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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 02:58

 

http://pedagogie2.ac-reunion.fr/collecontedelisle/cafe/pays%20producteurs.htm

 Cote d'Ivoire.jpg (34195 octets)

 

INVESTIG'ACTION - michelcollon.info

Côte d'Ivoire - Un pays sous influences - Jean Pestieau
Les intérêts US et français doivent-ils passer avant une guerre meurtrière entre Africains?

Les élections de Côte d'Ivoire : chronique d'un échec annoncé - Pascal Sané
"La naïveté, passé 50 ans d'indépendance, est impardonnable!"

Les guerres états-uniennes pour piller l'Afrique - Anonyme
L'instabilité en Côte d'Ivoire n'est pas le fruit du hasard

Peuples de Côte d'Ivoire et d'Afrique maintenez votre lucidité - Bernard Founou Tchuigoua
Qu'importe la démocratie pourvu qu'il y ait l'accès aux ressources naturelles

Côte d'Ivoire : le troublant jeu des Nations Unies - Vladimir Caller
Honduras, Kossovo, Côte d'Ivoire: notions de démocratie variables

Côte d'Ivoire : une agression armée sans fondement - Ivoire Vérité
L'intervention militaire plutôt que le respect des lois: que veut la communauté internationale?

Minuit moins cinq en Côte d'Ivoire - Olivier Mukuna
Confrontation des deux points de vue

Qui est Alassane Ouattara ? - Front de Libération Nationale Congolais
Le candidat de la mondialisation en Afrique reconnu par les puissances occidentales

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:27

De la Tunisie, de l’Algérie et du Niger…


http://www.palestine-solidarite.org/dossier.religion_musulmane.Tariq_Ramadan.121007.htmmardi 11 janvier 2011,

 

par Tariq Ramadan


Il fallait bien un dictateur pour affirmer que les émeutes de la rue tunisienne sont des ingérences « de l’étranger » et des actes « impardonnables » assimilables au « terrorisme ». Le bon pouvoir tunisien, démocratique et non corrompu, sait de quoi il parle. Les alliés occidentaux manifestent quelques inquiétudes mais pas, ou peu, de condamnations. La police et l’armée tirent sur les civils à balles réelles, les morts se comptent déjà par dizaines, mais ce n’est point encore suffisant pour alarmer les cabinets occidentaux. L’allié tunisien a des privilèges particuliers, au sein la communauté internationale, pour traiter comme il se doit son opposition ou toute tentative de résister à sa dictature et à son oppression.


La Tunisie n’est pas une démocratie : c’est une dictature qui pratique l’assassinat politique, la torture et dont le gouvernement vit de la corruption la plus répandue. Il faut soutenir la population en général et les jeunes en particulier qui descendent dans la rue et qui demandent à ce que leur liberté et leurs droits soient protégés et respectés. Il est l’heure, il est temps, de mettre un terme à cette mascarade de démocratie et de progrès soi-disant « modernistes » destinée à tromper les touristes ou les « mal-informés ». Il est l’heure, il est temps, de dire au peuple qui se réveille que nous sommes de son côté, que nous ne sommes point dupes et que les Tunisiens ont raison de se révolter. Quant à tous ceux qui font silence ou qui veulent préserver leurs intérêts politiques, économiques ou touristiques… il leur restera la honte. Que ces émeutes finissent par le succès ou l’échec, il restera le principe et la cause : résister à un dictateur et dénoncer ses alliés (dictateurs, démocrates ou/et hypocrites)


En Algérie, les choses semblent se calmer et pourtant les revendications demeurent légitimes. Ou passe donc la manne pétrolière ? Qui sont ces corrompus qui se remplissent les poches de commerces, de gains frauduleux ou de commissions illicites alors que le peuple d’Algérie s’appauvrit, que le chômage augmente et que le système entier s’affaisse sur une population qui étouffe. Un système fermé, une corruption généralisée, des mensonges et des manipulations : l’Algérie va mal alors que son président est malade. La rue s’est exprimée et s’exprimera encore. Ces prochains jours ou ces prochaines semaines : il faudra bien l’entendre. Il sera l’heure, il sera temps.


Depuis le Niger nous parviennent les nouvelles de l’horreur. Deux jeunes français enlevés puis froidement assassinés. La condamnation de ces actes odieux est claire, tranchante, définitive. Cela ne peut être, ne doit pas être et il faut combattre ces groupes extrémistes, manipulés ou manipulateurs (de la religion, de ses principes ou d’autres références ou causes...). Comme nous l’avions fait au Colloque International de Musulmans de l’Espace Francophone (CIMEF) en juillet 2010, il faut répéter que rien ne peut justifier l’assassinat d’innocents (et des actes de cette nature) au nom de l’islam ou d’un quelconque engagement politique.

 

Au moment où nous prononçons cette condamnation de façon ferme et audible, nous désirons exprimer des réserves tout aussi claires sur la stratégie des gouvernements africains et français quant au traitement de la menace de ces groupuscules et réseaux extrémistes violents. Trois militaires africains rencontrés cet été nous ont fait part de leur cas de conscience, de leurs inquiétudes et de leurs angoisses résultants des ordres qu’ils reçoivent et de la façon dont on leur demande d’opérer dans le Sahel face à ces réseaux, où se mêlent des extrémistes, des bandits et des pilleurs. On leur ordonne de ne faire aucun prisonnier, de liquider tous les membres des groupes une fois qu’ils sont localisés, armés ou pas, en état de combat ou non.

 

Un des militaires a une fois appelé son commandement en l’informant qu’ils avaient localisé un groupuscule et que ce dernier était restreint, pas en état de combat, et qu’il y avait deux femmes parmi eux. La réponse ne s’est pas fait attendre « Liquidez les tous ! On ne veut pas de prisonniers ». Pourquoi donc ? Comment expliquer ces tueries ? Un autre militaire nous a assuré avoir trouvé le cadavre d’un individu qu’il avait fait arrêter dans une précédente expédition et à qui on avait dû rendre la liberté pour qu’il se retrouvât parmi les morts quelques semaines plus tard. Etrange stratégie, impitoyable, mais surtout incompréhensible. L’armée française est au courant de ces façons de faire et, dans une telle atmosphère de folie et de non-sens, poursuivre des ravisseurs signifiait nécessairement la mort de leurs deux captifs. Comment en douter ?


On ne saurait s’arrêter sur cette seule affaire et formuler des condamnations mais c’est bien l’ensemble de la stratégie africano-française au Sahel qu’il faut questionner. Le régime de terreur, le mélange des genres (lutte contre le terrorisme, le banditisme ou la corruption), les exécutions sommaires, le non respect de la vie des hommes et des prisonniers, et les manœuvres expéditives ne peuvent offrir la sécurité ni aux Africains (Maliens, Nigériens, etc.) ni aux ressortissants français. La France se trompe encore en Afrique. Encore. Elle vient de tenter de sauver deux otages « à l’Africaine »… parce que beaucoup d’Etats africains se trompent aussi en Afrique même.

 

Il serait temps, dans la lutte contre les extrémistes violents, d’avoir une stratégie, de respecter certains principes de dignité et de droit et de ne pas croire que ce qui se passe au Sahel, loin des caméras, est protégé par la justification du silence médiatique. Un jour des innocents paient, personnellement et médiatiquement, ces erreurs. Il faut que cela cesse, il est l’heure, il est temps.

Notre sympathie va aux familles de toutes les victimes en Tunisie, en Algérie et en France… du côté des opprimés, des victimes et des innocents. Toujours.

 

http://www.tariqramadan.com/De-la-Tunisie-de-l-Algerie-et-du.html

 

 

Lire aussi :

 

Tunisie : LE REGIME TERRORISTE DE BEN ALI

 

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:26
Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /2011 17:17

haiti1.jpgRarement aura-t-on fait référence avec autant d’insistance à la communauté internationale pour analyser et confirmer les résultats du premier tour de scrutin pour les présidentielles. C’est maintenant fait, le rapport sera remis officiellement au Président et au Conseil électoral, mais déjà des fuites permettent de confirmer que le candidat proche du parti au pouvoir, Jude Célestin, passe au troisième rang et que l’OEA recommande que les participants au second tour soient Mirlande Manigat y Michel Martelly, le chanteur. Ce dernier serait passé au second rang avec une majorité de 3000 voix sur son plus proche rival, Jude Célestin..

Dans le présent cas, la communauté internationale représentée par l’OEA se ramène aux États-Unis, au Canada et à la France, les trois pays identifiés par l’OEA pour participer à cette révision du comptage des votes. Dans un article antérieur (http://www.vigile.net/Comment-reprendre-le-controle-d-un) j’ai eu l’occasion de commenter cette façon de faire.

À l’occasion du premier anniversaire de ce terrible tremblement de terre les forces les plus sécurisantes de la dite communauté internationale, se donnent rendez-vous. Il y la représentante du Congrès des États-Unis, la républicaine d’origine cubaine, Ileana Ros-Lehtinen, bien connue pour ses prises de position anti-Chavez et ses nombreux appuis aux actions terroristes contre Cuba.  Le Vatican sera également au rendez-vous avec son représentant spécial le cardinal Robert Sarah qui apportera un don de 1 200 000 $ de la part du Pape.

La Presse internationale sera évidemment là pour mettre en relief le travail extraordinaire de la communauté internationale qui est parvenu à résoudre le problème du recomptage des votes au premier tour du scrutin présidentiel. L’occasion sera toute désignée pour appeler à l’unité des forces humanitaires afin d’affronter le grand défi de la reconstruction. Les bourses pourront se délier et les argents promis, il y un an, pourront arriver sous forme de divers services d’ingénierie, de services de santé, de matériaux de toute espèce. La solidarité internationale enfin à l’œuvre au service d’un peuple mal aimé par la nature et le destin. Premier pays des Antilles et de l’Amérique latine à avoir conquis son indépendance en 1804, il aura appris avec les années que le destin, aidé par certaines forces humaines, ne lui aura pas permis d’en jouir longtemps.

Tout cela est bien beau, mais rien de moins certain que tout entrera dans l’ordre de cette communauté internationale encore mal définie. Ce matin, dans Prensa latina, Fidel Castro fait appel à cette autre communauté internationale qui forme l’Assemblée générale des Nations Unies et à celle formée par les pays de l’Amérique latine, pour qu’on évite l’horreur de nouveaux bains de sang à ce peuple déjà amplement éprouvé. Il craint que le candidat, proche du gouvernement et qu’a  écarté  l’OEA pour le second tour se résiste à une telle opération de prise de contrôle du scrutin et que ses partisans se révoltent eux aussi devant une telle ingérence des États-Unis, du Canada et de la France qui ont placé leurs pions sous le couvert de l’OEA.

Il semble qu’il est temps que la dite communauté internationale élargisse ses bases de manière à rejoindre la véritable communauté internationale, seule en mesure de donner de la crédibilité aux actions entreprises. La paix recherchée par la manipulation et la tromperie ne saurait apporter la stabilité si nécessaire au peuple Haïtien. Une autre fois ce sera le peuple qui paiera la note.

Oscar Fortin

Québec, le 11 janvier 2011-01-11

http://humanisme.over-blog.com/article-haiti-sous-controle-d-une-certaine-communaute-internationale-64768840.ht 

.


Note d'eva :

 

Haïti est sous contrôle de l'Occident anglo-saxon blanc,

les humanitaires américains étaient en treillis,

les Evangéliques US blancs colonisent les esprits pour mieux les asservir (1),

et le but final est de prendre complètement possession de l'île,

après en avoir exterminé le plus possible d'habitants,

car Haïti se trouve dans une zone hautement stratégique

(comme l'était l'île de San Diego, confisquée aux habitants)

et les habitants ne sont que des ... "Noirs" !!!!

(1) Grâce à la religion, les Haïtiens seront amenés à acepter ce nouveau pouvoir prédateur et assassin.

.

 

 

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(trois articles d'eva R-sistons, lisez le 3e, il est  édifiant !)


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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 10:10

Opération Cirrus: Comment Sarkozy a programmé des massacres à Abidjan

Le Président français Nicolas Sarkozy.
Le Président français Nicolas Sarkozy.

Le 08 janvier 2011 par IvoireBusiness - Des hommes de l’ombre, membres d’unités spéciales d’infiltration et d’exécution pour le compte de la France ont mis pied en Côte d’Ivoire. Ils s’activent pour la mise à exécution de l’opération

baptisée « pour l’honneur » ou encore «code d’honneur ». Tout sur le dernier Baroud d’honneur de la France en Côte d’Ivoire…Confidences de français vivant en Côte d’Ivoire sur l’attaque imminente que préparent les dirigeants de leur pays d’origine, afin de mettre fin au régime de Laurent Gbagbo.
Cirrus sur Abidjan! Des langues se délient au sein de la communauté française vivant à Abidjan. Depuis quelques jours, des Français témoins de ce qui se prépare contre le pouvoir et même contre la personne de Laurent Gbagbo, actuel Chef d’Etat ivoirien, n’ont cessé d’attirer l’attention des autorités en place. Ils ont alors décidé de se confier, « afin que soit mis au grand jour » l’opération expéditive en préparation en Côte d’Ivoire et que le peuple ivoirien en soit informé», avouent-ils, lors des échanges avec eux.

Les révélations et confidences de français vivant à Abidjan
Les témoignages ont été recueillis quelque part à Abidjan, capitale économique ivoirienne et ont été livrés par des Français, vivant en Côte d’Ivoire depuis des années. Ils y ont fait fortune. Ils ont décidé de se confier. « Nous avons décidé d’alerter les autorités ivoiriennes et le monde entier sur ce qui se trame dans l’ombre sur le compte du peuple ivoirien ».

Pour ces ressortissants français, la France est sur le point de mettre à exécution son plan savamment préparé, depuis le premier tour de l’élection présidentielle. Un plan visant d’une part à exécuter des personnes du sillage du chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo et d’autre part, à déclencher une situation de chaos en vue d’extrader celui-ci vers une destination inconnue. Mais ces français, compatriotes de Nicolas Sarkozy, président de la République française s’opposent à un tel projet.
Au nombre de quatre ce jour-là, l’air grave et refusant pour la circonstance tout appel (car ils ont fermé leurs téléphones portables) ces ressortissants français très au fait du « coup spectaculaire », imminent ont confié avoir alerté le pouvoir Laurent Gbagbo, sur la nature du commando présent à Abidjan. «Ils sont dans nos murs. Des unités spéciales de la terreur sont à Abidjan. Le temps presse. Si rien n’est fait, dans les jours qui suivent, la Côte d’Ivoire sera un champ de bataille», laissent-ils attendre. « Nous sommes autant menacés que les Ivoiriens. Il faut réagir vite », estiment-ils avant de livrer quelques indications sur les tueurs en embuscade

« C’est depuis la fin du second tour de la présidentielle en novembre 2010 que nous ne manquons, et cela chaque jour, de dévisager des éléments de plusieurs unités des forces spéciales membres de commandos des missions et autres expéditions, à Abidjan », lancent-ils d’emblée. Et de poursuivre : « Au sein de l’armée française, il existe des sections pour des opérations précises et urgentes. Ce sont des éléments de ces forces spéciales que nous avons identifiés au sein des populations, ici à Abidjan. Ce qui veut dire qu’il y a danger », indiquent ces français qui soulignent être des Ivoiriens dans l’âme.

« Nous avons fouiné et découvert qu’il y a actuellement trois sections du Centre des Opérations Spéciales, le COS. C’est une force de massacre. Ses éléments ne font pas de renseignements, ils tuent. C’est le COS qui a fait le sale boulot en Algérie. Ce sont des grenadiers voltigeurs. C’est une force spécialisée dans les combats urbains. Elles sont composées de 33 éléments par sections des six groupes parlant toutes les ethnies de Côte d’Ivoire.
Nous tenons à faire remarquer que ce sont des éléments spécialisés dans l’infiltration, l’extraction et l’élimination. Nous vous confions que la présence du COS à Abidjan est inquiétante et représente une réelle menace pour les populations. Parce que le COS n’est pas une force conventionnelle », insistent-ils.

« Cette unité spéciale, une idée de De Gaule est très active aujourd’hui. Car il s’agit pour ceux qui la composent de mourir pour le drapeau. Ils ont pour particularité d’apprendre et de parler plusieurs langues. Ceux qui sont actuellement en Côte d’Ivoire parlent parfaitement les ethnies ivoiriennes. Ils sont fondus au sein des populations et vivent actuellement avec elles. Ils se font passer pour des pêcheurs, marins ou des maçons et vivent ou marchent en double. Ils sont pour la plupart des noirs. Plusieurs d’entre eux qui étaient en Irak ou en Afghanistan ont été sélectionnés pour la mission en Côte d’Ivoire ».

Dans la phase finale de l’exécution de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, confient-ils, le COS sera appuyé par plusieurs autres unités des forces spéciales françaises qui sont trempées dans la chute de plusieurs régimes que Paris ne voyait pas d’un bon oeil: «Il y a actuellement des éléments du 3è Régiment Parachutiste d’Infanterie Marine, le RPIM. Des éléments du 3è Régiment Etranger d’Infanterie, le REI basé en Guyane, ils ont leur quartier à Dakar. Il y a également ici, à Abidjan, le 6è Régiment d’Etranger du Génie, le REG. Ses éléments sont spécialisés dans la destruction et la reconstruction ; ils sont basés à Rouen en France »..

«Assassinats de français programmés… »
La Côte d’Ivoire a été déclarée zone 3 : « C’est-à-dire que ce pays a été déclaré zone en attente d’attaque. Deux croisières et des porte-avions sont en route pour la Côte d’Ivoire. Depuis une semaine nos parents présents au sein des forces spéciales nous recommandent de quitter la Côte d’Ivoire pour le Ghana », indiquent ces français et de poursuivre : «Toutes ces forces spéciales ont décidé de procéder par des intimidations. Puis pousseront à des embuscades aux forces onusiennes, ce qu’ils ont déjà entrepris avec des provocations des casques bleus. C’est déjà constaté dans les différentes villes.
Il faudra être très vigilants… Ils veulent commettre des assassinats contre des ressortissants français pour faire porter le chapeau aux forces de défense ivoiriennes. Or, tuer un français c’est déclarer la guerre à la France. Le COS utilise actuellement les renseignements de la Licorne qui a partagé Abidjan en 10 zones de combats et de rapatriement des ressortissants français ».

Toujours selon ces français, un avion américain, ‘’Apach Hawack’’, un bombardier serait depuis plusieurs jours positionné au-dessus de la Côte d’Ivoire. Avec pour mission de localiser les positions des soldats ivoiriens ou des manifestants qui iraient contre des intérêts français. « Lors de l’attaque, il projettera des bombes en papier comme cela s’est passé au Kossovo, dans les Balkans.
Grâce aux marquages par des transpondeurs et compteurs que les éléments des forces spéciales continuent de poser à travers la ville d’Abidjan. Ces bombes provoquent une onde de choc dans un cercle de 2 kilomètres qui fait tomber tout humain dans un étourdissement qui dure au moins cinq minutes. Mais, pour que la victime retrouve toute sa lucidité, il lui faudra au moins trois à quatre jours », révèlent-ils

Au sortir de ce tourbillon chaotique, poursuivent ces français, « avec une attaque rapide prévue, ces forces spéciales envoyées par Sarkozy auront eu le temps de se saisir du Président Laurent Gbagbo pour le conduire hors de la Côte d’Ivoire. Nos sources au sein de ces forces nous rapportent que la destination prévue pour accueillir le chef de l’Etat Laurent Gbagbo est une île entre la Floride aux Etats unis d’Amérique et Bermudes pour accueillir la famille du Président. Pour un exil d’oré…. ». Ce qui pourrait certainement expliquer l’information récurrente de demande d’exile du Président Laurent Gbagbo auprès du Président américain Barack Obama

«Une liste de 18 personnes à exécuter…»
« Dans leur plan diabolique, il y a une liste de 18 personnes à éliminer dont 5 généraux de l’armée ivoirienne. Il n’est point question d’éliminer physiquement le Président Laurent Gbagbo. Mais, le contraindre à l’exil. Il s’agit plutôt, pour les tueurs de Nicolas Sarkozy, d’éliminer en priorité, Charles Blé Goudé. C’est lui que l’Elysée redoute le plus en Côte d’Ivoire. Il est très populaire et charismatique. Il est perçu par Paris comme celui qui est capable de mettre à mal les actions de terrain des forces en présence. Ceci avec des appels aux soulèvements populaires ». Pour ces français, auteurs de cette attaque en vue, il n’est point question d’échec. « Toutes les chancelleries internationales savent ce qui se prépare. Et elles suivent attentivement la préparation de l’opération », confient-ils.

«Mais nous refusons que cela se passe ainsi. Aujourd’hui tous les français qui ont fait des déclarations pour soutenir la légalité constitutionnelle en Côte d’Ivoire en reconnaissant l’élection de Laurent Gbagbo sont menacés. Nous nous sentons frères des Ivoiriens », soulignent nos informateurs avant de noter un autre volet spirituel du complot. « Nous savons que ce qui se passe en Côte d’Ivoire est une histoire de confrérie. La Rose Croix, la Franc maçonnerie, le Feu Ardent, le 5è Œil, Couleur pourpre, dont sont membres la plupart des membres de la hiérarchie militaire. Ce sont elles qui veulent décider de ceux qui doivent diriger ici en faisant croire au peuple qu’il est libre de se choisir un président »

« Paris nous traite de rebelles »
Pour ces confidents français, les USA soutiennent Sarkozy parce qu’il leur a fait croire que Laurent Gbagbo a organisé la confiscation du pouvoir, grâce aux preuves qu’auraient fournies les services secrets français avec le soutien de certains services secrets étrangers en Côte d’Ivoire. « C’est pourquoi les Usa soutiennent Alassane Ouattara. Aujourd’hui les ressortissants des pays occidentaux ont progressivement quitté à plus de 90 % la Côte d’Ivoire sur le nombre qu’ils ont été par le passé. Il ne reste en majorité que près de 16.800 français. Et l’Elysée nous traite de rebelles. A l’heure où nous vous parlons, nous n’avons plus accès aux services de paieries. L’ambassade a bloqué nos comptes.
Les autorités françaises veulent que nous rentrions en France. Or nous refusons de quitter la Côte d’Ivoire. Nous avons reconstruit nos vies passés les évènements de novembre 2004. Sarkozy veut que nous rentrions pour nous reverser l’équivalent de 300.000franc Cfa.
Pourtant, nous gagnons mieux nos vies ici en Côte d’Ivoire parce que nos affaires ont repris depuis belles lurettes. Il faut que la police diplomatique s’active sur la trace des éléments du Centre des Opérations Spéciales. Si elle parvient à mettre la main sur un seul de ses éléments la Côte d’Ivoire évitera les massacres », ont invité ces Français avant de prendre congé de nous. Tout en indiquant être prêts à œuvrer à mettre en état de nuire les forces françaises présentes sur les bords de la lagune Ebrié

Catherine Balineau

 

 

http://www.ivoirebusiness.net/?q=node/176

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 09:01

Vu les événements nombreux et très inquiétants de par le monde, bizarrement relayés par les médias avec une curieuse insistance, la Communauté Arabo-Berbère de Marseille (COBEMA)  a décidé de publier ici ses réflexions sur cette pseudo-campagne « antichrétienne » en terre d’Islam.


 

Après des attentats meurtriers ciblant des maisons de Dieu que sont les églises, impardonnables car lâches et pitoyables, il est essentiel de revenir sur cette actualité brûlante afin d’y voir un peu plus clair. On a entendu des journalistes et autres présentateurs radios (J.-J. Bourdin sur RMC par exemple) demander à la « communauté musulmane »2 (sic) de réagir et de condamner ces massacres par des manifestations par exemple. Il est utile de signaler que les chrétiens d’Irak sont assassinés grâce à l’intervention militaire sauvage et génocidaire de yankees dégénérés, colonisation qui a créé un chaos historique touchant aussi l’Afghanistan. Il est essentiel de signaler et rappeler que l’Irak est sous l’autorité militaire US et jusqu’à preuve du contraire, c’est celui qui a le doigt sur la gâchette qui détient le pouvoir et est donc responsable. Les deux journalistes enlevés par les talibans sont aussi dans une mauvaise posture grâce à  l’armée US libératrice du Monde

 

On attend toujours les preuves de l’implication de ces deux pays meurtris dans les attentats du 11/09/2001 !!! On se souvient tous des fausses fioles d’anthrax qu’agitait à la face du monde Colin Powel à l’ONU même ! On attend toujours la découverte des armes de destruction massive qui ont conduit à cette guerre irakienne abjecte !


Et pour finir, on attend toujours les manifestations d’indignation (y compris, pourquoi pas, celles de la caste journalistique) devant ces guerres qui ont fait des MILLIONS de victimes toutes ou presque CIVILES ! Où sont les donneurs de leçons ? Les populations chrétiennes paient le prix de ces interventions au même titre que l’ensemble de la population irakienne ou afghane,  le prix du chaos orchestré par les manipulateurs de Washington et de Londres. Quant aux deux touristes français assassinés au Niger (dans des conditions encore obscures), que l’on ne vienne pas nous bassiner avec ces balivernes d’AQMI, authentique clone du GIA et dont tout le monde sait qu’il n’existe pas en tant qu’entité propre, réellement responsable du pseudo-terrorisme international et qu’il est né dans les  laboratoires des services algériens. Depuis quand la révolution se fait dans le sahara au milieu des dunes désertiques ? Si ces prétendus contrebandiers de cigarettes veulent vraiment renverser le pouvoir en place, qu’ils occupent les maquis impénétrables des Aurès ou de la Kabylie et s’attaquent aux militaires dans l’algérois ; mais c’est une tout autre affaire …


 

La situation actuelle de la communauté musulmane à travers le monde est des plus précaires. On voit exploser partout des émeutes de la faim que l’on a prédites il y a de cela quelques années avant même l’éclatement inexorable de la crise financière et bancaire. La Tunisie est à feu et à sang, les jeunes préfèrent de loin s’immoler que de continuer à vivre sous l’autorité du grand démon démocrate Bénali. Les Bénali et les Trabelsi (belle famille du président) possèdent la Tunisie en nom propre. Concernant l’Algérie, la situation est encore plus grave, des centaines de milliards de dollars d’excédents budgétaires et un kilo de viande à 1000 DA !!! Quand à la jeunesse algérienne, elle préfère se noyer que de  continuer de vivre ! Les peuples cherchent à manger quand ils ne sont pas colonisés par l’Amérique… On ne demande pas à des peuples meurtris par des dictatures sanguinaires amies des pouvoirs européens (ne voyez là aucune lamentation mais des faits vérifiables) de s’occuper d’autre chose que d’assurer leur pitance quotidienne. Et si possible, juste pour aider, cesser de les bombarder nuit et jour avec des milliers de B52, de les coloniser en envoyant des centaines de milliers de GI’s dégénérés, alcoolisés et drogués, armés jusqu’aux dents. Laissez les vivre comme bon leur semble et, une bonne fois pour toutes, abandonnez l’idée d’exporter un modèle occidental moribond voire décadent vers des contrées qui n’ont absolument rien demandé.

 

 

De plus, pour ceux qui s’offusquent, comme notre président national qui ose parler dépuration religieuse, du mauvais traitement fait à la religion chrétienne, il est important de leur rappeler que la sécularisation est un phénomène occidentalo-occidental. Cette dernière a entraîné la destruction de l’Église et il n’y a qu’à lire les journaux français ou écouter les zélateurs maçons du « Grand Orient » pour y trouver les plus impitoyables ennemis de la Chrétienté. Pas un article dans le Canard Enchaîné sur la question religieuse sans une moquerie, voire un blasphème. Que dire des gros titres et des caricatures puériles des gauchistes de Charlie Hebdo ou de Sinéetc. Qui peut oublier la violence des pseudo-philosophes de pacotille (M. Onfray, L. Féry…) envers la religion du Christ ? La communauté chrétienne française doit cesser d’avoir honte de croire en Dieu, elle doit imposer son culte et cesser de se faire donner des ordres et des admonestations par des laïcards bouffeurs de curés… Car in fine, quand on y regarde de plus près et que l’on réalise un bilan de ce siècle, leur monde moderne illuminé est bien misérable.


 

On appelle à ce que les communautés religieuses ne tombent pas dans ce panneau grossier du choc des religions si cher aux néocons yankees et leurs adeptes traîtres de l’Hexagone. L’Islam a toujours respecté le Christ Issa (PSL) ainsi que sa mère Sainte Marie et on en veut pour preuve le nombre très important de prénoms « Issa » et « Mériem » donnés par les musulmans à leurs enfants par respect à ces deux illustres personnages de l’Humanité. Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais d’animosité entre nous, Dieu merci. On pense même que ces nombreux événements sont plus que douteux et pourraient faire partie d’un plan de déstabilisation type Gladio ou plus modestement type Ergenekon turc…


COBEMA

1- « Plutôt être dévoré par les poissons que par les vers de terre ». Slogan scandé par les jeunes algériens qui, gagnés par le désespoir, prennent des embarcations de fortune pour tenter de rejoindre les côtes ibériques ou italiennes.

2- Il n’existe pas de communauté musulmane en France car si c’était le cas bien des dérives racistes de nos politiques et médias auraient été sanctionnées par des mises à pied voire de la prison pour certains délits graves


http://www.mecanopolis.org/?p=21216

 

Article placé le 09 jan 2011, par Mecanopolis

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 08:24
La Congresswoman sur qui Jared Lee Loughter a tiré,
avait 2 abonnements sur son canal Youtube,
dont celui de son assassin !
 

Photo récente de Jared Lee Loughner:  "tireur fou" ou victime de "mind control"?

 

10 janvier 2010

 

* LE PROFIL DE JARED LEE LOUGHNER A ÉTÉ SUPPRIMÉ DE LA PAGE DE GABRIELLE GIFFORDS ENTRE 15H30 ET 17H30 AUJOURD'HUI LE 10 JANVIER 2011....  JE TENTE DE TROUVER UN SITE QUI A ARCHIVÉ UNE CAPTURE D'ÉCRAN DE LA PAGE. 

 

LA PREUVE A ÉTÉ ENLEVÉE, FALLAIT BIEN S'EN ATTENDRE!

 

J'AI TROUVÉ UN YOUTUBE OÙ ON VOIT LA CAPTURE D'ÉCRAN QUI MONTRE LE CANAL DE GABRIELLE GIFFORDS QUI FAIT LE LIEN SUR CELUI DE JARED LEE LOUGHNER... (porter attention à 3:20)

 

http://www.youtube.com/watch?v=RG5xkTkDP8c&feature=player_embedded#!

 

Voici le canal Youtube de Gabrielle Giffords, une dame qui siège au Congrès américain, qui a été la cible d'une tentative d'assassinat par un "tireur fou" le 8 janvier dernier (elle repose actuellement entre la vie et la mort après avoir reçu une balle dans la tête).

 

http://www.youtube.com/user/giffords2

 

Après avoir cliqué sur le lien ci-haut, descendez complètement au bas de la page, à gauche, et vous verrez la section des deux abonnements de Madame Giffords.  Cliquez sur le personnage ombragé et vous serez sur la page de son assassin, Jared Lee Loughner...

 

http://www.youtube.com/user/Classitup10

 

Étrange, vraiment très très étrange...

 

Loughner, dans ses vidéos, faisait la démonstration de ses textes où il se montrait concerné par le "mind control" (contrôle de l'esprit) et la mise en place d'une nouvelle monnaie.  Il dénonçait la fiction de l'argent-dette et il disait refuser de payer avec une monnaie qui n'est pas soutenue par une valeur réelle, soit l'or ou l'argent.  Il disait que les gens qui ne sont pas à l'affût de la création d'une nouvelle monnaie ne sont pas conscients des pratiques de "mind control" et de "brainwashing" mises en place par le gouvernement...

 

Pourquoi une congresswoman a adhéré au canal youtube de celui qui deviendrait son assassin? 

 

Jared Lee Loughner est-il lui même un "mind control" qui a été entraîné à tuer? 

 

Certains faits étranges pourraient laisser croire que ce drame a été fomenté pour servir des buts précis:

 

- Criminaliser les idées promues par le "Tea Party" et par tous les groupes qui dénoncent le "mind control", la monnaie-dette, et qui militent pour la préservation de la Constitution.

 

- Justifier le registre des armes à feu, légiférer sur le port d'arme et supprimer toujours plus les droits constitutionnels.

 

Pour connaître les faits concernant ce "tireur fou",qui a fait 6 victimes, cliquez sur ce lien:

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/01/09/005-fusillade-tucson-developpements.shtml

 

Blog Conscience du peuple

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 05:48

 

 

 

Dahlan, chargé de la sécurité

ou de l'empoisonnement d'Arafat ?

par eva R-sistons

 

Tout en m'occupant de ce blog, j'écoute une vidéo des années 2003. Et voici ce que j'entends : "Mohamed Dahlan, ancien chef de la Sécurité préventive dans Gaza, est prêt à lutter sans états d'âme contre les groupes armés (résistants à l'Occupation de leur pays, note d'eva). Abou Mazen le voulait comme Ministre de l'Inérieur, Arafat le refusait.  Il fût finalement chargé des Affaires de Sécurité d'Arafat, imposé par la Communauté internationale ("Après d'intenses tractations et un ballet diplomatique"): " La formation du Gouvernement ouvrait la porte à la  Feuille de route, le nouveau Plan de paix qui prévoyait la création d'un Plan de paix en 2005. Georges Bush avait conditionné son application à la formation de ce gouvernement." (Plan de Paix qui ne fût jamais appliqué. Imposture de plus, les Israéliens cherchent à gagner du temps et ne veulent pas la paix).

 

La sécurité d'Arafat dépendait donc du sieur en question. Voyons ce qu'en dit  jssnews.com.

 

 

Dans un article posté sur son blog, le grand reporter du Figaro Georges Malbrunot écrivait hier (le 29 décembre 2010):

Mais où est donc passé Mohammed Dahlan ? Indésirable à Ramallah en Cisjordanie, l’ex-homme fort de la bande de Gaza serait réfugié en Serbie, nous affirme un diplomate européen, qui rentre des territoires palestiniens.
L’ancien « protégé » des Américains était tombé en disgrâce après l’humiliante déroute de ses troupes en juin 2007 face aux combattants islamistes du Hamas à Gaza. Mais il était parvenu ensuite à revenir dans le jeu politique à la faveur de son élection au comité central du Fatah, lors du Congrès du parti en août 2009.
Pour Israël et les Etats-Unis, Dahlan serait un successeur tout à fait acceptable de Mahmoud Abbas. (Autrement dit, un bon "collabo", note d'eva

 

Détesté par le Hamas – il avait infiltré le mouvement islamiste dès les années 1995 – Dahlan avait ensuite poussé très loin la collaboration et le partage du renseignement avec le shin bet, le service de sécurité intérieure israélien. A Gaza, ses ennemis islamistes ont pris le pouvoir par les armes en juin 2007, après des informations avérées sur un achat d’armes occidentales par le clan Dahlan, afin de soumettre le Hamas.


Abou Fahdi – son surnom - a longtemps été très apprécié des services de renseignements occidentaux, même si les Français, par exemple, avaient fini par s’en méfier. « Tony Blair l’aimait beaucoup », remarque un autre diplomate européen à Jérusalem, qui a mis en garde le responsable du Quartet contre « les nombreuses casseroles » accumulées par Dahlan, depuis quinze ans.

Il était intéressant de découvrir cet artice pour plusieurs raisons. La première étant le fait que Dahlan était réellement considéré comme un partenaire fiable dans le processus de paix et comme un ennemi juré du terrorisme prôné par le Hamas. Son retour serait la meilleure chose possible pour la société palestinienne mais le simple fait d’écrire que Dahlan était un vendu (c’est en gros ce qui ressort de cet article), montre à quel point la solution négociée au conflit n’est pas forcément la meilleure aux yeux des journalistes et des diplomates européens en place sous le soleil de Jérusalem.

 

Et c’est là que l’on voit la différence entre journalistes français et américains. Dans l’excellent “Babylon and Beyond” (qui appartient au Los Angeles Times), on apprend ce matin que Dahlan n’est pas caché en Serbie comme le dit Georges Malbrunot, mais beaucoup plus près !

“Dahlan a décidé mercredi de retourner vivre à Ramallah en Judée-Samarie et de quitter sa maison du Caire.”

Et dans cet article, on laisse la parole à Dahlan. On le laisse s’exprimer. Et on ne l’accuse pas, les yeux fermés, d’être un agent sioniste infiltré (..)

 

http://jssnews.com/2010/12/30/mohamed-dahlan-mahmoud-abbas-et-le-point-de-vue-des-journalistes/ 

 

 

Que Dahlan ne soit pas sincère, mais un personnage ambigu et même un traître à la cause palestinienne, cela ne fait pas de doute. Il est d'ailleurs troublant d'apprendre que la "Communauté internationale" l'a imposé au moment où, affaibli, Arafat était maintenu prisonnier dans son Quartier Général. Et il n'est pas étonnant qu'Israël ait fini par lui rendre sa liberté, et même la liberté, enfin, de quitter le pays, d'aller où il voulait. En sachant, machiavéliquement, qu'il n'irait pas loin: Il était condamné par les "bons soins" de Dahlan (1), chargé de sa... sécurité ! Sans cela, Israël n'aurait pas fait de cadeaux à son Ennemi historique, le Grand dirigeant palestinien, le de Gaulle palestinien prêt à donner sa vie pour la libération de sa patrie ! Heureusement, la France, à l'époque, était dirigée par Chirac et non par l'homme d'Israël, du CRIF : Il fût accueilli en grand homme d'Etat et put mourir dans la dignité, je crois me souvenir à l'Hôpital Militaire de Paris qui n'a rien pu faire pour juguler le poison administré, pour rendre le héros Palestinien à la vie.

 

Ce que je viens d'entendre sur France 3, aux Informations (du 23. ou du 24. 4.2003), éclaire d'un jour nouveau cette sinistre page d'Histoire.

 

Mais les héros, les vrais, ne meurent jamais !

 

Eva R-sistons 

 

http://sos-crise.over-blog.com

 

 

(1) 12 sept. 2005 ... Avant-hier, la une du Haaretz portait en gros titre : « Les docteurs ont dit : Arafat est mort du sida ou empoisonné. ...
www.france-palestine.org/imprimersans.php3

 

Yasser Arafat a-t-il été assassiné ?

www.monde-diplomatique.fr/2005/.../12894

 

 

2 avr. 2009 ... 02/04/09 Le dirigeant palestinien, mort en novembre 2004, aurait été empoisonné par Israël, estiment certains médecins arabes.
tempsreel.nouvelobs.com/.../des-medecins-examinent-les-allegations-d-empoisonnement-d-arafat.html

 

La presse belge revient sur l'empoisonnement d'Arafat

www.juif.org/.../24711,la-presse-belge-revient-sur-l-empoisonnement-d-arafat-par-israel.php

 

  .

.arafat40
http://www.ad-actu.fr/itzhak-rabin-heros-juif-entre-guerre-et-paix.html


 
 
     
 
 
Yasser Arafat. Héros des Palestiniens

 

 

:

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 05:10

http://www.halalmagazine.com/category/islamophobie/

 

 

Messages subliminaux véhiculés contre les Musulmans,

pointés comme les boucs-émissaires

d'une société en pleine décomposition (eva)

 

Pour 42% des Français, la « présence musulmane » est « plutôt une menace » : c’est ce que vient de nous apprendre un sondage réalisé par l’IFOP pour le journal Le Monde. On a raison de s’en alarmer, mais pas d’être étonné-e : l’islamophobie progresse, ou plus précisément elle s’épanouit, se lâche, s’exprime en toute bonne conscience. Par voix de sondage pour les 340 personnes (42% des 809 sondés) qui ont accepté de répondre aux questions bêtes et méchantes de l’IFOP et de choisir la plus violente des réponses proposées, mais aussi de mille autres manières, au quotidien : regards hostiles, propos injurieux, discriminations… Sans parler des formes les plus haut-de-gamme, celles qui précèdent, préparent et légitiment toutes les autres : la stigmatisation politique, éditocratique, journalistique… et sondagière.
Il est bon de le rappeler : les sondages sont rarement neutres. Tous les scientifiques le savent : un instrument d’observation peut avoir un impact sur la réalité qu’il est censé enregistrer de manière objective, et même produire cette réalité – et c’est par excellence le cas des sondages d’opinion [1].
C’est le cas, tout particulièrement, du sondage de l’IFOP, pour la simple raison, d’abord, que ce sondage est performatif : le simple fait de poser la question d’une éventuelle « menace islamique » contribue à semer le doute, inquiéter, et donc donner consistance à ladite menace. Chacun-e a déjà pu l’expérimenter : le meilleur moyen de susciter la peur dans une situation anodine, par exemple à la tombée du jour ou en cas de coupure de courant, est de poser la question de la peur. Que l’on demande « Tu as peur ? » ou qu’on affirme « Moi je n’ai pas peur », ou même qu’on déclare qu’« Il n’y a aucune raison d’avoir peur », le message implicite est le même : « Tu pourrais avoir peur », et il y a donc bien, en réalité, des raisons d’avoir peur.
  • Texte

Le sondage de l’IFOP est d’autant plus anxiogène qu’il ne dit pas, loin s’en faut, qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur. Par les mots qu’il utilise, il construit au contraire, de manière discrète mais d’autant plus pernicieuse, une scène belliqueuse sur laquelle s’opposent d’un côté « la France », « notre pays », et de l’autre la spectrale « présence » d’une étrange « communauté musulmane » :
« Diriez-vous que la présence d’une communauté musulmane en France est :
- plutôt une menace pour l’identité de notre pays ;
- plutôt un facteur d’enrichissement culturel pour notre pays ;
- ni l’un ni l’autre. »

Aucun de ces mots n’est neutre. Parler d’une « communauté musulmane », tout d’abord, c’est immanquablement suggérer que les musulmans n’appartiennent pas à la communauté nationale, ou pas vraiment, ou pas loyalement : ce qui est faux et tendancieux – la plupart des musulmans vivant en France étant français, et rien (sinon le racisme) ne permettant de préjuger de leur manière d’être français.
Quant au mot « présence », il réactive, sous une forme à peine euphémisée, le sinistre « occupation » de Marine Le Pen qui a fait la une ces dernières semaines, en suggérant que ladite communauté musulmane forme un corps étranger, n’entretenant pas ou peu de relations avec le reste du pays. Ce qui, là encore, est tout simplement faux : les musulmans sont parfaitement intégrés dans la société française, fût-ce à des places subalternes dans la division du travail, et à la place du mort – je veux dire du bouc émissaire – dans le jeu politique et l’espace médiatique.
Cette inquiétante étrangeté de « la communauté musulmane » est ensuite opposée à « l’identité » du pays, ce qui achève de dicter « la bonne réponse » – en tout cas pour toute personne qui, dans la temporalité TGV des questions-réponses de l’IFOP, reste dans le vague et dans l’abstrait : à l’évidence, l’Autre s’oppose à l’Identique, donc oui, l’Autre musulman ne peut que menacer l’Identité française.
Et pour celles et ceux qui ne l’auraient pas compris, la France est rebaptisée « notre pays », sous-entendu : « pas le leur » – ce qui là encore est aussi faux que tendancieux. Non seulement parce que la majorité des musulmans de France sont de nationalité française, mais aussi parce que des résidents étrangers peuvent tout aussi légitimement, dès lors qu’ils y ont élu domicile, considérer la France comme leur pays.
Enfin, la structure binaire plutôt…/plutôt… construit de toutes pièces une alternative tout à fait fallacieuse : l’Islam serait soit une menace, soit un enrichissement. La question laisse il est vrai la possibilité de répondre « Ni l’un ni l’autre », mais sans donner aucun contenu substantiel un tant soit peu précis et concret à ce « Ni l’un ni l’autre » – alors que, de facto, l’Islam peut représenter, pour un musulman comme pour un non-musulman, mille autres choses qu’une menace identitaire ou un enrichissement culturel.
  • Hors-texte

Une réponse, par exemple, n’est pas proposée, alors qu’elle aurait sans doute pu recueillir un nombre conséquent de suffrages :
« L’Islam ne représente absolument rien pour moi. Je ne connais pas, et j’ai bien d’autres chats à fouetter. »
Ou encore celle-ci :
« l’Islam, pour moi, est une religion parmi d’autres, à laquelle on pourrait peut-être commencer à lâcher la grappe ».
D’autres réponses assez basiques ne sont pas proposées, par exemple celle-ci :
« La communauté musulmane n’existe pas, cette expression ne veut rien dire, on ne peut pas mettre tous les musulmans dans le même sac. »
Ou encore celle-ci :
« Les musulmans ne forment pas une communauté, ils sont différents les uns des autres, exactement comme les non-musulmans sont différents entre eux. »
Mille autres réponses possibles peuvent être imaginées, et en particulier des réponses non-racistes. En ne les proposant pas, en imposant une fausse alternative entre enrichissement culturel et menace identitaire, le sondage de l’IFOP maximise – c’est arithmétique – les chances pour la réponse raciste de casser la baraque : pour tous ceux qui n’éprouvent pas de sympathie ou de curiosité particulière à l’égard de « la culture musulmane », pour tous ceux qui se contrefoutent de la problématique de l’« enrichissement culturel », pour tous ceux qui, tout simplement, ne voient pas ce que ces mots au fond très vagues peuvent bien signifier, il ne reste plus que :

  • - le refus de répondre, qui est la plus sage des réactions, mais que l’orgueil humain et le plaisir d’être pour une fois entendu nous poussent bien souvent à ne même pas envisager [2] ;
  • - le vague et peu engageant « Ni l’un ni l’autre » ;
  • - la première réponse, « la bonne », qui a pour elle l’apparente évidence de la tautologie : l’altérité (musulmane) menace l’identité (nationale).

En caricaturant à peine, je serais tenté de conclure que la question manifeste – « Diriez-vous que l’Islam est une menace ? » – recouvre une question latente et subliminale, nécessairement entendue par les sondés :
« Savez-vous que l’Islam est une menace ? »  [3]
Ce à quoi 340 personnes sur 809 ont donc accepté d’acquiescer. Il ne s’agit pas en disant cela d’exonérer lesdits 340 de toute responsabilité : il y a après tout 469 autres sondés qui n’ont pas joué le jeu, et même davantage si l’on songe aux refus de répondre – toujours effacés soigneusement des résultats publiés par des instituts de sondage soucieux de nous convaincre que leurs questions idiotes et orientées passionnent tous les Français.
Il s’agit plutôt de souligner que les 340 racistes déclarés ne portent pas l’entière responsabilité de leur « opinion », et que les experts en blouse blanche de l’IFOP n’ont pas seulement « enregistré » cette immondice mais l’ont aussi légitimée, en mettant ces réponses racistes au coeur du débat public, et co-produite, en allant poser à des gens qui n’en demandaient pas tant une question qui est tout sauf neutre – puisqu’aussi bien un milliard d’autres menaces virtuelles (ou, pour certaines, bien réelles) ne sont jamais (ou très rarement) mises sur le tapis sondagier : la menace par exemple que pourrait représenter le catholicisme, le judaïsme, le bouddhisme, le libéralisme, le socialisme, le romantisme, le cubisme, le scoutisme, l’athlétisme, l’alcoolisme, le tabagisme, le tourisme, l’échangisme, le journalisme, l’éditorialisme ou… les sondages eux-mêmes !

  • Contexte

Il ne s’agit pas non plus de faire des sondeurs les seuls « engraineurs », ni même les principaux. L’effet performatif de la question de la menace n’atteint ici sa pleine efficience que parce que ladite question advient dans un contexte particulier, beaucoup moins anodin que la tombée du jour ou une coupure de courant, et beaucoup plus anxiogène : elle ponctue un flot quotidien et ininterrompu d’invectives politiques, de tribunes injurieuses, d’éditoriaux alarmistes et de faits divers dramatisés qui ont, depuis le 11 septembre 2001 et plus encore ces derniers mois, fait de l’Islam la figure par excellence de la menace. Moyennant quoi les sondés savent inconsciemment, lorsque la question leur est enfin posée, quelle est la bonne réponse – celle qu’il convient d’apporter pour donner à son interlocuteur aussi bien qu’à soi-même l’image d’un citoyen responsable, informé, lucide, bref : « averti ».
Cet alliage explosif bruit médiatique + sondages et sa force de suggestion ne sont pas de pures conjectures sorties de mon cerveau paranoïaque : n’importe quel-le psychologue, n’importe quel-le sociologue, sait que l’expression d’une opinion n’est pas un phénomème simple et strictement individuel, mais au contraire une interaction, dans laquelle se jouent de manière largement inconsciente des rapports de pouvoir, des stratégies de distinction et de présentation de soi, des questions d’image, de confiance, de légitimité… Ces phénomènes ont d’ailleurs maintes fois été vérifiés, à chaque fois par exemple qu’on a eu la bonne idée de comparer plusieurs sondages, portant sur les mêmes objets mais formulés différemment – et notamment lorsqu’on a comparé des sondages-standard, proposant une formulation hyper-générale sur un « sujet de société » ayant fait l’objet d’un matraquage médiatique, avec des enquêtes beaucoup plus rares renvoyant les sondés à leur propre individualité, leur propre vécu et leur propre ressenti :
  • - une enquête parue dans L’Humanité en novembre 2002 a par exemple fait apparaître que des sondés pouvaient faire de « l’insécurité » le plus préoccupant des « problèmes », devant neuf autres « problèmes » énoncés (comme l’emploi, les retraites, l’éducation ou la santé), et faire de « l’insécurité dans mon quartier et ma ville » le problème le moins préoccupant, très loin derrière « mon emploi », « ma retraite », « ma santé » ou « l’éducation de mes enfants »  [4].
  • - en avril dernier, un même sondage nous apprenait que 66% des jeunes de 15 à 24 ans estimaient, quand ils étaient interrogés sur « l’autorité en général », que les parents n’en avaient « pas assez », mais que ces mêmes jeunes étaient 89% à estimer que leurs propres parents avaient « suffisamment d’autorité » sur eux.

Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que nous sommes capables d’oublier nos propres vies, nos propres expériences, nos propres griefs et nos propres inquiétudes, dès que nous nous trouvons en situation d’avoir à exprimer « une opinion » sur un « problème de société » médiatiquement homologué, et qu’alors nos réponses consistent essentiellement à montrer que nous savons « ce que tout le monde sait » – qui n’est rien d’autre que ce que la télévision nous a appris.
C’est ce phénomène qui explique qu’une même « opinion publique » peut, tour à tour et dans un très court intervalle, se montrer par sondages

  • - impitoyablement sécuritaire et répressive au lendemain d’un crime atroce qui a fait la une du 20H ;
  • - formidablement humaniste et protestataire, capable d’une forte compassion avec des taulards après deux semaines de médiatisation d’un livre dénonçant les conditions de vie dans les prisons  [5].Moyennant quoi le 42% de l’IFOP sur la « menace islamique », comme tous les résultats de sondages, ne nous apprend rien de précis sur le for intérieur, l’intime conviction ou le ressenti profond des Français, et pas davantage sur leurs doutes, leurs contradictions et leurs tiraillements intérieurs, mais nous renseigne en revanche de manière infaillible sur le contenu des magazines, des JT et des talk-shows – et donc sur les préoccupations, les stratégies ou les fantasmes de la petite élite sociale et politique qui décide de ce contenu.

Moyennant quoi, aussi, on pourrait imaginer un contre-point rassurant au sondage ignoble de l’IFOP, qui nous ferait descendre bien en-dessous de ce terrifiant 42% – un sondage par exemple qui demanderait :
« Avez-vous déjà été menacé par un musulman ou une musulmane ? »
Ou même, puisque c’est le « ressenti » des Français que prétendent recueillir les sondeurs :
« Vous êtes-vous déjà senti-e menacé-e par des musulmans ou des musulmanes ? »
Ou encore : un sondage qui demanderait à chacun-e si il ou elle a déjà eu souvent, régulièrement, rarement ou jamais, à se plaindre du comportement d’un musulman, mais aussi d’un catholique, d’un policier, d’un employé de guichet, d’un propriétaire, d’un employeur ou d’un supérieur hiérarchique. Nul doute que la « menace islamique », telle que « les Français » la « ressentent », s’en trouverait pour le moins relativisée.
  • Effets
Je le répète, mon propos n’est pas ici d’innocenter à tout prix les 340 racistes anonymes que l’IFOP vient d’élever au rang de « stars d’un jour » : même chauffés à blanc – c’est le cas de le dire – par des médias et des sondeurs zélés, ils portent la responsabilité d’un consentement qu’ils étaient fortement incités à donner, mais pas absolument obligés. Il s’agit simplement de souligner l’écrasante responsabilité de tous ceux qui, en amont, ont produit, attisé et légitimé ce racisme.
Mon propos n’est pas davantage d’opposer les salauds qu’acceptent de devenir les sondés quand on leur pose une question générale au chic type qu’ils redeviennent immédiatement quand on les renvoie à leur propre vie, dans leur propre ville, avec leurs propres collègues ou voisins musulmans. Les choses sont malheureusement plus complexes, dialectiques, dynamiques – et là encore performatives : si une même personne peut dire au même instant t que « l’Islam est une menace » et qu’elle n’a jamais rien eu à reprocher à un musulman, le premier énoncé finit par produire un effet sur la seconde problématique.

Je m’explique : entendre tous les jours que l’Islam est une menace, entendre un jour que 42% des Français le pensent, être amené soi-même à prononcer cette phrase magique, tout cela transforme une subjectivité, engendre des comportements (par exemple des réflexes de méfiance ou de défiance face à toute « manifestation ostensible d’islamité ») et bouleverse donc les interactions futures avec des musulman-e-s de chair et d’os. Pour être plus concret : à force d’entendre, puis de dire soi-même, que l’Islam est une menace, on finit qu’on le veuille ou non, qu’on le sente ou non, par adopter vis-à-vis des musulman-e-s qu’on croise une attitude hostile, distante, craintive ou méprisante, que lesdit-e-s musulman-e-s ne peuvent que ressentir, à laquelle ils ou elles ne peuvent que réagir – et à laquelle ils ne peuvent réagir que d’une manière vive qui sera à son tour décryptée par notre bon français comme la preuve que, décidément, « l’Islam est une menace ». Avec en prime, cette fois-ci, une « expérience » à faire valoir si d’aventure on le sonde sur son rapport personnel avec des musulmans réels.
  • Système

Voilà dans quels cercles vicieux nous ont enfermés plusieurs années de journalisme racoleur et tendancieux (sur « la poussée fondamentaliste », « les filières terroristes » et « les reculs de la laïcité »), d’éditorialisme belliqueux (sur « la défense du modèle républicain »), d’opérations idéologiques (sur « l’identité nationale », « les tournantes » et « les cités du mâle ») et de législations d’exception (sur « le voile » en 2004, sur « la burqa » en 2010).


Les 340 racistes anonymes de l’IFOP ne sont en somme que la toute petite partie émergée d’un immense iceberg : c’est tout un système qui porte aujourd’hui l’idée que « l’Islam est une menace ». Un système dont les agents – conscients ou pas – sont des ministres, des partis de droite, des partis de gauche, des patrons de presse, des intellectuels, des journalistes… et des sondeurs. Un système qui a ses petites mains mais aussi ses Grands Commis : Yves Calvi, Christophe Barbier, Éric Zemmour, Élisabeth Lévy, Caroline Fourest, Alain Finkielkraut, Élisabeth Badinter, Fadela Amara, Sihem Habchi, Abdennour Bidar, Abdelwahab Meddeb, Michel Onfray, Philippe Val, Robert Redeker, Claude Lanzmann et Bernard-Henri Lévy… Un système qui constitue, pour le coup, une véritable menace – pour la démocratie, pour la paix civile, mais plus directement, plus immédiatement, plus durement, pour les musulmans.
Est-il encore temps d’enrayer cette machine infernale ? Y-a-t-il encore une gauche pour rompre clairement avec cette dynamique, plutôt que « refuser-la-haine-de-l’autre-tout-en-restant-à-l’écoute-de-l’inquiétude-des-Français » ? Les musulmans doivent-ils ne plus compter que sur eux-mêmes et une poignée d’islamogauchistes ? Faut-il agir sur le terrain juridique, politique, social, culturel, à l’échelle locale, nationale, internationale ? Je n’ai évidemment pas la réponse – mais une chose est sûre : la propagande islamophobe bat son plein et porte ses fruits, les injures, violences et discriminations sont quotidiennes, et l’histoire nous a appris que tout cela peut, si on laisse faire, aller encore plus loin.

P.-S.

Sur le même sujet :
Thomas Deltombe, « Un islamisme télégénique »
Thomas Deltombe, « Armer les esprits : »
Houria Bouteldja, « De la cérémonie du dévoilement (Alger, 1958) à Ni Putes Ni Soumises : l’instrumentalisation coloniale et néo-coloniale de la cause des femmes »
Laurent Lévy, « Censure, droit au blasphème et islamophobie »
Pierre Tevanian, « Une révolution conservatrice dans la laïcité »
Pierre Tevanian, « La faute à Voltaire ? »
Pierre Tevanian, « Anatomie de l’opération Burqa »
Pierre Tevanian, « Naissance de l’islamophobie neuroscientifique »
Sylvie Tissot, « Toujours plus soumises »
Les TumulTueuses, « Féministes contre la xénophobie, féministes contre la loi sur le voile intégral »
Anne Souyris, Caroline Mécary, Emmanuelle Cosse, Karima Delli, Véronique Dubarry, « Pour Ilham Moussaïd »
Mona Chollet, « Phil & Robbie, Sister Fourest et le spectre de l’islamisation »
Leila Belkacem, « Élisabeth, la crèche et la voilée »
La Voilée, « Va te faire voiler ! »
Princesse de Clèves Islamogauchiste, « Décrypter le décryptage islamophobe de L’Express »
Frédéric Gies, « Manta : la chasse au voile, version chorégraphique »
Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian, « Les filles voilées parlent »
Mariame, « Marianne, ta tenue n’est pas laïque ! »

Notes

[1] Cf. aussi Collectif Les mots sont importants, « État de l’opinion ou opinion de l’État ? ».

[2] Et qui, lorsqu’on l’a envisagé et pratiqué, n’est de toute façon pas comptabilisé !

[3] De même que, symétriquement, l’autre hypothèse recouvre sous une forme manifeste – « Diriez-vous que l’Islam est un facteur d’enrichissement culturel ? » – une question latente et subliminale :
« Vous ne croyez tout de même pas que l’Islam est un facteur d’enrichissement culturel ?!! »

[4] Les sondés étaient 80% à qualifier l’insécurité urbaine de « préoccupante », mais seulement 19% à se déclarer « plutôt » ou « très insatisfaits » de la sécurité dans leur quartier et leur ville – contre 81% de « plutôt » ou « très satisfaits » ! Pour une analyse critique des sondages sur l’insécurité, cf. Pierre Tevanian, « La France d’en bas n’a rien demandé ».

[5] Ce qui se produisit en janvier 2000, après la parution du livre de Véronique Vasseur, Médecin Chef à la prison de la Santé.


Pierre Tevanian pour   http://lmsi.net/Pour-100-des-musulmans-les

Relire :

 

http://www.islamenfrance.fr/2011/01/10/reflexions-sur-la-construction-mediatique-de-l%E2%80%99islamophobie/

 

 

Les détracteurs de tous poils, à court d’arguments contre ce phénomène qui les dépasse, en viennent d’ailleurs de plus en plus à déserter le terrain intellectuel et les débats d’idées au profit des manifestations haineuses et de la promotion du « hooliganisme » xénophobe qu’ils jugent sans doute plus expéditifs pour défendre leur point de vue.

Après les « apéros saucisson pinard » provocateurs, étouffés dans l’oeuf par les Préfectures de Police de l’Hexagone pour « risques graves de troubles à l’ordre public », nos islamophobes se risquent aujourd’hui à organiser des « assises de la haine (1) » dans le but non dissimulé d’inciter leurs émules à réprimer brutalement les expressions islamiques. Les ténors nationalistes européens auront donc une tribune libre et un public acquis à leur cause pour éructer à loisir leurs divagations et leurs techniques de répression. En surfant sur la crise économique et les frustrations qu’elle engendre chez les esprits simples, gageons que ces apprentis sorciers n’auront aucun mal à réunir les ingrédients nécessaires pour initialiser l’épuration ethnique qu’ils appellent de leurs voeux. Tant que c’est encore possible, et s’ils s’intéressent véritablement à maintenir la paix sociale, les Pouvoirs Publics seraient bien inspirés d’intervenir au plus vite et fermement pour empêcher la prolifération de ces rassemblements racistes. Quand la guerre aura éclaté entre les communautés, il sera trop tard pour calmer le jeu. Lire le reste…

 

http://www.halalmagazine.com/category/islamophobie/

 

 

Oui à la défense des chrétiens, non à l’islamophobie
Nanterre, 27 décembre 2010 (Apic) Mgr Gérard Daucourt, évêque de Nanterre et membre du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, s’inquiète de l’amalgame fait entre terrorisme et islam. Il appelle les croyants à cultiver la fraternité avec les musulmans, dans un message publié le 20 décembre. Pendant les fêtes de Noël, les chrétiens ont été victimes de graves violences.
Mgr Gérard Daucourt, évêque de Nanterre et membre du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens (Photo: Diocèse de Nanterre)

 

 

L'article ici :

France: Mgr Daucourt condamne l’assimilation de l’islam au terrorisme

 

A lire :

 

L’islamophobie est à la source du nouveau populisme de droite

 

  • Le blog d' Eva, R-sistons à la crise

 

 

Ne soyons pas complices de cette campagne islamophobe permanente, alimentée par des attentats ou des enlèvements perpétrés par les Services Secrets ! Elle vise d'une part à détourner notre attention des VRAIS responsables de nos problèmes, et surtout, elle nous prépare à accepter d'envoyer nos enfants mourir pour les multinationales apatrides, via un  choc de civilisations artificiellement provoqué. Enfin, tout cela profite, artificiellement aussi, à Sarkozy, qui en 2012 surfera sur NOS peurs !

 

eva R-sistons aux mensonges

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 03:25

L’Aqmi : véritables fondamentalistes fanatisés ou bédouins contrebandiers qui surfent sur la vague islamiste pour légitimer leurs crimes ? Longtemps, la branche sahélienne d’Al Qaida, à cheval sur quatre pays (Algérie, Niger, Mali, Mauritanie), n’a pas été prise au sérieux par les experts du contre-terrorisme.

Les « émirs » auto-proclamés de l’Aqmi sont en effet bien souvent d’anciens chefs de bandes spécialisés dans la contrebande, notamment de cigarettes et d’alcool, qui se sont convertis à l’islamisme radical au début des années 2000. 

http://sionistes-gohome.com/?p=111

 

 

    Bonjour à toutes et à tous,

 

Al-Qaïda au Maghreb, c’est le nouveau nom du GSPC, qui était lui-même le nouveau nom du GIA. Il y a des preuves comme quoi ce groupe, originellement localisé en Algérie, est manipulé par les services secrets français :


http://mai68.org/spip/spip.php?article1372


Tout ce que fait AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) est par conséquent commandité par l’État français ; par conséquent, il est bon de se demander en quoi cette mise en scène à grand spectacle de terrorisme au Sahel profite à Sarkozy et à l’État français.. .

Un des buts est de créer l’union sacrée, comme en 14-18 : tous unis derrière Sarko, de la droite à la gauche. Comme ça il retrouvera de la crédibilité pour 2012.

Un autre but est peut-être de justifier une guerre de recolonisation des pays du Sahel par la France, en déguisant cette guerre en guerre contre le terrorisme. Comme les USA en Afghanistan :

http://mai68.org/pages-speciales/911/911.htm

 

Le spectacle de terrorisme de l’AQMI profite donc à Sarkozy et à l’impérialisme français.

Merci pour votre attention,
Meilleures salutations,
do
http://mai68.org/spip

Post-scriptum :


1°) Une guerre sale pour une énergie propre ?

S’ils tiennent tant à ce qu’on ait peur d’aller au Sahel, c’est pour éviter qu’on aille y voir d’un peu trop près. En fait, c’est eux qui ont peur qu’on puisse témoigner des saloperies qu’ils y font et qu’ils vont y faire. Car toutes les guerres sont sales.

Mais qu’y a-t-il donc de si important au Niger pour que la France soit prête à y mener une nouvelle guerre de colonisation, ou plutôt de recolonisation ?


Au Niger, il y a de l’uranium pour nos centrales nucléaires !

C’est ça, l’énergie propre !

 

 

2°) Il a déjà été démontré que wikileaks est lié aux Rothschild :

 

http://mai68.org/spip/spip.php?article1878

Par conséquent, il n’y a rien d’étonnant à ce que Wikileaks soutienne l’impérialisme en cautionnant cet immonde spectacle de terrorisme. Voici en effet un titre du journal Le Monde :

WikiLeaks : les terroristes de l’AQMI sont "virtuellement à notre porte"

 

 

WikiLeaks : les terroristes de l'AQMI sont "virtuellement à notre porte"

LEMONDE | 06.12.10 |

 

 

 

Le Sahel et ses djihadistes d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), "première préoccupation pour la sécurité de la France", selon un responsable militaire français cité dans un télégramme diplomatique américain obtenu par WikiLeaks et révélé par Le Monde, constituent désormais pour Paris un sujet majeur de coopération avec les Etats-Unis. Le président Sarkozy a réclamé "une meilleure coordination – et pas une compétition – avec les Américains" dans ce domaine crucial.

En janvier 2010, de hauts responsables de l'Elysée ont rencontré, à Paris, le général William Ward, patron de l'Africom, le commandement militaire américain pour l'Afrique, basé à Stuttgart (Allemagne). "Les Français insistent pour améliorer la coordination dans le domaine de l'assistance militaire, du partage des renseignements et des projets de développement", résume le compte rendu de l'ambassade.

Quatre mois plus tôt, toujours à Paris, une discrète réunion s'était tenue en présence de Johnnie Carson, le secrétaire d'Etat adjoint américain aux affaires africaines, et de diplomates européens. Ordre du jour : confronter les analyses et renforcer la coopération.

Le constat est commun. "Le terrorisme est virtuellement à notre porte", estime Romain Serman, alors conseiller chargé de l'Afrique à l'Elysée, tandis que son collègue Rémi Maréchaux affiche son pessimisme : "Nous avons le sentiment que nous sommes en train de perdre la bataille entre le développement de ces pays et les menaces sécuritaires grandissantes."

 

LA FRANCE "A EU DE LA CHANCE JUSQU'À PRÉSENT"

 

A la même époque, l'ambassade américaine de Nouakchott (Mauritanie) télégraphie : "La multiplication des opérations réussies par AQMI a accru sa crédibilité auprès de la rue (…) au moment où les multiples rançons payées augmentent sa capacité à conduire des opérations dans la région. (…) Nous constatons que de jeunes Mauritaniens sont attirés par Al-Qaida." Les assassinats revendiqués par AQMI "sont commis par des Mauritaniens issus des classes moyennes, précise un autre mémo en provenance de Nouakchott. Ce qui montre que la radicalisation n'est pas directement liée à la pauvreté mais à un manque de perspectives d'avenir".

Plus d'un an avant l'enlèvement, au Niger le 16 septembre 2010, de neuf salariés d'Areva et de Sogea, Rémi Maréchaux avertit alors de façon prémonitoire: "Certaines installations françaises sont menacées d'attaques terroristes, en particulier dans le nord". La France, poursuit-il, "a eu de la chance jusqu'à présent".

Alors que les Occidentaux, soucieux de ne pas déstabiliser un allié dans la lutte anti-AQMI, condamnent à bas bruit les manœuvres constitutionnelles du président nigérien Tandja pour rester au pouvoir, une diplomate américaine souligne que "la lutte contre le terrorisme ne peut pas remettre en cause nos priorités en faveur de la bonne gouvernance et de la démocratie en Afrique".


 

Le Britannique Edwin Dyer, le 18 février 2009.

Le Britannique Edwin Dyer, le 18 février 2009.Reuters/HO

 

Si les Français sont en première ligne, les Britanniques se sont réveillés depuis l'assassinat de l'otage Edwin Dyer, en juin 2009 au Mali, un événement qui, d'après un télégramme de Londres de juillet, a "changé la donne".

En Grande-Bretagne, certains diplomates voient désormais le Sahel comme "la nouvelle frontière du terrorisme". Mais les Britanniques préfèrent laisser Paris gérer les rivalités entre ses anciennes colonies – Mali et Algérie en particulier – et admettent "la responsabilité française à être leader sur ce sujet".

"NOUS DEVRIONS RESTER HORS DE PORTÉE DES RADARS"

Le vieil antagonisme franco-britannique en Afrique n'est pas loin : Janet Douglas, responsable de l'Afrique au Foreign Office, citée dans un télégramme confidentiel daté de Londres, reconnaît le besoin de coordination tout en pestant : "le travail des Français en matière de promotion de la démocratie en Afrique de l'ouest n'a pas été fameux, remarque-t-elle. Beaucoup de problèmes viennent d'une mentalité qui privilégie le gouvernement central."

Militaires, sécuritaires, humanitaires, les modes d'action font l'unanimité, de même qu'un impératif de méthode : la discrétion. "Nous ne voulons pas devenir une partie du problème en apparaissant comme les meneurs, résume Johnnie Carson. Nous avons besoin d'être leaders, mais latéralement et non pas frontalement. En mettant en avant le 'profil' d'acteurs extérieurs à la région, on risque de se mettre à dos les principaux acteurs sahéliens et, au-delà, d'aider AQMI dans ses efforts pour recruter et collecter des fonds. Il est vital que le contre-terrorisme présente un 'visage local'."

Sur ce point aussi, Français et Américains parlent à l'unisson : "Nous devrions rester hors de portée des radars", conseille l'amiral Edouard Guillaud, alors chef d'état-major particulier du président Sarkozy. Tandis que le général Ward insiste sur la nécessité de "maintenir un profil bas pour ne pas créer l'impression d'une présence occidentale qui pourrait nourrir un appel au jihad dans la région".


Cette discussion, la première du genre est jugée très positive par les diplomates américains. "Les Français et les Européens se sont montrés désireux de partager leur analyse de la situation, mais ils se sont aussi clairement montrés prêts à s'en remettre au jugement des Etats-Unis." Six mois après ce tour de table, Stéphane Gompertz, directeur Afrique au Quai d'Orsay, constate en février2010 que "la situation n'a clairement pas changé depuis la réunion de Paris".

Ses inquiétudes s'étendent : "AQMI se développe jusqu'au nord du Burkina Faso, recrute au Sénégal" et "trouvera des faiblesses dans le nord du Nigeria". Entre-temps, pas moins de trois Espagnols, deux Italiens et un Français – le retraité Pierre Camatte – ont été enlevés dans la zone sahélo-saharienne.


Philippe Bernard

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/12/06/wikileaks-les-terroristes-de-l-aqmi-sont-virtuellement-a-notre-porte_1449844_3210.html

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 10:12

lundi 10 janvier 2011

Etats-Unis : deux siècles de violence (Article sur http://polymedia.skynetblogs.be/ )

Beaucoup d’Etasuniens voient leur pays et leurs soldats comme les « bons » qui propagent la « démocratie » et la « liberté » dans le monde entier. Quand les Etats-Unis infligent mort et destruction inutile, cela est vu comme une erreur ou une aberration. Dans l’article suivant, Peter Dale Scott et Robert Parry examinent la longue histoire de ces actes de brutalité, une trajectoire qui suggère qu’il ne s’agit pas d’une « erreur » ou d’une « aberration », mais plutôt d’une doctrine plutôt consciente de contre-insurrection par le « côté obscur ». Consortium News.

21590.jpgIl y a un fil obscur – rarement reconnu – qui parcourt la doctrine militaire des Etats-Unis, qui provient des premiers jours de la République.

Cette tradition militaire a explicitement défendu l’usage sélectif de la terreur, que ce soit dans la répression de la résistance des américains natifs aux frontières du XIXe Siècle, dans la protection d’intérêts étasuniens à l’étranger au XXe Siècle, ou dans « une guerre contre la terreur » pendant la dernière décennie.

Une grande partie du peuple étasunien ne prend pas en compte cette tradition occulte parce que la plupart de la littérature qui défend la terreur soutenue par l’État se limite soigneusement aux cercles de sécurité nationale et elle s’étend rarement au débat public, qui est dominé par des messages de bon ton sur les interventions bien intentionnées des EU à l’étranger.

Pendant des décennies, des enquêtes du Congrès et de journalistes ont mis en lumière certains de ces abus. Mais quand cela arrive, généralement les dossiers sont considérés comme des anomalies ou des excès de soldats hors contrôle.

Mais la documentation historique montre que les tactiques de terreur sont depuis pas mal de temps le côté obscur de la doctrine militaire des EU. Les théories demeurent toujours dans les manuels sur la guerre de contre-insurrection, les conflits « de basse intensité » et le « contre-terrorisme ».

Quelques historiens datent l’acceptation formelle de ces doctrines brutales aux années 1860 quand l’armée des EU affrontait le Sud rebelle et la résistance des américains natifs à l’ouest. De ces crises, a émergé le concept militaire moderne de la « guerre totale » qui inclut des attaques contre les civils et l’infrastructure économique comme une partie intégrale d’une stratégie victorieuse.

En 1864, le général William Tecumseh Sherman a laissé une trace de destruction sur un territoire civil en Géorgie et en Caroline. Son plan était de détruire la volonté de combattre du Sud et sa capacité de maintenir une grande armée sur le terrain. La dévastation a incendié des plantations et a généré les plaintes généralisées de la Confédération sur des viols et des assassinats de civils.

Pendant ce temps, dans le Colorado, le colonel John M. Chivington et la Troisième Cavalerie du Colorado employaient ses propres tactiques de terreur pour pacifier les cheyennes. Un explorateur appelé John Smith a décrit par la suite l’attaque par surprise à Sand Creek, Colorado, contre des indiens pris au dépourvu dans un campement pacifique.

« Ils ont été scalpés ; leurs cerveaux vidés ; les hommes ont utilisé leurs couteaux, ils ont étripé les femmes, ils ont battu les petits enfants, ils les ont frappés sur la tête avec leurs fusils, ils ont vidé leurs cerveaux par les coups, ils ont mutilé leurs corps dans tous les sens du mot. » [Congrès des EU, Sénat, 39 eme Congrès, 2eme séance, « The Chivington Massacre, des Rapports of the Committees ».

Bien que l’objectivité de Smith fût controversée à l’époque, même des défenseurs de l’incursion de Sand Creek acceptent que la majorité des femmes et des enfants fut assassiné et mutilée. (Voir : lieutenant colonel William R. Dunn, I Stand by Sand Creek.)

Cependant, en 1860, de nombreux blancs du Colorado ont considéré le massacre comme l’unique chemin réaliste pour obtenir la paix, comme Sherman a considéré que sa « marche vers la mer » était nécessaire pour imposer la reddition au Sud.

Les tactiques brutales de l’[Far]Ouest ont aussi aidé à aplanir le chemin pour le chemin de fer transcontinental, ont créé des fortunes pour les hommes d’affaires favorisés et ont consolidé le pouvoir politique républicain pendant plus de six décennies, jusqu’à la Grande Dépression des années trente. Voir : « Indian Genocide and Republican Power  », Consortiumnews.com, le 3 octobre 2010.

Quatre ans après la Guerre civile, Sherman est devenu commandant général de l’armée et a intégré les stratégies de pacification des indiens – ainsi que ses propres tactiques – à la doctrine militaire des EU. Le général Philip H. Sheridan, qui avait dirigé les guerres contre les indiens sur le territoire du Missouri, a succédé à Sherman en 1883 et a encore plus enraciné ces stratégies dans la politique. Voir : « Ward Churchill, A Little Matter of Genocide. »

À la fin du XIXe Siècle, les guerriers américains natifs avaient été vaincus, mais les stratégies victorieuses de l’armée ont continué d’exister.

Les Etats-Unis impériaux

Quand les Etats-Unis ont revendiqué la conquête des Philippines dans la guerre Hispano-Etasunienne, les insurgés philippins ont résisté. En 1900, le commandant étasunien, le général J. Franklin Bell, a consciemment modelé sa campagne brutale de contre-insurrection comme les guerres indiennes et « la marche à la mer » de Sherman.

Bell croyait que, après avoir écrasé les Philippins les plus riches grâce à la destruction de leurs maisons – comme Sherman l’avait fait au Sud – Ils se trouveraient obligés d’aider à convaincre leurs compatriotes pour qu’ils se soumissent.

Apprenant des « guerres indiennes » il a aussi isolé les groupes de guérilleros en obligeant les Philippins à aller dans des zones strictement contrôlées où des écoles et d’autres installations sociales ont été construites.

« Toute la population en dehors des villes principales à Batangas a été dirigée vers des camps de concentration », a écrit l’historien Stuart Creighton Miller. « L’objectif principal de Bell fut les classes les plus nanties et mieux élevées … Comme si ce n’était pas assez, Bell a fait que ces gens transportent le pétrole utilisé pour brûler leurs propres maisons de campagne. » Voir : « Benevolent Assimilation » de Miller.

Pour ceux qui étaient en dehors des zones protégées, la terreur a prévalu. Le correspondant favorable a décrit une scène dans laquelle des soldats étasuniens ont tué « des hommes, des femmes, des enfants … à partir de 10 ans et plus, puisque prévalait l’idée que le Philippin, tel quel, était un peu moins qu’un chien … »

« Nos soldats ont introduit de l’eau salée dans les hommes, ‘pour les faire parler’, ils ont emprisonné les gens qui levaient les mains et qui se rendaient pacifiquement, et une heure après, sans un atome de preuve montrant qu’ils étaient des insurgés, ils les ont planté sur un pont et ils les ont tué un à un par coup de feu, pour qu’ils tombent dans l’eau et flottent comme exemple pour ceux qui trouvaient ces corps criblés de balles. »

Pour défendre ces tactiques, le correspondant souligne que « ce n’est pas une guerre civilisée, mais nous n’avons pas à faire à des gens civilisés. L’unique chose qu’ils connaissent et dont ils ont peur est la force, la violence et la brutalité. » [Philadelphia Ledger, le 19 novembre 1900]

En 1901, des anti-impérialistes au Congrès sont sortis à la lumière et ont dénoncé les tactiques brutales de Bell. Cependant, les stratégies de Bell ont été acclamées par les militaires comme une méthode raffinée de pacification.

Dans un livre de 1973, un historien militaire favorable à Bell, John Morgan Gates, a qualifié d’ « exagérés « les rapports sur ces atrocités et a salué « une compréhension excellente de Bell du rôle de la bienveillance dans la pacification ».

Gates a rappelé que la campagne de Bell au Batanga a été considérée par des stratèges militaires comme une pacification « dans sa forme la plus perfectionnée ». ir : « Schoolbooks and Krags : The United States Army in the Philippines, 1898-1902 de Gates ».

Ils propagent la méthodologie

Au début du siècle, la méthodologie de pacification a aussi été un cliché populaire parmi les puissances coloniales européennes. De la Namibie à l’Indochine, les Européens ont eu des difficultés pour soumettre les populations locales.

Souvent le massacre sans limites a donné des résultats, comme les Allemands l’ont démontré avec les massacres de la tribu Herrero en Namibie entre 1904 et 1907. Mais les stratèges militaires ont souvent comparé leurs notes sur des techniques plus subtiles de terreur sélective combinée avec des manifestations de bienveillance.

Les stratégies de contre-insurrection sont revenues à la mode après la Deuxième Guerre mondiale quand de nombreux peuples opprimés ont exigé une indépendance du régime colonial et que Washington s’est préoccupé de l’expansion du communisme. Dans les années cinquante, la rébellion Huk contre la domination des EU a recommencé à transformer les Philippines en laboratoire, et ils se sont clairement rappelé les leçons passées de Bell.

« La campagne contre le mouvement Huk aux Philippines … s’est considérablement ressemblée à la campagne américaine de presque 50 ans avant », a remarqué l’historien Gates. « L’objectif américain vers le problème de la pacification avait été étudié ».

Mais la guerre contre les Huk a eu quelques nouveaux objectifs, particulièrement le concept moderne de la guerre psychologique ou psy-war.

En suivant les stratégies pionnières du général de division de la CIA, général Edward G. Lansdale, la guerre psychologique a été un nouveau tour de l’ancien jeu de briser la volonté d’une population cible. L’idée était d’analyser les faiblesses psychologiques d’un peuple et de développer des « sujets » qu’ils puissent induire des actions favorables à ceux qui réalisaient l’opération.

Bien que la guerre psychologique inclût la propagande et la désinformation, elle était aussi basée sur des tactiques de terreur de nature démonstrative. Un pamphlet de la guerre psychologique de l’armée, qui est basé sur l’expérience de Lansdale aux Philippines, défendait « la violence criminelle exemplaire – l’assassinat et la mutilation de captifs et l’exhibition de leurs corps », selon « Instruments of Statecraft » de Michael McClintock.

Dans ses mémoires, Lansdale s’est vanté d’un truc légendaire de la guerre psychologique utilisé contre les Huk, qui étaient considérés superstitieux et peureux d’une créature similaire à un vampire appelée asuang.

« L’escadron de la guerre psychologique montait une embuscade le long d’un sentier utilisé par les Huk », a écrit Lansdale.

Quand une patrouille Huk apparaissait par le sentier, les participants à l’embuscade capturaient le dernier homme de la patrouille, sans que leur action ne fût détectée dans l’obscurité de la nuit. Ils perforaient deux trous dans son cou, comme si cela avait été un vampire, soutenaient le corps par les pieds, le vidaient d’un sang, et replacaient le cadavre dans le sentier. »

« Quand les Huk revenaient chercher le disparu et trouvaient leur compagnon saigné à blanc, tous les membres de la patrouille croyaient que l’asuang en avait fini avec lui. » Voir : « In the midst of wars de Lansdale  ».

La rébellion Hukfut aussi témoin du perfectionnement des zones de libre feu, une technique utilisée effectivement par les forces de Bell un demi-siècle avant. Dans les années cinquante, ils ont assigné des escadrons spéciaux pour faire le sale travail.

« La tactique spéciale de ces escadrons était de clôturer des zones ; tous ceux qui se trouvaient dans celles-ci étaient considérés comme ennemi », a expliqué un colonel philippin favorable aux EU « Presque tous les jours on trouvait des corps flottant dans la rivière, plusieurs d’eux s victimes de l’Unité Nenita du major [Napoléon] Valeriano » Voir : « The Huk Rebellion : À Study of Peasant Revolt in the Philippines de Benedict J. Kerkvliet. »

Vers le Viêt-Nam

La répression heureuse des Huk a mené les architectes de la guerre à partager leurs leçons dans d’autres endroits en Asie et au delà. Valeriano a été coauteur d’un important manuel étasunien sur la contre-insurrection et a fait partie de l’effort de pacification étasunienne au Viêt-Nam, avec Lansdale.

En suivant le modèle philippin, les Vietnamiens ont été entassés dans des « villages stratégiques » ; déclarées « zones de libre feu », les maisons et les cultures ont été détruites ; et le programme Phoenix a éliminé des milliers de cadres présumés Vietcong.

Les stratégies implacables ont été absorbées et acceptées, même par des personnages militaires amplement respectés, comme le général Colin Powell qui a servi deux fois au Viêt-Nam et a appuyé la pratique routinière d’assassiner des hommes vietnamiens comme une partie nécessaire de l’effort de contre-insurrection.

« Je me rappelle une phrase que nous utilisons sur le terrain, MAM, pour military-age male [homme en âge militaire] » a écrit Powell dans ses mémoires si saluées My American Journey.

« Si un hélico [hélicoptère étasunien] voyait un paysan avec des pyjamas noirs qui paressait suspect, un MAM possible, le pilote tournait et tirait face à lui. S’il bougeait, son mouvement était jugé comme une intention évidente hostile, et la bordée suivante n’était pas lancée en face de lui, mais contre sa personne. »

« Brutal ? Peut-être. Mais un commandant de bataillon très capable avec qui j’avais servi dans la Gelnhausen [Allemagne de l’Ouest], le lieutenant colonel Walter Pritchard, est mort par le feu de francs-tireurs ennemis pendant qu’il observait des MAMs depuis son hélicoptère. Et Pritchard fut un parmi bien d’autres. La nature du tuer ou mourrir au combat tend à émousser des perceptions fines du bien et mal. »

En 1965, la communauté des renseignements des EU a formalisé ses leçons apprises de contre-insurrection de la pire façon, en établissant un programme de secret maximum appelé Project X. Basé au Centre et à l’École d’Intelligence de l’Armée des EU à Fort Holabird, dans le Maryland, le projet a été basé sur une expérience sur le terrain et a développé des plans de formation pour « fournir un entraînement en intelligence à des pays étrangers amis », selon un rapport du Pentagone préparé en 1991 et publié en 1997.

Appelé « guide pour la conduite d’opérations clandestines », le « Project X » a été utilisé par l’École d’Intelligence des EU à Okinawa pour entraîner pour la première fois des Vietnamiens et, peut-être, d’autres étrangers », signale le rapport.

Linda Matthews, de la Division de Contre-espionnage du Pentagone, a rappelé qu’en 1967-68 une partie du matériel d’entraînement du Project X a été préparé par des employés en liaison avec le programme Phoenix. « Elle a suggéré la possibilité qu’une partie du matériel délictueux du programme Phoenix ait pu être intégrée aux matériels du Project X à l’époque », dit le rapport du Pentagone.

Dans les années soixante-dix, le Centre et l’École d’Intelligence de l’Armée des EU ont déménagé à Fort Huachuca en Arizona et ont commencé à exporter du matériel du Project X aux groupes d’aide militaire des EU qui travaillaient avec « des pays étrangers amis ». Vers le milieu des années soixante-dix, du matériel du Project X arrivait à des armées dans le monde entier.

Dans son étude de 1992, le Pentagone a reconnu que le Project X a été la source de nombreuses leçons « réprouvables » de l’École des Amériques, où des Officiers Latinoaméricains ont été entraînés aux chantages, séquestrations, assassinats et espionnage contre des adversaires politiques non violents.

Mais la révélation de toute l’histoire a été bloquée juste à la fin du premier gouvernement Bush, quand les hauts fonctionnaires du Pentagone qui travaillaient pour le secrétaire de la Défense de l’époque Dick Cheney, ont ordonné la destruction de la plupart des fichiers du Project X. Voir : « Lost History » de Robert Parry.

Une vie dangereuse

Vers le milieu des années soixante-dix, une partie des leçons étasuniennes de contre-insurrection était aussi arrivée en Indonésie. L’entraînement militaire des EU a été rapide, parce que Washington considérait que le leader neutraliste Sukarno était politiquement suspect. L’entraînement fut permis uniquement pour faciliter l’influence des EU sur les forces armées indonésiennes qui étaient considérées plus fiables.

L’aide étasunienne et l’entraînement ont consisté presque entièrement en « action civique » de nature inoffensive, ce qu’ on pense en général consiste à la construction de routes, à la fourniture de personnel de cliniques de santé et à la réalisation d’autres activités « de cœurs et d’ esprits » avec des civils. Mais l’ « action civique » a aussi servi de couverture en Indonésie, comme aux Philippines et au Viêt-Nam, à la guerre psychologique.

Les connexions secrètes militaires entre les EU et l’Indonésie ont eu leur compensation pour Washington quand a éclaté une crise politique, qui menaçait le gouvernement de Sukarno.

Pour contrer le puissant Parti Communiste d’Indonésie, connu comme PKI, les Bérets Rouges de l’armée ont organisé le massacre de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Les nombreux corps qui ont été jetés dans les rivières de la Java Orientale les ont teintées de sang.

Dans une classique tactique de guerre psychologique les cadavres gonflés ont aussi servi d’avertissement politique aux villages en aval.

« Pour assurer qu’ils ne coulaient pas, les cadavres ont été délibérément attachés ou empalés avec un pieu en bambou », a écrit le témoin oculaire Pipit Rochijat. « Et le départ des cadavres de la région Kediri par le Brantas a atteint son âge d’or quand les corps ont été entassés dans les radeaux sur lesquels ondoyaient orgueilleusement le drapeau du PKI ». Voir : «  Am I PKI or Non-PKI ?  » de Rochijat, Indonésie, octobre 1985.

Quelques historiens ont attribué la violence grotesque à une armée démente qui s’est lancée dans une « brutalité non planifiée » ou dans une « hystérie massive » qui a finalement conduit au massacre de près d’un million et demi d’indonésiens, plusieurs d’entre eux d’origine chinoise.

Mais la tactique répétée de mettre des corps en exhibition insupportable s’adapte aussi aux doctrines militaires de guerre psychologique [psy-war], mots que l’un des principaux assassins militaires a utilisés de façon non traduite pour ordonner l’élimination du PKI.

Sarwo Edhie, chef du bataillon para-commando politique connu comme les Bérets Rouges, a remarqué que « il ne faut pas donner l’occasion de se concentrer/consolider » à l’opposition communiste. « Elle doit systématiquement être repoussée par tous les moyens, y compris la guerre psychologique ». Voir : « The Revolt of the G30S/PKI and Its Suppression » traduit par Robert Cribb dans The Indonesian Killingsr

Sarwo Edhie avait été identifié comme contact de la CIA quand il a servi à l’ambassade indonésienne en Australie. Voir : « Pacific, mai - juin 1968 ».

Sympathie dans les médias des Etats-Unis.

La réaction de l’élite des Etats-Unis devant l’horrible massacre fut et continue à être ambivalente depuis ce temps-là. Le gouvernement de Johnson a nié toute responsabilité dans les massacres, mais le journaliste du New York Times, James Reston, a parlé pour beaucoup de leaders d’opinion quand il a favorablement qualifié les événements sanglants en Indonésie de « rayon de lumière en Asie ».

Les démentis étasuniens quant à leur participation se sont maintenus jusqu’à 1990 quand des diplomates des EU ont admis devant un journaliste qu’ils avaient aidé l’armée indonésienne grâce à la fourniture de listes de communistes présumés.

« C’était réellement une grande aide pour l’armée », a dit le fonctionnaire de l’ambassade Robert Martens à Kathy Kadane de States News Service.« J’ai probablement beaucoup de sang sur mes mains, mais ce n’est pas si mauvais. Il y a un temps où il faut frapper fort à un moment décisif ». Martens avait dirigé l’équipe des EU qui ont établi les listes de la mort.

L’histoire de Kadane a provoqué une réaction significative de l’auteur confirmé des éditoriaux du Washington Post, Stephen S. Rosenfeld. Il a accepté le fait que des fonctionnaires des Etats-Unis ont aidé « cet épouvantable massacre », mais ensuite il a justifié les assassinats.

Rosenfeld a argumenté que le massacre « fut, et continue d’être amplement considéré comme la chance sombre mais méritée d’un parti révolutionnaire conspirateur que représentait le même monstre communiste qui était en marche au Viêt-Nam ».

Dans une colonne intitulée : « L’Indonésie 1965 : L’année pour vivre cyniquement ? » Rosenfeld a justifié que « ou l’armée liquidait les communistes, ou les communistes liquidaient l’armée », on pensait : L’Indonésie était un domino, et la fin du PKI a maintenu l’Indonésie dans le monde libre …

« Bien que les moyens fussent gravement déshonorants, on peut dire que nous –les exigeants ainsi que les obstinés et les cyniques – jouissons des fruits de la stabilité géopolitique de cette partie importante de l’Asie, de la révolution qui n’a jamais eu lieu ». Washington Post, 13 juillet 1990

Cependant, le goût fut beaucoup plus amer pour les peuples de l’archipel indonésien. En 1975, l’armée du nouveau dictateur de l’Indonésie, le général Suharto, a envahi l’ancienne colonie portugaise du Timor Oriental. Quand les timorais orientaux ont offert de la résistance, l’armée indonésienne est revenue aux atrocités habituelles et a lancé un vrai génocide contre la population.

Un missionnaire catholique a fourni un témoignage direct d’une mission de recherche et de destruction au Timor Oriental en 1981.

« Nous avons vu de nos propres yeux le massacre de gens qui se rendaient : tous morts, y compris femmes et enfants, même les plus petits … ils n’ont même pas sauvé les femmes enceintes : elles ont été étripées … Ils ont fait la même chose qu’ils avaient fait aux petits enfants l’année précédente, ils les ont saisis par les jambes et ont frappé leurs têtes contre des roches …

« Les commentaires d’officiers indonésiens révèlent la qualité morale de cette armée : « Nous avons fait pareil [qu’en 1965] à Java, Bornéo, Célèbes, Irian Jaya, et cela a donné des résultats » ». Voir : “East Timor : Land of Hope” d’A. Barbedo de Magalhaes.

Les références au succès du massacre de 1965 n’ont pas été rares. Dans Timor : « A People Betrayed », l’auteur James Dunn a remarqué que « du côté indonésien, il y a eu de nombreux rapports selon lesquels beaucoup de soldats ont vu leur opération comme une phase de plus dans la campagne pour éliminer le communisme qui est venu après les événements de septembre 1965 ».

Les stratégies classiques de guerre psychologique et de pacification ont été inconditionnellement suivies au Timor Oriental. Les indonésiens ont exhibé des cadavres et les têtes de leurs victimes. Les timorais ont aussi été dirigés vers des camps contrôlés par le gouvernement avant d’être repositionnés d’une manière permanente dans des « villages de réimplantation » loin de leur maison.

« Le problème est que les gens sont obligés à vivre dans ces installations et qu’on ne leur permet pas de voyager dehors, » a dit monseigneur Costa Lopes, administrateur apostolique de Dili.« C’est le motif principal pouruoi les gens ne peuvent pas cultiver assez d’aliments. » Voir :« Indonesia’s Forgotten War : The Hidden History of East Timor » de John G. Taylor.

Une aversion publique

À travers la télévision dans les années soixante et soixante-dix, la Guerre du Viêt-Nam a fini par rapprocher les horreurs de la contre-insurrection de millions d’Etasuniens. Ils ont vu comment des soldats des Etats-Unis incendiaient des villages et obligeaient des vieilles désespérées à abandonner leurs foyers ancestraux.

Des équipes de chasseurs d’images ont gravé dans des films les interrogatoires brutaux de Vietcong présumés, l’exécution d’un jeune officier Viêt-Cong, et le bombardement d’enfants avec du napalm.

En effet, la Guerre du Viêt-Nam fut la première fois que les Etasuniens sont arrivés à être au courant des stratégies de pacification qui avaient été développées en secret comme politique de sécurité nationale dès le XIXe Siècle. Résultat, des millions d’Etasuniens ont protesté contre la conduite de la guerre et le Congrès a imposé tardivement en 1974 la fin de la participation des Etats-Unis.

Mais les débats doctrinaires de la guerre psychologique n’ont pas été résolus par la Guerre du Viêt-Nam. Les défenseurs de la contre-insurrection se sont regroupés dans les années quatre-vingts derrière le président Ronald Reagan qui a monté une défense enthousiaste de l’intervention au Viêt-Nam et a réaffirmé la décision d’Etats-Unis d’employer des tactiques similaires contre des forces gauchistes, surtout en Amérique Centrale. Voir : «  Guatemala : A Test Tube for Repression  », Consortiumnews.com, le 3 octobre 2010.

Reagan a aussi ajouté un nouveau composant important au mélange. En reconnaissant que les images et les rapports honnêtes de la zone de guerre avait affaibli l’appui public pour la contre-insurrection au Viêt-Nam, Reagan a autorisé une opération intérieure agressive de « diplomatie publique » qui correspond à ce qui a été appelé « gestion de la perception » – en effet, l’intimidation de journalistes pour assurer que seule l’information épurée arrivait au peuple étasunien.

Les journalistes qui ont révélé les atrocités des forces entraînées par les Etats-Unis, comme le massacre El Mozote par le bataillon Atlacatl au Salvador en 1981, ont été durement critiqués et leurs carrières bloquées.

Quelques opérateurs de Reagan ne se sont pas montrés timides au sujet de sa défense de la terreur politique comme nécessité de la Guerre Froide. Neil Livingstone, consultant en contre-terrorisme du Conseil National de Sécurité, a qualifié les escadrons de la mort « d’un instrument extrêmement efficient, aussi odieux qu’ il est, dans le combat contre le terrorisme et les défis révolutionnaires ». Voir : « Instruments of Statecraft » de McClintock.

Quand les démocrates au Congrès ont protesté contre les excès des interventions de Reagan en Amérique Centrale, le gouvernement a réagi avec plus de pression dans les relations publiques et politiques, en mettant en cause le patriotisme des critiques. Par exemple, l’ambassadrice de Reagan danauxNations Unies, Jeane Kirkpatrick, a accusé tous ceux qui prêtaient attention aux crimes appuyés par les Etats-Unis « d’accuser d’abord les Etats-Unis »

Beaucoup de démocrates au Congrès et de journalistes dans le milieu de la presse de Washington se sont pliés devant les attaques, en donnant beaucoup de liberté au gouvernement de Reagan pour mener les stratégies brutales « des escadrons de la mort » au Salvador, en Honduras, au Guatemala et Nicaragua.

Ce qui reste clair dans ces expériences en Indonésie, au Viêt-Nam, en Amérique Centrale et dans d’autres endroits, c’est que les Etats-Unis, pendant des générations, ont maintenu deux formes de pensée parallèles mais opposées sur les atrocités militaires et les droits de l’homme : l’une, d’une bienveillance étasunienne, en général soutenue par le public, et l’autre de la brutalité dans laquelle la fin justifie les moyens, embrassée par les spécialistes de la contre-insurrection.

Normalement les spécialistes mènent leurs actions dans des endroits lointains, sans que la presse nationale informe beaucoup sur le sujet. Mais parfois les deux visions en concurrence – d’un Etats-Unis juste et de l’autre implacable – se heurtent ouvertement, comment c’est arrivé avec le Viêt-Nam.

Ou le côté obscur de la politique de sécurité des Etats-Unis est sorti à la lumière par des exfiltrations non autorisées, comme les photos de détenus abusés dans la prison Abu Ghraib en Irak, ou par des révélations sur waterboarding [asphyxie avec de l’eau] et d’autres tortures autorisées par la Maison Blanche de George W. Bush comme faisant partie « de la guerre contre la terreur ».

Alors seulement le public arrive à avoir une idée de la réalité atroce, des tactiques sanglantes et brutales qui ont été considérées « nécessaires » pendant plus de deux siècles pour défendre des supposés « intérêts nationaux ».

 

Article original en anglais : A Long History of America's Dark Side, Consortium News, le 8 octobre 2010

Traduit de l’espagnol (publication en espagnol par Rebelión) pour « El Correo » de : Estelle et Carlos Debiasi.

 

Peter Dale Scottest un écrivain et poète dont les livres se sont concentrés sur la « politique occulte », « l’intersection d’économie, de criminalité et de sécurité nationale ». « Nouvel ordre mondial ou nouveau désordre mondial » (en français). (Pour plus d’information, voyez http://www.peterdalescott.net/) 

Robert Parry est un véteran journaliste d’investigation à Washington. (Pour ses livres, voyez http://www.neckdeepbook.com)

Posté par Alaindependant à 10:04 - Amériques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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