction de détachements populaires. La violence défensive est inévitable. Elle se poursuit du reste, dans des conditions difficiles, en Tunisie, après qu'on ait renvoyé à leur misère les jeunes activistes provinciaux.
Peut-on sérieusement penser que ces innombrables initiatives et ces sacrifices cruels n'ont pour but fondamental que de conduire les gens à "choisir" entre Souleiman et El Baradei, comme chez nous on se résigne piteusement à arbitrer entre MM. Sarkozy et Strauss-Kahn ? Telle serait   l'unique leçon de ce splendide épisode ?
Non, mille fois non ! Les peuples tunisiens et égyptiens nous disent : se soulever, construire le lieu public du communisme de mouvement, le défendre par tous les moyens en y inventant les étapes successives de l'action, tel est le réel de la politique populaire d'émancipation. Il n'y a certes pas que les Etats  des pays arabes qui soient anti-populaires et, sur le fond, élections ou pas,  illégitimes. Quel qu'en soit le devenir, les soulèvements tunisiens et égyptiens ont une signification universelle. Ils prescrivent des possibilités neuves dont la valeur est internationale.

 

Alain Badiou, Le monde


bahrein_manifestations_2011_01

 

Manifestations à Bahrein

Posté par Alaindependant à 11:23 - Changer le monde - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

PARTAGER :Partager sur Facebook
Partager cet article
Repost0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 05:20
samedi 12 février 2011 à 22:23


http://fmarsal.blogspot.com/2011/02/sarkozy-degage.html

S’agissant de la Tunisie, tous les experts brevetés es-Maghreb, n’entrevoyaient pas la possibilité d’un changement de régime et la plupart avaient presque perdu l’habitude de faire le compte des exactions policières, des jugements iniques, des emprisonnements, des obstacles à liberté d’écrire, des accusations non fondées, des fausses alarmes islamiques, des compromissions et autres corruptions. Et puis, tout cet échafaudage s’est effondré sur la plupart des politologues qui peinent aujourd’hui à émerger des débris de leurs élucubrations et à se justifier : on aurait pas cru... ; ceux qui haussaient les épaules lorsque les manifestants criaient « Ben Ali dégage  » exhument désormais trop de raisons de dire que, dans le fond, ils se doutaient bien qu’un jour... Mais, bon, il faut les comprendre et refouler la commisération car ils expliquent, penauds, que la Tunisie c’était un pays particulier et une situation encore particulière ; quand aux titres surgis sur l’exploit improbable des Tunisiens « à qui le tour  », ils relevaient plus de l’exercice journalistique que des certitudes géopolitique. Ce sont des arabes après tout, la démocratie authentique, ils ne connaissent pas vraiment mais bonne chance quand même...

Et puis sont entrés dans la danse révolutionnaires les Egyptiens tenus en laisse depuis trente ans par un Raïs aussi autoritaire que dépourvu de la moindre culture (cela ne vous rappelle personne ?). Incapables eux aussi , ces pouilleux à l’échine courbée devant les touristes, de tirer un pays de 80 millions d’habitants hors de ses mauvaises habitudes. Et qui plus est, guettés par les abominables islamistes cachés derrière les "vrais manifestants de la classe moyenne". Les vivants comme les morts. Les uns et les autres incapables de parler français mais répétant dans leurs manifestations « Moubarak dégage ». Bien que mis sous la tutelle de militaires largement suspects ils ont, au moins pour un temps, libéré la parole. Avec une chance, même minime et risquée, de transformer l’essai.

Alors, en attendant la suite, arabe ou autre... et si les Français, sanctionnant la dernière et piteuse tentative du Président français de redorer son blason terni par les juges, les chômeurs, les enseignants, les fonctionnaires, les ouvriers, les agriculteurs, les pauvres, tout le peuple fatigué et même les journalistes, descendaient dans la rue pour crier, sans attendre 2012 « Sarkozy, dégage » ?

Je rêve, je fantasme ?

Cela ferait fuir nos 76 millions de touristes ?

On ne sait jamais..

 

http://www.politis.fr/Sarkozy-degage,13055.html

 

Sarkozy dégage !!!
Partager cet article
Repost0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 04:59

Des manifestants à Sanaa, dimanche 20 février.

 

Des manifestants à Sanaa, dimanche 20 février.REUTERS/Khaled Abdullah

L’opposition parlementaire au Yémen a annoncé dimanche sa décision de se joindre au mouvement de contestation du régime du président Ali Abdallah Saleh mené notamment par des étudiants, affirmant qu’elle ne reprendrait pas le dialogue avec le pouvoir sous les armes.

Dans un communiqué, le Forum commun, une alliance de l’opposition parlementaire, appelle ses composantes à « rejoindre les rangs des jeunes qui manifestent contre la répression, la tyrannie et la corruption ».

Des manifestants à Sanaa, dimanche 20 février.

 

Des manifestants à Sanaa, dimanche 20 février.AP/Muhammed Muheisen

Les manifestations, qui se déroulent quotidiennement à Sanaa et dans d’autres villes du pays, et ont été jusqu’à samedi violemment réprimées par des partisans du président Ali Abdallah Saleh sont organisées à l’initiative d’étudiants et de composantes de la société civile. Dix personnes ont été tuées dans la dispersion de manifestations à Aden, la grande ville du sud, depuis le début le 13 février de la contestation du régime du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

 

« IL N’Y AURA PAS DE DIALOGUE AVEC LES BALLES »

L’opposition parlementaire est restée à l’écart de la contestation et n’a plus organisé de manifestation depuis une marche de dizaines de milliers de ses partisans le 3 février. Elle avait décidé de reprendre le dialogue avec le régime, interrompu fin 2010, après des promesses de réformes annoncées par le chef de l’Etat.

Le président Saleh a renouvelé dimanche son appel au dialogue, se déclarant prêt à « accéder aux demandes de l’opposition si elles sont légitimes ». Mais le communiqué de l’opposition affirme que le dialogue n’est plus possible « maintenant que le sang a coulé, que des victimes sont tombées et que le pouvoir a lâché ses casseurs dans les rues ». « Il n’y aura pas de dialogue avec les balles et les matraques, pas de dialogue avec un pouvoir qui rassemble les mercenaires et les casseurs pour occuper les places publiques (…) et terroriser la population. »


 

 

Article source: http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/02/20/yemen-l-opposition-parlementaire-se-joint-a-la-contestation_1482912_3218.html#xtor=RSS-3208

 

http://maliactu.net/?p=5223

 

 

 

Sur ce site, lire aussi :


 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 21:05
Après la Tunisie et l’Egypte, le Wisconsin ?!
20 février 2011 - 14:00

20 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – Depuis une semaine, le parlement de l’Etat du Wisconsin est assiégé par des dizaines de milliers de manifestants qui défilent au son de « Scott Walker, Mubarak, même combat ! » pour protester contre la suppression du droit de négociation des syndicats du secteur public. Initié par des syndicats d’enseignants en début de semaine, le mouvement a rapidement pris de l’ampleur puisqu’ils se sont vus rejoints par les étudiants et lycéens, des syndicats du privé et d’autres syndicats du secteur public non-concernés par le projet de loi. Hier, plus de 70 000 personnes étaient rassemblées dans les rues de la capitale de cet état du midwest, soit l’équivalent en proportion du million d’égyptiens qui manifestèrent place Tahrir.


 

Si le fait déclencheur de ce mouvement est local – le plan d’austérité du gouverneur républicain entend imposer des coupes massives en supprimant le droit de négociation collective des syndicats – la cause finale est globale, comme en Egypte, en Tunisie, en Lybie ou au Bahreïn. La crise financière et le renflouement des grandes banques internationales ont laissé l’économie exsangue et face à un durcissement brutal des conditions de vie et dans un monde où le politique ne répond plus aux inspirations des peuples, les gens se révoltent.


Sur les pancartes des manifestants, l’on peut lire : « Marchons comme des égyptiens » ; « Walker, le cheikh du West-Bahreïn » ; « Egypte : 18 jours, Wisconsin : ??? », etc.


Face à cela, Scott Walker a menacé de recourir à la garde nationale pour forcer les manifestants à reprendre leur travail alors que les députés de sa majorité ont tenté d’adopter le budget 2011 en l’absence de leurs homologues démocrates, en organisant un vote à main levé avant la reprise officielle de la séance. Du côté du sénat du Wisconsin, les démocrates ont quitté l’Etat pour empêcher qu’un vote puisse avoir lieu, le gouverneur étant habilité à les réquisitionner pour atteindre le quorum parlementaire.


Si, depuis Washington, Barack Obama a pris la défense du droit syndical, il ne cesse de promouvoir des coupes budgétaires nouvelles au niveau fédéral, encourageant les Etats à faire de même. En s’opposant au rétablissement de la loi Glass-Steagall qui castrerait Wall Street, enrayerait la dynamique de crise et permettrait de renflouer les Etats pour leurs missions fondamentales d’éducation, de justice, de sécurité et de santé, Obama est devenu un obstacle au changement.

 

http://www.solidariteetprogres.org/article7449.html

Partager cet article
Repost0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 16:43
  
Prenons-la [la démocratie] comme un idéal, c'est-à-dire faisons-en une valeur partagée par tous, c'est-à-dire reconstruite par ceux-là même auxquels elle est censée s'adresser
http://goodmorningafrika.blogspot.com/2011/01/badie-sur-la-democratie-et-les.html

 

Pour une Société Civile Responsable

Pourquoi une base équitable reposant sur une Société Civile Responsable doit être le socle d'une restructuration d'un modèle social , juridique et économique tourné vers l'avenir?

La constitution de la Vème république donne pouvoir suprême à un seul homme et à la descendance du système oligarchique pyramidal "mille-feuilles" . Ce modèle ne nous convient plus car il est la source de la multiplication des problèmes qu'il engendre surtout lorsque des opportunistes se servent de ces pouvoirs pour des intérêts personnels.

Du haut l'Etat reçoit des faveurs des grands lobbies industriels ou de dictateurs impliqués dans la même idéologie du pouvoir et par le bas il reçoit de la part des contribuables des taxes sur la consommation. Au milieu des grandes entreprises et des classes de riches sont exonérés d'impôts , voici la stratégie moderne de notre Etat actuel.

Voir les pauvres sont plus taxés que les riches

http://www.sudouest.fr/2011/01/30/les-pauvres-plus-taxes-304384-4585.php

Ces riches qui ne paient toujours pas d'impôts

http://ladouceur.monblogue.branchez-vous.com/2011/02/12

http://www.cgt.fr/Pourquoi-les-pauvres-payent-plus-d.html

L' Etat n'est plus notre protecteur mais devient un administrateur des grands lobbies industriels. Quel est l'objectif des grands lobbies industriels qui payent l' Etat?

Celui qui détient les semences détient le pouvoir sur la nourriture et le monde.

Le gouvernement missionne le représentant du lobby semencier pour supprimer les droits des agriculteurs sur leurs semences.

 http://www.semencespaysannes.org/gouvernem_missionne_represent_lobby_semencier_115-actu_121.php


 

La fondation Bill Gate achète des parts d'action à Mosanto http://www.votresante.org/suite.php?dateedit=1291049997

Nous n'en voulons pas mais nous payons quand même : le dernier fiasco sur le marché des vaccins H1N1 refusé par les Français coûtent cher aux contribuables http://fr.news.yahoo.com/82/20110217/tbs-vaccination-h1n1-niches-fiscales-des-2c03cd1.html


 

Pourquoi ne se rebelle-t-on pas ? Chap 5

Tiré du bouquin d'Hervé Kempf "L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie"

http://www.levillagedesfacteursdimages.org/IMG/pdf/Pourquoi_ne_se_rebelle_t-on.pdf

 
 

 

Après les arabes les américains se soulèvent aussi

http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=17836



 

 Le Forum Social de Dakar : un moyen de restituer une démocratie à la Société Civile?
http://www.youtube.com/watch?v=_9Qrh0gNChk

http://www.youtube.com/watch?v=PdiGhcWZfC8

http://www.youtube.com/watch?v=6SF8P6IuAt


Quoi de plus normal de refuser la dette publique, la commission pour l'annulation de la dette publique vous informe

http://www.cadtm.org/La-charge-de-la-dette-francaise

 

Les banques continuent à s'enrichir
http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/02/17/c-est-une-sortie-de-crise-en-fanfare-des-banques_1481148_3234.html#ens_id=1375077

 

Les banques en justice : mettre la pression 

http://www.paperblog.fr/4171502/banques-en-justice-mettre-la-pression/


Le monde actuel a besoin de rétablir une justice

 Appelons les dirigeants de toutes les nations à faire en sorte que l'argent de l'Égypte soit restitué à son peuple. Si nous atteignons 500 000 signatures, notre pétition sera remise aux ministres des finances du G20 qui se réunissent ce vendredi à Paris. Ensemble, unissons nos voix et diffusons le message!
http://www.avaaz.org/fr/mubaraks_fortune_fr/?vl

L'Observatoire Internationnal du Bonheur est une association composée d'avocats et de citoyens qui peut avoir ce rôle si nous y adhérons et que nous travaillons à cette base démocratique : les lois ne peuvent plus nous venir d'en haut il nous faut les transformer par une Société Civile Responsable.

bienvenue sur le site de l'OIB http://www.oib-france.com/OIB-Decembre-2010.htm

Des biens communs : prospérité par le partage http://moinscplus.blogspot.com/2011/02/biens-communs-la-prosperite-par-le.html

les 50 propositions pour changer de cap pourront devenir effectives si nous mettons en chantier l'équité .

 http://www.lelabo-ess.org/propositions/50-propositions-pour-changer-de-cap/

Quant au revenu de base inconditionnel pour tous il sera tout à fait possible de le financer

 http://www.dailymotion.com/video/xc0he8_le-revenu-de-base-pour-tous_webcam


Une fois que la justice est rendue : le financement du revenu de base sur le produit consommé peut s'envisager

http://revenudebase.free.fr/IG.ch/P2.html

http://www.dailymotion.com/taqua#videoId=xh2nex


 

Joëlle Taillefer est candidate pour Europe Ecologie Les Verts aux cantonales de mars 2011 à Saint Raphaël (Var).


 Le revenu inconditionnel d’existence, pourquoi ?

http://www.reporterre.net/spip.php?article1656


 

 


Comment constituer une Société Civile Responsable

En constituant juridiquement des Scoops d'associations citoyennes sur la base équitable

petite ou grande 1 association= 1 Voix

1 grosse association reçoit des subventions de l'Etat qui lui même les reçoit des lobbies ou de nos impôts par conséquent elle ne peut avoir plus de poids qu'une petite qui se finance par elle-même


Le fait que les biens privés associatifs aujourd'hui travaillent pour les biens communs: sans subvention et bénévolement , tandis que ce que l'on appellle institution publique travaille pour des intérêts personnels en demandant souvent des participations n'est pas concevable dans un pays qui se veut démocratique.

Il faudra assurer que de grosses assos recevant des subventions ne redeviennent pas majoritaires dans la soop ce qui parait fort probable .

Les Scoops auront pour première mission une information et une communication la plus juste au service des biens communs et de l'évolution de la démocratie

plusieurs commissions émergeront de ces besoins de biens communs et d'évolution démocratique
nous pouvons en citer quelques unes :
- une commission projet pour coopérer à la recherche de partenaires
- une commission outils pour les biens communs ( monnaies , sel etc....) pour des gestions coopératives de services : covoiturage, outils de jardins...

- une commission pour la mise ene place du revenu de base

- une commission contre la loi Loppsi2

- une commission contre la loi Carayon

- une commission conte l'exploitation des Gaz de schistes
- une commisssion pour une nouvelle constitution républicaine

etc...
des commissions pourront se créer avec l'implication d'associations porteuses de projet

 

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=110:pur-une-socite-ccivile-responsable&catid=10:actualites&Itemid=58

link

Partager cet article
Repost0
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 07:30
.
Et si tout partait de là?
L’occident a beau jeu de montrer ce qui se passe ailleurs pour éviter que l’on regarde ce qui se passe chez lui. Et franchement c’est pas beau, je dirai même que c’est assez dégueulasse. Les talibans libéraux à la solde des riches et des entreprises attaquent toujours plus les droits sociaux et syndicaux. Aux USA aussi ne vous y trompez pas! Cette oligarchie occidentale n’entend pas du tout soumettre les banques alors elle soumet son peuple. C’est une vraie attaque contre nos droits dans le monde entier. En Europe on gueule, aux USA on se réveille aussi!

Regardez ce qui se passe au Wisconsin ( état des Grenn bay Pacers vainqueurs du super bowl cette année) où le sénateur républicain veut dépouiller les employés du service public de leurs droits de négocier et de leurs droits à la retraite et à la santé. Lisez le compte-rendu de cette affaire qui peut se changer en révolution pour un peu que ça se durcisse ICI.

Toujours le même argument pour attaquer nos droits partout dans le monde: la dette. La dette que l’on doit aux banques et pour laquelle on exige de saigner le peuple tout en continuant les exonérations de charges et les niches fiscales pour les riches et les entreprises! Hallucinant. On se croirait en Grèce, en Argentine, au Japon ou en Irlande. Partout c’est le même problème, partout c’est le pouvoir bancaire qui est la cause de cet exorbitant déficit. Les dettes gonflent parce que l’on paye des intérêts aux banksters! Avant pour financer notre politique publique on empruntait pas aux banques mais à notre banque centrale. Aujourd’hui nous n’avons plus de banque centrale puisqu’elle est européenne et indépendante des gouvernements! Aux USA c’est pareil (Mélenchon devrait se renseigner). La FED est un regroupement de banques privées indépendantes du gouvernement. Et c’est elle qui creuse sciemment le déficit abyssal des USA. Jusqu’où!? Jusqu’à quand allons-nous continuer cette machinerie infernale capitaliste financière menée par DSK et consorts?

Le peuple américain se soulève doucement. On est avec lui car il a la capacité de faire tomber l’ordre mondial s’il le veut vraiment. Sans violences surtout! Le gouvernement a construit des centaines de camps de concentration. Ils sont vides pour l’instant mais peut-être a-t-il anticipé la révolte populaire mondiale qui va se propager. Après les arabes, les américains! Super! Et nous c’est quand? Qu’est-ce qu’on attend pour arrêter de courber l’échine devant les banksters?!!!

Si les américains se soulèvent eux aussi, ça ne sera pas beau!!! Il serait peut-être temps justement qu’ils réagissent. On est en train de tout leur voler, même leur maison. On a profité de leur naïveté pendant tellement d’année. Mensonges par dessus mensonges, ils ont été manipulés comme ce n’est pas possible. Il faut dire qu’on les avaient bien endormi avec le rêve américain pour être certain qu’ils resteraient dociles.  Mais les temps changent, les gens se réveillent…enfin! il est pas trop tôt. :)

Jo ^^

SOURCE : http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=17836 

Partager cet article
Repost0
19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 15:39

 

 

Envoyé par un correspondant en Algérie qui suit la situation de près :
Pour votre information EVA, voici la Une des médias aux ordres

sur page yahoo, qui soit disant couvre la "manif" d'aujourd'hui à Alger.
En l'espace de 20mn, les titres changent.

 

 

1er TITRE

En Algérie, la police encercle un millier de manifestants

Ils voulaient participer à une manifestation, à Alger. Leur mouvement s'inspire des révoltes en chaîne qui secouent le monde arabe.


2em TITRE 20mn après
La police encercle 500 manifestants à Alger

Les policiers ont encerclé samedi un demi-millier de manifestants qui tentaient de prendre part à un défilé de protestation dans le centre d'Alger s'inspirant des mouvements de révolte qui secouent une partie du monde arabe.

 

 

 

________________________________________________________________________________________

 

 

 

Marches de soutien

.

 

Les Algériens de Montréal ont répondu à l’appel du collectif de soutien aux luttes du peuple algérien pour la démocratie, le 12 février dernier. Rassemblés au carré Saint-Louis pour se diriger vers le consulat algérien, les manifestants ont scandé plusieurs slogans anti-Bouteflika : « 1,2,3, c’est le tour de l’Algérie!»,  « Y’en a marre de ce pouvoir! ».


Trois drapeaux se côtoient lors de la manifestation : celui de la Tunisie, de l’Égypte et de l’Algérie. Certains sont venus fêter le départ d’Hosni Moubarack et de Ben Ali tandis que d’autres réclament « la liberté de l’Algérie ».

Pour les organisateurs de la manifestation, le but est de répondre massivement à l’appel, lancé depuis l’Algérie par la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie (CNCD).

Cette marche a eu lieu dans plusieurs autres grandes villes d’Algérie, d’Europe et d’Amérique du Nord. En organisant une telle marche-relai partout sur la planète, les militants espéraient faire davantage réagir l’Occident.


Attirer l’attention de l’Occident


L’objectif du comité  est aussi d’attirer l’attention du gouvernement fédéral pour que celui-ci aide les Algériens dans leur quête de démocratie. « Nous voulons montrer à nos frères et sœurs algériens que nous sommes avec eux, que nous aussi nous aimerions vivre dans notre pays tranquille», affirme Omar Aktouf, professeur en management à HEC Montréal.

Ce dernier partage aussi l’objectif du comité. «J’ai honte d’être canadien quand je vois que M. Harper n’a rien dit pour les Tunisiens ou les Égyptiens. Tout ce qui l’intéresse, c’est préserver Israël et les intérêts occidentaux, principalement le pétrole» ajoute-t-il.

Selon M. Aktouf, les occidentaux ne peuvent plus rester les bras croisés quand plus de la moitié des Égyptiens, des Tunisiens ou des Algériens sont acculés à vivre comme des mendiants, sans dignité.

«Ça va se retourner autant contre les dictateurs placés et soutenus par l’Occident, que contre l’Occident lui-même. Nous sommes ici pour le lui dire », soutient Omar Aktouf.

Pendant ce temps en Algérie

Alors que la manifestation reste pacifique à Montréal, coups de matraque et bombes lacrymogènes retentissent déjà en Algérie. Avant même que les manifestants ne puissent se diriger vers la place du 1er mai d’Alger — début de la marche –, la police s’est déployée en force pour que la contestation soit minimale.

 

http://toukimontreal.com/actualites/2011/02/15/123-c%E2%80%99est-le-tour-de-l%E2%80%99algerie/

 

link

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche