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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:51

 

 

Vue du Vatican depuis le haut de la basilique Saint Pierre
© Martijn Smeets - Shutterstock

http://www.pays-monde.fr/tourisme-vatican-4/circuit-touristique-population-vaticane-208.html

 

 

Note d'eva : Je suis croyante en Dieu. Mais ça n'empêche pas

de voir en face la réalité du pouvoir au Vatican ! Au contraire...

 

 

NOUVEAU PDG À LA TÊTE D’UNE  MULTINATIONALE DE LA FOI

  

robertbibeau@hotmail.com 

  

20.03.2013


http://les7duquebec.org/7-au-front/nouveau-pdg-a-la-tete-dune-multinationale-de-la-foi/ 


La semaine dernière, une multinationale de la foi et du capital financier s’est choisi un nouveau PDG. Le directoire de l’Institut des œuvres religieuses (IOR) – nom de code pour identifier la banque du Vatican et ses 44 000 comptes secrets classés « toxiques » – était vacant depuis 9 mois suite au limogeage de son dernier directeur, remercié par l’ex-Pape Benoît XVI, en disgrâce pour incompétence. «L’institution, épinglée sur la liste noire des paradis fiscaux mafieux, n’avait plus de tête pour gérer ses 6 milliards d’euros pas davantage traçables qu’un bifteck chevalin». La nomination du nouveau Directeur, monsieur Von Freyberg, un allemand, marchand de canons de sa profession, devrait rassurer le nouveau locataire de la Cité vaticane multimilliardaire, fiduciaire des aumônes de millions de pauvres  filoutés (1).

 


Pendant ce temps, les tractations au Sacré Collège emmuré dans la Chapelle Sixtine ont abouti à l’élection du 267e successeur de Pierre le pescadore (pêcheur & pécheur) et le cérémonial médiéval entourant la décision du Conseil d’administration a été l’objet d’une couverture médiatique sans précédent. Seuls les Jeux Olympiques et les sorties de Lady Gaga attirent davantage de curieux, de scribouilleurs et de vipères de la télé que ce sommet de plénipotentiaires septuagénaires.

 


Pendant ce raout les gardes suisses rocambolesques prenaient place sur le parvis munis de leurs hallebardes ubuesques. Ne manquaient que les zouaves pontificaux, ces descendants des «Contras avant l’heure», venus défendre la mainmise vaticane sur les terres italiennes que les chemises rouges de Garibaldi chassèrent du pays (2). Dans l’air évanescent devant le Vatican quelques réminiscences de la simonie des Borgia prolégomènes à ce consistoire sous scellé.

 

Si vous le voulez bien, laissons sous le boisseau ces allégations mal à propos, ces milliers de poursuites sans suites et ces dizaines de procès circonstanciés pour pédophilie avérée dont cette multinationale de la foi est aujourd’hui entachée (3).  Qu’elle entreprise saurait garantir ses clients contre tout un chacun de ses représentants ?


Début mars 2013, plus d’une centaine de vieillards crosse au poing, accoutrés d’un surplis couvrant leur soutane – espèce de robe au port masculin idoine –  coiffés de la calotte dissimulant la tonsure sous la barrette de sang pourpre, se sont cloîtrés pendant deux journées afin d’accoucher de la nouvelle papauté. Leur choix s’est porté sur un richissime prince de l’église des pauvres. L’élu, porté aux nues, tout de blanc vêtu parcourait peu avant les favelas éventrées et les taudis délabrés, juchés à flanc de colline, principautés miséreuses de la cocaïne, vitrines de la malnutrition et de l’insalubrité, baronnies des exécutions sommaires des sans-papiers et des «sans-terres» par les mercenaires des latifundiaires.

 


Dans ce cortège pontifical pas même une tunique féminine – pour donner bonne mine. Dans ce défilé d’un autre âge – triste à pleurer – lugubre et misogyne,  même les cerbères sont des convers. Vous savez pourquoi les femmes sont chassées systématiquement de ces lieux de « sacrements » ? Parce que selon la mythologie religieuse archaïque la femme porte en elle les suites du « péché originel » dont la manifestation se révèle chaque mois par une souffrance sanglante. Et oui, ces seigneurs écarlates renient leur mère courageuse qui a accouché de ces impétrants.

 


Après deux jours enfumés la « Fumata bianca ! » s’éleva telle une offrande destinée à tous les catéchumènes des terres lointaines sud-américaines, balayant d’un revers de  main papale les espoirs des punaises de sacristie de tous les autres pays de l’eucharistie. Ne survécut à cette foire d’empoigne séquestrée que la liesse des riches blancs du sous-continent latino-américain, descendant des Conquistadores conquérants, longtemps chasse gardée de l’impérialisme décadent.

 


Les larbins à la plume futée rassemblés devant la loggia romaine oublièrent dans leur exaltation du papabile près de deux cent millions d’amérindiens, de noirs ex-africains, de mulâtres et de métis, des sangs mélangés enfants d’Evo Morales et d’Hugo Chavez.

 


« Certains spécialistes de l'histoire de l'Argentine estiment que ce Jorge Mario Bergoglio a eu une attitude contestable sous la dictature militaire argentine entre 1976 et 1983. Fortunato Mallimaci, ancien doyen de l'Université de Buenos Aires, explique que l’ex-cardinal a été très indulgent envers les militaires tortionnaires. Le directeur de l’Université, Christian Terass, interrogé par France Inter, va plus loin : il précise que le pape François Premier a dénoncé à la junte militaire nombre de prêtres progressistes »; ces prêtres, partisans de la théologie de la libération, que les amis militaires fascistes du souverain pontife ont occis. « Jorge Mario Bergoglio est considéré comme un conservateur dit-on en haut lieu ». « Mgr Bergoglio soutient une doctrine de la foi conservatrice, particulièrement en ce qui concerne l’avortement et l’euthanasie, le contrôle des naissances, l’homosexualité et l’ordination des femmes prêtres. » (4). Rien pour enflammer l’enthousiasme des damnés de la Terre-mère ni celui des ouvriers des mégalopoles sud-américaines.

 


Dès son intronisation, le nouveau président du conseil d’administration de la multinationale de la foi chrétienne a annoncé ses couleurs : « Donnant une première idée du ton qui sera le sien, le prédicateur a demandé aux fidèles d’entreprendre un chemin de fraternité, d’amour et d'évangélisation » (…) « le choix d’un pape d’abord concerné par la « nouvelle évangélisation » sur le continent qui compte 40 % de la clientèle catholique du monde entier mais où la position de l’Église Catholique est fortement contestée par… » des groupuscules évangélistes qui grugent les marchés de la première multinationale de la charité (5).

 


Ce qui signifie que ce Pape entend mener une guerre de marché et ravir des clients à ses concurrents évangélistes, orthodoxes et musulmans, et qui sait, peut-être, lancer une OPA-hostile* contre d’autres multinationales de l’évangélisation concurrentes, nouvelles bancales pour les annales de la paix mondiale. La dépendance à cette opiacé n’a-t-il pas assez duré ?

 

VISITEZ LE SITE WEB  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html  

   

 

 

 

(1)   http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130217.OBS9179/banque-du-vatican-un-dernier-scandale-pour-benoit-xvi.html 

(2)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Garibaldi http://fr.wikipedia.org/wiki/Cardinal_(religion) 

(3)   http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/373236/francois-premier-pape-des-ameriques?utm_source=infolettre-2013-0314&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne 

(4)   http://fr.euronews.com/2013/03/13/affaires-de-pedophilie-l-eglise-soutient-le-cardinal-mahony-qui-a-participe-au-conclave/

(5)   http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-francois-le-pape-116173239.html  http://www.radio-canada.ca/sujet/pape   

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:00

 

9 janvier 1963 : Charles de Gaulle : "Le grand problème, c'est l'impérialisme américain. Il est dans les têtes"
Charles de Gaulle : Le grand problème, c’est l’impérialisme américain, il est dans les têtes

charles de gaulle 1963

Pour poursuivre les rappels historiques que j’ai commencés il y a quelques jours, il m’a semblé utile de rappeler cette analyse faite par Charles de Gaulle devant son ministre Alain Peyrefitte il y a 50 ans jour pour jour, le 9 janvier 1963.

Comme pour le rappel du 4 janvier 1963 (cf. http://www.u-p-r.fr/actualite/france/voeux-francois-hollande-vs-charles-de-gaulle-il-y-a-50-ans), cette analyse du fondateur de la France Libre puis de la Ve République se révèle, de nos jours, criante de vérité.

L’extrait ci-dessous est tiré du tome 2 de l’ouvrage C’était de Gaulle, d’Alain Peyrefitte, paru en 1997 chez Fayard (Editions de Fallois), page 17.

Salon doré [de l'Élysée ]- 9 janvier 1963


« Les Américains font croire que ne pas être d’accord avec eux, si vouloir rompre l’alliance atlantique et mettre en danger la liberté de l’Occident. Cuba leur est montée à la cervelle. En Amérique du Sud, en Europe, en Asie, tout le monde en colonne par deux derrière l’Oncle Sam, sinon gare à vous ! (Rire.) Ce serait contraire à la solidarité et à la morale ! Voyons, Peyrefitte, c’est de la rigolade !

«  Les Américains racontent que je voudrais obtenir des concessions, que je suis sur le chemin de la négociation, c’est-à-dire de la capitulation : eh bien, non ! Je ne demande rien, je ne souhaite rien, si ce n’est boire dans mon verre et coucher dans mon lit. […]

«  En matière atomique, les Anglais n’ont rien fait qu’avec et par les Américains. Nous avons tout fait sans personne et par nous-mêmes. Les Américains croyaient :


« 1) que nos scientifiques ne seraient pas capables ;

« 2) que nous n’aurions pas les moyens financiers ;

« 3) que de Gaulle allait être contraint de quitter le pouvoir dès qu’ils fronceraient les sourcils.  

Évidemment, Guy Mollet ou Félix Gaillard se seraient contentés de quelques paillettes d’intégration ou de communauté atlantique.

« Le grand problème, maintenant que l’affaire d’Algérie est réglée, c’est l’impérialisme américain. Le problème est en nous, parmi nos couches dirigeantes, parmi celles des pays voisins. Il est dans les têtes. »

 

Que rajouter de plus ?

François Asselineau

9 janvier 2013

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 13:28
 Nouveau bobard dans l’affaire Merah
Nouveau bobard dans l’affaire Merah
Jeudi, Abdelghani Merah a prétendu ne pas avoir été sollicité lors de la préparation d’un documentaire récemment diffusé par France 3 et consacré à l’affaire Merah. Jean-Charles Doria, réalisateur de l’émission, affirme le contraire. Décryptage d’une contradiction révélatrice.
 

Un an après les faits, les incohérences de l’affaire Merah, soulignées sur Oumma, ne cessent d’être éludées au profit de polémiques futiles. Ces derniers jours, une controverse a ainsi pris de l’ampleur à propos du documentaire -surtout psychologisant- de France 3, intitulé « Affaire Mohamed Merah : itinéraire d’un tueur » et diffusé mercredi soir en prime time.

 

Certains avocats de familles de victimes avaient auparavant fait pression -en vain- auprès du CSA et de France Télévisions pour faire censurer l’émission en raison de l’apparition, jugée scandaleuse, de la mère et de la sœur de Mohamed Merah dans le film.


abdelghani merah

Au lendemain de sa diffusion, une nouvelle contradiction est apparue dans le « dossier Merah ». Invité par La Nouvelle Edition de Canal+, Abdelghani Merah s’est plaint du documentaire en insistant sur l’hypocrisie, selon lui, de sa mère et de sa sœur Souad. Survient alors (à 16’16) un moment cocasse : l’animatrice Anne-Elisabeth Lemoine lui demande pourquoi il n’a « pas accepté de participer à ce documentaire ». Réponse de Merah : « Parce que je savais que… euh, déjà, on me l’a pas proposé. Et… comment vous dire, je savais que ma famille allait mentir. Ils ont une double facette ».

Face à lui, le chroniqueur Ariel Wizman s’indigne : « C’est incroyable qu’on vous l’ait pas proposé ! Enfin ! A votre avis, ça tient à quoi ? ». L’animatrice s’interpose : « Si, si ! On vous a proposé de participer à ce documentaire ». Wizman réplique : « Non ! Il dit que non ! ».

Visiblement embarrassé, Merah rétorque, l’air penaud : « Je sais pas, vous savez, j’ai eu tellement de journalistes qui m’ont appelé. Je sais pas qui m’a appelé et qui m’a proposé quoi ». 

Sur le plateau de Canal+, personne n’a eu l’indélicatesse de lui faire remarquer l’incohérence de son propos. Merah prétend d’abord ne pas avoir eu de proposition mais rajoute aussitôt qu’il « savait » à propos du documentaire en cours de fabrication que sa « famille allait mentir » avant de conclure sur une note confuse, affirmant avoir oublié.

L’animatrice a, quant à elle, bien préparé son interview. Elle a rappelé que Merah avait été sollicité pour le tournage puisque le réalisateur du documentaire l’avait clairement indiqué -la veille- sur une antenne nationale. C’était mercredi matin, dans les studios d’Europe 1. Face à l’avocat Patrick Klugman, Jean-Charles Doria a tenu à défendre le caractère journalistique de son film. Interrogé de manière péremptoire (à 40’15) par l’avocat (et membre du CRIF) sur l’absence d’Abdelghani Merah dans la liste des personnes sollicitées, le réalisateur affirma alors l’avoir contacté sans obtenir de réponse favorable.

Au vu de ces deux affirmations contradictoires, une chose est claire : qu’il s’agisse de Merah ou de Doria, l’un des deux hommes ment. Notons ici que Mohamed Sifaoui, co-auteur du livre de Merah, soutient la version de ce dernier dans une tribune publiée hier par le Huffington Post (et relayée d’ailleurs par le site de la Ligue de défense juive).

Cette contre-vérité, apparemment anodine, est en réalité importante car les deux hommes -Merah et Doria- servent chacune une thèse différente à propos de l’affaire.

le-ministre-de-l-interieur-manuel-valls-place-beauvau-31-juillet

Quelles sont les principales lectures des évènements survenus dans la région de Toulouse et Montauban en mars 2012 ?

Depuis un an, quatre théories se concurrencent dans l’espace public :

1* Mohamed Merah était un « loup solitaire ». C’est la thèse « psychiatrique » rapidement élaborée par le clan Sarkozy, avec Claude Guéant, Bernard Squarcini et François Molins (procureur -politisé- de la République de Paris) comme porte-paroles officiels.

2* Merah était assisté par un ou plusieurs hommes de la mouvance fondamentaliste. C’est la thèse alarmiste et idéologique favorisée par Manuel Valls, promue avec zèle par le CRIF (constitué partie civile dans le procès) et relayée médiatiquement par le tandem Merah-Sifaoui. Dirigeant de la communauté juive de Toulouse et militant d’un rapprochement renforcé entre Israël et l’Union européenne, Arié Bensemhoun a d’ailleurs profité du débat organisé par France 3 pour affirmer qu’il y aurait des « centaines de Merah » dans la nature avant d’ajouter qu’il faudrait davantage surveiller les mosquées dans lesquelles seraient formées, selon lui, les « Merah de demain ».

3* Merah était un bouc émissaire à qui l’on a imputé les assassinats en raison de son profil de « coupable idéal ». Qualifiée sommairement de « théorie du complot » et condamnée par Le Monde, cette thèse, qui présente obscurément le clan Sarkozy comme le commanditaire -ou le complice passif- des meurtres, est populaire si l’on en juge par le succès des vidéos internet en sa faveur ou les commentaires régulièrement exprimés sur Twitter.

4* Merah était le (principal) assassin des sept meurtres mais il a été manipulé, voire assisté,  par une partie tierce et non identifiée à ce jour. Le jeune homme croyait être un soldat de la « cause djihadiste » alors qu’il servait, à son insu, un agenda politique particulier. Plus complexe, cette thèse renvoie dos à dos les partisans de la version d’un attentat uniquement « islamiste » et ceux qui clament l’innocence entière du jeune Toulousain.

Le fantôme du SAC

Abdelghani Merah, acteur-clé de la thèse n°2, est toujours sollicité par les médias malgré le camouflet qu’il a subi ces dernières semaines. Les cinq individus, mis en garde à vue et présentés systématiquement -à tour de rôle- comme le « 3ème homme » (alors que la culpabilité du second, Abdelkader Merah, n’est toujours pas avérée), ont tous été relâchés, notamment celui  (« le gitan » converti à l’islam) que le tandem Merah/Sifaoui pointait du doigt.

 

* Charles Mencarelli dit le « gitan » témoigne

Jean-Charles Doria sert, quant à lui, la thèse n°1 : celle d’un Mohamed Merah « paumé » et isolé. C’est ainsi, également, que Bernard Squarcini, l’ex-directeur de la DCRI, se voit présenté dans le documentaire comme le Cassandre infortuné de l’affaire Merah. L’homme aurait privilégié la « piste islamiste » mais n’aurait pas été écouté par la police judiciaire.

Soulignons également un élément croustillant dans la confection du documentaire, produit par Tony Comiti. Ce dernier n’est pas exactement un inconnu pour le clan Sarkozy. L’illustre producteur de télévision (également à l’origine d’un docu-fiction valorisant l’ancien maire de Neuilly) est le fils de Paul Comiti, cofondateur et ex-dirigeant du Service d’Action Civique –une police parallèle des années 60/70 (officiellement disparue)  et spécialisée dans les coups tordus au service du pouvoir gaulliste. Ironie du sort, Claude Guéant (homme-clé de l’affaire Merah et fil rouge du documentaire de Doria) est précisément le fils politique d’une figure majeure du SAC : Charles Pasqua.

L’ancien ministre de l’Intérieur était d’ailleurs intervenu sur le plateau d’I Télé, quelques heures après la fin de l’assaut du RAID, pour affirmer maladroitement (à 0’40) qu’il n’avait « jamais cru » à la capture de Mohamed Merah vivant. A la suite de notre publication -l’été dernier- de cette information (point n°27),  la vidéo a été curieusement retirée du site de la chaîne d’information mais l’auteur de ces lignes en a sauvegardé une copie.

 

De nouvelles zones d’ombre sont apparues depuis un an et les mensonges s’accumulent à propos de l’affaire Merah. A ce jour, aucune enquête véritablement indépendante n’a encore vu le jour. Qu’ils soient proches de la DCRI, du CRIF ou du clan Sarkozy, les journalistes qui ont travaillé sur le sujet ont passé plusieurs faits sous silence. Il ne tient qu’à vous, lecteur désireux d’être informé au mieux, d’encourager l’investigation et l’exposition de nouvelles pistes. C’est à vous, citoyen hostile au mensonge d’Etat, de dissiper la poudre aux yeux entourant l’affaire Merah.

http://hichamhamza.wordpress.com/ http://hichamhamza.wordpress.com/
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 01:25

 

manif_medef_18

 

 

La question allemande et l’impasse de l’Europe.


Marginalisée pendant des décennies du fait de sa défaite et de sa division, autant que du poids de la honte des crimes nazis, l’Allemagne fédérale s’est, du coup, reconstruite et réunifiée en pesant chaque pas comme une étape vers son rétablissement en puissance. Pendant ce temps, hors de la parenthèse gaulliste et des vigilances de François Mitterrand, les Français ont été endormis. Ils l’ont été par les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens, alliés dans le projet européen à la sauce Jean Monnet. Ils se sont laissés porter par une situation de force qui semblait aller de soi pour toujours. D’un côté des calculateurs forcés, de l’autre des dilettantes frivoles. L’Allemagne a donc marqué ses points en s’occupant d’elle comme du sujet de l’histoire. Sa domination actuelle met en danger l’économie de chaque nation et la construction européenne elle-même. En plongeant l’Union entière dans la récession, l’Allemagne de Merkel menace l’économie générale du monde.


Je me suis déjà exprimé à de nombreuses occasions sur la question que pose la nouvelle Allemagne aux Français. Ce point n’a jamais retenu l’attention de mes commentateurs. C’est pourtant pour moi une question cruciale qui donne son sens à de nombreux aspects de ce que je crois utile de faire dans notre pays. La cécité volontaire de bon nombre de commentateurs a une racine dans la pensée dominante médiatiquement acceptée. Car, malheureusement, l’influence des déclinistes et la démission des élites politico-médiatiques a amplement désarmé la conscience des risques inadmissibles qui résultent mécaniquement d’une domination allemande sur l’Europe. Quel risque ? Celui que fait peser la subordination de tous aux besoins étroits de quelques-uns surtout quand ces intérêts sont peu représentatifs de la condition générale des autres nations. Aujourd’hui, la politique européenne est exclusivement calculée pour répondre aux intérêts de la population vieillissante de l’Allemagne. Cette population qui dépend des fonds de pensions pour ses retraites est donc fascinée par les cours de bourse soutenus et l’existence d’un euro très fort. Le système qui y correspond est dorénavant construit. Il place l’Allemagne au centre d’un ensemble productif où les pays voisins du nord, qui étaient autrefois dans la mouvance du Mark, le sont tout autant autour de l’euro fort à la sauce berlinoise. Cet ensemble reçoit dorénavant le renfort stupide d’une tradition bien française de Salariés de Peugeotfascination et de capitulation des élites devant l’outre-Rhin. Celle-ci se nourrit à présent des recommandations du modèle libéral. La parole officielle est donc captive des figures imposée de l’adulation pour le « modèle » allemand. Ses faiblesses semblent invisibles vue du balcon de nos grands commentateurs.

 

 

Mais les allemands, eux, sont plus lucides. Ils savent que leur transition démographique en cours peut les conduire au chaos. Leur chance actuelle sur ce plan : leur besoin vital d’immigration les voit se nourrir de la déconfiture des pays européens qui contraignent leur jeunesse à s’expatrier pour fuir le désastre que la politique allemande impose à tous ses partenaires. Mais cela ne règle rien, sur le fond : la décroissance de la population allemande déforme aux deux extrêmes d’âge la solidité du système productif, pour ne parler que de cela. D’un côté, moins de jeunes égale moins de main d’œuvre formée aux nouvelles qualifications alors que le système d’enseignement allemand, centré sur l’apprentissage, ralentit déjà l’intégration des nouveaux savoirs de pointe. D’un autre côté, davantage de personnes âgées alourdit les dépenses sociales, par exemple pour la santé, et fragilise le système de financement de retraite. Oui de retraite. Car la retraite par capitalisation est, elle aussi, sensible à la démographie, cela va de soi. C’est d’ailleurs pourquoi s’élèvent déjà des voix en Allemagne pour réclamer un passage de la retraite à soixante-dix ans ! Vous avez bien lu : à soixante-dix ans ! Le soi-disant modèle allemand sera à terre bien avant qu’on ne le croit. Car il n’est pas loin du tout le moment où se croiseront les effets d’âge avec la manif_medef_17récession en Europe et la concurrence des pays émergents sur les segments actuellement exportateurs de l’Allemagne. « Cinq ans » dit une huile allemande (Le Figaro 12 mars) !

 

J’ai dénoncé et montré tant de fois ici le rôle désastreux de l’euro fort ! A présent maintes voix s’élèvent pour dire de même que les analystes du Front de Gauche ! Le dernier pic de croissance connu en Europe eu lieu en l’an 2000. Il a correspondu à un euro valant 0,90 dollars. L’euro vaut aujourd’hui 1,35 ! Il est même monté jusqu’à 1,60 ! Un désastre économique ! Plus l’euro est cher, plus les marchandises se vendent difficilement sur le marché mondial où elles rencontrent d’autres marchandises libellées dans des monnaies plus faibles mais adossées à des économies puissantes comme celle des Etats-Unis ou du Japon et même des Anglais ! Tous les efforts les plus intenses de productivité, effectués au prix des larmes, sont annulés par le niveau de la monnaie. Les Allemands s’en moquent, en partie, car leurs produits sont destinés à des niches où ils ont peu de concurrents et où se positionne une clientèle riche. Ainsi suis-je stupéfait de voir reprocher aux constructeurs automobiles français de ne pas avoir « fait comme les allemands » ? Qu’ont-ils fait ? En tous cas pas mieux que les ouvriers français qui travaillent mieux et produisent davantage. Non, les Allemands sont forts pour produire des voitures qu’achètent les riches, lesquels ne sont pas influencés dans leur décision d’abord par le prix d’achat, comme c’est le cas dans le segment des classes moyennes et populaires. En résumé, on comprend sans difficulté que dans des économies où l’on pratique de l’austérité, la vente à l’étranger est le cœur du modèle d’enrichissement. Ce n’est pas seulement anti-écologique ! C’est une prime donnée aux producteurs pour riches. Ça non plus ce n’est pas écologique ! Car cela pousse aux consommationsmanif_medef_20 ostentatoires et gaspilleuses. Et surtout cela détourne les objectifs de la production de la population à laquelle elle devrait d’abord s’intéresser : le grand nombre. Et c’est une incitation à faire baisser le cours des monnaies pour donner un avantage comparatif sans gain de productivité. Le contraire de ce que veulent nos chers Allemands qui nous infligent donc un absurde euro fort. 

 

 

L’examen de la position allemande est souvent présenté d’une façon totalement biaisée. Tout se passe comme si l’Allemagne vertueuse exportait d’abord sur le marché mondial. En ce sens elle serait plus « agile » et « compétitive » sur le « marché monde » que nous pauvres lambins de Français. Cette analyse est fausse. L’Allemagne n’exporte sur le marché mondial qu’une petite partie de sa production. Et cela, comme tout le monde peut le vérifier, dans des segments étroits de la production ou pour mieux dire dans des « niches », telles que les machines-outils ou les engins de transport. Mais le gros de l’export se fait en direction du marché intérieur de l’Union européenne. C’est bien pourquoi l’Allemagne va payer elle-même cher le ralentissement de l’activité que provoque sa politique rigide de bureaucrate libérale sur le mode dogmatique est-allemand qui est le style et l’histoire personnelle de madame Merkel. Puisque les clients ont été étranglés, le fournisseur le sera en même temps. Et par Salariés de Sanoficontagion le monde entier, car il faut rappeler que l’Union européenne représente le quart du PIB mondial.

 

 

Donc l’Allemagne réalise l’essentiel de ses performances dans le marché commun européen. On ne saurait mieux dire qu’en réalité elle y parvient sur le dos des autres et de nous Français en particulier grâce à un avantage compétitif indu qui est le dumping social. Le dumping social c’est payer son monde moins cher que le voisin. Que cette différence s’évalue en temps de travail réel ou en salaires rapportés à la productivité. C’est ce que font les allemands. C’est l’équivalent invisible d’une dévaluation compétitive. Voilà ce que l’Allemagne inflige à ses voisins. Le système est très bien organisé grâce à l’Union européenne. D’abord est maintenu un niveau de salaire très bas dans l’est de l’Europe pour payer une main d’œuvre très qualifiée. Ceci est obtenu grâce à l’interdiction d’harmonisation fiscale ou sociale que contient le Traité de Lisbonne. Ces pays fournissent des pièces détachées à très bon marché qui sont ensuite assemblées en Allemagne. Là sévit, depuis Schroeder, une discipline salariale maintenue par un système de contrainte des chômeurs particulièrement cruel. De même le coût des retraites est en bonne partie basculé sur le système par capitalisation qui, par définition, ne se finance pas à la source du travail et donc ne « pèse » pas sur lui, en apparence. De plus il n’apparaît dans aucun compte de l’Etat. L’ensemble permet des productions à bas prix, et un affichage de faible chômage du fait du vieillissement de la population et du travail forcé sous-payé des demandeurs d’emploi. Tel est le miracle allemand. Le problème qu’il pose c’est que, pour fonctionner, tout le reste de l’Europe doit se contenir et se soumettre à des diktats de plus en plus violents. Avec le nouveau mécanisme de surveillance européen, dont relèvent dorénavant la totalité des états européens sauf l’Allemagne, celle-ci a réussi à imposer ses normes de gestion de la dépense publique à toute l’Europe et le droit d’intervenir directement dans la confection des budgets nationaux. L’Europe se présente ainsi comme un système colonial. Il contraint tous ses membres au financement de la renteSalariés de Sanofi financière par le biais d’une police politique et budgétaire qui maintien un ordre favorable au développement d’un pays et même d’un seul.

 

 

L’Europe est allemande. Et ceux qui s’y soumettent ne peuvent y survivre qu’en le devenant eux-mêmes à leur tour, sans trop y croire. Les moulins à prières habituels s’abstiendront de m’infliger les dénonciations si grossièrement convenues sur mon « mépris » pour les autres peuples ou je ne sais quelle accusation de nationalisme qui ne font jamais que m’informer sur le niveau de mauvaise foi qui nous entoure. De toute façon je n’écris pas pour mes adversaire, ni pour les petites cervelles pavloviennes, mais pour ceux d’entre-vous qui font l’effort, comme moi, d’entrer dans la difficulté des problèmes que nous affrontons, non pour y réciter des mantras, mais pour essayer de trouver des issues jouables. Pour moi, le vote du Two Pack et du « six pack » sont des seuils franchis dans la soumission de notre pays et du peuple qui le constitue. La perspective du Grand marché transatlantique est dorénavant officielle, ce qui est encore un franchissement de seuil. Le tout fait système. Une nouvelle page se tourne dans mon esprit à propos de ce qu’est en réalité cette Union. J’y reviendrai au congrès du Parti de Gauche.

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/03/15/ca-va-mieux-en-le-disant/

Ça va mieux en le disant

 

manif_medef_18Dans cette note je viens sur un sujet que je veux signaler d’entrée : la question allemande en Europe. Elle prend une signification singulière la semaine où le budget européen est rejeté avec les voix des socialistes et des Verts qui soutiennent le gouvernement qui a pourtant approuvé le dit budget. Elle prend aussi un relief singulier la semaine où le parlement européen a décidé la mise sous contrôle de tous les budgets nationaux dans le cadre du Two pack et que les socialistes et EELV l’ont voté à l’exception d’une abstention socialiste. Tout ceci représente une masse de travail d’explication que j’ai réparti entre mes deux blogs. J’invite donc mes lecteurs à faire un saut sur mon blog Europe. Beaucoup le découvriront quoi qu’il soit joignable depuis toujours depuis celui-ci. Mais surtout beaucoup vont pouvoir vérifier l’effort de vulgarisation que nous faisons au moment où l’Union européenne est devenue plus absconse et impénétrable que jamais.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/03/15/ca-va-mieux-en-le-disant/

 

 

L’UE valide le vol qualifié avec préméditation et à mains armées.

by Lecitoyenengage

Vous devez commencer à comprendre que cette construction européenne n'est qu'une mafia organisée au service d'entités supérieures que sont la finance internationale et l'Otan. L'Europe n'existe pas et d'ailleurs elle n'a aucune autonomie, elle est totalement sous contrôle de l'empire américain et c'est ce que signifiera la traité transatlantique de 2014-2015. Alors pourquoi vouloir encore [...]

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Lecitoyenengage | mars 18, 201


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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 02:50
L’affaire François 1er… Les Borgias ont-ils migré à Washington ?

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Michel Chossudovsky
Samedi 16 Mars 2013


L’affaire François 1er… Les Borgias ont-ils migré à Washington ?

Cette excellente analyse de Michel Chossudovsky met en perspective l’élection de ce nouveau pape à l’origine sulfureuse. Passer d’un pape ex-Hitlerjugend a un autre suppôt de la junte militaire fasciste argentine, ne semble gêner personne au sein du pinacle de la gérontologie dégénérée d’une hiérarchie éclésiastique en déconfiture.
A la lecture de cette analyse de Chossudovsky et de l’éclairage qu’il apporte sur cette affaire, il n’y a qu’un pas pour dire que l’Amérique Latine est sans doute aujourd’hui, de par l’avènement de ce pape fasciste, certainement gravement menacée d’un retour d’une « opération condor » bis repetita. En effet, quoi de mieux avant de déchaîner de nouveau l’inquisition et les escadrons de la mort en Amérique Latine, que de mettre au Vatican un afficionado de la machine répressive, garantissant ainsi une manipulation des masses en faveur des bourreaux, le silence de l’église (comme d’habitude) sur les exactions qui seront commises et dans le même temps, le musèlement des tentatives légales actuelles de faire la lumière sur le sombre passé des juntes (procès en cour en Argentine sur les ramifications de « l’opération condor »…) et du nouveau pape, impliqué jusqu’au cou dans les horreurs de la dictature militaire argentine, sponsorisé et pilotée à l’instar de son homologue chilienne, par la CIA, bras armé de Wall Street et véritable maître de la Maison Blanche…
Nous souhaitons avoir tort… Mais l’élection de ce pape inquisiteur n’annonce rien de bon pour l’Amérique Latine, qui d’un point de vue de l’empire, doit être ramenée dans le rang. A cet égard, les forces de la réaction aux différentes formes de progressisme latino-américaines et indigènes se préparent sans doute à rouvrir les donjons de l’horreur.
Pueblos de América Latina, desconfiemos!
– Résistance 71 –
 
“Le Pape de Washington” ? Qui est le Pape François: Le cardinal Jorge Mario Bergoglio et la “sale guerre” d’Argentine
 
Dr. Michel Chossudovsky
 
Le conclave du Vatican a élu le cardinal Jorge Mario Bergoglio comme Pape François 1er.
Qui est Jorge Mario Bergoglio? 
En 1973, il a été nommé “provincial” d’Argentine pour la société de l’ordre de Jésus (ordre des Jésuites).
En cette capacité, Bergoglio était le jésuite de plus haut rang en Argentine durant la dictature militaire menée par le général Jorge Videla (1976-1983).
Il est devenu plus tard évêque puis archevêque de Buenos Aires. La pape Jean Paul II l’a élevé au rang de cardinal en 2001.
Lorsque la junte militaire abandonna le pouvoir en 1983, le nouveau président élu, Raul Alfonsin, organisa une commission de la vérité au sujet des crimes de la “sale guerre” (guerra sucia) argentine.
La junte militaire argentine fut soutenue de derrière le rideau par Washington.
Le ministre des affaires étrangères américain d’alors, Henry Kissinger, joua un rôle de derrière le rideau dans le coup d’état militaire de 1976.
L’adjoint en chef de Kissinger en Amérique Latine, William Rogers, lui avait dit deux jours après le coup d’état: “Nous devons nous attendre à une bonne dose de répression, probablement pas mal de sang va couler en Argentine avant longtemps” ( “we’ve got to expect a fair amount of repression, probably a good deal of blood, in Argentina before too long.” … (National Security Archive, March 23, 2006)

“Opération Condor”


De manière ironique, un procès majeur s’est ouvert à Buenos Aires le 5 Mars 2013, une semaine avant que le cardinal Bergoglio ne devienne le nouveau pape. Le procès en court est au sujet:
“de considérer la totalité des crimes commis sous l’opération Condor, une campagne de grande envergure coordonnée par des dictatures latino-américaines soutenues par les Etats-Unis dans les années 1970 et 1980, opération qui visait à traquer, arrêter, torturer et assassiner des dizaines de milliers d’opposants à ces régimes.”




Pour plus de détails, consulter: Operation Condor: Trial On Latin American Rendition And Assassination Program By Carlos Osorio and Peter Kornbluh, March 10, 2013
La junte militaire emmenée par le général Jorge Videla, fut responsable d’un nombre incalculable d’assassinats, incluant des prêtres et des nonnes qui s’opposaient à la règle militaire qui suivit le coup d’état sponsorisé par la CIA du 24 Mars 1976, coup qui renversa le gouvernement d’Isabel Peron:
“Videla fut parmi les généraux condamnés pour crimes contre l’humanité, incluant des “disparitions”, tortures, meurtres et enlèvements. En 1985, Videla fut condamné à la réclusion criminelle à perpétuité à la prison militaire de Magdalena.”



Wall Street et l’agenda économique
Une des nominations clef de la junte militaire fut le ministre de l’économie, Jose Alfredo Martinez de Hoz, un membre du monde des affaires argentin et un ami proche de David Rockefeller.
La package de la politique de macro-économie néolibérale adopté sous Martinez de Hoz était la copie conforme de celui imposé en Octobre 1973 au Chili par la dictature du général Pinochet, sous la tutelle et l’expertise des “Chicago Boys” (NdT: la clique néolibérale de l’économiste Milton Friedman), après le coup d’état du 11 Septembre 1973 et l’assassinat du président élu Salvadore Allende.
Les salaires furent immédiatement gelés par décret. Le véritable pouvoir d’achat s’effondra de plus de 30% en moins de trois mois en Argentine, suivant le coup d’état du 24 Mars 1976 (estimation de l’auteur à Cordoba, Argentine en Juillet 1976). La population argentine se retrouva appauvrie.
Sous la conduite du ministre de l’économie de Hoz, la politique monnétaire de la banque centrale argentine était largement déterminée par Wall Street et le FMI. La marché des changes était manipulé. Le Peso argentin fut délibéré ment sur-évalué, menant à une dette exterieure insurmontable. L’économie nationale dans sa totalité fut précipitée dans la banqueroute.



Wall Street et la hiérarchie de l’église catholique
Wall Street était fermement derrière la junte militaire qui menait la “sale guerre” pour elle. A son tour, la hiérarchie de l’église catholique joua un rôle central en soutenant la légitimité de la junte militaire.
L’ordre de Jésus (jésuite), qui représentait la faction conservatrice et la plus influente faction au sein de l’église catholique, était étroitement associée avec les élites économiques argentines, elle fut fermement derrière la junte militaire, contre les soi-disants “gauchistes” du mouvement péroniste.


 “La sale guerre”: Des allégations directes contre le cardinal Jorge Marion Bergoglio

En 2005, l’avocat des droits de l’Homme Myriam Bregman enregistra une plainte et une action en justice contre le cardinal Jorge Marion Bergoglio, l’accusant de conspiration avec la junte militaire dans l’enlèvement de deux prêtres jésuites en 1976.
Bergoglio, qui était à cette époque le “provincial” pour la société de l’ordre de Jésus, avait ordonné à deux prêtres jésuites étiquetés “gauchistes”, de “quitter leur fonction éclésiastique” (ils étaient donc virés) suivant des divisions au sein de la société de l’ordre de Jésus en regard du rôle de l’église catholique et de ses relations avec la junte militaire.
Condamner la dictature militaire (et les violations des droits de l’Homme inhérentes) était tabou au sein de l’église catholique. Alors que les échelons supérieurs de la hiérarchie de l’église soutenaient la junte militaire, la base de l’église était fermement opposée à l’imposition de la règle militaire.
En 2010, les survivants de la “sale guerre” ont accusé le cardinal Jorge Marion Bergoglio de complicité dans l’enlèvement de deux membres de la société de l’ordre de Jésus les pères Francisco Jalics et Orlando Yorio  (El Mundo, 8 November 2010)
“Durant le procès initié en 2005, Bergoglio invoqua par deux fois son droit de par la loi argentine de refuser d’apparaître devant la cour et quand il témoigna éventuellement en 2010, ses réponses furent très évasives:
“Au moins deux cas impliquaient directement Bergoglio. L’un examinait la torture de deux de ses prêtres jésuites, Orlando Yorio et Francisco Jalics, qui furent enlevés en 1976 des bidonvilles où ils professaient la théologie de la libération. Yorio accusa Bergoglio de les avoir remis aux escadrons de la mort… en refusant de dire au régime qu’il endorsait leur travail. Jalics refusa de discuter tout ceci après s’être reclus dans un monastère en Allemagne.” (Los Angeles Times, April 1, 2005)
Les accusations dirigées contre Bergoglio en ce qui concerne deux prêtres jésuites enlevés ne sont que le sommet de l’iceberg. La totalité de la hiérarchie de l’église soutenait la junte militaire. D’après l’avocate Myriam Bregman: “Les propres déclarations de Bergoglio prouvent que les officiels de l’église savaient depuis très tôt que la junte torturait et tuait ses citoyens et elle endorsa publiquement les dictateurs. La dictature n’aurait pas pu opérer de cette façon sans ce soutien clé.” (Los Angeles Times, April 1, 2005 emphasis added)
La hiérarchie catholique était tacitement complice de torture et de meurtres de masse, on estime que 22 000 personne furent tuées ou disparurent entre 1976 et 1978. Des milliers d’autres victimes additionnelles furent tuées entre 1978 et 1983, lorsque l’armée fut forcée à se retirer du pouvoir.” (National Security Archive, March 23, 2006)



L’église catholique: Le Chili contre l’Argentine
Il convient ici de noter que lors du coup d’état militaire au Chili le 11 Septembre 1973, le cardinal de Santiago du Chili, Raul Silva Henriquez, condamna ouvertement la junte militaire emmenée par le général Augusto Pinochet. En contraste avec l’Argentine, cette prise de position ferme de l’église catholique au Chili fut instrumentale à restreindre la marée d’assassinats politiques et de violations des droits de l’Homme dirigés contre les supporteurs de Salvador Allende et des opposants au régime militaire.
Si Jorge Mario Bergoglio avait pris une position similaire de celle du cardinal Raul Silva Henriquez au Chili, des milliers de vie auraient sans doute pu être sauvées.



L’Opération Condor et l’église catholique
L’élection du cardinal Bergoglio par le conclave du Vatican pour servir l’église comme pape François 1er va avoir des répercussions immédiates sur le procès en cours à Buenos Aires au sujet de l’opération Condor.

L’église fut impliquée à soutenir la junte militaire. Ceci est quelque chose qui va émerger au cours des auditions du procès. Il ne fait aucun doute qu’il y aura des tentatives pour masquer le rôle de l’église catholique et de sa hiérarchie ainsi que le rôle du nouveau pape François 1er, qui servait à l’époque comme chef de l’ordre jésuite en Argentine pendant la dictature militaire.
Jorge Mario Bergoglio:  “Le pape de Washington au Vatican”? 
L’élection du pape François 1er a de vastes implications géopolitiques pour la région de l’Amérique Latine.
Dans les années 1970, Jorge Mario Bergoglio soutenait une dictature militaire financée et appuyée par les Etats-Unis.
La hiérarchie catholique en Argentine soutenait le gouvernement militaire.
Les intérêts de Wall Street étaient garantis par José Alfredo Martinez de Hoz au ministère de l’économie et des finances.
L’église catholique en Amérique Latine a une grande influence politique. Elle a aussi un pouvoir sur l’opinion publique. Ceci est connu et bien compris des architectes de la politique étrangère états-unienne.
En Amérique Latine, où un nombre conséquent de gouvernements défient maintenant l’hégémonie américaine, on pourrait s’attendre, au vu des antécédents de Bergoglio, que le nouveau pontif François 1er, leader de l’église catholique, joue un rôle politique de facto discret pour Washington.
Avec Jorge Marion Bergoglio, pape François 1er, au Vatican (qui servit fidèlement les intérêts américains à l’époque du général Jorge Videla), la hiérarchie de l’église catholique en amérique Latine peut une nouvelle fois être manipulée efficacement afin de diminuer les impacts “progressistes” des gouvernement de gauche, non seulement en Argentine (en relation avec le gouvernement de Cristina Kirchner), mais à travers la région entière, incluant le Vénézuéla, l’Equateur et la Bolivie.
L’installation d’un pape “pro Etats-Unis” s’est passée une semaine après la mort du président Hugo Chavez.
Alors, le pape de Washington et de Wall Street est-il au Vatican?
Le ministère des affaires étrangères américain met de manière routinière sous pression des membres du conseil de sécurité des nations unies avec pour but d’influencer le vote en ce qui concerne les résolutions du conseil.
Des opérations secrètes américaines et des campagnes de propagande sont appliquées régulièrement afin d’influencer des élections nationales dans différents pays à travers le monde.
Le gouvernement américain a t’il essayé d’influencer l’élection du nouveau pontif ? Jorge Mario Bergaglio était le candidat favori de Washington.
Y a t’il eu des pressions sous-jacentes exercées par Washington au sein de l’église catholique, directement ou indirectement, sur les 115 cardinaux qui sont membres du conclave du Vatican, menant ainsi à l’élection d’un pape qui servirait fidèlement les intérêts de la politique étrangère de Washington en Amérique Latine ?
Note de l’auteur:
Lors du régime militaire de 1976, j’étais un professeur invité au Social Policy Institute de l’université Nationale de Cordoba en Argentine. Mon sujet de recherche principal était à ce moment là, d’enquêter sur les impacts des réformes macroéconomiques léthales adoptées par la junte militaire.
J’enseignais à l’université de Cordoba pendant la vague initiale d’assassinats, qui ciblait aussi les membres “progressistes” du clergé catholique.
La ville industrielle de Cordoba était le centre du mouvement de résistance. Je fus le témoin du comment la hiérarchie catholique soutenait régulièrement et activement la junte militaire, créant ainsi une atmosphère d’intimidation et de peur à travers le pays. Le sentiment général à cette époque était que les Argentins avaient été trahis par les échelons supérieurs de l’église catholique.
Trois ans plus tôt, au moment du coup d’état militaire au Chili le 11 Septembre 1973, menant au renversement du gouvernement d’unité populaire de Salvador Allende, j’étais un professeur en visite à l’Institut d’économie, de l’université catholique du Chili à Santiago.
Immédiatement après le coup au Chili, j’ai été le témoin du comment le cardinal de Santiago, Raul Silva Henriquez, agissant au nom de l’église catholique, confronta la dictature militaire.
 
Le 14 Mars 2013
 
url de l’article original:
http://www.globalresearch.ca/washingtons-pope-who-is-francis-i-cardinal-jorge-mario-bergoglio-and-argentinas-dirty-war/5326675
 
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

http://www.alterinfo.net/L-affaire-Francois-1er-Les-Borgias-ont-ils-migre-a-Washington_a87950.html

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 02:37

13 mars 2013

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Malgré tous les crimes qu'il commet, malgré toutes les résolutions de l'ONU qu'il bafoue, l'Etat d'Israel est toujours considéré comme un partenaire de choix en Occident. Un mouvement de jeunes s'indigne et dénonce les relations qu'entretient la Belgique avec l'Etat hébreux. L'Université Libre de Bruxelles, en particulier, est épinglée pour ses collaborations académiques... (IGA)

 
 


Malgré toutes les tentatives de banaliser et rendre acceptable la politique de l’Etat israélien, ce pays reste quand même un Etat voyou aux yeux du droit international. Israël est le champion du monde dans les violations de ce droit pour poursuivre son projet colonialiste de manière arbitraire au détriment du peuple palestinien.

 

Effectivement, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a voté des dizaines de résolutions qui condamnent la politique colonialiste et répressive d’Israël, dont aucune n’a été respectée. Parmi ces résolutions, on trouve notamment l’arrêt immédiat de la colonisation, le retour aux frontières de 1967, le droit au retour des réfugiés… Des résolutions toutes bafouées par Israël.

 

En outre, sur le terrain, Israël pratique une politique arbitraire et discriminatoire qui rend la vie impossible à tout Palestinien. La liberté de circulation des Palestiniens est conditionnée et souvent interdite sur base du libre arbitre des soldats israéliens. Dans la bande de Gaza, les chiffres sont inhumains : 80% de la population dépend de l’aide alimentaire, 35% des terres cultivables et 85% des eaux pour la pêche sont potentiellement ou totalement inaccessibles aux Gazaouis à la suite des restrictions israéliennes, 85% des écoles doivent fonctionner en double service (un le matin, l’autre l’après-midi), en raison de la surpopulation due à l’encerclement israélien1… et ce ne sont pas les chiffres qui manquent, la liste reste très longue. En plus de cette répression quotidienne, des raids militaires contre le peuple palestinien sont menés à chaque fois que ce dernier se lève contre cette injustice. Pour n’en citer qu’un, l’opération « Plomb Durci » en 2008/2009, dont les conséquences sont catastrophiques. D’après le centre d’information israélien de droit de l’homme, il y a eu en 3 semaines, 1398 tués palestiniens, dont 345 enfants2.

 

De ce fait, serait-il un Etat démocratique et de droit ? Peut-on le considérer comme un partenaire économique et académique au même titre que n’importe quel pays ? Un pays comme la Belgique qui crie au respect des droits de l’homme sur tous les toits devrait sûrement condamner une telle politique. Et pourtant, les accords économiques entre la Belgique et Israël ne manquent pas. Que ce soit au niveau fédéral ou régional. Des importations et exportations d’armes entre les deux pays font également partie des accords. Ces mêmes armes qu’Israël utilise dans ces attaques contre le peuple palestinien. De plus, des partenariats académiques et scientifiques à des fins militaires entre des universités belges et des universités ou entreprises israéliennes ont lieu ou ont eu lieu. L’ULB continue d’entretenir des relations académiques avec des partenaires israéliens, y compris ceux qui développent clairement des projets de collaboration avec l’armée israélienne (comme l’Université de Tel-Aviv, et l’institut Technion comme repris dans le rapport récent de plusieurs organisations belges pour la paix).

 

Maintenir une collaboration avec des institutions, des entreprises ou des universités israéliennes au service de l’Etat d’Israël ou qui ne condamne pas sa politique, c’est soutenir d’une manière ou d’une autre la politique meurtrière de l’Etat d’Israël. Et même si certains, comme la récente déclaration du recteur de l’ULB, essaient de se cacher derrière l’importance du dialogue comme voie vers la paix, devraient se rendre à l’évidence face à un Etat qui refuse et empêche consciemment toute possibilité de règlement pacifique du conflit avec les palestiniens. La récente décision de coloniser Jérusalem-Est (ce qui viole la résolution 446 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies) en est la dernière preuve. Cette nouvelle colonisation réduit les chances d’une solution à deux Etats, avec Jérusalem-Est comme capitale pour la Palestine.

 

La seule langue qu’Israël peut comprendre est la pression internationale. C’est pour ces raisons qu’avec Comac nous demandons un embargo militaire sur Israël. Nous demandons l’arrêt immédiat de toute importation et exportation d’armes entre la Belgique et Israël, au niveau fédéral et régional. Nous demandons également l’arrêt immédiat de toute collaboration académique et scientifique à des fins militaires avec toutes les institutions et entreprises lié à ce projet. Cet embargo doit être maintenu jusqu’à ce qu’Israël se conforme à ses obligations internationales en mettant fin à l’occupation et à la colonisation, en démantelant le Mur de séparation, en reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue et en respectant les droits des réfugiés palestiniens tels que définis par la résolution 194 de l’ONU.


La Belgique en tant que démocratie a le devoir d’appliquer cet embargo par respect pour la communauté internationale et pour tous les peuples. Tant que la politique criminelle de l’Etat israélien continue, toute collaboration avec lui est un soutien à ces crimes.


Source : Comac, mouvement de jeunes du PTB.

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13 mars 2013

Investig'Action - Palestine, l'Etat de siège Coordinateur du Tribunal Russell sur la Palestine, Frank Barat a réuni Noam Chomsky et Ilan Pappé, deux figures intellectuelles majeures de notre monde contemporain, qui n’ont jamais hésité à aborder la question israélo-palestinienne, souvent à contre-courant de l’opinion commune. Ensemble, ils abordent différents aspects du conflit israélo-palestinien, convaincus que ce qui se passe en Palestine n’aurait jamais duré aussi longtemps si le grand public (...)

 

Sur ce site,

 


Investig'Action - Michelcollon.info l'info décodée

Mon cher Stéphane, Où que vous soyez, je sais que vous êtes bien et en paix. Je suis également (...)

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Hier j’ai eu l’occasion de participer à une activité vraiment émouvante. Il s’agissait d’une réunion (...)

 


 

Ce dossier Chavez, je l'avais préparé avec Meriem Laribi et Vincent Lapierre. Il vous permettra de comprendre pourquoi ce dirigeant est un des plus importants du siècle, pourquoi les médias le diabolisent, pourquoi les Etats-Unis vont essayer de renverser la révolution, mais aussi la force de celle-ci.


Chavez est un pilier de l'identité vénézuélienne contemporaine - Meriem Laribi
Interview de Romain Migus, sociologue français vivant à Caracas.

« L'amour est le combustible de la révolution ? » - Meriem Laribi
Violence, dictature, populisme ? Entretien avec Vincent, le sous-titreur des vidéos de Chavez.


Chavez et la bataille planétaire - Charles Giuseppi
Pourquoi l'Amérique latine s'est embrasée.

Les athées prient pour Chavez - John Brown
Ni un professionnel de la politique, ni un expert, un homme du peuple.

« Tous sont Chavez même sans Chavez » - Fernando Morais
Pourquoi la révolution lui survivra.

La révolution, les femmes et la santé - Jean Araud
A présent, tous les Vénézuéliens ont droit à des soins de qualité et gratuits.

De la pauvreté extrême à la richesse humaine : les femmes au Venezuela - Jean Araud
Récit d'une rencontre de Michel Collon avec des Vénézuéliennes.

« A ceux qui me souhaitent la mort, je leur souhaite une très longue vie pour qu'ils continuent à voir la Révolution Bolivarienne avancer de bataille en bataille, de victoire en victoire. » - Hugo Rafael Chavez Frias (1954-2013)

 

 

13 mars 2013

Investig'Action - Michel Collon répond à Caroline Fourest : « Pourquoi fuyez-vous le débat ? » Le droit de réponse de Michel Collon qui revient sur le documentaire de Caroline Fourest, « les Obsédés du Complot » dont quelques minutes lui sont consacrées. Il s’explique et invite Caroline Fourest à débattre.


12 mars 2013

Investig'Action - Intervention aux Nations Unies sur la Syrie Intervention de Bahar Kimyongür, auteur du livre Syrianna, la conquête continue, lors de la Conférence sur la Syrie au Palais des Nations en marge de la 22e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. « Ceux qui prétendent soutenir le peuple syrien lui rendront un bien grand service le jour où ils se résoudront à décrire en toute impartialité la souffrance de toutes ses composantes. (...)


11 mars 2013

Investig'Action - Les 7 péchés d'Hugo Chavez (extraits) Pourquoi les Etats-Unis s’opposent-ils à Chavez ? Pour le pétrole, on s’en doute. C’est tout ? Les guerres du pétrole, ils sont habitués à les gagner. Mais au Venezuela, on leur tient tête. Ici, on dit qu’il est possible d’employer l’argent du pétrole de façon intelligente et utile. Pas comme à Dubaï où on construit des hôtels à vingt mille euros la nuit au milieu d’un monde arabe sous-développé. Pas comme au Nigeria où la faim tue alors que ce pays est un (...)

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 01:45
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Communiqué du Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 28 février 2013.

http://www.politique-actu.com/debat/referendum-alsace-avril-appelle-voter/679922/

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 16 mars 2013.

Résumé

Ceux qui ne voient pas le problème, et même se félicitent de la volonté de l’UMP et de la direction du Parti socialiste de créer une « Collectivité Territoriale d’Alsace », soupçonnent ceux qui, comme le M’PEP, s’y opposent, d’avoir des motivations supposément centralisatrices, réactionnaires, nationalistes, liberticides, négatrices des identités et libertés locales, bellicistes... Il n’en est rien, évidemment !

Une menace essentielle se joue en ce moment sur la création d’une entité institutionnelle unifiée en Alsace. Celle-ci briserait l’unicité de la loi et l’indivisibilité de la nation, préfiguration évidente de l’Europe des régions qui remettrait gravement en cause le droit social, les services publics, la démocratie et la souveraineté du peuple. Les politiques néolibérales seraient alors gravées dans le marbre non seulement des traités et des lois, mais dans les institutions elles-mêmes.

L’intégration administrative de cette portion du territoire de la République – l’Alsace - à un espace transnational rhénan la mettrait en concurrence avec d’autres régions européennes. Un droit encore plus spécifique y serait appliqué, notamment le droit du travail et les droits sociaux, droits qui sont déjà mis en concurrence au niveau des États par le biais de la « construction » européenne. Tout processus démocratique, dans le sens du renforcement, par les luttes sociales et leur confirmation dans la loi, du pouvoir des classes populaires, serait devenu définitivement impraticable, par construction.

La configuration de laïcité, d’unicité, d’indivisibilité et de souveraineté populaire sur une base territoriale et non identitaire, favorise structurellement la concentration du débat politique sur le combat exploiteurs-exploités, et non pas sur les luttes identitaires, de second ordre, toujours instrumentalisées par les exploiteurs.

Si l’Alsace devenait une région « européenne » autonome dans une configuration fédéraliste, son degré réel d’autonomie serait nul. Ses « choix » économiques et sociaux, seraient totalement contraints par le poids de ses puissants voisins, par la domination des classes dominantes américaines et allemandes et celle de ses classes dominantes intérieures. Forces contre lesquelles ses classes populaires n’auraient aucun moyen de peser, puisque le combat politique au sein d’une Alsace « autonomisée » n’aurait aucune chance de déboucher sur des mesures ayant la capacité de se défaire des contraintes économiques, politiques et sociales exogènes à son territoire. Les citoyens alsaciens seraient alors, pour toujours, des mineurs politiques, des citoyens sous tutelle intérieure et extérieure, et sans aucun moyen institutionnel de s’en libérer jamais. Belle autonomie…

Ceux qui non seulement ne voient pas le problème, et même se félicitent de la volonté de créer une « Collectivité Territoriale d’Alsace », soupçonnent ceux qui s’y opposent d’avoir des motivations centralisatrices et liberticides, négatrices des identités et libertés locales. Il n’en est rien, évidemment !

 L’implosion du modèle républicain

Pourquoi cette innovation institutionnelle est-elle une menace particulièrement insidieuse et dangereuse ? Parce qu’elle vise, à terme, à détruire l’unicité de la loi et du peuple, ainsi que l’indivisibilité du territoire. Elle tend à intégrer administrativement cette portion du territoire de la République à un espace transnational rhénan, à le mettre en concurrence avec d’autres régions européennes, à lui permettre d’appliquer un droit spécifique, notamment droit du travail et droits sociaux bien sûr. Ces droits sont déjà mis en concurrence au niveau des États par le biais de la « construction » européenne, cette destruction de la souveraineté populaire et des droits sociaux. Mais s’ils étaient découpés en autant de mini régions « européennes » mises en concurrence, le démantèlement du droit du travail et l’écroulement des droits sociaux pourraient beaucoup plus rapidement atteindre leur phase terminale, et tout processus démocratique (dans le sens du renforcement par la loi des classes populaires), serait devenu définitivement impraticable, par construction.

C’est également une négation de la politique, au sens contemporain du mot. La politique contemporaine reconnaît que les règles contraignantes, dans une communauté donnée, ne peuvent émaner que du peuple unifié par l’égalité de ses membres devant cette loi. Elle doit être la même pour tous, constituant leur puissance publique mise en acte au sein de l’État qui a fait l’unité du territoire dans lequel ils vivent. Elle ne présuppose pas pour autant que tous les intérêts des citoyens soient identiques, sinon à quoi bon des institutions représentatives ? Ni que la seule identité dans laquelle ils se reconnaissent soit leur État-nation, tout au contraire. Mais les enjeux de pouvoir ne se tranchent que par une délibération publique qui ne reconnaît que des citoyens et non pas des groupes ethniques, religieux ou territoriaux. Le résultat qui en émane est donc valable pour toute la communauté politique, pour le peuple en son entier, sans exception. Les tendances centrifuges et particularistes sont ainsi limitées, et les problèmes politiques restent politiques, et non identitaires.

Il s’agit bien, principalement, de s’émanciper des moyens sociaux et économiques qui s’exercent sur les plus faibles d’une communauté politique afin de pouvoir les exploiter. C’est un rapport de force que les institutions politiques d’une communauté politique se doivent de trancher, d’adoucir voire de renverser. Cette domination ne manque jamais d’exploiter les positions de faiblesse d’une partie de la population. Mais la solution n’est pas de renforcer les divisions, de consolider les groupes ethniques, religieux et territoriaux. En effet, le clivage social passe souvent à travers ces divisions. L’exemple américain, archétypal, est là pour nous montrer que les politiques de « soutien » aux minorités non seulement ne remplacent pas le combat principal contre l’exploitation sociale des classes dominantes, mais même souvent la renforcent. Tout le monde aura remarqué comme ces dernières sont friandes de « diversité culturelle ». Cela aurait dû mettre la puce à l’oreille à tous ceux qui confondent la démocratie avec la promotion de la « diversité ». L’idée que tous les Noirs, les femmes, les Indiens, les Musulmans, ont la possibilité d’accéder aux premières places, mais sans pour autant remettre en cause les bases de cette domination, ne débouche que sur la dévitalisation perverse des revendications sociales, qui changent d’objet en se particularisant.

 Qui est nationaliste ?

Il est d’ailleurs étrange que ceux qui nous accusent d’être des « nationalistes » (parce que nous défendons la souveraineté nationale pour des raisons démocratiques), donc dans leur esprit d’être des esprits étroits, chauvins et xénophobes, défendent souvent, dans le même souffle, les tendances qui pourtant dépolitisent les intérêts en jeu en les transformant en problèmes identitaires. Soit en accordant la priorité aux droits des minorités en lieu et place de la question de l’exploitation sociale et économique, soit en mettant en avant les « libertés locales » d’autonomistes irrédentistes. Ces derniers sont pour le coup, eux, porteurs d’une idéologie identitaire et chauvine qui a néanmoins l’onction des naïfs ou des manipulateurs, puisque locale, décentralisée et antiétatique ! Décidemment, l’idéologie libérale, le régionalisme, l’européisme et l’antiétatisme font très bon ménage, y compris chez les altermondialistes les plus inconséquents.

 Un peuple unique, un territoire indivisible, une loi par et pour tous, une souveraineté indivisible. Quel intérêt pour la démocratie ?

Passons. Mais ces problèmes polémiques mis à part, quel est l’intérêt, pour les classes populaires, de l’heureuse conception française de la République laïque et indivisible, liée à l’unicité de la loi, de son peuple et de son territoire ? Et bien c’est la configuration institutionnelle la plus politique qui soit ! Comme pour les autres républiques contemporaines, c’est le peuple qui est souverain, donc celui qui détient le pouvoir en dernière instance, et d’abord le pouvoir constituant, un pouvoir inaliénable et indivisible. Toute dérogation à ce principe réellement fondamental est donc passible d’être accusé à bon droit de tyrannique, d’usurpateur, comme l’Etat français de 1940 à 1944 ou la dissolution de souveraineté opérée par les traités européens successifs.

Et cette souveraineté - le point est important - ne s’opère que sur une base territoriale et étatique : la base de ce peuple, ce regroupement de population sur une base politique, souveraine, n’est pas identitaire, ethnique, religieuse ou linguistique. Le centre vital de cette dynamique politique est celui de la création de la loi, commune pour tous, sans distinction de race, de langue, de religion, de sexe ou tout autre particularisme identitaire, y compris régional. L’élaboration des règles contraignantes communes, sur le territoire français, se fait sur une base universelle. Ces règles sont valables pour tous. Cette configuration permet un processus démocratique, à savoir un processus de création de lois renforçant institutionnellement les classes dominées par rapport aux classes dominantes intérieures et extérieures.

La configuration de laïcité, d’unicité, d’indivisibilité et de souveraineté populaire sur une base territoriale et non identitaire, favorise par construction la concentration du débat politique sur le combat exploiteurs-exploités, et non pas sur les combats identitaires, de second ordre, toujours instrumentalisés par les exploiteurs. La loi s’impose en France aux deux classes antagonistes sur un territoire assez vaste pour permettre une autonomie par rapport aux autres formations politiques extérieures et aux classes dominantes intérieures comme étrangères. L’enjeu du pouvoir est donc réel et non pas symbolique. Les combats politiques qui se jouent au sein du territoire où s’exerce l’autorité suprême du peuple français, peuple politique et non particulariste ou catégoriel, peuvent donc concerner le principal, à savoir les choix de production, les modes de production, les échanges, les transferts de revenus, les services publics, etc.

 Les conséquences d’un morcellement du territoire

Si ce même territoire était morcelé sur des bases régionales ou identitaires, une telle clarté des enjeux et du conflit de classe serait impossible, pour deux raisons principales.

1.- D’abord, il y a une question d’échelle. Un territoire politique contemporain, avec nos économies monétaires basées sur la division du travail et tous les jeux d’interdépendance croisés que cela suppose, se doit d’avoir une dimension suffisante afin d’assurer un minimum d’autonomie à la souveraineté populaire s’exerçant sur ce territoire. Si ce dernier dépend entièrement de tout ce qui l’entoure au niveau économique, financier, budgétaire, commercial, militaire, agricole, etc., à quoi riment ses « décisions » politiques ? A déterminer des questions sociétales et la disposition des espaces verts ? Les décisions formellement souveraines n’ont alors d’autre choix que de se couler dans un moule qui leur échappe en totalité. Sur un territoire politique assez vaste, la puissance publique n’est pas une illusion. Le débat issu d’un processus démocratique peut alors porter sur la forme même du moule. La souveraineté n’est pas symbolique et captée par des forces exogènes à la communauté politique en question.

On pourrait certes nous opposer le contre-exemple islandais. Mais il n’échappe pas par miracle à ce problème d’échelle. Et d’autre part l’Islande a fortement réaffirmé sa souveraineté nationale, préservant son peuple de la domination financière européenne. Alors que les régions qui s’affirmeraient par le biais de l’Union européenne le feraient forcément hors souveraineté nationale, donc sans aucune aide institutionnelle, au contraire, pour contrebalancer cet indéniable problème d’échelle. Ce serait donc un facteur aggravant de dépendance institutionnelle et économique.

2.- Ensuite, puisque l’unité du regroupement politique se ferait sur une base étroitement identitaire, linguistique, ethnique, locale, les questions sociales primordiales, les conflits de classes seraient toujours noyées dans une union sacrée permanente contre les entités culturelles voisines, générateur par ailleurs d’une tension agonistique permanente. La menace de devenir le Liban et l’ex-Yougoslavie serait notre horizon permanent, en lieu et place de l’exemple de l’Equateur ou du Venezuela. Belle avancée démocratique !

 Quelle autonomie ?

Imaginons que l’Alsace obtienne une région « européenne » autonome dans une configuration fédéraliste. Quelle serait son degré réel, et non pas institutionnel, d’autonomie ? Ses « choix » économiques, sociaux, seraient absolument contraints par le poids de ses puissants voisins, par la domination des classes dominantes américaines et allemandes et celle de ses classes dominantes intérieures. Forces contre lesquelles ses classes populaires n’auraient aucun moyen de peser, puisque le combat politique au sein d’une Alsace « autonomisée » n’aurait aucune chance de déboucher sur des mesures ayant la capacité de se défaire des contraintes économiques, politiques et sociales exogènes à son territoire. Les citoyens alsaciens seraient alors, pour toujours, des mineurs politiques, des citoyens sous tutelle intérieure et extérieure, et sans aucun moyen institutionnel de s’en libérer jamais. Belle autonomie…

Et ce d’autant moins qu’elle aurait fait le choix mortel pour elle de passer par le vecteur de l’Union européenne qui est la négation de tout processus démocratique et l’imposition sans contre-pouvoir d’une politique économique néolibérale. Faire miroiter la verroterie identitaire, telle est la maigre carotte de la stratégie allemande et européenne pour imposer des choix anti-démocratiques et laisser jouer la loi du plus fort sans le contrepoids de la logique souveraine des États-nations sur base territoriale, symbolisée par la France. D’où l’importance stratégique de défaire ce modèle en attaquant ses parties qu’on juge fragiles. Aux Alsaciens de leur prouver qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils refusent d’être à tout jamais des citoyens mineurs et sous tutelle. Aux Français en général de refuser ce piège mortel pour la démocratie.

 Une souveraineté sur des bases territoriales et non identitaires

La base territoriale, et non ethnique, de la souveraineté populaire, est un très précieux atout de la République française. Ce facteur est politisant et pacificateur. Ce qui réunit le peuple français est le combat politique pour déterminer le contenu des règles contraignantes sur le territoire délimité par la puissance publique nationale. Le débat politique se fait donc sur les enjeux sociaux et non les questions identitaires.

Les Africains ont bien compris qu’il fallait maintenir les limites territoriales de leurs États, limites pourtant postcoloniales, qu’ils pourraient donc juger à bon droit odieuses autant qu’absurdes. Pourquoi alors les maintiennent-ils ? Mais parce s’ils redéfinissent leurs institutions territoriales sur des bases ethniques ou linguistiques, ç’en est fini de toute souveraineté politique et le conflit identitaire et territorial remplacerait à tout jamais le combat pour l’autonomie politique et le développement, qui sont leur vrai défi. Cette tension entre conflits ethniques et combat pour l’autonomie politique est chez eux primordiale.

Et en France, alors que nous disposons de cette unicité du peuple français sur des bases territoriales et non identitaire (d’où le grand flop du débat sur l’identité nationale de Sarkozy), indivisible, de l’égalité de la loi, le tout permettant une souveraineté réelle sur des bases politiques, favorisant donc structurellement le processus démocratique, il faudrait lâcher la proie pour l’ombre en se coulant dans le moule idéologique allemand et européiste ? Ce serait une erreur monumentale que de tomber dans ce piège grossier.

Ce moule idéologique tend à instaurer un empire anti-démocratique de « gouvernance » imposant l’ordo-libéralisme (l’État, en économie, doit s’imposer et légiférer mais uniquement afin d’imposer les conditions de concurrence et de marché que le marché lui-même est incapable d’assurer) et des unités politiques sur la seule base linguistique et en fait ethnique.

 La vraie démocratie locale

Le fait essentiel que la loi soit la même pour tous, et décidée par tous, en tant que peuple, corps politique collectif souverain, ne veut pas pour autant dire que son application administrative soit concentrée en un lieu unique, en France, à Paris. Il est tout à fait envisageable d’opérer une déconcentration administrative véritable, sur la base communale et départementale, donc prenant le contrepied de la décentralisation que nous avons connue, qui n’a non seulement pas fait avancer d’un poil la démocratie locale, mais qui l’a même fait significativement reculer. Il faudrait pour cela réaliser des mesures de responsabilité politique des élus et d’implication des électeurs locaux dans le processus de décision et non juste « consultés » dans des parodies de processus démocratique (la démocratie « participative »), aux antipodes donc de ce que nous avons connu. Mais c’est un autre débat.

 

 

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Les Alsaciens très favorables à la collectivité unique selon un premier sondage

Trois Alsaciens sur quatre envisagent de dire "oui" au référendum du 7 avril prochain sur la création d'une collectivité territoriale unique en Alsace, selon un premier sondage publié par les DNA, l'Alsace et France Bleu Alsace.

http://alsace.france3.fr/referendum-du-7-avri

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:12
Le nouveau pape est-il celui des pauvres ou celui de la dictature argentine d’extrême-droite ?
par histoire et societe

jeudi 14 mars 2013, par Comité Valmy


La fumée blanche s’est échappée à 18H05 GMT de la cheminée de la chapelle Sixtine au Vatican, signalant l’élection d’un nouveau pape par les 115 cardinaux électeurs pour succéder à Benoît XVI, un peu plus de 24 après l’ouverture du conclave mardi après-midi.

Ce que signifie l’élection du nouveau pape, le fait que l’Eglise a tenu compte du mouvement qui secoue l’Amérique latine mais est-ce pour se mettre en harmonie ou pour créer un contre-feu réactionnaire. Est-ce qu’on est en train de nous vendre une image d’une Eglise revenu à ses valeurs évangéliques ou on nous refait le coup de Jean Paul II élu pour enfinir avec le communisme ? La question mérite d’être posée, voici quelques éléments de réflexion… Cela dit pour avoir été à Cuba au moment du voyage de jean paul II , je crois qu’il y avait là deux hommes supérieurement intelligents et le pape comprit très vite ce que souhaitait lui faire comprendre Castro et les Cubains : à savoir qu’en Pologne, le socialisme avait été importé dans les tanks soviétiques mais qu’à Cuba c’était le peuple qui l’avait voulu et le défendait. Il est probable que tous les chefs d’Etat, y compris les plus révolutionnaires adresseront leurs voeux au pape et lui témoigneront la cordialité que Fidel Castro avait montré à Jean Paul II mais personne ne se fera d’illusion sur la nature de cette nomination.

Cela dit Jean Paul II s’était toujours opposé au communisme mais il avait aussi un passé de résistant au nazisme. Il semble qu’il n’en soit pas de même de ce pape qu’on accuse déjà d’avoir navigué dans les eaux troubles de la dictature argentine et des abominations qu’elle a commise dans le cadre du Plan Condor. Si Jean Paul II, qui eut comme bras armée dans cette mise au pas le cardinal Ratzinger mit au pas la théologie de la Libération de manière musclée, le nouveau pape paraît avoir été encore plus actif dans la lutte contre les forces progressistes. La reconquista voudrait-elle utiliser la mort de Chavez ? Le tout masqué par un concert médiatique sur le pape de la pauvreté.

L’espérance

On nous parle beaucoup du cardinal des pauvres, le choix du nom François, le saint François d’Assise est une autre indication. Il y a même les jésuites et quand on sait l’histoire de jésuites et de l’Amérique latine on est tenté de voir là encore une signe.

Les jésuites dans l’histoire avec l’étrange Etat du Paraguay. » Michelet est très sévère sur l’infantilisation des indiens mais l’expérience des Jésuites du Paraguay est une expérience a bien des égards socialiste et qui vallait mieux que la plupart des traitements infligés aux indiens. Aucun rapport avec l’abominable dictature qui toujours au Paraguay , quelques siècles après, en liaison ave celle du Chili et de l’aregentine, de nombreux catholiques furent exécutés comme des syndicalistes, des communistes…

Il y a encore face au Plan le rôle de certains jésuites parfois proches de la théologie de la libération… Mais il furentt mis au pas par Jean paul II associé au cardinal Ratzinguer qui n’y alla pas de main morte dans l’installation de nouveaux prélats parfois proches de le dictatature . Mais comme nous ignorons tout cela et le fait que la lutte contre la théologie de la Libération exigea la soumission du clergé d’Amérique latine et fut pleine de mansuétude pour ceux qui avait servi les dictateurs tortionnaires. L’opération fut menée au nom de la lutte contre la pauvreté. Bref tout cela assorti d’une réputation du nouveau pape comme homme simple prenant le métro…Il y a pauvreté et pauvreté :On pense bien sûr à Monseigneur Helder Camara, celui qui disait «  »Je nourris un pauvre et l’on me dit que je suis un saint. Je demande pourquoi le pauvre n’a pas de quoi se nourrir et l’on me traite de communiste ».Encore un qui fut mis au pas par Jean Paul II dont la férule était le cardinal Ratzinger qui lui imposa un sucesseur dans « la ligne » et l’on associa la traque des sympathisants révolutionnaires avec la nomination de gens prêts à les combattre. Où les chercher sinon dans l’entourage des anciens dictateurs ? Le conclave qui a nommé le nouveau pape est issu de cette épuration. D’où ma question, qu’est-ce qui est recherché en utilisant la mort de Chavez ?

Oui mais il y a l’abominable dictature argentine, ses tortures, ses meurtres, disparitions et rapts d’enfants

Oui mais car il y a un mais et tout laisse à penser qu’en fait l’Eglise se rend compte de la montée en puissance des forces progressistes sur ce continent et qu’elle intronise un homme dont elle veut promouvoir une image qui malheureusement est contredite par la réalité, voici en effet ce qu’on pouvait lire récemment dans la mesure où les avocats des victimes avaient souhaité que monsieugneur Bergloglio soit cité au procès de l’enlèvement des enfants par les gens de la dictature.

Voici ce qu’écrivait récemment le site Golias relayé par mediapart : De ce fait ce cardinal qui aurait été le premier Pape d’Amérique latine est aujourd’hui compromis de façon définitive par des révélations concernant son passé lors des dictatures militaires. De sorte qu’une élection à la papauté devient très improbable. A moins que le Sacré Collège ne souhaite que le prochain pontificat ne commence très mal…Ce qui après les remous médiatiques de celui serait du plus mauvais effet.

Au travers d’un livre récent « El Jesuita – Conversaciones con el cardenal Jorge Bergoglio » de Sergio Rubin e Francesca Ambrogetti, le cardinal Bergoglio a sans doute tenté de redorer son blason et de contester les sérieuses accusations qui pèsent contre lui quant à sa conduite alors qu’il était provincial de la Compagnie de Jésus en 1973 et 1979. Suite aux accusations de deux prêtres Orlando Yorio et Francisco Jalics qu’il aurait remis aux autorités militaires. La défense de Bergoglio semble empruntée. di Jalics.

Selon sa propre version, Bergoglio aurait conseillé à ces deux prêtres, religieux jésuites comme lui au demeurant ( !) de « faire très attention » en raison de leur réputation de subvertir l’ordre social. C’est à dire qu’il aurait cherché à les protéger de la police dictatoriale qui ne pouvait que les poursuivre suite à leur engagement parmi les pauvres des bidonvilles de Bajo Flores. Toujours selon sa propre version, alors provincial de la Compagnie, il aurait proposé à Yorio et Jalics de venir vivre tranquillement et discrètement dans la maison Provinciale (ce qui voulait dire au passage abandonner leur mission auprès des plus pauvres).

voici des prêtres et des religieuses disparus pendant la dictature en argentine. ce sont prêtres et des religieuses qui étaient avec les pauvres, qui travaillaient dans les quartiers défavorisés. bergoglio a fait partie de ceux qui ont fait le nécessaire pour qu’ils soient enlevés et assassinés. et maintenant s’affiche lui même comme celui qui était près des pauvres…. … Afficher la suite

prêtres disparus et torturés durant la dictature

N’écoutant que leur courage, Yorio et Jalics persévérèrent dans leur ministère. Ils furent finalement enlevés, comme on pouvait s’y attendre.Selon Bergoglio, il aurait alors cherché à obtenir leur libération. Et à les protéger.

Cette version n’est cependant pas la seule ! Et n’est pas celle de nombreux témoins, ni celle des intéressés.

Sans oser les accuser en face, Bergoglio se faisait volontiers et perfidemment l’interprète des accusations d’autres prêtres et d’évêques. Qui démentaient quant à eux les avoir émises. Un jour, le père Bergoglio (il n’avait pas encore coiffé la mitre) recommanda aux deux religieux turbulents de s’adresser à l’évêque de Moron, Mgr Miguel Raspanti. Leur affirmant qu’ils pourraient trouver refuge dans le diocèse de ce dernier. Or, en réalité, il écrivit lui-même une lettre à Raspanti terriblement négative à l’endroit des deux religieux ! L’art du double jeu en somme. Le brave Raspanti chercha pourtant à protéger et à cacher les deux prêtres. C’est Bergoglio qui l’en aurait alors dissuadé. Ce sont les calomnies répétés par Bergoglio qui empêchèrent aussi aux deux religieux d’être accueillis dans le diocèse de Buenos Aires ou d’être incardinés à Santa Fe.

Après leur libération, Yorio se rendit à Rome o๠le jésuite colombien Candido Gavina, très bien informé, lui apprit, de source autorisée (l’ambassadeur argentin près le Saint-Siège) que les forces armées avaient arrêté ces deux religieux suite à la plainte de leurs supérieurs religieux qui les présentaient comme des guérilleros. L’Ambassadeur argentin confirma même cette information par écrit !

En ce qui concerne Jalics, il se réfugia par la suite aux Etats Unis. Bergoglio s’opposa à son retour en Argentine ! Et il le fit savoir aux évêques argentins susceptibles d’accueillir le religieux dans leur diocèse. Qui plus est, il alla même jusqu’à conseiller à Anselmo Orcoyen, le directeur national du culte catholique, de refuser la demande de passeport avancée par Jalics ! Un document existe à cet égard.

Bergoglio se défend en disant que ces méchantes affirmations visent à discréditer sa candidature comme papabile. Pour noyer son chien il faudrait l’accuser de la rage ! En fait, quelle que soit l’intention ce sont les faits qui parlent. Et très clairement. Dans une biographie très documenté du cardinal, avec des preuves à l’appui, Horacio Verbitsky en a établi la véracité.

Sans doute, lors du dernier Conclave o๠il avait ses chances d’être élu, Bergoglio incarnait-il une ligne plus ouverte que celle de Ratzinger. Avec le hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga et le brésilien Hummes. En comparaison du cardinal de l’opus dei, Mgr Juan Luis Cipriani Thorne, il est vrai qu’il n’est pas difficile d’incarner l’ouverture parmi les papabili d’Amérique. Aujourd’hui c’est l’archevêque de Sao Paulo, le cardinal Pedro Odilo Scherer qui peut faird figure d’étoile montante. Bergoglio est semble-t-il définitivement grillé. Quant à Rodriguez Maradiaga, son soutien au putsch droitier dans son pays fait qu’il est plus difficile de le considérer comme un papabile « de gauche », ou du moins social.

Ceux qui misèrent jadis sur Bergoglio, présenté un peu rapidement comme un nouveau Luciani parce qu’il prenait les transports en commun et vivait simplement, habillé comme un prêtre de base et non comme un prince de l’à‰glise avaient oublié que provincial des jésuites il combattait la ligne Arrupe. D’ouverture. Et qu’il dà »t une promotion épiscopale à cinquante ans largement écoulés, inattendue, au soutien amical du cardinal Antonio Quarracino, son prédécesseur à Buenos Aires. Un ultra-conservateur.

Voici le nouveau pape avec son ami le tortionnaire Videla

14 mars 2013

par histoireetsociete

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3305

 

 

 

Jorge Bergoglio n'est pas le pape des pauvres

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1403-ersatz-pape.jpg

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Le nouveau pape a l'image d'un homme proche des pauvres et tiers-mondiste. C'est une illusion pour ce journaliste de Página 12, qui revient sur son rôle trouble dans l'affaire des enfants volés.
Parmi les centaines de courriels que j’ai reçus, j’en ai retenu un : "Je n’en crois pas mes yeux. Je suis si angoissée et furieuse que les bras m’en tombent. Il est arrivé à ses fins. C’est la personne idéale pour cacher la corruption morale, un expert ès cachotteries." Le message est signé de Graciela Yorio, la sœur du prêtre Orlando Yorio, qui a dénoncé Jorge Mario Bergoglio comme le responsable de son enlèvement et des actes de torture qu’il a subis pendant cinq mois en 1976. Orlando est décédé en 2000 en imaginant le cauchemar qui s’est réalisé le 13 mars.

Il n’a jamais eu connaissance de la déclaration de Jorge Mario Bergoglio devant le tribunal oral fédéral n°5, où il a affirmé n’avoir appris que récemment l’existence de jeunes enfants kidnappés, après la fin de la dictature. [Un plan systématique de vols de bébés d'opposants politiques avait été mis en place entre 1976 et 1983. Les mères étaient assassinées et les enfants adoptés sous une fausse identité.] Pourtant, le tribunal oral fédéral n°6 a reçu des documents qui révèlent que dès 1979, Jorge Mario Bergoglio était au courant et qu’il est intervenu dans au moins un cas.

Lors du procès de l’ESMA [le plus grand centre de torture de la dictature], Jorge Bergoglio [alors président de la conférence épiscopale de Buenos Aires] a déclaré par écrit, concernant l’enlèvement d’Orlando Yorio et de Francisco Jalics, que ses archives ne renfermaient aucun document sur les enlèvements et disparitions. Cependant, son successeur a envoyé à la juge une copie d’un texte attestant de la réunion entre le dictateur Jorge Videla et les évêques Raúl Primatesta, Juan Aramburu et Vicente Zazpe, lors de laquelle ils se sont demandé s’il fallait ou non avouer l’assassinat des disparus. Dans son ouvrage Iglesia y dictadura [Eglise et dictature], Emilio Mignone l'a cité comme le parangon des "bergers qui ont livré leurs brebis à l’ennemi sans les défendre ni les sauver".

Un jésuite qui se fera appeler François

Je ne suis pas certain que Jorge Mario Bergoglio ait été élu pour cacher la corruption morale qui a rendu Joseph Ratzinger impuissant. Ce qui est certain, toutefois, c’est que le nouvel évêque de Rome sera un ersatz : un succédané de mauvaise qualité, comme l’eau mêlée de farine que les mères nécessiteuses donnent à leurs enfants pour tromper la faim. Le théologien brésilien de la libération Leonardo Boff avait l’espoir que serait élu Sean O’Malley, franciscain aux origines irlandaises à la tête du diocèse de Boston. "Il s’agit d’une personne très proche des pauvres car il a longtemps travaillé en Amérique latine et dans les Caraïbes, toujours avec les pauvres. Cela montre qu’il peut être un pape différent, annonciateur d’une nouvelle tradition", avait écrit l’ancien prêtre.

Finalement, le souverain pontife ne sera pas un véritable franciscain, mais un jésuite qui se fera appeler François, comme le pauvre d’Assise. Effrayée, une amie argentine m’écrit de Berlin que pour les Allemands qui ne connaissent pas son histoire, le nouveau pape est tiers-mondiste. Légère erreur.
Sa biographie est celle d’un populiste conservateur, comme l’ont été Pie XII et Jean-Paul II : inflexibles sur les questions doctrinaires, mais ouverts sur le monde et en particulier les populations défavorisées. Lorsqu’il célébrera sa première messe dans une rue du quartier Trastevere ou dans la gare Termini à Rome et qu’il évoquera les personnes exploitées et prostituées par les puissants de ce monde qui ferment leur cœur au Christ ; lorsque les journalistes qui sont ses amis raconteront qu’il a pris le métro ou le bus ; lorsque les fidèles écouteront ses homélies récitées avec des gestes dignes d’un acteur et dans lesquelles il mêlera paraboles bibliques et parler simple du peuple, alors certains exalteront le renouveau tant espéré de l’Eglise.

Apostropher les profiteurs et prêcher la docilité aux opprimés

Au cours des 15 années passées à la tête de l’archevêché de Buenos Aires, il a fait tout cela et bien plus. Pourtant, dans le même temps, il a aussi tenté d’unir l’opposition contre le premier gouvernement qui ait - depuis longtemps - adopté une politique favorable aux couches populaires, un gouvernement qu’il a accusé d’être crispé et belliqueux car pour y parvenir, il a fallu lutter avec lesdits puissants mentionnés dans son discours. 

Maintenant, il va pouvoir continuer sa mission, mais à une toute autre échelle, ce qui ne signifie pas qu’il oubliera l’Argentine.
Si Eugenio Pacelli (Pie XII) a reçu des fonds des services de renseignement américains pour soutenir la démocratie chrétienne et faire obstacle à la victoire des communistes pendant les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, et si Karol Wojtyła (Jean-Paul II) a été le premier à lutter pour la chute du mur de Berlin, le pape argentin pourra en faire autant à l’échelle latino-américaine. Son passé de militant au sein de la Garde de fer [une organisation de la jeunesse péroniste], ainsi que le discours populiste qu’il n’a pas oublié, tout cela le rend apte à discuter l’orientation de cette politique, pour apostropher les profiteurs et prêcher la docilité aux opprimés.

* Horacio Verbitsky a consacré en 2005 un livre aux liens entre l'Eglise et le centre de torture de la ESMA : El Silencio : de Paulo VI a Bergoglio : las relaciones secretas de la Iglesia con la ESMA [Le Silence : de Paul VI à Bergoglio : les relations secrètes de l'Eglise avec l'ESMA].

http://www.wikistrike.com/article-jorge-bergoglio-n-est-pas-le-pape-des-pauvres-116196210.html 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 16:02
Mère Teresa: le mythe crucifié d'une sainte?

Une étude de chercheurs québécois écorne gravement la légende de la religieuse albanaise décédée en 1997 et béatifiée en 2003. Néanmoins, les accusations manquent singulièrement de preuves.

Par Michel Alberganti | publié le 03/03/2013 à 2h41, mis à jour le 04/03/2013 à 18h42
 

Un artiste travaille sur une statue de Mère Teresa pour le 101e anniversaire de sa naissance. REUTERS.

S'agit-il de la fin d'un mythe ou d'une étude à charge manquant singulièrement de substance? Ce qui est probable, c'est que le travail de trois chercheurs québécois suscitera quelque émoi chez les fervents admirateurs de Mère Teresa. Cette icone de la religion catholique, prix Nobel de la paix en 1979, béatifiée en 2003 par le pape Jean-Paul II, est même devenue une expression synonyme de générosité, abnégation, altruisme et charité. Suprême consécration.

L'étude dirigée par Serge Larivée, avec Geneviève Chenard du département de psychoéducation de l'université de Montréal et Carole Sénéchal de l'université d'Ottawa, intitulée «Les côtés ténébreux de Mère Teresa» a été publiée en ligne le 15 janvier et doit paraître dans le numéro de mars de la revue Studies in Religion / Sciences Religieuses.

 

Certains blogs titrent déjà: «Mère Teresa: tout sauf une sainte». Le journal indien anglophone The Times of India parle quant à lui d'une étude controversée, avant d'en rendre compte sans remettre en cause ses arguments.

Motivés par la curiosité

Les chercheurs canadiens se sont intéressés au cas de Mère Teresa en travaillant sur l'altruisme lors de la préparation d'un séminaire sur l'éthique. Ils sont alors tombé sur la description «extatique» de l'histoire de cette religieuse d'origine albanaise, née Anjezë Gonxhe Bojaxhiu en 1910 à Skopje, actuelle capitale de la Macédoine, et arrivée à Calcutta en 1929. La réputation de sainte vivante de la fondatrice, en 1950, de la congrégation des missionnaires de la Charité, «a piqué notre curiosité et nous a poussé à approfondir nos recherches», explique Serge Larivée.

Pour cela, les trois scientifiques ont rassemblé 502 documents sur la vie et l'oeuvre de Mère Teresa. Après avoir éliminé 195 doublons, ils ont analysé 287 documents représentant 96% de la littérature existante. Avec quelques surprises qui relativisent, pour le moins, la réputation de la petite soeur des pauvres. Leurs découvertes rejoignent certaines critiques déjà formulées à l'encontre de Mère Teresa et en débusquent d'autres.

1. Le culte de la douleur

Les chercheurs notent que la religieuse avait ouvert 517 missions dans plus de 100 pays au moment de sa mort, le 5 septembre 1997 (Wikipédia en dénombre 610 dans 123 pays...). Ces missions sont décrites par des médecins qui ont visité plusieurs «Maisons pour les mourants» à Calcutta.

Les deux tiers des personnes s'y rendant espèrent y trouver un médecin pour les soigner tandis que l'autre tiers gît en se mourant sans recevoir de soins appropriés. Les visiteurs notent également un manque d'hygiène, une mauvaise nourriture et une absence de traitement de la douleur.

 

Les chercheurs canadiens estiment que cette situation ne provient pas d'un manque de moyens financiers, car la Fondation créée par Mère Teresa a levé des centaines de millions de dollars. Il s'agirait en fait d'une conception particulière de la souffrance et de la mort.

«Il y a quelque chose de beau dans le fait de voir le pauvre accepter son sort et souffrir comme le Christ pendant sa Passion. Le monde gagne beaucoup de leur souffrance», aurait répondu Mère Teresa à une critique sur ce point, d'après le journaliste Christopher Hitchens, chroniqueur de Slate.com disparu en 2012 et militant notoire contre la religion, qui se définissait comme antithéiste.

Les chercheurs canadiens notent que Mère Teresa a pourtant demandé des soins palliatifs, qu'elle a reçus dans un hôpital américain moderne. Elle a effectivement été soignée dans un hôpital de La Jolla, en Californie, en janvier 1992. Mais elle est morte d'une attaque cardiaque dans ses locaux de Calcutta...

2. Relations politiques et finances douteuses 

Les chercheurs canadiens jugent que Mère Teresa était plus généreuse en prières qu'en argent. Lors de nombreuses inondations en Inde ou à la suite de la catastrophe de Bhopal, elle aurait offert de nombreuses prières et des médaillons de la Vierge Marie mais pas d'aide financière directe. Les scientifiques relèvent que, par ailleurs, elle n'a pas eu de scrupules à recevoir la Légion d'honneur et une subvention du dictateur d'Haïti Jean-Claude Duvalier en 1981.

Des millions de dollars auraient aussi été transférés sur les différents comptes bancaires, dont certains secrets, des missionnaires de la Charité (MCO). «Etant donné la gestion parcimonieuse de Mère Teresa, on peut se demander où les millions de dollars destinés aux plus pauvres des pauvres sont partis», s'interroge Serge Larivée. La question est bonne. Mais une réponse des chercheurs aurait été encore meilleure...

3. Un plan médiatique pour la sainteté

Forts de leur analyse critique, les chercheurs se sont demandé comment Mère Teresa est parvenue à se construire une image de sainteté et de bonté infinie.

D'après eux, la rencontre avec Malcolm Muggeridge, un journaliste militant anti-avortement de la BBC, lors d'une visite à Londres en 1968, a joué un rôle crucial. Elle aurait alors découvert le pouvoir des médias de masse.

En 1969, le journaliste catholique réalise un film élogieux sur Mère Teresa intitulé Something Beautiful for God en lui attribuant «le premier miracle photographique». Le journaliste avait constaté que les scènes filmées à l'intérieur d'une «Maison pour les mourants» avec une pellicule prévue pour les tournages en extérieur baignaient dans une belle et douce lumière malgré le très faible éclairage provenant de petites fenêtres. Il en avait alors déduit l'enregistrement du premier authentique miracle de la photographie.

Les chercheurs canadiens indiquent que le phénomène aurait dû être attribué à la nouvelle pellicule commercialisée par Kodak. Dont acte...

Ils soulignent qu'après ce film, Mère Teresa a parcouru le monde et reçu de nombreux prix. Lors de son discours pendant la cérémonie de remise du Prix Nobel, au sujet des femmes bosniaques violées par les Serbes et réclamant un avortement, elle a déclaré:

«Je ressens que le plus grand destructeur de la paix est l'avortement, parce qu'il s'agit d'une guerre directe, un meurtre direct par la mère elle-même.»

Après la mort de Mère Teresa, le Vatican décida de ne pas attendre le délai de cinq ans prévu avant l'ouverture de la procédure de béatification. Le miracle qui lui était attribué était d'avoir soigné une femme, Monica Besra, qui souffrait de douleurs abdominales aigües. La femme témoigna qu'elle a avait été guérie grâce à un médaillon béni par Mère Teresa et placé sur son ventre.

Les médecins, eux, ont déclaré avoir soigné avec des médicaments le kyste des ovaires et la tuberculose de leur patiente. Cela n'empêcha pas le Vatican d'entériner le miracle.

La popularité de Mère Teresa l'avait rendue «intouchable» au point qu'on la considérait déjà comme une sainte. «Quoi de mieux qu'une béatification suivie d'une canonisation de cet emblème pour revitaliser une Eglise et inspirer la foi, surtout à un moment où les églises sont vides et où l'autorité romane décline?», s'interrogent Serge Larivée et ses collègues.

Un exemple stimulant pour l'action humanitaire

Les chercheurs terminent leur étude de façon assez surprenante. Ils considèrent en effet que, malgré la façon douteuse de Mère Teresa de prendre soin des malades en glorifiant leurs souffrances au lieu de les soulager, le mythe de la sainte a eu un effet positif:

«Si son image extraordinaire véhiculée dans l'imaginaire collectif a encouragé les initiatives humanitaires qui se sont sincèrement engagées envers ceux qui sont broyés par la pauvreté, nous ne pouvons que nous réjouir. Il est probable qu'elle a inspiré de nombreux travailleurs de l'humanitaire dont les actions ont véritablement soulagé les souffrances des plus démunis et agi sur les causes de la pauvreté et de la solitude sans que les médias ne chantent leurs louanges. Néanmoins, la couverture médiatique de Mère Teresa aurait pu être plus rigoureuse.»

Au final, la destruction du mythe, largement créé par les médias selon les chercheurs, s'appuie essentiellement sur la révélation... des croyances religieuses de Mère Teresa. Et de sa relation personnelle tourmentée avec la douleur et la foi.

Que sa conception de la charité puisse être contestée n'est guère surprenant. Ce qui l'est, en revanche, c'est le réquisitoire des chercheurs canadiens, qui ne s'appuie que sur une analyse des documents disponibles. La gravité des accusations qu'ils portent sur un personnage aussi emblématique aurait mérité d'être étayée par une véritable enquête.

Quelles sommes d'argent l'organisation de Mère Térésa a-t-elle effectivement collectées? Comment a-t-elle utilisé ces fonds? Où se trouvent les comptes bancaires secrets? Outre les médecins cités, quels témoignages confirment ses méthodes vis à vis de la douleur? Quel a été l'effet de la médiatisation de Mère Teresa sur la collecte de fonds alimentant ses centaines de missions? Autant de questions auxquelles il est sans doute difficile de répondre. Mais lorsque l'on prétend détruire un mythe, le seul recours à la bibliographie apparaît comme une méthode bien légère.

M.A.

Article actualisé le 4 mars 2013 à 18h40: une première version identifiait de manière incorrecte le Times of India comme un journal anglais, et non anglophone.


 

http://www.slate.fr/life/68971/mere-teresa-le-mythe-crucifie-dune-sainte

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 15:48

 

Point de vue intéressant, mais attention ! L'auteur soutient la messe traditionnelle... (eva R-sistons)

 

Pourquoi le pape François s'annonce comme un cauchemar catholique

Il s'agit sans doute du pire choix possible, pour tous ceux qui voient dans la nouvelle liturgie une atteinte à la profondeur théologique et à la beauté rituelle de la messe tridentine. Le point de vue d'un traditionaliste liturgique.

Le pape François, le 14 mars 2013. REUTERS/Alessandro Bianchi

- Le pape François, le 14 mars 2013. REUTERS/Alessandro Bianchi -

Il y a deux manières d'envisager l'élection du pape François. Son nom est emprunté au célèbre saint François d'Assise qui dévoua sa vie au Christ après avoir entendu un crucifix lui ordonner: «Rebâtis mon église en ruines». Ce nom, associé aux rumeurs voulant que le cardinal ait impressionné ses camarades lors du pré-conclave par sa volonté de nettoyer la Curie, pourrait présager des réformes.

Son nom peut aussi renvoyer au jésuite saint François-Xavier, missionnaire et évangéliste exemplaire. Le cardinal Bergoglio est connu pour être un homme simple et modeste, évitant les fastes des plus hautes fonctions ecclésiastiques. Jusqu'à présent, il vivait dans un petit appartement et se faisait lui-même à manger. En Argentine, il voulait que les prêtres n'abandonnent pas totalement leurs paroisses et leurs sacrements au profit du militantisme politique révolutionnaire, quand la théologie de la libération connaissait son apogée.

Mais on pourrait aussi voir dans ce pontificat naissant l'énième épisode d'une série désastreuse de nouveautés au sein de l’Eglise catholique.

Une figure de transition?

Il s'agit du premier pape latino-américain, du premier à s'appeler François, et aussi du premier jésuite à devenir pape. Il s'inscrit donc dans cette ère, nouvelle pour l’Eglise et vieille de 50 ans, marquée par plusieurs expérimentations bien malencontreuses: un concile œcuménique et «pastoral» avec Vatican II, une nouvelle liturgie synthétique et vernaculaire, la révision en hâte des règles régissant quasiment tous les ordres du clergé, la théâtralité de Jean Paul II et son «usine à saints», sans oublier la démission surprise de Benoît XVI.

Ici, le pontificat de Benoît XVI, qui voulait mettre l'accent sur la «continuité», semble bien davantage relever de l'exception que de la règle, dans un temps de changements aussi radicaux que spectaculaires –qui, comme nous le savons, sont souvent les signes avant-coureurs d'un effondrement.

Le pape François ne sera sans doute qu'une figure de transition, peu susceptible d'engager une profonde réforme au sommet de l’Eglise.

Sa vision théologique, traditionnelle ou moderne, n'est pas son atout le plus évident. Il y a huit ans, lors de son accession à la papauté, Benoît XVI n'avait que deux ans de plus que lui. Ses liens avec l'Italie sont solides, mais sa connaissance des arcanes du Vatican bien médiocre.

Une lecture a priori discutable de cette élection serait de la voir comme la victoire totale des ennemis de Benoît XVI. Le concurrent d'un pape est rarement consacré comme son successeur. Et le choix de Bergoglio n'aurait pas pu se faire sans le soutien des Italiens de la Curie, associé à la résistance du bloc sud-américain. En Italie, les théories du complot vont déjà bon train: si Benoît XVI a démissionné, c'est que la Curie aurait voulu saper ses réformes. Et cette élection ne fera que renforcer ce genre de rumeurs. Ce vieux pape, qui ne connaît pas grand-chose du fonctionnement de la Curie et de ses officiers, sera encore plus facile à ignorer que le précédent.

Déjà des accrocs dans la tradition liturgique

Et ce manque d'expérience se double d'une passivité certaine face aux membres de son propre diocèse. Comment croire que Buenos Aires ait été épargnée par la corruption et la pourriture morale que l'on retrouve dans tout le clergé catholique? Ou, plus probable, s'agit-il d'un énième cardinal qui a préféré regarder ailleurs et ne pas se confronter aux éléments les plus «dépravés» de l’Eglise, au risque de mettre de nombreux enfants, voire la cause catholique, en danger?

La prétention et la calomnie sont certes des péchés, mais les catholiques devraient se préparer au pire: le nouveau coup de projecteur porté sur son règne pourrait révéler des scandales et des cas de négligence.

Les traditionalistes liturgiques (dont je fais partie) ne peuvent qu'être abattus par cette élection –il s'agit sans doute du pire choix possible, pour tous ceux qui voient dans la nouvelle liturgie une atteinte à la profondeur théologique et à la beauté rituelle de la messe tridentine.

La libération de la messe traditionnelle en latin, voulue par Benoît XVI, et les révisions faites à la nouvelle messe vernaculaire, n'ont absolument pas été appliquées dans le propre diocèse du cardinal Bergoglio. Et, déjà, quelques petits accrocs dans la tradition liturgique opérés lors de l'annonce de son élection pourraient aussi annoncer un pontificat à la Jean Paul II, fait d'indiscipline et de tâtonnements; un reproche tacite fait à Benoît XVI.

Bien sûr, la papauté nous a déjà surpris par le passé. La tradition catholique veut que la papauté ait été érigée par un homme médiocre, saint Pierre, décrit un jour comme «un pantin, un vaniteux, un pleutre – en un mot, un homme».

Aujourd'hui, le pape François est un homme à la tête d'une Eglise paralysée par un clergé immoral, des évêques irréfléchis et une vie intellectuelle et spirituelle moribonde. Espérons que Dieu lui vienne en aide.

 

Michael Brendan Dougherty

Traduit par Peggy Sastre

 

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Un pape pour détruire la révolution en Amérique Latine

 

 

Le nouveau pape, l'Argentin Jorge Mario Bergoglio, a dénoncé les prêtres progressistes à la dictature militaire Agentine, entre 1976 et 1983. Il est aujourd'hui considéré comme une opposition solide face au couple Kirchner qui "dirige" l'Argentine. Couple qui a refusé le remboursement des trois quarts des 100 milliards de dollars de dette extérieure :
 
 
Rappel : l'élection en 1978 du cardinal polonais qui deviendra Jean-Paul II intervient deux ans avant les grèves des chantiers navals de Gdansk en Pologne, déclenchées le 14 août 1980, et qui furent un déclencheur essentiel de la destruction de l'URSS et des pays de l'Est. Certes, à l'Est, il s'agissait seulement de pseudo-communisme, mais qui était de toute façon bien mieux pour les gens que le capitalisme qui l'a remplacé :
 
 
Et ce pape nous arrive juste après la mort du révolutionnaire castriste Hugo Chavez du Venezuela, assassiné par la CIA à l'aide d'un cancer induit.
 
Chavez a-t-il en fait été assassiné par les Amerloques ?
 
 
Tous les dirigeants progressistes d'Amérique Latine ont eu un cancer ! :
 
 
    Bien à vous,
    do
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