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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 05:50

http://media.rtl.fr/online/image/2011/0725/7705400862_la-une-de-newsweek-presentant-les-visages-des-deux-protagonistes-de-l-affaire-dsk.jpg

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Affaire DSK : les nombreux soutiens de N. Diallo

 

Extraits

 

A partir de cet article, j'ai sélectionné certains points qui me semblent très importants dans cette affaire. Les voici  ( eva ) :

 

 

 

"La femme de chambre du Sofitel, dont tout prouve qu'elle a été agressée sexuellement, risque de ne jamais obtenir de procès à cause de son passé, sans rapport avec les violences sexuelles dont elle a été victime le 14 mai", pouvait-on notamment lire dans le communiqué signé par plusieurs associations .

 

Partant du principe que la seule idée d'abandonner les charges contre DSK était "un mauvais signal renvoyé par le système judiciaire américain"

 

Ensemble, ils ont à leur tour demandé la poursuite de l'enquête. "L'abandon des charges découragerait les victimes" (et encouragerait les prédateurs de tous poils, note d'eva), a entre autres déclaré la figure de la communauté noire de Harlem Bill Perkins, avant de pointer du doigt la "crédibilité" de DSK et de rappeler qu'il faisait l'objet en France d'une autre plainte pour tentative de viol.  

 

"le credo de Kenneth Thompson est la lutte contre une justice de classe et de couleur, et la majorité de la population new yorkaise n'est pas blanche".

 

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 00:22
Attentat en Norvège : Une professeur de l’Université de Séville accuse Israël

 

.“Il se peut qu'en fin de compte les tentacules de l'État d'Israël ne soient pas très éloignées de ce carnage et ce ne serait ni la première ni malheureusement la dernière fois. Oui, la Ligue des jeunes travailleurs de Norvège (AUF) et le ministre norvégien des Affaires étrangères et tout son gouvernement ont reçu un coup terrible.  Mais précisément ceux qui prennent position le plus fermement contre la politique génocidaire d'Israël envers le peuple palestinien sont ceux qui souffrent le plus.  Ils avaient déjà été mis en garde par Israël pour leur “courage extraordinaire” … ceci signifie dans le jargon israélien qu'ils en paieront les conséquences.” (Maria José Lera, professeur à l'Université de Séville)


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Anders Behring Breivik administrerait un blog intitulé "Fjordman" (http://fjordman.blogspot.com/), et il interviendrait sur Jihad Watch (http://www.jihadwatch.org/), entre autres. Le blog Fjordman montrerait qu'il serait un extrémiste néocon. Breivic serait aussi pro-israélien (tout se tient !), cf le blog "Pourquoi la lutte d'Israël est aussi notre combat" (http://vladtepesblog.com/?p=21434)?

.

Le mot d'eva :

 

Les néo-conservateurs (notamment évangéliques) sont fanatiquement (en contradiction avec l'Evangile d'Amour) pro-Israël. Je les connais, j'ai une soeur comme ça ! Or, vous verrez que si les liens du terroriste fondamentaliste chrétien Breivik avec la mouvance pro-Israël sont établis (et pour l'instant le rôle d'Israël à Oslo est une hypothèse de travail, mais très crédible vu le contexte de la Norvège, courageux en effet - et les méthodes de l'Etat le plus voyou de la planète, violant en permanence le Droit international), personne dans les Médias n'en parlera. Un Musulman est de plus en plus présenté comme un "terroriste", un néocon ou un chrétien extrémiste sont des "fondamentalistes", et l'idéologie néo-con comme la sioniste sont tues par les Médias. Et la tolérance des gouvernements comme des Médias envers l'Extrême-Droite potentiellement haineuse, xénophobe, dangereuse §, est inadmissible ! En outre, des liens de plus en plus troubles se nouent entre l'Extrême-Droite si sulfureuse et l'Etat voyou Israël - doit-on rappeler que l'Extrême-Droite, justement, y est au pouvoir ? Par ailleurs, il semblerait que Marine Le Pen entretienne de bons rapports avec Israël, contrairement à son père.  En tous cas, néocons-Israël, les extrémistes se retrouvent toujours !  Tout cela pue... d'autant qu'Israël ne se prive pas d'éliminer, au mépris des lois internationales, toutes les personnes qui le dérangent, comme les scientifiques iraniens, entre autres ! En toute impunité... Il va sans dire que tout humaniste, toute personne éprise d'éthique ne peut être que révulsée par le climat de haine et d'intolérance entretenu tant par l'Extrême-Droite raciste et fanatique que par l'Etat raciste et voyou Israël. Tout cela est nauséabond et sent la fin de règne, la décomposition de notre monde pourri ! (eva R-sistons) 


§ Quant au FN, voici ce que je trouve :

" Dimanche, Marine Le Pen lui a emboité le pas en fustigeant un communiqué de l'association antiraciste Mrap mettant en cause "les partis populistes et les extrêmes droites" et la "lourde responsabilité (qu'ils portent) dans le climat délétère" en Europe.

Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) cite notamment le FN, avec qui il a souvent maille à partir, et la Droite populaire, le collectif de députés qui incarne depuis un an l'aile droite de l'UMP.

Le FN menace de poursuites judiciaires

"Le Front national est évidemment parfaitement étranger à la tuerie norvégienne, qui est l'oeuvre d'un déséquilibré solitaire qui devra être châtié de façon impitoyable", a affirmé la présidente du FN.

Brandissant l'arme judiciaire, elle promet un procès en diffamation à l'association antiraciste et des poursuites contre "quiconque se prêterait à des basses manoeuvres de de ce type".

Plusieurs leaders du PS ont néanmoins pointé du doigt le "discours de haine" de l'extrême droite, sans forcément viser directement le FN, mais plus généralement la montée des populismes et des courants islamophobes en Europe.

"Voilà où mène aussi l'idéologie du choc des civilisations, de l'incompatibilité des cultures, de l'impossibilité de construire des mondes au-delà de nos sociétés habituelles : à la haine, à la destruction, au terrorisme", a analysé le porte-parole du PS, Benoît Hamon.

Des réactions embarrassantes

Si le Front national a officiellement condamné les attaques d'Oslo, certaines réactions sur internet paraissent plus ambiguës. Ainsi, un cadre national du parti d'extrême droite, Laurent Ozon, proche de Marine Le Pen, a posté plusieurs messages sur son compte Twitter où il pointe une hausse de l'immigration en Norvège.

"Expliquer le drame d'Oslo: explosion de l'immigration: X6 (multipliée par 6, NDLR) entre 1970 et 2009", dit l'un de ces courts messages.

Lundi, contacté par l'AFP, il s'est défendu de toute justification de l'acte meurtrier commis par Anders Behring Breivik.

"Je prétends que cet acte, qui est un acte odieux, doit être analysé dans le contexte norvégien actuel", a-t-il assuré.

De même, Jacques Coutela, candidat FN aux cantonales à Saint Florentin, a publié lundi sur son blog "la valise ou le cercueil" un article où il est fait l'apologie du suspect des attaques d'Oslo.

Anders Behring Breivik y est présenté "comme un résistant, une icône, un nouveau Charles Martel, luttant contre l'invasion musulmane", explique dans un communiqué le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap).

"Je n'ai pas écrit ces propos, je les ai trouvés sur internet et publiés sur mon blog, pour informer", a réagi Jacques Coutela, interrogé par l'AFP. "Je ne cautionne pas le terrorisme, d'où qu'il vienne, même s'il vient de mes idées", a-t-il poursuivi. "Je pense qu'il y en aura d'autres", a-t-il ajouté en référence aux attaques d'Oslo du 22 juillet qui ont fait 76 morts.

Mardi, dans un nouveau post, Jacques Coutela a précisé que Anders Behring Breivik n'était pas "une icône, mais simplement un visionnaire face à la montée de l'islamisation de l'Europe". Ce même jour, le MRAP a annoncé qu'il allait porter plainte pour "incitation à la haine raciale" contre Jacques Coutela".

 

Extrait de http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20110726.OBS7644/le-double-discours-du-fn-sur-les-attaques-d-oslo.html

 

La masacre del 22 de julio
Noruega e Israel



La masacre cometida el 22 de julio en Noruega se desarrolló en un contexto al que merece la pena prestar atención. Ha habido dos atentados, uno contra la sede del gobierno y otro en la isla de Utøya, con una diferencia de dos horas entre ambos.

En la isla de Utøya se celebraba una reunión-campamento de la Liga Juvenil de Trabajadores del Partido Laborista (Arbeidaranes Ungdomsfylking, AUF, por sus siglas en noruego) cuyo representante, Eskil Pedersen, es uno de los defensores más importantes del boicot a Israel en Europa, y con posicionamientos de gran importancia.

Boicot a Israel

La implicación de Noruega en el boicot a Israel es fundamental y hiere sensibilidades. El boicot universitario fue liderado por una de las instituciones académicas más importantes de Noruega, la Universidad de Bergen, que tiene intención de imponer un boicot académico contra Israel por un comportamiento que califica de similar al del apartheid (YNET, 24 de enero de 2010); la acompañó la junta rectora de la Universidad de Trondheim, donde se discutió y votó si unirse o no al boicot académico contra Israel.

Hace solo unos meses, en abril, este boicot universitario dio sus frutos y el propio Alan M. Dershowitz estuvo en Noruega y se ofreció a impartir conferencias sobre Israel en las tres universidades más importantes, si bien todas rechazaron su oferta, aunque sí habían sido invitados allí Ilan Pappé, o a Stephen Walt. La queja de Desrhowitz contra el «boicot de Noruega a los oradores pro-israelíes» se puede leer en el siguiente enlace: http://soysionista.blogspot.com/2011/04/el-boicot-de-noruega-los-oradores-pro.html.

El Ministro de Asuntos Exteriores de Noruega, Jonas Gahr Støre, dijo lo siguiente el día anterior a la masacre: «La ocupación debe terminar, el muro se debe demoler y hay que hacerlo ya»… y lo hizo en el mismo campamento donde se produjo la matanza (fuente: http://tinyurl.com/3zhsj4w).

Es posible que tu navegador no permita visualizar esta imagen. 

Pie de foto: La AUF pide boicotear a Israel. Jonas Gahr Store, Ministro de Asuntos Exteriores de Noruega, fue recibido el jueves en el campamento de verano de la AUF que se desarrolla en Utøya, donde escuchó la petición de que Noruega reconozca al Estado palestino. Allí el ministro recorrió el campamento organizado por Eskil Pedersen, dirigente de la AUF (Reuters).

El miércoles pasado, Eskil Pedersen afirmó que la Liga Juvenil de Trabajadores (AUF) quiere que Noruega imponga un embargo económico unilateral a Israel.

«La Liga Juvenil de Trabajadores tendrá una política más activa en Oriente Próximo y tenemos que reconocer a Palestina. “El dinero solo es dinero”, ahora tenemos que impulsar el proceso de paz hacia otra senda», declaró Pedersen.

Las acciones de BDS (boicot, desinversión y sanciones) fueron apoyadas en enero de 2006 por la Ministra de Economía (http://www.elreloj.com/article.php?id=16385) y se han hecho efectivas en retirada de inversiones. Concretamente, el 23 de agosto de 2010 Noruega comunicó que el Fondo de Petróleo Noruego (Norway Oil Fund) retiraba sus inversiones de la compañía constructora internacional Danya Cebus, que pertenece al fondo de inversiones Africa-Israel. En palabras de la Ministra de Economía «  “El Consejo de Ética enfatiza que la construcción en los asentamientos de los territorios ocupados constituye una violación de la Convencion de Ginebra relativa a la Protección de Civiles en Tiempo de Guerra,” señaló. “Varias resoluciones del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas y opiniones del Tribunal Internacional de Justicia han concluido que la construcción en los asentamientos israelíes en los territorios ocupados palestinos está prohibida bajo esta Convención,” dijo el ministro de Economía Sigbjoern Johnsen en una declaración ». (http://www.nocturnar.com/forum/economia/427216-fondo-noruego-retira-inversiones-de-companias-israelies.html)

La retirada de inversiones también se ha extendido al negocio de armas, y en septiembre de 2009 se canceló la inversión en Elbit, empresa armamentística israelí (http://www.haaretz.com/news/israel-summons-norway-envoy-to-protest-divestment-from-arms-firm-1.8535). Y no sólo han vetado la venta de armas a Israel, sino que en junio de 2010 la Ministra de Eucación noruega hizo un llamamiento internacional para que esta postura de boicot a las empresas armamentísticas israelíes fuese compartida por el resto de la comunidad internacional (http://www.swedishwire.com/nordic/4809-norway-calls-for-boycott-on-arms-to-israel), ante el asesinato por parte de Israel de nueve activistas turcos en el ataque a la Flotilla.

El boicot noruego está apoyado masivamente por la población y, según fuentes israelíes, en el año 2010 el 40 por ciento de los noruegos y noruegas se negaban a comprar productos israelíes (http://www.ynetnews.com/articles/0.7340.L-3898052.00.html)

Apoyo al pueblo palestino

Si Noruega ha destacado en el boicot a Israel, también lo ha hecho en declarar y reconocer a al Estado palestino. El 19 de Julio el presidente palestino Mahmoud Abbas visitó Noruega y el Ministro de Asuntos Exteriores noruego, Jonas Gahr Støre, declaró al informativo de TV2 que Noruega está dispuesta a reconocer al Estado palestino. Esas palabras son las que repitió durante la charla de Utøya: «Estamos dispuestos a reconocer al Estado palestino. Estoy a la espera del texto concreto de la resolución que los palestinos van a presentar ante la Asamblea General de Naciones Unidas en el mes de Septiembre» (fuente: http://english.ruvr.ru/2011/07/19/53408557.html).

En otoño se espera que el presidente palestino Mahmound Abbas exponga la cuestión ante Naciones Unidas, donde pedirá el ingreso en la organización y el reconocimiento del Estado palestino según las fronteras anteriores a la guerra de 1967 y con capital en Jerusalén Este. Ni Estados Unidos ni Europa apoyan la creación de un Estado palestino independiente.

Además, al ex Ministro de Asuntos Exteriores, Kare Willoch, le han regalado hace poco un pasaporte palestino y expresó su apoyo a los palestinos y su situación: «Me he dado cuenta de la muy grave injusticia a la que ha sido sometido el pueblo palestino y que realmente todo el mundo occidental tiene su responsabilidad en ello» (fuente: http://theforeigner.no/pages/news/abbas-to-meet-norwegian-foreign-minister/).

Reacciones de Israel

Israel no ignora estas acciones. De hecho, el 15 de noviembre de 2010 la prensa israelí publicó que «Noruega incita al odio contra nosotros» (fuente: ynetnews.com), lo que dio lugar a un grave conflicto diplomático. Israel acusó al gobierno noruego de financiar y fomentar la instigación descarada contra Israel. En ese caso la queja era por la financiación y participación de Noruega en la difusión de obras que informan del sufrimiento de la infancia en Gaza.

Este era el texto completo de la noticia:

Según informes recibidos por el Ministro de Asuntos Exteriores en Jerusalén, el municipio de Trondheim financia un viaje a Nueva York para los estudiantes que intervienen en la obra Monólogos de Gaza, «que trata del sufrimiento de los niños de Gaza como consecuencia de la ocupación israelí».

La obra, escrita por un palestino de Gaza, se presentará en la sede de Naciones Unidas. La función se suma a una exposición de un artista noruego exhibida en Damasco, Beirut y Amán con la colaboración de las embajadas de Noruega en Siria, Líbano y Jordania.

La exposición muestra a bebés palestinos muertos junto a cascos del Ejército de Israel que recuerdan a los cascos de los soldados nazis y una bandera israelí empapada en sangre.

Los noruegos también contribuyen a distribuir en festivales de cine de todo el mundo un documental titulado Tears of Gaza («Lágrimas de Gaza»). Según el Ministro de Asuntos Exteriores, la película también trata del sufrimiento de los niños de Gaza sin mencionar a Hamas, los cohetes disparados en Israel y el derecho de este último a defenderse.

En la película aparecen habitantes de Gaza cantando Itbah al-Yahud, pero la traducción noruega dice «masacrad a los israelíes» en lugar de «masacrad a los judíos».

Además, se ha publicado hace poco un libro escrito por dos médicos noruegos que fueron los únicos extranjeros en Gaza que concedieron entrevistas durante la Operación Plomo Fundido. El libro, que acusa a los soldados del Ejército de Israel de matar deliberadamente a mujeres y niños, es un éxito de ventas en Noruega y ha sido calurosamente recomendado nada menos que por el ministro noruego de Asuntos Exteriores, Jonas Gahr Støre.

La embajada israelí en Noruega ha protestado enérgicamente contra la implicación de las autoridades en la demonización de Israel. «La política oficial y manifiesta de Noruega habla de comprensión y reconciliación --dijo el domingo por la noche una autoridad israelí--, pero desde la guerra de Gaza, Noruega se ha convertido en una superpotencia en lo que se refiere a exportar material multimedia orientado a deslegitimar a Israel mientras emplea el dinero de los contribuyentes noruegos a producir y difundir esos materiales».

Daniel Avalon, vice-ministro de Asuntos Exteriores, ha declarado en una reunión con miembros del parlamento noruego que «este tipo de actividad aleja las posibilidades de reconciliación y favorece una radicalización de la posición palestina que les impide negociar».

Los noruegos han respondido a las críticas israelíes diciendo que el gobierno apoya la libertad de expresión y que no intervendrá para alterar el contenido de obras de arte.

Fuente; http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3984621,00.html

La prensa israelí ha publicado más artículos destacando que las relaciones entre ambos Estados no pasan definitivamente por su mejor momento. Hay que añadir que Noruega siempre ha mantenido conversaciones con Hamas desde que se formó un gobierno de unidad en 2007, distanciándose así de la postura estadounidense y europea (http://www.norway.org.ps/News_and_events/Press_Release/Facts_about_Norway%E2%80%99s_position_with_regard_to_Hamas/) y molestando profundamente a Israel, como era de esperar (http://news.bbc.co.uk/2/hi/6470669.stm).

Las malas relaciones se vuelven a poner de manifiesto en las declaraciones del propio Presidente de Israel, Simon Peres, quien en mayo de 2011 dijo que dialogar con Hamas es apoyar a esta organización terrorista, a lo que Jonas Gahr Støre -Ministro de Asuntos Exteriores noruego- respondió: «condenamos a las organizaciones que están implicadas en el terrorismo, pero Noruega considera que tener unas listas en las que incluir a una organización para calificarla de terrorista no sirve a nuestros objetivos» (http://www.newsinenglish.no/2011/05/06/peres-criticizes-norway-on-hamas/).

Parece que son los noruegos quiénes están poniendo sobre la mesa la «definición de terrorismo», una simple etiqueta que da nombre a unas listas y condena inmediatamente a millones de personas a un bloqueo genocida o a un ataque mortífero.

Curiosamente, el «terrorista» noruego acusado de esta masacre, Anders Behring Breivik, está siendo señalado como titular de un blog llamado «Fjordman» y sus mensajes llevan tiempo apareciendo con enlaces en Jihad Watch y Gates of Vienna http://www.wakeupfromyourslumber.com/blog/joeblow/zionists-admit-breivik-fjordman-breivik-rightist-mass-murderer-atlas-shrugged-contribut). Si esto es así, el blog de Fjordman muestra que Breivic sería un extremista neocon que odia a los inmigrantes y especialmente a los musulmanes y, además pro-israelí; véase el blog, «por qué la lucha de Israel también es nuestra lucha» (http://vladtepesblog.com/?p=21434).

Podría ser que, al final, los tentáculos del Estado de Israel no estén tan lejos de esta matanza; al fin y al cabo no habría sido la primera que cometen ni, lamentablemente, será la última. Eso sí, la Liga Juvenil de Trabajadores Noruega (AUF), el Ministro de Asuntos Exteriores noruego y su gobierno al completo han recibido un tremendo golpe.

Justamente quienes más se han posicionado en el rechazo a la política genocida de Israel hacia el pueblo palestino son quiénes más sufren, previamente advertidos por Israel de su «tremenda osadía»… algo que en el lenguaje israelí significa que se pagan las consecuencias.

*María José Lera es profesora de la Universidad de Sevilla y Ricardo García Pérez es traductor.

Rebelión ha publicado este artículo con el permiso del autor mediante una licencia de Creative Commons, respetando su libertad para publicarlo en otras fuentes.

rCR

 

http://www.rebelion.org/noticia.php?id=132857

 

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Voir aussi :

 

Gladio frappe la Norvège?

 Temps « Mossad » sur Oslo

Les attaques terroristes en Norvège sont des attaques sous faux drapeau

 

 http://mai68.org/spip/spip.php?article3099

 

 

Oslo: Un parfum de 11 Septembre (opération menée par les Saoudiens avec les Bush)

 

Oslo : A qui profite le crime ? Qu'y a-t-il derrière ces attentats

+  vidéo

 

Réseaux Gladio, comment les services manipulent les extrémistes

L’évidence disponible montre que l’attaque terroriste en Norvège est un false flag

Terreur à Oslo: quel agenda cela sert-il?

« L’Al-Qaïda blanche » ciblée alors que les gouvernements occidentaux tournent le dispositif anti-terreur vers l’intérieur

Les médias de l’establishment se précipitent pour blâmer l’attaque d’un tireur fou sur les musulmans sans preuves

Le suspect des attentats d’Oslo: un « fondamentaliste franc-maçon » norvégien de 32 ans

Pourquoi un « nationaliste de droite » massacrerait-il des jeunes norvégiens, dont la majorité sont blancs?

La police d’Oslo a organisé des journées d’exercice de prévention quelques jours avant l’explosion terroriste

 

Méconnu: La main tendue des Musulmans aux Chrétiens, "l'alliance sacrée"


 

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Le visage du principal suspect des tueries d’Oslo a fait le tour du monde : il s’agirait d’un « fondamentaliste chrétien », ancien militant d’un parti d’extrême-droite, qui revendique son hostilité aux immigrés et aux musulmans.

Depuis deux jours, les médias tentent laborieusement d’expliquer – sans disposer d’informations suffisantes – ce qui aurait pu conduire ce norvégien à se livrer à la violence extrême...

[Article complet : acrimed.org]

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Après le carnage commis en Norvège par Anders Behring Breivik, les populismes, qui montent en force dans beaucoup de pays européens, sont pointés du doigt.

En France, le MRAP, François Hollande ou encore Manuel Valls, pointent la responsabilité des discours islamophobes de l'extrême droite. Pour Nicolas Lebourg, historien spécialiste de l'extrême droite, la critique est justifiée. Entretien.

 [Article complet : liberation.fr]

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 17:40
Comment on fabrique la famine en Somalie

 

 

 


Depuis les vingt dernières années, la Somalie est embourbée dans une « guerre civile » tout en étant victime d'un processus de déstabilisation économique affectant le secteur rural et urbain.  

 

Le pays fait maintenant face à une famine généralisée. Selon les reportages, des dizaines de milliers de personnes sont décédées de malnutrition dans les derniers mois. Les vies de plusieurs millions de personnes sont menacées.

 

Les médias occidentaux attribuent la famine à une grave sécheresse sans examiner pour autant les causes sousjacentes. 

 

Un climat d’« anarchie et de guerres de gangs » est également présenté comme l’une des principales raisons de la famine.

 

Mais qui est derrière l’anarchie et les gangs armés?

 

La Somalie est rangée dans la catégorie des « États faillis », un pays sans gouvernement.

 

Mais comment est-elle devenue un « État failli »? Il y a suffisamment de preuves indiquant une intervention étrangère ainsi qu’un appui en sous main aux milices armées. Produire des « États faillis » fait partie intégrante de la politique étrangère étasunienne. Cela relève d’un plan du renseignement militaire.

 

Selon L’ONU, une situation de famine persiste dans le sud Bakool et Shabeellaha Hoose, des zones en partie contrôlées par Al-Shahab, une milice djihadiste affiliée à Al-Qaïda.

 

À la fois l’ONU et l’administration Obama avaient accusé Al-Shahab d’avoir « banni les agences d’aide étrangères sur son territoire en 2009 ». Toutefois, les reportages ne mentionnent pas que Harakat Al-Shabaab al-Mujahideen (HSM) (Mouvement de la jeunesse en lutte) est financé par l’Arabie Saoudite et soutenu en sous main par les services de renseignement occidentaux.

 

L’appui aux milices islamiques par les services de renseignement occidentaux fait partie d’une évolution historique de soutien clandestin par les services de renseignement à des filières d’Al-Qaïda et des organisations djihadistes dans de nombreux pays, incluant plus récemment la Libye et la Syrie.

 

La question plus générale est la suivante: quelles forces extérieures ont provoqué la  destruction de l’État somalien au début des années 1990?

 

La Somalie est demeurée autonome sur le plan alimentaire jusqu’à la fin des années 1970. Dès le début des années 1980, son économie nationale a été déstabilisée et l’agriculture vivrière anéantie.

 

Le processus de bouleversement économique a précédé le début de la guerre civile en 1991. Le chaos économique et social résultant de la « médecine économique » du FMI était un « préalable » au déclenchement de la « guerre civile » financée par les États-Unis.

 

Un pays entier avec une riche histoire de commerce et de développement économique a été transformé en un «territoire.»

 

Ironie amère du sort, ce territoire ouvert englobe une richesse pétrolière significative. Quatre géants pétroliers étasuniens s’étaient déjà positionnés avant le début de la guerre civile en 1991.

 

En filigrane du drame tragique de la Somalie, quatre grandes compagnies pétrolières étasuniennes sont installées discrètement sur une fortune potentielle en concessions exclusives afin d’explorer et d’exploiter des dizaines de millions d’acres de la campagne somalienne.

 

Selon des documents obtenus par le [Los Angeles] Times, près des deux tiers de la Somalie ont été alloués aux géants pétroliers Conoco, Amoco, Chevron et Phillips dans les dernières années du règne du président pro-américain Mohamed Siad Barre, avant qu’il ne soit renversé et que le pays soit plongé dans le chaos en janvier 1991.

 

Officiellement, l’administration et le département d’État insistent sur le fait que la mission militaire étasunienne en Somalie est strictement humanitaire. Des porte-paroles de l’industrie pétrolière ont rejeté en les qualifiant d’« absurdes » et d’« insensées » les allégations des experts de l’aide, des analystes vétérans de l’Afrique de l’Est et de plusieurs Somaliens éminents voulant que le président Bush, un ancien pétrolier texan, ait été mené à agir en Somalie, du moins en partie, par l’intérêt des géants des États-unis.

 

Toutefois, des documents privés et scientifiques ont dévoilé que les compagnies étasuniennes sont en bonne position pour  prendre le contrôle et s'approprier des réserves potentielles de pétrole les plus prometteuses dès que le pays sera pacifié. Et le département d’État et des représentants de l’Armée étasunienne reconnaissent que l’une de ces compagnies pétrolières ne s’est pas seulement installée confortablement en espérant la paix.

 

Conoco Inc., la seule compagnie multinationale ayant conservé un bureau en opération à Mogadishu au cours des deux dernières années d’anarchie sur l’ensemble du territoire, a été directement impliquée dans le rôle du gouvernement étasunien au sein de l’effort militaire humanitaire financé par l’ONU. (Cité dans  The Oil Factor In Somalia | COLUMN ONE : The Oil Factor in Somalia : Four American petroleum giants had agreements with the African nation before its civil war began. They could reap big rewards if peace is restored. - Los Angeles Times 1993)

La Somalie est une ancienne colonie de l’Italie et de la Grande-Bretagne. En 1969, un gouvernement postcolonial a été formé sous le président Mohamed Siad Barre : d’importants programmes sociaux de santé et d’éducation ont été implantés et l’infrastructure rurale et urbaine a été développée au cours des années 1970.

 

Le début des années 1980 constitue un point tournant majeur.

Le programme d’ajustement structurel (PAS) du FMI et de la Banque mondiale fut imposé à l’Afrique subsaharienne. Les famines récurrentes des années 1980 et 1990 sont en grande partie la conséquence de la « médecine économique » du FMI et de la Banque mondiale.

En Somalie, dix ans de médecine économique du FMI ont jeté les fondements d’une transition vers un cadre de dislocation économique et de chaos social.

 

L’article suivant, publié en 1993 dans Le Monde Diplomatique et Third World Resurgence, est axé sur les causes historiques de la famine en Somalie.

 

Il fut ultérieurement intégré dans mon livre Mondialisation de la pauvreté, première édition 1998 et Mondialisation de la pauvreté et le nouvel ordre mondial, 2e édition, Écosociété, Montréal, 2004.



Michel Chossudovsky, Montréeal le 26 juillet 2011

[Traduction du texte ci-dessus: Julie Lévesque, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM)]


Comment on fabrique la famine en Somalie
                       

Par Michel Chossudovsky     

texte publié dans Le Monde diplomatique, 1993.              

 

La Somalie, où les pasteurs constituaient autrefois 50 % de la population, avait une économie fondée sur l'échange entre éleveurs nomades et petits agriculteurs. En dépit des sécheresses, elle demeura presque autosuffisante en produits alimentaires durant les années 60 et 70. Au cours de la décennie 70, des programmes de transfert de populations permirent le développement d'un important secteur commercial dans le domaine de l'élevage : jusqu'en 1983, le bétail a représenté 80 % des recettes d'exportation du pays.

Au début des années 80, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale imposèrent au gouvernement un programme de réformes qui mit en péril le fragile équilibre entre les secteurs nomade et sédentaire. L'une des fonctions de ce plan d'austérité était de dégager les fonds destinés à rembourser la dette contractée par Mogadiscio auprès des membres du Club de Paris et, surtout, auprès du... FMI lui-même (1).

Comme le notait un rapport de mission de l'Organisation internationale du travail : "Seul parmi les principaux créanciers de la Somalie, le Fonds refuse un rééchelonnement (...) . Il aide de facto à financer un programme d'ajustement, dont l'un des objectifs majeurs est le remboursement du FMI lui-même (2)."

Le programme d'ajustement structurel a accru la dépendance alimentaire, notamment dans le domaine céréalier. Entre 1975 et 1985, l'aide alimentaire a été multipliée par quinze, soit un rythme d'accroissement annuel moyen de 31 % (3). Cet afflux de blé et de riz vendus sur le marché local, s'ajoutant à l'augmentation des importations, a provoqué des migrations de producteurs et des modifications majeures dans les habitudes de consommation, au détriment des produits traditionnels, maïs et sorgho.

La dévaluation du shilling somalien, imposée en juin 1981 par le FMI et suivie périodiquement par d'autres baisses de parité, entraîna des hausses des prix de tous les intrants de l'agriculture : carburants, engrais, etc. L'impact fut immédiat et désastreux sur les cultures pluviales mais aussi dans les zones irriguées. Dans les villes, le pouvoir d'achat chuta de façon dramatique, les plans de développement du gouvernement furent victimes de coupes claires, les infrastructures s'effondrèrent, les flux d'"aide alimentaire" provoquèrent l'appauvrissement des communautés agricoles (4).

Au cours de la même période, une bonne partie des meilleures terres cultivables furent accaparées par des fonctionnaires, des militaires et des commerçants liés au gouvernement (5). Plutôt que de promouvoir la production alimentaire au profit du marché local, les bailleurs de fonds encouragèrent celle, dotée d'une prétendue "haute valeur ajoutée", de fruits, de légumes, d'oléagineux, de coton destinés à l'exportation et récoltés sur les plus fertiles terres irriguées.

Dès le début des années 80, les prix des médicaments pour bétail augmentèrent en raison de la dévaluation. La Banque mondiale encouragea les responsables à faire payer les services vétérinaires fournis aux nomades (notamment la vaccination des animaux). Un marché privé des médicaments fut institué. Le ministère de l'élevage fut dévitalisé, ses services vétérinaires devant être totalement financés par le paiement intégral de ses prestations. Selon la Banque mondiale, "les services vétérinaires jouent un rôle essentiel dans le développement du cheptel dans toutes les régions et ils peuvent être dispensés principalement par le secteur privé (...) . Etant donné que peu de vétérinaires privés choisiront de travailler dans les zones pastorales éloignées, l'amélioration des soins du bétail dépendra aussi de "paravétérinaires" payés pour vendre les médicaments (6)."

Cette privatisation des soins s'est accompagnée d'une absence de programmes alimentaires d'urgence pour les périodes de sécheresse, tandis que l'eau devenait objet de commerce, que sa conservation était négligée, de même que les pâtures. Conséquences fort prévisibles : les troupeaux furent décimés, tout comme la population pastorale. L'objectif "caché" de cette politique était d'éliminer les éleveurs nomades insérés dans un système traditionnel d'échanges. Selon la Banque mondiale, il est de toute façon bénéfique d'"ajuster" la taille des troupeaux car les pasteurs nomades de l'Afrique subsaharienne sont accusés de contribuer à la dégradation de l'environnement (7).

L'effondrement des services vétérinaires a indirectement bénéficié aux pays riches : en 1984, les exportations de bétail somalien vers l'Arabie saoudite et les pays du Golfe baissèrent radicalement et les achats saoudiens se firent en Australie et dans la Communauté européenne.

La restructuration du budget gouvernemental, sous la supervision des institutions internationales, a aussi beaucoup contribué à la mise à sac de l'agriculture. Les infrastructures cédèrent et les dépenses pour l'agriculture baissèrent d'environ 85 % par rapport au milieu des années 70 (8). Le gouvernement fut empêché par le FMI de mobiliser les ressources nationales ; des objectifs sévères furent fixés pour réduire le déficit budgétaire. Les pays "donateurs" fournirent de plus en plus leur aide sous forme de produits alimentaires plutôt qu'en apport financier ou en équipement. Cette aide était ensuite vendue par le gouvernement sur le marché local et les revenus ainsi dégagés (les "fonds de contrepartie") devaient financer les projets de développement. Dès le début des années 80, ces opérations représentèrent la principale source de revenus de l'Etat, ce qui permit aux donateurs de contrôler de fait l'ensemble du budget (9).

Les réformes économiques ont aussi signifié la désintégration des programmes de santé et d'éducation (10). En 1989, les dépenses de santé étaient de 78 % inférieures à celles de 1975. Selon la Banque mondiale, le budget courant pour l'éducation était en 1989 d'environ 4 dollars par an pour un élève du primaire, contre environ 82 dollars en 1982. Entre 1981 et 1989, les inscriptions scolaires ont chuté de 41 % (en dépit d'une forte augmentation de la population scolarisable), livres et matériel disparurent des classes, les écoles se détériorèrent, près d'un quart des établissements primaires durent fermer.

Ruine de l'économie et désintégration de l'Etat

L'ECONOMIE dans son ensemble fut ainsi prise dans un cercle vicieux : les dégâts subis par les troupeaux furent cause de famine chez les pasteurs nomades qui se retournèrent vers les agriculteurs ; ceux-ci vendirent ou troquèrent leurs céréales contre du bétail. Toute l'économie pastorale fut de ce fait socialement désarticulée. De même, la chute des rentrées de devises due aux baisses des exportations de bétail et des envois de fonds par les Somaliens travaillant dans les pays du Golfe eut de graves conséquences sur la balance des paiements et les finances publiques, ce qui rendit impossible l'application des programmes gouvernementaux.

Les petits paysans furent ruinés en raison des prix de dumping des céréales américaines subventionnées et de la hausse des prix des intrants. L'appauvrissement de la population urbaine provoqua elle aussi une baisse de la consommation alimentaire. Le soutien de l'Etat aux zones irriguées fut gelé et la production déclina dans les fermes d'Etat, promises à la fermeture ou à la privatisation sous les auspices de la Banque mondiale.

Selon les estimations de cette dernière, les salaires réels du secteur public étaient en 1989 inférieurs de 90 % à leur niveau du milieu des années 70. Le revenu mensuel moyen était tombé à 3 dollars, accélérant la désintégration de l'administration (11). Un plan de remise à niveau des salaires du service public fut proposé par la Banque mondiale, mais cela devait se faire avec la même enveloppe budgétaire, grâce au licenciement d'environ 40 % des fonctionnaires - l'administration n'aurait plus compté que 25 000 salariés en 1995 pour une population de 6 millions d'habitants - et à la suppression des diverses primes. Plusieurs pays donateurs se sont déclarés prêts à financer le coût de ces suppressions de postes (12)...

Le désastre était déjà inscrit dans toutes ces mesures qui réduisaient à néant l'Etat somalien. Pourtant, la communauté internationale des bailleurs de fonds ne fit rien pour redonner vie aux infrastructures économiques et sociales, élever le niveau de vie, reconstruire l'administration : un an avant la chute du régime du général Syad Barre, en janvier 1991, alors que la guerre civile faisait déjà rage, les créditeurs proposaient de nouvelles mesures d'ajustement qui visaient à réduire encore plus les dépenses publiques, à restructurer la banque centrale, à liquider la presque totalité des entreprises d'Etat et à libéraliser le crédit (ce qui ne pouvait qu'asphyxier le secteur privé !).

En 1989, le service de la dette représentait 194,6 % des recettes d'exportation. Cette année-là, le prêt du FMI fut annulé pour cause d'arriérés, et la Banque mondiale gela pendant plusieurs mois un prêt d'ajustement structurel de 70 millions de dollars : les résultats économiques de la Somalie étaient trop mauvais (13). La renégociation de la dette ainsi que toute nouvelle avance étaient conditionnées au paiement des arriérés ! Ainsi le pays était tenu prisonnier de la camisole de force de l'ajustement structurel pour le contraindre à assurer le service de la dette. On connaît la suite : l'effondrement de l'Etat, la guerre civile, la famine et, finalement, "Rendre l'espoir".

La Somalie est une expérience exemplaire, d'abord pour l'Afrique, où il existe d'autres sociétés pastorales nomades que les programmes du FMI et de la Banque mondiale s'emploient à éliminer. Plus largement, l'histoire récente de la corne de l'Afrique confirme le danger pour le tiers-monde de politiques d'ajustement qui affaiblissent l'Etat et conduisent à l'implosion et à la guerre civile.

Notes

(1) Pendant la période 1983-1985, la dette somalienne était due à raison de 20 % au FMI et à la Banque mondiale. Cf. Generating Employment and Incomes in Somalia , Jobs and Skills Programme for Africa, Organisation internationale du travail (OIT), Addis-Abeba, 1989, p. 5.

(2) Organisation internationale du travail, op. cit. , p. 16.

(3) Au milieu des années 80, cette aide excédait la consommation de 35 %. Lire Hossein Farzin, "Food Aid : Posititive and Negative Effects in Somalia ?", The Journal of Developing Areas , janvier 1991, p. 265.

(4) Selon l'OIT, la société publique de développement agricole (State Agricultural Development Corporation, ADC) a joué un grand rôle dans le soutien aux prix élevés payés aux agriculteurs : "L'ADC a trop - et non trop peu - encouragé la production de maïs et de sorgho" ( cf. OIT, op. cit. , p. 9). Les données de la Banque mondiale, de leur côté, laissent entendre qu'il y a eu augmentation de la production de maïs et de sorgho après la déréglementation des prix en 1983.

(5) Lire Somalia, Operation Restore Hope : A Preliminary Assessment , African Rights, 11, Marshalsea Road, Londres, mai 1993, p. 18.

(6) Sub-Saharian Africa, From Crisis to Sustainable Growth , Banque mondiale, Washington DC, 1989, p. 98.

(7) Ibid. , pp. 98 à 101. Le surpacage nuit à l'environnement mais le problème ne saurait être résolu en frappant de plein fouet le mode de vie des éleveurs.

(8) De 1975 à 1989.

(9) Les fonds de contrepartie furent les seules sources de financement des projets de développement, la plupart des dépenses courantes dépendant elles aussi des donateurs.

(10) Le pourcentage des dépenses militaires demeura élevé mais ce poste budgétaire baissa en termes réels.

(11) Les salaires du secteur public équivalaient à 0,5 % du PNB en 1989.

(12) Une diminution de 40 % des effectifs du secteur public sur cinq ans (1991-1995). Selon la Banque mondiale, il y aurait 27 000 fonctionnaires en 1995.

(13) La première tranche de ce prêt fut versée par l'Association internationale de développement, filiale de la Banque mondiale. La seconde fut gelée en 1990. Le prêt fut annulé en janvier 1991, après la chute du gouvernement Syad Barre.

 

.http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25739


 

 


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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 17:06

 

 

 

Général Henri Gouraud, le « Saigneur » de la Syrie (1919 – 1923) Général Henri Gouraud, le « Saigneur » de la Syrie (1919 – 1923) [diminuer taille] [normal] [agrandir taille] « Saladin ! Réveille-toi ! Nous sommes revenus ! » www.islamenfrance.fr, islamenfrance.fr, elections cantonales, elections senatoriales, elections cfcm, l'islam en france, ramadan 2010, islam, musulman, mosquee, halal, voile islamique, coran, burqa, voile integral, israel, palestine, cfcm, uoif, islamisme, islamiste, religion, laicite, chretien, juif, ump, ps, fn, islamophobie, racisme, islamisation, immigration, violence

Général Henri Gouraud, le « Saigneur » de la Syrie (1919 – 1923) Général Henri Gouraud, le « Saigneur » de la Syrie (1919 – 1923)

Général Henri Gouraud, le « Saigneur » de la Syrie (1919 – 1923) Général Henri Gouraud, le « Saigneur » de la Syrie (1919 – 1923)

« Saladin ! Réveille-toi ! Nous sommes revenus ! »

C’est en ces termes que le général Henri Gouraud, corseté dans sa morgue, essuyant la semelle de ses bottes sur la tombe de Saladin, lance ce défi lors de son entrée à Damas en 1919 à la tête du corps expéditionnaire français. (1)

  • La Diplomatie de l’Histrion

Posture histrionique tristement célèbre dans la région, évidemment totalement occultée en France, depuis nos livres scolaires jusqu’aux travaux académiques. (2) Ce représentant de la France était chargé d’assurer le mandat confié à notre pays par la SDN, ancêtre de l’ONU, sur la “Grande Syrie”. Dans le cadre du partage, entre “vainqueurs de la Grande Guerre”, des nations et richesses antérieurement sous tutelle ou administration de l’Empire Ottoman. Qui avait eu le tort de s’allier à l’Allemagne pendant la première guerre mondiale.

Saladin, Homme d’Etat hors du commun, organisateur méthodique, fulgurant stratège. Chevaleresque dans l’action, mais implacable face à la lâcheté. D’une immense générosité, mais intraitable à l’encontre des voleurs, corrompus et assassins. Le libérateur de Jérusalem, au XII° siècle. Après en avoir chassé la soldatesque européenne qui prétendait s’être installée en Palestine pour « libérer le tombeau du Christ », au grand désespoir des chrétiens d’Orient qui n’en avaient nul besoin…

C’était au Moyen-Age. Les Croisades. Le Vatican, l’OTAN de l’époque, avait pris l’habitude d’envoyer par vagues successives les armées de tous les pays d’Europe au Moyen-Orient, pour y piller, rançonner, spolier, s’y tailler fiefs, royaumes et colonies, sous les prétextes les plus vertueux et sanctificateurs. L’essentiel étant qu’en Europe ils ne se fassent pas la guerre.

Certainement, à armes égales, face à un Saladin vivant, qui écrasa l’armée des “croisés” à la bataille de Hattin (4 juillet 1187), le général Gouraud n’aurait rien perdu de son abyssale imbécillité, mais beaucoup de son arrogance…

Rien d’étonnant dans cette gesticulation, aussi stupide que grotesque, d’un général se considérant en pays conquis. Archétype des traîneurs de sabre, ganaches analphabètes de l’Histoire, générés, dégénérés devrait-on dire, régulièrement par des armées. Non pas “nationales”, au service du peuple, garantes de la souveraineté d’une nation. Mais, dans le dévoiement de leur vocation initiale, devenues des instruments au service d’intérêts privés bâtissant leurs rapides et colossales fortunes sur le mensonge des fausses valeurs, pour mieux dissimuler la réelle finalité de leurs objectifs : la spoliation des peuples et nations. Dans le temps, on osait parler du « parti colonial »…

A longueur de guerres coloniales surarmées, massacrant peuples sans défense, terrorisant populations innocentes, ce général était devenu mégalomaniaque comme beaucoup de ses pairs. A vaincre sans péril, on triomphe idiot. Boursouflé de l’indécrottable « habitus colonial » de notre inconscient collectif. Parmi ses faits d’armes : la sanglante répression, en 1912 au Maroc, du soulèvement de la ville de Fès contre le protectorat français.

Les allemands, qui n’étaient pas en reste sur ce plan, le surnommaient « einarmiger Draufgänger », le « manchot cinglé » (il avait perdu son bras droit aux Dardanelles, suite à une gangrène mal soignée). (3) Stupéfaits de le voir, jour après jour, multiplier les vagues d’assaut suicidaires des soldats français, placés sous son commandement, contre leurs rideaux de barbelés et de mitrailleuses sur le front français.

Se croyant au temps des croisades, formaté par les bains de sang des guerres coloniales et les tueries des combats de tranchées, le général Henri Gouraud devint ainsi le « Saigneur » de la Syrie, lors de son “proconsulat” de 1919 à 1923. Un des artisans les plus furieux du dépeçage de la Syrie : le plus gros morceau arraché étant le Liban et la Transjordanie. Dans les massacres, tortures, humiliations ; villages rasés, montagnes incendiées, charniers à profusion (4). Chars, aviation, bombardements navals. Toute la panoplie mortifère, dans le contentement de soi. Avec pour vecteur idéologique en guise de vision : un racisme anti-arabe, islamophobe, poussé à son paroxysme.

Inaugurant une trentaine d’années d’occupation française, l’implacable application de La Loi du Plus Fort, dans la sauvagerie d’une colonisation méprisante face au Peuple Syrien qui jamais ne l’accepta. Révoltes multiples, répressions sauvages. C’est ainsi qu’en 1945, le lendemain de l’armistice de la 2° guerre mondiale, la France tirait encore au canon sur la population de Damas :

« Le 29 mai 1945, après dix jours de manifestations ininterrompues, les Français, sous l’ordre du général Oliva-Roget bombardent Damas pendant 36 heures d’affilée. Les morts et les blessés se comptent par centaines. Une partie de la ville est détruite par ce bombardement dont le parlement syrien. » (5)

Il est vrai que l’encre à peine séchée de l’armistice du 8 mai 1945 avec l’Allemagne, la France tout juste libérée, nos Gouraud de l’époque couraient, fusaient dans tous les sens, pour « reprendre en main notre empire colonial » qui montrait quelques velléités d’indépendance. Ce furent des semaines et des mois d’atrocités depuis l’Indochine jusqu’au Cameroun, avec les sommets de l’horreur dans les tueries à Sétif en Algérie et à Madagascar. Des massacres de populations par dizaines de milliers. (6)

Le Peuple Syrien ne put échapper à cette folie répressive. Mais, quelle que soit son appartenance ethnique et religieuse, il a toujours résisté. La France ne l’a jamais supporté.

Et, cela continue …

L’équipée de notre ambassadeur en Syrie ces jours derniers, accompagnant l’ambassadeur américain dans la ville de Hama, pour “soutenir les manifestants contre le régime” me rappelle par son mépris affiché des devoirs et usages de la diplomatie, sans parler des lois élémentaires de l’hospitalité, la pantalonnade du général Gouraud. Sauf que la France de l’époque nourrissait la prétention d’élargir son “empire”…

  • Qu’importe ?…

Imaginons un instant en France, l’ambassadeur du Brésil accompagné de l’ambassadeur de Chine allant soutenir des manifestants à Marseille, par exemple. Leur voiture blindée escortée de nervis et casseurs, les poches bourrées de cash et d’armes fournis par leurs services. Ce serait vécu comme une ingérence dans les affaires intérieures de notre pays, fomentant une sédition armée, une guerre civile. Chacun de ces diplomates serait immédiatement déclaré « persona non grata », et vigoureusement expulsé dans la foulée. Avec en prime, des représailles sous une forme ou une autre…

Les Syriens ont réagi. Venant en masse jeter souliers et cailloux sur la façade des ambassades française et américaine. La propagande occidentale, véhiculée par les médias de la désinformation, parle « d’attaque » ; l’ONU allant jusqu’à « condamner les attaques contre les ambassades américaine et française en Syrie » :

« Des partisans du régime syrien ont attaqué lundi, pour la deuxième fois en trois jours, les ambassades américaine et française afin de protester contre la visite, à la fin de la semaine dernière, des ambassadeurs américain et français dans la ville rebelle de Hama (centre), théâtre de deux manifestations monstres contre le président Bachar Al-Assad ce mois-ci. » (7)

Relevons, au passage, les hyperboles de la propagande : « … des partisans du régime syrien… », « … ville rebelle … », « … deux manifestations monstres contre le président… », etc.

Mensonger et ridicule.

Mais, « Paris hausse le ton » clament les agences de presse…

Je comprends l’indignation de nos amis Syriens. Face à cette provocation coloniale, comme eux, j’aurais réquisitionné toutes les vieilles paires de chaussures de la famille pour les déverser sur les façades de ce qui s’apparente davantage à des tripots de comploteurs, des casernes de pompiers incendiaires, qu’à d’authentiques représentations diplomatiques.

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Damas – manifestation d’union nationale contre les ingérences étrangères – 17 juillet 2011

Car, ce déplacement de diplomates accrédités dans le pays, cette “virée de voyous”, sont en soi un aveu, une signature. Celle de l’immixtion, l’implication, l’intervention, des pays occidentaux dans la déstabilisation par la sédition armée et la guerre civile, méticuleusement et de longue date organisées, d’un pays souverain. Loin de soutenir un mouvement démocratique.

Mais, je ne suis pas Syrien. Je suis français, limité et contraint, rageusement triste, à constater, une fois encore, l’état de la diplomatie de mon pays : en lambeaux. De la Chine au Mexique, de Cuba à l’Iran, en passant par pays arabes et africains, nos diplomates se comportent en crétins et freluquets.

Notre pays, notre diplomatie, nos forces armées, ravalés aujourd’hui à un rôle d’auxiliaire, de supplétif, au service d’intérêts étrangers. Exécutant ordres et instructions à la lettre, à la virgule, d’une politique extérieure élaborée dans les officines de l’Empire Washingtonien. Tels “nos ancêtres les gaulois”, fournissant richesses et escadrons de cavalerie gauloise à l’Empire Romain.

Obséquiosité zélée à l’égard d’un suzerain, servitude assumée… (8)

Bien sûr, se donner Bonne Conscience pour justifier sa participation à de basses œuvres est primordial. Tous nos médias et leurs affidés, les “jeteurs d’anathème patentés”, ne cessent dans le martèlement d’une propagande stalinienne de diaboliser le « régime syrien ». Les mêmes muets, dès lors qu’il s’agit de couvrir exactions, corruptions, des pires dictatures “pétromonarchiques” dans la région. Ou des crimes répétés contre le Peuple Palestinien.

Oubliant, tout aussi consciencieusement, les régimes tyranniques en Afrique protégés ou installés par nos forces armées, comme on l’a vu récemment en Côte d’Ivoire. Dissimulant les dynasties autocratiques, sinistrement burlesques et héréditaires de père en fils, des Bongo au Gabon ou des Eyadema au Togo, sur fond d’élections truquées. Il y aurait tant d’autres exemples…

Pour ceux qui voudraient sortir la tête du goudron de la désinformation déversée par nos ’journalistes d’investigation-décrypteurs de l’information’, ’experts-charlatans’, “politiciens vendus”, et autres polichinelles, sur la Syrie, je leur propose un livre fondamental :

“Quand la Syrie s’éveillera…”, de Richard Labévière et Talal El-Atrache. (9)

Publié cette année, agréable surprise tant le niveau de qualité de la production d’études géopolitiques françaises sur ce pays et sa région est traditionnellement “nul”, il présente l’avantage d’avoir été rédigé par deux véritables « connaisseurs » de la Syrie. Précisons que Talal El-Atrache est l’arrière petit-fils de Sultan Talal El Atrache, l’un des prestigieux chefs de la « grande révolte Syrienne » (1925-1927) contre l’occupation française.

Ouvrage remarquable par la pertinence de ses analyses, sans complaisance à l’égard de chacun des acteurs, et la richesse de sa documentation : références, bibliographie, cartes réalisées par Hugues Dumont. Un régal d’intelligence : comprendre les enjeux actuels des luttes ouvertes et souterraines à partir d’un contexte historique sciemment masqué, enfoui, par la propagande de l’Occident. Percevoir l’extraordinaire héroïsme du Peuple Syrien face aux entreprises impériales permanentes souhaitant sa mise sous tutelle, son éclatement en une mosaïque d’ethnies en guerre permanente.

Caramel sur la chantilly, il bénéficie d’une décapante préface d’Alain Cholet, ancien directeur du “Service de Renseignement de la Sécurité – chargé de la lutte antiterroriste, de la contre-criminalité et du contre-espionnage à l’étranger” de la DGSE (10).

Oui. Il arrive que, dans les services secrets, des “responsables” ne se contentent pas des stéréotypes d’une propagande, des compulsions racistes ou idéologiques, lorsqu’ils analysent une situation, un continent, une région ou un pays. Exerçant ce “mix” indispensable : connaissance, expérience et, surtout, honnêteté intellectuelle.

C’est avec une lassitude amusée qu’Alain Cholet résume les inusables clichés “diabolisateurs” de la propagande atlantiste à l’encontre de ce pays :

« … la Syrie est régulièrement présentée par les médias occidentaux, en particulier français, comme une sorte de dictature ubuesque sur le modèle de la Corée du Nord avec laquelle elle partage d’ailleurs le douteux privilège d’être classée dans “l’Axe du Mal” par l’administration américaine.

Toujours selon ces mêmes médias, les dirigeants syriens cultiveraient la volonté obsessionnelle de maintenir leur population sous une chape de plomb, de rayer Israël de la carte, d’annexer le fragile Liban, de se doter d’armes de destruction massive y compris nucléaires, de soutenir toutes les entreprises terroristes, d’entretenir un désordre permanent dans l’ensemble du Moyen-Orient et d’être le dernier obstacle de la paix dans la région. » (11)

Comment lutter contre le confort intellectuel d’une propagande qui vous assure, flattant votre narcissisme, que susciter, organiser, financer, armer, la guerre civile dans un pays, est un acte hautement civilisateur engendrant, sur ses morts et décombres, les délices paradisiaques de ’La Démocratie’ ?… Piqure d’anesthésie des aventures coloniales, imparable : se ’shooter’ à la Bonne Conscience…

Les grands inquisiteurs, dans leurs prêches hystériques, ont lancé l’anathème : le « régime syrien » est une des incarnations du Diable sur cette planète !… L’excommunication pour satanisme étant édictée, il ne reste plus qu’à brûler le pays médiatiquement et l’écarteler, le démembrer, en morceaux sous les bombes de l’OTAN, avec la bénédiction déculpabilisante des résolutions de l’ONU…

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Place des Omeyyades à Damas – immense manifestation du Peuple Syrien contre les ingérences étrangères – 17 juillet 2011

Alors, qu’importe que la Syrie ait accueilli à bras ouvert de multiples populations au cours de sa longue histoire ?… Les juifs chassés d’Espagne par les chrétiens au XV° siècle et ceux chassés par les pogroms tsaristes au XIX° siècle. Les 500.000 réfugiés Palestiniens subissant la spoliation de leur terre et les nettoyages ethniques récurrents depuis la Nakba en 1948 jusqu’à nos jours, avec ses villages détruits par centaines, ses oliviers rasés par milliers. Les 2 millions de réfugiés Irakiens, suite à la destruction méthodique de leur pays par l’Empire et ses vassaux…(12)

Qu’importe qu’une partie de son territoire, le Golan, soit toujours occupé malgré les résolutions de l’ONU et les engagements internationaux ? Qu’importe qu’il soit régulièrement survolé et même bombardé par avions et navires de l’Occident ?

Qu’importe que lui soient imposés « sanctions » et « embargos » aussi illégaux qu’injustes par l’Empire et ses vassaux, entravant le pays dans le financement de son commerce extérieur et intérieur, son transport aérien et maritime, son système bancaire, la légalisation d’un marché des devises, encourageant ainsi contrebande, corruption et marché des changes parallèle ?… (13)

Qu’importe, malgré ces obstacles permanents, le peu de ressources naturelles par rapport à ses voisins de la région, le poids des réfugiés de toutes nationalités représentant 15% de sa population, que la Syrie connaisse un taux de croissance moyen de 5% par an, avec une dette extérieure de 8% du PNB (un des moins endetté au monde), des investissements multipliés par 12 depuis 2001, des exportations doublées depuis 2000… (14).

Qu’importe qu’en Syrie il y ait, depuis une quinzaine d’années, une évolution politique inconnue chez une dizaine de pays “alliés” de l’Occident dans la région :

« … un parlement élu où siègent les représentants de différents partis politiques, dont un parti communiste … les femmes disposent dans les institutions syriennes des mêmes droits que les hommes… le gouvernement […] compte en son sein plusieurs femmes à des postes majeurs… les élections […] ne se différencient guère des pratiques électorales du Maroc ou de la Jordanie pourtant présentés comme des modèles de démocratie en marche… » ? (15)

Qu’importe que la Syrie ait été diffamée pendant des mois par La Communauté Internationale et ses instruments de propagande, sous l’égide de l’ONU, au prétexte qu’elle aurait organisé l’attentat contre le premier ministre libanais Hariri ? Pour reconnaître ensuite que ce n’était pas le cas… Sans regret, excuses, ni sanctions à l’encontre les diffamateurs et leurs relais…

Qu’importe que dans le contexte de tensions, de menaces, et d’agressions incessantes qu’il subit, le pays se soit organisé en gouvernement d’union nationale, qu’il tienne à son droit à l’autodétermination, au respect de sa souveraineté nationale ?

  • Le Saut du Cabri

Pourquoi cet acharnement de l’Occident contre la Syrie ?…

Très simple à comprendre : le Moyen-Orient doit être morcelé en micro-Etats “ethnico-confessionnels” sous tutelle israélienne. Plan géostratégique exposé, détaillé, en particulier, par Oded Yinon dans la revue Kivunim (Orientations) publiée par l’Organisation Sioniste Mondiale à Jérusalem, le 14 février 1982. Trente ans déjà…

Avec l’objectif clairement affirmé, revendiqué, dans la légitimité et l’impunité de son bellicisme :

« L’éclatement de la Syrie et de l’Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces Etats ». (16)

Meilleur moyen ?… Devenu à présent un classique : l’intervention de l’OTAN sous couvert de sauvetage humanitaire dans une guerre civile. En agissant sur deux plans :

1. Créer les conditions réelles, ou même apparentes, d’un conflit entre groupes ethniques, religieux, qualifiés « d’opposants au régime ».

Dans le cas de la Syrie, ce ne sont pas des manifestations similaires à celles de Tunisie ou d’Egypte qui ont surgi, pacifiques, toutes tranches d’âge et de conditions sociales réunies sur des places publiques pour manifester dans une ambiance festive et solidaire. Mais de véritables raids de commandos parfaitement organisés avec des snipers équipés de fusils à longue portée. (17) Opérations coups de poing se déroulant, par rotation, de la frontière jordanienne à la frontière turque. Beaucoup de militaires et de policiers ont été ainsi tués et des administrations publiques brûlées. Les morts étant systématiquement attribués au « régime » à renverser.

Deux opérations d’envergure ont retenu l’attention par leur mode opératoire, démontrant une puissante organisation logistique avec l’apport d’éléments infiltrés, couplée à une mise en scène de la désinformation médiatique immédiatement diffusée à l’échelon des pays membres de l’OTAN :

=> Le mitraillage de nuit d’un convoi militaire (simples camions bâchés), sur l’autoroute côtière de Lattaquié, par un commando débarqué puis exfiltré à partir de la mer. Probablement par un sous-marin. La propagande occidentale faisant état, plusieurs jours de suite, d’exécutions sommaires de militaires par des « policiers fidèles au régime » du fait qu’ils refusaient de tirer sur la foule. Le récit des survivants et des blessés, officiers et soldats, n’a jamais été diffusé par nos médias. Leurs témoignages concordants font tous état d’une embuscade menée par des professionnels “hautement qualifiés”…

=> L’attaque surprise et l’occupation de la localité de Jisr al-Choughour par des commandos puissamment armés et cagoulés. Massacrant tous les représentants de l’ordre, jetant les corps dans deux charniers. Incendiant les bâtiments publics. Terrorisant la population, entraînant de force plusieurs dizaines d’habitants, avec leurs enfants, de l’autre côté de la frontière turque. Afin de simuler l’exode de « milliers » de syriens « fuyant la répression du régime », hébergés dans des tentes, devant des caméras de TV de la propagande. Désinformation complaisamment relayée par nos médias, faisant état d’au moins 10.000 réfugiés, etc.

Les 198 habitants enlevés ont tous pu retourner en Syrie, le 18 juillet dernier, libérés par le commando une fois l’opération d’intox terminée et dans la crainte d’une opération militaire turque. Les tueurs s’exfiltrant par la partie turque du Kurdistan.

2. La « diabolisation du régime » par une désinformation qui atteint une dimension délirante, rappelant la période précédant l’invasion de l’Irak par l’Occident. Nombreux sont ceux qui ont compris et réagi devant ce cumul de contrevérités, prenant souvent des tournures rocambolesques. Comme celle de « la lesbienne syrienne persécutée par le régime », qui était en fait un américain gérant cette opération mensongère depuis un site en Ecosse…

Le refrain principal, obsessionnel, de la propagande est ’le nombre de morts’, ne cessant d’augmenter dans une progression exponentielle. Il est frappant de voir les médias énoncer des morts par ville et village, mais être incapables d’établir le nombre des victimes des bombardements et tueries effectués par les membres et associés de l’OTAN en Irak, en Afghanistan, à Gaza, au Liban ou ailleurs.

Avec d’autant plus d’aisance que les sources sont invérifiables, se reprenant en boule de neige, d’une agence à l’autre, d’un média à l’autre, se citant les uns les autres à partir d’un courant d’air. Dans l’inflation. Officiellement, les “sources” seraient : des organisations humanitaires sans préciser lesquelles, des particuliers « sous réserve d’anonymat », des comités de coordination régionale inconnus, des groupes de l’opposition… Toute une faune, aussi bigarrée que fantomatique. Le principe est simple : tout mort, se multipliant comme des petits pains, est le fait des « partisans du régime ».

Dans cette arnaque à l’information, sur le fond et la forme, prenons au hasard un exemple caricatural des multiples dépêches d’agence : celle de l’agence Reuters du 19 juillet 2011, qui précise que 10 personnes ont été tuées à Homs. (18)

Quelle sont les sources de l’agence de presse ? Un « comité de coordination régionale », nous n’en saurons pas plus. Les responsables de ces morts ? Même pas les ’forces de l’ordre’, ou les ’policiers du régime’. Non, on passe à un degré supérieur dans la personnalisation de la diabolisation : ce sont « les partisans du président syrien »… Donnant ainsi le titre de la dépêche : Les partisans du président syrien tuent 10 personnes à Homs.

Les Syriens ont compris la manipulation par l’Occident de leurs souhaits et espoirs. Contrairement aux schémas de la propagande des membres de l’OTAN, ils aspirent à une évolution démocratique de leur pays, dans la prospérité et la paix. Mais, refusent l’ingérence étrangère. D’immenses manifestations, se sont déroulées dans les principales villes, notamment les 17 et 18 juillet 2011, pour signifier leur volonté d’indépendance nationale, leur droit à l’autodétermination. Bien sûr, aucun média de l’Empire n’en a fait état. Aucune image. Aucune vidéo… L’autocensure de nos médias…

Le rejet de l’intervention des puissances étrangères est clair : les Syriens ne veulent pas subir, comme l’Irak ou la Libye, un pseudo « comité de transition » composé ’d’opposants bidons’ soi-disant en exil qu’ils considèrent comme d’authentiques « collabos », figurant depuis des années sur les livres de paye des services secrets occidentaux. Pour les Syriens, l’évolution de leur pays viendra de l’expression populaire de l’intérieur, et non pas des « vendus à l’étranger » camouflant les manœuvres de l’Empire.

Evidemment, il ne s’agit pas de défendre un régime par rapport à d’autres. Ou ignorer absence d’alternances, emprises de la corruption chez les uns et pas chez les autres.

Qui ne souhaite pas « La Démocratie », pour tous ? De Gaulle disait que la construction européenne ne consistait pas à « … crier “l’Europe !”, en sautant comme un cabri ». Il en est de même pour « La Démocratie ». Une lente et permanente construction, avec ses avancées et ses régressions, en Syrie ou ailleurs, comme chez nous.

Notre diplomatie doit-elle continuer à hystériser, s’impliquer dans une politique extérieure imposée par des Etats étrangers, réputés être des « alliés », fondée sur l’agression et l’arrogance, contraire aux valeurs que nous prétendons représenter, et à nos propres intérêts ?

Sachant que les prétentions de l’Occident, au Moyen-Orient, ne résisteront pas au Temps. Malgré la violence de son idéologie conquérante dissimulée sous le masque démocratique ou humanitaire pour anesthésier son opinion publique, sa propagande hallucinée de mensonges permanents, l’utilisation de sa force militaire jointe à la menace de son arsenal nucléaire. Ses implantations coloniales directes ou indirectes, ne pourront s’opposer à l’évolution et aux réalités de l’Histoire. Encore moins, celles fondées sur l’imposition d’un apartheid organisé selon des discriminations religieuses. L’effondrement des royaumes francs ou latins, imposés par les Croisades, en témoigne.

Notre diplomatie n’est pas un vecteur d’idéologie à la disposition servile d’intérêts étrangers au destin de notre pays, mais un outil d’analyse géopolitique, de compréhension, de résolution, et non pas de création, des tensions et conflits. Proposant respect mutuel, conciliation, dialogue, et coopération pour enrayer radicalisation et surenchère.

La paix, lorsqu’on la souhaite véritablement, nait de la coopération économique et culturelle. Non pas du mépris, de la menace, de la diabolisation, de l’agression. Surtout au Moyen-Orient, le plus grand foyer actuel de tensions et de risques de guerre mondiale.

C’est une action d’apaisement, de désarmement atomique, d’incitation au respect du droit international qui doit être encouragée. Une action d’incitation à l’application des multiples résolutions de l’ONU non encore mises en œuvre à ce jour, notamment en Palestine. Certaines depuis plus d’un demi-siècle.

Paroles et actions de Paix, avant tout. Telles devraient être les priorités de la politique étrangère de la France.

Mais, qu’importe ?…

Comme ils viennent de le faire pour la Libye. Dans l’euphorie de la veulerie pour ne pas changer, les “représentants du Peuple Français” à qui ils ne demanderont surtout pas son avis, dans un vibrant élan pour « la promotion de La Démocratie – la défense de notre civilisation et de nos libertés… » nos députés voteront la guerre coloniale contre la Syrie.

Qui ne nous a rien fait. Ni, menacés. Ni, provoqués.

Et, nos Gouraud d’aujourd’hui astiqueront frénétiquement leurs bottes, devant TV et imprécateurs de la propagande, rêvant d’en essuyer les semelles sur la tombe de Saladin.

La France asservie…

par Georges STANECHY

  1. (1) Richard Labévière, Talal El-Atrache, préface d’Alain Cholet, cartes réalisées par Hugues Dumont, Quand La Syrie s’éveillera…, Editions Perrin, 2011, p. 39.
  2. (2) Général Henri Gouraud (1867 – 1946). Amusons-nous de constater que dans Wikipedia son rôle au Moyen-Orient se limite à 3 lignes, avec la mention sirupeuse : « Gouraud débarque à Beyrouth en 1919 ; il y reçoit un accueil chaleureux ». L’inoxydable désinformation …
  3. (3) Julie d’Andurain, Le général Gouraud durant la grande Guerre, http://crid1418.org/doc/textes/gouraud_dandurain.pdf, (note 10).
  4. (4) Lire le témoignage d’une française sur ces pratiques, Alice Poulleau. Choquée par la sanguinaire répression des autorités d’occupation françaises, et sa mise en scène macabre, lors des massacres de Damas pendant la révolte syrienne de 1924-1926.Extrait de son livre : Damas sous les bombes. Journal d’une Française pendant la révolte syrienne (1924-1926), in Quand La Syrie s’éveillera…, Op. Cit. p. 44.
  5. (5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Syrie_mandataire
  6. (6) L’omerta est assurée avec vigilance par nos historiens sur ces massacres de masse, d’une incroyable barbarie, programmés et gérés par notre appareil colonial à partir de mai 1945. Bien avant les tueries des guerres d’indépendance, on estime l’ensemble des populations civiles exterminées par la France dans ses “possessions coloniales”, sous l’appellation « d’opérations de pacification » sur trois ans 1945 -1948, à plus de 300.000 personnes. L’équivalent des massacres de Nankin par les Japonais. Rien qu’à Sétif et ses environs, plus de 50.000 personnes massacrées. A Madagascar (le summum en 1947), plus de 100.000 personnes assassinées par nos forces armées aidées des colons organisés en milices, suivant le même procédé opératoire. Une orgie de violences cauchemardesques.
  7. (7) L’ONU condamne l’attaque des ambassades américaine et française en Syrie, Le Monde, 13 juillet 2011, http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/07/13/l-onu-condamne-l-attaque-des-ambassades-americaine-et-francaise-en-syrie_1548073_3218.html#ens_id=1481132
  8. (8) Cf. publication en ligne du philosophe Manuel de Diéguez, “Les imbéciles n’apprennent que par l’expérience” (Voltaire), notamment § 3 : « Guérit-on de l’esprit de servitude ? », 10 juillet 2011.
  9. (9) Quand La Syrie s’éveillera…, Op. Cit.
  10. (10) Précision pour nos amis lecteurs non francophones utilisant la traduction automatique, DGSE : Direction Générale de la Sécurité Extérieure. Autrement dit, les services secrets français à vocation ’théâtre de renseignement et d’opération’ hors du territoire français.
  11. (11) Quand La Syrie s’éveillera…, Op. Cit., préface d’Alain Cholet, p. 9 – 10.
  12. (12) Quand La Syrie s’éveillera…, Op. Cit., p. 28.
  13. (13) Tout particulièrement, le Syrian Accountability Act voté par le Congrès américain en mai 2004, unilatéralement et en infraction au droit international, repris et appliqué servilement par les autres gouvernements occidentaux…
  14. (14) Quand La Syrie s’éveillera…, Op. Cit., p. 97-98.
  15. (15) Alain Cholet, préface, Quand La Syrie s’éveillera…, Op. Cit., p. 10.
  16. (16) Quand La Syrie s’éveillera…, Op. Cit., p. 84.
  17. (17) Dont des mercenaires, grassement rémunérés, issus des féroces milices chrétiennes du Liban à la solde des services secrets occidentaux qui se sont illustrées de longue date dans les massacres des Palestiniens, (notamment les camps de Sabra et Chatila lors de l’invasion du Liban par Israël), les dynamitages de mosquées et lieux de pèlerinage (chiites et sunnites) en Irak (oui, ces milices travaillent aussi à “l’export”…) pour créer les conditions d’une guerre civile à dominante religieuse, et autres opérations d’assassinat.Maitrisant parfaitement les habitudes et dialectes locaux, bénéficiant de solides couvertures identitaires et d’un support technologie du plus haut niveau (télécommunications, en particulier), ces commandos et cellules de tueurs sont « indétectables »…
  18. (18) Agence Reuters, Les partisans du président syrien tuent 10 personnes à Homs , 19 juillet 2011.

 

 

http://www.islamenfrance.fr/2011/07/26/syrie-la-france-asservie%E2%80%A6-par-georges-stanechy-2/
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SYRIE
  
Ce tireur embusqué ne peut être qu’un agent américano-sioniste (vidéo 1’52)
  
  

Démontage de la propagande américano-sioniste anti-syrienne.

 

Cliquer ci-dessous pour voir la vidéo :

http://mai68.org/spip/spip.php?article3104


(Regardez cette propagande qui a pour but de participer à une tentative de "révolution colorée" menée par l’impérialisme américano-sioniste.)


Commençons par la fin. Voyez ce tireur embusqué. Il est bien caché et hors de portée, n’est-ce pas ? Croyez-vous qu’il soit possible que ce soit un agent du gouvernement syrien en train de faire de la répression en tuant des manifestants ?

Certainement pas. Car la répression se fait au grand jour : souvenez-vous de la place Tien an men en 1989 à Pékin. Les chars d’assauts et les militaires étaient bien visibles ; ils ne se cachaient pas. En France non plus, les policiers qui répriment les manifestants ne se cachent pas. Bien au contraire, ils sont encore une fois bien visibles, de façon à impressionner.

Ce tireur embusqué me rappelle une histoire qui m’est arrivée à la fac au tout début des années 1970. Un étudiant me racontait que ce qui avait manqué en mai 68 pour que réussisse la révolution, c’était que quelqu’un tire sur la foule en pleine manif à paris. Que là, rien n’aurait plus pu empêcher la révolution en France. Cet étudiant regrettait qu’un groupuscule d’extrême gauche n’ait pas envoyé un tireur d’élite déguisé en policier pour tirer sur la foule. Je trouvais tout comme vous qu’une telle tactique aurait certainement pu fonctionner, mais qu’elle aurait été monstrueuse.

Et bien, c’est cette tactique, mais multipliée par 100, qui est actuellement utilisée en Syrie pour faire tomber le "régime" antisioniste de Bachar el Assad.

Dans ce "reportage" l’on nous parle des Frères musulmans que le père de Bachar aurait massacré. Sachez tout d’abord que les frères musulmans ont été à l’origine financés en Égypte par les Services Secrets anglais, puis plus tard par la CIA dans le but de contrer Nasser.

Sachez aussi que le Hamas, qui est une descendance des Frères musulmans, a été à l’origine (avant de s’émanciper et de devenir un vrai mouvement de résistance) financé par les Services Secrets israéliens (le Mossad) :

http://mai68.org/ag/543.htm

Il faut se souvenir que bien avant que ça "bouge" en syrie, au début des tentatives de révolutions tunisiennes puis égyptiennes, l’on nous disait que personne ne venait aux rendez-vous de manifs en syrie. Rendez-vous fixés sur ces organes des services secrets américains que sont Twitter et Facebook. Rendez-vous fixés par QUI ; à votre avis ?

La plupart du temps, l’on nous disait que si personne ne venait, c’était parce que le régime policier était implaquable en syrie ; mais une fois, à C Dans l’air, l’on nous a révélé que l’État providence syrien plaisait bien à la population et que Bachar el Assad était aimé.

Pour provoquer une "révolution colorée" en Syrie, il a donc fallu procéder autrement. C’est-à-dire comme expliqué ici :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2532

Il est indispensable de lire l’article ci-dessus en entier, et de cliquer sur les liens. Voici un extrait qui ne dispense pas de lire l’article :

« Le principe des révolutions colorées montées par l’impérialisme américano-sioniste consiste à utiliser la violence quand nécessaire de façon à ce que le régime qu’ils veulent détruire soit obligé d’y répondre. Dans leur stratégie, il faut à tout prix qu’il y ait un mort dans le camp des "insurgés" afin de crier à l’assassin, à la dictature, etc. »

J’ai mis cet extrait pour dire qu’il fallait qu’il y ait des morts, pour que cette stratégie des révolutions colorées fonctionne. Et au besoin, ceux qui veulent renverser le régime tuent eux-mêmes des manifestants et font croire que c’est le régime lui-même qui les a tués.

Souvenez-vous lors de divers mouvements de contestation en France il y a quelques années, à la télévision on nous rabachait sans arrêt que Sarkozy faisait tout pour éviter la bavure. Pour éviter qu’il y ait un mort. Parce qu’en 1986, il avait suffit d’une mort, celle de Malik Oussekine, pour que le mouvement de contestation devienne extrêmement dur à tel point que le pouvoir avait dû retirer totalement la réforme Devaquet.

De même, souvenez-vous qu’en Chine, à Tien an men en 1989, un seul homme avait pu arrêter toute une colonne de chars. Pour quelle raison ? tout simplement, parce qu’il fallait éviter autant que faire ce peut qu’il y ait des morts.

Croyez-vous sérieusement que Bachar el Assad soit assez con pour ne pas savoir ce genre de truc ?

Souvenez-vous aussi qu’au tout début de la "révolte" en syrie, tout à commencé à Deraa près du Golan occupé par Israël. Israël avait toute facilité pour infiltrer des éléments du Mossad dans cette ville.

Ensuite, le mouvement s’est déplacé à la frontière turque de la Syrie ; Sachez que si la population turque est totalement antisioniste et anti-américaine, par contre, les dirigeants turcs sont des alliés de l’impérialisme américano-sionistes. Ils avaient eux-aussi toute facilité de contrôler des agents à eux dans les villes syriennes proches de la frontière.

Ensuite seulement, le "mouvement" a pu se déplacer à Hama au centre. Mais pas avant tous ces artifices.

Ce mouvement est mené, nous dit-on, par les Frères musulmans, dont on sait qu’ils sont totalement infiltrés par ceux qui les financent : la CIA. On sait aussi que le Hezbollah de Hassan Nasrallah du Liban soutient Bachar el Assad et a lancé un appel à le soutenir. Nasrallah qui a déjà dénoncé les islamistes comme pouvant être des ennemis. Voici ce qu’il nous dit ici :

http://mai68.org/ag/1043.htm

Extrait : « L’impérialisme a créé des organisations islamistes collaboratrices qui ont non seulement semé la haine parmi les communautés mais qui, en plus, ont combattu les forces révolutionnaires. »

L’islamisme est un produit de l’impérialisme anglo-saxon, de la CIA et du MOSSAD :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1940

La Syrie a déjà plusieurs fois dénoncé que les morts dans les manifs étaient essentiellement dues à des "terroristes" manipulés par l’impérialisme américano-sioniste. C’est tout simplement la vérité.

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 16:48
http://www.islamenfrance.fr/wp-content/uploads/2011/07/presse-fran%C3%A7aise.jpg

http://www.islamenfrance.fr/wp-content/uploads/2011/07/presse-fran%C3%A7aise.jpg

 

 

NB Eva : Je rappelle qu'au moins 80 % des attentats dans le monde ne sont pas commis par les "Islamistes" (même C dans l'Air a dû le reconnaître, avec dépit !) mais par les Services Secrets anglo-saxons et israéliens pour dresser les citoyens contre les Musulmans et préparer au Choc de civilisations juteux pour les Occidentaux et meurtrier pour les peuples (note d'eva)

Attentats d’Oslo : le coupable « islamiste » était (presque) parfait

par Frédéric Lemaire, Julien Salingue, le 25 juillet 2011

Le visage du principal suspect des tueries d’Oslo a fait le tour du monde : il s’agirait d’un « fondamentaliste chrétien », ancien militant d’un parti d’extrême-droite, qui revendique son hostilité aux immigrés et aux musulmans. Depuis deux jours, les médias tentent laborieusement d’expliquer – sans disposer d’informations suffisantes – ce qui aurait pu conduire ce norvégien à se livrer à la violence extrême...

Et pourtant, dans les heures qui ont suivi l’annonce du carnage, des commentateurs de certains de ces mêmes médias disposaient, à défaut d’informations précises, de tous les arguments qui permettaient d’analyser les motivations du coupable désigné : le « terrorisme islamiste ». Un nouvel exemple de la langue automatique du journalisme et des préconceptions qui conduisent nombre de médias et de « spécialistes » - qui ne savent rien - à croire et à tenter de faire croire qu’ils savent. Le « terrorisme islamique » n’est pas le seul bénéficiaire de ce journalisme astrologique, mais en cas d’attentat…

Des « hypothèses » ou une certitude ?

« Pas de revendication, mais trois pistes principales », avance prudemment Libération dans un article publié dans l’édition papier du 23 juillet [1]. Les fins limiers du quotidien ont cependant une opinion bien arrêtée, comme en témoigne le (court) chapeau de l’article [2] :

« Trois pistes » ou une seule ? Lisons… « La première, celle de l’acte d’un déséquilibré, paraît peu probable, les attaques apparaissant coordonnées. Autre hypothèse : un groupe d’extrême droite, la Norvège abritant des groupes néo-nazis. Reste enfin la piste d’un ou de plusieurs groupes jihadistes ».

Et l’intégralité de l’article de Libération d’explorer la… troisième hypothèse, évidemment : « Selon la PST [police norvégienne], plusieurs résidents norvégiens se sont rendus ces dernières années dans des camps d’entraînement jihadistes en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Yémen. […] La Norvège abrite également quelques jihadistes notoires. […] Les dirigeants d’Al-Qaeda s’en sont régulièrement pris ces dernières années à la Norvège pour son implication dans la guerre en Afghanistan ». Etc.

Le lecteur de la version papier de Libération, qui a découvert cet article visionnaire le samedi 23 au matin, alors que la police norvégienne avait révélé l’identité du principal suspect, a sans doute regretté que les deux premières « hypothèses » n’aient pas été davantage explorées. A fortiori lorsque l’on sait désormais que l’individu entendait dénoncer, dans un manifeste publié le jour du carnage et rendu public dimanche soir, « la colonisation islamique et l’islamisation de l’Europe occidentale ».

Le Parisien, dans son édition du 23 juillet, a eu recours à un procédé similaire. Dans un article titré « Des attaques concertées, un suspect arrêté », on apprend en effet que « de la piste intérieure à celle des terroristes islamistes, toutes les hypothèses restaient envisageables [vendredi soir] ». La quasi-intégralité de l’article est néanmoins consacrée à la « piste islamiste », seule « piste » à bénéficier d’un intertitre :

Dès le 22 juillet, un peu après 16h, les auditeurs de France Info avaient eux aussi entendu parler d’ « hypothèses ». Ou plutôt d’une hypothèse. Grégory Tervel, correspondant de Radio France en Norvège, répondait aux questions d’Alain Pagès, en studio à Paris :

- « Il y avait eu des menaces particulières à l’égard du gouvernement ? »
- « Pas particulièrement mais la Norvège sait qu’elle est potentiellement visée depuis ces dernières années, depuis que d’autres capitales européennes ont été frappées par des attentats terroristes. La Norvège est présente militairement en Afghanistan, la Norvège participe aux frappes aériennes en Libye, ces derniers mois, la Norvège est membre de l’OTAN, donc les services de renseignement, de sécurité intérieure, savent très bien et travaillent sur cette hypothèse en tout cas depuis plusieurs années, l’hypothèse de voir un jour la Norvège victime, cible d’attentats terroristes ».

Rendons justice à France Info : les mots « islamistes », « jihadistes » et « Al Qaida » n’ont pas été prononcés. Mais était-ce bien nécessaire ?

Libération, Le Parisien et France Info ne sont évidemment pas les seuls médias à avoir tenté de devancer les enquêteurs pour désigner les coupables de la tuerie d’Oslo. Reprenant une dépêche Reuters, nombre de sites internet (rtl.fr, nouvelobs.com, 20minutes.fr, l’express.fr, ouest-france.fr, lemonde.fr, etc) ont republié « automatiquement », sans commentaires ni vérification, les thèses et avis éclairés d’ « experts » en terrorisme [3]. La parole aux experts de Reuters :

- « La Norvège, membre de l’Otan, a été plusieurs fois menacée par le passé par des dirigeants d’Al Qaïda pour son implication dans la guerre en Afghanistan, où elle participe à la Force internationale d’assistance à la sécurité ».
- « Selon David Lea, analyste du cabinet Control Risks, "il n’existe toutefois aucun groupe terroriste norvégien même s’il y a de temps en temps des arrestations de personnes liées à Al Qaïda" ».
- « La double attaque de vendredi en Norvège survient par ailleurs un peu plus d’un an après l’arrestation de trois hommes soupçonnés d’être liés à Al Qaïda et de planifier des attentats dans le pays scandinave » [4].

Enfin, toujours le 22 juillet, le blog Bigbrowser, animé par les journalistes du monde.fr, complète utilement la dépêche Reuters. Un article sobrement intitulé « Al-Qaida en veut-elle à la Norvège ? » évoque ainsi, « la publication au sein d’un journal norvégien, en 2006, d’une série de caricatures danoises représentant le prophète Mahomet, qui avait provoqué une levée de boucliers et des menaces à peines voilées de pays et groupes djihadistes musulmans » et « la décision, la semaine dernière, d’un procureur norvégien de poursuivre un religieux irakien qui avait menacé de tuer des politiciens norvégiens s’il était expulsé de Norvège. »

Avant d’enfoncer le clou : « L’an dernier, un rapport des services secrets norvégiens faisait état d’un risque accru d’une attaque terroriste à l’encontre du pays, notamment du fait de citoyens norvégiens entraînés dans des groupes affiliés à Al-Qaida, au Pakistan, au Yémen, en Afghanistan et en Somalie. »

Un faisceau d’indices qui ne se fondent sur aucune information sur les tueries elles-mêmes mais qui, chacun l’avouera, et ce malgré les précautions stylistiques (le titre sous la forme interrogative), désignent clairement un coupable. La manœuvre est-elle intentionnelle ? Rien n’est moins sûr : les automatismes suffisent ! Mais le résultat est là [5].

Un coupable logique ou un coupable idéal ? Certains auraient été bien inspirés de se souvenir du récent rapport d’Europol sur le terrorisme en Europe, qui révélait, comme l’avait alors souligné L’Express (entre autres), ceci :

Notons que Le Monde « papier », quotidien vespéral, a eu le temps, contrairement à Libération et au Parisien, de rectifier le tir. Il demeure néanmoins « incrédule » quant à l’annonce de la responsabilité d’un « extrémiste chrétien ». Le Monde disposait en effet d’éléments de premier choix dans la course médiatique à l’inculpation d’Al Qaida : « Tous les ingrédients étaient donc réunis. On rappelait même qu’au lendemain de la mort d’Oussama Ben Laden, Ayman Al-Zawahiri avait entre autres cité la Norvège comme cible potentielle » peut-on lire dans l’article intitulé « Du soupçon islamiste à l’incrédulité de la piste d’un extrémiste norvégien ».

Et d’ajouter ce scoop « Le responsable d’Al-Qaida pourrait par ailleurs avoir des raisons personnelles d’en vouloir à la Norvège, car selon lui, des hommes des forces spéciales norvégiennes auraient participé à une opération ayant causé la mort de l’une de ses épouses et de l’un de ses fils. »

Le Monde reprend par ailleurs certains autres éléments issus de la dépêche Reuters, citée plus haut, avant de reconnaître une incitation supplémentaire à la prudence, mais étonnamment passée sous silence la veille, au sujet de la fusillade : «  le procédé n’a plus rien de commun avec le mode opératoire traditionnel des commandos djihadistes », et d’évoquer l’arrestation du suspect norvégien. On respire presque.

Des certitudes qui se suffisent à elles-mêmes

Les astro-journalistes les plus inspirés ne se sont pas contentés d’émettre des hypothèses. Convaincus de la justesse de leur pensée automatique, ils nous ont démontré, preuves à l’appui, que l’identité des responsables des massacres était avérée.

Il y a eu la version hypocrite, proposée par Jean Guisnel, du Télégramme, dans un article publié le 23 juillet et intitulé « Attentat d’Oslo : une logistique éclairante ».

« Des attaques sans préavis touchant des civils dans une grande capitale, au moment où personne ne les attend, dans un contexte relativement calme, contre un pays que rien ne désigne, visant des cibles non préparées, conduites simultanément de manière coordonnée. […] Il n’est guère besoin d’être un grand expert pour comprendre que les recettes appliquées par la mouvance terroriste internationale se réclamant d’une vision sectaire du sunnisme, incarnée par le défunt Oussama ben Laden, ont été mises en oeuvre, hier, à Oslo ».

Avant de se réfugier derrière une précaution stylistique : « Par qui ? C’est une bonne question. À ce stade, il est beaucoup trop tôt pour avancer quelque hypothèse précise que ce soit ». Il n’est guère besoin d’être grand expert pour comprendre que Jean Guisnel nous offre une alternative qui n’en est pas une : soit les attaques sont l’œuvre d’Al Qaida, soit elles sont l’œuvre de personnes s’inspirant d’Al Qaida. Toute autre hypothèse est exclue.

Le journaliste du Télégramme sait-il que Ben Laden et ses affidés n’ont pas le monopole du terrorisme ? A-t-il entendu parler des attentats d’Oklahoma City ou des tueries perpétrées dans les établissements scolaires états-uniens ? Probablement. Mais l’expert improvisé ne s’encombre pas de ce genre de détail, et n’a aucun doute : les attentats d’Oslo sont signés. Malheureusement pour lui, son article, qui a atterri dans les kiosques alors que l’identité du principal suspect était dévoilée, l’était aussi.

Mais c’est probablement Vincent Hervouët, « responsable au service Étranger de TF1-LCI », qui nous a offert le plus bel exposé de certitudes certaines et de vérités vraies lors d’un commentaire, à chaud, sur LCI. À l’heure où nous écrivons, la vidéo de cette lumineuse analyse est toujours en ligne, ornée de ce titre menaçant : « Attentat à Oslo : tout pays européen est désormais une cible » [6]. Elle aurait mérité d’être intégralement retranscrite, mais nous nous contenterons, pour ne pas accabler le lecteur, de quelques extraits :

Il y a quand même eu une alerte qui a réveillé le pays, il y a quinze jours précisément de cela, avec l’arrestation de trois hommes, un véritable commando. Ils appartenaient à Al Qaida, le commando était dirigé par un ouïghour, qui a la nationalité norvégienne, c’est-à-dire un membre de cette minorité musulmane chinoise, qui est persécutée là-bas, et il aurait été formé au Pakistan, dans un camp d’entraînement, à l’action violente, et il vivait depuis 12 ans à Oslo. Les deux autres étaient un kurde irakien, qui est arrivé lui aussi à la fin des années 90 à Oslo, et qui avait un statut de résident et de réfugié politique, de réfugié humanitaire, et puis le troisième était un ouzbek, alors ça c’est l’islam d’Asie centrale, et lui aussi était réfugié à Oslo, au titre du regroupement familial, il avait obtenu un permis de résident.

Voilà qui est fort intéressant et fort pédagogique, mais le téléspectateur, à ce stade, cherche probablement le rapport avec la tuerie d’Oslo. Et ce n’est pas la suite qui va l’aider. Car ça se complique :

Donc les trois hommes ont été arrêtés, ils étaient en lien avec des, une opération terroriste. Laquelle ? Et bien, d’après les autorités, avec ceux qui ont comploté contre le métro de New York, c’était il y a à peu près deux ans, et il y avait eu des islamistes qui avaient été arrêtés à Manchester, et la police américaine vient justement de faire inculper des membres d’Al Qaida qui vivent au Pakistan, pour ce projet d’attentat. Voilà ce qu’ont dit les autorités […]

Vous ne comprenez pas ? Nous non plus. Mais Vincent Hervouët se comprend et s’en prend ensuite aux autorités norvégiennes qui n’avaient visiblement, elles non plus, pas compris :

Ce qui est très frappant, c’est de voir que le discours des autorités, il y a quinze jours, se voulait, rassurant. C’était une affaire sans précédent en Norvège, mais en même temps la police disait que les hommes avaient toujours été sous contrôle, depuis six mois, qu’ils étaient surveillés nuit et jour […]. On n’a pas parlé d’attentat local, on a parlé de membres de cette internationale terroriste […]. Or la réalité est sensiblement différente du discours des autorités. Pourquoi ? Parce qu’on a trouvé dans la cave du kurde irakien, on a trouvé un explosif, à la fois très puissant, c’est une sorte de nitroglycérine, mais surtout très instable. Ça veut dire que ce n’est pas un explosif que l’on déplace sur de longues distances, c’est donc un attentat à domicile, un attentat domestique, un attentat en Norvège, à Oslo, qui était programmé, prévu, envisagé, par des gens qui avaient stocké de quoi faire ce massacre […].

Une enquête rondement menée par l’inspecteur Hervouët. Qui poursuit :

Les autorités ont semblé noyer un peu le poisson, et leurs arguments ne tiennent pas. Qu’est-ce qu’ils disaient pour rassurer le norvégien [sic], et bien ils ont dit, notamment un des responsables du contre-terrorisme, que jusqu’à présent, il y avait des jihadistes effectivement en Norvège, qui avaient trouvé refuge dans le royaume, mais que le royaume servait de base arrière, n’était pas directement visé. Et ça ce sont des propos qui sont à la fois d’un grand cynisme et d’une très grande naïveté, d’une grande innocence parce que tout pays européen est désormais une cible […].

Hervouët peut alors, au terme de cette limpide démonstration, asséner le coup de grâce :

Les Norvégiens ont de bonnes raisons d’être frappés par Al Qaida. Il y en a plusieurs. Il y a effectivement l’engagement au sein de l’Isaf, depuis 10 ans, qui se bat en Afghanistan. Il y a le fait que c’était un ouïghour donc on pouvait penser que la cible pouvait être chinoise [re-sic]. On pouvait penser aussi que la cible était les plates-formes pétrolières de ce commando parce que l’un des trois hommes avait essayé à deux reprises d’intégrer une école de formation pour aller travailler sur les plates-formes offshore [re-re-sic], et puis il y a les caricatures de Mahomet qui ont été publiées évidemment dans la presse d’à côté mais qui ont été aussi éditées à Oslo, la presse norvégienne a reproduit les caricatures publiées par les journaux, par l’hebdomadaire danois, ce qui suffit à enrager les jihadistes locaux, enfin il y a un chef islamiste qui a été expulsé, qui est en instance d’expulsion vers l’Irak, ce qui peut provoquer la colère de ses coreligionnaires, et puis enfin il y a le fait qu’en Norvège comme dans tous les pays européens, il y a une radicalisation des islamistes les plus durs, les plus engagés, et ça les services officiels le remarquaient, le relevaient, s’en inquiétaient, mais pour l’heure on ne pensait pas qu’ils pourraient passer à l’acte […].

CQFD. Chacun comprend désormais, à défaut d’entendre quoi que ce soit à la « démonstration » d’Hervouët, pourquoi il s’est vu attribuer, par le Comité de l’Association de la Presse Étrangère (APE), le « Grand Prix de la Presse Internationale 2010 (catégorie télévision) » en décembre dernier. On attend avec impatience sa prochaine analyse, au cours de laquelle ce rival d’Alexandre Adler nous expliquera, avec autant de clarté et de certitudes, pourquoi Al Qaida ne pouvait évidemment pas être responsable de la tragédie d’Oslo.

***

S’il ne s’agissait, en l’occurrence, que d’un droit à l’erreur, nous le reconnaîtrions volontiers, en attendant sans impatience et sans trop y croire que les organes d’information et les journalistes qui se sont distingués par leur trop grande hâte à désigner les coupables « naturels » des tueries d’Oslo fassent amende honorable. Mais peut-on encore parler d’erreur quand elle est un produit du journalisme d’anticipation qui prétend savoir avant de savoir, dont les prédictions peuvent s’avérer fondées, mais que les astres égarent si souvent ?

Souvenons-nous notamment de ce que nous avions relevé, sur ce site, lors des attentats de Madrid, en mars 2004, avec par exemple ce titre du Monde : « Un retour sanglant d’ETA sur la scène politique espagnole à trois jours des élections législatives », ou cette chronique de RFI qui s’achevait par une irrévocable sentence : « Par conséquent, ajoutent enfin les enquêteurs, seule l’ETA dispose aujourd’hui en Espagne des moyens logistiques nécessaires à la mise en œuvre de cette terreur généralisée. » Sans même parler de l’affaire du RER D, cas typique de ce journalisme tellement plein de certitudes qu’il ne s’encombre guère de vérifier l’information si elle répond à des clichés en vogue.

Dans l’affaire du carnage d’Oslo, c’est « évidemment » le « terrorisme islamique » qui a été montré du doigt. Une « évidence » telle que, quand bien même il était avéré que le principal suspect se singularisait davantage par sa haine de l’islam que par une quelconque aspiration au « Jihad », certains ont trouvé le moyen de retomber sur leurs pieds, au prix de contorsions… déconcertantes. Ainsi, ce reportage du 13h de TF1, le 23 juillet, dans lequel on apprend ceci :

« La simultanéité [des attaques] rappelle le mode opératoire d’organisations terroristes structurées comme Al Qaida. Une piste vite abandonnée parce que le suspect arrêté est norvégien, un fondamentaliste chrétien d’après la police. La Norvège, connue pour décerner son Prix Nobel de la paix, est comme les autres pays scandinaves, aujourd’hui traversés par de nouveaux débats, parfois religieux. Exemple, en 2006, un éditeur norvégien avait republié les caricatures de Mahomet, déclenchant l’émoi de la communauté musulmane. En 2010, un tribunal administratif avait été saisi à propos du port du voile dans la police ».

Les exemples de « nouveaux débats » sont… éloquents. Un « spécialiste de la Norvège » est alors convoqué :

« On oublie beaucoup que les pays nordiques sont des terres d’accueil aujourd’hui très importantes, que la population immigrée est finalement très importante en pourcentage de la population et que cela conduit à des tensions et à une polarisation auxquelles ces sociétés n’étaient pas jusqu’ici familiarisées ».

Et le journaliste de reprendre :

« Ces tensions font le terreau de l’extrême-droite et des intégrismes religieux chrétiens ou musulmans ».

CQFD (bis) : le suspect n’est peut-être pas musulman, mais son mode opératoire « rappelle » celui d’Al Qaida et son acte s’inscrit dans un contexte de tensions générées par la « population immigrée », notamment musulmane. De là à considérer que les musulmans, à défaut d’être coupables des tueries d’Oslo, en sont responsables… TF1, ou le summum de la « pensée automatique » : s’obstiner dans les pseudos-évidences alors qu’elles ont été démenties par la réalité [7].

À moins que TF1 ait décidé, sinon d’excuser, du moins de tenter de comprendre et d’expliquer, à sa façon, le carnage du 22 juillet et les motivations jusqu’alors inconnues du principal suspect. En aurait-il été de même si le coupable avéré avait été le coupable désigné – le « terrorisme islamiste » ? Rien n’est moins sûr.

Julien Salingue et Frédéric Lemaire

Bonus : un dessin aussi désopilant que visionnaire (publié sur yahoo.fr).

 

 

Notes

[1] Un article dont la prouesse analytique a également été relevée par « Arrêts sur image » et moquée par Sébastien Fontenelle sur son blog.

[2] Repris ici sur le site du quotidien, mais identique à celui de la version papier.

[3] Egalement relevé par « Arrêts sur images ».

[4] Notons ici que la presse française n’est pas unique en son genre. Un correspondant en Belgique nous a signalé un article, publié dans le quotidien le Soir daté des 23-24 juillet, qui ressemble à s’y méprendre aux exemples que nous venons de citer. Extraits : « Alors que le mystère demeurait total quant aux motifs et aux commanditaires de l’attentat à la bombe, les spéculations vont bon train. L’hypothèse d’un acte terroriste commis par des fondamentalistes musulmans est la plus souvent citée. "Il est difficile d’imaginer qu’il s’agisse d’autre chose, estime un expert en affaires de terrorisme, Tore Bjørgo, interrogé par la radio-télévision NRK. "De plus, la cible est le symbole le plus fort du pouvoir politique norvégien". La participation de la Norvège à la guerre en Afghanistan, depuis 2001 aux côtés des Etats-Unis, avait valu des menaces à ce fidèle allié des Américains. Ayman al-Zawahiri, décrit comme le nº 2 d’Al-Qaïda, s’en était pris nommément à Oslo à la fin de 2007. Les avions de l’armée norvégienne participent aussi aux bombardements visant la Libye. Autre motif potentiel, la publication en 2006 dans la presse norvégienne de certaines des caricatures de Mahomet. Ces dernières, publiées l’année précédente par un journal danois, avaient suscité de virulentes réactions de la part de musulmans qui les jugeaient blasphématoires. »

[5] Le même soir, ce bric-à-brac de justifications des thèses de l’« attaque d’Al Qaida » sera repris au JT de 20h de TF1. Un sujet est dédié à l’évocation des potentiels auteurs des attentats. Dans l’extrait, le journaliste rappelle que les enquêteurs en appellent à la retenue et ne privilégient aucune piste. Ce n’est semble-t-il pas le cas des journalistes, qui penchent très nettement du côté de la « piste » Al Qaida.

[6] Sur le site « TF1 News ».

[7] N’oublions pas France 2 et soulignons ici que Philippe Rochot, lors du 13h le même jour, a proposé un raisonnement du même type.

 

http://www.acrimed.org/article3637.html

 

 

 

Voir aussi :

 

L’Islam, un bouc émissaire pour occulter les problèmes du monde

 

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Le terrorisme d’Etat de Gladio et de la loge maçonnique P2 : L’Orchestre Noir (vidéo)

Article placé le 25 juil 2011, par Mecanopolis

 

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  1. Attentat à Oslo – Analyse des informations données par nos médias
  2. Vont-Ils Faire Avec La Droite Comme Ils Font D’Habitude Avec Les Musulman…
  3. France 2 ouvre le 20 Heures sur le Tour de France, plutôt que sur les épo…
  4. Islamophobie : Qui sont les barbares ?
  5. Les jeunes victimes d’Oslo militaient pour le boycott d’Israël
  6. Double attentat terroriste à Oslo : au moins 91 morts
  7. Les attentats d’Oslo et les ( faux ) spécialistes du “djihad global”
  8. C’est comme si un lecteur de ” Fdesouche ” ouvrait le feu…
  9. Pourquoi “terroriste musulman” mais “fondamentaliste chrétien”?
  10. Genève : Hafid Ouardiri s’est dit choqué des accusations de Roland Jacquard

 

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.Commentaires sur Reopen911

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Commentaire de Sébastien lu sur le site reopen911.info (après l'article : « Oslo : le fiasco international des "experts" en terrorisme »)

Une imposture en cache une autre…
Les merdias ont déjà fait leur enquête et tiré leurs conclusions avant même que la police ai bougé le petit doigt.
En attendant le fin mot de l’histoire, si la vérité éclate un jour (rien n’est moins sûr), la récupération, la manipulation sont élevées au rang d’un nouvel art.
Que pouvait-on attendre d’autre d’ailleurs? Quelle que soit la version affichée, nous savons désormais qu’elle est fausse, puisqu’elle doit obligatoirement coller aux stratégies politico-médiatiques actuelles.
Un coup « Islam », un coup « Facho ». Les modérés sont des extrêmistes raillés par les médias, les extrêmistes sont des modérés ayant accès à tous les médias.
L’agenda du choc des civilisations se déroule sans accroc devant les regards hagards d’une population qui ne sait plus à quel Saint se vouer. Peut-être à la « Saint Glin-Glin »…

Autre commentaire (de Grospanda) :

Journalistes, experts, ou propagandistes malgré eux ? On aimerait avoir de vrais professionnels de la vérité et non des gens formatés qui dès qu’une bombe explose, crient c’est AL-QAIDA, est-ce trop demander ? Et aussi, par pitié, qu’ils arrêtent de croire aux revendications venant de nulle part. Plus généralement, cela montre les mécaniques de travail des journalistes, qui nous répètent a la virgule près les paroles de pseudo experts auto-proclamé.

Je m’interroge sur le fait que ces mêmes journalistes nous répètent maintenant que le terroriste est un extrèmiste de droite, et anti-islam.
Que les journalistes se demandent s'il est normal qu’il ait pu avoir accès à des armes de guerres aussi simplement qu’en s’inscrivant dans un club de tir ? pourquoi a-t-il tué majoritairement des norvégiens blancs ? pourquoi la police a-t-elle mis tant de temps à arriver sur place et pourquoi ne pas avoir utilisé un hélico ? comment a-t-il pu acheter 6 tonnes de nitrate d’ammonium, sans éveiller les soupçons surtout qu’il était agriculteur bio ? Où était la bombe exactement, dans quel véhicule, sûrement pas dans une voiture si la bombe pesait 6 tonnes ?
Et pourquoi donc les journalistes ne se posent pas ces questions ?

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 03:50

Les attaques terroristes en Norvège sont des attaques sous faux drapeau

Traduit par Résistance 71

Les tragiques attaques terroristes en Norvège présentent les signes narratifs de la provocation fausse-bannière. Il est rapporté que, bien que les médias mondiaux essaient de focaliser sur Anders Behring Breivik comme l'assassin solitaire dans la pure tradition de Lee Harvey Oswald, plusieurs témoins oculaires sont d'accord pour dire qu'il y avait un second tireur en activité dans le massacre du camp d'été d'Utoeya près d'Oslo. Il a été porté à l'attention du public qu'une unité spéciale de la police s'est livrée à un exercice de terrain de détonation de bombes près de l'opéra d'Oslo dans le centre ville en 2010, exactement de la même façon que ce qui s'est passé plusieurs centaines de mètres plus loin vendredi dernier. De plus amples recherches montrent que des agences de renseignement américaines ont procédé à un vaste programme de recrutement d'officiers de police norvégiens en retraite avec le but avoué de surveiller l'intérieur du pays. Ce programme connu sous le nom de SIMAS, Unité de Détection et de Surveillance, a fourni une occasion parfaite pour la pénétration et la subversion de la police norvégienne par l'OTAN.

Il y a également un motif pour ces attaques: comme partie intégrante de sa tentative d'organiser une politique étrangère indépendante, incluant la reconnaissance diplomatique imminente d'un état palestinien comme volonté de rapprochement avec le monde arabe, la Norvège emmenait en fait les plus petits états de l'OTAN vers l'abandon de la coalition agressive impérialiste qui bombarde actuellement la Libye. La Norvège avait établi dans son agenda d'arrêter les bombardements et toutes autres formes de sorties contre les forces de Kadhafi au plus tard au 1er Août.

Finalement, l'opération de propagande de la CIA connue sous le nom de Wikileaks a déjà fourni un cas tout ficelé pré-fabriqué pour l'incompétence et la malfaisance de l'actuel gouvernement norvégien, qui autorise toutes ces choses, ceci dans une série de documents réels ou fabriqués, qui documentent la soi-disant négligence de ce gouvernement concernant les affaires de menaces du terrorisme, tout ceci étant vu sous l'angle des membres officiels du département d'état américain.

"Plusieurs" témoins oculaires parlent de deux tireurs sur l'île

Comme nous l'avons noté précédemment, les médias mondiaux et ceux de l'école anglo-américaine se sont immédiatement concentrés sur Breivik, l'archétype de l'assassin solitaire sortant du moule de Lee Harvey Oswald, Sirhan Sirhan et tant d'autres. Le problème pour les créateurs de mythes terroristes est que, dans la plupart des cas, il y a certains indices évidents et crédibles portant à croire que ces individus n'ont pas pu agir seuls. Parmi les plus récents de ces assassins solitaires, Breivik pourrait être comparé avec le commandant Nidal Hasan qui perpétra le massacre de Fort Hood en Novembre 2009 au Texas. Hasan est accusé d'avoir tué sept personnes. On avait déjà considéré comme remarquable que Hasan ait pu tuer tant de militaires armés sur la base. Mais des rapports du début suggéraient qu'il y avait un ou deux autres tireurs en plus d'Hasan. Comme cela arrive souvent, ces tireurs supplémentaires furent très vite éludés du narratif hégémonique des médias. [1]

Dans le cas norvégien, la preuve que Breivik n'était pas seul pour commettre ce massacre incroyable, est claire et convaincante. Ce qui suit sont des extraits d'un reportage publié par le journal d'Oslo VG:
"Plusieurs jeunes qui étaient sur la scène du massacre à Utoeya ont dit à VG qu'ils étaient convaincus qu'il devait y avoir plus d'un auteur des faits. Marius Helander Roset pense la même chose: - Je suis sûr qu'il y avait des tirs provenant de deux différents endroits sur l'île et au même moment a t'il dit.

Témoins: Il y avait deux tireurs

La police pense que Anders Behring Breivik [32] est l'auteur du massacre qui était déguisé en policier et l'a inculpé de deux attaques terroristes. Des jeunes gens interviewés par VG décrivent un second auteur, qui ne portait pas d'uniforme de la police. La personne qui les suivait alentours mesurait 180 centimètres, avait des cheveux noirs épais et une apparence nordique. Il avait un pistolet dans la main et un fusil sur son dos, je pense qu'il y avait deux personnes qui tiraient a déclaré Alexander Stavdal [23]...

A la conférence de presse Samedi matin, la police a déclaré qu'il pouvait y avoir plusieurs auteurs et a insisté que l'enquête se poursuivait." [2]
La présence d'un second tireur est bien sûr mal venue pour la théorie de l'assassin solitaire, car cela représente la preuve irréfutable qu'il y a une conspiration criminelle, la chose que la couverture médiatique est toujours anxieuse d'éviter. Dans le cas norvégien, les rapports d'un second tireur semblent être suffisamment persistants après 36 heures pour qu'on puisse espérer que la version officielle puisse être ramenée à la réalité.

La police a fait des exercices d'explosions de bombes dans la même zone en 2010

Un autre indice critique d'une opération fausse-bannière est la tenue d'exercices de soi-disant mesures de contre-terrorisme, par la police ou l'armée en même temps que l'attaque terroriste, ou peu de temps avant le début de l'attaque. Parfois, les répétitions de scénario d'attaques terroristes sont programmées pour débuter juste après la véritable attaque terroriste. Pour des actions terroristes de grande envergure, comme celle nous préoccupant en Norvège, il n'est pas improbable que pour ces exercices elle se déroule bien en avance; le 11 Septembre par exemple, fut le résultat d'un plan d'action étalé sur plusieurs années, ainsi du reste que des exercices qui se sont déroulés bien après en 2002. Dans ces cas précis, on découvre souvent que l'exercice anti-terrorisme contient une action simulée ou un évènement qui ressemble de beaucoup à la véritable attaque terroriste, celle qui va effectivement tuer des gens. Les médias vont alors référer à une incroyable coïncidence de faits ou une incidence bizarre, mais la réalité est que l'exercice simulant l'acte terroriste a été activé dans la réalité de façon vive et avec de vraies morts. Une fois que l'exercice a eu lieu, les capacités d'action, la logistique etc qui ont été créées peuvent rester en place pour le moment désiré. Le secret est que l'exercice légalement mis en place a été utilisé pour commettre la boucherie réelle au travers d'une bureaucratie gouvernementale dont les ressources sont requises pour accomplir l'acte terroriste et pour lequel beaucoup de personnels officiels qui ne sont au courant de rien, ne peuvent et ne doivent pas savoir, sont impliqués.

Les évènements qui viennent de se produire en Norvège nous donnent une illustration très claire de ce principe. A Oslo, un bombe très puissante explosa dans ou près du bâtiment qui abrite le bureau du premier ministre. Comme attendu, des services de police anti-terrorisme s'étaient auparavant entraînés aux explosions de bombes dans un quartier voisin de la capitale norvégienne, spécifiquement en 2010. Le public n'avait pas été informé par avance, mais comprît ce qu'il se passait lorsqu'ils entendirent les bombes exploser dans le quartier de l'opéra, à moins d'un kilomètre du bureau du premier ministre qui fut attaqué Vendredi dernier. Voici un reportage du journal Aftenposten:

"Des policiers armés furent observés dans la zone autour de l'opéra à Oslo et de violentes explosions pouvaient se faire entendre dans une grande variété d'endroit en ville. Personne ne savait que ceci était un entraînement. La section d'information de la police d'Oslo regrette profondément que le public ne fut pas mis au courant de cet exercice à l'apparence dramatique... C'était l'unité d'urgence, l'unité spéciale de la police nationale contre le terrorisme qui se livrait à un exercice de terrain dans la zone du quai Bjorvika. D'après un communiqué de presse de la police qui fut diffusé presqu'un jour après les exercices, le scénario consistait à l'entrainement à des explosions contrôlées de charges explosives... L'exercice va continuer pendant l'essentiel de la nuit de Mercredi et quelques explosions supplémentaires sont attendues... L'exercice a suivi un schéma à peu près similaire pour toutes les forces anti-terroristes à travers le monde: les hommes sont descendus en rappel depuis les toits et à travers les fenêtres qui venaient d'être explosées, tout en tirant avec leurs armes de poing." [3]

Peter Power de la firme Visor Consultants a dit à la radio 5 de la BBC juste après l'attentat du métro de Londres le 7 Juillet 2005 que sa compagnie avait effectué un exercice qui était basé sur les explosions de bombes dans les mêmes stations de métro et en même temps que les véritables explosions se déroulaient. Les évènements norvégiens dénotent la même étrange coïncidence.

Un motif: La Norvège a décidé d'arrêter les bombardements de la Libye au 1er Août

Les cibles de l'attaque terroriste norvégienne sont toutes expressément politiques, ceci incluant des bâtiments gouvernementaux et un camp d'été pour la jeunesse du parti au pouvoir; ceci pointe dans la direction de la politique. Le gouvernement norvégien est actuellement une coalition composée du parti travailliste (socialiste), la parti socialiste de gauche et le parti centriste. La Norvège a développé traditionnellement une politique étrangère pro-arabe, ainsi que l'a montré le soutien des accords de paix d'Oslo entre le premier ministre israélien Rabin et le leader palestinien Yasser Arafat au milieu des années 1990. Le gouvernement actuel a annoncé son intention de reconnaître diplomatiquement un état palestinien dans un futur proche. Lorsque la déstabilisation de la Libye a commencé en Février dernier, le ministre norvégien des affaires étrangères Jonas Gahr Store du parti travailliste a averti les partenaires de la Norvège au sein de l'OTAN contre le fait de se retrouver impliqués.

Peu après, la Norvège céda aux pressions des Américains et donna son accord pour participer aux bombardements de la Libye par l'OTAN et ce pour une durée initiale de trois mois. La Norvège a envoyé six avions de combat qui ont effectués de manière estimée environ 10% des bombardements aériens de l'alliance atlantique. Quoi qu'il en soit, alors que les trois mois sont passés, la Norvège a réduit son contingent à quatre avions durant le mois de Juillet et a annoncé le 10 Juin, qu'elle prévoyait de se retirer complètement des bombardements de la coalition de l'OTAN pas plus tard que le 1er Août.

Cette décision de la Norv÷ege de se retirer de la coalition d'attaque de l'OTAN fut associée à une décision similaire de la Hollande, qui fut annoncé également le 10 Juin. Les hollandais ont décidé de maintenir leur contingent de six appareils, mais ne participeront plus aux bombardements de cibles au sol. De fait, les Hollandais n'accepteront que de renforcer la zone d'exclusion aérienne prévue par l'ONU. I y avait de ce fait un sérieux potentiel pour que l'exemple donné par la Norvège puisse déclencher une tendance générale des plus petites nations de l'OTAN de quitter la coalition du bombardement, pour laquelle leur participation est très importante.

Des membres importants du gouvernement norvégien furent parmi les premiers à questionner sérieusement les raisons du bombardement de l'OTAN, tout en prônant les négociations: "la solution des problèmes en Libye est politique, elle n'est pas seulement militaire." A déclaré le premier ministre norvégien Stoltenberg à des journalistes rassemblés pour une conférence à Oslo le 13 Mai. "Nous supportons d'arrache-pied tous les efforts pour arriver à une solution politique aux défis qui secouent la Libye." Avait-il ajouté. Le gouvernement norvégien avait promis de réduire son rôle dans les frappes aériennes orchestrées par l'OTAN contre la Libye et ce après la période de trois mois pour laquelle la Norvège s'est impliquée et qui se termine le 24 Juin. [4]

Ceci était la politique du gouvernement norvégien: "La Norvège va réduire sa contribution en Libye de l'action de ses appareils de combat de six à quatre avions et complètement se retirer des opérations menées par l'OTAN avant le 1er Août a dit le gouvernement Vendredi... La ministre de la défense Grete Faremo a dit qu'elle s'attendait à une compréhension de la part de ses alliés de l'OTAN parce que la Norvège a une petite armée de l'air et ne peut pas maintenir une longue contribution avec un grand nombre d'avions. L'armée de l'air norvégienne équipée de jets F-16, a dit qu'elle avait contribué à environ 10% des raids aériens de l'OTAN depuis le 31 Mars. Les partis politiques de centre gauche de la coalition gouvernementale se sont trouvés en porte - à-faux quant à savoir s'il fallait étendre la participation, qui devait expirer le 24 Juin. Le parti le plus à gauche de la coalition gouvernementale le parti socialiste de gauche, s'est opposé à une extension, mais un compromis fut atteint pour prolonger la participation à l'opération jusqu'au 1er Août mais avec moins d'avions. "C'est une bonne chose d'interrompre la contribution des avions de combat de la Norvège. Maintenant la Norvège se doit d'appliquer tous ses efforts vers une solution politique pour la paix en Libye" a déclaré le député du parti socialiste de gauche Baard Vegar Solhjell.[5]

Le département d'état américain s'est lamenté du "manque de motivation" de la Norvège dans l'aventure libyenne

La décision norvégienne d'arrêter sa guerre contre la Libye, la première de ce type de la part de quelque membre que ce soit de l'alliance atlantique, a attiré l'attention des observateurs diplomatiques, dont un commenta que le gouvernement actuel d'Oslo s'est fait l'avocat "d'une approche bien plus pacifique des politiques globales par le gouvernement norvégien... (malgré) la pression récente exercée par les Etats-Unis sur la Norvège pour qu'elle contribue plus à la campagne militaire en Libye. La Norvège a résisté à cette pression et a poussé pour une approche plus pacifique contre les attaques US-OTAN contre la Libye et a refusé de donner des armes à l'OTAN, pour finalement annoncer que la Norvège quitterait son rôle militaire au 1er Août. En Mars, alors que les Etats-Unis rassemblaient un soutien unilatéral pour envahir la Libye, le ministre norvégien des affaires étrangères Jonas Gahr Store était un des rares pour avertir les Etats-Unis contre une intervention armée en Libye. La Norvège a initialement contribué à l'envoi et la participation de six avions de combat pour les missions de l'OTAN. Mais cela n'empêcha pas les Etats-Unis de montrer du doigt la Norvège et le Danemark pour leur "manque de motivation" dans la mission de virer Kadhafi. D'autres liens entre la Norvège et la Libye incluent les intérêts commerciaux de la principale compagnie pétrolière publique norvégienne Statoil, qui a environ 30 employés dans ses bureaux de Tripoli. Les compagnies norvégiennes ont effectué des opérations commerciales majeures en Libye et ce en coopération avec le régime Kadhafi."[6]

A ce moment présent des évènements, la meilleure hypothèse pour le motif de cette attaque terroriste en Norvège serait pour punir le pays de son indépendance et de sa politique étrangère pro-arabe de manière générale et en particulier pour sa répudiation de la coalition du bombardement de l'OTAN contre la Libye.

Les unités de détection et de surveillance SIMAS sont-elles le nouveau Gladio pour la Norvège ?

Les services de renseignement US et de l'OTAN ont montré qu'ils possèdent une capacité extraordinaire en Norvège, beaucoup d'entre eux peuvent fonctionner en dehors de tout contrôle du gouvernement norvégien. Au début Novembre 2010, la télévision d'Oslo la chaîne TV2 a mis à jour l'existence d'un réseau extensif d'agents et d'informateurs payés par les services de renseignement américains et recrutés au sein des retraités de la police nationale et d'autres officiels. Le but ostentatoire de ce programme était de surveiller les Norvégiens qui prenaient part aux manifestations et de toutes autres activités critiques envers le gouvernement des Etats-Unis et de sa politique. Un des Norvégiens recrutés fut l'ancien chef d'une section de la police anti-terroriste d'Oslo.[7] Bien que le but soit la surveillance, il est possible d'imaginer d'autres activités bien plus sinistres, qui pourraient être perpétrées par un tel réseau de flics retraités, ceci incluant l'identification et la subversion des fruits pourris des forces de l'ordre toujours en activité. Les capacités d'un tel réseau ne seraient pas du tout étrangères aux types d'évènements qui viennent de se dérouler en Norvège.

Le nom officiel de ce type de cellules d'espionnage que les Etats-Unis ont créé en Norvège est Unité de Détection et de Surveillance (NdT: en anglais "Surveillance Detection Unit ou SDU). Le SDU fonctionne dans le même cadre que le Security Incident Management Analysis System ou SIMAS. Ce système est utilisé pour l'espionnage et la surveillance par les ambassades américaines pas seulement dans le bloc nordique de la Norvège, du Danemark et de la Suède, mais dans le monde entier. Les évènements terroristes font également se poser la question de savoir si le SIMAS a également une dimension opérationnelle d'action. Cet appareil pourrait-il représenter une version moderne des réseaux arrières qui furent mis en place dans les pays de l'OTAN lors de la guerre froide et plus connus sous le nom de sa branche italienne: le Gladio ?

Le gouvernement norvégien se doit de le savoir et de se renseigner. Aussi loin que l'on sache, les ministres du gouvernement norvégien ont toujours déclaré qu'ils n'avaient jamais approuvé le réseau SIMAS des SDU. "Nous n'étions pas au courant" ont proclamé en chœur le ministre de la justice Knut Storberget et celui des affaires étrangères Jonas Store. Hillary Clinton a dit par contre que les Norvégiens en avaient été informés.

L'opération de propagande de la CIA Wikileaks a un cadre logique pour déboulonner le gouvernement norvégien

Merci à l'agence de propagande de la CIA chargée de distiller des informations partielles: Wikileaks, une voie évidente pour utiliser les attaques terroristes comme raison de renverser le gouvernement norvégien actuel a déjà été donnée. Des câbles/télégrammes réels ou contrefaits du département d'état américain, font le portrait du gouvernement norvégien, détesté par l'OTAN, comme celui d'un ramassis de ratés et de marginaux, incapables de prendre des mesures efficaces pour sauvegarder la sécurité nationale du pays.

Certains de ces câbles ont été publiés par le Daily Telegraph de Londres juste près les attaques terroristes, un journal à la réputation d'être très proche des cercles du renseignement de l'OTAN. D'après cet article, tout en "parlant au sujet d'une tentative du service de sécurité de la police de suivre en particulier un membre suspecté d'une cellule d'Al Qaïda, un câble écrit par l'ambassadeur américain en Norvège décrit comment les autorités norvégiennes... ont refusé d'aider les autorités britanniques à établir une surveillance d'un individu en particulier et ajouta: "Non seulement ils ne veulent pas mettre leur propre ressource sur lui, mais ils ont aussi refoulé les services britanniques de renseignement en visite et l'offre d'une équipe de surveillance de 12 membres." Le câble continue pour décrire que les services britannique et américain ont analysé des conversations codées entre des suspects de terrorisme et ont décidé que cela valait la peine de la mise sous surveillance. Mais dit le câble, "PST a trouvé un moyen d'interpréter les messages et conversations codées traduites de manière plus édulcorée et moins agressive, une interprétation qui n'a que peu de sens pour les Etats-Unis ou le Royaume Uni." Un catalogue des plus récents échecs et fiasco du FBI et de a CIA dans la soi-disant guerre contre le terrorisme aiderait à mettre ces opinions hypocrites en véritable perspective, mais cela prendrait trop de temps ici.

Un autre en particulier endommageant apparaît comme fait sur mesure dans une tentative de blâmer le ratage du gouvernement norvégien pour l'attentat à la bombe d'Oslo: "le mémo révèle également comment, en ayant en apparence une surveillance sur le suspect, la police norvégienne a perdu la trace d'un équipement à fabriquer des bombes qui était entreposé dans un appartement après qu'il fut apparemment retiré sans que les enquêteurs ne s'en aperçoivent. La police n'a ensuite pas suivi un des suspects pendant 14 jours, parce que l'enquêteur qui était assigné à la surveillance a été appelé pour faire un autre travail". Le mémo conclut: "La police norvégienne est débordée, elle ne peut plus suivre."

Un autre mémo du département d'Etat sorti par Wikileaks et qui aurait été écrit en 2007 ajoute: "La police norvégienne menace les évaluations... dit que les organisations terroristes internationales ne sont pas une menace directe pour la Norvège." Un mémo écrit en 2008, montre comment les US pensent que la Norvège ne réalise pas la potentialité d'une attaque terroriste. Le câble lit: "Nous avons poussé les autorités norvégiennes à prendre le terrorisme au sérieux. Nous allons continuer à bâtir ce momentum et de combattre ce sentiment prévalent que le terrorisme ne se passe qu'ailleurs et pas en Norvège pacifique." Un câble écrit l'an dernier ajoute: "La police norvégienne voit toujours le Danemark comme une cible plus crédible du terrorisme que la Norvège, pour des raisons très spécifiques à la controverse des dessins humoristiques".[8]

Le gouvernement norvégien a besoin de se mettre sur l'offensive pour établir toute la vérité sur ce qui vient de se produire. Autrement, ce gouvernement sera susceptible de succomber à la campagne orchestrée internationalement et que les documents de Wikileaks prévoient et anticipent si clairement.

Références :

1http://tarpley.net/2009/11/16/nidal-malik-hasan-of-virginia-tech-bethesda-ond-fort-hood-a-major-patsy-in-a-drill-gone-live

2 See RIA Novosti, July 23, 2011, http://en.rian.ru/world/20110723/165350450.html; - From the VG website: "Flere av ungdommene som var på Utøya under skytedramaet forteller til VG at de er overbevist om at det må ha vært mer enn én gjerningsmann. Det mener også Marius Helander Røset." "Jeg har overbevist om at det var to personer som skjøt, sier Aleksander Stavdal (23)." "Vedkommende var i følge dem rundt 180 centimeter høy, hadde tykt mørkt hår og så nordisk ut. Han hadde en pistol i høyrehånden og et gevær på ryggen." http://www.vg.no/nyheter/innenriks/oslobomben/artikkel.php?artid=10080627

3 "Politiet glemte å informere om øvelse: Anti-terrorpolitiet avfyrte sprengladninger under en øvelse midt i Oslo, to hundre meter fra Operaen, men glemte å gi beskjed til publikum," Aftenposten, c. July 20, 2011, http://mobil.aftenposten.no/article.htm?articleId=3569108

4 "Libya solution more political than military-Norway," Reuters, 13 May 2011, http://www.trust.org/alertnet/news/libya-solution-more-political-than-military-norway/

5 "Norway to quit Libya operation by August," AP, June 10, 2011, http://www.signonsandiego.com/news/2011/jun/10/norway-to-quit-libya-operation-by-august/

6 Tragic Irony Surrounds Oslo Bombing, Phuket Word, July 23, 2011, http://www.phuketword.com/tragic-irony-surrounds-oslo-bombings

7 Thomas Borchert, "US-Geheimdienst mit Nordfiliale: USA lassen Norweger überwachen," Deutsche Presse-Agentur, November 4, 2010.

8 Mark Hughes, "WikiLeaks files show Norway unprepared for terror attack: Norway's intelligence service had previously been criticized for its failure to keep track of suspected terror cells and the country was felt to be complacent about the prospect of a terror attack, secret cables from the WikiLeaks files reveal," London Daily Telegraph, July 22, 2011. http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/norway/8655964/WikiLeaks-files-show-Norway-unprepared-for-terror-attack.html
Voir aussi ce post :
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Voir aussi ce post, court extrait :

Temps « Mossad » sur Oslo

Posted 25 juil 2011

Faux « fondamentaliste chrétien », mais vrai « fondamentaliste maçon »

ci dessous : différence entre son compte norvégien et son compte anglais :


le compte Facebook du meurtrier ne portait pas la mention « chrétien » le jour de son arrestation, comme on peut le voir sur la copie du cache :

(merci Lior ;) =


 

http://infoguerilla.fr/

 

 Temps « Mossad » sur Oslo

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 19:48

http://a31.idata.over-blog.com/433x433/2/47/37/13/Dossier-9---4-10/D10--juin-10/Dossier11/11-9-copie-1.jpg

http://a31.idata.over-blog.com/433x433/2/47/37/13/Dossier-9---4-10/D10--juin-10/Dossier11/11-9-copie-1.jpg

 

Texte à prendre avec les précautions d'usage (note d'eva)

 

25 juillet 2011 (Nouvelle Solidarité) — Lors d’une conférence internet internationale tenue en janvier 2001, Lyndon LaRouche alertait du danger d’un possible incident de type incendie du Reichstag dans le courant de cette même année, afin d’’établir une dictature sur les États-Unis. Ce qui n’a pas été loin d’aboutir sous le régime de Bush et Cheney.

Aujourd’hui, du point de vue de l’oligarchie financière qui a mis Obama au pouvoir à partir de Londres et de Wall Street, devant la faillite imminente d’aussi bien le système dollar que celui de la zone euro, il est question de recourir au pire, c’est-à-dire à la mise en place des régimes dictatoriaux dotés de pouvoirs d’exception. Pour les justifier, des attentats de grande envergure du type 11 septembre risquent de se produire.

Le 23 juillet, au lendemain du carnage d’Oslo et des menaces terroristes contre le métro de New-York, LaRouche a fait part de ses observations :

« Si vous regardez la société comme un tout, vous vous apercevrez qu’un certain nombre d’opérations en préparation ont une certaine ressemblance avec le 11 septembre.

Que se passait-il alors ? Le 3 janvier 2001, je déclarais – ce qui a énormément choqué la famille Clinton, et Hilary, particulièrement – je disais : "Nous anticipons une opération terroriste contre les États-Unis, dans le courant de cette année". Et c’est arrivé. Les signaux d’alerte étaient là. Il y avait divers déploiements, dans divers directions, feints – c’est-à-dire du même type que l’on voit en Europe et ailleurs en ce moment, où nous assistons à des opérations de diversion, une menace sérieuse ici, par exemple en Norvège, une menace sérieuse là [menace d’attentat terroriste dans le métro de New York, ndlr.] !

Il existe effectivement une menace ici [aux Etats-Unis]. Mais pourquoi toutes ces menaces ? Parce que, s’il y a de nombreuses menaces de toute nature, arrivant simultanément, votre attention est affaiblie pour essayer de trouver quelle est la véritable menace ? Quelle est la véritable menace ?

Car, si vous aviez affaire à la menace originale, vous pourriez la détecter, vous pourriez détecter sa généalogie. Tandis que si vous êtes confrontés à des menaces contradictoires, dont chacune semble avoir son importance, comme ce fut le cas en 2001, qu’est-ce qui se passe ?

Je ne savais alors pas ce qui allait arriver, en 2001 ; il y avait toutes sortes de choses que je savais pouvoir se réaliser. Je savais quelles étaient les menaces, de manière générale. Nous travaillions alors sur l’une d’elle, qui se préparait dans les environs de Washington D.C., sous Washington D.C., dans la périphérie, et qui constituait une menace majeure pour Washington. C’est ce qui est devenue l’attaque sur Washington, par un des engins envoyé dans le Pentagone. Des attaques étaient également prévues contre la Maison Blanche et d’autres endroits. Certaines ont fonctionné, certaines non, mais tout était préparé.

Toutes ces attaques avaient une certaine crédibilité, comme ce qui c’était passé en Italie auparavant, dans l’Italie du Nord, la même chose. Mais finalement, il y a eu la véritable attaque, « la mère » de toutes les attaques - j’utilise ici le terme "la mère" selon l’argot péjoratif du ghetto – la mère de toute les attaques s’est montrée, en plein New York.

L’attaque a été menée, par quoi ? Elle a été menée principalement par deux agences : Les Israéliens en avaient connaissance, mais n’en étaient pas une partie active. Ils étaient là, à observer. Ils étaient tout près, au New Jersey, observant les tours [du World Trade Center] ! Ils se sont enfuit dès que ça a été terminé. Ils regardaient les Tours ! Pourquoi étaient-ils rassemblés là, à contempler les tours ? C’était une opération de renseignement, une opération de renseignement israélienne. Parce qu’ils étaient au courant à propos de l’attaque, ils savaient d’où elle venait, et ils étaient là pour regarder le spectacle.


C’est une opération qui a été menée par les saoudiens, qui l’ont financé, indirectement. C’était assuré par les saoudiens, qui ont organisé le personnel utilisé pour certaines de ces attaques.


L’ambassadeur saoudien à Washington , aux États-Unis, était l’un des principaux opérateur derrière le lancement du 11 septembre ! Les investigations ont permis de mettre parfaitement à jour le fait qu’il s’est agi d’une opération Anglo-Saoudienne, avec B.A.E., et britannique. Ils ont monté une opération pour lever l’argent pour cette attaque.


Le 11 septembre a été organisé avec la famille Bush ! La famille Ben Laden était au Texas au moment de l’attaque sur New York. Toute la famille Ben Laden ! La même famille.

Et après l’attaque, lorsque la fumée commençait à se dissiper, et que les États-Unis était en état de siège, un état de siège par une force d’occupation, toute la famille s’est vue attribuer une escorte – le seul vol en partance pour l’étranger était pour cette famille saoudienne, escortée à bon port jusqu’en Arabie Saoudite ! Une opération en partie planifiée, financée et dirigée par les saoudiens.

Sont venues ensuite les enquêtes, les auditions, et il y a eu ces paragraphes du rapport qui indiquaient, explicitement, quels étaient exactement les liens des saoudiens et des britanniques avec cette opération.

Tout y est ! Nous n’avons pas tout, mais nous avons les preuves qui mènent à ces agences impliquées, dont l’ambassadeur saoudien à Washington ! L’opération a été menée par [la société d’armement britannique] BAE, qui a financé l’opération et organisé les personnalités impliquées, ça a été organisé par le royaume saoudien, la monarchie saoudienne ! Et par d’autres, des collaborateurs.

Ces éléments ont été gelés par l’administration Bush. Bon, c’était l’administration Bush qui a organisé cette attaque sur les États-Unis ! Probablement pas le pauvre idiot de Bush lui-même, mais les intérêts Bush : C’est les Bush qui avaient reçu la famille, au Texas, au moment des attaques. Nous avons donc un acte de guerre contre les États-Unis, et le Président des États-Unis est complice dans l’étouffement de l’affaire, des auteurs de l’attaque. Et vous le respectez ? Vous respectez George W. Bush ? Quel genre de raclure êtes-vous ? Ce type était coupable, en vertu de sa position, il était coupable d’un acte de guerre contre les États-Unis ! Un acte de guerre, le massacre de citoyens américains dans un acte de guerre ! Et le Président est complice dans la dissimulation des faits concernant cet acte de guerre contre les États-Unis.

Regardez les citoyens américains ! Regardez leur bravoure, regardez leur hardiesse et l’efficacité avec laquelle ils ont défendu les États-Unis !

Et maintenant revenez à la situation présente à la lumière de ça. L’actuel Président des États-Unis n’a rien fait d’autre qu’étouffer à nouveau le 11 septembre ! En supprimant une section du rapport, dans les conclusions, pour des questions de "sécurité nationale" ! Ce salopard, l’actuel président des États-Unis, est complice d’une attaque sur les États-Unis, d’un acte de guerre contre le peuple américain.

Et maintenant, savez-vous pourquoi je dis ce que je suis en train de dire, au vu de ces éléments ? lorsque je dis que nous devons nous attendre à la pire des menaces ? Quelle est la pire des menaces ? La pire des menaces, c’est le renflouement [bancaire]. »

 

http://www.solidariteetprogres.org/Le-carnage-d-Oslo-un-parfum-de-type-11-septembre_07952

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 17:19
Rubrique Témoignages

http://www.clubdesargonautes.org/histoirestem/scelerates.php

 

Désolée, je n'arrive pas à le publier mieux, voir le site, votre eva

LES VAGUES "SCÉLÉRATES"


Jean-Paul Guinard 

 

Juillet 2005

Dernière mise à jour le 10 novembre 2007

Avez-vous déjà entendu parler de vagues géantes ou "scélérates"? 

Depuis Dumont d'Urville et même avant, les récits de vagues géantes ont eu cours chez les marins (à tel point que certains ont fini par croire à leur existence), puis chez les chercheurs océanographes ou hydrodynamiciens qui, à partir de mesures physiques, ont progressivement pris conscience d'un phénomène troublant :

  • inexpliqué par la théorie classique de l'hydrodynamique, 

  • ignoré par les essais en bassin, 

  • survenant très rarement  donc ignoré "statistiquement", 

mais aux conséquences très graves. 

Les chercheurs, sans doute pour confirmer le fait que les vagues géantes existent bien dans la nature, leur ont même donné un nom : "Freak waves" ou "Rogue Waves" en anglais, ou en français "Vagues scélérates".

Deux colloques scientifiques organisés par le groupe Océano-Météo d'Ifremer ont réuni les principaux chercheurs internationaux s'intéressant au phénomène. Ils se sont tenus à Brest respectivement en 2000 et en 2004. Leur but était de tenter de dissiper les "mystères" qui planaient sur le phénomène et, si possible, de parvenir à un consensus sur les conditions qui le faisaient naître. Le lecteur "qui veut en savoir plus" pourra consulter un article de Michel Olagnon dans le numéro 191 de Metmar, ainsi que le site www.ifremer.fr/. Des émissions de télévision traitant du sujet ont été diffusées à partir de 2002 sur certaines chaînes françaises.


Des récits de marins


Les récits de marins ayant dû affronter une ou plusieurs vagues énormes sont maintenant assez nombreux. Surprenantes par leur amplitude et par leur forme (en général, un "mur d'eau" précédé d'un important creux), ces vagues apparaissent au milieu d'une mer, certes démontée, mais habituellement sans risque majeur pour le comportement du navire. 

Les auteurs de ces récits se félicitent d'avoir survécu et donc de pouvoir raconter le phénomène... !. 

Parmi ces récits, nous avons fait le choix suivant:

Les paquebots de la Cunard


Les récits des commandants des :

  • Queen Mary en 1942 transportant 15 000 soldats, 

  • Queen Elisabeth en 1943 (vitres défoncées à 27 m au-dessus du pont), 

  • Queen Elisabeth II en 1996, 

laissent peu de doutes sur l'existence de vagues énormes dans l'Atlantique Nord.

 

La Jeanne d'Arc et "les Trois Glorieuses"

Ceux qui les ont subies se souviennent certainement des trois vagues exceptionnelles (on les a appelées "les Trois Glorieuses") que l'ancienne Jeanne rencontra au matin du 4 Février 1963 dans le Pacifique : par des creux de 7-8 mètres, les officiers de quart de la Jeanne, privée d'une hélice par la fatigue de la ligne d'arbre, ont décelé juste à temps trois vagues exceptionnelles très rapprochées de 15 à 20 mètres de hauteur et commandé une manœuvre.

 

 

Le navire a réussi à les franchir sans chavirer, au prix de coups de gîte de 35 degrés environ. 

Nous disposons (la mémoire des témoins étant sujette à caution, c'est ce que nous enseignent les historiens) de deux documents sur cet évènement, établis par le Capitaine de Frégate Frédéric Moreau, Commandant en Second : 

un Communiqué à destination de l'équipage et un Rapport dont nous extrayons les encadrés ci-contre. 

L'extrait du communiqué traduit l'esprit dans lequel les marins d'alors doivent recevoir le message de la mer (surtout les midships), celui du rapport fournit aux chercheurs une description précise du phénomène.

Le témoignage de T.W. Cameron. 

Typique de plusieurs témoignages est celui de T.W. Cameron, alors qu'il naviguait comme second sur un minéralier de 156 000 tonnes. Remarquant que la route était tracée, du Portugal au Golfe de Gascogne, au voisinage de la ligne de sonde des cent brasses, il fit part à son commandant des avertissements qu'il avait lui-même reçus quelques années plus tôt de son second lieutenant espagnol : "Dans ces parages, les vagues dangereuses sont particulièrement fréquentes, mon père et mon grand-père m'en ont souvent averti". Ayant estimé qu'on ne pouvait se fier au folklore colporté par des lieutenants en second, le navire se trouva quelques nuits plus tard à tailler sa route au nord-ouest de l'Espagne dans les eaux en question, par vent de force 6-7 et recevant occasionnellement quelques paquets de mer : des conditions tout à fait tenables qui n'inquiétaient en rien l'équipage.

Le ciel était peu nuageux, et la lune pleine dans l'ouest, à une élévation angulaire calculée ultérieurement de 17deg.42min. A 5 heures 20, la lune se voila et il fit soudain sombre comme dans un four. T.W. Cameron se tourna vers bâbord pour voir quelle sorte de nuage pouvait bien masquer aussi totalement la lune. A sa stupéfaction horrifiée, ce n'était pas un nuage, mais une vague immense arrivant par le travers. Elle s'étendait loin au nord et au sud, sans déferlement ni traînée d'écume d'aucune sorte. 

Elle avait un front quasi-vertical, et à moins d'une centaine de mètres du navire, elle commença à déferler. Heureusement, un coup de gîte atténua l'impact. Aucune voie d'eau ne se déclara, mais certains dégâts n'en furent pas moins significatifs: le pont du château avant était descendu de 8 centimètres, et les membrures qui le soutenaient, des fers de 35 centimètres, étaient fissurées de part en part. Les projecteurs boulonnés sur la passerelle, à 15 mètres au-dessus de la flottaison, avaient été emportés avec leurs supports. Malgré leurs lourds capots de laiton, les verres des compas et des répéteurs de gyro du poste de vigie, à 21 mètres de la flottaison, étaient fêlés. 

Le "Bremen"

Cette description est semblable à celle de l'équipage du paquebot allemand Bremen, qui naviguait dans l'Atlantique Sud. Sa machine s'arrêta sous le choc; heureusement, l'équipage réussit, après des heures d'efforts, à remettre en route. L'équipage insiste sur l'importance du creux précédant la vague. 

Des naufrages soudains, survenus à des unités réputées sûres

Des enquêtes ont conclu à l'implication probable de vagues scélérates au milieu d'une tempête dans la disparition soudaine de gros navires. Nous n'en citerons que quelques unes comme :

  • l'enquête sur le naufrage du minéralier MV Derbyshire en 1980, le navire de plus fort tonnage que le Royaume Uni ait jamais perdu,

  • le naufrage corps et biens du cargo allemand München, grand navire considéré comme particulièrement sûr, 

  • les accidents de mer survenus à de nombreux supports flottants de production offshore, Foinhaven, Schiehallion, 

  • la perte de la plate-forme semi-submersible Ocean Ranger avec 84 vies. 

Et tout récemment, on peut citer: 
Le 27 Janvier 2005, les 700 étudiants embarqués à bord du paquebot de 180 m, l'Explorer, pour le programme universitaire << Semester at Sea >> de l'Université de Pittsburgh (USA) ont observé de près, après une semaine de tempête, une énorme vague qui est venue briser les vitres de la passerelle et mettre hors service trois des quatre moteurs. Le navire a pu rejoindre Honolulu pour une semaine de réparations, avant de reprendre sa route vers Shanghai.
Le 14 Février 2005, en Méditerranée, par mer de force 8, une vague s'abattit sur la verrière de passerelles du Grand Voyager, un paquebot accomplissant une croisière de Tunis à Barcelone, avec à son bord 477 passagers et un équipage de 313 personnes. 

 

Des mesures

 
Définition 

Comment caractériser et définir la "vague scélérate"? 

Par sa hauteur bien sûr, mais aussi par sa cambrure... et à condition qu'on dispose d'instruments permettant de mesurer ces paramètres, ce qui est rarement le cas à bord des navires  : on se contente alors de mesurer les dégâts induits, mais cela dépend aussi de l'attitude prise par le navire - corps flottant - au moment de l'arrivée de cette vague. La présence de capteurs enregistreurs sur des plate-formes insensibles aux mouvements de la mer en surface a permis, depuis quelques années, de mesurer les contours mêmes de la vague.

Pour les marins, on peut définir la vague scélérate comme étant celle qui est totalement démesurée par rapport aux autres dans les conditions de mer qui règnent lorsqu'elle survient. Plus quantitativement, elle se caractérise par une hauteur "crête-creux" supérieure à deux fois la hauteur significative de l'état de mer, ou encore par l'élévation atteinte par la crête au dessus du niveau moyen supérieure de 1,1 à 1,25 fois la hauteur "crête-creux". 

NB: les "vagues scélérates" sont dues à l'effet du vent sur la surface de la mer; de ce point de vue, elles sont à distinguer d'autres vagues anormales dues à d'autres causes (tsunamis, raz de marée, mascarets, etc.).

 

La "vague du Nouvel An" 1995

 

Des mesures de hauteur d'eau ont été faites sur la plate-forme Draupner E en Mer du Nord, au moyen d'un dispositif à écho laser (distancemètre) "regardant vers le bas", enregistrant la hauteur d'eau sous le capteur, chaque heure pendant 20 minutes. 

Au cours d'une tempête telle qu'on en rencontre tous les cinq ou six ans, où les hauteurs crête-creux significatives étaient mesurées entre 10 et 12 mètres (cf. encadré), vers 15h20 le 1er Janvier 1995, une vague s'éleva inopinément à plus de 18 mètres au dessus du niveau moyen et endommagea du matériel entreposé sur un pont provisoire.
L'ingénieur chargé des questions océano-météorologiques à Statoil, qui avait été consulté quelques jours auparavant sur la possibilité de stocker ce matériel à ce niveau, avait évalué à 3000 ans la période de retour associée à un tel phénomène, et ses calculs laissaient penser que s'il se produisait jamais, ce serait avec des hauteurs crête-creux significatives de 16-18 mètres au moins.

Il était dès lors évident que les méthodes et les règles de l'Art utilisées pour cette estimation étaient en défaut, et qu'il fallait chercher autre chose. La communauté scientifique internationale s'attela à cette tâche.

 

Les plate-formes pétrolières

Les données provenant d'observations sur les plates-formes pétrolières, telles celles de Draupner, ont l'avantage d'être quantifiées, car mesurées par des capteurs ou mises en évidence par des dommages observés à une élévation précise. Depuis 1995, une dizaine d'observations concernant des vagues extrêmes, ont été faites par ce moyen dans le monde.

 

L'observation satellitaire

Les chercheurs ont également exploité les mesures faites par des satellites équipés de radars susceptibles de reconnaître les vagues individuelles (notamment les satellites de l'Agence Spatiale Européenne ERS-2 et Envisat) pour identifier celles qui pouvaient être considérées comme scélérates. C'est ainsi qu'on confirma que, sur l'ensemble des mers du globe, on pouvait à tout moment isoler des vagues dont les caractéristiques laissaient penser qu'elles pouvaient être scélérates. Comme toute vague au large, elles apparaissent, se manifestent sur une longueur de quelques kilomètres, puis disparaissent. 


Pourquoi ces vagues inattendues ? 

Où le phénomène se produit-il? Est-il possible d'établir une carte de sa localisation? Quand se produit-il? Est-il possible d'évaluer sa fréquence? Comment se produit-il? Quelles en sont les conséquences?

Ces questions se ramènent actuellement aux deux suivantes, qui sont posées à la communauté des chercheurs et des ingénieurs: 

Les vagues scélérates sont-elles simplement

  • les extrêmes normaux de l'ensemble des vagues "communes", auquel cas ce serait simplement une tendance de l'observateur à s'endormir dans une tranquillité oublieuse de l'intensité des extrêmes qu'il faudrait accuser, 

  • ou bien des représentants d'une population de vagues différente, exogène, qui aurait des mécanismes spécifiques de génération ou de propagation? 

Quelle que soit leur cause, peut-on relier leur occurrence à certains signes précurseurs ?

 

Modélisations hydrodynamiques 

Plusieurs laboratoires tentent de reconstituer, en bassin ou sur ordinateur et dans le respect des lois de l'hydrodynamique, des événements similaires à ceux qui ont pu être observés dans la nature. Ils utilisent pour la plupart des équations qui modélisent le phénomène dit de "focalisation non-linéaire". Ces équations représentent les interactions entre systèmes de vagues qui se rejoignent, soit en provenance de directions différentes, soit en raison de leurs célérités différentes lorsqu'elles viennent de la même direction.

Si ces équations sont scientifiquement justes et apparemment plausibles, on n'a pas encore pu vérifier que leurs conditions d'application se rassemblaient spontanément dans la nature. Ce serait de toute façon extrêmement rare. Au stade actuel, l'hypothèse de l'acceptabilité de l'approximation au second ordre des termes non-linéaires qui s'ajoutent au modèle de superposition linéaire des ondes élémentaires qu'on utilise depuis plus de 30 ans, ne peut être écartée, pas plus que d'autres nouveaux développements théoriques.


Modélisations statistiques

 
Indépendamment de ces travaux, on recherche sur les mesures disponibles des corrélations entre l'apparition de vagues exceptionnelles et des caractéristiques à différentes échelles de temps de l'état de mer ou de la tempête. Malheureusement, les hypothèses émises de "running fetch" (tempête dont le maximum se déplace en synchronisation avec le champ de vagues généré), ou de combinaison entre les systèmes créés avant et après le passage du front froid n'ont à ce jour pu être validées.
Néanmoins, certains traits se dégagent des conditions de mer susceptibles de contenir une vague scélérate : 

  • trains de vagues en provenance d'une seule direction (sans garantie d'ailleurs que la vague scélérate ne se propage pas à un certain angle de cette direction), 

  • vent particulièrement violent (ou mer particulièrement peu levée par rapport à la force du vent), 

  • vagues fortement cambrées, conditions de mer proches du paroxysme.

Au total, il semble que si, pour un navigateur, la probabilité de rencontrer une "vague scélérate" dans l'année est extrêmement faible, il reste que l'"espérance mathématique" de rencontrer le phénomène plusieurs fois par an, est notable pour l'ensemble de la flotte mondiale, d'autant que celle-ci continue à croître en nombre et en taille des navires. 


Perspectives de prévision et d'alerte


On sait que certaines régions océaniques sont des zones à risque pour les vagues scélérates: il en existerait 19 dans le monde: c'est le cas particulièrement lorsqu'un courant s'oppose au vent. 

Par exemple, on a pu identifier de nombreux cas de vagues scélérates dans le courant des Aiguilles, au large de l'Afrique du Sud. Dans ce cas, le commandant de navire doit faire route pour éviter le courant quand il apprend par la météo que les conditions ne sont pas favorables. 

Les accidents et naufrages, fréquents autrefois, ont presque complètement disparu depuis qu'il y a une dizaine d'années le service météorologique d'Afrique du Sud a mis en place un système qui alerte les navigateurs lorsque les conditions défavorables sont réunies.

Mais d'autres zones sont cataloguées "à risque": le Golfe de Gascogne, la Mer du Nord, la Mer Baltique... pour lesquels des services d'alerte auraient peut-être une utilité considérable. 

Les Météos Nationales expérimentent depuis peu des indicateurs liés aux causes théoriques potentielles, pour identifier des tempêtes et des moments où des vagues scélérates peuvent se produire. Les vagues scélérates étant heureusement rares, et comme de plus, personne ne souhaite s'y exposer pour le plaisir de confirmer la théorie, la validation de ces indicateurs est une tâche ardue.
Toutefois, on a beau sortir des statistiques ces cas de vagues "expliquées", il reste un grand nombre de cas pour lesquels on ne peut trouver d'autre raison que de s'être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, ce qui n'est guère satisfaisant pour la tranquillité d'esprit du marin. 


Conclusion


Il reste un long chemin à parcourir avant que l'on puisse détecter avec fiabilité un accroissement du risque de vague anormalement haute ou cambrée, et qu'on puisse prôner, sauf en des endroits particuliers du globe, un dispositif de prévision opérationnelle des conditions d'occurrence de vagues extrêmes. Mais on a progressé dans la compréhension des causes du phénomène. 
Il convient de rappeler aux navigateurs qu'il n'y a pas de borne théorique au rapport entre la vague maximale et la moyenne de celles qui la précèdent. Car si la vague scélérate est inattendue, n'est ce pas avant tout parce que nous nous endormons dans une fausse sécurité en ne jugeant du risque que sur la seule hauteur moyenne des vagues ? 

 



Remerciements
Merci à Michel Olagnon, Chef de la Cellule Océano-Météo à Ifremer/Brest, qui m'a communiqué la plus grande part de la documentation utilisée dans ce papier et a bien voulu le relire et le corriger.
Et aussi à Jean Labrousse qui m'a incité à rédiger le présent document.

 

Cet article est à paraître dans la revue Arc en Ciel de l'Association des Anciens de de la Météorologie.
www.anciensmeteos.info

Pour en savoir plus :

 

http://www.ifremer.fr/metocean/vagues_scelerates.htm

 

http://www.ifremer.fr/web-com/stw2004/rw/  : Proceedings du séminaire "Rogues waves 2004" des 20, 21 et octobre 2004 édité par Michel Olagnon et Marc Prevosto

 

Voir aussi extrait de l'émission de Thalassa du 2 novembre 2007

 

 

Voir aussi :

 

  1. [29 juillet 2009] Arte - LeMystèredesVaguesScélérates. Publié le 29 juillet 2009 par Mooveon ...Le réalisateur Mark Daniels a enquêté sur un désastre écologique ... ~ by Mooveon
    paperblog.fr/2167417/arte-le-mystere-des-vagues-scelerates

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 16:39

 

http://photo.lejdd.fr/media/images/international/europe/anders-behring-breivik-attentat-oslo-norvege/5720035-1-fre-FR/Anders-Behring-Breivik-attentat-Oslo-Norvege_pics_390.jpg

http://photo.lejdd.fr/media/images/international/europe/anders-behring-breivik-attentat-oslo-norvege/5720035-1-fre-FR/Anders-Behring-Breivik-attentat-Oslo-Norvege_pics_390.jpg

 

 
Bonjour à toutes et à tous,

Voici la première question à se poser quand un attentat terroriste a lieu dans n’importe quel pays : « Ne serait-ce pas l’État de ce pays qui aurait commandité cet attentat ? »


Dans l’après-midi du 22 juillet 2011, un double attentat terroriste commis par un groupuscule d’extrême-droite a fait au moins 91 morts. La question se pose par conséquent de savoir si oui ou non ces deux attentats ont été commandités par les Services Secrets norvégiens ou si ce groupuscule a été manipulé.


Pour tenter de répondre à cette question, on peut se demander :


Le parti au pouvoir en Norvège est-il en difficulté ?

Des élections vont-elles avoir bientôt lieues en Norvège ?

Le parti au pouvoir était-il en difficulté pour les gagner ?

Quel est le parti au pouvoir ? Ça je sais : C’est le parti travailliste.

Est-ce le parti travailliste au pouvoir qui a été visé ? Ça je sais : ce qui a été visé, c’est le siège du gouvernement (travailliste) et un meeting du parti travailliste.

Qui est accusé ? C’est l’extrême doite.

Le parti accusé était-il dangereux pour les prochaines élections ? Et sinon, était-il dangereux tout court ? [D’après BFM, édition du 24 juillet 2011 à 00h00, le parti d’extrême droite dont il avait été viré avait obtenu un quart des voix aux précédentes élections.]

À qui va profiter cet attentat ? au parti au pouvoir.

À qui va-t-il nuire ? À l’extrême droite, bien sûr, mais aussi à la population norvégienne si le pouvoir se sert de cet attentat pour justifier diverses saloperies.

L’extrême droite norvégienne était-elle assez bête pour commettre d’elle même sans y être incitée et sans manipulation un double attentat qui va énormément lui nuire et qui va profiter à ses ennemis ?

Le parti au pouvoir va-t-il se servir de ce double attentat terroriste pour justifier de terribles mesures répressives, pour justifier une augmentation du pouvoir et des finances de la police et des Services Secrets ?

Il y avait 600 personnes sur cette île où devait se rendre le premier ministre norvégien, et aucun service de sécurité pour stopper cet assassin qui a pu tuer ainsi l’une après l’autre, très calmement, au moins 84 personnes ? Se moquerait-on de nous ?


Quand donc pour la première fois y a-t-il eu des attentats simultanés ? C’est le 11 septembre 2001.

Ces attentats du 11 septembre avaient-ils été commandités par le pouvoir aux USA ? Là on sait que la réponse est oui :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1440

Bien à vous,
do
http://mai68.org

Notes :

 

1°) Le pouvoir est-il en soi encore bien plus fasciste que l’extrême-droite elle-même ?

 

2°) À l’ère de l’européisme et du mondialisme, tout attentat terroriste a des répercussions aussi en France-même où Marine Le Pen va engranger aux prochaines présidentielles françaises, en 2012, des voix qui pourraient revenir à Sarkozy si l’extrême droite est diabolisée. Ce qui par contre-coup nuira au candidat de la gauche au second tour.

 

3°) Terrorisme d’État sous faux drapeau, esquisse d’une bibliographie :


http://mai68.org/spip/spip.php?article1053

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 21:04

Attentats à Oslo : le « manifeste » de Behring Breivik est un grossier plagiat de Théodore Kaczynski

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Le « manifeste » d’Anders Behring, intitulé « 2083, une déclaration d’indépendance européenne », reprend mot à mot des pans entiers du manifeste de Théodore Kaczynski, « La société industrielle et son avenir », mais en détournant l’œuvre originale pour lui donner un sens principalement raciste, teinté d’une sorte de mysticisme maçonnique. Nous plaçons les deux textes au format PDF en fin d’article.

Théodore Kaczynski

Theodore Kaczynski est plus connu sous le nom d’Unabomber. Mathématicien et militant écologiste, il a fait l’objet de la chasse à l’homme la plus coûteuse de l’histoire du FBI après avoir, entre 1978 et 1995, envoyés des colis piégés artisanaux à diverses personnes construisant ou défendant la société technologique, faisant trois morts et 23 blessés avec 16 bombes envoyées. Auteur de plusieurs textes et ouvrages, il est également considéré comme un philosophe.

Les idées de Kaczynski

Les postulats principaux de Théodore Kaczynski, principalement théorisés dans son manifeste, « La société industrielle et son avenir » peuvent se définir en quatre points : 1. Le progrès technologique nous conduit à un désastre inéluctable ; 2. La gauche politique est la première ligne de défense de la Société technologique contre la révolution ; 3. Ce qu’il faut, c’est un nouveau mouvement révolutionnaire, voué à l’éradication de la société technologique, et qui prendra des mesures pour tenir à l’écart tous les gauchistes et consorts.


Selon Kaczynski, la révolution industrielle conduit nécessairement à un ordre économique et politique de plus en plus contraignant qui détruit la nature vierge, réduit la liberté individuelle, transforme l’homme en simple rouage du système technologique, et à court terme détruira l’espèce humaine elle-même. « Ce système n’existe pas pour satisfaire les besoins des hommes, et n’en est pas capable. Les désirs et le comportement des hommes doivent en fait être modifiés pour satisfaire aux besoins de ce système », écrit-t-il dans « La société industrielle et son avenir »



Le détournement d’Anders Behring

Anders Behring reprend plusieurs chapitres entiers de « La société industrielle et son avenir », en modifiant quelques mots. Ainsi, le terme « gauchiste » est transformé en « marxiste », « culture marxiste » ou « multiculturalisme », comme le démontre les exemples que nous plaçons ci-dessous. L’ensemble est teinté d’une sorte de mysticisme maçonnique. D’ailleurs, à la fin de son « manifeste » Anders Behring place des photos de lui en tenue maçonnique ainsi que dans un uniforme militaire portant des symboles templiers.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Exemples du plagiat de Behring Breivik

Extrait de « La société industrielle est son avenir », de Théodore Kaczynski :

« 6. Tout le monde ou presque reconnaîtra que nous vivons dans une société profondément troublée. Une des manifestations les plus répandues de la folie de notre monde est le gauchisme, donc une discussion de la psychologie du gauchisme peut servir d’introduction à la discussion des problèmes de la société moderne en général.
7. Mais qu’estce que le gauchisme ? Pendant la première moitié du 20ème siècle le gauchisme aurait pratiquement pu être identifié avec le socialisme. Aujourd’hui le mouvement est fragmenté et il n’est pas clair de définir qui peut correctement être appelé un gauchiste. Quand nous parlons des gauchistes dans cet article nous entendons principalement les socialistes, les collectivistes, les gens « politiquement corrects », les féministes, les activistes gays et du handicap, les activistes des droits des animaux et tout ce genre de gens. Mais ceux qui sont associés avec un de ces mouvements ne sont pas tous des gauchistes. Ce que nous essayons de décrire dans la discussion du gauchisme n’est pas tant un mouvement ou une idéologie qu’un type psychologique, ou plutôt une collection de types associés. Ainsi, ce que nous entendons par « le gauchisme » apparaîtra plus clairement au cours de notre discussion de la psychologie gauchiste
»

Extrait de « 2083, une déclaration d’indépendance européenne », de Behring Breivik :

« Une des manifestations les plus répandue de la folie de notre monde est le multiculturalisme, donc une discussion sur la psychologie des multiculturalistes peut servir d’introduction à la discussion sur les problèmes de l’Europe occidentale en général.
Mais quel est le multiculturalisme ou le communisme culturel ? Le mouvement est fragmenté et il n’est pas clair de définir qui peut correctement être appelé culturels marxiste. Quand nous parlons des gauchistes dans cet article nous entendons principalement des individus qui appuient le multiculturalisme : socialistes, collectivistes, les gens « politiquement correct », les féministes, les militants homosexuels et les défenseurs des droits des animaux animaux, environnementaliste, etc. Mais ceux qui sont associés avec un de ces mouvements ne soutiennent pas tous le multiculturalisme. Ce que nous essayons de décrire dans la discussion du marxisme n’est pas tant un mouvement ou une idéologie qu’un type psychologique, ou plutôt une collection de types associés.
»

Extrait de « La société industrielle est son avenir », de Théodore Kaczynski

« 8. Même ainsi, notre conception du gauchisme restera beaucoup moins claire que nous ne le souhaiterions, mais il ne semble y avoir aucun remède à cela. Tout que nous essayons de faire est d’indiquer d’une façon grossière et approximative les deux tendances psychologiques dont nous croyons qu’elles sont la principale motivation du gauchisme moderne. Nous n’affirmons en aucun cas donner TOUTE la vérité sur la psychologie gauchiste. De plus, notre discussion est censée ne s’appliquer qu’au gauchisme moderne. Nous laissons ouverte la question de la mesure dans laquelle notre discussion pourrait s’appliquer aux gauchistes du 19ème et du début du 20ème siècle.
9. Nous appelons les deux tendances psychologiques qui sont à la base du gauchisme moderne « le sentiment d’infériorité » et « la sursocialisation ». Le sentiment d’infériorité est une caractéristique du gauchisme moderne dans son ensemble, tandis que la sursocialisation est caractéristique seulement d’un certain segment du gauchisme moderne; mais ce segment est hautement influent.
»

Extrait de « 2083, une déclaration d’indépendance européenne », de Behring Breivik

« Notre conception des marxistes culturels restera beaucoup moins claire que nous ne le souhaiterions, mais il ne semble y avoir aucun remède à cela. Tout que nous essayons de faire est d’indiquer d’une façon grossière et approximative les deux tendances psychologiques dont nous croyons qu’elles sont la principale motivation du multiculturalisme moderne. De plus, notre discussion est censée ne s’appliquer qu’aux deux tendances du marxisme moderne.
Nous n’affirmons en aucun cas donner TOUTE la vérité sur la psychologie culturelle marxiste. Aussi, notre discussion est signifié deux appliquer deux marxistes modernes culturel uniquement, que nous appelons « sentiments d’infériorité » et «sur-socialisation.»
Le sentiment d’infériorité est une caractéristique de la culture marxiste dans son ensemble, tandis que la sursocialisation est caractéristique d’un seul segment de la diversité culturelle du marxisme, mais ce segment est très influent.
»

 

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis

Télécharger  « La société industrielle et son avenir », de Théodore Kaczynski

Télécharger « 2083, une déclaration d’indépendance européenne », de Behring Breivik

 

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Article placé le 24 juil 2011, par Frédéric Courvoisier (Genève)

 

Attentats à Oslo : le « manifeste » de Behring Breivik est un grossier plagiat de Théodore Kaczynski

 

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