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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 04:26

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Valérie Trierweiler en furie contre le patron de Match: "Journal de merde!"

La rumeur courrait depuis quelques temps et l'édition du Canard Enchaîné de ce jour semble bien le confirmer: il y a de l'eau dans le gaz entre Valérie Trierweiler et le patron de Paris Match, Olivier Royant. On savait en effet que les rapports entre la Première Dame et son employeur n'étaient pas emprunts d'une grande affection. Jusqu'à le dernier incident en date, que relate l'hebdomadaire satirique.

En cause la dernière couverture de Match, illustrée d'une photo du couple présidentiel. "Parenthèse amoureuse ", titre l'hebdo d'Olivier Royant, qui publie une série de photos de François Hollande et de Valérie Trierweiler marchant, bras-dessus, bras-dessous dans les allées du jardin du Luxembourg.

A en croire Le Canard, bien informé, cet article, que la compagne de François Hollande a découvert le 7 février, sans en avoir été informée, a déclenché un bel esclandre. " Je viens de découvrir ton journal de merde! Et ses photos de merde!", aurait tonné Trierweiler, laissant un message au vitriol sur la boite vocale de son directeur.

Et l'hebdomadaire d'ajouter que l'auteur de ce fameux article sacrilège, Mariana Grépinet, s'est vu " blacklisté " par la Première Dame, lors du récent voyage de François Hollande, en Inde, qu'elle n'a pas pu du coup " couvrir " pour son journal.

Cet épisode, toute en éruptions, va indiscutablement laisser des traces. D'autant que ce n'est pas le premier accroc, loin s'en faut. Les relations entre Olivier Royant et l'intéressée n'ont cessé de se dégrader au fil des mois, malgré les efforts du premier.

Se pose en vérité toute la question, récurrente, de l'ambigüité du statut hybride de Valérie Trierweiler. A vouloir conserver à tous prix un strapontin à Paris Match, cette dernière en est venue à oublier que son statut de Première Dame devenait difficilement compatible avec la ligne éditoriale d'un journal, dont l'Elysée et son locataire sont une matière première.

Il est normal en effet (...)

 

Lire la suite sur lexpress.fr

 

Voyez comme elle est aimée !

 

suite ici :

 

http://fr.news.yahoo.com/val%C3%A9rie-trierweiler-furie-contre-patron-match-journal-merde-124700123.html

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 04:20
Le Qatar, fer de lance de la diplomatie étasunienne, et la France plurielle
Léon Camus

dimanche 15 janvier 2012, par Comité Valmy


Le Qatar qézaco 1 ?

Unique pays wahhabite hors l’Arabie saoudite, l’émirat qatari est une péninsule de 11 437 Km2 soit un peu plus que la Corse, indépendant depuis 1971, peuplé d’un million et demi d’habitants dont seuls 200 000 sont des qataris de souche ! Pétrole et gaz naturel y abondant (3e producteur mondial), le revenu par tête de pipe y est l’un des plus élevés au monde, nul ne payant d’impôts, tous disposent de transports et d’un système de santé gratuits… aucun Qatari - parce que riche avant de naître - ne se voit donc contraint de travailler pour gagner son pain à la sueur de son front, la main d’œuvre servile s’en charge.

Une pétro-monarchie absolue [dirigée depuis 1995 par l’émir (commandeur) Hamad bin Khalifa al-Thani, lequel a déposé son père en profitant de son séjour en Suisse, ce dernier ayant au préalable évincé son cousin en fév. 1972] sans parti politique et moins encore sans l’esquisse d’une once de symbole démocratique, les révolutions arabes n’ont apparemment en rien affecté le pouvoir… même s’il existe de tout évidence des contre-pouvoirs actifs dans la péninsule comme semble l’indiquer un coup d’État avorté en juillet 2009. Un pays où les quatre cinquième de la population n’étant pas des nationaux, les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, arabe pourraient quelque jour avoir la velléité de réclamer les droits élémentaires dont elles se voient privées aujourd’hui.

Al-Jazira - La Péninsule.

Fort d’une réserve de 700 mds de $ en fonds souverain, l’émirat à eu l’astuce géniale de se doter en 1996 d’un prodigieux outil d’influence international avec la CNN du Monde arabe, al-Jazira la bien nommée puisque son nom signifie l’île… chaîne de télévision d’information en continu - anglo et arabophone - al-Jezira est sans contestation possible le canal satellite le plus influent du monde musulman. Il n’en demeure pas moins qu’al-Jazira couvre tous les pays sauf un… le Qatar !

Mais le temps est désormais révolu où les Yanks faisaient bombarder et assassiner ses journalistes 2, depuis tout est rentré dans l’ordre du Meilleur des Mondes Globaux, et comme WikiLeaks nous le confirme, al-Jezira s’est opportunément placé sous la bannière étoilée et gratifiante de la diplomatie armée nord-américaine… ce qui ne l’empêche nullement de relayer les communiqués d’Al-Qaïda, assurant par ce biais à la nébuleuse terroriste un canal de communication hors pair. L’Émir à ce propos, en janvier 2010, admettait benoîtement devant le Conseil de coopération du Golfe, que l’outil politique al-Jezira lui était utile à se ménager les bonne grâces de l’organisation takfiriste ! Mais al-Qaïda et la CIA, n’est-ce pas du pareil au même 3 ?

Quand le « Printemps arabe » se déclenche, le Qatar dispose ainsi de tous les atouts pour y jouer un rôle déterminant : une chaîne satellitaire suivie par 50 millions de téléspectateurs, des soutes pleines à craquer de pétrodollars et des liens étroits avec les futurs dirigeants islamistes durs qui vont s’imposer à l’issue de processus démocratiques destinés à donner le change.

Al-Jazira est basée, à Doha, la capitale du Qatar. C’est également le Qatar qui a « hébergé » le CentCom, le commandement opérationnel américain ayant supervisé l’invasion de l’Irak en mars 2003.

Tête de pont et fer de lance de la diplomatie armée nord-américaine.

En vertu d’accords de défense signés en juin 1992, nous trouvons à une quarantaine de Km de Doha, el-Oudeid, principale base aérienne des É-U dans la région sur laquelle se trouve prépositionnés quelque 120 chasseurs bombardiers F-16 et divers autres aéronefs de combat. L’armée américaine dispose là d’une formidable capacité de « projection » sur l’ensemble du Proche-Orient, le Bassin de la Mer Caspienne et l’Asie centrale… C’est à partir d’El Oudeid que les É-U ont, en mars 2003, bombardé l’Irak. Le Qatar est donc, à ce titre et de toute évidence, un État de première ligne dans la stratégie de conquête et suprématie holistique conduite depuis 1991 par les ÉUA 4.

Une politique fourre-tout d’influence tous azimuts...

« L’émir n’est pas un grand démocrate, mais il a été parmi les premiers [dans le monde arabe] à comprendre qu’il fallait aller dans le sens de l’histoire ». Anonymous !

Alors Doha s’efforce, avec l’aide assidue du Département d’État, de mener un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps simultanément. En février 2010, le Qatar signe un pacte de défense avec la Syrie et l’Iran et se fait le tour operator avec le président syrien Bachar el-Assad - contre lequel l’Émirat conspire activement à l’heure et militairement parlant - de la visite triomphale que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad fera au Liban en juil. 2010… L’émir s’est quant à lui rendu en Israël lors d’une visite discrète la même année, en mars selon Wikileaks. En ce qui regarde les transferts de fonds au profit des organisations djihadistes [New-York Times « Follow the Money » 8 déc.2010] et de tous les islamistes, des plus modérés aux plus radicaux, tel le parti tunisien islamiste Ennahda en la personne de son chef Rached Ghannouchi, le Qatar ferait preuve de beaucoup de laisser-aller, laisser-faire, pour ne pas parler d’une bienveillante indulgence... « Ici je puis défendre ma cause sans contrainte… Le Qatar m’assure une liberté d’action et une large couverture médiatique internationale » dira le fondateur du FIS algérien, Abassi Madani, réfugié à Doha depuis 2003 et souvent reçu au palais. Qui ne doute d’ailleurs que l’Algérie à bout de souffle, ne perde rien pour attendre ?!

Égypte, Tunisie, Libye, Syrie... un rôle central dans les révolutions arabes.

Lors de la révolution de palais de 1995, les gardes du corps égyptiens qui assuraient la protection rapprochée de l’émir déchu s’étaient vilainement battus jusqu’au bout. Al-Thani s’est alors convaincu qu’ils avaient suivi des ordres pris au Caire… Hosni Moubarak sera par conséquent la première cible de l’Émirat à l’heure des révoltes arabes. De son côté, le Raïs égyptien Moubarak n’appréciait guère que le Qatar multiplie les missions de bons offices au Liban ou au Soudan, sa chasse gardée diplomatique. Dès les premières émeutes populaires au Caire, al-Jazira prend fait et cause pour la foule. Au fait des méthodes et techniques éprouvées empruntées aux journalistes occidentaux, les correspondants d’al-Jezira gonflent outrageusement le nombre des manifestants et la violence de la répression, suscitant un surcroît de colère et de révolte dans les opinions publiques arabes par le truchement de son auditorat… Le prédicateur islamiste, vedette de la chaîne, l’Égyptien Youssef al-Qaradawi, exilé à Doha depuis cinq décennies, animateur de l’émission à très large audience « La Charia et la Vie » excite alors les foules à bouter dehors le « Pharaon » ... La messe est dite !

Passons rapidement sur la Tunisie. Une chose est certaine : le financement d’Ennahda, nouveau parti islamiste au pouvoir par le Qatar est un secret de Polichinelle. Le 2 janvier dernier, Rached Ghannouchi son chef -qui se déplace considérablement sans excepter les États-Unis of course -et apporte un soutien sans réserve à la noble cause du Conseil national syrien - était à nouveau reçu au Qatar appelé à lui fournir les moyens nécessaires pour « que la Tunisie nouvelle puisse devenir un exemple en matière de progrès et de démocratie authentique sur la base des valeurs de l’Islam et de ses enseignements ». Pourquoi pas, mais que ce message soit envoyé depuis le Qatar, bastion du radicalisme wahhabite, laisse quand même songeur, pour ne pas dire pantois !

Pour ce qui est le Libye, le cas est exemplaire. Selon le Figaro 6 novembre 2011, Doha aurait engagé 5000 commandos des Forces spéciales qataries sur le front libyen ! Il ne s’est donc pas agi d’un soulèvement populaire, voire d’une cruelle guerre civile, mais bien – comme tout le laissait supposer - d’une intervention armée extérieure et d’une guerre sans uniforme ! « Chargées d’épauler les rebelles, les troupes de Doha se sont d’abord déployées à Tobrouk puis ensuite à l’ouest dans le djebel Nefoussa, où le chef d’état-major qatarien, le général Hamad ben Ali al-Attyiah s’est rendu à plusieurs reprises ». La participation du Qatar au cours de l’intervention menée contre la Jamahiriya libyenne, aura été ainsi particulièrement plus conséquente qu’avouée et ne se sera pas limitée au soutien logistique et aérien revendiqué de prime abord… l’émirat ayant mis quand même à disposition de l’Otan huit Mirage 2000 sur les douze qu’ils possèdent ! Mais les guerres modernes ne sont-elles pas avant toute chose, voire essentiellement, des guerres du mensonge, ne serait-ce que par omission ?

D’après d’autres sources [27-12-2011 Le Nouvel Observateur] : « Les Qatariens sont arrivés avec des valises remplies d’argent, ce qui leur permit de retourner des tribus », ajoutons de recapitaliser les groupes et factions djihadistes [notamment les surgeons du Groupe islamique combattant en Libye - GIGL] en sommeil depuis leur répression par Kadhafi il y a une petite dizaine d’années, mais dont certains éléments libérés en 2008 on joué un rôle central dans la chute de la Jamahiriya, tel Abdelhakim Belhaj, chef de troupes de chocs qui firent tomber Tripoli, puis commandant militaire de la capitale libyenne avant de partir – selon toute vraisemblance 5.

Dans un entretien accordé à la chaîne panarabe Al Arabiya, le président démissionnaire du bureau exécutif du Conseil national de transition libyen, Mahmoud Jibril, avait corroboré que les pétrodollars qataris avaient servi à alimenter « les rivalités et les motifs de désaccords existant entre les rebelles et les divers courants gérant l’après Kadhafi, dans le but explicite de diviser et de monter les uns contre les autres les frères libyens » 6. Au total ce sont 400 millions de $ qui auraient été versés par l’émirat. Quand on aime, on ne compte pas !

Pour ne pas conclure sur le très sanieux chapitre libyen, il s’agit de garder en mémoire que les Qataris ont largement favorisé, approvisionné et abondé les groupes islamistes 7. Dans le Djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, les Moukhabarat, les services spéciaux qataris en liaison directe avec leur Cheikh, ont présidé à la distribution très sélective des missiles antichars généreusement offerts par la France. Ce n’est pas moins de neuf cargaisons qui furent ainsi réparties au seul profit des combattants islamistes. Une partie des armes devait par la suite s’évanouir dans la nature en complément des « 10 000 missiles sol-air » engloutis dans les sables libyens selon l’amiral Giampaolo Di Paola, chef du Comité militaire de l’Otan assurant la coordination entre les différents états-majors opérationnels en Libye.

Or, à présent, c’est le Qatar - qui sait apparemment à merveille tirer les marrons du feu - qui a pris le relais de l’Otan sur le sol libyen, en assurant la suite des opérations puisque contrairement à ce que n’en dit pas la grande presse, la situation y est encore loin d’être complètement stabilisée… État de fait qui confirme indirectement le rôle central que le Qatar a occupé dans le déroulement des opérations d’une guerre qui n’a jamais dit son nom 8 !

Désormais, il sera parfaitement loisible de voir dans le Qatar un « acteur majeur » de la scène orientale et plus encore, à travers les liens politiques et économiques tissés avec la France, un protagoniste de l’espace euroméditerranéen. « Un cas unique ! Nous avons assisté à la naissance d’une puissance régionale de la taille d’une tête d’épingle » s’était exclamé le chantre belliciste Bernard-Henri Lévy… et même une « puissance internationale » faudrait-il ajouter en tant que - ultima ratio - bras armé du Pentagone et agitateur au service du Département d’État dans les banlieues du Tiers-Monde hexagonal.

Reste qu’il est parfaitement cocasse – et pas uniquement pour les esprits chagrins – de voir une monarchie réellement absolue, animée par un puritanisme religieux fanatique, œuvrer au triomphe de la démocratie… ou de ce que l’on nomme tel !

Le PSG, les banlieues, l’émir et le Sarkoland.

Depuis quelques années Washington s’immisce insidieusement, sournoisement mais sûrement dans les affaires intérieures françaises, notamment celles de nos périphéries et autres « banlieues », sous couvert de nous donner des leçons de démocratie plurielle et en accusant aimablement les Frenchies d’être d’infâmes « réacs » pratiquant d’odieuses exclusions à l’égard du sel de la terre… C’est ce modèle made in America qu’entendent aujourd’hui appliquer également les Qataris bien décidés à déverser les millions par brassées sur nos gentils discriminés sous le regard attendri des supporteurs du PSG. Le Qatar, micro État et vibrion polymorphe, a en effet racheté la majorité du capital du PSG tout en intervenant militairement aux côtés de l’Otan pour démocratiser la Libye, et bientôt la Syrie – c’est-à-dire l’offrir aux islamistes radicaux - et en se faisant désigner dans la foulée, contre monnaie sonnante et trébuchante il va de soi, comme organisateur en 2022 de la Coupe du monde de football !

Des banlieues « céfrans » choyées et convoitées.

Le Qatar a depuis longtemps emboîté le pas aux Yanks en matière d’ingérence dans les affaires intérieures hexagonales : son ambassadeur n’a-t-il pas annoncé en décembre la création d’un fonds d’investissement de 50 millions € en vu de financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues de France ? Dix élus périurbains - cinq hommes, cinq femmes, parité oblige – ont de la sorte été invités au Qatar où ils ont été reçus à l’instar de chefs d’État (futurs peut-être) par l’émir Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani dans le but officiel d’établir des partenariats économiques entre l’émirat et les quartiers populaires où des entrepreneurs se disent « victimes de discrimination et bloqués » 9.

Le Qatar en France : un État dans l’État et le généreux financier de nos politiques.

Une question se pose crûment : les fonds souverains qataris sont-ils en passe d’acheter la France en pièces détachées à l’instar de ces organisations sionistes qui s’implantèrent en Palestine - pour finir par y créer un État, pour l’heure toujours sans frontières ! - en rachetant morceau par morceau, des terres, des lopins, des domaines, des champs et des maisons à qui voulaient leur vendre ?

Commençons par l’achat en gros et en détail de notre classe politique. Des faits et ils sont évocateurs ! Nos politiques sont tous autant qu’ils sont, de modernes jet-setteurs passant le plus clair de leurs temps dans les avions pour aller se dorer la pilule qui à Marrakech, qui en Tunisie (Alliot-Marie), qui en Égypte (Juppé) et ne parlons pas de notre agité-du-bocal ! En vrac parmi les habitués de l’émirat : Villepin, Delanoë, Douste-Blazy, Dati, Royal, Amara, Guéant, Debré, Larcher, Védrine, Mitterrand, Morin, Chevènement, Baudis, Lang 10. Pas un qui manque à l’appel !

Trois semaines après son élection, en 2007, le premier chef d’État arabe reçu à l’Élysée est l’émir al-Thani. Celui-ci, le 14 juillet suivant, assistait au défilé de nos troupes au côté du président de la République. Lorsque M. Sarkozy occupait la place Beauvau, il avait eu à connaître de la formation des forces de sécurité qataries, d’où des contacts privilégiés… Ce serait par ailleurs le Qatar qui serait intervenu de façon décisive dans la libération en août 2009 du libyen al-Megrahi, l’un des auteurs présumés de l’attentat de Lockerbie, puis surtout, en juillet 2007, dans celle des infirmières bulgares détenues en Libye ; pourtant, curieusement, ce furent Cécilia Sarkozy et son mari qui en récoltèrent tous les lauriers.

De la même mauvaise manière quand le président français - en bonne compagnie : celle du Premier ministre britannique David Cameron et du plumitif Bernard-Henri Lévy alors promu Ministre bis des Affaires étrangères et de la Guerre - paradent à Tripoli le 14 septembre, après la mort ignominieuse - pour les vainqueurs – du Raïs déchu, le grand allié qatari est exclu du triomphe… Et il en concevra un ressentiment durable à l’égard du chef de l’État français 11. Précisons que le Qatar joua un rôle discret, pour ne pas dire occulté - mais essentiel car unique dans le monde arabe - dans la destruction libératoire de la Lybie assortie de ses 150 000 morts « humanitaires », lesquels auront évité, il est vrai, par leur sacrifice « un véritable bain de sang » 12 ! Il en sera vraisemblablement de même, lorsque les nouveaux Alliés anglo-franco-turco-quataris en auront fini avec la Syrie, mais la démocratie est à ce prix et l’on ne peut faire d’omelette sans casser des œufs, n’est-ce pas ?

Pour revenir à la noria de personnalités françaises qui vont chercher quelque fraîcheur à l’ombres des méga buildings et palmiers qataris, réservons une mention spéciale aux membres ou ex membres du gouvernement : Claude Guéant missi dominici de M. Sarkozy, Fadela Amara et Rachida Dati qui, lorsque cette dernière était encore Garde des sceaux, se rendait deux ou trois fois par mois à Doha ! Il est vrai, ceci expliquant cela, que sa sœur est ou était l’une des proches collaboratrices du procureur général du Qatar… On comprend mieux ainsi les bâillements de la susdite sur les travées du Parlement européen de Strasbourg et ses savoureux fourchages de langue dus évidemment aux décalages horaires ! Chirac président effectua neuf visites officielles dans l’émirat, un client avantageux et assidu du cabinet de conseil de l’ancien Premier ministre Villepin dont les déplacements se font apparemment sur les avions personnels de l’émir !

On jugera également du poids de l’émirat dans la vie politique française, sachant qu’à partir de 2008 il s’est vu octroyer des privilèges fiscaux tout à fait exorbitants - par la grâce des votes de la Chambre et du Sénat – afin de faciliter ses investissements dans notre belle République bananière 13. Ainsi les investissements immobiliers qataris ne sont pas imposables sur les plus-values et ses ressortissants en France ne sont pas astreints à l’ISF durant les cinq premières années de résidence. Notons que le groupe d’amitié France/Qatar ne compte pas moins de 49 députés à l’Assemblée nationale... en contrepartie Doha a passé avec Paris des accords pour la formation de ses marins et de ses policiers, ce pourquoi le Qatar devrait voir la création d’annexes de certaines de nos grandes Écoles telles HEC, Saint-Cyr ou l’École nationale de la magistrature… mais de là à dire que le palais de Élysée et celui de Doha seraient cul et chemise, subsiste un pas que nous ne saurions franchir !

Quant aux liens économiques…

Les entreprises françaises sont comme de bien entendu représentées en force dans l’émirat, au premier rang desquelles Total, GDF-Suez (5,8%), EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… Reste que le Qatar en tant que détenteur d’un prodigieux fonds souverain – la Qatar Investment Authority - dont les avoirs tournent autour de 700 milliards de dollars, s’intéresse de près à nos secteurs stratégiques : par exemple le groupe d’industries de défense et de presse Lagardère (7,6 %), Veolia (5%), de Suez Environnement (1%), Vinci (5,8%), ou la compagnie maritime d’affrètement CMA CGM, et plus encore à Areva et au nucléaire. Fin 2010, ce n’est qu’in extremis que fut bloquée par le gouvernement – et non par la présidence évidemment - l’entrée du Qatar dans le capital du groupe nucléaire français. Un activisme boursier et des offres d’achat représentatifs de l’agressivité et du volontarisme des mercenaires de l’ingénierie financière qui conseillent la famille régnante du Qatar ou œuvrent au service de ses hommes d’affaires.

Un cas intéressant : l’immobilier et le patrimoine.

L’immobilier donne également une assez bonne mesure de l’influence et des ambitions qatarie en Hexagonie : l’émir possède personnellement à Marnes-la-Coquette, dans les Hauts-de-Seine, une résidence couvrant 4.000 m2 ainsi que l’hôtel d’Évreux, place Vendôme, assorti des deux autres hôtels particuliers y attenant. Quant au fonds souverain émirati, il s’est octroyé à Paris plusieurs grands hôtels tels le Royal Monceau... ou encore le Majestic de Cannes.

Plus emblématique encore, le cas de l’Hôtel Lambert, fleuron du patrimoine parisien du XVIIe siècle sis à la pointe est de l’île Saint-Louis, acquis en 2007 des mains des héritiers de Guy de Rothschild par le propre frère de l’émir et dont les travaux de « restauration » (lire aménagement façon pétromonarchique) ont fait beaucoup de bruit, et pour cause. Des travaux considérables et illégaux qui ont suscité une polémique, or pour l’étouffer, Christine Albanel ministre de la Culture (dont le digne prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon, faisait accrocher en sept. 2008 un homard rouge géant à Versailles au plafond de la Salle des batailles), s’est à l’époque bien gardée de saisir la Commission nationale des monuments historiques mais avait créé de toutes pièces un Comité scientifique ad hoc… Passez muscade !

2012 l’année du Qatar en France ?

D’un côté l’émirat comble de bonheur des supporteurs du PSG en recrutant joueurs et entraîneur à prix d’or, de l’autre, il offre à Arnaud Lagardère une magnifique assurance-vie en devenant le premier actionnaire de l’empire familial (7,6 %) ! Quant à la chaîne qatari al-Jazira, celle-ci vient d’acquérir la majeure partie des droits de retransmission de la Ligue des champions de 2012 à 2015, soit quatre lots sur cinq relatifs aux droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. 14

Amorcé en 2006, le rachat du PSG par Qatar Sports Investments, a conclu au final quinze ans de rapprochement et d’intrication d’intérêts politiques et économiques entre la France et le Qatar 15. À l’origine, Jacques Chirac avait eu l’habileté – ou un pragmatisme en béton teinté d’un franc mépris pour l’état de droit en général - d’avoir été en 1995 le premier chef d’État a reconnaître officiellement l’émir al-Thani qui venait justement de pousser dehors son propre père parce que jugé inapte à la gestion de son micro et richissime royaume… Quant à Nicolas Sarkozy, il a pour sa part, en quelque sorte, assuré la continuité du service public – certes d’abord au profit du despotisme sportif - en se démenant pour faire aboutir la reprise du club par l’émirat. Chantal Jouanno, alors ministre des Sports, avait failli payer cher et se faire virer pour avoir déclaré publiquement - la folle - qu’elle eût préféré des investisseurs français !

Pour compléter le tout, Doha a obtenu – à coup de dessous de tables ! - l’organisation de la Coupe du Monde 2022. Le recrutement de Zinedine Zidane – il aurait reçu dit-on entre un et dix millions €… ce que l’intéressé s’est bien gardé de contredire - en tant qu’ambassadeur d’un pays n’ayant jamais organisé un tournoi international de ce type et de cette envergure, aura été aussi un maître coup en matière de communication. Au demeurant, le Royaume-Uni et l’Allemagne auront contesté une décision - pourtant rationnelle selon les critères en vigueur de nos jours : la loi d’airain du pognon - et demandé de façon assez peu réaliste que le choix en faveur de Doha soit réexaminé… Qui vivra verra !

Notons que l’intérêt du Qatar pour le « foot » déborde largement la Coupe du monde, l’acquisition du PSG et d’une brochettes de joueurs peoplisés et dorés sur tranche parce que mieux payés que les plus super traders de salle de marchés… Ainsi les clubs de football européens deviennent des proies qui tombent les unes après les autres : Malaga en Espagne et le FC Barcelone, maintenant le Paris Saint-Germain avons-nous dit, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy - comme par hasard – est, ou est supposé être, un fervent supporteur.

Alors, le PSG, les banlieues, l’Émir et le Sarkoland ?!

Que recherche le Qatar en France ? L’analyse de sa stratégie d’influence reste à faire, à commencer par comprendre quels sont les effets directs et indirects que recherche le Qatar par le biais d’un tel activisme ? Activisme d’ailleurs irréductible à une simple compulsion frénétique… Au fond le Qatar n’est-il pas une sorte de chancre se nourrissant des chairs mortes qui l’entourent ? Au demeurant force est de constater que la présence et l’influence du Qatar en France grandissent de façon démesurée. L’annonce d’un fonds d’investissement au profit exclusif des banlieues, « oubliées et délaissées », intervient quelques jours à peine après l’acquisition par le Qatar, via la chaîne al-Jazira Sport, de quatre des cinq lots des droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. Il se répète enfin, et de façon particulièrement insistante, que l’Élysée n’aurait pas ménagé ses efforts – comme si cela constituait une priorité dans la conjoncture actuelle ! - pour convaincre l’émir de donner au PSG les moyens de ses nouvelles ambitions. Mais en contrepartie de quoi ?

Washington en terrain conquis : politique d’ingérence et d’influence !

Les banlieues françaises sont aujourd’hui des cibles prioritaires de l’influence culturelle américaine… au vu au su de tous et sans que nul ne songe à s’en offusquer, bien au contraire. Le Japon, l’Inde et la Chine se partagent à vil prix les dépouilles de notre ex empire industriel, la Grande Amérique quant à elle, nous passe sur le ventre et guigne les faveurs de nos banlieues musulmanes. Tout cela est cependant en parfaite cohérence avec la vague de pouvoirs islamistes militants qui s’installent inexorablement sur le pourtour méditerranéen avec la bénédiction ou l’aide de Washington et de son bras armé qatari.

Depuis le printemps 2008 l’Administration américaine envoie, par le truchement de sa représentation diplomatique à Paris, ses chasseurs de talentsrecruter des Young leadersou leur équivalent dans les banlieues françaises, mais dorénavant non plus parmi les futures élites autochtones. Des actions dites d’influence culturelle qui sont largement montées en puissance avec l’arrivée à Paris d’un nouvel ambassadeur en août 2009 16.

Dès 2008 les Américains s’intéressent en effet à nos banlieues et surtout à leurs responsables musulmans : des séjours dans l’Amérique de Bush et d’Obama, son digne successeur, sont organisés au profit d’associatifs qui en reviennent conquis. Une opération de séduction qui vise aussi ceux qui sont entrés dans notre paysage existentiel sous la dénomination de « Jeunes », éléments phares de nos cités, entrepreneurs intrépides et capitalistes naturels qui prospèrent dans l’économie noire et les trafics illicites ( ?) de drogues réputées douces. Des lycéens et des collégiens du 9-3 ont été à ce titre généreusement invités à dîner par l’ambassadeur d’alors, Craig Robert Stapleton et son épouse dans l’imposant hôtel particulier du Faubourg-Saint-Honoré abritant l’ambassade des ÉUA.

Le maire communiste de Vénissieux, banlieue lyonnaise, André Gérin se déclarait encore à cette époque « curieux de connaître la posture du gouvernement français et du président de la République sur ces actions. Un problème se pose d’un point de vue de l’autorité de nos institutions et de l’indépendance de la France vis-à-vis des États-Unis ». Une bonne question restée depuis sans réponse et c’est bien là que le bât blesse.

En mars 2008 un colloque « Médias et nouvelles générations urbaines : exclusion ou intégration ? » organisé en partenariat avec l’ambassade américaine et le groupe de média américain Trace, nous apportait quelques éléments de réponses en illustrant la collusion sans équivoque entre le Département d’État et nos institutionnels : y figuraient entre autres, Jean-Louis Missika (vice président de Free et ancien haut fonctionnaire du Secrétariat général du gouvernement), Robert Namias (président de l’information de TF1) et Philippe Tassi (directeur général de Médiamétrie), et Claude Grunitzky, Français d’origine togolaise habitant à New York, fondateur de la chaîne de culture urbaine Trace TV et auteur de « Transculturalismes » ayant fait carrière sur la promotion des métissages urbains… « Les États-Unis [disait-il] savent que le rêve américain est bien présent dans les consciences collectives [des banlieues] et veulent l’entretenir… Les évènements à l’ambassade rue du Faubourg-Saint-Honoré sont fréquents où sont invitées des personnalités culturelles, souvent Africaines, issues de l’immigration, qui s’expriment sur les États-Unis » !

À présent, merci au décrié Wikileaks 17 qui a rendu public un rapport du 19 janvier 2010 destiné à Mme Clinton, Secrétariat d’État américain et rédigé par l’actuel ambassadeur des É-U en France, Charles Rivkin, sous le titre évocateur « Embassy Paris. Minority engagement strategy - Stratégie d’engagement envers les minorités » dont le chapitre 4 se propose de « lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse[des banlieues] ». En substance : « l’Ambassade de Paris met en œuvre une stratégie d’approche des Minorités notamment musulmane… Notre objectif est de mobiliser la population française à tous les niveaux afin d’amplifier les efforts de la France pour réaliser ses propres idéaux égalitaires, ce qui par suite fera progresser les intérêts nationaux américains. Alors que la France est à juste titre fière de son rôle moteur dans la conception des idéaux démocratiques et dans la promotion des droits de l’homme et de l’État de droit, les institutions françaises ne se sont pas montrées elles-mêmes assez souples pour s’adapter à une démographie de plus en plus hétérodoxe ».

Le 2 avril 2010, Charles Rivkin 18 en déplacement à Bondy à la rencontre des jeunes de banlieue, leur déclarait solennellement « Chez moi, c’est différent. Tu peux être africain, indien, mais tu es avant tout américain. […] J’aime parler avec tous les Français. Je sais, et je suis sûr, que le prochain leader français est en banlieue ». On appréciera (diversement) la prétention – voire l’arrogance – américaine à nous donner des leçons de savoir-vivre républicain. Mais cela vient de loin, les GI’s débarqués sur les côtes normandes, quand ils ne lutinaient pas les french girls après avoir carbonisé les villages au phosphore, jetaient nos camembert car ceux-ci entraient, à leur grand dégoût dans la catégorie du « putride » !

« Rééduquer, réinformer le public français me semble être la tâche la plus fondamentale aussi bien que la plus urgente pour la politique démocratique américaine en France, et dans ce domaine presque rien d’efficace n’a encore été fait ». Ainsi donc s’exprimait Sydney Hook, membre fondateur en 1950 à Paris du Congrès pour la Liberté de la Culture l’un des faux-nez de la CIA, dans le rapport de 1949 « Report on the International Day of Resistance to Dictatorship and War » ! L’Amérique ne nous avait pas seulement envahis, selon sa propre terminologie qui n’a jamais mentionné une quelconque « libération », elle entendait en outre nous « rééduquer »… elle y est d’ailleurs presque parvenu vu l’actuelle atonie de la France populaire.

Bref, l’immixtion dans la nos affaires et nos zones périurbaines ainsi que le but clairement affiché d’y découvrir les prochains Obama « rebeu », est impressionnant pour qui n’est pas totalement aveuglé en raison d’une contemplation trop assidue et addictive du cyclope télévisuel. Plus précisément, il s’agit d’un exercice inédit de soft power - autrement dit une opération minutieusement planifiée, suivie et évaluée de manipulation des minorités ethno-confessionnelles - qui ne saurait se développer sans la complicité active, ou la veulerie, de nos dirigeants et des oppositions compradores.

Autre temps, autres mœurs. Autrefois chasser en plein jour en terre étrangère eut été difficilement imaginable et même dangereux : un État étranger court-circuitant les institutions d’un pays pour venir recruter sans intermédiaire ses agents d’influence, incroyable et jamais vu mais aujourd’hui banal - notre siècle n’est-il pas celui de tous les miracles ? - dans un pays lobotomisé, alcoolisé au Vingt Heure et apparemment – ce qu’à Dieu ne plaise - en état de quasi mort cérébrale.

Notes

(1) Locution du pays d’Oc « Qu’es aquò ? « Qu’est-ce ? »

(2) Wiki. Les locaux de la chaîne sont bombardés par les Etats-Unis à deux reprises : une première fois en Afghanistan, la seconde fois en Irak. Un journaliste, Tarik Ayyoub, trouve la mort à Bagdad sous les bombes libératirce. Le Daily Mirror annonce le 22 nov. 2005 à la Une que le président G.W. Bush avait eu l’intention de faire la source mère dans ses locaux de Doha ce à quoi se serait opposé le Premier ministre anglais Tony Blair. En déc. 2001, un autre journaliste de la chaîne de nationalité soudanaise, est arrêté en Afghanistan et emprisonné à partir de juin 2002 à Guantanamo, il sera libéré six ans plus tard en juillet 2008 sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui.

(3) Donald Rumsfeld, Secrétaire à la Défense sous George Walker Bush, s’était fait remarquer à ce propos en saluant « la parfaite et excellente coopération entre le Qatar et les É-U dans la guerre contre le terrorisme » !

(4) Le Qatar hébergeait également le « CentCom », à savoir le commandement opérationnel ayant supervisé l’invasion de l’Irak. Quant au nombre de militaires américains stationnés au Qatar, ils seraient plus de 10 000 hommes, dont 5 000 présents sur la base d’el-Oudeid !

(5) cf. Réseau Voltaire - combattre avec l’Armée syrienne Libre contre le nationalisme arabe et laïc de Syrie

(6) 18-11-2011 Alger. Le Temps « Mahmoud Jibril accuse le Qatar d’alimenter la zizanie »

(7) A commencer par ceux d’Abdelhakim Belhaj, d’Ismael Salabi, la Katiba des Martyrs d’Abu Salim, dirigée par Abu Sofiane Qumu, un ancien de Guantanamo ou encore la Katiba Obaida Ibn Jarrah, soupçonné d’avoir assassiné, le 27 juillet 2011, le général Abdul Younes. Cf. Ibid. NouvelObs

(8) Slate Afrique 07/12/2011

(9) Le Point.fr - Publié le 09/12/2011

(10) On lira l’article très fouillé - mais cependant muet sur certains points cruciaux - auquel nous avons emprunté une grande partie des matériaux utilisés ici : « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) ». Eric Leser 6 juin 2011. Slate.fr

(11) 27-12-2011 Le Nouvel Observateur

(12) Alain Juppé 22 mars et 16 sept. 2011 Le Point.fr

(13) http://www.bladi.net/forum/183275-france-accorde-exoneration-dimpots-avoirs-qatar/

(14) Ibid. Slate juin 2011 « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) »

(15) « PSG-Qatar » Le Nouvel Observateur 5 août 2011

(16) le Parisien 21 avril et 22 Avril 2008 Marianne 2 « Banlieues : OPA américaine sur les beurs et les blacks »

(17) 27 fév. 2011

(18) Jeudi 16 septembre 2010- Gestion des Risques Interculturels

Source : http://www.geopolintel.fr/article445.html#nb10

samedi 14 janvier 2012

 

Sur ce site,

 

 

  • 21 février 2013, par Comité Valmy
    Ce serait pour des « raisons humanitaires » que le conseil de l’union européenne du 02/09/2011 ajoutait M. Farés Chehabi, citoyen syrien et Président de la chambre de commerce et d’industrie d’Alep, à la liste des personnes et entités dont il a décidé de geler tous les fonds et ressources économiques, parce que « responsables de la répression violente exercée contre la population civile en Syrie… » [1][2]. Il était classé dans la catégorie : « Apporte un soutien économique au régime syrien » !
    Le plus (...)

  • 21 février 2013, par Comité Valmy
    Le FMI et l’aveu de François Hollande sur la croissance
    Jacques Sapir
    20 février 2013
    Alors que le Président François Hollande vient, enfin, d’admettre que la croissance sera bien plus faible que prévue, on peut s’interroger sur la confiance qu’ont mise dans les modèles économétriques, et en particulier le modèle développé par INSEE sous le nom de « Mésange » (ici), les principaux dirigeants de notre pays. La publication d’un document co-signé par Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, et Daniel (...)


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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 23:58

 

Samedi 16 février 2013

 

Le nouveau président de la banque du Vatican est un allemand qui construit des navires de guerre

 

 

Ernst-von-Freyberg.jpgL'Allemand Ernst von Freyberg, un avocat membre de l'Ordre de Malte, a été nommé vendredi à la tête de l'IOR (l'Institut pour les affaires religieuses), la banque du Vatican, privée de président depuis le limogeage d'Ettore Gotti Tedeschi en mai 2012, a annoncé le porte-parole du Saint-Siège. Le Belge Bernard De Corte, pressenti jeudi comme nouveau président, intègre le Conseil de surveillance, indique la presse italienne.

La décision a été prise par la Commission cardinalice de surveillance de l'IOR à l'issue d'une "profonde évaluation et d'une série d'entretiens qui ont duré plusieurs mois", selon un communiqué. Elle a reçu "l'assentiment du pape", qui vit ses derniers jours à la tête de l'Eglise catholique, avant sa démission historique le 28 février. Au cours d'une conférence de presse, le père Federico Lombardi a précisé qu'il y avait "40 candidats".

Le quotidien italien "Il Corriere della Sera" avait annoncé jeudi que le Belge Bernard De Corte, ancien président de la société d'investissement Brederode, avait été choisi comme nouveau président. Il entre finalement au Conseil de surveillance de l'institution vaticane, selon la presse italienne.

L'IOR est un point névralgique des tensions qui agitent le Saint-Siège à propos de sa transparence, notamment financière. Il a été le théâtre au cours de son histoire de plusieurs scandales retentissants, le plus grave impliquant en 1982 la loge maçonnique illégale (P2), la CIA et la mafia.

Son patrimoine est évalué à environ 5 milliards d'euros et ses clients sont les prêtres, religieuses, conférences épiscopales, fondations et ministères répartis dans le monde entier.

Source

 

Quand le Vatican construit des navires de guerre

 

 

L'opération est simple. Il suffit d'allumer votre ordinateur, de vous rendre sur Google et de taper "Blohm + Voss", le nom de la compagnie basée à Hambourg, et détenue par Ernst von Freyberg, le nouveau chef de l'IOR.

 Là, vous êtes en face d’un récapitulatif des navires de guerre.

Eh oui, Blohm + Voss , ne produit pas que des navires de croisière, mais également des cuirassés. De plus, l'entreprise ne s’en cache vraiment pas.

Lu sur la page d'accueil du site: « Blohm + Voss Meko est basé sur une technologie qui offre une souplesse exceptionnelle à un haut degré de modularité, tant dans les méthodes de construction que de personnalisation du système de combat. Notre expertise de base comprend des frégates, des corvettes, des navires polyvalents, ainsi que des navires auxiliaire ».

Bien sûr, le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a minimisé l’embarrassante nouvelle: « Seule l’ingénierie est dirigée par le nouveau président de l'IOR.»

Il n’empêche qu’ils construisent des navires de guerre…

 

Maria Sachetti pour WikiStrike


 

Réflexions: L'allemagne met la main sur le stock d'or du Vatican

Nous travaillons sur le sujet, plus d'infos très bientôt... 

 

L'IOR qui est la banque du Vatican est accusée (par les autres financiers) depuis quelques années d'absence de transparence.. 

 

Depuis le début de l'année 2013  où elle a été interdite de toute transaction monétique (tous les moyens de paiement électroniques lui ont été retirés, en particulier cartes bancaires), et la démission forcée de Tedeschi en Mai 2012. elle est dirigée par... la Deutsche Bank . 

 

Comment un Etat Souverain comme le Vatican peut-il se retrouver sous tutelle ainsi ?

Question 

Comment oser donner la supervision de la banque du Vatican à la Banque la moins transparente d'Europe ? (http://fipcarolinep.xooit.fr/t13-Deutsche-Bank-Un-gros-besoin-de-transparence.htm)

 

L'année dernière le torchon brulait entre JP Morgan et le Vatican et vous remontez plus loin, vous vous rendrez compte que ça brule depuis 2006 : la faillite de l'Ambrosiano (banque italienne) , où l'on retrouve curieusement Clearstream dont la maison mère est Deutsche Boerse, et dont on ne connait toujours pas les actionnaires. 

http://www.wikistrike.com/article-question-quelle-union-bancaire-europeenne-et-qui-supervise-111492143.html

Un article plus complet à venir.

 

Caro pour WikiStrike

 

Il y avait un allemand de trop au Vatican, le départ de Benoït XVI était donc nécessaire pour que l'Allemagne puisse rester loin de tout soupçon....


 

A propos de l'or du Vatican 

 

 

Il se pourrait aussi que le plus important stock d’or physique au monde soit l’or du Vatican.

 

Depuis presque 2000 ans, l’Eglise a thésaurisé l’or obtenu par les guerres et les conquêtes faites au nom de Dieu. Au cours des siècles, les gens ont déposé de vastes quantités d’or dans les paniers de quête chaque dimanche.

 

L’or du Vatican est un secret bien gardé mais je crois qu’il pourrait être la plus grande collection de l’histoire si l’on tient compte de l’or utilisé dans les œuvres d’art, les croix, petits objets, pièces de monnaie et calices dont l’Eglise est propriétaire.

 

Le Vatican aime le secret et l’intimité et le pouvoir, et je vous garantis qu’on y connait la vraie valeur de l’or.

 

Source

 

.

 

Le départ de Benoit XVI :
La mort de l’Eglise Catholique ?


Avic
Lundi 18 Février 2013


Le départ de Benoit XVI : La mort de l’Eglise Catholique
Le 28 Février prochain, le pape Benoit XVI, quitte sa charge. Il l’a annoncé de manière solennelle le 11 Février dernier, invoquant des raisons en rapport avec son âge et sa capacité à exercer pleinement son ministère. Il aurait pu très bien partir en douce, sans faire d’annonce, comme n’importe quel employé donnant son préavis, ç’aurait été la même chose. Quelques titres dans les médias, faisant un petit retour sur Jean-Paul II (LE Pape, le vrai) dont il fut le secrétaire, ou rappelant brièvement le parti Nazi qu’il côtoya pendant sa jeunesse (comme tous les allemands de son âge aujourd’hui). Quand ces médias daignent parler vraiment de lui, c’est pour insister sur ses qualités de théologien et mettre parfois l’accent sur son conservatisme. On ne parle de lui comme pape que pour dire qu’il ne le sera plus bientôt. Et de louer son courage et son abnégation d’avoir décidé de renoncer avant d’être diminué par l’âge et la maladie. Mais n’avait-on pas loué le courage et l’abnégation de Jean-Paul II pour n’avoir pas renoncé, malgré l’âge et la maladie ? Allez comprendre.

Pourtant, quelque chose de gigantesque est en train de se passer sous nos yeux. L’annonce de Benoit XVI n’est pas un fait divers. Un pape, ce n’est pas n’importe qui. De par son statut, sa « démission » n’est pas quelque chose d’anodin. Si l’on regarde l’Histoire de la Papauté, seule une petite poignée de papes ont quitté leur charge avant leur mort. Et encore ! Exception faite de Célestin V, qui renonça au trône de Saint-Pierre en 1294 pour des raisons de commodités personnelles, tous les autres furent en fait écartés ou destitués, leur pontificat se déroulant le plus souvent pendant des périodes troublées.

Benoit XVI semble donc être le seul pape, avec Célestin V, à avoir renoncé à sa charge sans contrainte. C’est tout de même assez rare pour attirer un peu plus l’intérêt sur cet acte. Mais on constate que ce n’est pas du tout le cas. Dès lors, le seul fait que les médias – qui ont plutôt une certaine tendance à l’exagération – tentent de minimiser l’évènement, à le rendre anodin et à en diminuer la signification et la portée, est suspect. Qu’y a-t-il derrière le départ de Benoit XVI ? Y a-t-il d’autres raisons que celles invoquées par lui pour l’expliquer ? Si rien ne se passait au sein de l’Eglise Catholique, ces questions seraient sans grand intérêt. Mais il se passe énormément de choses, depuis un certain temps, dans et autour de cette Eglise dont le chef est démissionnaire. Depuis quelques années, on assiste à un travail de sape méthodique de tout ce qu’elle est et représente, démolissant ainsi tous ses symboles et valeurs, un par un, avec la complicité des catholiques eux-mêmes. Cela s’est fait de manière tellement transparente qu’elle en devient indétectable. Paranoïa ? Non. Tout le monde a vu ces attaques et y a même pris part. Aucune d’entre elles n’était directement dirigée contre l’Eglise. Et pourtant…

Le catholicisme est la religion la plus adaptative de tous les monothéismes. Ce qui fait sa force et sa faiblesse. Il a accompagné toutes les tyrannies tout en s’y pliant, a généré des siècles d’obscurantisme tout en s’ouvrant à la connaissance, a subi toutes les révoltes et révolutions tout en les canalisant. Enfin il a, de par son héritage judaïque, appliqué tous les interdits bibliques, en inventant même d’autres qui lui sont propres, tout en créant des moyens de les contourner. C’est l’Histoire même des peuples d’obédience catholique. Alors d’où vient cette intolérance subite de ces peuples vis-à-vis de leur religion ? Alors même qu’ils admettent sans problème que les musulmans soient obligés de manger hallal ou les juifs de manger cacher, ils n’acceptent plus aucune directive venant de leur religion. Alors qu’ils peuvent concevoir qu’un iman ou un rabbin ait une influence spirituelle sur ses ouailles, il n’est plus question pour eux d’accepter qu’un curé ose l’ouvrir en dehors de sa sacristie.

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi ce rejet allergique ? Plusieurs facteurs ont contribué à cela. En premier lieu, le plus ancien d’entre eux : la laïcité. A l’origine la laïcité n’était rien d’autre qu’une lutte pour le pouvoir. Il s’agissait de reprendre le contrôle complet de la gestion des peuples, y compris la formation du futur citoyen à travers sa scolarité. Des lois furent votées et elles avaient pour objectif de tenir la religion à l’écart de tout ce qui relevait du fonctionnement des institutions de l’état. Toute fonction ou pratique dans la fonction publique était soumise à ces lois. En aucun cas celles-ci ne concernaient la façon de vivre, d’être et de penser du citoyen ne faisant pas partie de l’appareil de l’état. L’Eglise, après de durs combats, finit par s’adapter.

Mais malgré son acceptation, c’est pourtant de là qu’arrivèrent les attaques. Au début du XXIème siècle, une nouvelle guerre venait d’être déclarée contre l’Islam, avec tous ses clichés : charia, terrorismes, et… bourqas, hijab, nijab, niqab, chador, tous voiles qui ont en commun d’être islamiques mais que personne ne peut différencier. Le fait d’être islamique suffit. La bataille fut menée au pas de charge, contre une résistance quasi nulle (et pour cause : les ennemies étaient à peine quelques centaines). La bataille se voulait grandiose, retentissante, avec clairons et trompettes médiatiques à l’appui. Et l’étendard de la laïcité précédant les valeureux combattants. La laïcité ? C’est partout désormais. Cachez ces signes religieux que nous ne saurions voir. Les voiles ? A la maison, et encore… La croix ? Sous la chemise, et boutonnée, s’il vous plait. La kippa ? Itou, quoique… Tout ou presque doit disparaître. La Civilisation est en guerre contre l’obscurantisme. La laïcité doit l’emporter partout : dans la rue, les lieux publics, au travail, partout où on peut être vu. Elle ne concerne plus seulement les serviteurs de l’état dans leurs fonctions, mais tout le monde.

L’Eglise ne moufta pas. Elle ne se sentait pas trop concernée. Et pourtant, bien que non visée, elle y laissera autant de plumes, sinon plus, que l’Islam. L’offensive a eu pour résultat de cantonner le religieux dans un espace plus que réduit : à la maison. Or, croyant ou pas, les citoyens ont un héritage catholique jusqu‘au bout des ongles. Leurs lois, leurs mœurs, les règles de vie quotidiennes, leur imaginaire, leur langage même, jusque dans les noms de beaucoup de villes (les Saint- quelque chose), et ne parlons pas des prénoms. Vouloir balayer tout ça d’un revers de main c’est déconstruire une société. C’est pourtant ce qui fut tenté.

Mais la guerre continuait. Un autre front s’était ouvert, cette fois au nom de la loi. On ne sait comment la chose démarra, mais tout d’un coup, on se retrouva au milieu de plein d’affaires de pédophilie dans lesquelles étaient impliqués des prêtres, dont certains étaient montés en grade. Des personnes, silencieuses depuis des années, se mirent tout d’un coup à parler, tous en même temps, et ce dans tous les pays. Des associations se formèrent. Des soutiens psychologiques s’organisèrent (pour des traumatismes dont certains datent de plus de 20 ans). Coïncidence ? Elle serait belle ! Bien sûr, L’Eglise ne pouvait que condamner. On n’en attendait pas moins d’elle. Ce faisant, elle se condamnait elle-même, car, comme a dû le comprendre le Pape, cette attaque n’était pas fortuite. Ce vaste mouvement, « spontané » en apparence, semble trop bien orchestré pour être un évènement circonstanciel. Mais le piège était tel que Benoit XVI ne pouvait que jouer le jeu des assaillants. Malgré les condamnations, les démissions, et les manifestations de repentir, on l’accusera de couvrir certains évêques en « trainant » à accepter leur démission. Une association aux Etats-Unis a même porté plainte contre lui et deux autres cardinaux à la Cour Pénale Internationale.

Sur un tel sujet et dans un tel contexte, l’attaque était imparable. Aucune défense n’est possible. Devant le malheur des victimes, surtout s’il s’agit d’enfants, on ne peut que compatir. Toute autre attitude ne peut qu’aggraver le cas du coupable. Seul l’émotionnel compte. L’un des résultats de cette vague d’accusation est que le regard sur les prélats a complètement changé. Le curé, qui était jadis le père, l’ami, le conseiller, le guide même, n’est plus qu’un vulgaire obsédé, un voyou protégé par une soutane, un hypocrite derrière une façade vertueuse. On ne pouvait mieux assassiner l’Eglise. A ce stade, elle peut encore espérer se ressaisir et faire entendre à nouveau sa voix. Mais, apparemment ce n’est pas au programme de ceux qui veulent la défaire. Leur action se poursuit donc, par petites touches. Le peu que l’Eglise interdit encore, comme l’amour libre ou l’homosexualité (ou le mariage pour tous), devient un levier pour mettre le Vatican dans une situation inconfortable. Se rajoutent à cela quelques scandales visant des proches du Pape. Un scandale de plus en ces saints lieux n’a rien d’exceptionnel. Bien au contraire, on pourrait même dire que c’est l’autre nom du Vatican, tant nous en avons vus au cours de l’Histoire, et quels scandales !

Mais dans ce contexte, un scandale de plus, c’est beaucoup. Il y a plus grave. On oublie trop souvent que le Vatican est un état. Un état avec son gouvernement, son économie, son système financier. Or ce système financier est largement interconnecté avec le système financier mondial. Récemment, la Banque du Vatican s’est vu fermer son compte chez le géant JP Morgan Chase, et interdire de carte de crédit par la Banque d’Italie. Situation inédite, que l’on pourrait comparer à un embargo. Et c’en est un. Pourquoi cet embargo ? Sachant qu’asphyxier financièrement un état, c’est l’amener doucement vers la mort, que cherche-t-on ?

Le Pape se devait de réagir. Mais comment ? En a-t-il seulement les moyens ? Je ne crois pas. Ce n’est même pas très utile, car ce n’est pas l’Eglise seule qui est visée. La cible c’est ce qu’elle représente dans la tête et les cœurs des catholiques, le fondement même des sociétés catholiques. Ce qui est pathétique, c’est que ce sont les catholiques eux-mêmes qui prêtent la main à leur propre destruction. Il suffit de leur donner une cause ou un ennemi (l’Islam fera l’affaire, comme toujours) pour les embarquer dans n’importe quelle entreprise, même d’autodestruction. Un pape, dans ces conditions d’impuissance totale, que peut-il faire ? Rien, sinon attendre que la machine à broyer finisse par l’atteindre personnellement, ou bien passer la main. Dans les deux cas, son départ est au bout.

Avic

http://avicennesy.wordpress.com/
http://www.alterinfo.net/Le-depart-de-Benoit-XVI-La-mort-de-l-Eglise-Catholique_a86953.html
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 20:16

 

20 février 2013

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Joseph Ratzinger est essentiellement connu comme pape mais ses principaux faits d'armes, il faut les chercher durant la période où il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. En cette qualité il fut en effet l'architecte d'une des plus vastes campagnes idéologiques et politiques de l'après-guerre, ce qu'on a appelé la « Restauration ».

 



Néoconservatisme


En 1978 Karol Wojtila (nom du pape Jean-Paul II, ndlr) est appelé à diriger la plus grande communauté religieuse du monde. Il se trouve devant une église post-conciliaire en état de crise profonde : assistance à la messe et vocations en chute libre, nombre élevé de divorces entre catholiques, rejet de l'autorité papale en matière de contrôle des naissances ; un monde plein d'hérésie.


Il veut un virage radical. Plus de risques, plus d'expériences, c'en est fini des réflexions et des interventions. On garde sans doute les textes du Concile mais on en enterre l'esprit. Le pape se prépare à une politique ecclésiale centralisée et orthodoxe, accompagnée d'un réarmement moral et spirituel.


Pour ce faire il joue habilement du climat de cette époque qui présente d'ailleurs bien des ressemblances avec le nôtre. Au milieu des années 1970 commence une profonde crise économique. Le climat mental optimiste des années 1960 bascule et se caractérise par une aspiration à la sécurité et à la protection, le recours à une autorité – de préférence charismatique –, un réveil éthique, la fuite dans le domaine privé et l'irrationnel, etc.


C'est sur cet arrière-plan que se développe le « néoconservatisme ». Ce nouveau conservatisme ne se cantonne plus sur la défensive mais lance au contraire une offensive politique et idéologique. Ce courant est porté par de « fortes » personnalités, comme Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Jouant habilement des massmedia, ils traduisent une tendance mondiale à accueillir un sauveur, la développent avec des représentations du monde simplistes, rayonnent d'assurance et d'optimisme, etc.


Le rottweiler de dieu


Un casse-tête encore plus important pour le pape, c'est la montée d'une église populaire progressiste en Amérique Latine. Wojtyla est polonais et anticommuniste jusqu'à la moelle ; combattre marxisme et communisme dans le monde est un des buts de sa vie. Comme l'influence du marxisme est indéniable dans l'église de la base et dans la théologie de la libération, il mettra tout en œuvre pour ramener le continent dans le droit chemin.


Pour ce faire, il compte sur Ratzinger qui a été nommé en 1981 Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, en quelque sorte le Ministère de l'idéologie et de l'information du Vatican. Il exerce ces fonctions pendant un quart de siècle et il en fera le meilleur usage pour imprimer sa marque sur les événements.


Ratzinger devient l'architecte d'une offensive pastorale et ecclésiale d'envergure à laquelle il donne lui-même le nom de « Restauration ». Le but est le renforcement de l'appareil de direction central et la dislocation de toute forme de dissidence à l'intérieur de l'église. Ratzinger se révèle bientôt un véritable grand-inquisiteur, ce qui lui vaudra le nom de « rottweiler de dieu ».


Toute l'église catholique est visée mais les flèches sont surtout dirigées vers l'Amérique Latine et c'est là que l'impact politique est de loin le plus important. Nous nous bornerons donc dans la suite de l'article à ce continent


L'anéantissement de l'église du peuple et de la théologie de la libération


La première démarche est l'établissement d'une base de données reprenant les conférences épiscopales, les théologiens de la libération, les religieux progressistes, les projets pastoraux suspects, etc. Dans presque tous les diocèses sont nommés des évêques et des cardinaux ultra-conservateurs et ouvertement de droite. Rien qu'au Brésil sont nommés une cinquantaine d'évêques conservateurs. A la fin des années 1980 cinq des 51 évêques péruviens sont membres de l'Opus Dei. Le Chili et la Colombie suivent le même chemin. Des évêques dissidents sont mis sous pression, certains reçoivent des lettres d'avertissement ; à d'autres il est interdit de voyager ou on leur demande des comptes.


Cette politique de nominations est d'autant plus grave que l'épiscopat joue un rôle important dans ce continent. Dans bien des cas c'est la seule opposition possible à la répression militaire, à la torture, etc. Si les évêques du Brésil et du Chili s'étaient tus, comme l'ont fait ceux d'Argentine, le nombre de victimes de la répression eût été bien plus élevé.


Aux niveaux inférieurs aussi on a fait le ménage. On retravaille la formation des prêtres en mettant sous pression séminaires et instituts de théologie, en les réorientant ou en les fermant. On tente de mieux contrôler les religieux qui sont souvent protagonistes de l'église de la libération. Une attention spéciale est accordée aux théologiens. Ils sont dorénavant tenus en respect en leur faisant prêter le nouveau serment de fidélité.


En 1984 Ratzinger rédige l'« Instruction de la Sainte Congrégation pour la Doctrine de la foi au sujet de quelques aspects de la théologie de la libération ». Il y attaque de front les théologiens de la libération, surtout ceux d'Amérique Latine. Un an plus tard, il est interdit à Leonardo Boff, une des figures de proue de ce mouvement, de s'exprimer. La mainmise sur les journaux catholiques est renforcée : là où on le juge nécessaire, on les censure, le conseil de rédaction est remplacé ou le journal est mis sous pression financière.


Les projets pastoraux progressistes sont mis sous contrôle ou même on y met fin. En 1989 le Vatican cesse de reconnaître l'Association internationale de la jeunesse catholique, beaucoup trop progressiste. Elle doit céder la place au CIJOC, confessionnel et opposé à la gauche.


A côté de la destruction de tout ce qui est progressiste, de gigantesques projets sont mis en route pour ramener les croyants dans le droit chemin. Evangélisation 2000 et Lumen 2000 sont des projets à grande échelle visant l'Amérique Latine, qui n'ont pas moins de trois satellites à leur disposition. Les projets sont établis par des personnes et des groupes de droite ultra-conservateurs : Communione e Liberazione, Action Marie, Renouveau catholique charismatique, etc. Les collaborateurs de ces géants de la communication comparent leurs activités à une sorte de nouvelle « puissance de lumière ».


Ceux qui savent lire sont inondés de livres religieux édités à bon marché. Des retraites sont organisées pour les prêtres et les religieuses. Pour ces projets à grand spectacle le sommet de la hiérarchie catholique peut compter sur l'appui financier du monde des affaires.


Croisade anticommuniste


Rien n'est laissé au hasard. Un à un tous les piliers de l'église du peuple d'Amérique Latine sont écartés. Des observateurs parlent du démantèlement d'une église. Nous avons ici affaire à l'une des campagnes idéologiques et politiques les plus importantes de l'après-guerre.


Cette campagne est en phase avec la croisade anticommuniste de la Guerre froide. On peut aussi y voir une revanche des USA après la perte de puissance des années précédentes.


Pendant les années 1960 et 1970 les pays du Tiers Monde ont en effet renforcé leur position sur le marché mondial. Ils ont arraché des prix plus élevés pour les matières premières et ont ainsi amélioré leur pouvoir d”achat sur le marché mondial. Le point culminant est la crise du pétrole de 1973. En 1975 le Vietnam inflige une cinglante défaite aux Etats-Unis. Peu après la Maison Blanche est humiliée par deux fois d'abord par la révolution des sandinistes dans leur arrière-cour (1979), puis par le drame des otages en Iran (1980). Dès son arrivée au pouvoir Reagan se sent en outre menacé par l'attitude d'indépendance économique de deux Etats aussi importants que le Mexique et le Brésil.


La Maison Blanche ne baissa pas les bras et déclencha une contre offensive sur plusieurs fronts. La théologie de la libération fut une des cibles les plus importantes. Dès la fin des années 1960 la théologie de la libération, encore à un stade embryonnaire, fut considérée comme une menace pour les intérêts géostratégiques des USA, comme en témoigne le rapport Rockefeller.


Dans les années 1970 furent créés des centres théologiques qui devaient engager le combat contre la théologie de la libération. Mais c'est surtout à partir des années 1980 que cette contre offensive atteignit sa vitesse de croisière. Les Etats-Unis versèrent des milliards de dollars pour soutenir la contre-révolution en Amérique Latine. Cette sale guerre a fait des dizaines de milliers de victimes. Escadrons de la mort, paramilitaires, mais aussi l'armée régulière ont fait la sale besogne. Dans les rangs des mouvements chrétiens de libération sont tombés beaucoup de martyrs. Les plus connus sont Mgr Romero et les six jésuites du Salvador.


Pour combattre la théologie de la libération sur son propre terrain, on introduisit des sectes protestantes. Elle reçurent un soutien financier massif des USA. Par des slogans racoleurs et des messages sentimentaux elles devaient essayer d'attirer les croyants. Pour les arracher à l'influence pernicieuse de la théologie de la libération, on a fait usage de moyens électroniques coûteux. La religion se révèle ici opium du peuple sous sa forme la plus pure. L'armée aussi est enrôlée dans cette guerre religieuse. Des officiers supérieurs des armées latino-américaines ont rédigé un document pour donner consistance au « bras théologique » des forces armées.


Mission accomplie


Les efforts combinés de Ratzinger et de la Maison Blanche ont été payants. Dans les années 1990 un coup très dur a été porté à l'église de la base en Amérique Latine. Bien des groupes de base cessent d'exister ou fonctionnent encore à peine par manque de soutien pastoral, par crainte de la répression, parce qu'on ne croit plus à la percée espérée, ou simplement parce qu'ils sont liquidés physiquement. L'optimisme et l'activisme des années 1970 et 1980 font place au doute et à la réflexion. L'analyse de la société perd de son poids au profit de la culture, de l'éthique et de la spiritualité, tout profit pour Ratzinger.


Globalement le centre de gravité passe de la libération à la dévotion, de l'opposition à la consolation, de l'analyse à l'utopie, de la subversion à la survie. Le récit de l'Exode fait place à l'Apocalypse et aux Apôtres.


A la fin du siècle l'église de la base n'est en tout cas plus une menace pour l'establishment. Tant le Vatican et le Pentagone que les élites locales d'Amérique Latine ont pour le moment un souci de moins. Cette trêve prend bientôt fin avec l'élection de Chavez à la présidence du Venezuela, mais ceci est une autre histoire.


En 2005 Rarzinger est récompensé pour le succès de son œuvre de restauration et élu à la tête de l'église catholique. Mais il est bien moins brillant comme manager que comme inquisiteur. C'est finalement un pape faible. Il laisse une institution affaiblie, menacée par un manque de prêtres et un dessèchement à l'ouest ainsi que par des scandales répétés. Il ne réussit pas à mettre de l'ordre dans les affaires du Vatican, peut-être une des raisons pour lesquelles il abdique.


Ratzinger entrera dans l'histoire avant tout comme celui qui a accompli la restauration de l'église catholique et mis l'église du peuple d'Amérique Latine hors d'état de nuire. Ce ne sont pas des mérites négligeables.



Pour les sources de cet article voir La crise de la Théologie de la libération et le marxisle religieux (en néerlandais).


Source en français : michelcollon.info

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 20:08
Les chevaux roumains qui ont fini en lasagnes sont vieux et maltraités

19.02.2013 09:46

Surgelés au cheval roumain: vieilles bêtes dans l'assiette, titre Le Matin en Une. [Le Matin]
Surgelés au cheval roumain: vieilles bêtes dans l'assiette, titre Le Matin en Une. [Le Matin]
http://www.rts.ch/info/revue-de-presse/4657770-les-chevaux-roumains-qui-ont-fini-en-lasagnes-sont-vieux-et-maltraites.html

 

 

21 février 2013
Ce n’est pas le cheval le problème. C’est le système ! 

Le cheval roumain n’en finit pas d’éclabousser au grand galop l’Europe. Et le grand concert médiatique sur la présupposée chaîne de responsabilité tient en haleine, en pointant tour à tour des individus, des entreprises ou des pays. Il faut certes établir la chaîne de responsabilité et sanctionner ceux qui doivent l’être. Mais, pour guérir du mal, il conviendrait de ne pas s’arrêter aux apparences et de débusquer, derrière le mur de viande, ses causes structurelles.

On a vendu des canassons roumains pour du bœuf pour faire de l’argent. Dans le dos des consommateurs mais aussi dans celui des producteurs, de la même façon, on fait passer de l’antilope pour du chevreuil ou on transforme du kangourou en salami. On traite le poulet à la javel, on fabrique des bœufs aux hormones. On a trouvé l’an passé des œufs contaminés en Allemagne et de la viande de porc à la dioxine.

Et voici qu’au plus fort de ses réflexions, la Commission de Bruxelles vient d’autoriser l’alimentation des poissons avec des farines animales. Ainsi peut-être que notre poisson aura plusieurs goûts. Celui de la pisciculture, du porc et du bœuf.

En vérité, nous sommes ici au cœur d’un système politique et économique, devenu jungle capitaliste, dont le cœur est ce mot, répété à satiété depuis des mois : celui de la compétitivité et de son corollaire, la « concurrence libre et non faussée ».

Les salariés des industries agroalimentaires sont parmi les plus mal payés. Les paysans sont rançonnés et doivent obéir aux normes européennes de production. La filière agroalimentaire s’allonge sans cesse de nouveaux intermédiaires entre l’étable et la table. Et au nom du dernier traité européen, on ne cesse de réduire le nombre de vétérinaires, de contrôleurs, de douaniers. Et au nom « des marchés ouverts », un trader chypriote transfère une commande à un trader néerlandais qui trouve des canassons roumains épuisés, qu’il fournit à une entreprise du sud-ouest, qui elle-même a passé commande à un abattoir lorrain qui fournit une marque qui s’affiche sur les écrans avant et après le journal télévisé de 20 heures, enveloppée dans une belle boîte aux multiples couleurs. La boîte et la publicité coûtent d’ailleurs plus cher que la prétendue viande se trouvant à l’intérieur. Et si par hasard, il vient à l’idée d’un maire de vouloir donner de la viande achetée à proximité à la cantine scolaire, à partir des élevages qu’il voit de la fenêtre de son école, il se trouvera un commissaire européen qui l’accusera de non respect du droit à la concurrence et l’obligera à s’intégrer dans ce long circuit.

En fait, quand on a acheté une boîte « Findus », on a alimenté un fond financier d’investissement privé, Lion capital. Et derrière Comigel qui fournit Findus, se cache un autre fond d’investissement « Céréa-capital ». Que leur importe de préparer des lasagnes industrielles à base de mélange de déchets de muscles de cheval, de vaches, de mulets ou d’ânes, mélangés à de la mauvaise graisse et du collagène. Et personne ne parle de l’endroit d’où vient le blé qui a servi à faire les parts de lasagne. Du Mali ou des plaines d’Ukraine ou du Kansas ?

Comme si ceci ne suffisait pas, au nom sans doute de la mondialisation joyeuse et heureuse, l’Union européenne s’apprête à décider l’importation de 500 000 tonnes de viande bovine des pays du Mercosur contre nos élevages limousins et charolais. En prime, on fait manger du soja OGM, importé du continent américain à nos vaches laitières, cochons et poulets, y compris en abattant la forêt amazonienne.

Qui s’en inquiète aujourd’hui ? Malgré nos efforts, le projet d’un « plan protéine végétale européen » a été refusé dans le futur projet de la politique agricole commune. Evidemment, il allait à l’encontre de tout ce système des traders, des transporteurs et des fonds financiers qui spéculent sur les céréales en ce moment même. Pire ! Des banques et des fonds d’investissement spéculent sur la faim. Tous ceux qui glosent à longueur de temps sur ces inadmissibles trafics avec un visage d’innocent, refusent de rappeler que l’agriculture a été inscrite, pour ces raisons de recherche d’accumulation du capital par les puissances financières, dans les marchandages multinationaux de l’Organisation mondiale du commerce et dans les traités européens qui prônent « le marché ouvert où la concurrence est libre ».

Et c’est aujourd’hui même que le dernier Conseil européen a décidé de réduire encore les crédits permettant les contrôles sanitaires. C’est aujourd’hui qu’on débat d’une nouvelle réforme de la politique agricole commune qui sanctifie l’ultra libéralisme et pousse aux concentrations agraires et à l’industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation. C’est aujourd’hui que l’Union européenne et les Etats-Unis ouvrent une discussion pour créer un marché transatlantique très défavorable à l’agriculture, à la qualité alimentaire et à la diversité culturelle.

Il y a seulement quelques semaines, la Commission européenne a voulu faire accepter au Parlement européen l’utilisation de la thrombine* bovine et porcine comme additif pour lier des morceaux de viandes séparés et pour en faire un morceau unique. Elle veut maintenant autoriser le nettoyage de la viande à l’acide lactique pour faciliter précisément l’accord transatlantique Europe-USA.

Il y a bien une vaste tromperie sur les lasagnes. Il y a d’incroyables magouilles. Mais il y a avant tout un système qui le permet. Un système qui dépossède le consommateur -d’abord le plus modeste- comme le paysan des informations et du pouvoir de décider, de choisir. Un système où le droit européen de l’alimentation est à repenser. Fondamentalement, l’alimentation ne peut être une marchandise. L’acte de production agricole doit être considéré comme un bien public au service de la société. Dés lors, la baisse permanente de la part des budgets consacrés à l’alimentation pour accompagner la pression à la baisse sur le pouvoir d’achat salarié, comme la part du temps de plus en plus réduit consacré aux repas dans le cadre du capitalisme de rentabilité, doit être subverti avec l’objectif d’ouvrir un processus nouveau de changement post-capitaliste où prédominerait d’abord l’humain.

Là comme ailleurs, les citoyens doivent reconquérir des libertés fondamentales. Ici celle du goût des aliments de qualité, liés à une histoire, à des terroirs, à des paysages et aux êtres humains contre l’uniformisation agro-industrielle, chimique, financière  et culturelle.

* thrombine : enzyme qui entraîne la coagulation du sang

 

http://patricklehyaric.net/2013/02/21/ce-nest-pas-le-cheval-le-probleme-cest-le-systeme/


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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:08
BHL. La philosophie de l’imposture
19.02.2013, 17:29, heure de Moscou
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французский журналист философ Бернар-Анри Леви франция

Photo : EPA

C’est avec une virulence inégalable que Socrate combattait les sophistes. Et il le paya très cher, car, tout compte fait, ce n’est pas Protagoras qui dut boire de la cigüe, mais bien Socrate dont les idées furent subtilement falsifiées. Certaines tendances exégétiques ont tendance à voir en Socrate une préfiguration christique dans la mesure où, certes, il s’agissait d’un martyr de la vérité prêt à périr au nom de ses convictions.



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Cette facette du personnage a quelque chose de fabuleux puisque, comparé aux moultes thèses philosophiques que l’on nous fait ingurgiter durant les années lycée et qui s’évaporent tout de suite après l’obtention du BAC, celle-ci reste longtemps gravée dans la mémoire.

Les époques passent, la philosophie reste. Simplement, on ne l’écoute plus. Ou on ne l’entend plus. C’est la sophistique qui a eu le dernier mot. Protagoras, une fois de plus, a gagné. Qui est ce nouveau Protagoras qui, allant plus loin que son lointain prédécesseur, s’évertue à faire de soi, d’Israël dont il se réclame explicitement, la mesure de toute chose ? Mais bien sûr, il s’agit de cette star presque douée du don d’ubiquité qu’est M. Bernard Henri Lévy.

Brillant à sa façon, beau parleur, « aristocrate sans noblesse ou ignoble » comme l’a désigné Alain Soral lors d’un énième accès de franchise, BHL sert les intérêts non pas directement d’Israël, car, en aucun cas, je ne voudrais insinuer cette amalgame, mais bien ceux du lobby sioniste. Il s’y dévoue corps et âme, jusqu’à se réfugier, quand besoin est, dans le déni de l’évidence ou dans des discours évasifs que n’importe quel littéraire à la langue déliée pourrait tenir.

Pour en avoir une représentation plus détaillée et plus vive, je vous encourage à consulter une vidéo postée il y a à peu près deux semaines de là sur youtube par des membres de l’UPR (Union pour la République). Elle est intitulée de la façon suivante : François Asselineau déstabilise BHL et lui propose un débat.En fait, c’est Erick Mary, secrétaire National à la Coordination (UPR), qui lance un défi à Lévy lors d’une espèce de conférence fermée où l’UPR semble s’être invitée d’elle-même. Voici donc ces deux questions insidieuses qui donnèrent tant de peine à BHL :

- Est-ce que dans une démocratie, aujourd’hui, il doit y avoir des sujets tabous ?

- Pourquoi est-ce qu’il n’y a aucun eurosceptique sur ce plateau pour débattre avec vous ?

Le spectacle commence là. Passant outre à ces deux questions, BHL nous abreuve d’élucubrations délayées fondées sur l’idée diffuse d’une UE qui est « chimère », « immense utopie » mais qui, bien malheureusement, se retrouve banalisée par ses détracteurs. Ce qui chiffonne d’emblée, ce sont les termes employés par BHL pour caractériser l’Empire qu’il défend. Une chimère, dit-il. Une utopie, renchérit-il. Je crois qu’il y a une profonde contradiction avant tout lexicale, puisque, dans les deux cas, nous avons affaire au mythe, au degré d’existence réelle zéro. Il n’y a par conséquent rien à banaliser. Suivent des arguments hallucinants : M. Lévy évoque l’exemple de deux jeunes filles présentes sur le plateau dont le français, d’une qualité irréprochable, l’a manifestement frappé puisque ces demoiselles n’étaient pas françaises. Elles étaient espagnoles. Grand bien leur fasse, moi j’appelle ça du bilinguisme. BHL pousse ses fantaisies à bien plus loin, établissant une synonymie directe entre bilinguisme et européisme. Ce sont, répète-t-il, des « européennes nées » qui, fortes de cet européisme inné, n’ont pas conscience des faiblesses de l’Europe. Et c’est reparti de plus belle ! L’Europe est un « combat », un combat tout comme l’est la démocratie, un combat qui pourrait être perdu si, par exemple, Berlusconi revient au pouvoir lui qui, ô grand vilain, « prétend qu’il n’y avait pas que du mauvais dans Mussolini ». J’ai beaucoup apprécié la riposte de M. Mary qui a pointé le doigt sur les défilés des anciens Waffen-SS en Lettonie, thématique curieusement laissée de côté par Lévy dans ses discours anti-fachos et pourtant, je crois qu’il y a beaucoup à dire là-dessus.

Et maintenant, trêve de balivernes. Mettons-nous à l’évidence. Notre héros se moque éperdument des Waffen, car, il ne faut pas l’oublier, le fascisme se sert sous différentes sauces et l’une de ces sauces se prépare à petit feu aux antichambres d’Israël, c’est-à-dire aux USA via les états membres de l’OTAN qui font le sale boulot. Allez donc consulter le site de BHL et vous y verrez, en guise de devise, cette thèse qui, quoique polysémique, révèle parfaitement la personnalité du personnage si on la remet dans son contexte initial : « L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre ». L’art du meurtre, car, qui dit A, devrait dire B.

Cette guerre, ostentatoirement offensive, ostentatoirement parasitaire qui est menée sous l’égide du lévyisme, on la retrouve toute belle, toute éclatante, toute cirée à la lumière de ce documentaire entièrement faussaire qu’est le Serment de Tobrouk. On y voit un Lévy resplendissant, entrant en Supermen en terre libyenne, y semant les grains de la liberté, de connivence parfaite avec Mme. Clinton affublée, tout comme lui, d’un rôle messianique. Mais les Français, entre-temps, ils en ont soupé de ce baratin autodithyrambique. La preuve : le documentaire n’a eu que très peu de succès avec seulement 1475 visualisations en une semaine sur un réseau de 15 salles. Lévy ose nous parler de la Libye comme il avait osé, en inspirateur idéologique de l’affaire yougoslave, nous parler de l’émancipation du Kosovo. Le bilan, on le connaît. Qui donc nous ressuscitera ces serbes, hommes, femmes, enfants, charcutés pour le plus grand bien de la démocratie ? Où est donc le tout-puissant BHL lorsqu’il est d’une importance cruciale de dénoncer la transplantologie noire qui s’exerçait dans les tréfonds de cette région ethniquement saignée à blanc ? Idem pour l’Irak qui à ce jour est un pays détruit. Idem pour la Lybie dont on ne parle même plus, car il s’agit tout bonnement de deux états plongés dans la Charia ? La Lybie qui était, pour rappel, un état extrêmement riche, un état satellite en plein Afrique, un état qui, grâce aux engagements de Kadhafi, était sur le point de créer le Dinar-or, monnaie susceptible de contrer efficacement le système Dollar. Or, qu’a donc fait BHL ? Il a, via le soutien sarkoziste et son don de conviction, exploité les différends tribaux presque antédiluviens inséparables de l’histoire libyenne, exploité les nuances de l’Islam pour les diriger contre cet islam éclairé qui semble tant chiffonner notre grand démocrate.

Les appétits de BHL ne tarissent pas pour si peu. Inlassable, le voici qui revient cinquante ans en arrière pour extraire l’Algérie du carcan antidémocrate dans lequel ce pays, jusque là autonome, si je ne m’abuse, aurait la malchance d’être plongé. Je me contenterai de reprendre ces paroles de Lévy qui expliquent, de un, la nature perverse des révolutions oranges, de deux, l’introduction des troupes françaises au cœur du Mali qui, dès le début, n’était conçu que comme une sorte de tremplin, de destination transitoire. « L’Algérie n’est pas un pays arabe ni islamique mais un pays juif et français, sur un plan culturel (…). L’Algérie connaîtra elle aussi un printemps arabe ». Mentionnant le cas algérien, Lévy arbore ce rictus hideux qui ne semble plus trop nuire à son image de marque. Il nous parle de « maturité » algérienne et personne ne vient le contredire. Belle maturité, en effet, que celle qui a été acquise au Kosovo, en Irak, en Tunisie, en Libye.

La philosophie, c’est comme l’homéopathie. Il est des herbes qui guérissent. Il est des herbes qui tuent. La BHL étant un poison sous toutes ses formes, elle requiert un antidote mais celui-ci ne pourra être élaboré que le jour où la France renoncera à servir des lobbies qui jamais au grand jamais ne tiendront compte de ses intérêts. En attendant, espérons qu’il se trouvera un Camus ou un Malraux susceptible de dévisser conceptuellement les fondements du lévyisme.

 

http://french.ruvr.ru/2013_02_19/BHL-La-philosophie-de-l-imposture/

 

Infos décapantes, sans langue de bois ici :

  41:13
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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 23:55

 

 

W-TB-rats_encyclopediestes-et-encyclopeteux--copie-1.gif

L'article sur mon blog officiel

Lettre de Chantal Dupille à Wikipedia

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 16:22

Au Vatican, Dieu n'est pas pauvre. Il est mafieux !

Et au service du Nouvel Ordre Mondial satanique..

 

 

Mon article mafias au pouvoir, ici :

Les dessous noirs du Vatican. Camps de concentration chrétiens. Mafias au pouvoir

 

Le Vatican satanique attaqué !

782 vues

Il se passe de drôles de choses en ce moment, des choses qu’on aurait jamais pensé voir un jour. Or ces choses, ces événements, arrivent et sont annonciateurs de bouleversement bien plus grands encore. La démission de Benoît XVI n’est pas survenue sur un coup de tête ou sur une trop grande fatigue mais plutôt parce que le Vatican est attaqué sur sa fondation et qu’il est au bord de son effondrement.

2013 l'année du serpent...

2013 l’année du serpent…

Benoit XVI poursuivi pour crimes contre l’humanité, pédophilie et malversations financières!

Benoît XVI est parvenu au sommet de l’église catholique parce qu’il avait beaucoup de casseroles permettant de le manipuler et de l’obliger à collaborer. Et puis il était lui-même du sérail puisque franc-maçon. Il connaissait lui aussi bien évidemment la prophétie de Malachie et savait qu’il devait laisser la place à un représentant de l’entité démoniaque qui s’apprête à prendre définitivement le pouvoir sur Terre et qu’il a lui-même invoqué dans une messe pascale:

 

Pape invoquant Satan, vidéo

 

Il n’a donc pas du être surpris d’être acculé à la démission sous peine de se voir juger en tant que pape et de mettre ainsi en péril toute la construction satanique de cette église catholique qui rapporte tant à ceux qui en profitent. N’oublions pas que ce sont les religions qui ont le pouvoir spirituel qui nous empêchent librement d’étudier. Et ce pouvoir important puisqu’il nous emprisonne dans une impossibilité d’évolution ne doit pas être totalement détruit pour le moment. L’église catholique devra servir encore à rameuter les fidèles chrétiens pour aller faire la guerre contre les envahisseurs islamiques. Une dernière fois avant sa disparition définitive comme d’ailleurs toutes les religions et comme une bonne partie de l’humanité.

Les accusations contre Benoît XVI ne sortent pas de nulle part et ont été compilées par une association qui s’attaque directement à Benoît XVI et en tant que représentant de l’église catholique, en l’accusant de crimes contre l’humanité, de satanisme, de pédophilie et de malversations financières! 1 Les preuves sont si évidentes que cette association ITCCS a l’appui d’un état européen, discret pour le moment 2 . C’est une association issue des pays anglo-saxons ( USA, Canada, Australie…) qui veut la peau de l’église catholique romaine… et de la monarchie britannique qui est aussi dans son viseur! 3  Mais nul doute que cela ne se passera pas à moins que le représentant de cette association soit vraiment au service de nos intérêts, ceux de l’humanité, et qu’ils comptent s’en prendre aux méchants par les voies naturelles de nos sociétés qui sont toutes sous contrôle du pouvoir occulte de la judéo-maçonnerie (justice, éducation, médias, informations, business, finance, industriels, syndicats, politiques,…).
D’autant plus lorsque l’on sait que la monarchie britannique est la clé de voûte de ce nouvel ordre mondial qu’on nous prépare:

Windsor_28_04_2012 - copie

En savoir plus sur ce plan: ICI

Il n’empêche qu’en s’en prenant aux affaire occultes du pape cette association a fait sauter le verrou! Et risque de précipiter la chute de l’église catholique romaine si l’affaire devient publique comme elle le souhaite en demandant au président italien de ne pas protéger le pape! 4Avouez que c’est hallucinant comme histoire non?

Liens du billet
  1. Référence n°1
    http://levigilant.foro-argentina.org/t29p165-le-pape-le-vatican-le-nouvel-ordre-mondial
  2. Référence n°2
    http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/11/genocide.html
  3. Référence n°3
    http://www.americanpendulum.com/fr/2011/05/31/why-is-the-crown-of-england-afraid-of-this-man/
  4. Référence n°4
    http://lavraienaturedujudaisme.blogspot.fr/2012/06/chapitre-45-histoire-de-france-et.html
  5. Référence n°5
    http://itccs.org/2013/02/14/pope-benedict-to-seek-immunity-and-protection-from-italian-president-giorgio-napolitano-on-february-23/
  6. Référence n°6
    http://larevolutioncitoyenne.blogspot.fr/

http://lecitoyenengage.fr/2013/02/15/le-vatican-satanique-attaque/

 

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Benoît XVI quitte le navire :
la voie s’ouvre pour l’EGLISE DES TÉNÈBRES babéliennes

 

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Voir

L’euro fort et la nouvelle version de BABEL

  

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Article qu'on m'a envoyé, autre point de vue

(d'un catholique traditionnaliste semble-t-il, note d'eva)

 

14 février 2013
Avec le prochain pape commencera le mystère d’iniquité

La démission de Benoît XVI confirme qu’il reste maintenant peu de temps au calendrier satanique pour s’accomplir. J’ai déjà expliqué, à plusieurs reprises, que lorsque commenceront les événements, ceux-ci s’enchaîneront à grande vitesse. Nous allons être estomaqués par la tournure des événements, par leur nature et leur ampleur.

Dans mon article précédent, j’ai expliqué que le futur pape serait probablement le faux prophète, la bête qui s’élève de la terre (Apocalypse XIII, 11-12) et qui prépare le terrain à la venue de l’Antéchrist.

Avec les nouveaux indices que je vais développer ci-après, je le confirme : attention danger, le successeur de Benoît XVI ne peut être que le faux prophète.

Nous sommes bel et bien au milieu de l’Apocalypse, au 6ème ou au 7ème sceau et le mystère d’iniquité va se réaliser sous nos yeux.

Pour comprendre la tournure des événements, il n’est pas nécessaire pour le moment de pronostiquer qui sera le nouvel élu, de Mgr Bertone ou de Mgr Turkson, mais d’étudier plutôt ce qui va se passer ensuite. Car cela a déjà été prédit.

Je vais mêler volontairement les prophéties dignes de foi et considérées comme sérieuses, et celles, plus douteuses, qui proviennent probablement de Satan. Même si ces dernières contribuent à la grande confusion ambiante, elles ont aussi pour avantage de faire connaître le plan de Satan. Car celui-ci prend un malin plaisir à annoncer aussi ce qu’il a prévu. Il imite Dieu en tout, la consécration suprême (qui ne durera pas longtemps) étant qu’il se fasse adorer en lieu et place du Dieu créateur.
Mais vous allez voir, après tri, que les prophéties d’origine divine et celles d’origine satanique se rejoignent souvent.
Ce n’est pas un hasard, car Satan est « lié » en quelque sorte au plan divin et il ne peut pas faire tout ce qu’il veut.

X

plague of demonsQue va-t-il se passer ?

Le prochain pape aura pour mission de détruire la religion catholique de l’intérieur, et ce sera d’autant plus pernicieux et insidieux que Vatican II a déjà très bien préparé le terrain. L’équipe de traîtres qui l’assisteront au Vatican accélèrera le processus de déliquescence de l’Eglise catholique : suppression des derniers dogmes et de la Présence Réelle, mensonges sur la vie et la divinité de Jésus, suppression du culte des saints et de la Sainte Vierge.

Et tout cela arrivera probablement d’ici 2014, en liaison avec d’autres évènements extrêmement importants qui se produiront et justifieront, en apparence, ces prises de positions.
Ainsi, l’Eglise catholique sera le chef de file de la nouvelle religion mondiale, dans laquelle toutes les autres fusionneront (pour faire court), dans une société transformée de son côté avec un gouvernement mondial et une monnaie mondiale.

La résultante de ces changements sera une probable scission de l’Eglise, entre les modernistes réalisant ces transformations et le « petit nombre qui y voit clair » qui refusera une telle évolution. Il est probable qu’à ce moment-là, le groupe des « résistants » élira un pape de son côté, qui sera le fameux Pierre le Romain, le vrai.
Car il n’est pas impossible que le faux prophète prenne lui-même le nom de Pierre ou s’appelle Pierre (ce qui est le cas de Mgr « Peter » Turkson). C’est donc à ses œuvres qu’il faudra le juger.
Quand aux « résistants », ils seront impitoyablement pourchassés et combattus ; ce seront les martyrs dont parle l’Apocalypse au chapitre VII.

Le scénario que je viens de développer bien sommairement est celui qui résulte des multiples prophéties sur le sujet, et notamment :

 

suite ici :

http://legrandreveil.wordpress.com/2013/02/14/avec-le-prochain-pape-commencera-le-mystere-diniquite/

 

Peppone et Don Camillo, Urbi et Orbi (I)

don camillo

Par Menthalo -  Vous allez voir qu’il y a un parallèle étonnant entre Peppone et Don Camillo et ce qui se passe en Italie en ce moment. Evidemment, comme il ne s’agit pas du petit village de Brescello, mais de Rome, cela fait un peu désordre Urbi et Orbi. J’espère ne pas froisser qui que ce soit, hormis les fracs des Banksters qui nous dirigent et qui ne méritent que le supplice du pal.


Sans remonter à différents scandales par le passé, celui de la Banco Ambrosiano, dont le premier actionnaire était la Banque du Vatican, a fait couler beaucoup d’encre ces quarante dernières années. On retrouve dans cette affaire la Banque du Vatican, la mafia, la CIA, les francs maçons et Clearstream. Cette dernière étant l’une des plus grosses machines européennes à blanchir l’argent.

Sous le pontificat de Benoit XVI, l’Eglise Catholique a été attaquée en permanence, que ce soit pour des affaires de mœurs ou pour des histoires financières. La main occulte qui dirigeait les attaques est extrêmement puissante tant au niveau bancaire qu’au niveau médiatique. Chacun peut facilement faire son enquête sur qui possède et dirige les banques et les médias dominants et donc trouver ceux qui ont cherché et cherchent encore à détruire Rome en tant que centre de pouvoir spirituel.


Le 15 février 2012, la sulfureuse banque JP Morgan informait le Saint Siège que le compte de IOR, la Banque du Vatican, à sa succursale de Milan serait clôturé d’autorité au 30 mars suivant. Cette décision de la Banque américaine  avait été prise du fait du manque d’informations sur des transferts d’argent obscurs. 1,5 milliard d’Euros avaient transité sur le compte en 18 mois sans justification en « sweeping facility », autrement dit, ce compte vidé tous les soirs, ne servait qu’à faire transiter de l’argent vers un autre compte de l’IOR en Allemagne. JPM n’était que l’une des banques travaillant avec l’IOR et sur ce seul compte transitaient près de 80 millions d’Euros par mois.


En mai 2012, plusieurs affaires se télescopaient dans le ciel de Rome.

D’une part, Paolo Gabriele, le majordome du Saint Père était arrêté  et d’autre part, le Président de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi, était limogé à l’unanimité du conseil d’administration.

Le premier avait photocopié plus d’un millier de documents ultra-confidentiels, qu’il avait transmis notamment à un journaliste italien, Gianluigi Nuzzi, alors que le second avait constitué un dossier de documents encore plus secrets pour se préserver, documents qui avaient été saisis par la justice italienne. Tedeschi craignait pour sa vie, il avait affirmé que s’il était assassiné, les raisons de ce crime seraient découvertes dans son dossier.

 

Le 1er janvier 2013  à la demande de la Banque d’Italie, la Finance Internationale a d’abord coupé la cité papale des réseaux électroniques de cartes bancaires avant de bannir la Banque Vaticane du système SWIFT, comme elle l’a fait avec l’Iran. Les touristes, les pèlerins ne pouvaient utiliser leurs cartes de crédit et encore moins utiliser des Distributeurs de billets. En 39 jours, la Cité vaticane aurait eu un manque à gagner de 1.170.000 euros, rien qu’avec les dépenses des touristes. Ceux-ci ont dépensé 91 millions d’euros en 2011. Ce n’est certainement pas 1 Million d’Euros qui aura mis le Pape à genoux, mais en coupant SWIFT, on change d’échelle.

 

Le 5 février 2013, le Corriere della Sierra mettait en cause l’IOR, la Banque du Vatican sur des transactions douteuses avec la Banca Monte Paschi, à deux doigts d’une faillite qui parait frauduleuse à plus d’un titre. D’une part, une enquête est en cours sur des transactions douteuses sur des produits dérivés, qui auraient servi à maquiller les comptes de la Banque de 2006 à 2009, quand Mario Draghi présidait à la Banque d’Italie… on retrouve le savoir-faire de GS dans ces tripatouillages.

D’autre part, avec l’argent de l’IOR en provenance de plusieurs comptes, Monte Paschi a racheté une banque concurrente, Antonvenetta, lui permettant de devenir la première banque d’Italie. Cette banque avait été vendue à ABN pour 3 milliards d’euros, qui la revend à Santander pour 6 Mds€, qui la revend à Monte Paschi pour 10,3 Milliards. Une affaire qui pue les pots de vin. Quand on sait que Goldman Sachs était le conseiller d’ABN dans l’achat d’Antonvenetta, et que le représentant de GS pour l’Europe était Mario Draghi… que l’on retrouve ensuite à la tête de la Banque d’Italie, pour superviser les maquillages de comptes et pour renflouer une première fois la Monte Paschi  de 1,9 milliard d’Euros.

Aujourd’hui, c’est un autre homme de Goldman Sachs, Mario Monti, qui promet de renflouer à nouveau la banque de 3,9 Mds d’Euros, qui seront remboursés en produits dérivés. Autrement dit, dans le meilleur des cas, l’état ne sera pas remboursé, dans le pire, il va se retrouver avec des bombes à retardement, qui ne feront que gonfler la dette italienne. Goldman Sachs est partout dans cette affaire… le moins que l’on puisse dire, c’est que GS n’est pas très catholique.

foudre_vatican_AFP

11 février démission du Pape

 

Au lendemain de la démission de Benoît XVI, comme par magie, tous les interdits tombent, les D.A.B remarchent et SWIFT refleurit. Le 13 février, Huffingtonpost d’Anne Sinclair, qui est dans les secrets de la Haute Finance, annonce que la Banque du Vatican, l’IOR, va retrouver un président d’ici une semaine, après une période de 9 mois sans dirigeant.

 

La démission de Benoît XVI est le résultat d’une lutte d’influence au niveau financier, cela a trait avec la réforme monétaire demandée par les BRIC et que Londres et Washington essaient de retarder… mais cela va beaucoup plus loin. Ce n’est qu’un des éléments d’un plan d’ensemble. La mission anglo-saxonne est en marche.


Quant à cette image, il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages, je ne crois pas une seconde à sa véracité. On a cherché à vous impressionner… et ça a marché.

 

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Voir aussi précédents posts,

 

Vatican et Eglise. Chute de Babylone. Euro fort et nouvelle version de Babe

Le Vatican donne son feu vert pour les micro-puces RFID. Et ensuite ?

Christianisme païen en Occident. Christianisme fervent en Russie. Choc 

 

 

Le génocide des Indiens du Canada - Vidéo d'un repenti - Pétition

 

Canada : le massacre du peuple indien passe par la destruction et l’exploitation de ses enfants
(courts extraits) On parle souvent de réseaux pédophiles ici, mais au pluriel, et le terme n’est pas approprié. De plus en plus, il semble qu’il n’y ait qu’un seul, vaste réseau. Qui trafique les gosses comme on trafique la coke.
1. Quelques dates de crimes contre le peuple amérindien

1859 : le jésuite Paul Durieu, installé en Colombie Britannique, prévoit d’exterminer tous les chefs indiens non chrétiens. Un modèle qui a eu cours ensuite dans les Indian Residential School, des pensionnats pour les enfants indiens dont on va longuement reparler.

1862-63 : épidémie de variole introduite par un missionnaire anglican, futur évêque, John Sheepshanks, qui a inoculé le virus à des enfants amérindiens. Cela, sous la couverture du gouvernement provincial et le commerce de fourrures de la compagnie Hudson Bay, qui parraine les premières missions protestantes chez les indiens. C’est aussi la première guerre bactériologique connue de l’histoire, et elle a permis à des chercheurs d’or de piller les terres de ces milliers d’indiens assassinés.

1870 : la couronne anglaise file les terres des indiens aux anglicans et autres missionnaires catholiques.

1910 : Duncan Scott confie par contrat la gestion des pensionnats aux cathos, anglicans, presbytériens et méthodistes.

1919 : fin des examens médicaux dans les residential schools.

1920 : tous les enfants de plus de 7 ans doivent être envoyés dans les pensionnats sinon les parents vont en prion et prennent une amende[2]. Là, la moitié de leurs enfants mouraient.

1925 : création de l’Eglise unie du Canada pour christianiser tout le monde, financée par la couronne d’angleterre. Elle hérite de tous les pensionnats et des terres volées par les méthodistes et les presbytériens.

1928 : loi sur la stérilisation en Alberta, qui permet de stériliser les enfants des pensionnats à leur insu sur décision d’un curé
1962 – 1971 : des milliers d’enfants indiens sont enlevés à leurs familles dans le cadre du programme « sixties scoop » qui aurait concerné officiellement 20.000 enfants. Etrangement, on observe que le programme actuel d’adoptions forcées aux Etats-Unis ressemble beaucoup à « Sixties Scoop », ces rafles d’enfants qui pourraient n’avoir été qu’un test. Beaucoup de ces enfants sont morts et les circonstances ont été dissimulées.
1993 – 1995 : des indiens parlent publiquement de meurtres d’enfants à l’école St Andrews de Port Alberni, qui était gérée par l’Eglise catholique du Canada. C’est là qu’officie Kevin Annett, ce pasteur qui est tombé sur une transaction foncière entre le gouvernement et l’église qui achetait, concernant des terres volées aux indiens. Annett est viré à la suite de son indignation publique au sujet de cette magouille. Puis un autre parle d’enfants battus à mort dans un autre pensionnat.

2009 : un témoin de meurtre d’enfant, Johnny “Bingo” Dawson, est assassiné par la police, qui l’avait menacé au cas où il parlait.

2010 : les contacts entre les survivants de l’Eglise canadiens, irlandais, italiens, allemands et anglais se nouent. Il apparaît clairement que Ratzinger, le pape, a œuvré toute sa vie pour dissimuler ces abus au public.

2012 : pendant que le gouvernement fait encore mine de faire de la « réconciliation » et de la « vérité », les actions en Justice vont démarrer sérieusement. Au passage, précisons que les survivants des résidential school conchient littéralement la « Truth and reconciliation commission » qui tente de les enfumer depuis quelques années déjà, à grands coups de subventions. Et aujourd’hui, on ne connait toujours pas le nombre d’enfants qui sont passés dans ces pensionnats. On parle officiellement de 100.000 à 200.000 enfants.

2. Le génocide 

On peut parler de génocide par bien des aspects. Notamment parce qu’on retrouve dans celui des indiens du Canada les trois phases habituelles : conquête, confinement, destruction. Mais celui des indiens a duré longtemps et a fonctionné par vagues successives, sous le couvert de la religion et de l’éducation. Les survivants parlent de camps de concentration chrétiens.

 

En 1910, la plupart de la centaine de pensionnats (les residential school) dans lesquels sont envoyés les enfants indiens du Canada est dans le giron de l’Eglise catholique romaine. Ces pensionnats étaient de véritables mouroirs, où le taux de décès était encore pire que dans les camps de concentration nazis : d’après les chiffres disponibles, il apparaît que plus de la moitié des enfants y mouraient chaque année, et cela durant un bon demi siècle (contre 15 à 20% par an dans les camps de concentration). Duncan Scott l’a écrit en 1910 : les décès massifs de ces enfants indiens dans les pensionnats sont « en accord avec la politique du ministère, qui est orientée vers la Solution Finale du problème Indien ».

 Et cette Solution Finale a été assez efficace : entre 1900 et 1960, le taux de mortalité des enfants indiens de ces pensionnats oscillait entre 40 et 60% par an. Pendant soixante ans, ce taux est resté le même, malgré les « progrès de la médecine » et la fertilité des terres sur lesquelles étaient installées ces « écoles ». Bien sûr, l’Etat a tout fait pour dissimuler cette réalité. Quelques années plus tard, ce concept de « Solution Finale » a été repris par les Nazis.

De plus, de 1920 à 1930, en plein cœur du massacre, les inspections médicales ont carrément été suspendues dans les pensionnats. Au total, entre 1890 et 1996, ce sont de 50 à 100.000 enfants qui sont morts dans ces endroits lugubres.

Et puis, il y a eu cette politique de stérilisation[5]. Des centres de stérilisation ont existé, dans lesquels les jeunes gens étaient drogués et stérilisés, surtout s’ils n’étaient pas chrétiens. Mais tous les registres concernant ces stérilisations ont été détruits à partir de 1995, quand l’enquête de l’Etat a démarré. Les garçons étaient parfois mis devant des rayons X intensifs afin d’être rendus stériles, ou bien on leur faisait boire des poisons.

Et quand les bébés, souvent le fruit de viols par les pasteurs et compagnie, naissaient quand-même, on les tuait.

Le délire de la suprématie chrétienne et occidentale, de l’élimination des hérétiques, n’est pas nouveau chez les cathos. Et le caractère durable de cette philosophie ressemble à un véritable credo, un véritable objectif.

 

Des meurtres aux charniers

Les enfants du Mohawk institute, par exemple, ont été enterrés juste avant la fermeture de cet établissement pour enfants Mohawks, en 1970, afin de camoufler les trop nombreuses tombes. Des instruments de torture ont été retrouvés dans ce pensionnat. Des survivants ont dit y avoir vu des prêtres en robe rouge torturer des enfants de manière rituelle.

Il y avait un aspect « mind control », c’est presque certain. A l’époque, on l’a dit, la CIA travaillait, via divers « médecins », sur le contrôle mental. Ce sont des projets tels que MK Ultra, ou Monarch, qui visent à programmer les gens après avoir fractionné leur personnalité par des chocs traumatiques de type viol, tortures, doublés d’une prise de diverses drogues par exemple. Cela, pour ensuite « programmer » chaque personnalité d’une certaine manière : on en fait une prostituée, une formatrice, une meurtrière, une messagère…

Ce travail s’est poursuivi d’Allemagne aux Etats Unis et au Canada avec le transfert des scientifiques nazis à l’ouest, via la rats road, la route des rats  : les monastères et autres établissements religieux italiens.

Le pensionnat de Kuper Island a été dirigé par l’ordre catholique allemand des Montfort depuis 1906 et jusqu’à la guerre. Des médecins nazis y officiaient déjà en 1939, d’après plusieurs victimes. Mais les expériences ont cessé quand les flics du coin ont commencé à regarder ce qu’il se passait.

 

Marion McFarlane, qui a quitté le pensionnat d’Alberni en 1964, explique à Kevin Annett : «  Nous avons utilisé le surnom de ‘maison blanche’ pour l’école à cause de tous les gros bonnets qui se présentaient pour prendre les petits garçons et filles. Parfois, j'ai reconnu des juges locaux et des flics, des ecclésiastiques. Tout le monde était tranquille, comme ils savaient qu'ils n'auraient jamais à répondre de rien. Ils alignaient tous les enfants pour l'inspection, comme une vente aux enchères normale d’esclaves. C’était si triste. Ils prenaient un enfant et ils s'en allaient, et la plupart du temps vous ne revoyiez plus jamais l’enfant. Parfois, les filles revenaient enceintes, et elles étaient envoyées dans un hôpital de la côte ouest dans West Coast pour un avortement. Si la fille parlait, ils s’en occupaient. Si vous passez derrière le pipeline d’eau dans les collines derrière l’école, vous trouverez beaucoup de ces filles, et même certains de leurs bébés  ». Quelques années plus tard, une autre victime subissait des électrochocs quotidiens (en plus des drogues) dans cet hôpital, et toutes les femmes y étaient stérilisées. Le dossier médical de cette femme serait trop sensible pour lui être communiqué, d’après son médecin.

Irène Starr, qui a survécu à six années passées au pensionnat d’Alberni, raconte que « Beaucoup de filles tombaient enceintes à Alberni. Les pères étaient les hommes qui travaillaient là, y compris le prêtre, et aussi les grosses légumes qui passaient par là et voulaient des filles pour la nuit. Des types du gouvernement ou de l'église. On n'a jamais su ce qui arrivait aux bébés, mais ils disparaissaient toujours. Les filles enceintes étaient emmenées à l'hôpital du coin (note : le "West Coast General Hospital de Port Alberni") et elles revenaient sans leur bébé. Je peux encore les entendre pleurer toute la nuit leur petit qu'elles avaient perdu  ». Et parmi ces « grosses légumes », y en a-t-il qui sont toujours au gouvernement ? Ou qui sont encore vivants et pourraient avoir à répondre de leurs actes ?

Les filles qui tombaient enceintes étaient liquidées, on retrouvait parfois leurs corps dans un champ, un peu plus loin.

Clairement, Annett explique que des réseaux pédophiles opéraient à partir des pensionnats (d’où la fréquence des avortements alors que les filles et les garçons étaient séparés strictement, justement pour ne pas se reproduire). De nombreux survivants, et d’autres témoins ont décrit la connexion étroite entre les églises qui géraient ces établissements, et les réseaux de pédophilie.

Il semble qu’à partir des années 50, beaucoup de pensionnats se sont mis aussi à l’activité lucrative d’ « élevage sexuel », comme l’écrit Annett. Et en Colombie Britannique, ce business semble avoir prospéré avec la collaboration du très sélect Vancouver Club où les enfants (surtout des garçons) étaient livrés, et cela durant des années, au réseau pédophile qui régnait là[8]. Et qui semble y régner toujours, d’après certains. Ensuite, personne ne revoyait les enfants qui avaient été amenés au Vancouver Club.

Ainsi, on louait les enfants aux amateurs de chair fraîche. Annett dit que ces réseaux existent toujours, mais passent désormais par les chefs des conseils tribaux, ces Indiens –baptisés évidemment- mis en place par le gouvernement pour gérer les communautés après avoir massacré les familles d’anciens. Aujourd’hui, nombre d’indiens expliquent que les chefs les obligent à se taire au sujet des abus commis dans les pensionnats. Mais, les fonctionnaires du gouvernement, associations pour l’enfance liées aux flics et tribunaux sont aussi, aujourd’hui, de gros pourvoyeurs d’enfants.

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etc etc  http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/canada-le-massacre-du-peuple-126020

 

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Voir

http://fr.sott.net/article/10794-Canada-le-massacre-du-peuple-indien-passe-par-la-destruction-et-l-exploitation-de-leurs-enfants

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NB : Je suis chrétienne croyante, note d'eva R-sistons. Mais je cherche à comprendre les événements...

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:20

 

Comment l'imam Chalghoumi renforce malgré lui les préjugés sur les musulmans
Temps de lectureTemps de lecture : 3 minutes

Avatar de Pascal Boniface

Par 
Directeur de l'IRIS

LE PLUS. Hassen Chalghoumi est un des imams les plus connus de France, notamment grâce à une importante médiatisation de ses positions. Mais cela sert-il vraiment la communauté dont il se fait le représentant ? Non, répond Pascal Boniface, directeur de l'Iris, jugeant au contraire son action contre-productive.

Édité par Hélène Decommer  Auteur parrainé par Maxime Bellec

Hassen Chalghoumi, imam de la mosquée de Drancy, photographié en 2010 (BALTEL/SIPA)

Hassen Chalghoumi, imam de la mosquée de Drancy, photographié en 2010 (BALTEL/SIPA)

 

L’imam Hassen Chalghoumi est particulièrement choyé par les médias et de nombreux responsables politiques. Il est censé représenter un islam modéré, sans interférence de l’étranger. Il veut également promouvoir le dialogue judéo-musulman, apaiser les tensions communautaires qui traversent notre pays et contribuer à combattre la mauvaise image de l’islam en France. Un récent sondage montrait que 74% des Français expriment un sentiment de défiance à l’égard de cette religion.

 

Ces intentions sont louables. Mais son action et sa mise en scène vont à l’encontre des buts recherchés.

 

Chalghoumi, un "native informant"

 

L’imam Chalghoumi est largement ignoré, voire violemment rejeté par ses coreligionnaires. Début décembre 2012, j’avais pointé l’écart entre son exposition médiatique forte et son enracinement pathétique sur les réseaux sociaux (à l’époque 37 followers pour Twitter et 105 mentions "j’aime" sur Facebook). Pas vraiment un leader populaire.

 

Il n’est en rien représentatif des musulmans. Ce sont les médias et quelques responsables politiques qui le désignent comme tel. D’où un grand malaise provoquant un rejet, les musulmans refusant de se voir assigner par des non-musulmans un représentant qu’ils n’acceptent pas. Si Chalghoumi est rejeté, ce n’est pas parce qu’il est modéré, comme certains veulent le faire croire, mais parce qu’il est illégitime. Il est désigné représentant d’une communauté par ceux qui n’y appartiennent pas.

 

Chalghoumi est ce que la sociologie américaine appelle un "native informant", ces figures qui occupent la parole d’une communauté dont ils n’ont pas le soutien, mais qui tirent leur légitimité des médias et des milieux politiques dominants. Il dit ce que la majorité a envie d’entendre de la part d’une minorité, mais pas ce qu’elle pense réellement. Les "informateurs indigènes" valident les stéréotypes que la majorité véhicule sur leur communauté.

 

On parle également des "rented negroes", ces noirs américains qui monopolisent le paysage médiatique pour donner "un visage de noir pour une opinion de blanc". Chalgoumi est loué dans les deux sens du terme et l’un parce que l’autre !

 

La position de Chalghoumi conforte les préjugés contre l'islam

 

Si la communauté concernée commence à être informée, comme le sont aujourd’hui les musulmans français, la manœuvre ne marche plus. Cette manipulation de l’information devient un défi démocratique. De surcroit, elle conforte les stéréotypes que l’on dit vouloir combattre.

 

Le message qui est envoyé au public c’est qu’un imam modéré est rejeté par ses coreligionnaires qui sont donc, dans leur majorité, extrémistes. La mise en scène de Chalghoumi, loin de combattre le préjugé d’un islam radical et intolérant, le conforte puissamment.

 

Développer le dialogue judéo-musulman est une bonne chose. Le faire comme Chalghoumi ne créé pas un pont, mais creuse le fossé. Cela accrédite l’idée que le conflit du Proche-Orient est d’essence religieuse. Le problème de ce conflit n’est pas l’islam. C’est l’occupation israélienne des Territoires palestiniens. Chalghoumi renforce l’idée que si les musulmans étaient plus modérés, le conflit pourrait être résolu, et la France préservée de son importation.

 

Il est considéré comme une vedette par les représentants institutionnels de la communauté juive, où il a plus de soutien que parmi les musulmans. Cela n’est pas sans poser un problème de légitimité de représentation. Il ne s’est jamais élevé contre l’occupation israélienne. Il est muet sur les appels à une solidarité inconditionnelle avec le gouvernement israélien lancés régulièrement par les responsables institutionnels de la communauté juive. Son partenariat avec les institutions juives n’est en rien équilibré ou réciproque. Il fait allégeance et obtient en retour une reconnaissance politique et médiatique nationale personnelle, mais rien pour sa communauté ou pour la cause palestinienne. Il accrédite l’idée qu’un musulman "modéré" ne critique pas le gouvernement israélien, et que ceux qui le font sont des extrémistes.

 

L’immense majorité des musulmans, tout en étant critiques à l’égard de la politique israélienne, condamnent l’antisémitisme et les actes antisémites. Ils ne peuvent donc se considérer comme représentés par Chalghoumi. En favorisant Chalghoumi, le CRIF privilégie le soutien à Israël sur la lutte contre l’antisémitisme.

 

Chalghoumi, faisant une mission de paix en plein bombardement israélien sur Gaza en novembre dernier, n’a pas condamné ces derniers. Richard Prasquier, président du CRIF, se félicite de l’avoir connu au moment de l’époque de "Plomb durci". Il dit qu’il fallait "avoir beaucoup de courage pour afficher ses relations avec la communauté juive" – mais donc aussi beaucoup d’opportunisme pour ne pas dire un mot sur (ou contre) les bombardements israéliens sur Gaza par l’armée israélienne.

 

Il est au dialogue judéo-musulman ce que les bourgeois de Calais étaient au dialogue franco-britannique. Encore que ces derniers n’avaient guère le choix.

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/782336-comment-l-imam-chalghoumi-renforce-malgre-lui-les-prejuges-sur-les-musulmans.html

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 07:22

.http://lettresdestrasbourg.wordpress.com/2012/12/07/origines-et-actualites-du-grand-marche-transatlantique/
4385357-6604932

 

Un traité de libre-échange avec les USA:

Une bonne affaire, vraiment? - RTBF Economie

http://www.rtbf.be/info/economie/detail_un-traite-de-libre-echange-avec-les-usa-une-bonne-affaire-vraiment?id=7927693 

Et aussi


Rien n’arrêtera donc la globalisation de l’économie : l’Union européenne et les Etats-Unis ont décidé d’unir leurs économies et viennent de publier les bans. L’enjeu de ce mariage très intéressé vise rien moins que la création de la plus vaste zone de libre-échange au monde. Mais les noces seront-elles joyeuses ?

C’est le discours sur l’état de l’union prononcé mardi par Barack Obama qui a véritablement donné le coup d’envoi pour des négociations autour de cet accord. Mais en vérité les tourtereaux ne s’en cachent plus depuis quelques temps déjà : ils veulent convoler ! Un groupe de travail existe d’ailleurs déjà depuis plus d’un an et il a produit un rapport très favorable à l'ouverture officielle de négociations. "Maintenant, il est temps d’agir" s'exclamait en novembre le commissaire européen au commerce extérieur Karel De Gucht, trois jours à peine après la réélection de Barack Obama. C’est dire l’impatience dans certains milieux.

 

L’idée de transformer les amours transatlantiques en une profitable union commerciale n’est pas neuve. Le libre-échangisme est à l’œuvre depuis la fin de la seconde guerre mondiale ; il est au cœur du processus d’intégration européenne par la création du marché unique, et c’est même un Graal économique pour les anglo-saxons. Le principe est simple : abolir les barrières érigées par les Etats (droits de douane, normes sanitaires, etc.) doit contribuer à faciliter le commerce, donc la croissance. L’Europe a d’ailleurs déjà conclu une trentaine d’accords de ce genre. Pour la zone de libre-échange Europe-USA, il est question d’un gain pour les entreprises européennes de 85 milliards d’euros et d’un accroissement de richesse de 0,5%. "Un moteur pour l’économie européenne" juge le président de la Commission José-Manuel Barroso.


Et on sent que ça trépigne dans les starting-blocks européens. Karel De Gucht voudrait lancer les négociations avant la fin de la présidence irlandaise, en vue de boucler le tout dans les deux ans, malgré l’extraordinaire complexité de l’exercice.

"Chevaux de Troie législatifs"


Une telle précipitation est-elle bien fondée ? Certains en doutent déjà. Certes le Parlement européen a rendu un avis positif sur le rapport présenté par Karel De Gucht, mais des voix dissonantes se sont fait entendre. Les Verts, par exemple, n’ont pas adopté la résolution du 23 octobre. "Le vote du parlement européen donne malheureusement un mandat très large à la Commission européenne pour négocier avec les Etats-Unis alors qu’un tel accord pourrait mettre en cause des éléments essentiels de notre cadre réglementaire", soulignait le député écologiste français Yannick Jadot au lendemain de ce vote. Son collègue socialiste, le Belge Marc Tarabella met en garde lui aussi : "Ce peut être une bonne nouvelle au niveau commercial. Toutefois, je nourris des craintes quant aux nouveaux chevaux de Troie législatifs dont pourrait regorger ce nouvel accord. Difficile de ne pas songer à ACTA quand les différentes parties expliquent que l'accord devra prévoir des normes de protection de la propriété intellectuelle ayant vocation à s'étendre au-delà des simples relations entre les Etats-Unis et l'Europe."


ACTA ! On croyait que la pièce était définitivement jouée depuis que la Commission avait pris acte du vote négatif du Parlement européen sur ce projet de traité très controversé. Mais les dispositions litigieuses pourraient fort bien se retrouver dans le traité de libre-échange, parmi d’autres normes au pouvoir tout aussi détonnant. Mais qui pourra les repérer et quel sera le degré de clarté projetée sur les discussions à venir ? Marc Tarabella prévient : il faudra que les négociations soient cette fois bien plus  transparentes que lors de la rédaction du traité ACTA. "Mais pour l'instant, il est justement demandé que  les "haut responsables" de l'UE et des USA aient des réunions régulières pour suivre les négociations qui seront menées par les diplomates de chaque camp. Dire cela ou dire que les institutions démocratiques et la société civile ont juste le droit de se taire, c'est du pareil au même. Après les déboires liés à ACTA, nous serions en droit d'attendre plus et mieux!"


Les lobbies entrent en scène

En tout cas, des deux côtes de l’Atlantique, chacun fourbit ses armes et cherche à se profiler pour tirer le meilleur parti de l’union annoncée. Il y aura du donnant-donnant, et il y aura des renoncements. Les lobbies sont déjà à l’œuvre. Pour ramener par la fenêtre les dispositions de feu le projet ACTA, on l’a dit, mais aussi pour contraindre les deux marchés à s’ouvrir aux produits de l’autre. L’Union a-t-elle déjà manifesté sa bonne volonté en ouvrant son marché à la viande de porc lavée à l’acide lactique ? Qu’à cela ne tienne, si elle veut que le Roquefort français ravisse enfin les papilles américaines sans entrave, sans doute faudra-t-il accepter aussi les poulets déglacés à l’eau de Javel et les viandes à la ractopamine…


Que dire aussi des négociations à venir dans des matières aussi sensibles que l’industrie automobile ou l’aéronautique, avec le conflit qui menace autour des aides gouvernementales aux géants Airbus et Boeing ? Yannick Jadot est perplexe, à tout le moins : "Au moment où l’Europe connaît une crise économique et sociale sans précédent, qu’elle peine terriblement à se doter d’une politique industrielle ambitieuse, une telle précipitation constitue un danger pour le modèle européen", dit-il.

Alors, pour parer les critiques –et pour mieux noyer le poisson, avancent déjà certains- Karel De Gucht annonce qu’aucun secteur n’est exclu des négociations mais que le questions sensibles ne seront introduites qu’en cours de processus. Histoire sans doute de tâter le terrain avant d’avancer trop vite les pions européens.

 

Trop favorable aux Etats-Unis ?

Mais l’emballement soudain pour ce traité de libre-échange est-il réellement une bonne chose ? Même le quotidien libéral allemand Die Welt en doute, un comble !

Et il en apporte la démonstration. D’abord, disent les auteurs de l’article, ce n’est pas la disparition des droits de douane –déjà très bas- qui créera le bénéfice. Pour qu’il y ait vraiment un impact macroéconomique, il faudra surtout démanteler les barrières commerciales. Du genre de celles qui empêchent aujourd’hui les Etats-Unis d’écouler sur nos marchés des mais OGM, par exemple. Ensuite, un accord de libre-échange bilatéral de cette importance aurait un effet négatif sur les autres Etats, alors même que le cœur battant de l’économie internationale se trouve dans les pays émergents. Discriminer des économies en devenir, voire des futurs géants du commerce international, ce n’est pas précisément le moyen de bâtir avec eux des relations commerciales harmonieuses pour le futur.

 

Enfin, poursuit Die Welt, et c’est un économiste de Columbia university de New York qui l’affirme, l’Europe n’a rien à gagner d’un tel accord qui ferait entrer le loup américain dans la bergerie. Le Vieux continent est en effet nettement plus souple que les Etats-Unis en matière de restrictions commerciales. Après la signature d’un traité de libéralisation transatlantique, "les Européens devraient redoubler de vigilance à l’égard des intérêts américains et de leurs lobbies", prévient-il, avant de conclure : "L’Union européenne devrait donc enterrer ce projet qui l’affaiblirait. Et les pays en développement se porteront de toute façon mieux sans lui".

 

T.N.

 

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