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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 03:13

 

http://www.achetermonappart.com/finance-conseil-patrimoine/apres-la-crise-economique/

 

ERIC CANTONA, LES BANQUES, L’EURO, LA GAUCHE ET LA DROITE

Déclaration du Bureau du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 10 décembre 2010.


 

Sommaire :

 

 

 

Évidemment, comme c’était prévisible, l’appel d’Eric Cantona à boycotter les banques a été un échec. Mais l’initiative de l’ancienne star du football n’est pas à moquer. Elle est le symptôme d’une société où les gens sont désemparés, cherchent malgré tout des solutions, car les analyses et les propositions de la gauche et de la droite ne sont pas à la hauteur.

 Une initiative qui ne pouvait qu’échouer

Une vidéo de l’ancien joueur professionnel de football Eric Cantona prise le 8 octobre à Nantes a été diffusée sur Internet par un groupe d’internautes sur Facebook (http://www.bankrun2010.com) et fait depuis un « buzz ». Il conteste l’utilité des manifestations de rue et suggère de retirer son argent des banques : « Aller manifester dans la rue c’est quoi ? Ils retournent les choses contre toi. […] Au lieu de 3 millions de gens dans la rue, ils vont dans les banques et retirent leur argent, elles s’écroulent. […] Là il y a la révolution. »

Cette vidéo a été vue des dizaines de milliers de fois, y compris à l’étranger. La presse s’en est fait largement l’écho – par exemple le Financial Times -, comme un certain nombre de responsables politiques. Le jour J était le 7 décembre. Évidemment il ne s’est rien passé, les banques sont toujours debout.

Il n’y avait aucune chance, en effet, de susciter une « panique bancaire » par un mouvement général de retrait des dépôts. De plus, les premiers arrivés auraient été les premiers servis, divisant ainsi ceux qui étaient appelés à s’unir. Beaucoup de salariés se sont rendu compte qu’ils auraient dû renouveler l’opération tous les mois puisque les salaires sont obligatoirement versés par chèque sur un compte bancaire, compliquant le succès de cette initiative. D’autant qu’il aurait fallu faire tous les paiements des factures en liquide (seulement en-dessous de 3 000 euros, car au-dessous le paiement en espèces est interdit). Ajoutons que l’argent retiré des banques y retournerait aussitôt par le biais des commerçants auquel chacun achète ses biens de consommation courante, réduisant à peu de chose l’impact de cette initiative.

Devant l’impasse de cette initiative, d’autres ont lancé l’idée de changer de banque pour aller vers des banques « plus responsables » et « non spéculatives » afin de construire une finance « plus éthique ». Pourquoi pas. Mais cette gentille insurrection bancaire individuelle ne pourra pas remplacer le nécessaire soulèvement politique collectif.

 L’initiative d’Eric Cantona correspond à la rage justifiée d’une grande partie de la population, en France et ailleurs, face au système financier et bancaire

Même si l’appel d’Eric Cantona était loin de correspondre aux mesures à prendre pour mettre les banques hors d’état de nuire, le M’PEP est dans le même camp que lui : celui des citoyens qui en ont assez de ce système et de la langue de bois des dirigeants politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite.

Cantona a été trainé dans la boue par les grands médias et certains responsables politiques : ceux qui, précisément, sont responsables de la crise, et ceux qui ont pour besogne de répandre des rideaux de fumées. Les économistes les plus pourris, les plus achetés ou les plus vendus, ceux qui se sont toujours trompé, sont monté au créneau avec mépris.

Bien sûr, Cantona prônait l’action individuelle et non collective. Il avait tort, car l’action individuelle – nécessaire – n’est rien sans l’action collective. Son appel traduisait néanmoins un refus salutaire de la résignation. L’establishment a quand même eu très peur. Et c’est réjouissant ! Cantona : on est dans le même camp !

Si ce symptôme s’est développé, c’est bien parce que les citoyens sont désemparés devant l’absence d’alternatives politiques crédibles et mobilisatrices. Face à Cantona, les dirigeants politiques n’avaient rien à dire. Une interview réalisée par Le Monde du 2 décembre 2010 auprès de Pierre Moscovici (PS), Jean-François Copé (UMP), Jean-Luc Mélenchon (PG) et Nicolas Dupont-Aignan (DLR) confirme que gauche et droite n’ont pour l’instant rien de clair et de puissant à proposer.


 Face à Cantona, les dirigeants politiques n’avaient rien à dire


L’interview de Pierre Moscovici (PS), Jean-François Copé (UMP), Jean-Luc Mélenchon (PG) et Nicolas Dupont-Aignan (DLR) réalisée par Le Monde du 2 décembre 2010 témoigne des immenses difficultés que gauche et droite rencontrent pour analyser la crise et y apporter des réponses satisfaisantes. Ces interviews sont reproduites intégralement à la fin de ce texte en annexe 2.

 

La droite néolibérale,

celle qui est aux affaires et qui porte la responsabilité totale de la crise, par la voix de Jean-François Copé (Secrétaire général de l’UMP), ne propose que d’écoper à la petite cuiller alors que la crise de l’euro est un véritable tsunami. Qu’on en juge ! Celui qui a déjà annoncé sa candidature à la présidentielle de 2017, et qui ne pense qu’à ça, n’a rien trouvé de mieux pour sortir de la crise que de « limiter l’achat de CDS ("credit default swap") ». Il s’agit de produits d’assurance contre le risque de faillite d’un émetteur d’obligations, notamment les États. Certes ces produits financiers sophistiqués sont devenus hyper-spéculatifs, mais ils ne sont absolument pas la cause de la crise financière mondiale, ni celle de l’euro ! Quelle honte de proposer de telles âneries qui relèvent – on ne sait plus – de l’incompétence ou du cynisme le plus total. Là où cet ambitieux est clair en revanche, c’est lorsqu’il appelle à une « politique rigoureuse des déficits publics et donc des dépenses et des politiques publiques », à la « baisse du coût du travail », à une « TVA anti-délocalisation » qui se traduira par la hausse des prix pour les classes populaires et moyennes, et par la « sortie des 35 heures ». Bref, un programme à la Thatcher !

 

La droite gaulliste

incarnée par Nicolas Dupont-Aignan (Député de l’Essonne, président de Debout la République) est sur une ligne apparemment différente puisque son leader appelle à « sortir de la zone euro ». Il a raison. Mais il ne propose rien d’autre ! Si la sortie de l’euro est évidemment une décision nécessaire, elle n’est pas suffisante ! Le Royaume-Uni, par exemple, a refusé avec sagesse l’entrée dans l’euro. Il ne se trouve pourtant pas dans une situation nettement meilleure que celle des pays de la zone euro. La sortie de l’euro est une condition nécessaire, indispensable, cruciale, mais non suffisante pour résoudre la crise ! À partir de la sortir de l’euro, il faut prendre des mesures pour sortir de la crise.

Quant à la gauche, ses deux représentants, Pierre Moscovici et Jean-Luc Mélenchon, avec des propositions différentes, se retrouvent néanmoins à partager la même logique : celle de l’impuissance nationale.

 

Pierre Moscovici

(Secrétaire national du Parti socialiste chargé de la convention nationale sur « le nouveau modèle de développement ») estime « nécessaire que les États montrent qu’ils se désendettent, et à un rythme soutenu ». Mais comme il ne dit pas comment ce désendettement va s’opérer, on en conclut qu’il est d’accord pour faire de l’austérité comme ses petits camarades socialistes de Grèce, d’Espagne et du Portugal. Sa demande de « création d’un fonds monétaire européen dans lequel nous pourrions puiser pour aider les États en défaillance et dire clairement aux marchés que la spéculation est inutile » ne peut qu’impressionner les naïfs. Les désaccords politiques structurels sont tels à l’échelle de l’Union européenne, notamment avec les dirigeants allemands, qu’une telle perspective ne présente que très peu de chance de se traduire positivement à court et moyen terme. Même chose « au plan mondial, même si le G20 n’est pas bien parti, il faut avancer dans les négociations sur la parité des monnaies ». Quels magnifiques vœux pieux ! Quel puissant coup de pied en touche ! Tout ceci ne se réalisera que lorsque les poules auront des dents. Et en attendant, que fait-on ? On attend que les Vingt-Sept et les pays du G20 se mettent d’accord ? On ne peut rien faire, ici et maintenant, sauf à faire tourner des moulins à prières ?

 

Le leader du Parti de gauche,

Jean-Luc Mélenchon, même s’il propose quelque chose de différent (« Tout s’arrêterait net si la BCE [Banque centrale européenne] rachetait les titres de dette publique comme le fait la Fed […] faire des moratoires de paiement »), est dans la même logique que celle de Moscovici. L’un et l’autre ne proposent aucune mesure nationale. Tous deux renvoient à des décisions européennes dont rien n’indique qu’elles pourront être prises un jour. Aucun n’évoque la souveraineté nationale et la responsabilité qui est la leur, comme homme politique, de trouver des solutions aux problèmes sans s’en remettre aux autres, qu’il s’agisse de l’Union européenne, du Fonds monétaire internationale, du G20, ou… du Bon Dieu !

Quant au « moratoire » sur la dette proposé par Jean-Luc Mélenchon, c’est mieux que rien mais ce n’est pas une restructuration nécessaire de la dette. Cette mesure pourtant timide peut avoir des retombées considérables, si elle est appliquées, que ne mesure peut-être pas son auteur. Car décider d’un moratoire sur la dette signifie arrêter le paiement des intérêts et le remboursement du capital en promettant un recul des échéances à ceux qui auront acheté des obligations d’État. D’abord, il ne faut pas pénaliser les « petits porteurs » qui ne sont pour rien dans la crise. Ensuite, la conséquence instantanée d’un moratoire sur la dette sera l’impossibilité pour la France (ou pour tout autre pays) d’emprunter sur les marchés financiers. Il ne restera alors que trois solutions, à mettre en œuvre conjointement : faire appel à l’épargne nationale ; imposer aux banques et compagnies d’assurance l’achat de quotas d’obligations d’État ; faire acheter une partie des titres d’État par la banque centrale (nationale et non européenne !).

Le placement des obligations d’État aux ménages (dans un certain plafond pour éviter la constitution de rentes) est nécessaire dans un pays comme la France qui dispose d’une épargne abondante. Mais pour être efficace, cette mesure devra s’accompagner de la fermeture de toutes les « niches fiscales » et produits d’épargne défiscalisée. Par ailleurs, une telle politique ne sera pas possible, ou en tout cas peu efficace, dans des pays à faible taux d’épargne comme la Grèce

Imposer aux banques et compagnies d’assurance l’achat de quotas d’obligations d’État est également une décision qui doit être prise. Mais pour être efficace, et pour éradiquer définitivement la spéculation, elle devra s’accompagner de la suppression du marché secondaire : les banques et compagnies d’assurance ne pourront plus revendre leurs titres d’État une fois qu’elles les auront achetés, sauf à l’État lui-même. Une telle décision sera en contradiction totale avec le traité de Lisbonne qui prohibe les entraves à la liberté de mouvement de capitaux. La France (ou n’importe quel autre pays dans ce cas) devra alors désobéir à l’Union européenne.

L’addition de l’épargne nationale et des quotas imposés aux banques et compagnies d’assurance ne suffira pas, il faudra faire acheter une partie des titres d’État par la Banque de France. Or c’est totalement interdit par le traité de Lisbonne. Jean-Luc Mélenchon est-il prêt à proposer de passer outre le traité de Lisbonne (il parle de « sortir du traité de Lisbonne ») pour faire de la création monétaire à partir de la Banque de France ?

 La situation est trop grave pour se contenter de demi-mesures : tout commence par la sortie de l’euro, mais ce ne sera pas suffisant

La monnaie unique actuelle repose sur une conception ultralibérale de la politique monétaire qui retire les banques centrales du pouvoir politique (Banque centrale européenne « indépendante »). La monnaie doit, au contraire, faire partie intégrante de la politique économique des gouvernements, sinon elle est placée, comme l’euro, sous la tutelle des marchés financiers.

Pour accéder à l’appel du M’PEP pour sortir de l’euro, qui en précise les raisons, cliquez ici :

http://www.m-pep.org/spip.php ?article1911

 Rappel des propositions résumées du M’PEP :

1.- Annuler les plans d’austérité.
2.- Annoncer le défaut de paiement et restructurer la dette.
3.- Sortir de l’euro et revenir aux monnaies nationales.
4.- Dévaluer.
5.- Reprendre en main la politique monétaire.
6.- Nationaliser les banques et les compagnies d’assurance.
7.- Démanteler les marchés financiers spéculatifs.
8.- Contrôler les changes et les mouvements de capitaux.
9.- Lancer une nouvelle politique économique fondée sur le droit opposable à l’emploi, des mesures protectionnistes dans le cadre universaliste de la Charte de La Havane, et une mutation écologique du mode de production.
10.- Agir pour une monnaie commune (et non unique) débordant largement le seul périmètre des vingt-sept pays membres de l’actuelle UE.
11.- Désobéir à l’Union européenne tant que ce système n’aura pas été démantelé.

Pour accéder aux propositions détaillées du M’PEP, cliquez ici : http://www.m-pep.org/spip.php ?rubrique304

 Annexe 1 : l’initiative d’Eric Cantona

Cette initiative ne pouvait aboutir, notamment pour les raisons suivantes :

 1.- Il n’y avait aucune chance de susciter une « panique bancaire »

Une « panique bancaire » se produit lorsque les déposants se précipitent à leur banque et demandent à retirer leur argent. Une telle mobilisation de masse ne peut exister que dans un contexte de crise aigüe, proche du chaos ou de la révolution. Nous ne sommes absolument pas dans une telle configuration.

 2.- Les premiers arrivés auraient été les premiers servis

Dans un mouvement général de retrait d’argent des banques, ce sont les premiers arrivés qui sont les premiers servis. Dans une petite agence, par exemple, il y a peu de liquide et les derniers arrivés n’auraient rien reçu. Est-ce juste ? C’est pourquoi les banques demandent, en cas de retrait d’un certain montant, qu’on les prévienne à l’avance. Si les montants demandés avaient dépassé leurs possibilités de remboursement, les banques auraient demandé à l’État de bloquer les sommes pour préserver le système ! Il aurait alors fallu aller dans la rue, contrairement à l’opinion d’Eric Cantona !

 3.- Beaucoup de salariés auraient dû renouveler l’opération tous les mois puisque les salaires sont obligatoirement versés par chèque sur un compte bancaire

Le Code monétaire et financier précise, Section 4 (« Mode de paiement du salaire ») que le salaire est payé dans les conditions fixées par Article L3241-1 du Code du travail qui stipule que « Au-delà d’un montant mensuel déterminé par décret, le salaire est payé par chèque barré ou par virement à un compte bancaire ou postal. » Le montant est aujourd’hui de 1 524 euros nets.

 4.- La vie des salariés aurait été encore plus compliquée qu’aujourd’hui

Puisque les sommes auraient été retirées des banques, tous les paiements auraient été désormais réglés en liquide. Chacun aurait alors dû déambuler avec les poches bourrées de liquide en prévision des dépenses quotidiennes. Le plus compliqué, et la source d’une perte de temps infinie aurait été le paiement d’un certain nombre de factures comme EDF, GDF, impôts, cantines scolaires, loyers, remboursement de prêts…

 5.- Il n’aurait plus été possible de faire certaines opérations

Le Code monétaire et financier, Section 3 « Interdiction du paiement en espèces de certaines créances », stipule en son Article L112-6 modifié par la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010, art. 203 : « Ne peut être effectué en espèces le paiement d’une dette supérieure à un montant fixé par décret, tenant compte du lieu du domicile fiscal du débiteur et de la finalité professionnelle ou non de l’opération. » Le montant est aujourd’hui de 3 000 euros TTC. Interdit, donc, tout paiement en liquide supérieur à 3 000 euros.

 6.- L’argent retiré des banques serait immédiatement retourné… aux banques !

Les citoyens auraient continué à régler leurs dépenses de consommation quotidienne auprès des commerçants avec du liquide. Mais qu’auraient fait les commerçants de ce liquide ? Ils l’auraient remis aux banques !

Au total, cette initiative, même si elle avait mobilisé des millions de citoyens, aurait été un coup d’épée dans l’eau.

 Annexe 2 : les quatre interviews du Monde du 2 décembre 2010.

 Pierre Moscovici (Secrétaire national du PS chargé de la convention nationale sur « le nouveau modèle de développement »)

« L’interrogation est de savoir si la seule façon de répondre aux attaques contre la zone euro est de mettre en place partout des politiques de rigueur, comme le font les dirigeants européens qui sont conservateurs ou en difficulté, comme en Espagne ou Portugal. La plupart des économistes pensent que ce n’est pas le bon remède. La "rigueur" telle qu’elle est pratiquée, c’est prendre le risque de la déflation ou d’une croissance durablement faible. Il est certes nécessaire que les États montrent qu’ils se désendettent, et à un rythme soutenu, mais ils doivent aussi dire clairement aux spéculateurs qu’ils ne se laisseront pas faire, qu’ils échoueront à défaire la zone euro. Nous sommes très attachés à un euro protecteur à long terme qui ne doit pas être punitif ni dépressionnaire. Il faut éviter de tenir un discours pessimiste, comme le fait parfois la chancelière allemande Angela Merkel, ce qui peut servir ses intérêts à court terme, mais qui inquiète sur l’avenir de la zone euro. Il faut donc que jouent de nouveaux mécanismes de solidarité. C’est la raison pour laquelle nous demandons la création d’un fonds monétaire européen dans lequel nous pourrions puiser peur aider les États en défaillance et dire clairement aux marchés que la spéculation est inutile. La coordination des politiques économiques est donc la clé de tout. Elle doit favoriser un juste équilibre entre la stabilité et le désendettement d’un côté et la croissance de l’investissement et de la consommation de l’autre, en décidant de politiques budgétaires et fiscales extrêmement sélectives. Au plan mondial, même si le G20 n’est pas bien parti, il faut avancer dans les négociations sur la parité des monnaies. Les réglages des politiques monétaires doivent être extrêmement fins, et nous ne pouvons pas accepter le laxisme tel que le pratique aujourd’hui la Réserve fédérale américaine. »

 Jean-François Copé (Secrétaire général de l’UMP)

« Il faut être extrêmement ferme et très clair vis-à-vis des marchés : il n’y aura pas de défaillance au sein de la zone euro. Les décisions très rapides prises ce week-end montrent que, grâce aux mécanismes mis en place, l’Europe reste dans cette crise l’un des endroits les plus sûrs du monde pour les investisseurs. Il faut continuer de limiter la spéculation : cela veut dire limiter l’achat de CDS ["credit default swap", un produit d’assurance contre un défaut d’un emetteur] a ceux qui détiennent effectivement de la dette souveraine alors que certains spéculateurs en achètent sans aucun risque a garantir. Il faut s’attacher à renforcer la crédibilité des États membres, sur la durée, par une politique rigoureuse des déficits publics et donc des dépenses et des politiques publiques. C’est indispensable pour les pays menacés, comme l’Espagne et l’Irlande, mais ça l’est aussi pour les pays qui se portent garants, comme la France et l’Allemagne. Il faut inlassablement travailler à accroître la compétitivité de nos entreprises, à l’image de l’Allemagne qui, depuis dix-quinze ans, a réussi à faire baisser le coût du travail et à faire porter le financement de son modèle social par une part de sa TVA. C’est ce que j’appelle la TVA anti-délocalisation. Pour la France la sortie de crise est un rendez-vous de compétitivité, qui passe par la baisse du coût du travail, la TVA anti-délocalisation et la sortie des 35 heures. C’est aussi mettre la priorité sur l’exportation en transformant nos petites entreprises en entreprises de taille moyenne à la conquête des pays émergents. Les BRIC [Brésil-Russie-Inde-Chine] nous attendent ! Cela signifie, à la clé, que la gouvernance européenne, aujourd’hui informelle mais efficace en période de crise, comme cela vient d’être une nouvelle fois démontré, puisse se formaliser dans la durée, comme le propose la France. Dans cette optique, le G2 France-Allemagne, que j’appelle de mes vœux, doit être en pointe dans la voie de la convergence des politiques fiscales, budgétaires et économiques. »

 Jean-Luc Mélenchon (Coprésident du Parti de gauche)

« La crise de l’euro n’est pas un drame pour tout le monde. Elle procure de juteux profits grâce à la tonte des peuples sous tutelle du FMI [Fonds monétaire international]. La spéculation règne. Tout s’arrêterait net si la BCE [Banque centrale européenne] rachetait les titres de dette publique comme le fait la Fed. Une solution serait aussi de faire des moratoires de paiement. On apurerait les comptes plus tard en remplissant les caisses avec la tonte des hyperprofits par l’impôt. La crise de l’euro, c’est celle de la politique monétariste. Pourtant, la cupidité et le dogmatisme exigent encore des saignées. L’Union européenne les impose aux pays attaqués par les « banksters » Suicide : l’économie se contracte. Le problème est politique, la solution sociale et électorale : un programme de gauche musclé. »

 Nicolas Dupont-Aignan (Député de l’Essonne, président de Debout la République)

«  La seule réponse possible, c’est sortir de la zone euro. Il ne peut y avoir de monnaie unique sur des économies de structures différentes. Il y a deux façons de le faire. D’abord, la "retraite organisée. C’est-à-dire acter la mort de l’euro et organiser l’euro comme une monnaie commune avec les monnaies nationales qui peuvent fluctuer les unes par rapport aux autres au regard des compétitivités des pays. Ce qui n’interdit en rien le maintien d’un instrument de réserve et d’une coordination entre les monnaies. L’autre façon est plus brutale. Si les dirigeants européens s’entêtent à maintenir l’euro, ça explosera dans le désordre et on reviendra à des monnaies nationales sans coordination entre elles. Le choix n’est plus pourquoi il faut sortir de la zone euro, le choix c’est quand et comment. »

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article1946

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 03:04
 

Nouvelles de Kokopelli: Procès Graines Baumaux

 

Affaire Association Kokopelli / Graines Baumaux

 

L'affaire Association KOKOPELLI contre société GRAINES BAUMAUX sera appelée à l'audience de la Cour d'Appel de Nancy le lundi 13 décembre à 9h30.

Pour les sympathisants et journalistes qui souhaiteraient être présents, l'adresse de la Cour est la suivante : 3 rue Suzanne Regnault Gousset, dans le centre ville de Nancy, entre la Place Stanislas et la Pépinière.


Lors de cette audience, l'association KOKOPELLI demandera la saisine de la Cour de Justice de l'Union Européenne, pour l'examen de la conformité de la législation sur les semences potagères au regard des objectifs de sauvegarde de la Biodiversité et des principes fondamentaux de l'Union Européenne.


Pour mémoire, le procès en concurrence déloyale intenté par Graines Baumaux à l'encontre de l'Association Kokopelli remonte à Décembre 2005.

Blanche MAGARINOS-REY Avocate de Kokopelli

 

- contact@avocat-magarinos-rey.com

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 21:29

Le président islandais :
« on a laissé les banques tomber et on ne s’en porte que mieux »

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/media/01/01/402083876.jpg

2 décembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Alors que le peuple irlandais est aux prises avec le monstre financier qui menace de le dévorer, le président d’Islande, pays qui a lui aussi dû faire face à l’effondrement de son système bancaire, a déclaré qu’il valait mieux laisser les banques faire faillite pour préserver l’intérêt général. Pour l’instant, les dirigeants européens persistent à croire que pour rétablir l’économie, on ne peut pas se débarrasser des banques parasites, à l’opposé de la seule alternative qui nous reste : établir un Glass-Steagall global pour liquider les activités spéculatives et rétablir un système de crédit pour alimenter l’économie réelle.

Dans une interview avec l’agence d’information financière Bloomberg, Olafur Grimsson a dit : « La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons permis aux banques de faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir ; l’Etat n’a pas porté la responsabilité de la faillite des banques privées. »

Début 2010, lorsque le gouvernement islandais a négocié avec les intérêts financiers un renflouement draconien qui fut ensuite approuvé par le Parlement, le Président Grimsson décida de soumettre cette décision à un référendum. Le peuple rejeta unanimement (93%) le plan de renflouement.

« L’Islande se porte bien mieux qu’attendu », a déclaré Grimsson. « Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. »

En Islande, les activités en faillite furent séparées du reste des banques, ce qui permet aujourd’hui d’avoir un système bancaire au service de l’économie nationale.

http://fr.altermedia.info/general/le-president-islandais-%c2%ab-on-a-laisse-les-banques-tomber-et-on-ne-s%e2%80%99en-porte-que-mieux-%c2%bb_32150.html#

REALINFOS

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 04:42
L’Argentine et l’Uruguay reconnaissent un état palestinien - © Juif.org
L’Argentine a annoncé lundi qu’elle avait reconnu un état palestinien « libre et indépendant » quelques jours après que le Brésil ait attiré de vives critiques de parlementaires américains pour avoir pris la même mesure.
 
La présidente de l’Argentine, Cristina Kirchner, a écrit à son homologue palestinien Mahmoud Abbas en disant que son pays reconnaissait une Palestine définie par les frontières de 1967, ont indiqué des responsables.
 
« Le gouvernement argentin reconnais la Palestine comme un état libre et indépendant dans les frontières définies en 1967, » a déclaré le ministre des affaires argentin Hector Timerman, lisant la lettre. La question est de quelle état palestinien ils parlent, tout le monde sachant qu’en 1967, il n’existant pas plus qu’aujourd’hui, la Judée Samarie étant alors occupée par la Jordanie, Gaza l’étant par l’Egypte.
 
Toujours lundi, l’Uruguay a fait une déclaration similaire. L’étape s’inscrit dans le cadre des efforts visant à relancer les pourparlers de paix entre Israël et les palestiniens, selon les sud-américains.
 
Le Congrès américain a qualifié la décision du Brésil de « gravement erronée» et de «regrettable».
 
Les pays occidentaux ont convenu que toute définition d’un éventuel état palestinien devrait être approuvée par Israël.
 
L’autorité palestinienne a salué l’annonce, alors que le ministère israélien des affaires étrangères s’est déclaré préoccupé par une vague de soutien à un mouvement palestinien unilatéral, et a commencé à travailler pour éviter que la tendance se propage.
 
Les déclarations des pays latino-américains font suite a une demande faite par les président Mahmoud Abbas qui a visité la région le mois dernier.
 
Les palestiniens se sont efforcés de convaincre d’autres pays de reconnaître leur droit à établir un état indépendant. Leur date butoir est août 2011, deux ans après le plan visant à établir un état palestinien présenté par le premier ministre Salam Fayyad.
 
Des responsables à Jérusalem craignent que d’autres pays en Amérique latine et dans le monde suivent les traces du Brésil et de l’Argentine. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Yigal Palmor, a déclaré : « c’est une décision très décevante, qui ne contribue en rien à la poursuite du processus de paix. »
 
Il a qualifié l’annonce comme « un geste verbal qui va à l’encontre des accords d’Oslo, qui disent qu’une solution permanente ne peut être le résultat que de négociations. » Palmor a souligné que le geste « encourage les palestiniens au moment même où ils insistent pour éviter les négociations. »
 
Des responsables du ministère ont donc commencé à tenir des pourparlers discrets avec les dirigeants latino-américains. « Il s’agit d’un document vide de sens, une déclaration virtuelle. Ces déclarations peuvent bien paraître sous forme imprimé, mais n’ont aucune compréhension de la réalité du Proche Orient, » a déclaré une source au ministère.
http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/141986,l-argentine-et-l-uruguay-reconnaissent-un-etat-palestinien.php
Une grande bonne nouvelle, enfin ! Bravo à ces pays, eva

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 19:00

 

 

http://www.realliberalchristianchurch.org/2008/11/20/emory-university-student-newspaper-naziapartheid-israel-cartoon-exposes-huge-intellectual-dishonesty-among-faculty-and-others.html

 

 

 

Point de vue

Le boycott d'Israël est une arme indigne

 

 

Une entreprise commence à faire parler d'elle en France, consistant à promouvoir un embargo d'Israël tant dans l'ordre économique que dans celui des échanges universitaires ou culturels. Ses initiateurs, regroupés dans un collectif intitulé Boycott, désinvestissement, sanctions, ne s'embarrassent pas de détails. Au vu de leur charte, tout ce qui est israélien serait coupable, ce qui donne l'impression que c'est le mot même d'Israël que l'on souhaite, en fait, rayer des esprits et des cartes.

L'illégalité de la démarche ne fait pas de doute et la justice française ne tardera pas à la confirmer. Mais la justice sera bien en peine de sanctionner ce qui est essentiel dans cette affaire. C'est pourquoi, nous, associations, citoyens de tous bords, acteurs de la vie de notre pays, tous également attachés à la paix au Moyen-Orient et, donc, à l'avènement d'un Etat palestinien viable et démocratique aux côtés d'Israël, nous sommes convaincus que les boycotteurs se trompent de combat en prenant le parti de la censure plutôt que celui de la paix, celui de la séparation plutôt que celui de la possible et nécessaire coexistence - celui, en un mot, de la haine et non de la parole et de la vie partagées.

La possibilité de critiquer, même de manière vive, le gouvernement israélien concernant sa politique vis-à-vis des Palestiniens n'est pas ici en cause. Peu de gouvernements sont autant sévèrement jugés, y compris par certains d'entre nous. Mais la critique n'a rien à voir avec le rejet, le déni, et, finalement, la délégitimation. Et rien ne saurait autoriser que l'on applique à la démocratie israélienne un type de traitement qui n'est réservé aujourd'hui à aucune autre nation au monde, fût-elle une abominable dictature.

D'autant que, de plus, la globalité du rejet et sa bêtise font que l'on emporte dans le même mouvement les forces qui, en Israël, oeuvrent jour après jour au rapprochement avec les Palestiniens en sorte que les partisans du boycott sont, aussi, des saboteurs et des naufrageurs d'espérance.

La paix ne se fera pas sans les Palestiniens. Mais elle ne se fera pas non plus sans les Israéliens. Et moins encore sans les intellectuels et les hommes et femmes de culture qui, quels que soient leur pays d'origine ou leur parti pris politique, travaillent à rapprocher les peuples. Céder à l'appel du boycott, rendre impossibles les échanges, infliger aux chercheurs israéliens, par exemple, ou aux écrivains on ne sait quelle punition collective, c'est abandonner toute perspective de solution politique au conflit et signifier que la négociation n'est plus dans le champ du possible.

Nous n'acceptons pas cet aveu d'échec. Nous pensons que notre rôle est de proposer un chemin de dialogue. C'est pourquoi, nous, signataires, sommes résolument contre le boycott d'Israël et pour la paix - et, précisément, contre le boycott parce que nous sommes pour la paix.

 


 


 

 

Yvan Attal, comédien ;
Pierre Arditi, comédien ;
Georges Bensoussan, historien ;
Michel Boujenah, comédien ;
Patrick Bruel, comédien et chanteur ;
Pascal Bruckner, essayiste ;
David Chemla, secrétaire général de JCALL, ;
Bertrand Delanoë, maire de Paris ;
Frédéric Encel, géopolitologue ;
Alain Finkielkraut, philosophe ;
Patrick Klugman, avocat ;
François Hollande, député (PS) de Corrèze ;
Georges Kiejman, avocat ;
Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ;
Bernard-Henri Lévy, philosophe ;
Mohamed Sifaoui, essayiste ;
Yann Moix, écrivain ;
Bernard Murat, directeur de théâtre ;
Jean-Marie Le Guen, député ;
Pierre Lescure, directeur de théâtre ;
Serge Moati, journaliste ;
Daniel Racheline, vice-président de JCALL ;
Arielle Schwab, présidente de l'UEJF ;
Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ;
Gérard Unger, président de JCALL ;
Manuel Valls, député-maire d'Evry ;
Michel Zaoui, avocat.

 

Pascal Bruckner, Bertrand Delanoë, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Patrick Klugman, François Hollande, Bernard-Henri Lévy… Article paru dans l'édition du 02.11.10

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/01/le-boycott-d-israel-est-une-arme-indigne_1433857_3232.html

 

 

 

 

http://boulesteix.blog.lemonde.fr/2009/04/21/durban-ii-apartheid-et-israel/

 

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Le point de vue d'eva R-sistons

 

Le boycott est une arme pacifique, et on ne doit pas priver les citoyens de ce Droit parce qu'il s'agit d'IsraëlLe deux poids deux mesures est intolérable. En son temps, des officiels prônaient le boycott de l'Afrique du Sud, au régime d'apartheid intolérable. Le boycott des produits, donc des entreprises - le capitalisme était atteint en son coeur - a fait tomber un régime odieux. Bref, c'est une arme sans morts mais terriblement efficace.

 

Pourquoi cette arme serait-elle indécente, et même interdite, uniquement parce qu'il s'agit d'Israël (que j'appelle "la vache sacrée de l'Occident") ? 

 

Israël ne pratiquerait pas une politique d'apartheid ? Même l'Afrique du Sud, même Jimmy Carter, font le parallèle entre l'apartheid de jadis, et l'actuel d'Israël. Personnellement, je pense que l'apartheid d'Israël est pire: Car il est génocidaire, rappelant les plus sombres périodes de l'Histoire du monde. 

 

En effet, nous assistons à Gaza, dans une indifférence criminelle, à l'extermination d'un peuple: Par exemple l'eau des Gazaouis est polluée, volontairement, et puis  des bombardements intenses ont lieu sur un territoire minuscule avec des armes de destruction massive (ainsi, uranium appauvri, dévastateur...), provoquant des naissances de malformés, toutes sortes de maladies, hypothéquant la survie même des Gazaouis. C'est un génocide qui ne dit pas son nom, scandaleusement ignoré parce que sournois, lent, progressif. 

 

Il faut bien comprendre qu'en vérité, Israël ne souhaite pas la paix, et gagne du temps, jouant sur le pourrissement pour arriver à ses fins : Le Grand Israël, niant l'existence des Palestiniens, pourtant innocents de la Shoah, et les privant de leur gaz offshore (suscitant toutes les convoitises des prédateurs).

 

Compte tenu du fait que les Palestiniens vivent une injustice historique (innocents de la Shoah, peuple attaché à sa terre), compte tenu aussi du fait qu'ils sont en voie d'extermination et qu'Israël ne cherche qu'à gagner du temps pour arriver à ses fins coloniales de domination, il est inévitable, et non indigne, de penser qu'il reste une arme pour sortir de cette situation intolérable : Le boycott.

 

Parce que nous aspirons à la Justice, à une paix véritable, juste et durable, nous ne pouvons que considérer le bien-fondé de l'arme du boycott.

 

Même pour Israël !

 

Surtout pour cet Etat violant partout le Droit et les conventions de guerre comme internationales.

 

Eva R-sistons

 

 

 

 

Article d' Alain Gresh (MondeDiplomatique)  pour Nouvelles d’Orient

https://mecanoblog.wordpress.com/category/injustice/

 

 

 

Lire aussi :

   

Stéphane Hessel appelle au boycott d'Israël - La paix pour la ...

 

 


 

 


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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 17:10

 

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http://www.cgtcg08.com/article-le-prix-du-gaz-augmente-encore-la-precarite-energetique-touche-3-4-millions-de-foyers-53547178.html

 

 

Gaz et électricité

Halte aux coupures pour impayés !

mercredi 8 décembre 2010, par Frédéric Dayan

Dans un contexte économique et social toujours marqué par la crise, alors que le plan grand froid niveau 3 est déclenché dans de nombreux départements, des milliers de familles se voient privées d.électricité et de gaz car elles n.ont plus les moyens de payer au prix fort une énergie indispensable.

Dans un communiqué du 6 décembre, la fédération CGT des mines et de l’émergie dénonce "l’hypocrisie qui consiste à appliquer l’arrêté anti-expulsion, permettant de garder son toit du 1er novembre au 31 mars alors même que l’on coupe l’électricité et le gaz dans ce même laps de temps. La FNME CGT exige l’arrêt des coupures par les fournisseurs d’électricité et de gaz (EDF, GDF SUEZ, POWEO, Direct énergie, Altergaz...).
La FNME-CGT considère que les pouvoirs publics doivent garder la maîtrise des tarifs d’électricité et de gaz et le vote récent de la loi « NOME » ne va pas dans ce sens.
La baisse de la TVA sur l’électricité et le gaz est aussi, pour la FNME-CGT, un moyen de réduire significativement les factures d’électricité et de gaz des usagers. Tant qu’un véritable droit à l’énergie permettant une électricité et un gaz moins chers pour tous les usagers n’est pas une réalité, les coupures doivent cesser.
C’est en ce sens que la FNME CGT s’adresse aux principaux fournisseurs d’énergie et aux pouvoirs publics et dans l’attente, la FNME-CGT propose aux salariés d’organiser collectivement l’acte citoyen visant à ne pas effectuer les coupures en usant de tous les « artifices » de procédure.
Avec ses syndicats, la FNME-CGT invite les salariés des fournisseurs d’énergie, du service commun d’EDF/GDF SUEZ à s’adresser à leurs responsables locaux et aux préfectures et de tout faire afin que personne ne passe cette fin d’année et les fêtes à venir sans électricité et sans gaz.

 
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Reçu ce commentaire :
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bonjour

J'ai lu dans un article le nouveau compteur edf linky le compteur intelligent pour certain, on parle ensuite des agents edf qui ne seront pas remplacés en tant que releveur de compteurs.Mais les gens sont mal informés ce ne sont plus des agents edf qui font la relève mais des sociétés privés tel que Assystem, LS service,et bien d'autres donc des personnes qui ne sont pas affiliés EDF, je fais partis de ses personnes dont personne ne parle, de simples techniciens qui vont se retrouver au chômage grâce au nouveau compteur linky, et mes collègues et moi ne seront pas transférés dans des super bureaux edf ou autres postes, nous serons tout simplement remerciés, combien somme nous en France comme releveurs de compteur? Nous travaillons tous pour des sociétés privés, EDF ne fait plus aucune relève de compteurs. Je pense que mon petit mot ne servira peut-etre à personne, mais en deux minutes  cela m'a été bénéfique d'écrire ma colère, merci pour celui qui me lira et si personne ne le fait tempi...pour nous

 

 

Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /2010 22:51

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 01:52
 Le député Yannick Favennec toujours remonté contre la Sacem
 Des euros, un heureux
Droit

 

En avril dernier, le député UMP de la Mayenne, Yannick Favennec indiquait qu’il demanderait une commission d’enquête parlementaire pour « aller mettre le nez dans la gestion de la SACEM ». La récente audition de la société de gestion devant la Commission des affaires culturelles n’a pas calmé ses esprits.

Yannick Favennec enquete sacem cour comptes

Le député revient à la charge contre ces pratiques dans France Soir, qui fait sa une sur ce sujet. Le parlementaire se dit à nouveau « scandalisé par le décalage entre le train de vie mirifique des dirigeants de la Sacem – 600.000 € de salaire par an pour son président, Bernard Miyet ! – et ce que vivent les associations sur le terrain. Je suis aussi profondément choqué par le fait que l’argent de la Sacem ait été utilisé pour des frais d’hôtel, des voyages, des cadeaux… Vu d’un département rural comme la Mayenne, vous imaginez le choc culturel. »

Au fil de l’interview, disponible sur cette page, le parlementaire UMP qui a invité voilà peu Bernard Myiet à venir s’expliquer devant les associations de la Mayenne, l’a mauvaise, et pas qu’un peu : « Les bénévoles ont l’impression qu’on se fout d’eux. Ils me disent : « On fait un boulot de titan pour animer nos territoires. Et derrière, la Sacem nous demande des droits exorbitants, sans facture détaillée. On nous pique de l’argent pour payer le train de vie royal des dirigeants. » Où va l’argent ? Sert-il à payer des voyages dans les DOM-TOM aux frais de la princesse ? Les droits d’auteur représentent parfois plus de 50 % du budget des associations. Si ça continue, elles vont mettre la clé sous la porte. Le week-end dernier, on a même demandé des droits à une association qui réalisait une soirée caritative au profit du Téléthon ! »

Les ayants droit et le Téléthon, une générosité conditionnelle

Précisons ce dernier point. La Sacem a mis en ligne une page où elle explique le régime particulier à l'occasion du Téléthon. Lorsque les recettes et/ou dons sont intégralement reversés à l’AFM, la Sacem s’engage, si le coût des dépenses n’excède pas 305 €, à délivrer une autorisation gratuite. Au-delà, la SACEM effectue au profit de l’AFM un don représentant 50 % des droits d’auteur acquittés par l’organisateur de la manifestation. Les autres 50% étant conservés pour les ayants droit, déduction faite pour le paiement des charges des sociétés de gestion.

Rédigée par Marc Rees le mardi 07 décembre 2010

 

 

 

LIEN è http://www.pcinpact.com/actu/news/60726-yves-favennec-depute-sacem-salaire.htm

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 01:50

 

 

 

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Les banquiers et les assureurs ont déclaré

la guerre aux citoyens du monde entier:

Défendons notre Droit à la vie !

Guerre mondiale des peuples

contre les escrocs de la Finance.

Par eva R-sistons à l'intolérable

 

 

 

Mes frères, mes soeurs en humanité,

chers citoyens du monde,

relayez cette lettre ! Elle doit circuler partout...

 

J'écrivais il y a plusieurs mois sur mon principal blog http://r-sistons.over-blog.com : "A la mondialisation financière doit répondre la mondialisation des luttes". D'ores et déjà, via Internet, les réseaux sociaux, l'usage des SMS etc,  elles doivent se mener dans le cadre de l'Union Européenne, confrontée aux mêmes fléaux :  Exigences du FMI, via Strauss-Kahn (faux socialiste et vrai ennemi des peuples), agences de notation, spéculations insensées sur des Etats exsangues, prêts accordés à des taux usuriers...

 

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La situation, d'abord :

 

Les Méga-Banques ont pris le contrôle des politiques menées dans le monde. Je ne traiterai pas, ici, des pratiques des traders fous, de la création de bulles, etc. J'irai droit au but : La dette. Les banksters prêtent de l'argent à partir de rien (c'est une imposture !), et elles encouragent l'endettement, pire encore, elles fabriquent des dettes frauduleuses, non remboursables, menaçant tous les pays les uns après les autres. Bref, pays et citoyens sont ruinés, ou sur la voie de l'être. La zone euro risque d'éclater, les économies risquent de s'effondrer.

 

En prenant la tête du FMI, Strauss-Kahn l'a boosté: L'influence de cet organisme carnassier devient tentaculaire. Or, le FMI a ruiné des Etats du Tiers-Monde, en les asphyxiant avec des taux usuriers et en imposant des politiques d'austérité agressives. Et maintenant, il s'en prend à l'Europe et aux Etats-Unis ! Au menu: Des sous, des milliards en fait pour les Banques, et l'austérité drastique, les sacrifices pour les citoyens de base : Postes de fonctionnaires supprimés,  retraites, allocations et salaires amputés, et tout cela pour engraisser des banksters d'une cupidité maladive !  Le prétexte: Relèvement de l'économie, un faux prétexte relayé par les Médias aux ordres des puissances financières.

 

Concrètement, des milliards de citoyens sont pris en otage. Il s'agit, à partir d'une dette folle, du plus grand hold-up de l'Histoire de l'humanité ! Et ce hold-up frauduleux s'accompagne d'un contrôle total de tous les leviers politiques, industriels, médiatiques, etc, et même ... des populations !

 

L'Europe d'aujourd'hui est le "machin" (de Gaulle) des banques, et cette U.E. est-elle même le tremplin du Nouvel Ordre Mondial  en gestation, véritable future dictature planétaire des Méga-Banques. Au programme des banksters: Endettement maximum, juteux pour eux, contrôle total des pays et des populations, crises, pandémies et guerres permanentes réductrices de population, main-mise sur la Santé, l'Education, etc, destruction de toutes les conquêtes sociales et de toutes les libertés...

 

Et aujourd'hui, les Banksters exercent des ravages dans tous les domaines : Neutralisation des citoyens et de la démocratie, destruction des nations souveraines, des Etats, de la politique, de l'économie réelle,  des protections sociales, des services de base, des dépenses publiques, des retraites, des postes de fonctionnaires, des budgets nationaux, des lois, du Droit, de l'indépendanec des Médias, et puis guerres  économiques tueuses d'emplois,  restrictions de dépenses d'infrastructures, surveillance de tous les citoyens considérés comme des terroristes potentiels,  création de nouveaux impôts et de nouvelles taxes (plus discrètes)...

 

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Cibler les Banksters

et les gangsters de l'Assurance

 

Les Etats, les peuples, les Elus, les Médias, sont pris en otage.  Et les Méga-Banques ne sont pas seules responsables : Les Assurances le sont tout autant. Notre combat doit être double: Contre les banksters et contre les gangsters de l'Assurance privée. Une guerre sans merci doit être déclarée à ces prédateurs sans scrupules qui ont pris en otage les peuples et qui organisent  pan  par pan leur appauvrissement (par exemple, fin de la retraite solidaire par  répartition). C'est un véritable génocide contre l'humanité toute entière ! Même la médecine naturelle est en voie d'interdiction,  comme  d'ailleurs  l'alimentation saine, de nos potagers par exemple ...

 

Les dirigeants de ces Organismes, Banques, Assurances, Institutions comme le FMI ou la BM, doivent être mis hors d 'état de nuire. Il existe des Tribunaux de Nuremberg ou de la Haye pour les criminels, il est temps d'obtenir qu'eux aussi ne soient plus les otages de l'Occident, donc qu'ils ne jugent plus seulement les assassins de Juifs ou, de manière scandaleuse, des dirigeants serbes qui ont été attaqués par des puissances coloniales et qui ont défendu, légitimement, leur pays... Ces Tribunaux au service de l'Occident doivent, pour être crédibles, juger les vrais auteurs de crimes de guerre ou contre l'humanité, comme les Bush, les Rumsfeld, les Cheney, les Blair, les Rockefeller, les Rothschild, les Kissinger, etc, ou, désormais, les dirigeants des Grandes Banques, les Méga-Assureurs, ou les Maîtres du Monde, et même les responsables de multinationales du Pétrole, de la Chimie, de l'Agro-Alimentaire, de la Pharmacie, de l'Armement (je viens d'apprendre au sujet d'une grosse société pétrolière française particulièrement opaque, qu'on ne sait même pas vraiment dans quel pays elle opère ! Et lorsqu'on sait, pour ces multinationales, ce que valent la vie des autochtones, des indigènes, etc, il y a de quoi être effrayé !).

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Peuples contre banksters

et gangsters de l'Assurance.

Comment les empêcher de nuire ?

 

Merci à Cantona d'avoir utilisé son nom pour diffuser une idée essentielle: C'est de l'intérieur qu'on peut venir à bout d'un Système assassin, en informant d'abord, ensuite en le coulant par des initiatives intelligentes. Sur mes blogs, j'ai toujours défendu, comme le formidable blogueur ASPETA, l'idée suivante: Ne dépensons pas, pensons... Les manifs, "Ils" en rigolent. Et même les Syndicats nous divisent pour désamorcer la force du mouvement de revendication d'une autre société (je dirais vraiment républicaine, avec les idéaux de liberté, d'égalité, de fraternité, donc société humaine, éthique, juste..). 

 

Nous devons, à mon avis, faire plusieurs choses. Certes, l'idée que deux millions de citoyens marchent sur Bruxelles, est bonne. Mais il y a mieux, et Cantona l'a compris: Il faut vider les Banques, les priver de leurs moyens de nuire aux peuples. Pour mettre l'argent où ? Voici deux pistes: Les Banques solidaires comme la NEF, ou les banques islamistes, éthiques, elles, et attachées à promouvoir le travail, la création d'entreprise, plutôt que le capital moderne, parasite...

 

Ensuite, si nous voulons acheter un bien, patientons, économisons d'abord, et achetons ensuite. Alors, nous priverons les banques de leurs pratiques mafieuses, créant des dettes illimitées, et onéreuses, nous étranglant. Et puis, recentrons nos existences sur l'essentiel, vivons simplement, recherchons le qualitatif plutôt que le quantitatif (l'accumulation de biens), préférons le troc de biens, de services, orientons-nous vers l'économie solidaire et plus généralement, redécouvrons les vertus du lien social, de la solidarité...

 

Et puis, nous devons refuser de payer les dettes, ces intérêts qui s'accumulent et ne seront jamais remboursables, d'ailleurs, en dépit des sacrifices toujours plus consentis par les citoyens de base. Faisons comme l'Argentine, qui s'en est sortie en annulant elle-même sa dette !

 

Il y a une manière intelligence de combattre efficacement. Sans nous, "Ils" ne sont rien. Montrons-leur notre pouvoir, en changeant nos modes de vie, nos projets, nos besoins, nos orientations, et privons-les de leurs instruments mortifères d'asservissement... Alors, nous aurons vaincu un Système inique, prédateur, assassin, qui de surcroît hypothèque l'avenir de nos enfants, de nos descendants.

 

Je suis d'accord pour prendre la tête, avec Cantona et avec d'autres, de ce combat VITAL pour les peuples, et pour l'avenir même de l'humanité, et de mettre ma voix, plus forte et plus efficace que ma plume, au service des citoyens spoliés.  

 

Cantona, le combat commence ! Tous ensemble... Et finalement, peut-être la crise est-elle l'occasion historique de changer les choses ? 

 

Eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com

 

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(eva) En cherchant des illustrations sur Google,

je tombe sur un de mes posts, je le republie

 

Éviter les illusions : Le grand échiquier

Simon Davies
Le 27 février 2009

:

 

Bien que cela puisse semble tout à fait évident, je vais quand même dire que nous avons souvent tendance à oublier qu’une communication intelligible est essentielle à la compréhension mutuelle. Sans compréhension commune de ce que nous nous disons les uns aux autres, nous nous retrouvons à la dérive au Babel-land. Le risque pour nous tous de l’absence de compréhension commune ne pourrait être surestimé.

 

Au milieu du déluge de renflouages, de paquets de sauvetage et de stimulus, il n'y a aucune communication claire concernant exactement pourquoi sont prises ces mesures et comment elles entendent améliorer la vie des gens ordinaires. Il est évident que c’est délibéré. Si nous, les gens normaux de la planète, avions une compréhension commune de ce qui se passe réellement, nous déciderions que nous n’approuvons pas, nous conviendrions précisément du pourquoi nous n’approuvons pas et nous nous accorderions probablement sur ce que nous souhaiterions voir se produire à la place. Ceux qui contrôlent notre monde savent cela, aussi font-ils en sorte qu'aucune entendement commun ne perce ; ils ont besoin de la confusion. En fait, ils créent la confusion.

 

Ils le font parce que, si suffisamment de gens parvenaient vraiment à saisir ce qui se passe réellement sur cette planète, une masse critique pourrait être atteinte, et nous déciderions collectivement de ne plus tolérer la manière d’être du monde et, plus important encore, nous pourrions avoir une direction commune pour sortir de la pagaille.

 

Afin d’assurer que nous ne puissions développer cette direction commune, les contrôleurs, ou les Managers, comme les appelait Douglas Reed, veillent sans cesse à ce que nous soyons en état de confusion. La condition préalable à la réalisation de cette confusion, c'est que nous soyons maintenus en état de peur mutuelle constante, grâce auquel nous considérons les « autres » comme une menace, tant pour nous que pour nos biens, notre statut social, position au travail, place dans notre communauté, situation économique et même pour notre survie.

 

Nos sociétés ont été organisées de telle manière que les riches craignent les pauvres, la classe moyenne a peur des travailleurs syndiqués, les races et les croyances religieuses se craignent l’une l’autre, et ainsi de suite quasiment à l’infini. Nous rivalisons plutôt que coopérons et nous redoutons et haïssons plutôt qu'aimons et compatissons. Toutes nos religions, tous nos partis politiques, toutes nos croyances ont été manigancés de manière à nous maintenir en état de peur. Chaque société reflète dans la peur de son peuple les inégalités et l'injustice de sa structure sociale et le programme politique et social du gratin régnant.

 

Pour la plupart des gens dans les pays soi-disant « libres » du monde occidental, la peur est en général envers l’un l’autre, et envers l’étranger, qu'il soit immigrant ou « terroriste, » mais cette situation a changé, car nous avons de plus en plus conscience de l’effrayant pouvoir de l’État quand il manifeste sa brutalité contre nos manifestations, quand il rogne peu à peu nos « libertés » et engage nos nations dans des guerres et des exactions criminelles et immorales. Afin d'accumuler de plus grands pouvoirs pour lui-même, l'État manipule la peur des gens, sous prétexte de « guerre contre le terrorisme », « guerre à la drogue », d'immigration et d'insécurité économique. La superposition de la peur est un barrage constant à l'information contradictoire, la fausse information et la désinformation étant échafaudées de manière à ce qu'aucune image nette de la réalité ne puisse être perçue. En un mot, l'État utilise la technique du Transmarginal Inhibition [sorte de programmation pavlovienne, ndt] pour rendre la majorité des gens passifs, apathiques, dociles et confus.

 

Les gens en état de confusion perpétuelle sont impuissants et incapables d'action collective cohérente. La tactique a toujours été de diviser pour régner.

 

Il se déroule une lutte qui décidera de l'avenir de cette planète et de sa population. Contre les gens normaux se déploie un système morbide, dominé par des psychopathes de toutes races, croyances et couleurs. Ces psychopathes n’ont pas un objectif bien compréhensible pour les gens normaux ; leur but est le pouvoir, le pouvoir pour eux-mêmes. Ils ne poursuivent aucun objectif stratégique politique ou économique, il n'existe aucune terre précise qu'ils convoitent, ni degré de richesse qu’ils ambitionnent, car il n'y a pas suffisamment de terres, ni assez de richesses pour les satisfaire. Il n'existe pas non plus de limite à la souffrance qu’ils infligeront pour avoir l’air de se réjouir des bains de sang, des actes de torture et de la misère. Ils cherchent le contrôle absolu, aucun marché ni pourparler ne peut les satisfaire, il n'y a aucun traité qui puisse mettre fin à leur progression avide, ni principe qui puisse les limiter.

 

Chaque institution de notre monde, nos gouvernements, entreprises et religions, reflètent l’aliénation du psychopathe. Nous avons grandi et élevé nos enfants dans un monde dominé par cette morbidité et ces êtres.

 

Pourtant, le psychopathe a une faiblesse fondamentale. Comme tout prédateur rodant dans la nature, dont le manger dépend de leur camouflage, ils ont une peur immense d’être découverts. C'est cette peur innée d’être exposé domine une grande partie de ce qu'ils font et explique l’état d'immense peur et de confusion dans lequel ils nous maintiennent. La peur et la confusion du monde sont un stratagème délibéré des psychopathes pour éviter d’être découverts.

 

Nous ne pouvons lutter avec des armes de guerre contre les psychopathes et le système malsain qu'ils ont créé, car ils contrôlent la plus grande des machines de guerre que le monde ait jamais vu ; nous ne pouvons réussir par aucun autre moyen qu’une simple et toute-puissante révolution, une révolution de vérité. Pour que la vérité révèle le mensonge et que le psychopathe dépérisse à la lumière de la vérité.

 

Comme Saint Paul l’a admirablement déclaré, la vérité nous rendra en plus libres. Elle nous libérera de la peur et de la confusion, car la vérité n'est pas politique, religieuse ou autre, elle se dresse sur elle-même. Mais trouver la vérité n'est pas tâche aisée, car elle demeure cachée derrière des voiles et des voiles. Notre tâche est donc d’ôter sans pitié chaque voile ; sans pitié surtout pour nous-mêmes et la vague chaleur des mensonges religieux et philosophiques que nous avons utilisé comme de la laine sur nos yeux.

 

Nous découvrirons sur le monde et sur nous-mêmes des horreurs qui interpelleront tout ce que nous prenions pour acquis, mais, si nous n'avons pas le cran de faire face à ces horreurs, à ces vérités sur nous-mêmes et notre monde, nous perdrons, et le monde sombrera dans des ténèbres d’où il ne pourra plus jamais se redresser. Les psychopathes dominent le monde depuis des millénaires, mais aujourd'hui ils ont le pouvoir de détruire ce monde sans la capacité de comprendre ce que cela signifie réellement. Comme Andrew M. Lobaczewski l’a présenté dans Ponérologie politique, « Les microbes ne savent pas qu'ils seront brûlés vifs ou enterrés profondément dans le sol avec le corps humain qu’ils font mourir. »

 

Lorsque nous éliminons les mensonges, le système qui nous retient captifs ne ressemble plus au monde dans lequel nous pensions vivre. Toute limite et caractéristique du monde en lesquelles notre conditionnement nous faisait croire sont des illusions artificielles, créées tout simplement comme cadre de contrôle. Pour ceux qui mènent véritablement le monde, il n'y a pas de frontières ; pour eux il n'y a ni État nation, ni loi, ni moralité ; il n’y a que le pouvoir.

 

L'argent et l'économie ne sont que des outils d’obtention du pouvoir, de sorte que tout ce que nous observons dans le domaine économique et de l'argent découle tout simplement de l’accumulation perpétuelle de pouvoir. Pourtant, nous devons comprendre que le système, la Matrice, n'est pas quelque chose que nous découvrirons soudain un jour et que nous serons capables de désigner en disant : « voyez, elle est là, » car elle nous entoure ; tout ce que nous voyons est au mieux un simple reflet de ce qui se passe à des niveaux que nous ne pouvons pénétrer.

 

Dans cet esprit, revenons à la question de la confusion. Il nous semble que l'immense confusion entourant la crise économique est un élément clef pour percevoir la Matrice. Il nous semble que ceux qui mènent le monde, les Managers, comptent sur cette confusion pour faire en sorte que nous prenions une voie particulière qui est à leur avantage. Nous pensons que la voie qu’ils nous font descendre est proche d’une débâcle économique totale entraînant le naufrage de l'ordre social existant et l'imposition d’une dictature militaire ouverte. C’est la conséquence finale évidente de ce qu'ils font et c’est donc leur intention.

 

C'est précisément le scénario envisagé en novembre 2008 dans une monographie de l'Institut des Études Stratégiques intitulée « Known Unknowns : Unconventional 'Strategic Shocks' in Defense Strategy Development, » (Inconnus notoires : ‘Chocs stratégiques’ non conventionnels dans le développement de la stratégie de défense) dans laquelle il est indiqué :
 

La violence civile répandue à l’intérieur des États-Unis pourrait en dernier recours forcer l’ordre établi à réorienter les priorités pour défendre l’ordre national élémentaire et la sécurité humaine. L’usage délibéré d’armes de destruction de masse ou tout autre moyen catastrophique, effondrement économique imprévu, détérioration du fonctionnement politique et de l'ordre légal, résistance interne déterminée ou insurrection, urgence sanitaire généralisée dans le public, et catastrophe naturelle et désastre humain sont autant de pistes pour un choc perturbateur dans le pays.


C'est aussi la raison pour laquelle la police métropolitaine du Royaume-Uni a entamé une guerre de propagande contre la population au moment où ils ont rendu compte au journal The Guardian :


Le commissaire de police Hartshorn David, qui dirige la branche de l'ordre public de la police métropolitaine, a dit au Guardian que des individus de la classe moyenne, qui n’auraient jamais envisagé de participer à des manifestations, pourraient désormais chercher à évacuer leur colère dans des protestations cette année.

 

Il a dit que les banques, en particulier celles qui continuent encore à payer de grosses primes malgré qu’elles aient reçu des milliards de l’argent du contribuable, sont devenues des « cibles persistantes. » Il en va de même pour le siège social des compagnies multinationales et des autres institutions financières de la City, qui sont responsables de la crise financière.

 

Hartshorn, qui organise régulièrement des réunions d'information sur les causes possibles des troubles civils, a déclaré que l'état d'esprit dans certaines manifestations a récemment changé, avec des activistes qui ont de plus en plus « l'intention de descendre dans la rue pour créer des troubles contre l'ordre public. »

 

L'alerte arrive à la suite de violentes manifestations contre le traitement de l'économie en Europe. Au cours des dernières semaines, les agriculteurs grecs ont bloqué les routes à cause de l’échec à relever les prix agricoles ; un million de travailleurs ont pris part à des manifestations en France pour demander une plus grande protection de l'emploi et des salaires ; et les manifestants se sont affrontés à la police de Reykjavik en Islande.

 

Au Royaume-Uni, le mois dernier, des centaines de travailleurs de la raffinerie pétrolière ont lancé une grève sauvage contre le recours aux travailleurs étrangers.

 

Des rapports du renseignement indiquent que « des activistes connus » sont aussi de retour dans les rues, et les policiers affirment qu'ils vont fomenter des troubles. « Ces gens pourraient bien motiver les gens, mais ils n'ont pas la capacité de mettre réellement à exécution les manifestations, » a déclaré Hartshorn. « Manifestement, le ralentissement économique, le chômage, les saisies, changent cela. Soudain, il existe pour les gens la possibilité d’une manifestation de masse. »


Il est évident qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni, ceux qui contrôlent l'armée, la police et le renseignement sont à la recherche d’un conflit généralisé.

Ils sont tout simplement en train de préparer les esprits à la violence qu'ils ont eux-mêmes projeté de déchaîner sur nous. Cette violence sera utilisée pour justifier la dictature, la répression civile, les arrestations massives et l'incarcération sans procès. (Note d'eva: Cantona a raison: Pas de manifestations, pas de révolutions, minons le Système assassin de l'intérieur...).

 

Dans son From Smoke to Smother (De la fumée à en étouffer) (1948), Douglas Reed prévoyait exactement ce scénario quand il écrivait sur la Dictature Mondiale qu’il voyait monter sous le couvert de l'Organisation des Nations Unies, introduite grâce aux « pouvoirs d'urgence », à la « direction du travail » et au « rationnement du pain. »

 

Nous avons désormais les « pouvoirs d'urgence » en place : le Patriot Act, la loi relative aux commissions militaires, etc aux Etats-Unis, les lois relatives au terrorisme au Royaume-Uni (pour n'en nommer que quelques-unes). Bientôt nous aurons la « direction du travail, » car, l'économie tombant en ruines, pour les compagnies mondiales, travailler pour l'État ou grâce à l'État deviendra une nécessité face à la famine. En temps voulu, avec la débâcle du commerce mondial et de la structure sociale, il y aura sans aucun doute quelque sorte de « rationnement du pain. » Que ce soit un véritable rationnement ou plutôt un simple moyen de privation contre ceux qui ne s'inclinent pas devant le pouvoir de l'empire étasunien et israélien.

 

Pourtant, nous voyons à présent que l'Organisation des Nations Unies pourrait avoir toujours été une couverture. Depuis 50 ans, les fondamentalistes chrétiens et les théoriciens de la conspiration des États-Unis et d’ailleurs, déclament avec véhémence sur le Nouvel Ordre Mondial de l'ONU tout en décrivant les États-Unis en bastion des libertés et seule puissance qui puisse s'opposer à l'ONU et au monde. Cela a rendu les gens très imaginatifs incapables de voir où se trouve le véritable danger.

 

Même Douglas Reed considérait l'ONU comme l’organisme supranational qui imposerait la première Dictature Mondiale. Et à quel point s’est-on trompé quand on voit l'invasion de l'Irak fondée entièrement sur des armes imaginaires, les brimades envers l'Iran parce que ce pays est sur le chemin de l'hégémonie des États-Unis et d’Israël, pendant que le génocide éhonté perpétré par Israël est passé inaperçu encore moins abordé par les Nations Unies impuissantes ?

 

De la même manière, nous serons confrontés à un ou plusieurs organismes supranationaux établis, comme l'Organisation des Nations Unies l’a été, au prétexte du « plus jamais ça. » Cette fois, le « plus jamais ça » est d'ordre économique, mais il deviendra militaire à la suite de l'agitation sociale et de la violence étatique. Les mêmes mensonges seront débités pour justifier ces institutions, comme dans les années 40, et, encore une fois, il y aura cachés derrière ces repoussoirs ce qui dirige véritablement le monde : les États-Unis et Israël.

 

Les Managers ont conçu cette crise, sa forme, portée et ampleur, de manière à ce que nos gouvernements ne puissent rien faire en dehors des limites qui leur sont imposées, même s’ils voient et comprennent dans quel piège nous sommes tous.

 

La crise bancaire a été manigancée habilement grâce à la transformation de la banque en casino mu par la cupidité à haut risque, permise par la fourberie de la disparition de toute réglementation, et au surplus de la masse monétaire. Le système bancaire est d’une nature telle qu'il aboutit inévitablement à l’endettement poussé par la bulle du prix des actifs, qui extirpe des millions aux prisonnier de la dette et fait perdre des milliards aux esclaves. Année après année, les fusions bancaires ont abouti à un petit nombre de banques qui en viennent à dominer le monde, avec pour conséquence inévitable le fait que l'existence même du système entier repose désormais sur leurs épaules.

 

Pourtant, on a délibérément permis à ces banques d’être dirigées de façon désinvolte et immorale, avec très peu de supervision adéquate. De même, le monde est devenu dominé par un petit nombre de compagnies mondiales qui contrôlent l'accès à l'énergie, à l'alimentation, et aux autres choses essentielles et non essentielles de la vie. Nos systèmes politiques sont devenus otages de l'intérêt de ces empires bancaires et corporatistes. Nos gouvernements sont tellement dominés par eux que l’administration étasunienne a été qualifiée de « gouvernement Sachs » en référence au nombre de postes ministériels occupés par des gens de Goldman Sachs.

 

Les gouvernements de nos nations ne sont désormais plus que de simples marionnettes des banques et des compagnies qui dominent le monde, elles-mêmes marionnettes des Managers cachés qui imposent leur autorité grâce à la puissance militaire et l’État policier.

 

C’était tout le piège, conçu pour aboutir exactement à cette situation sans échappatoire évidente. Nos dirigeants politiques, nos fonctionnaires, nos banquiers et dirigeants d'entreprises, sont tous le produit d'un système qui leur a fourni un cadre de réalité fallacieux, limité et manigancé de telle sorte que le psychopathe monte au sommet et que le non-psychopathe devienne si désespérément contaminé qu'il pourrait aussi bien être psychopathe. Leurs croyances sur le monde sont tellement aliénées qu'ils se permettent de piller et détruire des populations et des nations entières, et se justifieront de la répression et de la destruction de leur propre peuple. On nous dit pourtant que nous devons nous en remettre à ces gens pour nous sortir de la chienlit qu'ils ont créé.

 

La grande majorité de ces gens n’ont pas créé sciemment ce gâchis, ils ont tout simplement participé à sa création parce que c'est leur manière d’être, c’est le reflet de leur nature, ils ne peuvent être autrement et ne pouvait rien faire d'autre.

 

Mais derrière eux se trouvent ceux qui sont très conscients des actions qu'ils prennent et qui ont un agenda clair et précis. La manière de travailler de ces Managers est simple, ils comprennent la nature des psychopathes, puisque c'est la leur, et les faiblesses des gens normaux, et ils jouent avec eux. Ils élaborent des environnements dans lesquels prospéreront les psychopathes et où deviendront dominants les points faibles des gens comme la cupidité et l'avarice. Le système capitaliste du marché libre est exactement ce genre de cadre, un milieu facile à truquer par les Managers pour créer tous les effets qu’ils souhaitent.

 

Le dénouement qu’ils ont voulu et cristallisé est l'effondrement du système, exactement comme nous le voyons ; l'inévitable bataille frénétique de leurs larbins pour les « solutions, » qui font elles-mêmes partie du plan, avec l’organisation simultanée du pillage des trésors nationaux dans le monde entier, de manière à arracher le maximum de richesses, augmente la dette de manière exponentielle et crée des personnages détestés dans les banques et chez les banquiers pour que les masses dirigent leur colère contre eux.

 

Chaque pièce de l'échiquier a sa raison d’être. Les dirigeants politiques sont choisis pour leur caractère, que ce soit Obama, pour son charisme apparent, au contraire de Bush, Brown, pour son air maussade, ou Sarkozy, pour son arrogance sans borne. Les banques ont été organisées de manière à faire faillite, pour ensuite solliciter l'argent public au dégoût et à la colère inévitable des masses. Les machines de guerre ont été endurcies au combat, le personnel militaire et policier conditionné à la mentalité « guerre à la terreur, un terroriste demeure dans chaque individu, » les gens ont suscité la peur et la confusion. La masse des gens a été réduite à une foule ignorante et confuse, aisément dirigée, manipulée dans la violence ou la soumission, exactement comme le souhaitent les Managers. À aucun moment les Managers ne peuvent être identifiés, car ils ne sont jamais sur l'échiquier.

 

Pour beaucoup, l'idée que notre monde est un échiquier géant est indigeste. Ceux-là retombent dans les illusions de la Matrice, recherchant toujours une explication plus confortable, plus rassurante. Comme le disait Douglas Reed, « Les hommes sont prompts à trembler devant les dangers imaginaires et lents à voir les vrais. »

 

Nous sommes entraînés vers l'apocalypse économique, l’effondrement de la société et la dictature totalitaire ; c’est aussi simple que ça. Refuser la réalité rend victime, l’affronter construit l’avenir des gens.

   

 


Original : www.sott.net/articles/show/177021-Cutting-through-the-illusion-The-Grand-Chessboard

 

le 23 février 2009.

Traduction: Pétrus Lombard.

 Articles de Simon Davies publiés par Mondialisation.ca
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12481
et sur http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-28526034.html

 

 


le_capitalisme_epuise.jpg

 

RENOUONS AVEC LA VICTOIRE CONSTRUISONS-LA !
Michel Peyret

 

Jean-Claude Guillebaud, à l’occasion d’un de ses derniers billets de Sud Ouest Dimanche, mettait en évidence la « sourde inquiétude » qu’il percevait en France et, plus largement encore, chez les peuples d’Europe.

A sa façon, il montrait ce que je m’efforce de faire depuis pas mal de temps déjà, à savoir que « la question des retraites n’était pas seule en cause » dans la crise sociale actuelle.

LE SOURD MALAISE

« Cette réforme-là, poursuivait-il, lancée dans un climat de suspicion et de scandales, a favorisé la cristallisation de quantités de frustrations éparses, de colères rentrées, de désarroi confus...Une chose est sûre : le sourd malaise est plus profond qu’on ne le croit.

 

suite ici :

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1008

 

 

Ne pas détruire les banques : les saisir !
par Frédéric Lordon

http://blog.mondediplo.net/2010-12-02-Ne-pas-detruire-les-banques-les-saisir

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1001

 

 

La Grèce et l’Irlande en voie de Tiers-Mondialisation - Bernard Conte

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article997

 

Source : www.agoravox.fr - vendredi 3 décembre 2010

 

.

DSK, une candidature dangereuse ?
par Paul Villach

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1002

 

 

.

Opinion: Programme de sortie de crise

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-la-crise-peut-etre-une-chance-historique-de-changer-les-choses-programme-62515378.html

 

 

 

 

 

Avocats d'Affaires, Présidents de la République

L'article d'eva R-sistons publié à l'instant:

 


Jean-François Copé

http://www.lepost.fr/article/2008/04/09/1178846_l-ump-et-les-ogm-un-concours-de-lachete-et-d-inelegance.html

 

Méfiance ! Avocat d'Affaires...


Pour devenir Président de la République, voici l'homme idéal pour le Nouvel Ordre Mondial carnivore : L'avocat d'Affaires. Pourquoi ?

 

Définition: Un avocat d'Affaires "a pour clients des sociétés. Ses activités se rapprochent de celles du conseil en stratégie. Il a pour spécialité, selon les cas, le droit financier, le droit boursier (..) Il exerce dans des cabinets spécialisés, français, mais aussi assez souvent – à Paris – dans des cabinets anglo-saxons. "L’avocat d’affaires diffère du juriste d’abord du fait de son diplôme d’avocat, bien sûr, mais aussi par ses facilités relationnelles, indispensables dans ses relations avec les clients (..) L’avocat d’affaires est en général sous statut libéral" (http://www.letudiant.fr/etudes/30-filieres-pour-gagner-plus-14915/avocat-daffaires-12982.html)

Les mots soulignés représentent, finalement, ce dont les citoyens se méfient de plus en plus. Sarkozy, Copé, honnis, sont des avocats d'Affaires: Multipliant les relations haut placées, au service de grosses sociétés surtout financières, souvent anglo-saxonnes (la City n'est pas loin !), défendant le libéralisme dont les peuples ne veulent pas...

Le Nouvel Ordre Mondial qui décime la planète, adore les avocats d'affaires, et les promeut aux fonctions les plus importantes, même présidentielles. Deux atouts essentiels:

 

suite ici :

 

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive/2010/12/07/profession-avocat-d-affaires-president-de-la-republique-ensu.html

 

 

 

 

3 300 milliards dollars États-Unis 2 000 milliards EuropeMille milliards de mille sabords (et autant de bobards)mille milliards de mille bobards sabords 8593

6 décembre 2010 14:40, Les mots ont un sens, par Napakatbra
3 300 milliards de dollars aux États-Unis, 2 000 milliards d'euros pour l'Europe. Les États banquent... Une crise, quelle crise ? La crise est finie, puisqu'on vous le dit.... 3 300 milliards dollars États-Unis 2 000 milliards Europe. Mille milliards de mille sabords (et autant de bobards) - LMOUS

3 300 milliards de dollars aux États-Unis, 2 000 milliards d'euros pour l'Europe. Les États banquent... en toute discrétion.

Mensonges, crise financière

Mercredi dernier, sous la contrainte du Congrès, la réserve fédérale US s'est résignée à publier le détail des 21 000 transactions effectuées entre le 1er décembre 2007 et le 21 juillet 2010. Sur cette période de panique généralisée, la Fed a distribué 3300 milliards de dollars d'aides d'urgence. Et l'on découvre qu'on a frôlé la catastrophe planétaire, malgré les déclarations éminemment rassurantes de nos valeureux dirigeants.

 


3 300 milliards de dollars aux États-Unis

Depuis le début de la crise, des banques réputées "solides" se sont succédé au guichet de la Fed pour quémander des centaines de milliards de dollars d'aides en tous genres. Par exemple, Citigroup a demandé l'intervention de la Fed au moins 174 fois. Même topo pour Merrill Lynch, Goldman Sachs et Morgan Stanley, parmi tant d'autres.

Mais aussi des banques étrangères. UBS a reçu 74,5 milliards. 200 milliards pour la Barclays. BNP Paribas, Société Générale, Natixis, Dexia, Bayerische Landesbank, Dresdner Bank et Commerzbank et même... la Banque centrale européenne ont également bénéficié de ces aides d'urgence. Mais aussi des sociétés commerciales. Caterpillar, Harley-Davidson, General Electric, McDonald's, Toyota (...) ont tiré profit de ces programmes de prêts gratuits débloqués en catastrophe. Bref, du sauve-qui-peut à qui-n'en-veut.

 


Comme des petits pains...

"Je pense que nos actions ont empêché un résultat encore plus désastreux", s'est défendu Donald L. Kohn, l'ancien vice-président de la Fed. D'autant que la plupart de ces aides seraient maintenant remboursées. "Après des années de tergiversations de la Fed, le peuple américain est enfin informé des détails incroyables et à couper le souffle du plan de sauvetage [...] de Wall Street et des entreprises" privées, a déclaré Bernard Sanders, sénateur du Vermont, qui n'en revient toujours pas que la Fed soit devenue la "banque centrale du monde".

 


2 000 milliards d'euros en Europe

En Europe, ce sont plus de 2 000 milliards d'euros d'aides d'État qui ont été refourgués aux établissements financiers, en 2008 (957) et 2009 (1106), selon un récent rapport de la Commission européenne. Ces aides sont quasiment intégralement liées à la crise. Bien sûr, pendant tout ce temps, les autorités (ultra)compétentes ont toujours prétendu que la situation était sous contrôle. Dormez tranquilles, citoyens.

Pendant ce temps là, la Grèce et l'Irlande se sont écroulées, le Portugal titube, l'Espagne vacille... Et, 50 millions de chomeurs plus tard, les banques continuent de spéculer à tout va, sans aucun contrôle, reversant des records de bonus en tous genres à leurs tauliers.


Plus belle, la crise...

http://www.lesmotsontunsens.com/mille-milliards-de-mille-bobards-sabords-8593

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

A lire également :

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 08:01
Critique positive
de la Coordination interprofessionnelle née à Tours
 
 

Bonjour à toutes et à tous,

   Une coordination qui n’ose pas s’appeler "coordination" par peur de froisser les syndicats ; une coordination qui imite les défauts des syndicats, notamment en ne se réunissant qu’une fois par mois ; une telle coordination est tout simplement à la remorque des syndicats. Elle est donc d’une grande inefficacité.

   De plus, cette coordination est effectivement née trop tard, ce qui aurait pu n’être pas bien grave, car sa seule existence, si elle avait su se faire connaître de tous, aurait pu relancer le mouvement à condition d’adopter des slogans clairs comme « retrait de la contre-réforme ! » et « grève générale illimitée ! ».

   Mais, en organisant sa seconde réunion trois semaines après la première, cette coordination s’est suicidée ; parce que, vu la situation, il était clair que trois semaines après, le mouvement serait terminé depuis longtemps. Or une coordination ne vit en tant que telle que comme émanation d’un mouvement.

   Quand elle se prolonge trop longtemps après la fin du mouvement de contestation qu’elle a autogéré, une coordination se transforme en un cloaque où les bureaucrates de divers partis et syndicats viennent à la pêche aux militants ; car, le seul but des bureaucrates, c’est de vendre des cartes de militants. Ils appellent cela "capitaliser les bénéfices de la lutte". Quel langage !

   Néanmoins, et c’est là l’essentiel, c’est la toute première fois dans l’histoire de la lutte des classes que le prolétariat parvient à s’auto-organiser à un niveau national en une coordination commune à tous les secteurs en lutte. Ce simple fait dépasse de loin en importance toutes les critiques qu’il est légitime d’en faire, car il est bien normal que la toute première fois, de nombreuses erreurs soient commises.

   Ce qui compte, c’est que cette coordination ait su naître, car cela est de bon augure pour l’avenir de la lutte de classe. L’expérience aidant, ce qui s’est fait une première fois se refera en mieux la fois suivante.

Bien à vous,
do
http://mai68.org

Une coordination doit se réunir une fois par semaine.

Lors de cette réunion, il est essentiel de fixer, entre autres choses, le prochain rendez-vous de la coordination, lieu, jour, heure, hébergement, etc.

Ce rendez-vous devra bien entendu être indiqué dans le texte que publiera la coordination après chacune de ses réunions.

La Coordination de Tours : un espoir pour l’avenir ?

 


http://mai68.org/spip/spip.php?article1772

Appel de la seconde réunion de la coordination nationale interprofessionnelle :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1773

QU’EST-CE QU’UNE COORDINATION ?

http://mai68.org/spip/spip.php?article1081

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 06:12

 

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Pour qu’elles ne soient pas, une fois de plus, le marchepied au service de l’avenir obscur de quelques uns, mais au contraire une grande explication doublé d’un grand pari sur l’Avenir (« A comme avenir »), notre avenir à tous que nous devons nous réapproprier.

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Si l'on devait s'y résoudre néanmoins, pour décrire à nos enfants quel

monde nous allons, en toute probabilité, leur livrer à cet horizon, il faudrait

alors leur donner de tristes conseils : « Préparez-vous à vivre dans un pays

ressemblant à un immense parc d'attraction touristique, parsemé de

quelques musées. Préparez-vous à vivre dans une Europe qui sera la

Venise du XXIème siècle, un continent placé sous la tutelle des autres, des

Etats-Unis pour faire la guerre, de la Chine pour produire et consommer.

Faites de bonnes études ! Gardien de gîte rural, animateur de parc

d'attraction, soldat de l'OTAN, financier ou fonctionnaire européen pour

les plus vernis ou les mieux nés ! Et puis, n'oubliez pas d'épargner

massivement tout ce que vous pourrez, histoire de vous payer l'hôpital, de

capitaliser pour votre sortie de la vie active... »

Cet « avenir » est celui que nous promettent silencieusement tous les

bonimenteurs de l'Union européenne, ceux qui nous gouvernent depuis des

bureaux et des comités sans que nous puissions jamais les renvoyer, et

leurs complices qui, sollicitant nos suffrages lors des élections, notamment

européennes, jurent à chaque fois leurs grands dieux que cette fois, « ça va

vraiment changer. »

Mais devons-nous renoncer à l'Avenir pour assurer « leur » petit avenir, à

eux qui depuis presque 20 ans nous ont mené de déceptions en

déconvenues, de marchandages calamiteux en capitulation en rase

campagne face à la prétendue fatalité ?

Pouvons-nous nous contenter, pour nous-mêmes et nos enfants, de cette

gigantesque régression morale et historique qui consiste, sans nécessité, à

provoquer la ruine de la démocratie, du progrès économique et social, de la

diversité culturelle et du bien-être quotidien de centaines de millions de

femmes et d'hommes, à qui l'on accorde surtout un droit, celui de se taire ?

Non bien sûr, nous ne le pouvons pas. Nous ne le devons pas. Pour

conjurer ce cauchemar éveillé d'une Union européenne nous entraînant

toujours plus loin vers le pire...etc...Vous pouvez lire la suite sur ce lien :

 

 

Le petit livre mauve

  http://www.debout-la-republique.fr/forms/V2/LM/minisite.html

 

 


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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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