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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 23:30

 

 

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Reportage de la télévision russe Russia 24 qui a passé 2 mois en compagnie de l’armée syrienne.


La guerre fait rage en Syrie depuis un an et demi. Une interminable série d’opérations spéciales, de victoires et de replis, une lutte entre les forces gouvernementales et l’opposition armée qui se déroule à la fois sur le terrain et sur les écrans.


L’équipe russe du film a passé 2 mois sur la ligne de front avec les soldats de l’armée syrienne et des civils.


Ce film a été réalisé dans des conditions de terrain afin de mieux raconter l’histoire qui s’y déroule.

 

Source: Égalité Et Réconciliation

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 21:49

 

Je dédie cette publication à la wikipéteuse Euterpia, qui discrédite les chercheurs de vérité comme moi et qui réduit sur Wikipedia mes multiples engagements au seul soutien à des hommes, à des "dictateurs" comme Kadhafi (au demeurant militant pour la liberté et contre l'impérialisme). Eva

 

 

Kadhafi, vie et mort d'un dirigeant et d'un pays.

(..) Vous avez fait, en Libye, une guerre illégale et non conventionnelle. Vous voulez piller un pays, certes, avec la complicité de certains de ses enfants. Mais, bienvenue en Jamahiriya, votre futur cimetière ! Les résistants se battront jusqu’à leur dernière goutte de sang. http://www.afrohistorama.info

Colonel Kadhafi-copie-1

 

Une capture d'écran d'une vidéo montrant l'arrestation de Mouammar Kadhafi

../local/cache-vignettes/L500xH327/798233_a-vie4fd0-dc762.jpg

 

 

http://static.lexpress.fr/medias/15...

 La libye après le passage de l'OTAN - note d'eva 

 

 

Kadhafi,

l'un des plus grands dirigeants de l'Histoire.

Hommage d'eva R-sistons


 

Kadhafi ! Assassiné par l'OTAN, en particulier par la France de Sarkozy qui cherchait à faire taire celui qui avait largement contribué à financer son élection.  Voilà la réalité cachée par les Médias menteurs, aux ordres de l'Oligarchie machiavélique.

 

Ce grand chef d'Etat diabolisé avait sorti de la misère son pays et l'avait propulsé très haut. Et tous les habitants - Libyens comme migrants - avaient un niveau de vie inconnu des Africains, grâce aux largesses du Colonel, à partir de la manne du pétrole dont il faisait profiter, comme Chavez, le peuple. Aujourd'hui, les partisans de Kadhafi - si nombreux, on le conçoit aisément - sont traqués, torturés, éliminés, et les migrants noirs subissent le même sort. Le pays, confié aux fanatiques, est ruiné, et pillé par les multinationales de l'Occident. Les divisions tribales sont encouragées ("diviser pour régner", la devise de l'Occident) et la "modernité"  est imposée: Comprenez, le pillage des ressources et des immenses réserves d'or du pays, la fin des privilèges sociaux  (électricité gratuite, logement offert, produits de première nécessité subventionnés etc), les dettes perpétuelles asphyxiantes, la privatisation de tout, la pauvreté...

 

Un grand dirigeant, l'un des plus grands que le monde ait connu par son génie (voir mon article plus bas), par sa générosité, par son amour de sa patrie et de son peuple, a été torturé, sodomisé, assassiné par l'Occident démoNcrate. Il est mort les armes à la main pour défendre son idéal de justice - comme les plus grands. Il nous manquera toujours. Aujourd'hui, les pourritures de l'Occident le calomnient, salissent sa mémoire à qui mieux mieux, et détruisent la Libye - qui était devenue le fleuron de l'Afrique, un pays de cocagne pour ses habitants et un modèle pour les non-alignés.

 

Salut à toi, Kadhafi ! Tu resteras dans le coeur des peuples - pas dans celui des dirigeants qui font de la vie des citoyens du monde, un enfer quotidien.

 

Eva R-sistons.

 

Alors que j'écris, je regarde le document de propagande de la LCP sur la Libye d'aujourd'hui. Scandaleux ! On y voit des enfants jouant au foot sur la propriété détruite du Colonel. L'un d'eux dit : "C'est ça la liberté, maintenant on peut jouer là !". Et si l'Elysée connaissait le même sort, que dirait-on ? Que la liberté est de pouvoir jouer sur les ruines du palais présidentiel ? Et on nous montre des élèves à l'école: La vie reprend... En oubliant que la Libye de Kadhafi a scolarisé tous ses enfants analphabètes, le niveau de santé était sans équivalent en Afrique, etc... Et les gosses de la LCP nous racontent la mort de leurs pères au combat... J'arrête, c'est à vomir... Nos Médias méritent bien la lanterne rouge de la Presse européenne ! Et à l'instant, je vois que l'école de la nouvelle libye lave le cerveau des gosses en crachant sur le bienfaiteur du pays ! Les supporters de Kadhafi sont qualifiés... de "rats" ! C'est abject... Et la LCP se prête à la diffusion de tels reportages ? J'ai honte de mon pays... NB 2 : Au secours, les partisans du Régime sont qualifiés de "terroristes" ! Ca va jusque là ! Nos médias sont une vomissure... une VOMISSURE, et c'est une journaliste qui le dit ! Mais c'est une journaliste indépendante, éprise de vérité, d'honnêteté intellectuelle... Une denrée de plus en plus rare, aujourd'hui !

 


1969: le "Mouvement des officiers unionistes libres", dirigé par Mouammar Kadhafi prend le pouvoir en Libye après un coup d'état.(

 

 

 

Just Me

 

Le 19 Mars 2011, mon coeur est devenu libyen.
Le 8 Août 2011, je suis rentrée en Résistance.

On the 19th of March, 2011, my heart became libyan.
On the 8th of August, 2011, I enter in Resistance.

♥♥♥♥♥♥♥♥

Ô Muammar, wa bass ! 
Longue vie à lui, à sa Famille et à tous les Fiers et Courageux Libyens ! 
Long life to Him, his Family and all Proud and Courageous Libyan People !

♥♥♥♥♥♥♥♥

Un rien peut renverser l’irréversible …
A nothing can reverse the non-reversible …

♥♥♥♥♥♥♥♥

La première victime d’une guerre, c’est la vérité …
First war’s victim is the truth …

http://misslibyana.wordpress.com/just-me/

 

 

 

Voici l'article que j'ai publié en son temps sur mes blogs.

A relayer, au nom de la vérité qui doit toujours prévaloir ! 

 

 

 

kadhafi-jeune.jpg

 

 

Kadhafi

 

Libye : Le vrai Kadhafi, un grand réformateur sauvagement assassiné

 

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Ma vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/xtv2cw_r-sistons-video-10-le-vrai-kadhafi-a-contre-courant_news,

 

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KADHAFI DAY :
Honneur et respect Mouammar Kadhafi

 

 

 

 

Le 20 ctobre est désormais une journée mémorielle en hommage au Colonel Mouammar Kadhafi, sauvagement assassiné par l’occident et ses complices Qataris et Saoudiens au nom du «  printemps Arabe ».


-          «  Kadhafi day » pour saluer la mémoire de ce leader panafricain, pan-arabe et férocement anti-colonialiste, qui a défié l’hégémonie occidentale pendant des décennies

 

-          «  Kadhafi day » pour honorer la dignité et la fierté de ce leader qui, contrairement à ses pairs Africains, a engagé des travaux pharaoniques pour développer son pays, nationalisant pour cela les compagnies libyennes qui étaient gérés jusque là par les multinationales occidentales.

 

-          «  Kadhafi day » pour rendre un hommage à ce grand chef Africain, militant de la palabre à l’Africaine, qui n’a eu cesse d’intervenir partout sur le continent pour trouver des solutions aux conflits, aux problèmes de développement, aux questions relevant de l’avenir de son continent, ce qui a fait de lui une figure incontournable et respectée tant par ses pairs que par les populations africaines.

 

-           «  Kadhafi day » pour saluer la vision progressiste et émancipatrice de ce leader, qui vouait un culte aux femmes libyennes, allant jusqu’à les nommer à des postes décisionnaires dans tous les secteurs de son pays, et n’hésitant pas à leur confier des responsabilités dans l’armée et sa sécurité.

 

-          «  Kadhafi day » pour rendre hommage au martyr, un de plus, de la férocité occidentale, dont le tragique assassinat consacre à jamais la faillite de la guerre d’agression coloniale menée par Obama, Sarkozy, Cameron et leurs complices du Golfe persique, et qui se traduit aujourd’hui par une «  islamisation salafiste » du continent africain et par une invasion de hordes fanatisés financées par les théocraties tels que le Qatar et l’Arabie Saoudite.


-          «  Kadhafi day » pour rappeler à l’occident que l’Afrique n’a pas oublié que ce grand leader a été assassiné au nom d’intérêts pétroliers, gaziers et géopolitiques, et qu’il est définitivement entré dans la postérité en martyr de la barbarie blanche et cynique.


HONNEUR ET RESPECT MOUAMMAR KADHAFI !


Source : Alert2Neg


KADHAFI DAY : Honneur et respect Mouammar Kadhafi

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Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !

Comme dans un rêve, jour pour jour, il y a un an déjà,

Mouammar Kadhafi, où que tu sois, nous pensons à toi;

Ils t’ont assassiné pour mettre toute l’Afrique au pas,

Cet assassinat morbide, œuvre de nazis et renégats,

Impunis et fiers de t’avoir fait passer de vie à trépas.

Ô Mouammar Kadhafi,  l’Afrique te pleure !!

Mais, une main invisible, demain, les frappera,

Il ne la verront pas mais, avec force, elle arrivera.

Dans la mémoire collective, malgré tout, tu resteras,

Ton charisme, ta prestance et ta générosité sont là,

Et, avec nos actions coercitives, nos actes, tu survivras.

Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !

Ta mort nous a fait prendre conscience de leur furia,

Cette impétuosité démoniaque qui résiste à la vraie foi ;

Ainsi va la vie, faite de folie et de la faculté des aléas,

Le manque de discernement de ton peuple les tuera,

Malgré leur anamnésie, le regret de leur barbarie naîtra,

Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !

Nonobstant la basse besogne dictée par « leur » Allah

Mitaine de la mort, folie de la vengeance de scélérats

Cette action méphistophélique nous a laissé sans voix

La Libye est aujourd’hui meurtrie et constate les dégâts

C’est la putréfaction avancée d’une société sans loi

Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !


The Kadhafi Day (Élégie) : Ô Mouammar Kadhafi, l’Afrique te pleure !

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samedi 20 octobre 2012

In memoriam - 20 octobre assassinat de Kadhafi, l'homme contre £€ $¥$T€M
Je ne pars pas sans biscuits. Eva R-sistons avait eu la patience l'an dernier de reprendre ses archives personnelles de journaliste pour démonter, avec des articles aux références prestigieuses, ce que fut vraiment l'œuvre de Mouammar Kadhafi.
Comme d'habitude, "la communauté internationale" a menti. Comme d'habitude elle a trompé, elle a tronqué, elle a sali ceux qui osent lui tenir tête. Les chefs d'États qu'elle a incriminés n'étaient pas ou ne sont pas irréprochables ? Lequel, parmi ces détracteurs, l'est ? Les calomnies d'État, de la part surtout des États-Unis, de la Grande-Bretagne ou de la France, gouvernement comme presse, n'ont pas manqué contre Jean-Bertrand Aristide en Haïti, contre Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, contre Saddam Hussein en Irak, contre Fidel Castro à Cuba, contre Vladimir Poutine en Russie, contre Hugo Chavéz au Venezuela, contre Salvador Allende au Chili, contre Yasser Arafat en Palestine, au début contre Nelson Mandela en Afrique du Sud, j'en oublie nécessairement beaucoup. A chaque fois qu'un dirigeant osait relever la tête contre l'hydre "occidentale" (ce que j'appelle les Pays du Nord), le ciel (tu parles !) lui est tombé sur la tête de la part de "l'irréprochable démocratie américaine" ou de ses caniches.
Donc, le vingt octobre  deux mille onze, le dirigeant d'une Libye suivant une nouvelle voie, libérée des sangsues nommées Total, Exxon, ENI, et d'autres a été assassiné après avoir été soigneusement démoli dans l'opinion des pays "qui comptent" (leurs sous, surtout), et pendant que son pays était ravagé par ceux qui avaient pour seul mandat par l'ONU de créer une "interdiction aérienne". 
 17/03/2011
Le Conseil de sécurité a décidé, ce soir, d’interdire tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne pour protéger la population civile et pour faire cesser les hostilités.

Aux termes de la résolution 1973, adoptée par 10 voix pour et 5 abstentions (Allemagne, Brésil, Chine, Fédération de Russie et Inde), le Conseil a décidé également que cette interdiction ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire ou encore l’évacuation d’étrangers.

La résolution, qui était présentée par la France et le Royaume-Uni, autorise en outre les États Membres à prendre au besoin toutes mesures nécessaires pour faire respecter l’interdiction de vol et de faire en sorte que des aéronefs ne puissent être utilisés pour des attaques aériennes contre la population civile.
La confirmation est quasi certaine maintenant, même si on s'en doutait (du moins ceux qui suivaient cela de près) : c'est un agent français qui l'aurait abattu, camouflé en indigène.
Il faut se souvenir que Mouammar Kadhafi avait pour ambition (il avait commencé à constituer un "trésor de guerre" dans ce but) de fédérer les États d'Afrique, de se constituer une monnaie commune indépendante du dollar, du franc CFA, et d'utiliser le pétrole comme source de développement direct du continent.  Laurent Gbagbo avait déjà eu des contacts avec lui dans ce sens. Autant dire que de tels projets ne risquaient guère de plaire à "nos chers dirigeants". Coûte que coûte, il fallait que "la bête meure", physiquement, mais aussi dans sa réputation. Le plus acharné étant bien entendu un chef d'État dont des présomptions de plus en plus vives soufflent que sa campagne aurait été financée de façon "pas très transparente".
Donc, le 20 octobre le  guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste (ou guide tout court), comme il voulait qu'on l'appelle, a été assassiné. Et son œuvre avec lui. Tremblez, puissants : un jour ce sera votre tour, des forces populaires et démocratiques réussiront à démontrer aux yeux de tous vos turpitudes sanglantes, causes de millions de morts au cours de cette pseudo-paix où les victimes abondent chaque jour.
In memoriam - 20 octobre assassinat de Kadhafi, l'homme contre £€ $¥$T€M

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 15:54

 

Mali.jpg

Le chaos malien est entretenu à dessein par les impérialismes. Les USA veulent une base militaire dans le nord du pays, ils comptent pour cela sur la nébuleuse islamiste. Le gouvernement français voit d’un mauvais œil cette implantation sur son pré carré de même que la révolution qui le prive de la mainmise sur le Mali. Hollande a même proposé une résolution demandant l’intervention militaire dans ce pays. Elle a été adoptée dès le 12 octobre par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Une seconde résolution est en préparation. Elle aura officiellement pour but d’établir la « programmation pratique » de cette intervention. Réellement il va s’agir de venir à bout, au moins momentanément de graves oppositions qui existent entre les USA, La France, la Russie, la Chine, la Turquie… Oppositions qui ont comme toile de fond tout le Moyen-Orient.

Le peuple malien subit de nombreuses épreuves, massacré et violé dans le nord, appauvri et affamé dans le reste du pays. Mais il a commencé à relever la tête. Il sait qu’il n’a rien à attendre des impérialistes quels qu’ils soient car tous veulent intervenir au Mali uniquement pour défendre leurs propres intérêts.

La droite, le PS et ses alliés appellent ensemble à l’intervention militaire.

Le peuple malien doit décider de son avenir sans intervention étrangère.

Dans les passages suivants nous mettons à votre disposition les éléments que nous jugeons utiles pour compléter si nécessaire vos informations. Les médias français et étrangers n’en parlent jamais et pour cause.

 

Le Mali, un pays asphyxié par les impérialistes et le FMI


Il faut d’abord se pencher sur l’histoire récente du Mali. Les organismes au service des impérialistes ont provoqué un appauvrissement du pays par étranglement en utilisant notamment la spéculation sur le coton. Dans les années quatre-vingt-dix, le FMI a engagé le Mali dans une production à grande échelle de coton pour l’exportation, ce qui a eu pour conséquence de réduire fortement le prix du coton malien. Cette spéculation a endetté le Mali. Les gouvernements maliens successifs se sont tournés vers le FMI qui leur a prêté de l’argent sous les conditions de sacrifier tous les investissements publics et de s’ouvrir à l’investissement étranger. Alors, toutes les richesses et ressources naturelles ont été bradées. Le chemin de fer a été vendu à une compagnie canadienne pour 107 millions de Francs CFA, autant dire rien du tout. Ce fut un pillage !

Il faut aussi parler de l’Office du Niger. C’est la régie des terres de rizières dans le delta intérieur du Niger non loin de la ville de Ségou. Cet Office appartient à l’Etat. Il y a une énorme plaine très bien irriguée par le Niger se trouvant en aval du barrage de Markala. La plaine a un potentiel de production de riz de plus d’un million d’hectares. Elle a la capacité de nourrir toute l’Afrique de l’Ouest ! L’Office du Niger a la responsabilité d’entretenir toute cette plaine. Les paysans peuvent exploiter ces terres à condition de les louer. Concrètement, ils payent une redevance sur l’entretien du réseau d’irrigation. Ces taxes sont coûteuses et ne servent qu’à remplir les poches des personnes qui sont au pouvoir. En plus de toute l’infrastructure qui accompagne l’Office : il y a des usines d’engrais, des usines d’huiles extraites à partir des noyaux de coton.

Toutes les infrastructures du domaine public ont été liquidées. Amadou Toumani Touré, le président déchu, les a vendues les unes après les autres pour rien aux multinationales et aux fonctionnaires corrompus. Dans toutes ces terres vendues, le pouvoir a chassé les paysans par milliers. Cela a éveillé un mécontentement énorme. Il y a eu des luttes armées. Un des élus locaux, du parti SADI (marxiste) a été assassiné. Les terres étaient collectives ; le parti au pouvoir a fait voter une soi-disant réforme agraire. Elle consistait à donner un titre de propriété d’une terre à qui la revendiquerait. Les paysans devenaient propriétaires de leurs terres, mais, comme par ailleurs ils étaient endettés, leurs terres devenaient leur unique richesse ; il ne leur restait plus qu’à vendre ; un cercle vicieux !...

Pour ce qui est des mines, les multinationales ont acheté les terres aux paysans à 54€ pour 7 hectares. Les paysans se sont retrouvés sans rien après. Les terres ont été achetées par Morila SA, une société d’extraction qui appartient à un consortium américains, Anglogold et par Randgold qui appartient au consortium sud-africain, Oppenheimer-Debeers. C’est là qu’interviennent Amadou Toumani Traoré et son gouvernement. Elu sur la base d’un mouvement de ras-le-bol du FMI, après avoir un peu tergiversé, il a fini par mettre en place la politique… du FMI.

Le résultat, c’est que, depuis, les multinationales ont le contrôle total du pays. Elles ont disséqué le Mali. C’est un territoire qui a été privatisé et qu’elles ont repartagé comme un gâteau.

Mali-carte.jpg

 

 

Le Mali, un peu d’histoire récente


Historiquement, c’est une révolution qui, en mars 1991 a mis fin à vingt-trois ans de pouvoir du général Moussa Traoré et à un régime totalement au service du colonisateur français et de ses multinationales. Le coup d’Etat du lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré (ATT) le soir du 25 mars 1991 était une réaction de l’aile réactionnaire et opportuniste de l’armée pour couper l’herbe sous le pied de l’élan populaire et patriotique, et qui a amorcé la logique du coup d’Etat permanent contre le peuple malien et ses représentants authentiques. Résultat, ATT est devenu le faux héros idéalisé de mars 1991.

En effet, ATT, même s’il a rendu le pouvoir (couteau sous la gorge) après les élections générales de 1992, il était clair pour tout observateur averti que cela n’était qu’un tour de passe-passe politico-militaire. De 1992 à 2001, l’élite militaro politique corrompue s’est emparée de tous les biens de l’Etat : comptes bancaires, villas, vergers, voitures de luxe, châteaux tout en mettant les droits sociaux et culturels du peuple dans le caniveau. En 2001, après deux mandats, Konaré passe la main et ATT redevient président de la République. Il entreprend de renforcer son pouvoir et celui de sa clique tout en réhabilitant les anciens dignitaires de la dictature. Comme nous l’avons vu plus haut, le régime d’ATT met à genou l’économie du pays, et entame la mise à sac de ce qui reste de l’arsenal vieillissant de l’armée malienne qui croupit sous l’avis des experts militaires français et américains. L’assemblée nationale est dominée par ceux qui ont pillé le pays. Toute velléité de contestation, si minime soit-elle, est muselée. Il tente ensuite de changer la constitution pour s’offrir un troisième mandat et c’est la goutte d’eau qui fera déborder le vase et provoquera la révolte populaire.


Au Mali aujourd’hui, entre catastrophe et espoir


dénomination "officielle", du label "Al Quaïda" que les USA ont inventé. Plus Les miliciens salafistes de l’ouest, ceux qui ont pris Tripoli lorsque Kadhafi y était encore, ont vendu ou livré des armes de guerres et probablement des blindés légers aux réseaux intégristes du sud du Maghreb. Un nom ressort à chaque fois que nos télés abordent ces questions : AQMI. Il faut se méfier de la qu’une organisation structurée, le soi-disant AQMI constitue en fait un réseau d’organisations plus ou moins maffieuses, vivant du brigandage et dont le point commun est la référence à l’Islam le plus réactionnaire. Il ne faut pas oublier non plus les prises d’otages que ces gens-là ont réalisées, en particulier au Niger. intégriste nord saharienne, il y a la main de l’Oncle Sam. L’une des organisations de cette nébuleuse qui a profité de la manne armée est "Ançar Dine", le mouvement fasciste intégriste installé au nord-ouest du Mali depuis une dizaine d’années, qui regroupe notamment des Touaregs. Iyad Ag Aly, le leader d’Ançar Dine, est un homme d’ATT : il n’était autre que le consul du Mali en Arabie Saoudite, pays dont il a été expulsé pour trafic de drogue. Notons au passage qu’un avion bourré de cocaïne a atterri en plein désert du Mali sans que cela ne suscite aucune réaction d’ATT, sauf la rapide promotion du pilote de cet avion, devenu commandant au sein des forces armées maliennes. Cela nous confirme que les réseaux intégristes du nord du Sahara organisent le trafic de drogue et que le "démocrate" ATT encourageait la contrebande et le trafic de drogue dans cette zone.

Parallèlement à l’activité des réseaux salafistes, le mouvement autonomiste touareg, le MNLA, dont les éléments étaient installés en Libye depuis au moins une décennie, a décidé de quitter ce pays, devenu peu sûr pour tout sudiste un peu trop cuivré. Evidemment, les membres du MNLA se sont, eux aussi servis en armes, d’autant plus qu’ils ont été rejoints par une partie des soldats libyens originaires du sud du pays, tandis que d’autres rejoignaient la milice nationaliste du Fezzan, d’autres encore l’armée malienne, ou même celle du Tchad.

Ainsi donc, des centaines de jeunes Touaregs entrèrent au Mali avec armes et bagages. ATT les accueillit en grande pompe, leur donna de l’argent sans pour autant les désarmer. Son objectif était de créer un petit chaos au nord du Mali croyant le cadrer et le contenir afin d’empêcher la tenue des élections. Mais l’effet contraire s’est produit, car le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) plus politique et plus structuré que toutes les rebellions précédentes a vite pris le pas, et une dimension de taille. Amadou Toumani Touré envoya au front du nord des jeunes recrues de l’armée malienne sans formation Les jeunes soldats tombés entre les mains des rebelles touaregs et des terroristes ont été ligotés, égorgés et éventrés en guise de représailles.

La contestation à Bamako prit alors de l’ampleur : des milliers de femmes, mères, sœurs et enfants de soldats du camp de Kati, victimes des politiques machiavéliques, ainsi que des accointances avec les rebelles touaregs et les fascistes intégristes de leur président, soutenues par les populations de Bamako marchèrent sur le palais présidentiel de Koulouba. Elles accusaient, pêle-mêle, ATT, d’être le vrai chef des rebelles, de les renseigner sur les positions et mouvements des troupes maliennes, d’affamer les soldats, de refuser de leur livrer des munitions, qui manquent donc au front, de refuser de donner des ordres d’attaque et de tir.

C’est à la suite de ces événements que la population renversa ATT et que fut créé le CNRDRE (Comité National de Redressement de la Démocratie et de la Restauration de l’Etat) le 22 mars 2012, cette Révolution que nos media au service de l’impérialisme appellent le coup d’Etat du capitaine Sanogo.

Evidemment, au moment ou un tiers du pays était passé sous contrôle des rebelles touaregs ou des bandits intégristes, nos media versèrent des larmes sur la démocratie perdue au Mali. Ils drapèrent le président Touré du manteau de l’immaculée démocratie. Il faut dire que tout l’arsenal des ONG interventionnistes US (fondation Jimmy Carter, fondation Georges Soros) les avait précédés.

 Touché dans ses intérêts essentiels (ceux des monopoles qu’il sert) l’Etat français a dépêché ses pions dans la région en faisant intervenir la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest), un véritable syndicat des chefs d’Etats compradores de la région, qui obéissent aux multinationales françaises. La CEDEAO décida de sanctionner le peuple malien (sanctions économiques, politiques, diplomatiques), coupable d’avoir chassé ses oppresseurs. Retenant la leçon des impérialistes en Libye, ils dépêchèrent même des mercenaires au Mali. En tête de la Communauté, le Burkinabé Blaise Campaoré et l’Ivoirien Alassane Ouattara montraient les dents. Les hôpitaux à Bamako ne furent plus alimentés en électricité ; conséquences : des centaines de morts par jour faute de soins, les PME ne fonctionnaient plus, les prix des denrées de première nécessité explosaient, le carburant, les médicaments manquaient, les banques n’avaient plus de crédit, l’administration tournait au ralenti, le commerce était bloqué. Mais la population malienne montra clairement sa volonté. Le 06 avril 2012, elle obligea la CEDEAO à lever ses sanctions criminelles contre le peuple malien.

Ils se sont attaqués strictement aux intérêts des capitalistes français. La mainmise sur l’uranium excite les convoitises des autres impérialistes, et il y a fort à parier que, derrière la nébuleuse.


Source : "site Communistes"

Que se passe-t-il au Mali ?

 

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 23:50
Le dogme de l’infaillibilité démocratique

http://www.alterinfo.net/Le-dogme-de-l-infaillibilite-democratique_a82573.html


Guillaume de Rouville
Mercredi 17 Octobre 2012


La démocratie en ordre de départ
La démocratie en ordre de départ
Comme nous le montrent les conflits en Libye et en Syrie, les démocraties occidentales peuvent instrumentaliser le terrorisme islamique avec leurs alliés d’Arabie saoudite et du Qatar, provoquer et entretenir des guerres civiles dans des pays en paix, se rendre coupables de crimes contre l’humanité pour accomplir les objectifs géostratégiques de leurs élites libérales, sans que leurs opinions publiques ne s’en émeuvent outre mesure. Cette atonie de l’opinion publique occidentale s’explique en partie par la force d’un dogme tout puissant qui structure l’idéologie démocratique et l’âme de ceux qui jouissent de ses bienfaits : le dogme de l’infaillibilité démocratique.

D’après ce dogme, la démocratie occidentale ne peut jamais mal agir. Toutes ses actions sont empruntes d’une sorte de grâce qui transforme un crime en acte héroïque, une guerre de conquête des ressources naturelles d’un pays en une épopée pour la liberté, l’asservissement de populations au libéralisme le plus dur en libération des peuples opprimés, un vote contrôlé en expression de la volonté populaire (Irak, Soudan, Libye).

Dès que vous questionnez l’innocence de vos dirigeants (sur des sujets comme le 11-Septembre, l’Irak, la Libye, la Syrie) qui incarnent, semble-t-il, à eux seuls, la démocratie et ses valeurs supposées, les défenseurs de ce dogme lâchent contre vous leurs inquisiteurs chargés de le faire respecter (de BHL à Botul et de Botul à Bernard-Henri Lévy). Ainsi, prêter aux démocraties occidentales de mauvaises intentions dans les relations internationales, c’est contester ce dogme et s’exposer à faire l’objet d’un lynchage médiatique. Se poser des questions sur les arrières pensées de ses dirigeants, c’est remettre en cause ce dogme et risquer de se faire diffamer (vous devenez un paranoïaque, un révisionniste, un antisémite, un anti-américain, etc.). Penser que ses élites puissent commettre des crimes contre l’humanité de manière répétée, c’est manquer de respect à l’égard de ce dogme et s’attirer les mauvaises grâces du pouvoir et de ses gardiens.

L’opinion publique occidentale qui baigne, sans nécessairement le savoir, dans le dogme de l’infaillibilité démocratique, est prompte à prendre la défense de l’inquisiteur en qui elle voit l’honnête homme, le défenseur des vertus démocratiques, celui qui porte la règle et sa légitimité. L’effronté qui oserait, par exemple, jeter toute la force de sa réflexion contre ce dogme dans les conflits libyen et syrien et qui mettrait en avant l’instrumentalisation par l’Occident du terrorisme islamique à l’origine du chaos politique, économique, social et humanitaire que connaissent ces deux pays, se verrait accusé immédiatement de soutenir les dictateurs massacreurs de leur peuple. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun défenseur du dogme que l’on puisse honnir les dictateurs laïques tout autant que ceux qui veulent les faire tomber afin de les remplacer par mille tyrans wahhabites et islamistes au service d’élites occidentales massacreuses d’innocence et fauteuses de guerre. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun lecteur assidu du Monde, du Guardian ou du New York Times de douter de la présentation des événements par ces quotidiens qui dépeignent les insurgés syriens sous les traits des combattants de la liberté, alors que la quasi-totalité d’entre eux ne sont pas Syriens (mais Jordaniens, Irakiens, Libyens, etc.), qu’ils tentent d’imposer la charia par le terrorisme de masse, qu’ils défendent le salafisme façon wahhabite et sa vision obscurantiste de l’Islam, qu’ils massacrent systématiquement tous ceux qui ne partagent pas leur point de vue ou appartiennent aux minorités religieuses, qu’ils répondent à des donneurs d’ordres basés en Turquie, en Arabie saoudite, au Qatar et aux États-Unis et, enfin, qu’ils portent les couleurs d’Al-Qaïda.

Le citoyen occidental ne veut ou ne peut pas croire que ses dirigeants et ses médias puissent à ce point le manipuler et lui cacher la vérité. Cette pensée est au-dessus de ses forces ou de ses défenses immunitaires psychologiques et contraire au dogme qui est encré dans son cerveau de bourgeois cultivé depuis sa plus tendre enfance. Car s’il devait admettre qu’une telle manipulation était possible, il viendrait immanquablement à perdre ses repères, à douter de la nature réellement démocratique de son régime politique et il verrait, alors, toutes ses croyances dans les vertus de son système s’effondrer sur leur base. Reconnaître les crimes de nos élites, qu’il s’agisse de crimes politiques ou des crimes médiatiques, requiert de se projeter hors de soi et de son ethnocentrisme occidental pour penser que ‘l’autre’ n’est pas nécessairement un ‘barbare’ et pour effleurer l’idée que ses dirigeants, pourtant élus démocratiquement, puissent être des démocrates aux mains sales.

Les inquisiteurs du dogme ne peuvent pas s’élever au-dessus de leur aveuglement sans perdre leur foi dans leur système, sans perdre aussi tous les bienfaits personnels qu’ils peuvent tirer de leur position au sein de la hiérarchie des défenseur du dogme. Ne vous attendez donc pas à ce que les profiteurs du dogme répondent aux arguments soigneusement étayés que vous pourriez développer, ils ne détestent rien tant que la réalité. Ils n’ont, par ailleurs, pas plus de conscience morale que les profiteurs de guerre et ne méritent sans doute pas que nous engagions avec eux un dialogue courtois : ce sont, à vrai dire, les mêmes. Mais qui sont-ils au juste ? Ils ont un nom : on les appelle les Atlantistes.

Ce qui unit les élites politiques, culturelles, financières occidentales, c’est cette idéologie atlantiste qui ne souffre la contestation qu’à la marge. Si les hommes politiques ou les journaux de droite et de gauche peuvent s’étriper à loisir sur le droit à l’avortement ou l’abolition de la peine de mort, ils retrouvent toujours la voie de l’unanimisme lorsqu’il s’agit de défendre l’atlantisme dans ses fondements : ils seront ainsi unanimes pour défendre les traités européens qui ne font qu’entériner la doctrine libérale imposée par Washington ; ils seront unanimes également pour laisser l’Occident s’allier avec l’islamisme radical afin d’orienter les Printemps arabes selon les intérêts particuliers de leurs élites tout en prétendant, en même temps, défendre les valeurs des Lumières.

Pour tout démocrate sincère, celui qui croit davantage aux valeurs démocratiques qu’au système qui est sensé les mettre en œuvre, il est impératif de s’attaquer avec force à ce dogme parce qu’il est l’un des plus meurtriers qui soit : il permet, avec une impunité déconcertante, les actions les plus criminelles de la part des démocraties occidentales qui sont, si on y prête bien attention, les régimes les plus violents et les plus meurtriers de la planète depuis la chute du mur de Berlin et la disparition de la menace communiste.

Il est nécessaire de s’acharner contre les bases de ce dogme pour le faire crouler avant qu’ils ne nous emporte tous, démocrates d’ici ou d’ailleurs, dans le chaos sans fin d’une guerre des peuples et des civilisations voulue par une élite indigne de gouverner nos destinées. Les dogmes, comme les dictatures et leurs représentants, sont faits pour être renversés. Et comme le Krak des Chevaliers, cette forteresse imprenable en terre syrienne, ils ont leurs failles.


http://algerienetwork.com/magazine/le-dogme-de-linfaillibilite-democratique/ http://algerienetwork.com/magazine/le-dogme-de-linfaillibilite-democratique/

 

 


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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 23:27

http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-longue-marche-de-trahison-nationale-des-marionnettes-US-et-l-errance-strategique-des-partisans-d-8526.html

LA LONGUE MARCHE DE TRAHISON NATIONALE DES MARIONNETTES US
ET L’ERRANCE STRATEGIQUE DES PARTISANS D’UNE FRANCE LIBRE, REPUBLICAINE ET SOCIALE

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article19


Claude Beaulieu

vendredi 12 octobre 2012, par Comité Valmy

Pendant la guerre patriotique et antinazie de notre peuple, les dirigeants étasuniens se sont ingérés en permanence, dans la politique de la France résistante. Ils ont souhaité écarter De Gaulle, empécher l’alliance des gaullistes et des communistes, notamment à travers le Conseil National de la Résistance, dont ils ne voulaient pas. -Ils ont d’ailleurs pu obtenir que le CNR et son programme ne survivent pas à la Libération. En effet, même si des réformes importantes inspirées de son programme furent appliquées, le CNR, l’élan politique, l’esprit de Résistance et le chemin qu’ils traçaient, furent écartés- L’hostilité stratégique américaine envers Jean Moulin et sa mission unificatrice était telle, que l’on peut envisager sans extravagance, l’hypothèse que les dirigeants des USA aient joué un rôle décisif, dans la trahison qui a conduit à la mort de celui-ci. Ce qui est certain, c’est que les dirigeants étasuniens ont organisé en France pendant les années de guerre, une cinquième colonne de politiciens à leur service : les futurs fédéralistes euro-atlantistes. Ceux-ci, depuis la Libération et en dehors des parenthèses gaullistes, depuis plus de 60 ans, ont accaparé l’essentiel du pouvoir politique dans notre pays. Aujourd’hui encore, cette réalité perdure.


Voir en ligne : Comment l’Ouest fut conquis - Frances Stonor Saunders — Who Paid the Piper ?

Comment en est-on arrivé là ? A Sarkozy et à son culte de la personnalité omniprésent, à un pouvoir personnel en apparence tout puissant mais en réalité, à un Président de la République disposant certes contre la France et son peuple d’une immense capacité de nuire, tout en étant cependant vassalisé et sous contrôle, enserré dans le carcan euro-atlantiste.

Contribuer au décryptage de l’engrenage politique qui, depuis la Résistance, a conduit à l’actuelle situation d’échec du peuple laborieux, des forces réellement progressistes et anti-impérialistes, attachées à la souveraineté populaire et nationale, à la République et à la démocratie , impose quelques rappels historiques, nécessairement limités.

Dès le 6 juin 1942, dans une note accompagnant des documents et envoyée à Molotov par l’intermédiaire de l’Ambassadeur d’URSS à Londres, de Gaulle démontre que la priorité du combat antinazi ne l’empêche pas de percevoir très tôt, le danger que la politique concurrente d’hégémonie mondiale des Etats Unis, représente déjà pour l’indépendance, la souveraineté de la France et pour la paix dans le monde :

« L’impérialisme américain se manifeste sous des formes multiples et diverses. Certains de ses représentants raisonnent en terme de domination des USA sur le monde occidental… D’autres représentants, tenant de l’impérialisme économique, désirent que les USA instaurent un mode de vie pour le monde entier, qu’ils contrôlent et gèrent partout les ressources et le commerce ».

En mai 1942, en réaction à l’occupation britannique de Madagascar qui s’est faite à son insu, de Gaulle reçoit Bogomolov puis rencontre Molotov à Londres. Celui-ci l’assure du soutien de l’URSS dans cette épreuve. Le Général renforce, en accord avec Molotov, le partenariat stratégique franco-soviétique. La constitution de l’escadrille Normandie Niémen, élément symbolique de cette coopération, est accélérée à cette occasion.

En 1942 encore, le Front National est créé par les communistes et les FTP qui, par leur patriotisme et leur osmose avec la classe ouvrière, « restée seule dans son ensemble, fidèle à la France profanée » ( François Mauriac), ont conquis une position forte parmi les forces essentielles de la Résistance intérieure.

Fernand Grenier, ex-député communiste démobilisé en août 1940, a immédiatement repris ses activités militantes. Il est arrêté dés le 5 octobre et parviendra à s’évader du camp de Châteaubriant en juin 1941. Jacques Duclos le charge courant 1942, pour le Comité Cental clandestin du PCF, d’établir des relations avec les formations de la Résistance non communiste, et notamment avec les gaullistes. Fernand Grenier et Rémy arrivent à Londres, le 11 janvier 1943 où Grenier va rencontrer le Général de Gaulle. Il est porteur d’une lettre du Comité Central donnant « l’adhésion du PCF à la France Combattante pour la libération de la France » et, d’une seconde lettre signée Charles Tillon au nom des FTP. L’objectif du Parti Communiste, souligne Fernand Grenier, est de contribuer à l’unification de la Résistance. Le PCF et la CGT participeront à la création sous l’impulsion de Jean Moulin, du Conseil National de la Résistance, le 27 mai 1943.

Le 10 décembre 1944, après que De Gaulle et Staline aient eu à Moscou, des entretiens politiques, un traité franco-soviétique d’alliance et d’assistance mutuelle est signé par Molotov et Georges Bidault « dans le but d’éliminer toute menace de l’Allemagne et de faire obstacle à toute initiative de nature à rendre possible une nouvelle tentative d’agression de sa part ». Il est prévu que l’Allemagne de l’Ouest aurait la capacité de reconstituer rapidement ses forces et sa capacité de nuisance, le traité devra donc être reconduit 20 ans plus tard. Si ce traité est clairement orienté contre la traditionnelle volonté d’hégémonie allemande, il est probable que de Gaulle y ait également vu un élément d’équilibre par rapport à l’impérialisme américain, sorti seul renforcé de la guerre.

L’alliance franco-soviétique, qui s’était déjà exprimée à travers l’envoi sur le front de l’Est de l’escadrille Normandie- Niémen, ne résistera pas à la promotion de la guerre froide symbolisée, avant la lettre, par les bombardements atomiques américains d’Hiroshima et de Nagasaki.

Les vainqueurs des nazis refusent aux Allemands de l’Ouest un Etat unitaire et lui imposent un système fédéral. Les américains jouent un rôle moteur dans cette décision qui renforcera les partisans d’un fédéralisme mondialisé, contre les Etats Nations. Depuis, l’Allemagne utilise ce fédéralisme, qui était censé l’affaiblir, pour construire méthodiquement sa domination sur l’Europe fédérale des Länder, atlantiste et néo-libérale, qu’elle entend imposer aux peuples de notre continent. Dans cette démarche historique, liée à la mondialisation, elle est aussi secondairement, rivale des Etats-Unis.

Formé le 13 novembre 1945, le deuxième gouvernement de Gaulle comprend quatre ministres communistes. Deux participaient déjà au GPRF à Alger. Celui-ci avait dû imposer aux américains sa souveraineté sur les territoires à libérer. En effet, Roosevelt et Churchill craignaient l’union du peuple de France. Les Américains, comme de Gaulle l’avait vu dès 1942, entendaient tout comme aujourd’hui gouverner la planète. Ils redoutaient que l’alliance patriotique, républicaine et progressiste que représentait le Conseil National de la Résistance perdure après la libération et se traduise politiquement par une sorte de compromis historique. Ils tentèrent d’installer le Général Giraud, leur allié, à la tête du CFLN et préparèrent la mise en place en France de L’AMGOT, un gouvernement militaire américain d’occupation. La souveraineté et l’indépendance de la France ne devaient pas être rétablies, tandis qu’une monnaie supranationale, précurseur de l’Euro, serait imposée aux Français, dans une perspective euro- atlantique en gestation.

Le CNR adopte le 15 mars 1944 son Programme, plateforme politique clairvoyante et réaliste, pour la France libérée. Ce texte affirme que la « mission de combat (de la Résistance) ne doit pas prendre fin à la Libération ». C’est un programme républicain, d’indépendance nationale, de rénovation et de démocratie sociales, prévoyant une planification économique, des nationalisations, (celle des banques en particulier), la Sécurité Sociale, une presse libérée du pouvoir de la finance …

Photographie : 1945, avec Charles de Gaulle sur les Champs Elysées, le résistant communiste Georges Marrane.

Les acquis sociaux importants de la libération découlent pour l’essentiel de l’application de ce programme qui aurait dû servir de fondation à un vaste front uni majoritaire. Les bases objectives pour ce rassemblement existaient, en contradiction avec la politique des blocs que tramaient les dirigeants américains et leurs alliés ou agents, et qui allait se traduire par l’application du Plan Marshall, la création de l’OTAN en 1949 et la stratégie de construction à marche forcée de l’Europe fédérale.

Ces acquis de la Libération ainsi que d’autres conquêtes populaires, seront systématiquement remis en cause par le pouvoir de la finance lié aux grandes banques américaines. La construction par étapes de l’Europe du capitalisme à perpétuité et de la concurrence libre et non faussée, accéléra cette régression économique, sociale et démocratique, qui fut d’abord masquée. Elle devint cynique et massive à partir de l’Acte unique, de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice.

Elle fut menée à travers une forme de compétition -émulation ou dans une collusion sans fard, entre les gouvernements fédéralistes de droite et ceux qui se prétendaient de gauche. (cette collusion politique, cette complicité de classe des artisans de la politique du « pareil au même » s’afficha en particulier lors du sommet de Barcelone qui parmi d’autres décisions antisociales, vit le couple Chirac- Jospin voter la privatisation rampante d’ EDF – GDF).

Le CNR a été constitué à l’initiative de Jean Moulin, malgré l’opposition affirmée d’Henri Frenay ( membre du 2ème Bureau de Pétain) dont les relations avec Vichy ne cessèrent qu’en fin 1942 et qui fut en relation politique et stratégique dès le 4 avril 1943, avec le centre américain de l’OSS (future CIA ) à Berne, en Suisse, notamment pour le financement du réseau Combat. ( "Un coup de poignard dans le dos du Général" estima Jean Moulin qui accusa Frenay d’être un agent des américains. )

Photographie : inauguration le 18 avril 1942, de l’exposition "la vie nouvelle" au Grand Palais à Paris à la gloire de l’Europe et de la collaboration franco-allemande.

Après la Libération, Henri Frenay combattra les idées du CNR et en particulier, sa politique d’indépendance et de souveraineté. Il deviendra Président d’une organisation hostile à la souveraineté populaire et nationale, l’Union Européenne des Fédéralistes dont il reconnaîtra en 1988 qu’avec de nombreuses autres officines elle fut, elle aussi, largement financée par les services américains à l’origine de la "construction" européenne et atlantiste.

Par anticommunisme, le CNR a très rapidement été sabordé, en particulier par son Président démocrate chrétien Georges Bidault créateur, du MRP, qui allait participer à la démarche supranationale européiste dont il fut l’un des promoteurs. Il devait d’ailleurs soutenir ensuite la tentative de coup d’Etat d’Alger en 1961.

Après la démission de Bidault, Louis Saillant lui succèdera le 15 septembre 1944 à la tête du CNR. En réalité, cet outil exceptionnel d’unité nationale et républicaine, de progrès social et démocratique, est volontairement écarté de la réalité politique, alors que l’esprit de la Résistance s’estompe chez certains anciens résistants. La responsabilité historique de ceux qui adoptèrent ce choix, soit pour des objectifs de classe et la mise en pratique d’une politique de trahison nationale, soit par cécité politique et crainte du peuple, s’avère aujourd’hui considérable.

Le Général de Gaulle démissionne de la Présidence du Conseil le 20 janvier 1946. Il désapprouve les institutions en préparation qui établiront un régime d’Assemblée alors qu’il souhaite, non sans raison face aux manigances des Américains et de leurs agents, un exécutif fort. Malgré son grand prestige populaire, de Gaulle est à ce moment isolé face aux partis politiques. Aucun d’eux ne le soutient.

Lui qui, à Londres avait demandé à Fernand Grenier si le PCF allait prendre le pouvoir, semble obsédé par l’influence et la puissance des communistes en effet considérables à cette époque. Le Général de Gaulle probablement influencé un temps, par la stratégie de la tension déjà développée par les Américains, s’est fourvoyé quand il n’a voulu voir dans les communistes que des « séparatistes », des agents de Moscou prêts à livrer la France à une Union soviétique souhaitant occuper notre pays. L’URSS exsangue n’était manifestement pas capable d’envahir la France et Maurice Thorez , en faisant déposer les armes aux milices patriotiques, avait démontré avec l’appui de Staline, que la direction du PCF n’avait aucune intention de sortir du légalisme.

Les communistes resteront au gouvernement jusqu’à leur exclusion en mai 1947 (par le socialiste Ramadier). Cette posture de Charles de Gaulle était aussi manifestement erronée et subjective que celle de Maurice Thorez l’accusant lui-même plus tard, devant le CC du PCF, d’être un fasciste aux ordres de la CIA. Des responsables communistes lucides, et qui avaient eu un rôle éminent dans la Résistance, tels que Laurent Casanova, Marcel Servin, Maurice Kriegel-Valrimont et d’autres, furent écartés de leurs responsabilités pour avoir notamment, contesté cette analyse non fondée de Maurice Thorez affaibli par la maladie. Kriegel-Valrimont, au cours d’un entretien avec la direction du Parti, s’est élevé contre l’idée que le gaullisme entrainerait la France dans une dépendance toujours plus grande à l’égard des Etats-Unis...

Dans les faits, cette vision non fondée allait entraîner le PCF dans l’engrenage d’une stratégie contre nature d’alliance privilégiée avec des dirigeants socialistes euro-atlantistes forcenés et, ultérieurement, à la promotion politique de François Mitterrand dont l’un des buts avoués était de marginaliser les communistes.

Ami de Frenay, Mitterrand qui a participé en mai 48, au congrès de La Haye qui allait consacrer la naissance sous direction américaine du Mouvement européen, allait, fidèle à son atlantisme sans rivage, être le promoteur du traité de Maastricht. Dans les derniers mois de son existence, il déclarait pourtant, dans un entretien accordé au journaliste Georges Marc Benamou : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans morts. Apparemment [...] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. »

Cette lucidité étrangement tardive, n’enlève rien au fait que ses choix politiques concrets en ont fait, par anticommunisme, l’un des principaux agents de l’euro-atlantisme supranational en France.

L’interminable persévérance des dirigeants communistes, dans leur erreur stratégique, en le privant de son rôle d’avant-garde liant les questions sociale et nationale, conduira le PCF pas à pas, à devenir un supplétif d’un PS de plus en plus investi par les trotskystes, dont l’idéologie antinationale accentuera le dogmatisme fédéraliste.

Elle l’amènera inéluctablement à son état de déliquescence actuel, malgré le dévouement souvent admirable de ses militants. Sans qu’il n’y ait eu le moindre débat sur cette question dans les organisations de base du parti, et pour l’essentiel à l’insu des militants, les dirigeants du PCF se sont progressivement, dans les années qui suivirent le traité de Maastricht, alignés sur le fédéralisme sans nuance et dogmatique de la social-démocratie.

Pourtant, depuis la guerre et l’alliance dans la Résistance des gaullistes, des communistes et des autres républicains authentiques, les conditions existent -malgré la complexité des situations qui se sont succédées- qui permettraient une autre politique conforme aux réalités géo- politiques et aux conditions de la lutte en France comme dans le domaine international : celles du rassemblement autour du programme du CNR actualisé. Elles ne sont pas obsolètes.

Ainsi, un moment important de la politique du PCF tend à être occulté. Il confirme que cette question cruciale s’est bien posée pour les dirigeants communistes. Le 3 septembre 1952, lors de la réunion du Comité Central à Montreuil, pendant la guerre de Corée, et devant le risque d’extension du conflit, Jacques Duclos lance un appel à constituer « un puissant front national uni ». Il affirme très justement alors, dans les « Cahiers du communisme » : « C’est seulement l’existence d’un puissant Front national développant son action de masse à travers le pays, qui peut imposer les changements correspondants aux exigences de la situation et faire triompher une politique nouvelle ».

Cette démarche sera abandonnée, à ma connaissance sans explications critiques ou autocritiques, quelques mois plus tard. Ce renoncement semble correspondre chronologiquement au retour, en avril 1953, de Maurice Thorez d’URSS où il était soigné. Cette coïncidence pose la question du rôle éventuel du PCUS.

Le 29 octobre 1953, Maurice Thorez estime pourtant dans une interview :"...la question de l’indépendance nationale est maintenant posée avec force et se trouve placée au centre de toute la vie politique de la France... C’est pourquoi le front de lutte tend à englober toutes les classes laborieuses et en même temps d’autres milieux, c’est à dire tous les Français qui veulent reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales... L’union et l’action de toutes les énergies nationales et démocratiques constituent le problème décisif de l’heure, l’unité de la classe ouvrière étant la condition d’un tel rassemblement." (histoire du PCF page 551 - Editions Sociales- 1964).

Photographie : Maurice Thorez et Jacques Duclos le 1er mai 1945

En réalité, les conséquences de la démission de Charles de Gaulle en 1946, de son obsession anticommuniste, celles également de l’incapacité du PCF à promouvoir une stratégie durable, fondée sur le programme du CNR actualisé, et construit dans l’alliance des forces patriotiques, progressistes et républicaines, seront totalement délétères.

Elles conduiront à un quasi monopole du pouvoir, sur une très longue période historique, de l’ennemi de classe principal, le parti américain. Celui-ci, représenté par les organisations et les personnalités politiques les plus dangereuses, celles qui appliquent en France depuis la guerre et sous hégémonie germano-américaine, la politique stratégique de domination euro- atlantique et d’intégration européenne, tout en imposant un capitalisme de plus en plus barbare. Les mêmes atlantistes ou leurs continuateurs disposent aujourd’hui en France d’un pouvoir au totalitarisme grandissant.

En 1954, l’alliance de fait entre les députés gaullistes et communistes, qui voteront ensemble et unanimes, a permis à l’Assemblée Nationale de rejeter la CED le 30 août, et confirmé alors leurs convergences sur cette question essentielle de la souveraineté... Guy Mollet secrétaire général de la SFIO et son parti (en tant que tel) de même que François Mitterrand, sont naturellement lors de ce choix crucial, dans le camp atlantique du renoncement national.

Le retour du Général de Gaulle à la tête de l’Etat en juin 1958, ouvrit une parenthèse qui réinstalla l’intérêt national et pour l’essentiel, l’esprit républicain, au poste de commandement. La politique d’indépendance et de souveraineté réaffirmée, fut notamment traduite par le rejet des bases militaires américaines de notre pays, le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’Otan en 1966, l’établissement de relations diplomatiques avec la République Populaire de Chine, la politique de détente, d’entente et de coopération avec l’URSS et les pays socialistes. Autres mesures clés : la condamnation de la guerre américaine contre le Vietnam, le discours de Pnom-Penh, la conversion en 1964, en leur valeur or, des réserves en dollars détenues par la Banque de France ainsi que la dénonciation du système monétaire américain qui lui permettait de faire financer par d’autres son déficit…

Les gaullistes, les communistes et d’autres républicains convergeront à nouveau en 1961 pour mettre en échec le putsch, à Alger, de généraux soutenus par la CIA, qui entendait favoriser l’éloignement du Général de Gaulle du pouvoir. Le parti communiste lança un appel à la grève générale qui fut suivi par 12 millions de Français. Lors de la crise de mai 1968, le PCF ne souhaita pas voir les atlantistes dits de gauche, toujours soutenus par les services américains et déjà conduits par Mitterrand, profiter des circonstances pour accéder au pouvoir.

Plus tard, face aux contradictions de la politique de programme commun, Georges Marchais dès l’automne 1974, et le 21 ème congrès du PCF, revint à plusieurs reprises, mais de manière velléitaire, sur l’hypothèse d’un rassemblement populaire liant la question sociale et la question nationale. Il lança le mot d’ordre d’union du peuple de France qui s’adressait aussi aux gaullistes, et aurait pu ouvrir une perspective et une alternative crédibles à la politique suicidaire d’union de la gauche, qui à toujours consisté à mener au pouvoir la fraction social- libérale des représentants de la bourgeoisie financière pro américaine et atlantiste.

Parmi les dirigeants politiques qui refusèrent la démarche de renoncement national et républicain, il faut citer Pierre Mendès France qui , s’abstint lors du vote sur la CED puis s’opposa au Marché Commun, avec une argumentation lumineuse, le 18 janvier 1957 à l’Assemblée Nationale :

« Le projet de Marché Commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XXème siècle selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot nationale et internationale. »

Aujourd’hui, les ralliements des Kouchner et autres Strauss-Kahn à Sarkozy, confirment qu’il n’y a rien à attendre de nouvelles variantes d’une politique dite d’union de la gauche autour des sociaux libéraux, ou d’alter- mondialistes souvent hostiles à l’Etat, à la Nation et à la République.

La majorité populaire, patriotique et de progrès social, du non à la constitution européenne, n’indique-t-elle pas la direction à prendre, celle du rassemblement et du renouveau de l’esprit de la Résistance, de l’exemple du CNR et de son programme aux principes si actuels ? C’est le chemin de l’union du peuple de France !


Post scriptum

Monde : Pour une stratégie populaire internationale solidaire, un front uni d’endiguement de la menace étasunienne et occidentaliste. Refus et rejet du nouvel ordre mondial impérialiste, dictatorial, et manipulateur des peuples. Pour le retrait de la France de l’OTAN.

Europe : Sortir de l’euro.| Retrait de la France de l’UE intrinsèquement perverse, néolibérale, antisociale et atlantiste. Dénonciation et mise en échec de toute démarche nécessairement belliciste, de construction transatlantique, c’est à dire de fusion des Etats-Unis et de l’Union Européenne en un seul bloc impérialiste et occidentaliste intégré.

Etablir en Europe et à travers le monde, des alliances et coopérations mutuellement avantageuses entre peuples libres et nations souveraines.

France : Pour un retour à l’Union et à l’Esprit de la Résistance. Actualisation du programme du CNR.

Construire un rassemblement républicain, anti oligarchique et de progrès économique et social : l’union du peuple de France, afin de rétablir la souveraineté populaire et l’indépendance de notre pays, solidaire du front uni anti-impérialiste en construction à l’échelle du monde !


Claude Beaulieu - juillet 2007

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Pour aller plus loin, lire également :

LE FACTEUR DE TRAHISON - Alexandre Zinoviev

Comment l’Ouest fut conquis - Frances Stonor Saunders — Who Paid the Piper ?

L’esprit de la Résistance - Serge Ravanel


De Gaulle prédit la crise du Dollar en 1965 et préconise l’étalon Or

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 05:51

 

 

  europe dictature.....JPG

.
L'Europe du Nobel, de la paix, de la démocratie...
ou des banksters, de la guerre, de la dictature ?
Quelques vérités assénées par eva R-sistons
(après avoir expliqué sa colère
contre les mensonges et les injustices).
.
A noter que cette Europe a été construite
dans le cadre de la guerre froide,
avec l'intégration des Etats de l'Est dans l'OTAN :
Pour éviter un monde bi-polaire ou multipolaire
qui lui, serait moins hégémonique, plus démocratique !
Et cette Europe créée par les Etats-Unis
pour servir leurs intérêts,
doit être ruinée (crise provoquée)
afin de rehausser la puissance américaine,
comme après la 2e guerre mondiale !
La politique est machiavélique ! (eva)

Enregistré le 16.10.2012 

 

 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 02:53

 

Déclaration du Réseau Voltaire France

 

Le gouvernement actuel de la France ne fait que poursuivre la politique du précédent et est soumis d’une façon identique à l’impérialisme des USA dont il n’est qu’une simple et obéissante courroie de transmission.

François Hollande «élu» président de la République a engagé derechef un combat politique et idéologique contre la France, son indépendance et ses valeurs républicaines.


 

En faisant l’éloge de Jules Ferry il s’est empressé de réhabiliter le colonialisme rebaptisé aujourd’hui «droit d’ingérence humanitaire». Il légitime par ailleurs toutes les formes de collaboration avec l’étranger en estimant que « l’état français », construction étatique au service des nazis durant leur occupation de la France de 1940 à 1945, continuait de représenter la France.

Sa politique intérieure poursuit la politique précédente d’assujettissement de notre peuple à une dette virtuelle générant des intérêts insupportables, qui s’élèvent à environ 3000 € par français et par an, enfants compris. Le paiement des intérêts de cette dette est la principale ressource d’un système bancaire entièrement dévolu aux intérêts des USA et de sa monnaie. Il poursuit la politique de désindustrialisation massive de notre pays en offrant toutes les possibilités légales de délocalisation aux grandes industries qui ont fait jadis la prospérité de notre nation, plongeant ainsi de plus en plus les travailleurs dans le chômage, la pauvreté et le désespoir.

Sa politique extérieure ne fait que suivre fidèlement celle des USA, politique qui renoue avec des opérations militaires purement colonialistes en Afrique et au Proche-Orient, opérations militaires auxquelles le général de Gaulle avait su mettre un terme en son temps dans l’intérêt de la France. Cette politique extérieure lâche et criminelle consiste à financer, armer et former au combat des groupes se réclamant de l’islamisme, groupes créés par les USA et baptisés par ces derniers Al Qaïda. Ces groupes armés d’une extrême violence se sont livrés en Libye aux plus horribles exactions. En Syrie, ces mêmes groupes armés par la France, les pays européens soumis aux USA et les pires dictatures royales de la péninsule arabique, se livrent aux mêmes massacres de masse, mettant un pays souverain à feu et à sang.

Pour les français épris de droit et de justice, trop c’est trop ! Il est urgent de recouvrer la souveraineté de la Nation en cessant de reconnaître les traités scélérats et les institutions supranationales de l’Union Européenne .

Il est urgent de récupérer notre monnaie afin de nous mettre à l’abri d’une dette que nous n’avons contracté en aucune manière.

Il est urgent de sortir de l’OTAN afin que notre peuple récupère son armée nationale, que des traîtres ont abandonnée au commandement d’une puissance étrangère hostile.

Français, il faut maintenant prendre conscience que la patrie est en danger et que le monde est en danger. Aucun des grands partis siégeant à l’assemblée nationale ne prend plus la défense de la France ; les piliers historiques qui ont toujours défendu la souveraineté française, communistes et gaullistes, se sont effondrés.

Le Réseau Voltaire France s’engage à hisser de nouveau la bannière de la France.

Le Réseau Voltaire France s’engage à lutter pour :

- Recouvrer l’indépendance de la France dans l’unité de son peuple, quelles que soient pour chacun sa religion, sa conscience et surtout son obédience politique de droite ou de gauche.

- Restaurer la République et les valeurs républicaines dans l’esprit de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

Imposer le respect du droit international défini par la charte de l’ONU garantissant l’indépendance des nations.

 

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Le blog d’Alain Benajam

Le site du Réseau Voltaire

 
http://www.mecanopolis.org/?p=25913

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 02:28

 

Pourquoi Vladimir Poutine?
Alexandre Latsa

Alexandre Latsa

© Photo

11:13 10/10/2012
« Un autre regard sur la Russie » par Alexandre Latsa

Récemment ma mère a croisé une de ses amies dans le rayon fromage du supermarché de la capitale dans laquelle elles résident toutes les deux. Cette amie est une française d’environ soixante ans, catholique et d’un bon niveau social.

Elle a beaucoup voyagé, surtout en Europe et c’est une personne plutôt ouverte d’esprit. Celle-ci donc, croisant ma mère, lui demanda la chose suivante:

  • « ce n’est pas trop dur pour ton fils en Russie avec Poutine »?

L’homme vient justement de fêter ses 60 ans dimanche dernier. Soixante ans c’est seulement deux ans de plus que François Hollande ou François Fillon, et 3 ans de plus que Nicolas Sarkozy. Pour un homme politique européen c’est convenable.

Pourtant Vladimir Poutine a déjà derrière lui une carrière politique impressionnante: deux mandats de président et un de premier ministre, soit déjà 12 ans à la tête du plus vaste pays du monde, désormais sixième économie de la planète.

Son anniversaire est passé relativement inaperçu en Russie, mais a suscité nombre de commentaires venimeux dans la presse française, qui a par exemple qualifié son anniversaire de célébration à la nord Coréenne, au seul motif que des mouvements de jeunesse russe auraient célébré l’évènement en lui offrant une vidéo et en organisant ici ou là quelques démonstrations de soutien. Diantre!

Il est vrai que l’homme ne laisse pas indifférent, en Russie comme ailleurs. Mais n’en déplaise à certains commentateurs et/ou journalistes étrangers, Vladimir Poutine a fêté son anniversaire avec sobriété, en famille, et par ailleurs sa côte de popularité reste très élevée en Russie.

Pour «l’indice de confiance du peuple russe», il reste clairement le numéro un parmi tous les hommes politiques du pays. Après 12 ans à la tête de l’état, malgré l’usure politique naturelle et inévitable, malgré deux guerres et une crise financière, malgré surtout une incroyable pression géopolitique, politique et médiatique, Vladimir Poutine est toujours là et semble plus solide que jamais.

Après avoir été élu pour la troisième fois à la présidence du pays avec 63% des voix au premier tour, il bénéficie toujours d’une popularité supérieure à celle de tout homme politique européen même au lendemain de son élection. Un sondage confirmait récemment que sa côte de popularité restait stable autour de 50% alors qu’une femme russe sur cinq se dit même prête à l’épouser.

De toute évidence, le soutien dont il dispose au sein de la population russe est inversement proportionnel à la gêne qu’il suscite et à l’incompréhension à laquelle il fait face en Occident. Souvent, ses manières brusques et son franc parlé populaire lui sont reprochés, et force est de constater que le style Poutine est à 1.000 lieues de celui des énarques français par exemple, tout autant que de celui des fonctionnaires de la commission européenne.

Jamais le patron de la Russie ne s’est en effet encombré de phrases incompréhensibles ou d’un style trop formel. Il est sportif et le montre, comme par exemple Jorg Haider à son époque, et tout comme les présidents Américains, il n’hésite pas à monter à bord d’un avion de chasse.

Jamais enfin le président russe n’hésite à se montrer tel qu’il est, torse nu et biceps saillants, que ce soit au fin fond de la nature russe ou encore en sportswear lors d’une fête de jeunes militants de groupes de jeunesses patriotiques.

Bien sur cette communication est organisée à la perfection, mais elle semble bien coller au personnage: Vladimir Poutine est fondamentalement un homme de terrain, ce que ne sont plus les dirigeants de l’Union Européenne, qu’il s’agisse des politiques ou des hauts fonctionnaires.

Récemment, une de mes amies, une jeune femme Turque qui réside en Russie depuis longtemps, me disait la même chose d’Erdogan, qu’elle remerciait en quelque sorte d’avoir redonné de la fierté et de la dignité aux Turcs. « Nous ne sommes plus à genoux à supplier pour devenir ce que nous ne somme pas… Notre avenir est en orient » me disait-elle.

Je ne peux m’empêcher de comparer cette réflexion avec le tropisme « Est » qui gravite depuis longtemps dans les pensées des élites russes. Un tropisme économique certes, mais également sans doute et de plus en plus fondamentalement civilisationnel, accentué par la crise systémique de l’occident.

Cette similitude d’orientation entre les deux pays s’accompagne d’ailleurs d’une similitude de style de gouvernance mais aussi de principe. Vladimir Poutine, comme du reste les dirigeants des BRICS, de la Turquie ou du Venezuela placent la souveraineté (politique et économique) comme la clef de voute de leur « gouvernance ».


Pour quelles raisons?


Un analyste français, Xavier Guilhou (par ailleurs spécialiste de la Syrie) a mis le doigt au cours d’une émission radio sur ces différences fondamentales entre Vladimir Poutine ou Recep Erdogan et la majorité des dirigeants européens: les premiers sont en quelque sorte pour lui des combattants et des guerriers, les seconds absolument pas.

Bien sur on peut se dire que cela n’a aucune importance et que des leaders politiques transparents, hauts fonctionnaires, vont pouvoir tranquillement faire face aux enjeux incroyables des prochaines années, mais on peut aussi sincèrement en douter.


Regardons les choses en face:


le printemps arabe laisse place à un hiver Salafiste, la Russie voit fatalement son flanc sud devenir plus instable, que ce soit dans le Caucase ou en Asie centrale, et cette instabilité devrait s’accentuer avec le départ prochain des troupes occidentales d’Afghanistan.

Avec la crise financière en surplus je crois qu’il y a des raisons de comprendre l’inquiétude des élites russes. Cette prévisible instabilité explique peut être, et sans doute, le retour de Vladimir Poutine pour ce mandat présidentiel, en lieu et place de Dimitri Medvedev.

Si j’avais été avec ma chère mère dans le rayon fromage français de se supermarché, je pense que c’est en gros ce que j’aurais répondu a cette amie « éclairée ». Je lui aurais dit qu’on peut être plutôt content qu’un capitaine aguerri tienne le gouvernail Russe car s’il faut de la force et de l’autorité pour diriger cette machine chaotique qu’est la Russie, il faut aussi beaucoup d’énergie pour maintenir harmonie et cohésion au sein des russiens.

Mais surtout, on peut légitimement penser qu’un « combattant » soit plus apte à diriger un pays, lorsque celui-ci fait face a des défis historiques, ce qui dans les prochaines années devrait être le cas non seulement de la Russie, mais également de la majorité des pays du continent.



* Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un « autre regard sur la Russie ». Il collabore également avec l’Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS), l’institut Eurasia-Riviesta, et participe à diverses autres publications.

 

http://vilistia.com/?p=13935

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 00:02

 

sources : Le petit blanquiste

 

Hugo Chavez s’est largement exprimé sur le conflit qui ensanglante la Syrie.


Pour lui, « le peuple syrien est la victime d’une politique colonialiste… » : les Etats-Unis et leurs alliés européens « infiltrent des terroristes pour générer la violence, le sang et la mort, comme ils l’ont déjà fait en Libye… ».

Il a dénoncé les « gouvernements européens qui reconnaissent les terroristes, qui se réunissent avec eux, qui les financent, qui leur envoient des armes ».

« Cette élite européenne, politique, économique, qui ne semble pas parvenir, malgré les années qui se sont écoulées, à se défaire de l’idée impériale », a-t-il commenté.

« Ils croient avoir des droits pour imposer des gouvernements aux peuples arabes, aux peuples africains, aux peuples latino-américains ».

Hugo Chavez a, plus précisément, visé la France dont le président « s’entête à vouloir renverser  le gouvernement d’un pays souverain ».

« Si des problèmes existent en Syrie, il faut qu’ils soient réglés par les Syriens eux-mêmes via des moyens pacifiques », insiste-t-il.

C’est pourquoi, il juge « très positif » le veto de la Russie et de la Chine à une intervention de l’ONU.

Récemment, le président vénézuélien a lancé un véritable appel aux peuples d’Europe :

« Il faut que les peuples d’Europe se réveillent et se rendent compte de la réalité et qu’ils exigent de leurs gouvernements le respect de la paix internationale, le respect des droits de l’Homme, le respect de la souveraineté des nations… ».

« Le Venezuela bolivarien est une source d’inspiration », a écrit très récemment Mélenchon.

Malheureusement cette observation intéressante ne se vérifie pas dans ses prises de position sur les conflits de Libye et de Syrie.

De fait, la gauche française a abandonné le combat anti-impérialiste incarné avec tant de détermination par Hugo Chavez.

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 23:54

 

Et voilà, c’est dans la poche ! Le traité européen Sarkollande/Merkel est adopté par le parlement. François Hollande, bien aidé il est vrai par ses amis de l’UMP, vient donc de liquider la République.
Du côté du grand patronat et de la haute banque, évidemment on se frotte les mains. En revanche du côté des 54% de français qui ont rejeté le TCE lors du référendum de 2005, c’est la soupe à la grimace.
Comme d’habitude, pour nous faire avaler la cigüe, nos « élites » ont dépêché leurs chiens de garde médiatiques pour une séance d’enfumage. Et de nous ressasser la vieille rengaine «  l’Europe a été construite pour apporter la paix et la prospérité aux peuples. » Cerise au curare sur gâteau à la strychnine, le Comité Nobel, vient de décerner le prix Nobel de la paix à l’Europe.
Sauf que, à l’usage, les Européens se rendent compte que la publicité est mensongère et que l’Europe souffre d’une tare congénitale. Reste à savoir pourquoi et pour qui l’Europe a été fabriquée. La conférence de l’historienne Annie Lacroix-Riz remet quelques pendules à l’heure.

 

 

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