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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 15:38

 

L'affaire Cahuzac, une affaire d'état !

http://www.u-p-r.fr/actualite/france/laffaire-cahuzac-une-affaire-detat#


L’affaire Cahuzac, une affaire d’état !

cahuzac-hollande-asselineau
 

 

1°) QUI SAVAIT QUOI ? L’UPR RENOUVELLE SA DEMANDE DE COMMUNICATION DES INFORMATIONS TRANSMISES PAR LA SUISSE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS FIN JANVIER

 

2°) SI FRANÇOIS HOLLANDE SE LAISSE BERNER PAR CAHUZAC, QUI NOUS ASSURE QU’IL NE SE LAISSE PAS BERNER NON PLUS PAR OBAMA, MERKEL, BARROSO, DRAGHI ET CONSORTS ?


Alors que Jérôme Cahuzac a avoué, hier 2 avril 2013, s’être en effet livré à du blanchiment de fraude fiscale et détenir de l’argent en Suisse et à Singapour, le gouvernement aux abois, et tous les apparatchiks du Parti Socialiste, essaient de faire désormais porter l’intégralité du scandale sur le seul ancien ministre du budget.

Tous ceux qui encensaient encore Jérôme Cahuzac hier pour ses prétendues qualités extraordinaires le traitent aujourd’hui comme la seule brebis galeuse. Ils viennent de l’exclure du Parti Socialiste pour tenter de circonscrire l’énormité du scandale.

Ils affirment tous avoir été trompés comme des gamins par l’ancien ministre du Budget, sans se rendre compte de l’effet dévastateur d’une telle défense sur la confiance et la crédibilité que les Français peuvent désormais leur accorder sur tout autre sujet.

Car si François Hollande et tous les ministres se laissent berner comme des bleus par Jérôme Cahuzac, qui nous assure qu’ils ne se laissent pas berner non plus par Barack Obama, Angela Merkel, José Barroso, Mario Draghi et consorts sur bien d’autres sujets ? Par exemple sur tout ce qui concerne la liberté et la sécurité de la France, ou sur les guerres illégales menées pour le compte de Washington, ou sur le niveau de vie et la protection des économies sur les comptes bancaires des Français ?

En réalité, les Français n’ont pas plus de raison de croire M. Hollande et son gouvernement aujourd’hui, qu’ils n’en avaient, voici encore une semaine, lorsque le Premier ministre et de nombreux socialistes soulignaient avec emphase la « dignité » et la « responsabilité » de Jérôme Cahuzac lors de sa démission, en laissant entendre qu’il était innocent des charges portées contre lui (cf. par exemple les déclarations du Premier ministre  ou celles du président de l’Assemblée Nationale Claude Bartolone)

C’est pourquoi, avant de donner du crédit à l’affirmation d’une ignorance aussi inacceptable, les Français doivent obtenir les précisions indispensables pour savoir ce que le chef de l’État, le ministre des finances, et le gouvernement connaissaient vraiment de la situation de Jérôme Cahuzac avant ses fracassants aveux d’hier.

Nous rappelons en effet que le gouvernement a reçu – dès la fin janvier – des informations confidentielles sur la situation exacte de M. Cahuzac, qui lui ont été transmises par les autorités suisses dans le cadre de l’entraide judiciaire franco-helvétique.

Nous rappelons que M. Pierre Moscovici, ministre des finances, avait refusé à l’époque de rendre publiques ces informations.

L’affaire est beaucoup trop grave pour que l’on en reste là.

L’UPR renouvelle donc, mot pour mot, la demande expresse d’explication formulée au gouvernement et diffusé à toute la presse française par notre communiqué du 19 mars dernier, que nous republions ci-après :

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 19 MARS 2013

L’UPR DEMANDE AU GOUVERNEMENT DE RENDRE PUBLIQUE LA RÉPONSE DES AUTORITÉS SUISSES, REÇUE IL Y A UN MOIS ET DEMI, AU SUJET DE LA DÉTENTION OU NON PAR M. CAHUZAC DE COMPTES EN SUISSE ET A SINGAPOUR

L’Union Populaire Républicaine (UPR) se félicite que le Président de la République ait compris l’extrême gravité politique et symbolique du maintien en fonction d’un ministre censé représenter “la rigueur” et la “vérité” et dont le nom commençait à faire jaser dans toute la haute fonction publique et dans la population.

Nous estimons cependant que le gouvernement doit rendre publique la réponse des autorités helvétiques qu’il détient depuis début février. Les Français ont en effet le droit de savoir si le gouvernement savait, oui ou non, depuis un mois et demi que M. Cahuzac détenait des comptes bancaires secrets offshore en Suisse et à Singapour pour s’y livrer à du “blanchiment de fraude fiscale”.

Si le Président de la République et son gouvernement le savaient et s’il n’ont pas réclamé immédiatement la démission du ministre du Budget, c’est alors qu’ils ont voulu “couvrir” M. Cahuzac. Et ce sont les révélations du parquet de Paris d’aujourd’hui qui les auraient alors contraints à “lâcher” le ministre. Ce serait un motif de scandale dans le scandale.

Source : https://www.u-p-r.fr/actualite/france/communique-de-presse-affaire-jerome-cahuzac

CONCLUSION

Cette affaire Cahuzac témoigne de la nécrose de toutes les valeurs républicaines, en particulier chez les responsables européistes de tous bords. Car l’UMP n’a rien à envier au PS sur ce genre de turpitudes.

Le chef de l’État doit prendre toute la mesure de la gravité de la situation.

Il doit désormais cesser la multiplication des mensonges, des secrets et des dérobades.

Il doit désormais révéler aux Français la teneur précise des informations transmises par la Suisse sur Jérôme Cahuzac et portées à sa connaissance il y a deux mois.

S’il s’y refusait, la France serait alors au bord de la crise de régime.

François ASSELINEAU

Cf notre article sur le même sujet : http://www.u-p-r.fr/actualite/france/lupr-demande-au-ministre-des-finances-de-rendre-publique-la-reponse-des-suisses-sur-laccusation-visant-cahuzac

RETOUR SUR LES DÉCLARATIONS DE M. MOSCOVICI SUR FRANCE-INTER IL Y A 2 MOIS, LE 7 FÉVRIER DERNIER.

LE MINISTRE DES FINANCES AFFIRMAIT AVOIR REÇU UN DOCUMENT DES AUTORITÉS SUISSES, DONT IL LAISSAIT ENTENDRE QU’IL INNOCENTAIT JÉRÔME CAHUZAC.

Le mercredi 30 janvier 2013, le Nouvel Observateur avait révélé l’existence d’une demande d’entraide fiscale faite par le Ministère des finances aux autorités suisses au sujet de Jérôme Cahuzac.

Comme l’expliqua l’hebdomadaire, le fisc français est en effet en mesure de demander des informations à la Suisse concernant des contribuables soupçonnés d’évasion fiscale, comme Jérôme Cahuzac, dans le cadre d’une “assistance administrative”.

Dans le cas du ministre du Budget, il s’agissait de vérifier si – à défaut d’ouvrir un compte chez UBS en Suisse – Jérôme Cahuzac en avait fermé un en février 2010, comme l’affirmait Mediapart. Et de transmettre ensuite cette information capitale au procureur.

Invité de France Inter le 7 février, Pierre Moscovici, ministre de tutelle de Jérôme Cahuzac, fut interrogé par le journaliste sur cette demande adressée par son ministère aux autorités suisses pour rechercher les traces de son évasion fiscale présumée.

1°) M. Moscovici confirma tout d’abord l’existence de cette demande :

« C’est vrai que j’ai demandé, comme ministre, que jouent des mécanismes d’entraide fiscale qui existent depuis 2009 avec la Suisse, que nous avons pu faire jouer dans le cas d’espèce. »

2°) M. Moscovici confirma ensuite avoir reçu un document en réponse :

« J’ai reçu un document que j’ai transmis à ceux qui sont en train de mener aujourd’hui une information judiciaire. »

3°) M. M. Moscovici affirma ensuite ne pas pouvoir rendre public le contenu de ce document :

Le journaliste interrogea également Pierre Moscovici : « Un ministre qui demande des éléments d’enquête sur un autre ministre, le fisc, service de l’État, qui agit sur demande du gouvernement au sujet d’un membre de ce gouvernement … n’y a-t-il pas là un conflit d’intérêt ? »

Pierre Moscovici s’en défendit : « Jérôme Cahuzac est le ministre délégué auprès de moi, il n’est pas intervenu dans cette procédure, il s’est déporté et a fait en sorte que la responsabilité soit exercée par moi-même qui n’a aucun conflit d’intérêt. »

Quant au contenu de ce document, M. Moscovici affirma « ne pas pouvoir le communiquer » au nom du secret fiscal…

4°) M. Moscovici laissa enfin entendre que ce document disculpait Jérôme Cahuzac :
« Je n’avais pas de doute sur le résultat que pouvait engendrer cette procédure. Ce doute n’a pas été ébranlé. »

SOURCE : http://lelab.europe1.fr/t/pierre-moscovici-a-demande-des-informations-a-la-suisse-sur-le-compte-presume-de-jerome-cahuzac-7380

——————————————————————-
QUESTION : Que contenait ce document transmis par les autorités suisses, dont M. Moscovici confirma, au micro de France Inter le 7 février, qu’il l’avait bien reçu mais qu’il ne pouvait pas en révéler le contenu, tout en osant laisser entendre qu’il innocentait Jérôme Cahuzac ?

Nous rappelons que l’UPR demande, depuis le 19 mars, que ce document soit rendu public.

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 15:28

 

François Hollande et Julien Dray, en 2011 (photo MaxPPP)
François Hollande et Julien Dray, en 2011 (photo MaxPPP)
Julien Dray avait rapporté "la rumeur d'un compte à l'étranger" de Jérôme Cahuzac à François Hollande, raconte Le Monde
Par Delphine Legouté
| 03/04/13 - 13:23

François Hollande était-il au courant ? Au lendemain des aveux de Jérôme Cahuzac et de sa mise en examen pour "blanchiment de fraude fiscale", la question est posée, tout particulièrement par l'opposition. Ariane Chemin, grand reporter au Monde, fait le point ce 3 avril sur ce que le président "savait".

 

La journaliste évoque les rencontres au cours desquelles Jérôme Cahuzac a assuré "yeux dans les yeux" au chef de l'Etat qu'il n'a jamais eu de compte en Suisse. La partie connue de l'histoire. Mais Ariane Chemin ajoute : "Il a les yeux de Jérôme Cahuzac. Mais aussi ce que Hollande en sait."

 

Et d'évoquer une mise en garde, au lendemain de la victoire de mai 2012, de Julien Dray. Toute précaution gardée, avec une phrase au conditionnel marquée d'un point d'interrogation, on apprend qu'une "rumeur", venue de la direction centrale des renseignements intérieurs, est arrivée jusqu'aux oreilles du nouveau président après son élection, via Julien Dray.

 

Et que, "on", pronom flou par excellence mais qui semble désigner Hollande, a préféré ne pas en tenir compte, précisément car il s'agissait de "rumeurs" :

 

Ariane Chemin écrit : 

Il avait entendu Julien Dray et quelques autres lui recommander la méfiance, au lendemain de la victoire de 2012. La DCRI aurait distillé à l'oreille de "Juju" la rumeur d'un compte à l'étranger ?

 

On ne décide pas d'écarter quelqu'un sur la base de rumeurs. Et Cahuzac est un "pro" des finances publiques.

 

Lors d'une très courte (un peu plus de deux minutes) déclaration solennelle enregistrée, François Hollande a répété ce 3 avril que Jérôme Cahuzac "a trompé les plus hautes autorités du pays" et qu'il a "trompé tous les Français".

 

 

http://lelab.europe1.fr/t/julien-dray-avait-rapporte-la-rumeur-d-un-compte-a-l-etranger-de-jerome-cahuzac-a-francois-hollande-raconte-le-monde-8394

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:03

 

 

Le journal hebdomadaire de la Voix de la Russie est en ligne !

Réalisé par la rédaction de ProRussia.tv pour La Voix de la Russie, ce rendez-vous hebdomadaire traitera des actualités russe, française et internationale sous un angle résolument novateur et indépendant, loin du conformisme présent dans bon nombre de rédactions…
N'oubliez pas que la vérité n'est jamais toute entière du même côté !

 

 

Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo.
(Version HD, par chapitre, exportable et transcription sur www.prorussia.tv)

Au sommaire de ce n°28 du lundi 1 avril 2013 :
  • François Hollande sur France 2 : M. Bricolage nous présente sa boîte à outils
  • Chypre : les banksters braquent les économies des citoyens
  • Entretien avec Thierry Messan sur la situation en Syrie et l'ingérence des pays occidentaux
  • La 4e cérémonie des Bobards d'Or : les salles de rédaction françaises n'étaient pas à la fête
  • Exposition universelle 2020 : Ekaterinbourg défend sa candidature devant la délégation du BIE
  • Coopération entre la Chine et la Russie : les relations s'intensifient dans tous les domaines
  • La Voix de la Russie portera désormais jusqu'en Chine avec un nouveau partenariat entre les médias des deux pays.
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 23:03

 

Pourquoi Lakhdar Brahimi a boudé le Sommet arabe de Doha

Lakhdar BrahimiL’absence de Lakhdar Brahimi au Sommet des chefs d’Etat arabes, qui vient de s’achever à Doha, a été des plus remarquables.

En effet, c’est la première fois que l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie n’assiste pas à une réunion au sommet où la crise syrienne est programmée à l’ordre du jour.

Aucun officiel arabe ne s’est hasardé à soulever ou à commenter cette absence, même le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi.

Le seul à en avoir parlé, c’est le président dudit «Conseil national syrien», George Sabra, qui affirme que cette absence «est due à une divergence de fond entre Brahimi, dont le bureau à Damas venait d’être fermé par l’ONU, et l’opposition syrienne», arguant que cette opposition «n’est pas satisfaite de son travail et lui reproche notamment de n’avoir pas présenté une initiative sérieuse et viable».

En fait, Lakhdar Brahimi a pris ses distances, depuis quelques semaines, avec l’opposition syrienne et certaines capitales arabes et occidentales, comme Paris, Doha et Ankara, qu’il accusait de vouloir saborder son plan de paix, laborieusement élaboré, qui s'appuie essentiellement sur les accords de Genève du 30 juin 2011, lesquels prévoient l’ouverture du dialogue entre le gouvernement syrien et tous les segments de l’opposition, une période de transition et la cessation des hostilités.

Il avait, pour cela, multiplié les démarches auprès de Moscou et Washington pour parvenir à un compromis. Selon des sources, Brahimi est catégoriquement opposé à la décision de livrer des armes aux milices en Syrie, comme le veut Paris et réclamé ouvertement par le Sommet arabe dans sa déclaration finale qui autorise tous les pays arabes à aider les groupes armés en Syrie.

Source : Algérie patriotique

Source: Sites web

28-03-2013 - 10:08

 

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=103889

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 17:34
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Crise à Сhypre: Et si le rêve européen touchait à sa fin?
Global Research, mars 27, 2013

Un peu d’histoire

Les récents événements à Chypre ont donné lieu à un déferlement médiatique excessif et souvent bien éloigné de la réalité. La partie sud de l’île de Chypre (la partie nord étant envahie militairement par la Turquie depuis 1974) est peuplée de 770.000 habitants et ne représente que 0,3% du PIB de la zone euro. L’île, bien que relativement méconnue du grand public, du moins jusqu’à cette crise, a eu une histoire très tumultueuse la partageant largement entre l’Occident et l’Orient. Les lecteurs souhaitant en savoir plus peuvent consulter cette histoire illustrée de l’île s’arrêtant à 2004.

C’est justement à cette date que Chypre a intégré l’Union Européenne (le pays étant le plus riche des nouveaux entrants à l’époque) puis en 2008 Chypre a intégré la zone euro. A ce moment l’île connaissait déjà des afflux de capitaux russes et la législation fiscale y était déjà sensiblement la même qu’aujourd’hui. La même année la crise financière à frappé l’île comme tous les pays occidentaux et lors de la restructuration de la dette Grecque, les actifs des banques Chypriotes (qui contenaient une forte proportion de bons du trésor grecs) ont été brutalement dévalorisés par cette décision de l’Eurogroupe. Le pays en 2011 avait pourtant une dette en pourcentage du PIBinferieure à celle de la France, de l’Italie et de l’Allemagne. Jacques Sapir rappelle en outre que les banques chypriotes ont aujourd’hui des actifs qui sont égaux à 7,5 fois le PIB de l’île, alors que la moyenne dans l’UE est de 3,5 fois, mais que c’est largement moins par exemple que le Luxembourg dont les actifs bancaires pèsent 22 fois le PIB.

Le racket fiscal: nouvelle solution pour régler la crise?

La Troïka (une alliance de la BCE, du FMI et de l’UE) a donc choisi une mesure radicale pour récupérer la trésorerie nécessaire au renflouement des banques: le prélèvement de l’argent via une ponction obligatoire pour tous les détenteurs de comptes sur l’île. Une mesure sans précédent et vraisemblablement contraire à toutes les normes juridiques bancaires internationales, que les autorités russes ont qualifié non seulement d’injustes et dangereuses et qui montrent bien selon eux que le modèle économique néolibéral est complètement épuisé. Des officiels russes ont même parlé d’une mesure de type soviétique et la presse russe à elle titré sur la fin de l’Europe civilisée.

Les commentateurs français quand à eux ont ces derniers jours au contraire justifié ce racket fiscal imposé sur les comptes chypriotes par la Troïka en affirmant qu’après tout on y prélevait de l’argent sale et russe, ou russe et donc sale, et que par conséquent la mesure était justifiée. Mention spéciale à Marc Fiorentino pour qui il ne faut pas“s’emmerder” avec ce pays (...) Dans “lequel les gens ne payent pas leurs impôts (...) Et en frappant l’argent de la mafia russe”. Les Chypriotes apprécieront. Pour Christophe Barbier la mesure vise “l’argent pas propre de Chypre” ce que les milliers de petits salariés qui risquent d’être maintenant licenciés auront sans doute du mal à croire.

Les politiques ne sont pas en reste. Pour le Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères Bernard Cazeneuve “il est normal que les oligarques russes payent”, pour Alain Lamassoure “il est normal que la lessiveuse à laver l’argent sale qu’est Chypre soit arrêtée et que les oligarques russes payent” et pour Daniel Cohn-Bendit “qu’on taxe un oligarque russe ne va pas lui faire mal digérer ce qu’il a mangé ce soir” (sources). Quand a François d’Aubert il affirme lui “qu’il n’y a pas de raison que le contribuable européen finance l’épargne des oligarques russes”.

On aimerait bien entendre les mêmes commentateurs sur les investissements russes en Angleterre, ce pays qui accorde le droit de résidence à un grand nombre d’oligarques dont on peut grandement douter qu’ils aient fait fortune légalement, ou même et pour faire plus proche sur nombre d’investissements russes en France notamment sur la cote d’Azur à la fin des années 90.

Romaric Gaudin remet lui relativement les pendules à l’heure en rappelant que “Les Européens, prompts à pleurer sur le sort peu enviable de Mikhaïl Khodorkovski oublient que ce dernier avait construit son empire sur la banque Menatep, basée à... Chypre” ou encore que “Lorsque l’argent russe va vers Chypre, il est forcément sale. En revanche, lorsque l’argent russe construit un gazoduc sous la baltique vers l’Allemagne, investit dans le football britannique, il devient respectable”.

Les mythes sur Chypre ont la peau dure

A Chypre, en y regardant de plus près, la situation n’est pas vraiment celle décrite dans la presse francophone.

D’après l’économiste Natalia Orlova, le montant des dépôts dans les banques chypriotes s’élève à 90 milliards d’euros (particuliers et entreprises) dont seulement 30% est détenu par des personnes (morales ou physiques) pas originaires de la zone Euro. Les dépôts russes à Chypre sont selon elles estimés à environ 20 milliards et 13 milliards correspondent à des dépôts grecs, britanniques mais aussi du Moyen-Orient. L’immatriculation de sociétés a en effet contribué à la fortune de Chypre, qui offre il est vrai un cadre légal et fiscal avantageux et très souple. De nombreuses sociétés se sont ainsi très logiquement et légalement domiciliées à Chypre, au sein de l’Union Européenne. Parmi elles de nombreuses sociétés russes ayant des activités économiques intenses avec l’UE, bénéficiant à Chypre d’un régime fiscal avantageux (I.S à 10%) et d’un traité de non double imposition leur permettant donc de rapatrier leurs profits en Russie sans être taxées deux fois.

Les arguments basés sur la “volonté de lutter” contre le blanchiment d’argent sale et russe, ou russe et forcément sale, ont tourné à la caricature grotesque puisque si les dépôts russes à Chypre se montent à environ 20 milliards d’euros, à titre de comparaison l’an passé, on a enregistré 120 milliards d’euros de mouvements de fonds russes vers Chypre, mais aussi et surtout 130 milliards d’euros de mouvements de fonds de Chypre vers la Russie (sources ici et la). Depuis 2005 les investissements de Chypre vers la Russie sont supérieurs aux investissements de Russie vers Chypre! Selon Marios Zachariadis, professeur d’économie à l’université de Chypre: “la proportion des avoirs étrangers illégaux à Chypre n’est pas supérieure à ce qu’elle est en Suisse ou au Luxembourg“, pays qui vient par ailleurs il y a peu de signer le traité de non double imposition avec la Russie tout comme Chypre. Une réalité confirmée par le secrétaire d’Etat allemand aux Finances, Stefan Kampeter qui a explicitement affirmé qu’il “n’y avait aucun signe à Chypre de dépôt illégal et que les allégations de blanchiment d’argent contre Chypre ne pouvaient être prouvées”.

Le parlement chypriote a voté contre le pan initial de la Troïka qui envisageait un prélèvement obligatoire sur tous les comptes de l’île et c’est seulement dans la nuit de dimanche à lundi dernier qu’un accord a été trouvé, à savoir le prélèvement de 100% des actifs au-dessus de 100.000 euros sur tous les comptes de la banque la plus malade de l’île, et un pourcentage non encore fixé (30 à 40%) au-dessus de 100.000 euros sur tous les comptes de la seconde grande banque du pays. En clair, le racket pur et simple de l’argent chypriote et non chypriote (russe, est européen, anglais et oriental) massivement stocké dans les deux principales banques de l’île. Est-ce normal que des actifs étrangers légaux payent pour la crise grecque? Peut-on imaginer les sociétés françaises ou américaines de Russie se faire taxer 40% de leurs actifs pour payer la dette d’un pays qui au sein de l’Union Eurasiatique serait mal en point? On peut tenter d’imaginer la réaction américaine dans une telle situation.

La guerre financière, entre énergie et orthodoxie

Chypre apparaît en réalité de plus en plus comme un maillon (un pion pour Thierry Meyssan) au coeur d’une tension géopolitique opposant de plus en plus directement et frontalement la Russie et l’Occident.

L’Eurogroupe a sans doute rempli ses objectifs réels. Tout d’abord celui de prendre une mesure test sur un pays de petite taille et qui a sans doute servi de laboratoire. Déjàl’Espagne et la Nouvelle Zélande se sont dites prêtes à faire passer une mesure similaire, pour combler le déficit de leurs systèmes bancaires. Nul doute que la liste va s’allonger. Les conséquences vont sans doute être très lourdes et pourraient insécuriser de nombreux titulaires de comptes dans la zone Euro. Bien que l’Eurogroupe répète en boucle que Chypre est un cas bien à part, nombreux sont les Européens tentés de déplacer leurs actifs financiers ailleurs, et sans doute outre-Atlantique, affaiblissant ainsi de plus en plus l’Europe et la zone euro. Les Chypriotes l’ont bien compris en brandissant dans la rue des pancartes “Nous ne serons pas vos cobayes” et alors que les rues de Nicosie sont pleines de messages adressés aux frères orthodoxes russes et que les manifestations de ces derniers jours voient fleurir les drapeaux russes.

Après la faillite de la Grèce, la Russie s’était engagée il y a près d’un an sur la voie du rachat du consortium gazier grec DEPA/DESFA par Gazprom. Ces négociations intervenaient quelques mois après la chute du régime libyen (et la perte financièreimportante liée pour Moscou) mais elles se sont visiblement arrêtées lorsqu’il y a un mois le département d’Etat américain a tout simplement mis en garde Athènes contre une coopération énergétique avec Moscou et déconseillé une cession de DEPA à Gazprom qui “permettrait à Moscou de renforcer sa domination sur le marché énergétique de la région”. Empêcher une plus grande intégration économique Russie-UE est-il vraiment dans l’intérêt de l’Europe aujourd’hui alors que le président chinois vient de faire sa première visite internationale à Moscou avec à la clef une très forte intensification de la coopération politique, militaire mais aussi et surtout énergétique entre les deux pays ?

En sanctionnant ainsi directement les actifs russes dans les banques de Chypre, c’est la Russie qui est directement visée et touchée. Bien sur les Russes ont logiquement des visées et elles sont bien plus importantes que la simple exploitation du gaz offshore dont le consortium russe Novatek a été exclu de façon assez inexpliquée. D’après l’expert en relations internationales Nouriel Roubini, la Russie vise simplement l’installation d’une base navale sur l’île (ce que les lecteurs de RIA-Novosti savent depuis septembre dernier) et que les Russes pourraient tenter de monnayer en échange d’une aide financière à Nicosie.

A ce titre, les négociations russo-chypriotes n’ont pas échoué contrairement à ce que beaucoup d’analystes ont sans doute hâtivement conclu. Mais Chypre ne se trouve sans doute pas suffisamment dans la sphère d’influence russe au vu de la dimension de tels enjeux. Il faudrait pour cela qu’elle quitte l’UE et rejoigne la Communauté économique eurasiatique, comme l’a clairement indiqué Sergueï Glaziev, le conseiller du président Poutine.

Il faut rappeler que Sergueï Glaziev avait au début de cette année dénoncé la “guerre financière totale que mènent les pays occidentaux contre la Russie aujourd’hui”. Une guerre financière qui semble confirmée par les dernières menaces de la BCE envers la Lettonie pour que celle-ci n’accueille pas d’éventuels capitaux russes qui pourraient vouloir sortir de Chypre.

Sur le plan extérieur, Chypre reste un maillon crucial pour la Russie dans le cadre de son retour au Moyen-Orient et en Méditerranée, mais aussi dans le cadre de ses relations avec l’Occident. Sur le plan intérieur, le pouvoir russe peut enfin montrer qu’il est décidé à maintenir ses objectifs de lutte contre l’offshorisation de l’économie russe, dont Vladimir Poutine avait fait un point essentiel, dans son discours de fin d’année 2012. C’est dans cette optique que le groupe public russe Rosneft vient d’indiquer qu’il allait rapatrier de plusieurs zones du monde réputées offshore les actifs hérités lors de l’acquisition de son concurrent anglais: TNK-BP, notamment de Chypre et des Caraïbes.

Au coeur du monde orthodoxe, la fin du rêve européen?

Mais pendant qu’Occident et Russie s’affrontent par territoires interposés au coeur de la Méditerranée (Grèce, Syrie, Chypre...) le peuple chypriote et les dizaines de milliers de travailleurs anglais et est-européens immigrés à Chypre vont payer la facture et sans doute traverser des années difficiles, Jean Luc Mélenchon a par exemple déjà promisl’enfer aux Chypriotes.

Alors que la Bulgarie a récemment interrompu ses négociations d’intégration à l’euro, la Grèce continue à s’enfoncer dans l’austérité. A Chypre aujourd’hui, selon les derniers sondages, 67% des habitants souhaitent désormais que leur pays quitte la zone euro, l’UE, et se rapproche de la Russie, une position soutenue activement par l’église orthodoxe chypriote.

Au coeur de la Méditerranée et du monde orthodoxe, le rêve européen semble toucher à sa fin.


Alexandre Latsa

Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un “autre regard sur la Russie”.

Copyright © 2013 Global Research
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 01:30

 

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https://frontdegauche49.wordpress.com/2013/02/24/accord-national-interprofessionnel-ani-vers-un-regime-neoliberal-du-travail/

Les Verts donnent consistance à l’ANI

Le mouvement écologiste voit le texte comme un « nouveau départ » du dialogue social.

Avec l’adoption, samedi, à 80 %, d’une motion qui voit, dans l’Accord national interprofessionnel (ANI), un «nouveau départ pour la démocratie sociale », Europe Écologie-les Verts a choisi de considérer qu’il est une base possible de la loi. Si la motion finale dénonce un texte « trop déséquilibré et insuffisamment sécurisant pour les salariés les plus fragilisés par la crise », elle enjoint également les parlementaires écologistes à « amender » et « améliorer » le projet de loi transcrivant l’accord sur l’emploi. À la tribune, des membres du conseil fédéral se sont succédé pour critiquer les termes mêmes d’une motion qu’un intervenant qualifie de « synthèse molle ». « Qu’est-ce qu’une démocratie sociale où les patrons sont puissants et les syndicats faibles ? » s’interroge ainsi Pierre Minnaert, ex-cadre de la CFDT.


« Si on dit oui à cette motion, ce sera interprété comme un feu vert donné à l’ANI », dit un responsable de la motion Envie ! (18 % au dernier congrès). Le député du Gard, Christophe Cavard, se veut rassurant : « Quarante amendements ont été déposés. » Avant de convenir que « l’ANI est un compromis, et un compromis, ça ne satisfait personne ». « Ces améliorations conditionneront le soutien d’EELV » au projet de loi, qui est examiné par l’Assemblée nationale à partir du 2 avril, précise Pascal Durand, le secrétaire national du parti. « Si rien n’est amélioré ou pris en compte, la consigne sera, au minimum, de ne pas soutenir » le projet de loi. Devant ce conseil fédéral, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a dit que si les écologistes devaient « un jour constater » n’être « plus entendus » au gouvernement, ils en tireraient « les conséquences », tout en affirmant que leur présence n’était « pas une parenthèse », mais le début d’un « nouveau cycle politique de l’écologie ».

Lionel Venturini

 

http://www.humanite.fr/politique/les-verts-donnent-consistance-l-ani-518158

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 00:59

 

 

Lundi 3 septembre 2012

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LES INTELLECTUELS FAUSSAIRES

Pascal Boniface

Edition de référence : Jean-Claude Gawsewitch, 2011.

 

 

Ceci est un extrait des notes de lecture. Retrouver la présentation générale de cet ouvrage : cliquer ici.

 

 

 

Mohammed Sifaoui, pourfendeur utile de l’islamisme

M. Sifaoui est un personnage très utile pour les inconditionnels d’Israël : ses origines rajoutent encore plus de poids à ses condamnations unilatérales des ennemis de l’Etat hébreu. Ainsi, il n’hésite pas à affirmer vertement que l’islamisme est « une sorte de copier-coller (…) du nazisme » et à justifier très simplement les bombardements israéliens sur Gaza : « Depuis que les guerres existent, les populations civiles payent le prix fort. Cela ne fait pas forcément, n’en déplaise à certains, de celui qui bombarde un criminel de guerre » (pages 124-125).

Comme tous les intellectuels faussaires, il n’est pas à une manipulation près : dans son livre L’Affaire des caricatures, il utilise, en 178 pages, 225 fois le concept d’islamistes, sans jamais en donner la définition (pages 126-127). Ces manipulations peuvent d’ailleurs aller très loin. Sans qu’il en ait été inquiété, Mohammed Sifaoui a réalisé des reportages complètement bidons, l’un sur une pseudo-infiltration d’Al-Qaïda (page 132), l’autre sur la mafia chinoise (page 133).

La victimisation est un autre procédé courant de ces intellectuels faussaires. Alors qu’il a table ouverte dans tous les médias, contrairement à
Tariq Ramadan, Sifaoui se présente comme un martyr des attaques de Ramadan (page 129).

 

    La suite :





Origine de l'illustration : http://www.bakchich.info/france/2008/06/27/un-restaurateur-ruine-par-le-mauvais-tuyau-dun-journaliste-53009

Alexandre Adler

Caroline Fourest : la serial menteuse

Mohammed Sifaoui : pourfendeur utile de l'islamisme

François Heisbourgh : qui paye la musique choisit sa partition

Philippe Val : de Léo Ferré à Troquemada

  Bernard Henri-Levy (BHL) : le seigneur et maître des "faussaires"

 

 

 

Jeudi 23 août 2012

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LES INTELLECTUELS FAUSSAIRES

Pascal Boniface

Edition de référence : Jean-Claude Gawsewitch, 2011.

 

 

 

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Alexandre Adler

Spécialiste des relations internationales, Alexandre Adler est un fervent soutien de la politique d’Israël. Mais ce soutien sait connaître ses exceptions : il n’a jamais critiqué les positions pro-arabes de Jacques Chirac. Mais il faut dire que son épouse, Blandine Kriegel, était conseillère à l’Elysée (page 96).

Sa position sur la guerre en Irak a également souffert de quelques ambigüités. Initialement, Adler était un des rares intellectuels français à soutenir la candidature de Georges Bush contre celle d’Al Gore. En mars 2003, se basant sur des « intuitions » et des « appréciations psychologiques » (!), il annonce que la guerre d’Irak n’aura peut-être pas lieu. Deux semaines plus tard, les Etats-Unis lancent leurs chars contre Saddam Hussein. Mais il est vrai, qu’il commence à se faire une spécialité des prémonitions dénuées d’arguments crédibles. Son livre J’ai vu finir le monde ancien en est une parfaite illustration. Tel un devin lisant dans les entrailles, il y a ainsi annoncé – pêle-mêle – un divorce franco-allemand, une rupture entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni, une alliance regroupant la Turquie, l’Iran, les Etats-Unis et Israël, l’adhésion de la Russie à l’OTAN, que deux « coups de tournevis » suffiraient à ce que le Japon produise « trois à cinq milles ogives nucléaires dans l’année » et, évidemment, que Saddam Hussein avait des liens avec Oussama Ben Laden et Al-Qaïda (pages 96-98). Il semble également avoir accès à des renseignements particulièrement avisés : selon lui (mais il n’en produit aucune preuve) et toujours dans le même ouvrage, les attentats du 11 septembre se sont préparés dès l’été 1999 et des financiers malais et indonésiens étaient dans la confidence (page 99). Ce qui est sidérant, c’est qu’un tel recueil d’affabulations a été unanimement salué par les médias et reçu le prix du livre politique en 2003 (page 99).

Notre lauréat du Livre politique a depuis multiplié les propos outranciers dénués de preuves et d’arguments : sur Zapatero, Chavez, Evo Morales, les Palestiniens (il affirme tout de blanc qu’une majorité d’entre eux souhaite la destruction d’Israël alors qu’au même moment un sondage du Jerusalem Media and Communication affirme qu’ils ne sont que 11% à le faire pendant que 57% souhaitent deux Etats voisins) ou encore l’ancien directeur de l’AIEA (page 102).

 

 

 

 Origine de l'image : Wikipédia.fr

 

 

 

Jeudi 30 août 2012

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LES INTELLECTUELS FAUSSAIRES

Pascal Boniface

Edition de référence : Jean-Claude Gawsewitch, 2011.

 

 

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Caroline Fourest : la « serial menteuse »

 

Jeune, pugnace, excellent débatteuse, ayant une grande force de conviction, elle est une égérie des médias dans lesquels elle a réussi à s’imposer comme incontournable, ce à quoi son bagage universitaire, constitué uniquement d’un diplôme du 3e cycle, ne la destinait pas. « La grande force de Caroline Fourest est d’enfourcher des chevaux de bataille largement majoritaires dans l’opinion et plus encore parmi les élites médiatiques (pages 106-107). Elle s’est ainsi donné un nom en s’attaquant à un Tariq Ramadan, déjà ostracisé par BHL, qui avait l’avantage à la fois d’être médiatiquement très visible tout en disposant de très peu de relais dans l’opinion en France. C’est ainsi qu’elle a pu s’attirer les bonnes grâces des élites politico-médiatiques (pages 108-109). Pour ce faire, elle n’hésite pas à travestir la vérité, y compris lorsqu’il s’agit d’un arrêt d’une cour de justice, comme celle de Lyon. Alors que celle-ci a simplement estimé que Tariq Ramadan pouvait avoir une influence sur les jeunes islamistes, Caroline Fourest se faire fort de rajouter que la Cour d’appel a affirmé que cette influence peut les conduire à la violence, ce que les magistrats n’ont jamais indiqué (page 109). De même, elle n’hésite pas, sans aucune preuve, à clamer que le prénom de Ramadan fait référence à Tariq Ibn Zyad, le premier conquérant musulman à avoir foulé la terre chrétienne. Tous les parents qui prénomment leur enfant Philippe font-il ainsi immanquablement référence à Pétain ?  (page 110).

 

De manière générale, Caroline Fourest accuse régulièrement ceux qui ont le tort de ne pas être d’accord avec elle de non dénonciation de l’antisémitisme, de passivité devant les viols, de sexisme, d’homophobie … etc. sans jamais citer les sources qui pourraient prouver ses allégations (page 111).

 

En 2006, elle publie La Tentation obscurantiste. L’un des chapitres de cet ouvrage expose une théorie d’une binarité et d’un simplisme affligeant : soit l’on considère Israël comme la patrie des survivants de la Shoah, soit l’on considère cet Etat comme un œuvre de néocolonialisme (elle condamne évidemment avec force cette dernière thèse). Cette absence de nuance et ce manichéisme outrancier ne l’empêche nullement de recevoir, comme Alexandre Adler, le prix du Livre politique. Cinq universitaires (Jean Baubérot, Bruno Etienne, Franck Fregosi, Raphaël Liogier et Vincent Geisser) ont vertement critiqué ce choix en montrant comment les écrits de Caroline Fourest ne s’appuient nullement sur un argumentaire rationnel mais bien davantage sur le trafic des émotions et des peurs pour énoncer des lieux communs sur l’Islam et les musulmans (pages 114-115). Réponse (entre autres) de l’auteur : « Vincent Geisser est présenté pour être connu par ses prises de positions polémiques en faveur de l’Islam radical ». Et comme d’habitude, nulle preuve à l’appui (page 120).

 

Dans le Wall Street Journal du 2 février 2005, elle va encore plus loin dans l’outrance : elle s’alarme de l’incapacité des immigrants arabes à s’intégrer, ce qui fonde là une véritable menace pour l’Occident car ils en deviennent un terreau pour le terrorisme islamiste (page 121).

 

On pourra également se référer au dernier numéro du Monde diplomatique (septembre 2012) dont un article relève que Mme Fourest a affirmé - toujours sans preuve - que Bachar El-Assad avait construit des "fours crématoires" en se basant sur unique source : Al-Arabia, la télévision de propagande du régime saoudien ... Aussi abject soit le régime syrien, peut-on vraiment justifier de tels mensonges qui, in fine, desservent plusqu'autre chose les opposants à Bachar El-Assad ?



 

 

Mardi 9 octobre 2012

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 LES INTELLECTUELS FAUSSAIRES

Pascal Boniface

Edition de référence : Jean-Claude Gawsewitch, 2011.

 

 

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Philippe Val : de Léo Ferré à Troquemada

 

 

Anarchiste dans sa jeunesse, Philippe Val, directeur de France Inter, a radicalement tourné sa veste pour devenir une caricature de bobo bien-pensant qui ne rechigne pas au terrorisme intellectuel. Ainsi, après avoir viré avec pertes et fracas Didier Porte de France Inter, il ira jusqu’à faire pression sur le maire de Dieulefit, où il a sa résidence de vacances, pour que cette petite commune de la Drôme fasse annuler une représentation de l’humoriste en ses murs. Drôle de conception de la liberté d’expression pour le patron d’une des plus grandes radios nationales …. (Page 184).

Philippe Val est également un proche de Carla Bruni-Sarkozy. Est-ce pour cela, alors qu’il était patron de Charlie Hebdo, qu’il a fait licencier l’humoriste Siné lorsque ce dernier a publié dans cet hebdomadaire un papier relevant l'opportunisme d'une potentielle conversion au judaïsme du fils du Président ?[i] (page 185). Et le patron de France Inter a d’ailleurs la dent dure, puisque l’une des premières mesures prises à l’arrivée à ce poste (Deux heures après sa prise de fonction !) fut de licencier Frédéric Pommier, coupable de donner sur les ondes de la radio des références à Siné Hebdo, hebdomadaire éponyme créer par l’ancien employé de Val après son éviction de Charlie Hebdo (page 188).

Sa relation avec Carla Bruni-Sarkozy lui permet pleinement d’exploiter ses qualités d’homme de cour puisque de son aveu même il est intervenu auprès d’elle pour obtenir que Jean-Luc Hees soit nommé à la tête de Radio France (page 185).

Malgré ces vices d’entremetteurs et d’inquisiteurs au service du pouvoir, on pourrait se dire que M. Val est au moins un patron de média compétent. Il n’en est, semble-t-il, rien : les journalistes de France Inter se disent consternés de son incompétence (page 189). Philippe Val aurait peut-être mérité un chapitre dans l’ouvrage de Sophie Coignard et Romain Gubert, L’Oligarchie des incapables.

A la mode BHL, Philippe Val n’hésite pas non plus à se lancer dans l’outrance, comme lorsqu’il fait de la France d’aujourd’hui une héritière directe de la France de Vichy par le biais de clichés au simplisme consternant dans les colonnes de Charlie Hebdo du 5 janvier 2005 évoquant : « des terroristes islamiques qui adorent égorger les Occidentaux, sauf les Français, parce que la politique arabe de la France a des racines profondes qui s’enfoncent jusqu’au régime de Vichy, dont la politique antijuive était déjà, par défaut, une politique arabe ». Faire le lien entre Vichy et la politique arabe initiée par Charles de Gaulle et suivie, peu ou prou, par tous ses successeurs (à l’exception sans doute de Nicolas Sarkozy) pour en déduire qu’en pratique, la France est pour ainsi dire l’alliée objective du terrorisme islamiste, il faut quand même oser dans l’outrance et la bêtise (page 194) ![ii]

La suite :

Alexandre Adler

Caroline Fourest : la serial menteuse

Mohammed Sifaoui : pourfendeur utile de l'islamisme

François Heisbourgh : qui paye la musique choisit sa partition

Bernard Henri-Levy (BHL) : le seigneur et maître des "faussaires"

 

 

Origine de l'illustration : http://www.lexpress.fr/ 


[ii] Philippe Val n’en est pas à ces exemples près. On pourra citer, pêle-mêle :

-          Les accusations de Denis Robert, Michel Polac et Siné  qui lui reprochent d’avoir censuré dans Charlie Hebdo toute critique à l’encontre l’obscure multinationale Clearstream.

-          Il est également à l’origine de l’éviction de Stéphane Guillon et de Gérald Dahan  de France Inter.

Lundi 15 octobre 2012

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LES INTELLECTUELS FAUSSAIRES

Pascal Boniface

Edition de référence : Jean-Claude Gawsewitch, 2011.

 

 

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BHL, le seigneur et maître des « faussaires ».

Plus personne ne présente BHL qui « passe pour un intellectuel éclairant le public alors que c’est un désinformateur. Il passe pour quelqu’un de profondément engagé en faveur de la morale alors que c’est le cynisme même. Il passe pour un défenseur intransigeant de la liberté alors qu’il est un maccarthyste virulent. Il passe pour un universaliste alors que c’est un communautariste forcené » (page 202).

Ses postures moralistes sont une habitude qui en fait lui permettent d’esquiver le débat sur le fond, comme ce fut le cas face à Régis Debray lors de l’intervention de l’OTAN au Kosovo (page 204) ou contre Tariq Ramadan (page 205). Il ne se place pas ainsi sur le plan de la réfutation des arguments des autres mais sur l’ostracisation médiatique par le biais d’un moralisme arbitraire.

Le mélange des genres est une autre habitude du « philosophe ». Président de la Commission d’avance sur recettes[i], il refuse le scénario du film Germinal car sa conjointe, Arielle Dombasle, n’a pas été retenue pour le casting (page 205). En 2001, il a fait évincer d’Arte Georges Goldenstern car celui-ci s’était opposé au financement du film Le Jour et la Nuit, dont BHL était le réalisateur. Cela n’a pas empêché cette production d’être l’un des plus grands bides de l’histoire du cinéma français (pages 205-206). Lorsque le journaliste Philippe Cohen veut sortir une biographie non autorisée sur notre « intellectuel », il fait jouer toutes ses relations pour empêcher la sortie de cet ouvrage trop critique à son goût, puis pour en empêcher toute publicité (pages 206-207). Il adoptera la même démarche lorsque Christophe de Ponfilly, ami de Massoud, voudra dénoncer les mensonges de BHL sur sa soi-disant proximité avec le « Lion du Panchir » : tous les grands quotidiens (Le Monde, Le Figaro, Libération) refuseront la publication de l’article (page 207). De même intervient-il peu gracieusement auprès de France Soir pour empêcher la parution d’un article suite à la sortie du livre Le B.a. ba du BHL (page 208). Alors qu’une interview avec deux journalistes de Elle ne se passe pas à sa convenance, il se fait fort de rappeler ses liens avec le propriétaire du journal, Jean-Luc Lagardère, pour mettre au pas les deux impertinents (page 209). Il fera également mettre à l’écart Céline Buanic pour un article trop critique sur l’un de ses ouvrages (page 209), tout comme il œuvrera pour obtenir la déprogrammation d’un film d’Eyal Sivan, trop critique à son goût sur Israël (page 212). Un autre article, sur une filière locale de l’entreprise Levy en Côte d’Ivoire, sera de la même manière censuré alors que les employés de cette entreprise œuvrent dans des conditions de travail proches de l’esclavage (pages 209-210).

BHL pousse même ses petits trafics d’influence jusqu’à la bêtise lorsqu’il s’insurge du renouvellement de contrat sur France 3 de Frédéric Taddeï à qui il reproche d’inviter dans son émission Ce soir ou jamais des personnalités qui selon lui ne devraient pas avoir le droit à la parole. Sauf que BHL s’est trompé de Taddeï : c’est le contrat à l’AS Roma du footballeur Rodrigo Taddeï qui a été prolongé (pages 211-212) !

Sa proximité avec Philippe Val (voir article sur l’intéressé) est un excellent moyen de valider la conception de l’honneur et le sens moral de BHL qui n’hésite pas à clamer « Philippe Val est un ami et je ne peux critiquer un ami ». Le monde selon BHL est ainsi : les amis ont droit à toutes les outrances, les ennemis doivent être chassés de la sphère médiatique (page 213). Et son emprise sur cette dernière est telle qu’aujourd’hui il n’a même plus à intervenir : l’autocensure se fait d’elle-même (page 215). Il faut dire que notre philosophe est sur tous les fronts : président du conseil de surveillance d’Arte, actionnaire de Libération, membre du conseil de surveillance du Monde, il tient un bloc-notes hebdomadaire sur Le Point, il se fait interviewer quand il le souhaite dans Le Parisien, Le Journal du Dimanche ou encore Elle, il est un invité régulier du Grand Journal de Canal Plus et le directeur de Marianne, dont les journalistes et les lecteurs ne l’apprécient guère, tient une surveillance rapprochée à son profit (pages 216-217).

Mais il est une ère d’expression que BHL a plus de mal à maîtriser : internet. Pour se faire, il s’est constitué une petite équipe chargée de surveiller la toile à son profit (page 219).

Mais comment BHL est-il parvenu à gagner une telle emprise ? S’il a certes fait des études de philosophie, il n’a jamais enseigné – ce qui est pour le moins paradoxal pour un « philosophe » - . En fait, BHL a hérité d’une immense fortune qui a fait de lui un rentier (ce ne sont certainement pas ses livres aux succès très limités qui vont lui permettre de tenir le train de vie qui est le sien) et lui a donné accès à un réseau hors du commun. Bien évidemment, BHL ne supporte pas que l’on fasse référence à sa fortune et pour s’en défendre il n’hésite pas à accuser d’antisémitisme tous ceux qui s’y risquent par le biais d’une rhétorique d’un simplisme pathétique : les antisémites du début du XXe siècle reprochait leur richesse aux Juifs, donc tous ceux qui parlent de la richesse d’un Juif sont antisémites (pages 222-223). Lorsqu’il est à court de manipulations, d’intrigues et de contre-vérité, c’est d’ailleurs régulièrement le dernier argument du « philosophe » : je suis Juif ; mon adversaire ne m’aime pas ; donc, il est antisémite (pages 233-234). Toutefois, il sait se montrer accommodant avec les puissants, y compris, lorsque ceux-ci adoptent des positions diamétralement opposées aux siennes. C’est donc pourquoi, malgré des positions – notamment à l’égard d’Israël – aux antipodes de celles de BHL, Jacques Chirac, Jean Daniel ou encore Hubert Védrine n’ont jamais été la cible de « l’intellectuel » (page 238). Le double langage est d’ailleurs une autre de ses facettes : un jour il légitime l’action d’Israël sur la bande de Gaza et le lendemain il affirme, avec André Glucksman, « nous condamnons bien entendu le terrorisme, mais on ne chasse pas le terrorisme en bombardant des civils » ; mais cette fois-ci il évoque … les Russes en Tchétchénie (page 244).

Malgré toutes les aberrations de ses prises de positions, Il est donc pour le moins surprenant qu’il puisse encore conserver une once de crédibilité, surtout après l’affaire Botul : dans son livre De la guerre en philosophie, notre « philosophe » s’en prend à Kant en s’appuyant sur les recherches d’un certain Jean-Baptiste Botul; sauf que … ce fameux Botul est un canular de  toute pièce inventé par Frédéric Pagès, un journaliste du Canard enchaîné, qui sous ce pseudo s’était amusé à publier une Vie sexuelle d’Emmanuel Kant, alors que le philosophe allemand est passé à la postérité pour être demeuré vierge jusqu’à sa mort (page 223-225) …

Qui a tué Daniel Pearl ? est un autre ouvrage fort en affabulations de BHL qui prétend y faire une enquête sur ce journaliste américain assassiné au Pakistan. BHL prétend – sans preuves à l’appui – que Pearl a été tué car il avait découvert qu’Al-Qaïda cherchait à se procurer l’arme atomique au Pakistan. Pourtant cette thèse est largement réfutée par la famille du journaliste. Dans ce même ouvrage, BHL avoue avoir usurpé un titre de représentant du président de la République en trafiquant des papiers officiels et on peut alors s’interroger – à juste titre – pour savoir si une telle attitude ne met pas en danger la sécurité et la crédibilité des véritables diplomates au service de la France. Mais cela notre « philosophe » n’en a cure : il n’est au service que de lui-même. Toujours dans ce livre, il prétend être un ami de Massoud. Or, il ne l’a rencontré qu’à une seule reprise, pendant une heure ou deux (pages 227-228).

Dans le même registre, à l’occasion de la guerre russo-georgienne, Bernard Henri-Levy publie un « grand témoignage » dans les colonnes du Monde. De nombreux témoignages de personnes ayant vécue les évènements attestent qu’une grande partie des faits défendus par BHL ont été inventés, en particulier son déplacement à Gori (pages 229-230).

Tous ces arrangements avec la vérité et avec l’éthique ne datent pas d’hier. En 1981 déjà, au sujet de son livre L’Idéologie française dans lequel il soutient que la France est le laboratoire du fascisme européen (!),  Raymond Aron affirmait que « Bernard Henri-Levy viole toutes les règles de l’interprétation honnête et de la méthode historique » et René Rémond que « Bernard Henri-Levy opère comme le procureurs soviétiques » (page 231).

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 20:17

 

Capriles-Radonski-copie-1.jpgLe candidat de la droite vénézuélienne se présentera aux élections du 14 avril 2013 face au Président de la République par intérim Nicolás Maduro. Mais qui est-il vraiment ?

 

 1. Né en 1972, Henrique Capriles Radonski est issu de deux des plus puissantes familles vénézuéliennes, qui se trouvent à la tête de plusieurs conglomérats industriel, immobilier et médiatique (Capriles) et possèdent le Circuit national d’exhibitions (Cinex), seconde chaîne de cinéma du pays (Radonsky).

2. Sa famille possède le quotidien Últimas Noticias, le plus diffusé au niveau national, des radios et une chaîne de télévision.

3. Dans les années 1980, il a milité au sein du parti d’extrême droite Tradición, Familia y Propiedad.

4. Capriles a été élu député en 1999 pour l’Etat de Zulia en tant que membre du parti de droite COPEI. Contre toute attente et malgré son manque d’expérience en politique, il a immédiatement été désigné président de la Chambre des députés, devenant ainsi le plus jeune député à diriger la Chambre basse du Parlement.

5. En réalité, Capriles a réussi à s’imposer face aux autres aspirants au poste, ayant une trajectoire politique plus importante grâce au pouvoir économique et financier de sa famille qui a financé les campagnes de nombreux députés.

6. En 2000, il fonde le parti politique Primero Justicia avec le conservateur Leopoldo López, et s’allie immédiatement à l’International Republican Institute, branche internationale du Parti républicain des Etats-Unis. Le président de l’époque n’est autre que George W. Bush, lequel apporte un large soutien à la nouvelle formation politique qui s’oppose au gouvernement d’Hugo Chávez, notamment par le biais de la National Endowment for Democracy (NED).

7. Selon le New York Time « la NED a été créée il y a 15 ans pour réaliser publiquement ce que la Central Intelligence Agency (CIA) a fait subrepticement durant des décennies. Elle dépense 30 millions de dollars par an pour appuyer des partis politiques, des syndicats, des mouvements dissidents et des médias d’information dans des dizaines de pays ».

8. Selon Allen Weinstein, père de la législation qui a donné naissance à la NED, « Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait par la CIA il y a 25 ans de manière clandestine ».

9. Carl Gershman, premier président de la NED, a expliqué la raison d’être de la Fondation en juin 1986 : « Il serait terrible pour les groupes démocratiques du monde entier d’être vus comme subventionnés par la CIA. Nous avons vu cela dans les années 1960, et c’est pour cela qu’on y a mis un terme. C’est parce que nous n’avons pas pu continuer à le faire que la fondation [la NED] a été créée ».

10. Durant son mandat de maire de la municipalité de Baruta, Capriles a signé plusieurs accords avec le FBI étasunien afin de former sa police municipale, et a reçu des fonds de l’ambassade des Etats-Unis pour cette mission.

11. Henrique Capriles a activement participé au coup d’Etat contre Hugo Chávez, organisé par les Etats-Unis, en avril 2002. Maire de Baruta, il a fait arrêter de nombreux partisans de l’ordre constitutionnel dont Ramón Rodríguez Chacín, alors ministre de l’Intérieur et de la Justice, lequel a été violemment agressé par les partisans du putsch devant les caméras de télévision.

12. A ce sujet, les propos de Rodríguez Chacín sont sans équivoque : « Je leur  ai fait part [à Henrique Capriles et Leopoldo López venus l’arrêter] du risque, du danger qu’il y avait pour mon intégrité physique [de sortir au milieu de la foule]. J’ai suggéré de passer par une autre sortie et la réponse que j’ai reçue de Capriles, précisément, a été négative, car, m’a-t-il dit, les caméras se trouvaient devant l’immeuble. Ils voulaient me faire sortir devant les caméras, pour m’exhiber, pour se vanter [d’avoir procédé à mon arrestation] ».

13. Quelques jours avant le coup d’Etat, Capriles est apparu devant les caméras de télévision en compagnie des dirigeants de son parti politique Primero Justicia pour réclamer la démission d’Hugo Chávez, des députés de l’Assemblée nationale, du Procureur de la République, du Défenseur du peuple et du Tribunal Suprême de Justice. Suite au coup d’Etat du 11 avril 2002, la première décision prise par la junte putschiste a été précisément de dissoudre tous ces organes de la République.

14. En avril 2002, Primero Justicia, a été le seul parti politique à accepter la dissolution forcée de l’Assemblée nationale ordonnée par la Junte putschiste de Pedro Carmona Estanga.

15. Durant le coup d’Etat d’avril 2002, Capriles a également participé au siège de l’ambassade cubaine de Caracas, organisée par l’opposition vénézuélienne et l’extrême droite cubano-américaine. Henry López Sisco, complice du terroriste cubain Luis Posada Carriles, qui est responsable de plus d’une centaine d’assassinats, dont l’attentat contre l’avion civil de Cubana de Aviación qui a coûté la vie à 73 personnes le 6 octobre 1976, était présent.

16. Après avoir coupé l’eau et l’électricité, Capriles, pensant que le vice-président de l’époque Diosdado Cabello, était réfugié au sein de l’entité diplomatique, est entré et a exigé de l’ambassadeur de fouiller les lieux, violant ainsi l’Article 22 de la Convention de Vienne, stipulant que les représentations diplomatiques sont inviolables.

17. Germán Sánchez Otero, à l’époque ambassadeur cubain au Venezuela, lui avait rétorqué : « Si vous connaissez le droit international, vous devez savoir le Venezuela tout comme Cuba ont le droit d’évaluer la possibilité d’octroyer l’asile politique à tout citoyen dans n’importe quelle représentation diplomatique. Un démocrate, un humaniste, ne peut pas permettre que des enfants soient privés d’eau, de nourriture et d’électricité ».

18. A sa sortie de l’ambassade, Capriles, loin de calmer la foule excitée, a déclaré à la presse qu’il n’avait pas été autorisé à fouiller la représentation diplomatique et qu’il était dans l’impossibilité de confirmer ou d’infirmer la présence de Cabello, attisant les tensions.

19. Pour sa participation au coup d’Etat, Capriles a été mis en examen et mis en détention préventive après s’être soustrait à la justice.

20. Le procureur de la République Danilo Anderson en charge du dossier Capriles a été assassiné en novembre 2004 lors d’un attentat à la voiture piégée.

21. En 2006, Capriles a été acquitté par les tribunaux.

22. En 2008, une nouvelle procédure pénale a été lancée et suit toujours son cours.

23. Suite à son élection en 2008 en tant que gouverneur de l’Etat du Miranda, Capriles a expulsé des installations de la région les fonctionnaires chargés des programmes sociaux mis en place par le gouvernement de Chávez.

24. Dans son programme électoral, Capriles promet de lutter contre la délinquance. Néanmoins, depuis son arrivée au pouvoir à Miranda, l’insécurité a explosé, faisant de l’Etat l’un des trois les plus dangereux du Venezuela. Entre 2011 et 2012, le taux d’homicides a augmenté de plus de 15%.

25. Malgré ce bilan, Capriles, réélu en 2012, refuse toujours l’implantation de la Police nationale bolivarienne sur le territoire dont il a la gestion.

26. Entre 2008 et 2012, Capriles a congédié plus de mille fonctionnaires dans l’Etat du Miranda – qui travaillaient dans le secteur culturel et étaient soupçonnés d’être proches de l’ancien gouverneur chaviste Diosdado Cabello. Capriles a ainsi procédé à la fermeture de dizaines de bibliothèques.

27. En 2012, Capriles s’est secrètement réuni en Colombie avec le général Martin Demsey, chef d’Etat Major des Etats-Unis. Rien n’a filtré de ces discussions.

28. Capriles ne cesse de se réclamer de l’ancien président brésilien Lula da Silva. Néanmoins, ce dernier a apporté à maintes reprises son soutien à Hugo Chávez, notamment lors des dernières élections d’octobre 2012. « Ton triomphe sera le nôtre », avait-il déclaré dans un message d’appui au Président Chávez.

29. Candidat à l’élection présidentielle de 2012, au nom de la Mesa Unidad Democrática qui a regroupé les partis d’opposition, Capriles a perdu le scrutin par plus de 10 points d’écart.

30. En cas de victoire aux élections présidentielles du 14 avril 2013, Capriles a promis l’amnistie à Pedro Carmona Estanga, ancien président du patronat vénézuélien qui avait pris la tête de la junte militaire lors du coup d’Etat d’avril 2002, actuellement en fuite en Colombie.

31. Le programme présidentiel de Capriles est d’essence néolibérale et préconise une accélération des privatisations dans une économie déjà contrôlée à plus de 70 % par le secteur privé, une autonomie et une décentralisation.

32. En cas de victoire de Capriles, l’entreprise pétrolière nationale Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA), ne sera plus contrôlée par le pouvoir politique.

33. Le programme de Capriles prévoit la suspension de l’aide financière qu’octroie PDVSA au Fonds de développement national, lequel finance les infrastructures et les programmes sociaux.

34. Capriles imposera également une augmentation du prix de l’essence consommée sur le marché national.

35. Les réformes agraires réalisées sous le gouvernement de Chávez seront annulées et les terres restituées aux latifundistes.

36. La loi sur la pêche, dont ont bénéficié des dizaines de milliers de travailleurs de la mer, sera également abrogée.

37. Capriles autorisera la culture au Venezuela d’organismes génétiquement modifiés.

38. Capriles se propose « d’incorporer dans le système éducatif primaire et secondaire des thèmes démonstratifs sur la connexion entre la propriété, le progrès économique, la liberté politique et le développement social »

39. Capriles prévoit d’accorder une indépendance totale à la Banque centrale du Venezuela, afin d’éviter tout contrôle démocratique sur les politiques financières et monétaires, et lui « interdira de financer les dépenses publiques ».

40. Capriles a annoncé qu’il mettrait fin à la relation spéciale avec Cuba, ce qui affectera les programmes sociaux dans les domaines de la santé, de l’éducation, du sport et de la culture.

41. Capriles mettra un terme à l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), organisme d’intégration régionale.

42. Capriles supprimera le programme Petrocaribe qui permet actuellement à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes, d’acquérir du pétrole subventionné et d’assurer leur approvisionnement énergétique.

43. Capriles prévoit de signer des traités de libre échange (TLC), notamment avec les Etats-Unis et l’Union européenne.

44. Capriles prévoit de redonner la concession hertzienne à la chaîne RCVT, qui émet désormais par câble et satellite, malgré sa participation ouverte au coup d’Etat d’avril 2002.

45. Capriles interdira tous les programmes politiques sur la chaîne nationale Venezolana de Televisión, laissant ainsi le monopole du débat citoyen aux chaînes privées.

46. Capriles prévoit de « superviser et contrôler la prolifération des radios […] et de réguler la croissance des radios communautaires ».

47. Le programme de la MUD prévoit de réduire de façon substantielle le nombre de fonctionnaires.

48. Le FONDEN, fonds spécial destiné à financer les programmes sociaux, sera éliminé.

49. Capriles mettra un terme à la régulation des prix qui permet à toute la population d’acquérir les produits de première nécessité.

50. Capriles accuse le gouvernement vénézuélien et la famille d’Hugo Chávez d’avoir occulté la mort de ce dernier. Selon lui, son décès serait survenu avant le 5 mars 2013.

 

Salim Lamrani

Article publié initialement en portugais :

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/27872/50+verdades+sobre+henrique+capriles+candidato+opositor+a+presidencia+da+venezuela.shtml

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de la Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son dernier ouvrage s’intitule État de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba, Paris, Éditions Estrella, 2011 (prologue de Wayne S. Smith et préface de Paul Estrade).

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel*

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Sur ce site,

 


L’AMERIQUE LATINE DIT ADIEU A HUGO CHAVEZ par Maurice Lemoine

HOMMAGE A HUGO CHAVEZ A PARIS devant la Statue de Bolivar  

MESSE EN HOMMAGE A HUGO CHAVEZ

HUGO CHAVEZ VIT DANS NOS COEURS  

50 VERITES SUR HUGO CHAVEZ ET LA REVOLUTION BOLIVARIENNE par Salim Lamrani

50 VERITES SUR HENRIQUE CAPRILES RADONSKI CANDIDAT A LA PRESIDENCE DU VENEZUELA par Salim Lamrani

LES BOLIVARIENS EN CAMPAGNE NE CROIENT PAS AUX LARMES

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 12:57

 

L’implication évidente d’Israël dans le 11 septembre

L’implication évidente d’Israël dans le 11 septembre

La propagande du 11 septembre veut insérer à toute force dans les esprits que ces attentats auraient été commis par des terroristes islamistes. Car l’objectif de ces attentats était de faire basculer définitivement le camp occidental dans la lutte contre l’Islam radical et donc de se rapprocher définitivement d’Israël.


La contre-enquête.

La contre-enquête.

 

« Nous profitons d’une chose, ce sont les attaques contre les Twin Towers et le Pentagone, ainsi que les combats américains en Irak« . Selon Ma’ariv, l’ancien premier ministre israélien aurait déclaré que ces évenements ont « retourné l’opinion publique américaine en notre faveur«

C’est ce que disait Benjamin Nethanyahu avant de redevenir premier ministre. Et Nethanyahu ne disait pas cela au hasard puisqu’en 1995 il l’avait déjà écrit pour dénoncer le danger islamique radical pour Israël  et pour la civilisation occidentale dans son ensemble. Implique la civilisation au côté d’Israël est le meilleur outil de propagande pour assurer à Israël la protection et la sympathie de l’opinion publique, alors qu’il est menacé par les « barbares ».

 


911-mossad-jews-israel-zionismMais comme la propagande n’était pas suffisante il a donc fallu un attentat pour faire basculer cette opinion publique ainsi qu’impliquer définitivement l’administration américaine.

 

Pour assurer la sécurité éternelle d’Israël dans cette région où son implantation féroce et violente passe pour être une intrusion, il fallait que les américains débarrassent Israël de ses plus dangereux ennemis 2 . D’abord l’Irak, puis la Syrie et enfin l’Iran. C’est à cela que pousse Nethanyahu et à cela exclusivement. C’est le seul sens donné à son nouveau mandat de premier ministre. Il veut la guerre de toutes ses forces, il veut détruire l’Iran peu importe les conséquences pour le monde, tout ce qui compte c’est Israël.


Évidemment les attentats du 11 septembre n’ont pu être perpétrés sans une complicité à l’intérieur de l’administration américaine en place à cette époque. Or en 2001 l’administration Bush portait au pouvoir les faucons, les néo-conservateurs US, les juifs haineux, qui avaient un plan pour le nouveau siècle américain et qui avaient déjà écrit qu’il fallait nécessairement un événement majeur pour permettre le déclenchement de ce plan diabolique. Ce sera donc le 11 septembre.


On peut donc faire partir la contre-enquête sur le 11 septembre en s’intéressant à ces deux sources principales: l’administration Bush et Israël. En mettant un calque l’un sur l’autre on constate que les intérêts convergeaient ensemble pour:

  1.  Nettoyer l’Afghanistan pour permettre la création du pipeline d’UNOCAL 3  et ainsi permettre aux compagnies pétrolières américaines de continuer leur profit sans dépendre de l’Iran. Le 11 septembre en accusant Ben Laden, agent américain, permettra donc à l’armée US d’investir l’Afghanistan pour sécuriser le territoire, mettre la main sur ce sous-sol regorgeant de matières premières et, cerise sur le gâteau, contrôler la production du pavot qui n’a jamais autant produit que depuis l’invasion US…
  2.  Attaquer l’Irak. Ennemi déclaré d’Israël et avec un leader qui commençait un peu trop à se penser indépendant des USA. On se dépêchera de le juger et le condamner à la pendaison sans procès mondial pour éviter que celui-ci raconte comment avant d’être jeté aux orties il avait été mis en place et soutenu par l’occident. C’est le même cas pour Bachar El Assad puisqu’ils appartiennent tous deux au parti laïc Baas qui a pour doctrine le nationalisme arabe et le socialisme (le vrai pas le communisme). Bref le baasisme est national-socialiste 4 .
  3.  Faire disparaître les fonds perdus du pentagone qui se chiffraient en trillions de dollars et qui faisaient polémique avant le 9/11. Les comptes étaient situés dans la tour 7 du WTC, celle qui s’est effondrée toute seule constituant ainsi une grande première mondiale…
  4.  Déclencher la guerre mondiale contre le terrorisme islamique et plus largement contre l’Islam puisque le combat se fait de l’extérieur et de l’intérieur avec une volonté de réforme pour rendre cette religion compatible avec les exigences du nouvel ordre mondial: consumérisme, humanisme, féminisme, modernisme. Ce en quoi en tant qu’homme éduqué en occident on peut adhérer sans problèmes, mais ce qui se refuse sont les moyens que l’on va employer et le résultat que l’on veut obtenir: le noachisme. Soit une nouvelle religion mondialiste qui regroupera les religieux du monde entier en faisant disparaître les religions mondiales existantes. Le futur gouvernement mondial a besoin de la religion mondiale pour contrôler les esprits et les orienter dans son sens. La religion catholique est déjà infiltrée dans cet objectif.
  5.  Donc créer ce nouvel ordre mondial par la force s’il le faut. Instituer les valeurs portées par cet ensemble marchand au monde entier. L’objectif étant de nous voir tous bouffer du mac-do et des OGM, de nous habiller en Nike, d’écouter du rap US et de nous abrutir devant le cinéma hollywoodien tout en acceptant de travailler plus pour gagner moins. Les Illuminati profitent donc du 11 septembre pour imposer leurs règles au monde par la force à ceux qui résistent.

Voici donc comment l’on peut retracer les informations précédant le 11 septembre impliquant Israël 5 . Tout est détaillé de l’utilisation de nano-thermite, des agents du mossad jusqu’à l’identité des amis de Nethanyahu qui ont pris contrôle du WTC avant sa destruction.
Voici la piste suivie pour impliquer le gouvernement américain et les compagnies pétrolières qui aiment bien avoir le contrôle des dirigeants pour s’assurer de leurs bénéfices dans le temps 6 .

Toutes ces preuves irréfutables montrent la convergence d’intérêts pour exploiter le terrorisme à son avantage. Pire encore cet attentat programmé va permettre le plus grand délit d’initié mondial de l’histoire de l’humanité 6 :

Ainsi toutes les puissances financières du monde étant impliquées elles se chargeront d’imposer à leurs marionnettes aux gouvernants le silence sur les zones d’ombre et notamment les signaux d’alerte de leur propre service de sécurité qui ont été ignorés par le FBI et la CIA. Quoi de mieux que de faire croquer une part du gâteau à tout le monde pour avoir la paix? C’est bien une technique judéo-maçonnique en tout cas.

 

 

 

 


A qui profite le crime? Aux islamistes vraiment? Aux musulmans du monde entier vraiment? On se rend bien compte que non puisqu’aujourd’hui ils sont livrés à la vindicte populaire mondiale. Bien que je ne sois pas un adepte du Coran et de l’Islam, je préfère dénoncer ceux qui sont la cause plutôt que de pointer du doigt les conséquences. Or la cause est bien identifiée et elle implique les intérêts supérieurs d’Israël, des financiers et des industriels mondialistes. Pendant 10 ans la croissance des investissements militaires va faire le bonheur de Dick Cheney et Bush qui ont des parts dans Allyburton et autres entreprises militaires qui vont voir leur commandes augmenter en flèche. Ces attentats seront donc du gagnant-gagnant pour cette oligarchie mondialiste travaillant à l’instauration du NOM contre les intérêts des peuples.

Note: Je vous invite à suivre avec intérêt la contre-enquête de Hicham Hamza sur le 11 septembre 7 :

 

http://lecitoyenengage.fr/limplication-evidente-disrael-dans-le-11-septembre-4360

 

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 01:40
PRINTEMPS SALAFISTE. Egypte: Quand les mosquées deviennent des lieux de tortures

Publié le 27 mars 2013

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Amir Ayad,

Amir Ayad,

Le calvaire que vivent les chrétiens suite au printemps salafiste qui fait suite à la prise de pouvoir des Frères musulmans de Tripoli à Tunis, en passant par Le Caire, ne fait que s’accroître. Ces soi-disant croyants musulmans, qui n’en sont pas vraiment, puisqu’ils triturent les écrits saints à leur sauce, sont entrain, jour après jour, de tuer l’islam. Aujourd’hui, en Egypte, manifester contre le pouvoir en place, devient un acte de bravoure. Entre des affrontements sur le terrain entre musulmans traités de traîtres par les Frères musulmans, le sort qui est réservé aux chrétiens coptes se passe de commentaire. Voici le calvaire de Amir Ayad.


Il a eu tort de manifester contre le régime des Frères musulmans, soutenus par le régime américain, of course. Son témoignage est édifiant:

«Ils m’ont accompagné à l’une des mosquées de la région et j’ai découvert que la mosquée était utilisée pour emprisonner des manifestants pour les torturer ».

Amir Ayad est un chrétien copte qui a manifesté, avec d’autres personnes, devant le bureau du procureur général du Caire cette semaine après l’arrestation du blogueur Alaa Abdel-Fattah (libéré hier en fin d’après-midi) et quatre autres personnes à la suite de violents affrontements entre partisans et adversaires des Frères musulmans. Amir Ayad se trouve aujourd’hui dans un lit d’hôpital après avoir été roué de coups par les radicaux islamiques qui l’ont transporté dans la mosquée Bilal Ibn Rabah, dans la banlieue du Caire, à Moqattam. Comment peut-on ainsi souiller un lieu de culte ? Une profanation qui prouve bien que ces gens se fichent de Dieu et que seul le pouvoir est leur dada.

Le frère de l’infortuné Amir, Ezzat Ayad, a dit avoir reçu un appel téléphonique anonyme à 15 h samedi dernier, lui indiquant que son frère avait été retrouvé mourant et pris en charge par une ambulance qui l’a conduit dans un hôpital. Selon ses déclarations,  »Il a subi une radiothérapie qui a montré qu’il souffrait d’une fracture du crâne, d’une fracture du bras gauche, un saignement dans l’œil droit, et les blessures», a dit Ezzat Ayad.

Les responsables de la mosquée Bilal Ibn Rabah refusent toute responsabilité et accusent des milices radicales d’avoir pris d’assaut le bâtiment, après la prière du vendredi. Pourquoi n’ont-elles pas averti les forces de l’ordre ? Mystère et boule de gomme…

Printemps arabe mon oeil !

 

http://allainjules.com/2013/03/27/printemps-salafiste-egypte-quand-les-mosquees-deviennent-des-lieux-de-tortures/

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