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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 05:24

Islamisation de la France : « un mythe et une obsession, pas une réalité ! »

 

Des propos de Brice Hortefeux à l’affaire du pain au chocolat de Jean-François Copé en passant par d’autres sorties de route d’élus et célébrités, les musulmans de France sont régulièrement montrés du doigt. Une stigmatisation due à l’idée que notre pays serait en phase d’islamisation. Des musulmans de plus en plus nombreux ? « Archi-faux », dénonce Raphaël Liogier, directeur de l’observatoire du religieux et professeur à Sciences-Politiques Aix-en-Provence qui signe un nouveau livre, « Le mythe de l’islamisation, essai sur une obsession collective. » Interview.


 http://mlactu.fr/article/islamisation-de-la-france-%C2%AB-un-mythe-et-une-obsession-pas-une-r%C3%A9alit%C3%A9-%C2%BB/687

 

 

 
http://oumma.com/15064/mythe-de-lislamisation

 

La chaîne  LCM

 

L'islamophobie croissante est liée aux Médias orchestrés par les Sionistes. Le conditionnement est permanent, c'est un scandale relevant d'ailleurs des lois contre le racisme. Tout est fait par les sionistes pour nous préparer au choc de civilisations contre les Musulmans "coupables" d'être non-alignés, partisans d'une finance SANS usure, et en plus, le sous-sol des pays arabes est riche - donc à voler, à piller. Ne cédons pas à la peur créée artificiellement, faisant le jeu des puissants qui divisent pour régner, eva

http://www.wat.tv/video/islamisation-france-mythe-5dgqz_3ki9n_.html
Islamisation de la France: un mythe?

 

 

mardi 5 février 2013

Islamisation de la France ? Un mythe

« Pour 68 % des Français, dit Raphaël Liogier de l'Observatoire du religieux, les musulmans le font exprès (d'être mal intégrés). C’est cette idée étrange d’une intention cachée derrière l’échec de l’intégration qui me pousse à faire ce travail. Je voulais réfléchir sur les causes de cette paranoïa, sans ­esprit partisan, en respectant la méthodologie du chercheur, point barre. »

Poussons donc avec lui la réflexion.

Michel Peyret



Raphaël Liogier de l’Observatoire du religieux : “L'islamisation" de la France est un mythe


Peut-on encore parler de l’islam sans que les esprits s’échauffent ? Des couvertures d’hebdos aux brèves de comptoirs, l’islam devient la controverse nationale. Avec une ritournelle : la France serait en cours d’« islamisation ». Y a-t-il quelqu’un pour poser le débat dans des termes simples et clairs ? Professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence et directeur de l’Observatoire du religieux,­ Raphaël Liogier s’y est collé. Sa conclusion est sans appel : l’« islamisation » de la France est un mythe. Pas une fiction, un mythe. Rencontre avec un esprit salutaire.


Quel est le point de départ de votre recherche ?
On a beaucoup glosé sur le sondage récent du Figaro – à la méthodologie certes équivoque – qui montrait que pour une majorité de Français les musulmans sont « mal intégrés » ; mais c’est un autre chiffre qui aurait dû nous frapper : pour 68 % des Français, les musulmans le font exprès. C’est cette idée étrange d’une intention cachée derrière l’échec de l’intégration qui me pousse à faire ce travail. Je voulais réfléchir sur les causes de cette paranoïa, sans ­esprit partisan, en respectant la méthodologie du chercheur, point barre.

Pour l’Europe, on estime qu’il y aurait
entre 13 et 16 millions de musulmans.
Environ 4 % de la population.

Quelles sont les grandes lignes de ce « mythe » de l’islamisation ?
On croit qu’en Europe la croissance démographique de la population musulmane serait supérieure à celle des populations « de souche ». Et cette croissance aurait trois causes : la fécondité des femmes musulmanes, l’immigration et les conversions à l’islam. Elle aurait aussi une conséquence immédiate : les Européens subissent un « débordement » intentionnel de la part des musulmans ; si ces derniers font plus d’enfants que nous, s’ils émigrent en masse, s’ils poussent à la conversion, c’est qu’ils veulent nous étouffer.

La communauté musulmane représente quel pourcentage des populations française et européenne ?
L’évaluation certaine est compliquée : d’une part, il n’est pas permis de faire des statistiques ethniques en France, et d’autre part on a spontanément tendance à assimiler toute personne d’origine maghrébine à un musulman, ce qui a pour effet immédiat de surévaluer cette population. Quoi qu’il en soit, l’enquête « Trajectoires et origines », faite conjointement par l’Ined et l’Insee, a remis de l’ordre dans les estimations en recensant uniquement les adultes se disant musulmans. Pour la France, on obtient un chiffre de 2,1 millions de personnes – bien loin des 6 millions répétés en boucle. Pour l’Europe, on estime qu’il y aurait entre 13 et 16 millions de musulmans – c’est-à-dire environ 4 % de la population.

Quid de la fécondité des femmes musulmanes ?
Sur l’ensemble de la planète, la plupart des pays musulmans connaissent une transition démographique radicale : leur taux de fécondité est souvent en dessous du taux de renouvellement des générations. On pourrait citer l’Iran, avec 1,8 enfant par femme. Mais on rencontre la même tendance autour de la Méditerranée. En Algérie, par exemple, le taux de fécondité des femmes est passé en dessous de celui de la Tunisie, avec 1,7 enfant par femme en 2011. Bien en deçà, en tout cas, du taux français, qui est de 2,1. En fait, les dynamiques se sont clairement inversées !

Le nombre de conversions à l’islam est
moins important que celui enregistré
par les mouvements évangéliques.

L’« islamisation » peut cependant se faire par l’immigration...
C’est vrai, le premier pays d’immigration en direction de l’Union européenne est le Maroc, avec 140 000 migrants par an. Mais juste derrière, vous avez presque 100 000 Chinois. Et si vous recensez les dix premiers pays d’immigration extra-européenne en direction de l’Europe, vous observez que trois d’entre eux seulement sont à majorité musulmane. Aujourd’hui, il y a peu de risques que les courbes s’inversent : il n’y a plus de réservoir d’immigration, au Maghreb, où les générations ne parviennent plus à se renouveler.

Restent les conversions...
Leur nombre est faible – sans doute autour de 3 000 ou 4 000 par an –, moins important en tout cas que celui enregistré par les mouvements évangéliques. Y compris dans le 93, le département français qui recense le plus grand nombre de musulmans, où les pentecôtistes sont extrêmement actifs. Alors, pourquoi deux poids deux mesures entre les conversions ? Parce que le mouvement évangélique « ne pose pas de problème » ? Ainsi va le mythe de l’islamisation : il consiste à interpréter tous les signes de l’islam à sens unique – celui d’une volonté globale de nuire.

Que répondre, alors, à ceux qui font observer que la « visibilité » de l’islam est plus importante aujourd’hui qu’hier ?
Qu’ils ont raison : chez les jeunes musulmans qui ont la foi – ce qui n’est pas le cas de tous, loin s’en faut –, le sentiment religieux se vit avec une plus grande intensité. Aujourd’hui, 23 % des musulmans fréquentent un lieu de culte au moins une fois par mois, contre seulement 5 % des catholiques. Reste à savoir comment on interprète ce regain de religiosité. Le sentiment de l’incompatibilité de l’islam avec la République est à ce point ancré dans les esprits qu’un accroissement de la religiosité de ses adeptes ne peut être que le symptôme d’un désastre. Pourtant, ces jeunes ne sont pas, dans leur très grande majorité, politisés. Ils sont dans une foi recomposée, réimaginée, radicale même chez certaines femmes voilées, mais certainement pas dans le sens où ils voudraient transformer la France en société musulmane.

Les mouvements islamistes ont intérêt
à ce que les musulmans
européens se sentent rejetés.

Ne sont-ils pas manipulables par les supporters d’un islamisme politique et radical ?
Si. L’islam peut devenir pour certains jeunes économiquement en déshérence et psychologiquement instables l’emblème de la lutte contre le système. Se met alors en place une espèce d’« islamisme sans islam » : ce n’est pas le corpus de doctrines et de pratiques qui attire, mais le radicalisme en tant que tel, et le fait même que cette religion inspire la crainte. Prenez Mohamed Merah : pendant son adolescence, il s’intéresse très peu à l’islam. Puis il fricote avec les Renseignements généraux, tente d’entrer dans la Légion, est considéré inapte... Que fait-il, lorsqu’il bascule ?
Il commence par tuer des légionnaires – dont certains sont musulmans. Avant de s’attaquer à des juifs, probablement parce qu’ils représentaient à ses yeux les dominants, mêlés de façon irrationnelle à des images et opinions confuses relatives au conflit israélo-palestinien. Les assassinats de Merah sont atroces, mais déduire de mouvements isolés l’existence d’une solidarité générale entre les Européens musulmans, les Etats arabes et les terroristes islamistes est une erreur aux conséquences tragiques.

A qui profite cet amalgame ?
Aux mouvements populistes européens, d’abord, autant à gauche qu’à droite. Mais aussi aux mouvements islamistes : ils ont intérêt à ce que les musulmans européens se sentent rejetés pour reconstituer une solidarité islamiste. Enfin, aux pays arabes : ils veulent préserver la solidarité économique des enfants des enfants de leurs anciens ressortissants, qui envoient de moins en moins d’argent au pays. Ils leur rabâchent : « Vous voyez, vous n’êtes pas si français que ça... »

Selon vous, Mohamed Merah et Anders Breivik sont les deux faces d’une même pièce...
Qu’a trouvé la police sur l’ordinateur d’Anders Breivik ? Des textes de l’essayiste britannique Bat Ye’or expliquant que l’Europe s’est vendue au monde arabe pour des pétrodollars... alors qu’en Norvège il y a peu de musulmans ! Qu’a fait Breivik ? Il n’a pas tué des musulmans. Il est allé tuer les traîtres multiculturalistes, ces « alliés inconscients », ces idiots utiles qui font le lit de l’islam en Europe... Breivik et Mehra sont effectivement les deux faces de la même pièce... de théâtre. Ils sont produits par un même système fantasmatique.

Comment expliquez-vous que ce mythe ait pris une telle ampleur ?
Pendant des siècles, l’Europe, c’était le monde. Cette suprématie, elle l’a perdue. En 2003, quand les Américains ont décidé d’intervenir en Irak sans elle, l’Europe a aussi perdu son statut de conscience morale de l’humanité. Une crise d’identité profonde s’en est suivie, avec l’émergence des grands débats nationaux sur « l’identité nationale » et la montée concomitante d’un populisme antimusulman. Aujourd’hui, les Européens ont le sentiment qu’ils ne sont plus « identiques à eux-mêmes »... et que les musulmans y sont sans doute pour quelque chose ! La réalité importe peu : une bataille peut être menée puisqu’il y a un ennemi. Le mythe de l’islamisation redonne un sens aux choses.

(21 Novembre 2012 - Propos recueillis par Olivier Pascal-Moussellard, Télérama)


À lire : Le Mythe de l’islamisation, essai sur une obsession collective, de Raphaël Liogier, éd. du Seuil, 213 p., 16 €

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2013/02/05/26273016.html

 

 

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"Les Etats-Unis veulent les islamistes pour éliminer les jeunes et la gauche"  

- Investig'Action
Un débat organisé par Michel Collon annonçait ce qui arrive avec les islamistes...

 

 

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Pierre Hillard : « L’oligarchie mondialiste veut créer un Vatican II de l’Islam »

pierre hillardPierre Hillard est docteur en sciences politiques et essayiste français. Il a fait des études d’histoire, de sciences politiques et d’études stratégiques. Spécialiste du « mondialisme», il dénonce ce qu’il interprète comme un processus technocratique de décomposition des nations et d’unification du monde. Cette stratégie de domination est orchestrée, selon lui, par une oligarchie financière et militaire mondialiste, agissant dans les coulisses du vrai pouvoir. Son objectif : diriger le monde, en cassant les Etats-Nations, diluant la spiritualité et les traditions et soumettant les peuples à un « nouvel ordre mondial ». Le contrôle du monde musulman est une étape cruciale dans la réalisation de ce projet de domination mondiale.

Interview réalisée par Fayçal Anseur
Fayçal Anseur : Depuis le 11 septembre, l’Islam de manière générale et les pays musulmans en particulier sont dans le collimateur des grandes puissances occidentales,à leur tête les USA. Des pays ont été envahis (Irak, Afghanistan, Libye), d’autres sont sur la liste d’attente (Iran, Syrie, …). Quel bilan tirez-vous de ces bouleversements et à qui profite cette situation ?
Pierre Hillard : Le bilan, qui est provisoire, est celui du commencement d’un désastre. Ces pays sont entrés dans une spirale sans fin de guerres, de répressions, de revendications ethniques, de partitions territoriales, d’oppositions entretenues et de tensions religieuses exacerbées. Nous sommes dans une période de bouleversement, c’est-à-dire une zone de mutation qui permet de passer d’un monde ancien à un monde nouveau. Pour reprendre une expression biologique, nous assistons à un « climax », période cruciale du développement des insectes au cours de leur métamorphose.

Quel est le but inavoué, caché derrière cette « guerre contre le terrorisme » ?
 Pierre Hillard : Derrière la formule « guerre contre le terrorisme », se cache comme enjeu immédiat l’accaparement des richesses variées de pays musulmans (pétrole, gaz, uranium, …) par les grandes multinationales au service du monde oligarchique. Cependant, l’objectif profond est double. Il s’agit d’abord de parcelliser ces pays en fonction de critères ethniques et religieux afin de mieux les contrôler. Le vieil adage « Diviser, pour mieux régner » trouve parfaitement son application. Le deuxième objectif est de procéder à une refonte des mentalités arabes et perses grâce à un changement des fondamentaux de l’Islam.
Dans le cadre du catholicisme, Vatican II (1962-1965) a eu pour objectif de modifier le christianisme afin d’adapter l’Eglise à l’esprit du monde ; sous-entendu à l’esprit du mondialisme œuvrant en faveur du nouvel ordre mondial. Depuis cette époque, tous les papes concourent à cette politique (gouvernance mondiale, promotion des droits de l’homme, …) par exemple par l’intermédiaire de leurs encycliques.
C’est la même politique qui doit s’appliquer aux musulmans dans le cadre d’un « Vatican II de l’Islam ». L’Islam doit devenir soluble à l’esprit du mondialisme. Ce n’est pas l’effet du hasard si l’article de Ralph Peters dans la revue militaire américaine « AFJ » de juin 2006 promeut l’éclatement des pays du Proche-Orient et appelle à la création d’une sorte de « super Vatican musulman » avec la mise à l’honneur d’un « Conseil représentatif tournant issu des principales écoles et mouvements de l’Islam ». Ce « Conseil » aurait pour objectif de modeler et de réformer l’Islam afin de le rendre conforme aux canons de la mystique mondialiste. On retrouve le même genre d’idées chez l’islamologue juif britannique et naturalisé américain Bernard Lewis qui, le premier, a élaboré le concept du « choc des civilisations » en 1957. Rappelons que ce dernier est étroitement lié à Zbigniew Brzezinski lui-même mentor du président Obama.

Alors que l’on continue de stigmatiser l’Islam et les musulmans, cela n’empêche pas les USA, la France, etc, de soutenir des « révolutions islamiques » dans des pays arabes comme en Libye, où Belhadj, un ex-lieutenant de Ben Laden est présenté comme le libérateur de Tripoli, ou en Syrie, pays déstabilisé, notamment par des combattants se revendiquant du Djihad islamique. Quelle est cette nouvelle stratégie occidentale déployée contre certains pays musulmans, s’agit-il d’une nouvelle épopée coloniale ?
PH : Les élites occidentales, c’est-à-dire celles issues des cénacles mondialistes comme le Council on Foreign Relations (CFR), Chatham House et bien d’autres, pratiquent un jeu bien pervers qui consiste à attiser la tension entre l’occident et le monde musulman. Dans la vision mondialiste, il s’agit en particulier de mettre en place les « trois piliers du judaïsme » comme le présente la très mondialiste Fondation Bertelsmann.
Ces trois piliers représentant les communautés juives d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Israël doivent constituer l’armature politique, économique et militaire d’une même architecture. La création en février 2012 d’un Parlement juif européen dans les locaux du Parlement européen est la suite logique de cette politique de très grande envergure. Le problème est que le monde musulman ne présente pas les « qualités » nécessaires pour entrer dans la configuration spirituelle, politique et économique du mondialisme.
Par conséquent, l’encouragement donné par ces élites est de favoriser l’arrivée de mouvements islamistes les plus durs afin de créer le principe des oppositions face à un Occident (en incluant Israël) prétendu démocrate et droit de l’hommiste. Cette gestion des contraires conduisant à la confrontation entre ces deux mondes doit permettre de passer à une étape supérieure autorisant la création d’une gouvernance mondiale après épuisement complet des pays engagés dans des épreuves faites de guerres en tout genre. Derrière cette politique, l’idée d’une religion mondiale doit voir le jour où les lois noachides doivent permettre à l’humanité unifiée d’atteindre un âge d’or précédant le retour du Messie. Ces lois noachides structurent déjà la société américaine comme le stipule la loi 102-14 de mars 1991 lors de la 102è session du Congrès américain appelée « Education Day ». Il est en particulier rendu hommage au mouvement loubavitch et au rabbin Menachem Mendel Schneerson. N’oublions pas que le mondialisme est un messianisme.
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Vous êtes un spécialiste du mondialisme : Quelle place est réservée au monde musulman dans le programme élaboré par les cerveaux de ce projet ?
PH : Comme je l’ai déjà précisé, les travaux de Bernard Lewis ou encore ceux de Ralph Peters annoncent un grand chambardement des pays musulmans. Cependant, on doit réserver une place particulière aux travaux d’un ancien fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères israélien Oded Yinon dans une publication parue en 1982 dans le cadre de « l’organisation sioniste mondial » (World Zionist Organisation). C’est grâce à l’action d’Israël Shahak, Président de la ligue israélienne des droits de l’homme, qu’il a été possible de connaître les buts à long terme élaborés au sein de certaines officines peu philanthropes. Publié dans « La revue d’études palestiniennes » et reproduit dans la revue « Confluences méditerranéennes » (n° 61 printemps 2007) sous le titre « Une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe », il est clairement indiqué par son auteur que « Le Moyen-Orient ne pourra pas survivre dans ses structures actuelles sans passer par des transformations révolutionnaires ».
Dans son étude, Oded Yinon décrit minutieusement les composantes ethniques et religieuses propre au monde musulman du Maroc au Pakistan en passant par la Turquie. Il s’agit ni plus ni moins de favoriser la dislocation des pays musulmans. Ainsi, il est déjà prévu en 1982 de partager l’Irak en trois blocs (chiite, sunnite et kurde), de pulvériser l’Etat syrien en plusieurs entités ainsi que l’Etat égyptien. Il est ajouté pêle-mêle que le processus doit toucher aussi la Libye, le Soudan, le Liban … A la lecture de ce texte, on se rend compte que les événements qui balaient les Etats arabes depuis 2011 ne sont pas fortuits. Il faut rappeler aussi que cette politique définie par Oded Yinon accompagne le rapport rédigé en 1996 par le « Prince des ténèbres », Richard Perle, intitulé A clean break : a new strategy for securing the realm. Ce document, véritable catalogue de déstabilisation des pays musulmans fut présenté à Benjamin Netanyahu dans le cadre d’un think tank israélien : The Institute for advanced strategic and political issues. La corruption et le népotisme qui caractérisent les pays musulmans ne suffisent pas à expliquer les bouleversements profonds en cours du Maroc au Pakistan. Les services secrets américains et anglais qui ont une tradition ancienne d’intervention dans les affaires internes des pays musulmans (par exemple : l’affaire Mossadegh en 1953) ou encore israéliens ont dû se montrer particulièrement actifs.

Israël est décidé d’attaquer l’Iran, mais le retour de Poutine sur la scène géopolitique mondiale, semble ralentir ce processus guerrier. Comment la situation va-t-elle évoluer maintenant que la Russie s’en mêle franchement ?
PH : Poutine fait partie de la mouvance mondialiste. La création sous sa direction à la fin de l’année 2011 d’une « Union eurasienne supranationale » selon sa propre expression (terme mondialiste par excellence) faisant le pont entre, d’un côté, l’Union européenne et, de l’autre, le bloc asiatique cadre parfaitement avec la mise en place de blocs continentaux régionaux s’insérant dans une gouvernance mondiale parallèlement à la création d’un Parlement mondial : l’Assemblée parlementaire des Nations Unies (APNU). Cependant, il ne faut pas voir ces agents du mondialisme comme un bloc monolithique. Les élites anglo-saxonnes, russes et israéliennes (mais aussi chinoises) se font une guerre farouche dans la répartition des rôles et des intérêts. Il ne faut pas oublier que les liens entre la diaspora juive russe résidant en Israël et celle s’activant en haut lieu au Kremlin parmi les oligarques passent obligatoirement par des accords dans le partage des richesses et des influences dans les pays musulmans. Il ne faut pas oublier non plus en arrière-fond les ambitions anglo-saxonnes en particulier celles du très puissant lobby juif américain, l’AIPAC. Toute la question est de savoir si ces différents clans sauront s’entendre. Dans le cas contraire, les armes parleront. L’idéal mondialiste consistant à fracasser le monde occidental et le monde musulman l’un contre l’autre entrera en action. Le choc des civilisations chéri par Bernard Lewis trouverait son plein accomplissement.

Après la Libye, le Mali …, est-ce que l’Algérie est à son tour susceptible d’être déstabilisée. Est-elle dans les petits papiers de l’Empire oligarchique. Si oui, que lui réserve-t-on ?
PH : Bien entendu, l’Algérie fait partie des « heureux élus » si on peut dire. L’objectif est de créer des blocs continentaux à l’instar de l’Union européenne bénéficiant des véritables pouvoirs politiques et économiques aux dépens des Etats et au profit de l’ethno-régionalisme. Nous assisterons au même processus dans le cadre de l’Union africaine. Les Etats sont de plus en plus fragilisés par l’octroi de droits politiques et culturels aux groupes ethniques. La reconnaissance de la langue amazighe dans la nouvelle constitution marocaine en juillet 2011 entre dans un processus de reconnaissance de droits politiques à des groupes ethniques (Berbères et autres) en Afrique du Nord et par ricochet dans toute l’Afrique subsaharienne. L’Algérie n’échappera pas à ce phénomène. L’éclatement du Soudan en deux parties, l’autonomie proclamée de la Cyrénaïque, une partition en cours au Mali avec l’émergence de l’Azawad et des droits accordés aux Berbères au Maroc soulignent un mouvement de fond que les oligarques, multinationales et grands financiers du monde entier doivent regarder avec tendresse. Que l’identité propre à chaque groupe soit respectée est indispensable. Cependant, le pas politique ne doit pas être franchi. Dans le cas contraire, le mouvement risque de se muer en revendications ethnicistes et indépendantistes conduisant à des conflits sanglants sur fond d’intérêts économiques téléguidés de l’étranger. Le mondialisme se nourrit de l’éclatement des Etats en une myriade d’entités ethniques rivales entre elles. Au même titre qu’il faut bien mâcher pour bien digérer, la mystique mondialiste s’activera de plus en plus pour « mâcher » ou « concasser » les Etats en de multiples entités afin de mieux les absorber dans les structures d’une gouvernance mondiale.
Dans cette affaire, en dehors d’une élite apatride et perverse grande gagnante de cette babélisation généralisée, ce sont les peuples, leurs identités et leurs traditions si utiles à la variété et à la beauté du monde qui feront les frais de cette politique. Que ces peuples et des hommes politiques véritables réfléchissent un peu afin de ne pas être les idiots utiles du système.

Interview réalisé par Fayçal Anseur
Pierre Hillard,
Auteur notamment de : « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial »,
Aux Editions François-Xavier de Guibert.

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http://findestemps.org/2012/06/14/pierre-hillard-loligarchie-mondialiste-veut-creer-un-vatican-ii-de-lislam/

 



“Selon Pierre Hillard, le but de l’Union européenne n’est pas la création d’une Europe unie mais d’un bloc euro-atlantique avec les États-Unis incluant le Canada et le Mexique (Union Nord-américaine). Il cite le cas du récipiendaire en 1950 de la plus haute distinction européiste, le prix Charlemagne d’Aix-la-Chapelle, du fondateur de la Paneurope Richard de Coudenhove-Kalergi, qui affirmait déjà la volonté de créer une “Union atlantique”, l’Angleterre faisant le pont entre l’Europe et l’Amérique. http://www.le-buzz-immobilier.com/2009/11/pierre-hillard-la-marche-irresistible-du-nouvel-ordre-mondial-0025944

 

 

 

Voir mon introduction ici,

sur mon site officiel :

 

Agenda machiavélique des mondialistes. Chaos pays arabes. Vers religion unique

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 05:28

 

 

Livni: le Qatar a financé la campagne électorale de Netanyahu

 

Tzipi LivniL’ancienne ministre des Affaires étrangères et chef du parti Kadima, Tzipi Livni, a déclaré sur une chaine de télévision israélienne que son rival Benjamin Netanyahu a reçu du Qatar 3 millions de dollars pour sa campagne électorale. Idem, pour son allié Israël Beitenou, présidé par Avigdor Lieberman, qui a reçu 2,5 millions de dollars.

A l’exception de deux quotidiens israéliens, notamment le The Jerusalem Post, qui l’ont reprise, cette révélation n’a pas eu une grande résonnance médiatique, ni en « Israël », ni évidemment dans la presse occidentale.

Tzipi Livni a ajouté que certains hauts responsables « commettent une grave erreur, car nous apparaissons dans le monde comme des voleurs de grands chemin ».

Le Qatar est un pays ami et « je suis personnellement très amie avec madame Moza », mais il s’agit de « notre Etat et de notre démocratie » qu’il ne faut pas discréditer dans le monde.

 

22-01-2013

 

 

almanar.com.ib

 

 

 

Vérités sur les liens américains des Frères Musulmans

 

L’homme politique égyptien et un des fondateurs du mouvement de la société civile Saad-Eddine Ibrahim a accusé les Frères Musulmans (FM) d’Égypte d’entretenir de longue date relativement des liens étroits avec l’administration américaine, de disposer d’une force paramilitaire, et de reprocher aux autres ce qu’ils se permettent de faire, signalant qu’ils ont mille et une facettes.
 
Dans un entretien accordé au journal égyptien al-Watan, ce directeur du centre Ibn Khaldoune et professeur de sociologie à l'Université américaine du Caire assure que contrairement à ce qui est connu, ces contacts ne datent pas de la chute du président Hosni Moubarak, mais bien d’avant.

Khairate ShaterIl s’estime bien placé de le savoir, car c’est lui qui a été l’agent de liaison entre les deux protagonistes depuis 2009, et ce à la demande des deux dirigeants des FM, Khayrat Chater et Issam Aryane, qui étaient ses co prisonniers durant l’ère Moubarak.


Les questions des diplomates aux FM 

Issam ArianeIl signale toutefois que l’ambassadeur américain au Caire s’était abstenu au début de les rencontrer directement, en raison de l’impact des attentats du 11 septembre, mais se tenait informé de leurs positions, grâce aux ambassadeurs britannique, canadien et australien qu’ils rencontraient.

Selon lui, les diplomates occidentaux leur posaient les questions suivantes : « si vous accédez au pouvoir, quelle sera votre position des puissances occidentales, quel sera votre agenda intérieur, et en particulier votre position à l’égard des minorités, de la femme, de la liberté de création et de culture, et votre position de l’accord de paix et d’Israël ».

 

La « grande énigme » des FM

Sarwat Al-KharbaouiMahmoudi EzzatIbrahim a confirmé l’existence d’un « grand secret », ou d’une « grande énigme » qui lie les FM aux Américains, et qui a été révélé par un ancien dirigeant de la confrérie islamiste égyptienne Sarwat al-Kharbaoui dans son dernier livre.

Il s’agit d’après lui du dirigeant Mahmoud Ezzat qui a vécu longtemps aux Etats-Unis et est parvenu à tisser des liens avec plusieurs milieux américains, comme la Maison Blanche, ainsi que les centres de recherches influents.
En Egypte, ils ont rencontré dans le plus grand secret des agents des renseignements étrangers ainsi que des responsables occidentaux, ce que révèlent les dossiers de Wikileaks qui devraient être prochainement publiés, selon Ibrahim.

 

Rien ne changera à 80%

Interrogé sur l’avenir des relations égypto-américaines, après l’avènement des FM au pouvoir, Ibrahim assure qu’elles resteront à 80% semblables à celles de l’ère Moubarak. «  Rien n’a changé en Égypte depuis que Morsi est au pouvoir. Nous sommes une société fluviale qui privilégie la stabilité. C’est vrai que la révolution a éclaté pour perpétrer un grand changement, mais le résultat final du changement se bornera à 20% », a-t-il estimé.

Et pour preuve, il assure que la base aérienne américaine à Bani Yas , installé dans la Mer Rouge depuis l’ère Moubarak, y est toujours.

 

 

Une milice para militaire

Le commissariat de Marej incendiéPar ailleurs, Ibrahim  soupçonne les Frères Musulmans de disposer d’une force para militaire qui interfère dans les évènements égyptiens. «  Je n’ai pas de documents qui le prouvent, mais des indices : à commencer par l’incendie des commissariats de police et à terminer par les évènements à Ittihadiyya », assure-t-il, soulignant qu’un ancien ministre de l’intérieur lui avait confié que ce sont les miliciens des FM qui ont incendié les 28 commissariats de police et pris d’assaut les prisons durant la révolution de 25 janvier.

Rencontre entre le guide des FM Mohammad Dariane avec l'ambassadrice des USA au caireDepuis cette date, les FM ont intensifié leurs contacts avec les Américains, assure Ibrahim qui signale qu’ils lui ont demandé de les assister pour amorcer le dialogue avec les Républicains et les Démocrates, via leur sénateur John Mac Cain et John Kerry.

30 responsables des FM pour rassurer les Américains

Interrogé sur les coulisses de la visite effectuée par une trentaine de personnalités de la confrérie aux Etats-Unis, au lendemain de la publication des élections présidentielles, il a répondu : «  la délégation des Frères s’est rendu auprès de tous ceux qui sont intéressés à Washington, que ce soit la Maison blanche, le secrétariat d’Etat pour les affaires étrangères, le Congrès, le Pentagone, le siège de la CIA, certains journaux américains réputés, ainsi que certains centres d’études à l’instar de Freedom House et de Carnegie . Ils se sont rendus chez eux pour leur dire que les Frères ne nuiront pas aux intérêts américains, mais bien au contraire qu’ils sont ouverts pour promouvoir ensemble les intérêts mutuels ».  

 

Les mille et une facettes des FM

Le guide des FM Mohammad Dariane avec l'ex-président américain Jimmy CarterSelon lui, ils ont dépêché depuis 2009 des délégations de leurs cadres pour participer aux sessions organisées par les Américains, dans le cadre de ce qu’ils avaient baptisé « la promotion de la démocratie », aussi bien en Egypte, qu’en Serbie.

«  Ils accusent le mouvement du 6 avril d’être des collaborateurs. Alors qu’ils étaient avec eux dans tous les entrainements américains organisés. C’est un grand secret que personne ne connait. Les FM reprochent aux autres ce qu’ils se permettent de faire. Hélas, ils ont mille et une facettes », a-t-il regretté. 

 

 

 

 

Les USA semblent convoiter les sources

énergétiques libanaises

 

 

 

La colonisation nuit à l’image d’Israël dans le monde, (proche de Netanyahu)

Yaakov Amidror La poursuite de la construction dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée nuit à « Israël » auprès de ses meilleurs amis, a affirmé le conseiller à la sécurité nationale Yaakov Amidror cité jeudi par le quotidien Haaretz.

Le quotidien rapporte que Yaakov Amidror, un proche collaborateur du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a exprimé son inquiétude lors de discussions internes à propos de la détérioration de l'image d' « Israël » dans le monde.

"Il est impossible d'expliquer la construction dans les colonies nulle part dans le monde", a constaté Amidror, selon le Haaretz.

"Il est impossible d'expliquer les choses à la chancelière allemande Angela Merkel ou même au Premier ministre canadien Stephen Harper.

"La construction dans les colonies est devenue un problème diplomatique et provoque la perte du soutien à Israël même parmi nos amis dans le monde", a-t-il déploré.

Yaakov Amidror ainsi qu'Yitzhak Molho, l'émissaire spécial du Premier ministre pour le processus de paix, n'excluent pas un gel temporaire de la colonisation dans les implantations isolées ne faisant pas partie des trois grands blocs de colonies qu' « Israël » entend conserver dans le cadre de tout accord avec l’Autorité palestinienne, ajoute le Haaretz

 

 

AlQuds: L’occupation démolit les façades des bâtiments historiques islamiques

 


Les Patriot sont incapables de protéger Israël des missiles iraniens

 


Bulgarie/attentat: Le Hezbollah dément, le 14 mars appelle à livrer les auteurs!

 


Washington gèle le déploiement d’un 2e porte-avions dans le Golfe

 

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Ahmadinejad: Les Iraniens prêts à aller à pied en Israël pour l’anéantir si l’entité sioniste lance une offensive contre la République islamique


Les Iraniens sont « prêts à aller à pied en Israël pour l'anéantir » si l’entité sioniste lance une offensive contre la République islamique, a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, mercredi, dans une interview avec des rédacteurs en chef égyptiens.

« Les sionistes (...) espèrent agresser l’Iran et l’attaquer, mais ils ont très peur de la réaction iranienne et des conséquences d’une telle attaque », ajoute M. Ahmadinejad.

« Nos forces de défense sont en mesure de dissuader tout agresseur et lui faire regretter son acte », a insisté le président iranien.

S’agissant du dossier syrien, M.Ahmadinejad a réitéré son opposition à toute intervention étrangère en Syrie, affirmant la nécessité de soutenir les fils du peuple syrien pour arriver à une entente nationale.

Le président iranien a enfin affirmé que « toute agression contre la Syrie est une agression contre l'Iran ». « Il en est de même pour tous les pays de la région ».

Ahmadinejad dans la mosquée de l'Imam Hussein (S) en EgypteConcernant la coopération entre l'Egypte et l'Iran, le président iranien a indiqué que son pays est prêt à mettre toutes ses expériences à la disposition des frères égyptiens et à bénéficier des expériences disponibles du peuple égyptien. Il a proposé une "importante ligne de crédit" à l'Egypte qui fait face à des difficultés financières.

Il a dans ce contexte souligné que « certains cherchent à empêcher nos deux grands pays de se rapprocher, bien que les problèmes de la région nécessitent cette coopération, et notamment la question palestinienne ».

M. Ahmadinejad a entamé mardi au Caire la première visite d'un président iranien en Égypte depuis 34 ans.

M.Ahmadinejad qui doit quitter vendredi l’Egypte a assisté mercredi et jeudi au 12e sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Il s’est également entretenu mardi avec les dirigeants d’Al-Azhar, la plus haute institution islamique en Egypte et visité les mausolées des descendants du Prophète Mohammad (S), l’Imam Hussein (S) et Sayeda Zeinab (S). 

 

 

 

Le système Iron Dome qui est censé permettre d’abattre en vol des engins d’une portée de 4 à 70 km, s’est avéré inefficace lors de la dernière offensive israélienne contre la bande de Gaza

 

 

Toutes ces infos sur le site

 

almanar.com.ib

 

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EGYPTE-IRAN. Mahmoud Ahmadinejad fâche (encore) la soi-disant « communauté internationale »

Publié le 6 février 2013

mahmoud

 

LE CAIRE, Égypte – Ahmadinejad et son passage au Caire ont fait jaser. Après avoir déclaré qu’il souhaitait visiter Gaza pour y prier, et se rendre à Jérusalem libéré, le petit perse a encore fâché son monde. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a jeté le trouble dans les esprits de tous les observateurs en déclarant, pince sans rire, que l’Iran est déjà un état nucléaire, et il n’a pas l’intention d’attaquer Israël.


Le président iranien a donné une longue interview à la rédactrice en chef de journal égyptien Al-Ahram. Pour lui, le monde doit changer, et ceux qui font la loi doivent le comprendre. Tous les sites égyptiens ont repris ces propos, et saluer le courage de cet homme, chiite, qui a surtout parlé des points communs entre musulman, et non l’inverse. Il a réaffirmer, devant Mohamed Morsi le président égyptien, qu’il était contre une intervention extérieure en Syrie…

Ahmadinejad a déclaré que le monde doit maintenant traiter l’Iran comme un pays nucléaire:

«Ils veulent que l’Iran n’évolue pas et reste dans le passé mais, ils ne réussiront pas. Ils supposent que nous allons céder à la pression, de telles pensées sont erronées. Nous sommes déjà un pays industriel et nucléaire, un pays qui a conquis l’espace. Pendant des années, nous avons pensé à envoyer un être humain dans l’espace, et nous allons le faire, avec l’aide d’Allah. Nous devons assurer notre développement et notre croissance. Le monde doit reconnaître nos progrès ».

Poursuivant, Mahmoud Ahmadinejad a précisé que le monde doit plutôt chercher à collaborer avec son pays et non faire l’inverse. Évoquant la possibilité d’une attaque israélienne sur l’Iran, Ahmadinejad a déclaré que l’Iran ripostera avec la dernière énergie, précisant qu’il ne sera pas aisé de les attaquer, en utilisant des avions de combat:

 «Ils veulent attaquer l’Iran, mais nous ne préparons aucune attaque contre eux, parce que, le but de notre programme nucléaire est la défense. »

http://allainjules.com/2013/02/06/egypte-iran-mahmoud-ahmadinejad-fache-encore-la-soi-disant-communaute-internationale/

 

 

Rappel eva R-sistons : L'Iran n'a jamais attaqué personne, et se défendra, ce qui est son droit le plus absolu. La meilleure dissuasion est nucléaire, comme le recommandait l'avisé Gl de Gaulle.

 

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 23:12

 

dimanche 3 février 2013

Tout tourne autour de l’or en Afrique
Par Pepe Escobar
 

Les réserves d’or du Mali et la campagne frénétique d’achat de la matière brillante par la Chine tandis qu’elle tente de faire tomber le pétrodollar, ont probablement mené les États-Unis d’Amérique à accélérer leur projet AFRICOM en construisant une base de drones au Niger voisin. Mais les guerres des ombres en Afrique sont seulement une attraction secondaire, l’acte principal se joue vers l’Asie qui maintient l’exorbitant budget du Pentagone [NDLT : en achetant de bons la dette US].
Tout tourne autour de l’or

Pour citer la phrase immortelle du « Faucon Maltais » de Dashiell Hammett, filmé par John Huston : « Parlons de l’oiseau noir », parlons d’un oiseau mystérieux en or. Évidemment, parce qu’il s’agit d’un film noir digne de Dashiell Hammett qui implique le Pentagone, Pékin, guerres des ombres, retournements et beaucoup d’or.

Commençons par la position officielle de Pékin : « Nous n’avons pas assez d’or ». Cela conduit à la campagne actuelle d’achat frénétique par la Chine, que n’importe qui peut voir en direct live, en temps réel, en particulier à Hong Kong. La Chine est déjà le principal producteur d’or et la principale nation importatrice d’or au monde.

L’or représente à peu près 70 % des réserves AMÉRICAINES et de l’Allemagne, et c’est plus ou moins la même chose pour la France et l’Italie. La Russie – qui aussi achète activement – a un peu plus de 10 %. Mais le pourcentage d’or de la Chine dans ses réserves impressionnantes de 3,2 trillions de dollars, est de seulement de 2 %.

Pékin suit avec attention les espiègleries actuelles de la Réserve fédérale de New York, qui, quand la Bundesbank lui a demandé de rendre l’or allemand qu’elle a dans ses coffres, a répondu que cela prendrait au moins sept ans.

Le journaliste financier allemand Lars Schall suivait l’histoire depuis le début et, a quasi seul fait la connexion cruciale entre l’or, le papier-monnaie, les ressources énergétiques et l’abîme qu’affronte le pétrodollar.

Chaque fois que Pékin dit qu’il a besoin de plus d’or, il le justifie comme une barrière « contre les risques des réserves en monnaie étrangère » – c’est-à-dire la fluctuation du dollar US – mais spécialement pour « promouvoir la mondialisation du yuan ». C’est comme, de façon courtoise, faire que le yuan rivalise « loyalement » avec le dollar et l’euro sur le « marché international ».

Et ici nous avons le point (élusif) principal. Ce que veut réellement Pékin est de se débarrasser de l’emprise du dollar. Pour que cela arrive, il a besoin d’importantes réserves d’or. C’est pourquoi nous nous voyons devant un Pékin pivotant du dollar au yuan et essayant d’influer sur de vastes champs de l’économie mondiale pour suivre ce chemin. La règle d’or est le « Faucon Maltais de Pékin » : « les rêves sont ainsi faits ».

Avoir un drone, et voyager

Le Qatar aussi est entrain de tourner, mais dans le style MEAN (Moyen-Orient – Afrique du Nord). Doha finançait des wahhabites et des salafistes – et même des salafistes -djihadistes – comme les rebelles de l’OTAN en Libye, les bandes de l’Armée libre Syrienne en Syrie et la bande pan- islamique qui s’est emparée du nord du Mali.

Le Département d’État –et après le Pentagone – en ont sans doute pris conscience, comme dans l’accord négocié entre Doha et Washington, ensemble, pour engendrer une nouvelle une « coalition » syrienne plus acceptable. Mais ces relations dangereuses entre le francophile Émir du Qatar et le Quai d’Orsay à Paris continuent d’être très puissantes, après avoir déjà gagné en force pendant le règne du Roi Sarko, aussi connu comme l’ancien président français Nicolas Sarkozy.

Tout observateur géopolitique bien informé a suivi les fuites, les unes après les autres, d’ex-agents français du renseignement dans le merveilleusement méchant hebdomadaire satirique Le Canard Enchainé, détaillant le modus operandi du Qatar. C’est parfaitement évident. La politique extérieure du Qatar doit être lue comme les Frères Musulmanes ici, là-bas et partout (mais pas dans l’émirat néo-féodal); c’est le « Faucon Maltais du Qatar ». En même temps Doha –ce qui réjouit les élites françaises – est un pratiquant avide du néolibéralisme dur et un grand investisseur dans l’économie française.

De manière que ses intérêts puissent se fondre dans la promotion – réussie – du capitalisme du désastre en Libye et ensuite – sans avoir encore réussi – en Syrie. Mais le Mali, c’est autre chose; une réaction négative classique – et c’est là où les intérêts de Doha et de Paris divergent (pour ne pas parler de Doha et de Washington; au moins si l’un n’assume pas que le Mali a été le prétexte parfait pour une nouvelle avancée de l’AFRICOM).

Les médias algériens sont indignés, mettant en cause (en français) les plans du Qatar. Mais le prétexte – comme cela fut prédit – a parfaitement fonctionné.

AFRICOM -surprise! - est dans le coup, puisque le Pentagone est prêt à établir une base de drones au Niger. Ceci est, le résultat pratique d’une visite du commandant de l’AFRICOM, le général Carter Ham, dans la capitale du Niger, Niamey, il y a seulement quelques jours.

Oubliez ces anciens avions turbo PC -12 qui espionnaient le Mali et l’Afrique de l’Ouest pendant des années. L’heure du Prédateur est arrivée. Traduction : le chef en attente, John Brennan planifie une guerre masquée de la CIA dans tout le Sahara-Sahel. Avec la permission de Mick Jagger/Keith Richards, le temps est venu de commencer à fredonner un remix d’un grand succès : « Je vois un drone gris/et je le veux peint en noir ».

L’AFRICOM fait que le Niger est déjà plus doux qu’une tarte de cerises. Dans le nord-ouest du Niger se trouvent toutes les mines d’uranium qui approvisionnent l’industrie nucléaire française. Et c’est très près des réserves d’or du Mali. Imaginez tout cet or dans une zone « instable » tombant dans les mains… des entreprises chinoises. C’est le moment du « Faucon Maltais de Pékin », d’avoir finalement assez d’or pour en finir avec ce dollar fil à la patte.

Le Pentagone a même obtenu une permission pour que toute son équipe de surveillance se réapprovisionne – dans tous les endroits possibles – dans l’Agadez crucial. La légion française peut avoir fait la sale besogne sur le terrain au Mali, mais AFRICOM sera celui qui ramassera la mise dans tout le Sahara – Sahel.

Êtes-vous au courant de l’oiseau (asiatique) ?

Et cela nous porte vers ce fameux tournant vers l’Asie, qui était supposé être le sujet géopolitique numéro un du gouvernement d’Obama 2.0. Il le sera peut-être. Mais certainement, aux côtés du mouvement de drones de l’AFRICOM dans l’ensemble du Sahara/Sahel, avec une irritation croissante de Pékin; et Doha – Washington faisant pivoter leur appui aux ex - « terroriste » devenu « des combattants pour la liberté » et vice versa.

Et nous n’avons même pas mentionné l’absence de mouvement impliqué dans ce tiret noir : le gouvernement d’Obama 2.0 en maintenant son épouvantable accolade à la Maison médiévale de Saud et « une stabilité dans la péninsule arabe », comme le recommande un suspect habituel, un médiocre – mais influent – « ancien Officier d’intelligence ».

Play it again, Sam. Dans cette scène extraordinaire du Faucon Maltais au commencement de notre trame entre Humphrey Bogart (disons qu’il a le rôle du Pentagone) et Sydney Greenstreet (disons qu’il a celui de Pékin), le fonctionnaire est le dur, le troisième rôle dans le film. Le fait de pivoter vers l’Asie est essentiellement un produit d’Andrew Marshall, un totem semblable à l’Yoda de la sécurité nationale US.

Marshall fut derrière la Révolution dans les Affaires militaires (RMA) – tous les fanatiques de Donald Rumsfeld le savent – l’opération ratée « Choc et Effroi » (« Shock and Awe » qui a seulement servi à détruire l’Irak jusqu’à le laisser presque irréparable, y compris avec la participation du capitalisme du désastre) ; et maintenant le concept appelé Bataille Air-Mer [comme le jeu vidéo « Air-Sea Battle »].

Les prémisses de la Bataille Air-Mer est que Pékin attaquera les forces US dans le Pacifique, ce qui est franchement, ridicule (même avec l’aide d’une opération monstrueuse de faux drapeaux). Les US lanceraient alors des représailles à travers une « campagne aveuglante », l’équivalent naval de Choc et Effroi. La Force Aérienne et la Marine de Guerre US ont adoré le concept parce qu’il implique beaucoup dépenses pour des matériels qui seront stationnés dans de nombreuses bases sophistiquées dans le Pacifique et en haute mer.

Par conséquent, comme la contre-insurrection dans le style David Petraeus a viré vers des guerres des ombres de la CIA de John Brennan, là il s’agit réellement de faire pivoter vers l’Asie, une pseudo stratégie ourdie pour maintenir le budget du Pentagone à des niveaux exorbitants, en poussant une nouvelle guerre froide avec la Chine. On a pu entendre Marshall disant : « Ils n’accumuleront jamais assez d’or pour imposer leur plans maléfiques » en parlant de la Chine (certes sans l’aplomb de Bogart ou de Greenstreet). Hammett serait épouvanté; le « Faucon Maltais de Marshall » est ce dont sont faits les rêves (de guerre).
 
Article original en anglais : Asia Times, le 1 er février 2013.
Source Mondialisation
  
À lire :
La Grande-Bretagne et les Etats-Unis intensifient leur aide à la guerre alors que la France progresse vers le Nord Mali ( Mondialisation )
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 03:06
samedi 2 février 2013

Libérateurs, terroristes ou preneurs d'otages ?

En Syrie, ce sont des combattants de la liberté. Au Mali, ce sont des terroristes. Et en Algérie, ils sont des preneurs d’otages
par Jean-S. Gowrié

Les terroristes face à leurs rejetons

Reprenons depuis le début :

Afghanistan, 1979. L’URSS envahit le pays, les Américains, décidés à abbattre les Soviétiques, créent les Talibans et, dans la foulée, Al Qaïda. Ils sont alors des « résistants » contre l’envahisseur. Les Américains leur avaient même fourni les fameux Stingers qu’ils, soit dit en passant et expérience faite, leur refusent en Syrie.

Quelques années plus tard et deux tours jumelles descendues, ils deviennent des terroristes. Toujours terroristes en Irak, parce que combattant l’envahisseur Américain, tiens, ils changent encore une fois de peau pour devenir des révolutionnaires à la recherche de la liberté, en Lbye.

Rappelons tout de même que le « commandant militaire » de la région de Tripoli ne fut autre qu’un certain Abdelhakim Belhadj, numéro deux d’Al qaida dans le pays, revenu fraîchement d’Afghanistan où il combattait le « mécréant américain ».

La démocratie et la liberté installées, ils se dispersent, avec les armes que leur parrains leurs ont laissées en cadeau, au Mali, en Algérie et… en Syrie, devenue terre de Jihad. C’est là qu’ils obtiennent, encore une fois, le label de combattants de liberté. Hollande/Fabius et avant eux Sarkozy/Juppé les soutiennent avec l’ardeur habituelle des héritiers de Danton et Robespierre et, accessoirement, obligés de Saad Hariri et de quelques chameliers Qataris.

Dernier acte, le 11 janvier, offensive tricolore contre les Jihadistes du Mali, ceux à qui l’on a distribué les cadeaux laissés par Kadhafi, pour, je vous le donne en mille…libérer le pays du terrorisme.

Chapeau bas l’artiste. On a rarement pu assister à un numéro d’équilibriste aussi parfaitement exécuté. Car, à la différence des autres fois, les rejetons ne sont plus successivement, mais à la fois démocrates, combattants de la liberté et… terroristes.

On se demande vraiment comment ils font. Peut-être que certains de nos… journalistes pourront nous le dire !

Qu’en pensez-vous ?

 

Article publié sur le site Legrandsoir.info

 

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SCOOP. Guerre au Mali: Les terroristes du Nord-Mali sous la protection du Qatar

by Allain Jules

 

Le pouvoir qatarien, soutien des terroristes-islamistes en Syrie ne pouvait pas être en reste au Mali. C'est qu'on sait aujourd'hui. Selon une note confidentielle que nous avons consulté, les services secrets français ont mis en garde leur hiérarchie, contre l'éventualité d'une résurgence du terrorisme au Nord-Mali et au Niger si rien n'est fait pour stopper [...]

Lire la suite.

 


La Nouvelle République 27 décembre 2011 LA SYRIE EST PRISE ENTRE LES FEUX DE LA DÉSINFORMATION DES PUISSANCES OCCIDENTALES PRÉDATRICES ET UNE MOUVANCE ISLAMISTE À LEUR SERVICE, AVEC LA COMPLICITÉ PLUS OU MOINS INAVOUÉE D’UNE LIGUE ARABE AUX MAINS DES MONARCHIES DU GOLFE. UN PROJET HÉGÉMONIQUE QUI, SELON L’ANALYSTE THIERRY MEYSSAN, A ÉTÉ […]
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VIDEO-IRAN. Technologie: Le « Qaher-313″, l’avion défensif que l’Iran vient de dévoiler

by Allain Jules

L'Iran a dévoilé un avion de combat qui fait déjà jaser en Occident. L'idée selon laquelle seul l'Occident est capable de faire des choses grandioses est révolu. On l'a vu avec l'Iran surtout, dont la force technologique ne s'est pas démenti tout au long de cette dernière décennie.

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Le roi d'Arabie Saoudite à Khadafi: "La tombe est devant toi" (vidéo)

La scène se déroule au cours d'une réunion des chefs d'Etat de la Ligue arabe en février 2003, un mois avant la guerre de George W. Bush contre l'Irak. Mouammar Khadafi, alors président de Libye, dénonce la présence américaine dans le Golfe en vue de contrôler les ressources énergétiques. Il met en cause l'Arabie Saoudite.

 

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MALI CONFIDENTIEL. Voyage de Hollande: un plan machiavélique dans ses bagages

by Allain Jules

Honni soit qui Mali pense ! Le divin enfant, le libérateur aura un accueil festif, joyeux et haut en couleurs avec en cadeau un dromadaire. Comme nous l’annoncions avant tout le monde, le président François Hollande s'est donc rendu au Mali. Son avion a atterri à Savaré (300 km de Tombouctou), et il se rendra à Tombouctou vers 10h30. [...]

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Syrie: Les réactions inattendues des opposants syriens suite au raid israélien

by Allain Jules

DAMAS, Syrie  - La télévision syrienne Al-Ikhbariya a diffusé les images suite au raid aérien israélien sur un centre de recherche près de Damas plus tôt cette semaine. Elles montrent des véhicules détruits et des dégâts modérés sur un bâtiment de l'édifice. Comme on pouvait s'attendre, Israël n'a pas reconnu publiquement ce raid effectué mercredi dernier. De [...]

Lire la suite

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 04:00

 

Sur mon blog officiel, sous mon vrai nom (eva)

Les suppôts de la politique néo-conservatrice

et du Nouvel Ordre Mondial

 

Bush-Hollande-Sarkozy-download.png

Montagé réalisé à ma demande par un Lecteur ami, Michel, qu'il soit remercié. (c.d.)

 

 

 

La diabolique politique néo-conservatrice

des Sarkozy-Hollande-Fabius-BHL

Par Chantal Dupille

 

 

Bush s'est mis à dos le monde entier par sa politique néo-conservatrice folle, stupide, agressive, meurtrière. Lorsqu'il a quitté le pouvoir, le monde a espéré... Las !

 

L'horreur néo-conservatrice s'est implantée dans la France de Rousseau, de Jaurès, de Charles de Gaulle... dans la France aujourd'hui occupée par les Usraéliens pour tuer tout ce qui fait sa différence. Pire encore, de Sarkozy à Hollande, il y a une continuité totale qui nous conduit à prendre la tête des croisades néo-conservatrices un peu partout dans le monde, pour la démocratie ou contre le terrorisme, en réalité par soumission aux diktats d'abord israéliens (ils poursuivent leur chimère totalitaire d'Israël... planétaire !), ensuite pour satisfaire les exigences du MEDEF, du grand patronat, des multinationales comme AREVA ou TOTAL qui prospèrent partout sur le dos des populations locales (1). Nous allons droit dans le mur, et avec par ex une muse comme BHL, ou un Ministre des Affaires Etrangères comme Fabius, l'agent de Tel-Aviv, nous dévastons des pays entiers, ici la Syrie en armant, en formant et en finançant les Islamistes les plus radicaux et fanatiques, là, comme au Mali (toute l'Afrique suivra, car il s'agit de la soumettre - via le FMI de Ouattara ou les bombardements à huis-clos - aux intérêts néo-coloniaux de l'Occident, au détriment du développement de tout le continent), en les combattant - soi-disant, après les avoir en partie suscités pour mieux régner ensuite. 

 

Oui, nous allons droit dans le mur car non seulement nous subirons un jour ou l'autre les dommages collatéraux (représailles, prises d'otages, attentats...) de ces guerres coloniales illégitimes et illégales, mais nous allons, toujours avec Fabius et sa clique (Valls, Hollande, et le malfaisant BHL, etc) voir un jour la France s'engager dans la pire des aventures (ou même la provoquer), celle d'une guerre contre l'Iran pouvant dégénérer en guerre mondiale nucléaire totale. Sans parles du sacrifice des populations colonisées ou impliquées dans ces guerres folles !

 

Au milieu de ce marais nauséabond, des voix s'élèvent pour demander une autre Europe (Séguin, Farage, Laurent Louis..), quand elles n'appellent pas à sortir complètement de l'entité bruxelloise soumise aux Banques Centrales et à l'OTAN (François Asselineau). L'Europe est le tremplin du Nouvel Ordre Mondial, comme je l'ai annoncé voici environ 4 ans dans un article, elle est un instrument de guerre (Yougoslavie, ventes d'armes, guerres néo-coloniales un peu partout, de l'Afghanistan à l'Afrique..), et elle n'a que faire des peuples.

 

A la tête des pays, ce sont des Louis ou des Asselineau qu'il faudrait pour oser le courage, la souveraineté, le Bien public. Comme en Islande...

 

Chantal Dupille

http://chantaldupille.over-blog.com

 

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TAGS : Néo-conservateurs, Bush, Sarkozy, Hollande, Traité transatlantique, Europe, Bruxelles, guerres, OTAN, BHL, Fabius, Laurent Louis, Séguin, Farage, Nouvel Ordre Mondial, Valls, Mali, Syrie, Afrique, FMI, Medev, Total, Areva, Ouattara, Tel-Aviv, François Asselineau..

 

(1)

 

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy veut créer un fond d'investissement d'un milliard implanté à Londres. Avec quel argent ? Que sont devenues les immenses réserves d'or du sage Kadhafi, au fait ? Envolées ? NB Alerte ! La France favorable à une zone de libre-échange transatlantique, http://www.challenges.fr/economie/20130129.CHA5653/la-france-se-rallie-a-l-idee-d-une-zone-de-libre-echange-transatlantique.html(Chantal Dupille)

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 02:57

30 janvier 2013

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Entretien accordé au quotidien algérien La Nouvelle République à propos de la guerre au Mali, du conflit syrien et des « printemps arabes ».

 

Michel Collon est écrivain et journaliste indépendant. Il écrit des livres, collabore à des documentaires et a fondé le Collectif Investig’Action. Celui-ci anime le site Internet michelcollon.info avec une newsletter hebdomadaire diffusée à 100 000 abonnés en trois langues : français, espagnol et anglais. Il est spécialisé dans l’analyse des stratégies de guerre, des relations Nord-Sud et des médiamensonges.

Il a organisé des déploiements d'observateurs civils en Yougoslavie et en Irak, et s'est rendu en Libye en juin et juillet 2011. Il est co-auteur du film documentaire Les Damnés du Kosovo sur la guerre menée par l’Otan en Yougoslavie. Il a produit le documentaire de Vanessa Stojilkovic Bruxelles–Caracas sur l’expérience du Venezuela. Il est membre du Conseil consultatif de la télévision latino-américaine TeleSur. Michel Collon s'est fait connaître du grand public francophone lors de ses passages à l'émission « Ce soir ou jamais » de Frédéric Taddéï (France 3). Ses idées et son argumentation ont suscité l’intérêt des téléspectateurs.

 

Son livre Bush le cyclone (2006), prenant pour point de départ la catastrophe de La Nouvelle-Orléans et la guerre en Irak, étudie les liens entre l’économie et la guerre, ainsi que le rôle des médias. Son livre Les 7 péchés d’Hugo Chavez, publié en 2009, analyse les raisons de la pauvreté de l’Amérique latine, la politique générale et l’histoire des multinationales pétrolières. Il décrit l’entreprise menée par Hugo Chavez pour libérer son pays de la pauvreté et de la dépendance envers les USA. Son livre Israël, parlons-en ! comporte vingt entretiens avec des spécialistes juifs et arabes, européens et nord-américains : Noam Chomsky, Sand, Alain Gresh, Tariq Ramadan, Mohamed Hassan… Il en a rédigé la synthèse sous le titre Comment parler d’Israël.

 

Au cœur de tout son travail et du site michelcollon.info, on trouve en effet l’idée que, face à la désinformation, le rôle des citoyens est essentiel pour garantir le droit à l’info. Son livre Libye, Otan et médiamensonges (septembre 2001), tout en ne cachant pas les fautes de Kadhafi, a exposé les véritables objectifs des Etats-Unis, de la France et de l’Otan par rapport au pétrole, au contrôle du Moyen-Orient et au maintien de l’Afrique en dépendance des multinationales.

 

Son dernier livre, corédigé avec Grégoire Lalieu et publié en décembre 2011, La Stratégie du Chaos (Impérialisme et islam – Entretiens avec Mohamed Hassan) analyse la nouvelle stratégie mondiale des USA pour le contrôle des richesses et des régions stratégiques du monde musulman (Méditerranée, Moyen-Orient, Corne de l’Afrique, Asie du Sud) en liaison avec la crise économique mondiale.


 

La Nouvelle République : Vous avez travaillé sur l'intervention militaire en Libye et ses répercussions stratégiques sur la région du Sahel, quelle est votre approche sur la situation au Nord-Mali et son impact régional et international ?


 

Michel Collon : Je pense que l’intervention de la France contre le Mali, c’est la continuation de la guerre contre la Libye et contre la Syrie. C’est une nouvelle phase dans ce que j’appellerais la recolonisation ou le fait de stabiliser la colonisation de l’Afrique en général, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Je pense que la chose qui n’est jamais traitée dans les médias européens et des Etats-Unis, c’est que le Mali et toute la région est pour la France, je veux dire la France officielle, la France des 1%, une zone de richesses naturelles que les multinationales françaises considèrent leur appartenir et pas aux populations locales.

 

L’exploitation des mines d’or par des groupes français comme Bouygues, dans des conditions scandaleuses avec de nombreux mineurs qui meurent à cause de l’utilisation du cyanure et de l’arsenic sans prévention et sans soins corrects, est la preuve que ces multinationales sont prêtes à écraser des êtres humains pour maintenir ou augmenter leur profit. Au Mali, on trouve également des gisements d’uranium ; c’est une richesse stratégique pour la multinationale française Areva, numéro un dans l’exportation du nucléaire au niveau mondial et la France a toujours fait en sorte de s’assurer le contrôle des gisements d’uranium et pour cela, elle a commis les pires crimes.

 

Et, donc, quand on veut voir comment la France considère les richesses naturelles, il suffit de voir l’exemple du Niger, c’est le pays n°174 sur la liste du développement humain, c'est-à-dire le dernier pays, le plus pauvre, les Nigériens ont une espérance de vie de 49 ans et moins de trois enfants sur dix vont à l’école. Et lorsqu’on a demandé à la multinationale Areva de faire un geste pour ces enfants, elle a répondu que ce n’était pas son problème, donc les Nigériens peuvent crever de faim, littéralement, et les Maliens aussi, pendant que des firmes comme Areva et celles qui travaillent avec elle, c'est-à-dire Suez, Bouygues, Alstom, construisent des profits fabuleux et que leurs actionnaires et leurs principaux dirigeants se construisent des châteaux un peu partout dans le monde.

 

Donc on a l’or, l’uranium, on a bien entendu le gaz et le pétrole, avec des richesses très importantes en Algérie et aussi dans d’autres pays de la région, et on constate qu’il y a une guerre pour les matières premières qui se mène, avec comme acteurs principaux, la France, les Etats-Unis, mais aussi le Qatar qui jour un rôle trouble en coulisses et qui veut devenir le n°1 mondial du gaz en alliance avec les Etats-Unis et contre la Russie, et donc je pense que cette guerre au Mali, c’est une guerre contre les patriotes maliens qui ont essayé de mettre fin à la corruption et de faire en sorte que les richesses naturelles du Mali profitent aux Maliens et permettent de mettre fin à la pauvreté. C’est une guerre contre le Niger, dont l’uranium est absolument stratégique.

 

C’est une guerre contre l’Algérie, parce que ce pays a lui aussi des ressources naturelles très importantes comme chacun sait. Il n’entend pas les offrir aux multinationales françaises et autres, donc c’est un pays qui conserve un secteur public important. C’est un pays qui résiste à Israël, qui a refusé de s’intégrer dans l’Otan et dans Africom, l’organisation militaire des Etats-Unis pour le contrôle des richesses de l’Afrique. Ses dirigeants militaires ont très clairement expliqué que le but d’Africom, donc le but des interventions militaires que les Etats-Unis préparent dans toute l’Afrique, c’est d’empêcher que l’Afrique ne soit indépendante et n’aie des partenaires comme la Chine, le Brésil, la Russie et d’autres pays.

 

Leur vision, c’est que l’Afrique doit rester la chasse gardée des puissances coloniales européennes et j’emploie à dessein le terme colonial parce que, selon moi, le colonialisme n’est pas fini, il a seulement changé de forme. Et la question de la Chine et de sa présence en Afrique comme partenaire alternatif est très importante et le meilleur exemple c’est que le jour où au Niger, il y a un président qui a commencé à vouloir rencontrer les Chinois pour discuter des alternatives commerciales, il a été très rapidement destitué par un coup d’Etat organisé par la France.


 

Que pensez-vous de l'évolution de la situation en Syrie et du rapport de force entre les groupuscules et milices qui composent l'« ASL » et l'armée nationale syrienne, et quel avenir voyez-vous pour une Syrie en proie à une guerre totale ?


 

La Syrie est l’objet d’une guerre qui est en réalité menée par une coalition : les Etats-Unis, la France, Israël discrètement dans les coulisses, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. On sait, le New York Times l’a confirmé, que les Etats-Unis fournissent des armes aux rebelles syriens via l’Arabie Saoudite et le Qatar. C’est donc assez ironique, ce serait drôle, si ce n’était tragique, de voir que l’Occident nous dit qu’il va apporter la démocratie en Syrie grâce à l’Arabie Saoudite et le Qatar qui sont deux régimes théocratiques, ce qu’il existe de plus réactionnaire sur le plan politique et social et de plus fanatique sur le plan religieux, et que ce sont des régimes traitant les femmes comme des animaux et traitant les travailleurs comme des esclaves, littéralement l’esclavage règne au Qatar, en Arabie Saoudite, et c’est avec ces gens-là qu’on prétend apporter la démocratie.

 

Donc, il est certain qu’en Syrie, il y a beaucoup de choses qui devraient changer, et je pense que tous les patriotes syriens, y compris ceux de l’opposition, devraient entamer un dialogue pour voir ce qu’il faut changer et comment le changer, et établir un programme. Mais l’objectif des agents des Etats-Unis, de la France, de l’Arabie Saoudite et du Qatar n’est pas d’amener la démocratie en Syrie, parce que si on amène la démocratie dans le monde arabe d’une manière générale, que vont dire les Arabes : que l’agression et le colonialisme israélien, c’est intolérable, qu’il faut y mettre fin, qu’il faut donner leurs droits aux Palestiniens, que sur le plan économique et social, le vol des ressources naturelles, le pétrole essentiellement, et d’autres par les multinationales avec comme effet de maintenir la pauvreté dramatique dans des pays comme l’Egypte et ailleurs. Je veux dire que le pétrole est une ressource qui devrait servir globalement à la nation arabe, quel que soit l’endroit où il se situe et donc s’il y avait la démocratie, les Arabes diraient que le pétrole doit leur profiter pour mettre fin à la pauvreté, à la dépendance et au colonialisme et qu’il faut cesser de considérer qu’il appartient à Exxon, British Petroleum et Total. Donc, je pense que ce qui se passe en Syrie est très important et j’espère que le peuple syrien va trouver les forces pour s’unir et pour résister à une agression très très grave.

 

 

On constate la situation instable et anarchique des pays qui ont connu « le printemps arabe » ; êtes-vous optimiste à l'idée d'une éventuelle sortie de crise ?


 

Je pense que les Etats-Unis, la France et leurs alliés craignent énormément les peuples arabes, craignent qu’ils soient unis et qu’ils prennent leur sort en main. Je pense donc que les Etats-Unis et compagnie craignent énormément la démocratie dans le monde arabe, la preuve, c’est que leurs meilleurs amis sont les régimes les plus dictatoriaux, Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Emirats, Jordanie, et qu’ils ont essayé de protéger jusqu’à la dernière minute les régimes en Egypte et en Tunisie. Par rapport à ça, il est très important que les peuples arabes s’unissent entre eux pour échapper à ces manœuvres qui sont coloniales et la seule façon de le faire, à mon avis, est de proposer à la nation arabe un programme indépendant des multinationales et des puissances coloniales, un programme dans la lignée de ce que le Mouvement des non-alignés a voulu mettre en place dans les années 60, un programme qui, comme Chavez et Evo Morales en Amérique latine, met au centre la récupération de la souveraineté du pays, l’utilisation des richesses au profit de ce que je vais appeler les 99%, au profit de la grande majorité, au profit de la population, et pas au profit du 1%, et que, aussi, c’est la nation arabe dans ce sens-là qui doit s’unir avec les autres forces de libération qui existent en Afrique noire, en Amérique latine et ailleurs.

 

Cela me semble très important et je crois que si l’on veut mettre fin à ces agressions, c’est la piste de l’unité d’un programme de souveraineté qui est la clé.


 

Dans une de vos nombreuses interviews, vous avez déclaré que l'Algérie est la future cible si elle ne plie pas devant les multinationales, pouvez-vous nous éclairer sur cette thèse ?


 

Je pense que l’Algérie est un pays qui a une longue histoire de résistance au colonialisme. Sa lutte de libération a été une des plus courageuses et exemplaires de toute l’Afrique. Elle a été en pointe avec quelques autres pays dont la Yougoslavie elle aussi attaquée par le colonialisme moderne, un pays détruit d’ailleurs, elle a été en pointe pour établir une solidarité du Tiers-Monde dans la résistance au colonialisme, et je pense qu’elle est la « bête noire » pour cette raison depuis très longtemps.

 

Je ne vais pas dire que tout va bien en Algérie et qu’il n’y a pas des problèmes importants et des maux à régler, mais je pense qu’elle est la bête noire parce qu’elle représente une force de résistance à Israël, aux Etats-Unis, au colonialisme en général des multinationales, et on sait que tout comme la Libye, l’Algérie s’est distinguée en finançant des projets de développement économiques et sociaux alternatifs, développement indépendant de pays d’Afrique noire. Et je crois que là, elle heurte les intérêts de la Banque mondiale et du FMI qui sont justement les employés des multinationales dont on a parlé, et la Banque mondiale et le FMI sont les gendarmes financiers des multinationales, ce sont aussi des assassins financiers quand on voit comment ils se comportent en Afrique noire, surtout où vraiment ils détruisent les programmes d’éducation, de santé, d’aide aux petites entreprises, d’aide aux paysans pour transformer les pays en véritables boulevards ouverts aux multinationales. Donc, je crois que c’est pour cette raison qu’on a éliminé Kadhafi et je crois que c’est pour cette raison que l’Algérie est clairement la suivante sur la liste.

 

Concernant la prise d’otages à In Amenas, dans ce genre d’évènement, évidemment, on doit être prudent dans la mesure où beaucoup de choses se déroulent dans les coulisses dont nous ne sommes pas forcément informés. Les prises d’otages civils sont une méthode de lutte que je réprouve totalement et je pense que cette prise d’otages-là, dont l’Algérie a été victime, avec un nombre important et fort regrettable de victimes civiles, soulève plusieurs questions. Essentiellement, il y a deux choses qui me semblent bizarres dans cet évènement : la France attaque des forces qu’on appelle islamistes au Mali et les forces islamistes ripostent en attaquant l’Algérie, quasiment LE pays qui avait dit qu’il ne fallait pas faire la guerre et qu’il fallait négocier entre les différentes parties, donc ce n’est pas très logique. Et deuxièmement, ils en veulent à la France, et ils attaquent British Petroleum, un concurrent de Total. Ça n’a aucune logique. Sachant que ces forces ont été armées en Libye – c’est archi connu – sachant que la France et les Etats-Unis, et l’Otan en général, ont passé une alliance pour renverser Kadhafi avec le groupe islamique de combat libyen qui est donc la section libyenne d’Al-Qaïda et qu’aussi on a retourné certaines forces qui étaient en Libye en leur faisant des promesses – ça se trouve dans toute une série de revues plus ou moins spécialisées et ce n’est pas du tout un secret – je crois que cette prise d’otages pose beaucoup de questions.


 

La victoire politique de certains leaders progressistes en Amérique latine aidera-t-elle à l'émergence d'un pôle de résistance à l'impérialisme US et ses alliés et serviteurs à travers le monde ?


 

Absolument. J’ai mentionné Chavez, Evo Morales, vous avez aussi Correa et d’autres dirigeants, c’est frappant que les latino-américains ont repris espoir depuis 1999 et la victoire de Chavez qui a réussi à mettre en œuvre une politique économique et sociale de récupération des richesses, d’utilisation des richesses au service de la population, tout ça avec un grand développement de la démocratie, des comités de quartier, des débats politiques, des médias libres, et en général, pour moi qui suis allé plusieurs fois au Venezuela, il est très frappant de voir la politisation dans le bon sens du terme et la fertilité du débat politique au Venezuela, y compris parmi les révolutionnaires, donc c’est vraiment l’espoir qui est rendu à l’Amérique latine, et Chavez a toujours inscrit son action dans le sens de construire une unité des forces progressistes et indépendantes d’Amérique latine, d’Afrique, auxquelles il accorde une importance énorme, du monde arabe, de l’Asie également, et je souscris totalement à cette perspective de Chavez.

 

Nous avons besoin d’un front contre les manœuvres impérialistes et des puissances néocoloniales, nous avons besoin d’un front pour permettre à l’humanité d’échapper à la dictature des multinationales, à la dictature du 1%.


 

Comment voyez-vous l'avenir de cette planète ? Etes-vous optimiste ?


 

Je pense que oui. Je viens d’expliquer que nous sommes les 99% contre le 1% et donc le 1% se maintient au pouvoir par la force, bien sûr, par la violence, mais aussi et beaucoup par le mensonge, par la tromperie de l’opinion publique en cachant que toutes ces guerres sont économiques, en cachant les véritables politiques qui affaiblissent le tiers-monde, la majorité de l’humanité, et je pense que si nous arrivons à développer une bataille pour l’information, une bataille contre les médiamensonges, une bataille pour rallier les cœurs et les esprits à l’idée d’une autre conception de l’humanité, c'est-à-dire non pas la guerre d’une minorité contre tous mais la coopération, la solidarité, je pense que oui, l’humanité va pouvoir résoudre les problèmes de la faim, de la pauvreté et de la destruction de la nature également. Donc, à terme, oui, je suis optimiste, à condition que chacun, chaque citoyen, prenne ses responsabilités là où il est et entame le travail pour une information véritable et pour le débat politique sur les vrais enjeux.

 

Source : La Nouvelle République

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 03:57

 

Qu'avait donc découvert F. Mitterrand
après 14 années passées à l'Elysée ?

 

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 06:44

 

Le pays le plus riche d Europe ,la Grèce – TROP , c’est trop… J’ACCUSE !!!!

Je ne pensais pas avoir ce matin une démonstration aussi éclatante de la réalité de ces deux observations.

La Grèce a visiblement dans ses eaux maritimes des gisements pétroliers et gaziers d’une importance et d’une richesse exceptionnelles.

Cette nouvelle devrait faire la une de tous les journaux et un article remarquablement détaillé a été écrit sur le sujet par F. William Engdahl en Mars 2012, journaliste américain, spécialiste des questions énergétiques et géopolitiques.


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Depuis des millénaires , les richesses d’un sous sol ou des eaux territoriales d’un pays appartiennent au pays lui-même et à son peuple . Il n’y a même pas besoin de se référer à une quelconque doctrine idéologique pour le savoir et le constater ..Ces gisements seraient visiblement totalement suffisants pour permettre à la Grèce de se désendetter .

Foskolos déclare qu’ il y aurait 22 milliards de barils de pétrole au sud de la Crète; il estime les perspectives de développement en la matière à 2016-2017, et déclare que le sud de la Crète est aussi riche que l’Iran.

Les lois édictées par la Commission européenne en 2007 , concernant la libéralisation du marché de l’énergie et la  possibilité de privatiser les entreprises publiques exploitant et distribuant ces ressources  ont permis aux  banques d’investissement américaines de s’approprier en toute impunité , en profitant d’un marché totalement déstabilisé par la soi-disant Crise des dettes souveraines Européennes , d’une partie des infrastructures européennes de transport d’énergie ..

L’europe colonisée est en train de franchir une étape de plus , puisque la Société Noble Energy , qui n’a même pas été à l’origine des découvertes des gisements grecs  (c’est l’état grec lui même qui a fait visiblement faire ces recherches) , revendique 60% de cette future production .

Selon un rapport de l’analyste politique Aristote Vassilakis publié en juillet 2011, l’objectif de Washington en poussant ainsi la Grèce et la Turquie à unir leurs forces sur le pétrole et le gaz réside dans le partage prévu des revenus de ces exploitations. Selon son rapport, Washington propose que la Grèce obtienne 20 % du chiffre d’affaires, la Turquie 20 % et la société états-unienne Noble Energy, société qui a déjà assuré le forage dans les eaux israéliennes et au large des cotés grecques, obtiendrait la part du lion, c’est à dire 60 % .

Bill, l’époux de la secrétaire d’État Hillary, est lobbyiste à Washington pour le compte de Noble Energy. 

Je crois qu’il n’est pas nécessaire d’ajouter beaucoup de commentaires à cet invraisemblable escroquerie dont le peuple Grec risque de se retrouver une fois de plus la victime ..sachant que récemment , l’Allemagne , par la voix du PDG de la Deutsche Bank demandait l’accélération des privatisations de services publics Européens .

L’omerta médiatique ne devient  rien d’autre qu’une  complicité active de crimes  insensés . Je ne sais plus qui parlait de génocide financier concernant la Grèce ou l’Europe .. mais on peut désormais ajouter le terme de colonisation et d’occupation , favorisée par nos médias et bien sûr par les membres de la commission Européenne .  L’allemagne avait d’ailleurs prévu un plan de relance pour la Grèce, incluant des zones franches favorisant les investissements étrangers  avec une dérégulation totale du marché de l’emploi Grec..  : nouveaux camps de travail européens ?

 

Si cette information avait été un minimum relayée par les médias , les taux d’emprunt de l’Etat Grec seraient sans doute au même niveau que ceux de la France et de l’allemagne . Les intérêts financiers prélevés sur les grecs , comme les plans d’austérité , ne sont donc que les conséquences d’une immense escroquerie , à laquelle les médias ont participé par leur silence .

La Grèce est le pays le plus riche de toute l’Europe  !!! Ses taux d’emprunt d’état devraient être inférieurs à ceux de l’Allemagne !!!!  

La prochaine étape : ce sera une taxe perçue par les entreprises américaines sur l’air qu’on respire ??  La taxe carbone étant déjà dans leurs mains comme le montre les acteurs financiers du Carbone Disclosure Project .. qui sont :

HSBC, JPMorgan Chase, Bank of America, Merrill Lynch, Goldman Sachs, American International Group, and State Street Corp.

Ne vous demandez d’ailleurs pas qui a intérêt à la nouvelle campagne de désinformation sur la pollution des diesels .

Trop c’est trop .. et je pense qu’il n’est pas besoin de beaucoup de mots pour montrer que la seule priorité est de mettre fin à cette colonisation et à ce hold up  inadmissible , qui se fait de plus avec la complicité de ceux qui sont supposés servir les intérêts des européens  .. Je n’appellerais pas mon billet l’Europe des Vendus , mais je pense que ce titre serait tout à fait pertinent .

Une information était sortie le 13 Janvier 2012 sur ces découvertes … AUCUN MEDIA n’a trouvé jugé utile de la relayer alors qu’elle était d’une importance capitale . Ou sont les appels d’offre ??

Alors Oui :

J’accuse nos technocrates de brader les intérêts des Européens

J’accuse les politiques élus de leur faciliter la tâche

j’accuse nos médias , par leur silence indigne, de participer activement à ce dépeçage .

Et je ne dirais pas : Bon appétit Messieurs .. !!!! MAIS plutôt , l’heure est venue de rentrer en Résistance .

P.S. n’oubliez pas de recommander ce billet pour qu’il ait la plus large diffusion possible . Merci

 

Sources 

Article original de F. William Engdahl 

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=29609

Traduction par le réseau Voltaire : Découverte des gisements gaziers et pétrolifères Grecs 

http://www.voltairenet.org/Tensions-croissantes-pour-l

Décolonisons l’Europe de l’occupation Financière

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/190312/decolonisons-leurope-de-loccupation-financiere

Ceci n’est pas un complot mais une stratégie 

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/100512/ceci-nest-pas-un-complot-cest-une-strategie-reposant-sur-des-

Arrêté du 19 janvier 2010 autorisant la société Goldman Sachs International (GSI) à exercer l’activité de fourniture de gaz 
NOR: DEVE1001862A

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021755734&dateTexte=&categorieLien=id

Arrêté du 5 janvier 2010 autorisant la société JP Morgan Markets Limited (JPMML) à exercer l’activité de fourniture de gaz naturel 
NOR: DEVE1000278A

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021747111&dateTexte=&categorieLien=id

Goldman Sachs casse sa tirelire pour Endesa Gas

http://www.agefi.fr/articles/goldman-sachs-casse-tirelire-endesa-gas-1151984.html

EON vend son réseau de gaz à Macquarie pour 3,2 mds EUR

http://195.141.38.31/news/n/_EON_vend_son_reseau_de_gaz_a_Macquarie_pour_32_mds_EUR14160520121719.asp

La Deutsche Bank veut accélérer les privatisations des services publics européens  : http://alencontre.org/europe/sous-les-auspices-de-la-troika-la-deutsche-bank-exige-des-privatisations-dans-toute-leurope-continuite-de-la-treuhand.html

Grèce l’espoir de l’Or noir sur word presse . http://bit.ly/Mh0j2l 

Actionnaires de Noble Energy : tous les fonds de pension Américains et des hedge funds : http://fr.finance.yahoo.com/q/mh?s=NBL

Capital World , Vanguard, Fidelity , Black Rock, Oppenheimer Funds, State street, Eagle Capital 

Carbone Disclosure Project : http://en.wikipedia.org/wiki/Carbon_Disclosure_Project

 

Source: Mediapart ( blog fermé )

 

http://actuwiki.fr/dossier/5491

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 05:27

 

J'ai horreur de ce journal provocateur, mais l'image est excellente !

Elle oublie les Evangéliques, dommage, Chantal

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Pourquoi un seul fondamentalisme
est-il dénoncé ?
Par eva R-sistons


Sur France24, la chaîne ultra sioniste de Christine Ockrent (l'épouse du faux humanitaire et vrai néoconservateur Bernard Kouchner au service des guerres de domination), la propagande bat son plein. Contre l'Islam, toujours. On y parle à l'instant de "dictature de l'Islam". En réalité, c'est la dictature du CRIF que nous subissons en France, en matière de politique, de Défense, de désinformation, etc, avec de terribles conséquences pour les historiens par ex, ou pour les journalistes comme pour les auteurs indépendants priés de se plier à la Pensée Unique ou de se démettre (au mieux, d'être ostracisés dans les Médias). Aujourd'hui, nous sommes condamnés, par ex, à subir un BHL sur nos écrans, c'est-à-dire un authentique criminel de guerre, inspirateur des politiques les plus atroces (comme en Libye "pays de cocagne" - dixit Le Monde - du temps de Kadhafi, aujourd'hui détruite et pillée par les Occidentaux pendant que les Libyens s'entretuent), alors que cet homme qui paraît-il rêve de devenir Président en israël - et il ose influencer la politique française ! - devrait se retrouver devant un authentique Tribunal international pour incitation à la haine, et aux guerres illégales. 
Comme je l'ai écrit, notre pays frondeur (voir Chirac-de Villepin contre la guerre d'Irak) est occupé par les "Usraéliens" pour être maté, et nous subissons à notre insu, tous les jours, les conséquences mortelles de cette occupation pour la Patrie des Droits de l'Homme, avec notamment une presse totalement aux ordres, décriée partout en Europe.
La Police de la Pensée veille : Il n'y a qu'en France que nous ne devons pas débattre du 11 septembre, et c'est seulement en France que la réflexion sur la Shoa est criminalisée. L'enjeu est de taille, en effet : Tant que nous accepterons de penser qu'il s'agit là de l'événement majeur de l'humanité (et tant pis pour les autres génocides comme l'extermination des Amérindiens), nous nous croirons obligés de nous soumettre aux injonctions de l'entité sioniste totalement hors-la-loi, violant TOUTES les Résolutions internationales - au mépris du Droit, donc, mais aussi de la paix, du dialogue des civilisations, et bien sûr des intérêts de notre pays.
Et c'est aussi à cause de cette dictature de la pensée que nous devons en permanence diaboliser l'islam - pour ensuite, mieux dominer ses terres et surtout ses ressources, via un dévastateur choc de civilisations probablement nucléaire.
Or donc, sous la férule de cette Pensée unique effroyablement dictatoriale, nous sommes en permanence soumis à un déferlement anti Islam. Esprit libre, j'ai voulu découvrir moi-même cette religion en lisant le Coran il y a quelques années, et j'ai trouvé un livre empreint de poésie, de tolérance (le Coran reconnaît Abraham comme Jésus, eh oui !), d'une grande simplicité, et oeuvrant pour la paix. Car le djihad, le vrai, pas le caricatural, est la lutte contre ses mauvais penchants, et l'acceptation de la guerre... défensive. Dans la Bible hébraïque, au contraire, la guerre est de conquête, passant par l'épée tous ceux qui font obstacle aux plans de domination,  même les femmes enceintes !

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Et tous les jours, nos médias collabos nous rappellent l'existence d'un principe de la Charia concernant les voleurs : Mains ou pieds amputés. Je rappellerais à ce sujet 2 choses :
1) De quel droit voulons-nous imposer notre mode de pensée et de vivre aux autres ? Notre civilisation est-elle supérieure, meilleure, alors que par ex, elle sacrifie les citoyens aux banquiers cupides, ou qu'elle institue, sous l'auspice maléfique de l'OTAN, la guerre permanente, et que pour demain, elle envisage l'euthanasie pure et simple des vieux ?
2) Pourquoi avons-nous toujours toléré que dans certains pays, on coupe les têtes des ennemis ? En Amazonie, par ex, on m'a vendu une tête réduite. Il me semble que les touristes achètent ce genre de choses, sans protester ! 
Et entre nous, ne devrait-on pas couper mains et pieds de tous les voleurs internationaux de la Haute Finance qui font de la vie des peuples un enfer pour satisfaire leur voracité folle ?
Donc, haro sur les Musulmans et sur leur charia. Une charia d'autant plus dérangeante qu'elle prohibe l'usure (dette-endettement) à l'origine de la paupérisation de tous les peuples et de leur asservissement;  Les Banquiers centraux ne tolèrent pas qu'on limite leur puissance criminelle !
Haro sur les Musulmans pour leur intolérance ? Et pourquoi ne parle-t-on jamais de celle des Evangéliques, par ex ? Morceaux choisis, illustrés par des faits vécus par moi qui par hasard, me suis convertie jeune dans les milieux pentecôtistes (depuis, par dégoût du sectarisme et du fondamentalisme, je suis désormais sans chapelle).
- Pas de relation hors mariage.
- Pas d'avortement, de divorce, d'homosexualité, de superstitions, d'idolâtrie,  d'horoscopes, de yoga, de socialisme, de communisme, etc etc, et par ex, un jour j'ai été à une réunion d'évangélisation avec un jeune artiste, il s'est sauvé en entendant décrier son style de peinture préféré, qualifié de "satanique".
- Et n'osez pas prendre tant soit peu la défense des Palestiniens, vous êtes aussitôt traité de "suppôt de Satan"...
Dans nombre d'Eglises, il faut se couvrir la tête, et à tous ceux qui traquent le voile musulman, je rappellerai que nos "bonnes" soeurs sont voilées, et que certains Juifs ont un accoutrement qui n'a rien à envier aux plus décalés...

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La réaction des Musulmans fondamentalistes à Tombouctou est-elle une abomination ? Pourquoi, alors, ne parle-t-on pas de l'intransigeance des Evangéliques que je connais bien ? Anecdote vécue :
Un Pasteur alsacien pénètre chez moi, jeune convertie (j'avais à peine 30 ans). En partant, une partie de la décoration est à la poubelle : je suis née en janvier, un tableau très moderne représentant un Capricorne est viré. La tête réduite achetée en Amazonie va au panier, comme les serpents empaillés ramenés du Mexique ou de Bornéo. Tous les tableaux ou gravures achetés chez les Amerindiens, ou à Quito, à Mexico, etc, partent illico à la poubelle. Mes livres sont soigneusement inspectés, et toute la maison est passée au crible. Adieu les souvenirs de voyages ! Des murs tous nus, plus de bibelots, le paradis évangélique. Il ressemble furieusement à celui de Tombouctou, non ? Alors, un peu de tolérance, s'il vous plaît, et surtout pas de dénonciation à sens unique.
Et les Juifs, alors ? Vous connaissez les 613 commandements, lois, interdits de la Torah ? Mais ce n'est rien à côté de ceux du Talmud, ainsi seulement pour les toilettes, vous avez tout un tas de prescriptions à respecter avant d'effectuer vos besoins - même si vous êtes pressé. Charmant, n'est-ce pas ?
A noter d'ailleurs qu'en zappant de FR24 à LCP, même tonalité : Emission "Parlons-en" de Frédéric Haziza, "faut-il réformer l'Islam", animée par un sioniste pur sucre, fervent partisan de la guerre contre l'Iran. Et ce sont ces gens qui squattent nos écrans, polluent nos esprits, et se gardent bien d'aborder la question du fanatisme talmudique (1). On y parle à l'instant de lapidation, justement, mais seulement celle de l'Islam. Pourquoi n'évoque-t-on jamais la lapidation du temps de Jésus, ou la lapidation des prophètes (les meilleurs des Juifs, pourtant) par les grands donneurs de leçons hébreux ? 
Conclusion : Ca suffit l'indignation à sens unique, ça suffit l'intolérance, ça suffit la diabolisation, ça suffit la mauvaise foi, ça suffit la chasse aux sorcières, ça suffit la stigmatisation partisane, ça suffit les Médias poisons nous conduisant directement au choc de civilisations nucléaire de dépopulation (pour nous) et de prédation (pour quelques-uns) !
Il est parfois utile de remettre les pendules à l'heure...
eva R-sistons

 

(1) http://r-sistons.over-blog.com/article-voici-le-vrai-breviaire-du-racisme-et-de-la-haine-videos-et-citations-114099510.html

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Mali. Pourquoi les islamistes ont saccagé Tombouctou ?
Politique lundi 28 janvier 2013

+ LIRE AUSSI. Les manuscrits de Tombouctou, un patrimoine qui n'a pas de prix

Tombouctou, la ville historique, investie par le groupe islamiste Ansar Dine depuis avril 2012, a été défigurée. Pourquoi cette attaque en règle contre cette ville qui fut un grand centre intellectuel de l’islam ? Ils s'en sont pris en fait au symbole d'un autre Islam.

La perle du désert

Tombouctou fait partie de ces lieux mythiques au parfum mystérieux.

Surnommée « la ville aux 333 saints » ou la « perle du désert », Tombouctou se situe au sommet de la boucle du fleuve Niger, à 900 km au nord-est de Bamako, la capitale du Mali. Elle compte aujourd’hui environ 30 000 habitants. La ville est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1988.

Sa « découverte » par René Caillié, en 1828, avait fait grand bruit à l’époque. L’explorateur français est considéré comme le premier occidental à être revenu de la cité interdite aux chrétiens.

Classée au patrimoine mondial

Tombouctou fut un grand centre intellectuel de l’islam et a contribué à sa diffusion en Afrique aux XVe et XVIe siècles. Elle avait tout, alors, d’une cité florissante accueillant jusqu’à 25 000 étudiants dans ses 180 écoles coraniques.

Témoins de cet âge d’or, trois grandes mosquées retiennent particulièrement l’attention : Djingareyber, construite en 1325, Sankoré et Sidi Yahia.

Outre ces mosquées, le site classé par l’Unesco comprend 16 cimetières et mausolées. Ils constituent, selon la croyance populaire, un rempart spirituel qui protège la ville du malheur. Les tombes des saints font l’objet de vénérations. La population du désert sollicite les anciens pour leur garantir un mariage heureux, apporter la pluie…

Tombouctou est également célèbre pour ses dizaines de milliers de manuscrits, dont certains remontent au XIIe siècle. Ils sont, en partie, détenus comme des trésors par les grandes familles locales.

Les saccages d'Ansar Dine

Le 2 avril 2012, la dernière ville du Nord encore sous contrôle gouvernemental est passée sous la coupe du groupe islamiste Ansar Dine.

Le 30 juin 2012, les islamistes d’Ansar Dine entament la destruction de mausolées de saints musulmans. Des constructions en terre, très fragiles. A coups de burin et de marteau, ils éventrent des tombes, saccagent l’architecture de sept mausolées et arrachent même la porte d’une mosquée du XVe siècle.

«Au nom de la pureté» de l'islam

Officiellement, il s’agit de représailles à la décision de l’Unesco de classer la ville patrimoine mondial en péril.

Mais, pour ces partisans d’une version extrême de la charia, il s’agit aussi de lutter contre l’idolâtrie. Le culte des saints étant assimilé, selon eux, à de la superstition. Pour les intégristes, « vénérer un saint, c’est porter atteinte à Dieu ». Ces fondamentalistes revendiquent ces destructions au nom de la pureté des origines de l’islam.

Cet iconoclasme (destruction délibérée de symboles ou représentations religieuses), se fonde notamment sur une sourate du Coran demandant aux fidèles de s’en prendre aux statues : « Ô vous qui croyez ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du démon. Évitez-les. »

Cet islam « pur et dur » peut être rattaché au courant salafiste. Une doctrine qui voit l’avenir de l’humanité dans un retour aux valeurs du passé. Elle impose de calquer notre vie sur celle des salaf ou « ancêtres vertueux ».

Ce courant s’oppose notamment au soufisme, un courant de pensée, qui entend construire un avenir en se basant sur ce que les ancêtres ont construit.

Dans la même logique, les salafistes s’opposent à tous les symboles de la vie moderne, jugés comme contraires à l’islam pur. C’est ce qui justifie, par exemple, le port du voile par les femmes, l’interdiction du tabac, de la radio, de la télévision, des distractions…

François VERCELLETTO.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Mali.-Pourquoi-les-islamistes-ont-saccage-Tombouctou-_55257-2158075_actu.Htm#.UQa2XJcJNi0.twitter

 

 

Sur mon site officiel,

Tombouctou saccagé ? - Fondamentalismes 3 religions - Intolérance

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:41

Et la théorie du complot devint la "vérité"

 

Juste après le 11-Septembre, les complotistes ont entrepris de mettre au point et de diffuser ce qui au final allait devenir le mythe fondateur du mouvement complotiste du 11-Septembre: dans le but de restreindre les libertés individuelles et de favoriser leurs alliés de l’industrie pétrolière et gazière, les faucons néo-conservateurs de l’administration Bush —et ses compères de la CIA et du FBI, bien sûr— ont orchestré un attentat terroriste à grande échelle, provoquant la mort de 2.977 civils innocents et permettant d’obtenir le soutien de la population américaine à des guerres en Afghanistan et en Irak qu’elle n’aurait jamais autorisé sinon.
http://couturealain.com/couturealain.com/complot.html
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Le 11 Septembre et le nouveau dogme révisionniste : les complots n’existent pas
Le 27 mai 2005 · Catégories : 11-Septembre, Amérique du Nord, Analyses, Français
 

 

Encore et toujours, quand on ose s’interroger librement sur les attentats du 11 septembre et que l’on émet quelques doutes sur la véracité de la version officielle, on est immédiatement mis à l’index par la police de la pensée dominante.

Pourtant, on le sait, la version officielle (celle du rapport de la Commission sur le 11 septembre) a été présentée et défendue par des hommes qui ont décidé d’envahir et d’occuper l’Irak, un pays qui ne les menaçait pas, en utilisant les mensonges les plus grossiers, alors même que ces hommes ont des intérêts pécuniaires avérés dans le commerce des armes ou du pétrole.

Ce sont ces hommes qu’il faudrait croire sur parole. Autrement-dit, on nous demande une sorte de suicide intellectuel et de garder nos doutes pour nos conversations privées ou les comptoirs du café du commerce. Mais heureusement, la raison est têtue et le doute est pugnace. On ne se rendra pas à l’évidence le front honteux et la tête basse.


Les complots n’existent pas entend-t-on de toute part. Ou plutôt, ils existent, mais seulement quand les coupables sont musulmans ou noirs et que les victimes sont occidentales et blanches.

Les dirigeants rwandais peuvent bien comploter contre leurs citoyens Tutsi entre 1990 et 1994, mais pas les dirigeants américains. C’est inconcevable. Les blancs ne tuent pas d’autres blancs (au moins depuis la fin de la seconde guerre mondiale).

Il y a bien eu complot le 11 septembre, mais ses auteurs et ses complices ne peuvent être que des musulmans fanatiques qui ne connaissent rien de la démocratie et qui vivent cachés dans des caves. La démocratie ne saurait susciter en son sein des dirigeants capables de telles horreurs et d’une telle haine envers leur propre population.

Puisque les complots n’existent pas dans nos régimes démocratiques (sauf, évidemment, quand ils sont l’œuvre d’ennemis étrangers biens identifiés), et ne peuvent être que les sombres élucubrations d’esprits tourmentés qui voient le mal partout, on est bien forcé de convenir des vérités suivantes :

• il n’y a pas eu de complot pour assassiner Kennedy (la Commission Warren à eu raison de conclure à l’acte isolé d’un homme qui n’a, malheureusement, pas eu le temps de parler, puisqu’il a lui-même été assassiné. Il n’y a rien de choquant à ce que l’un des principaux membres de la Commission fut Allen Dulles, l’un des ennemis personnels de Kennedy qui l’avait limogé de la présidence de la CIA !) ;

• la CIA (l’organe d’un régime démocratique) n’est jamais intervenue dans aucun pays pour renverser le pouvoir en place dans les cinquante dernières années, ni en Amérique latine, ni au Moyen-Orient (la baie des Cochons, le coup d’Etat contre Allende, l’invasion de Grenade en 1983, l’invasion de Panama en 1989, l’armement des Contras pour renverser le gouvernement Sandiniste au Nicaragua et le scandale de l’Iran-Gate, les interventions militaires au Salvador et au Honduras dans les années 80 et 90, cela ne vous dit rien ? !).

• Le Président des Etats-Unis Eisenhower n’a jamais mis en garde les Américains contre les dangers d’une mainmise du complexe militaro-industriel sur la politique américaine ? (Voir son discours d’adieu du 17 janvier 1961). Le procureur Jim Garrison, à l’issue de son enquête sur l’assassinat de Kennedy, n’a pas déclaré être terrifié par sa découverte que la CIA et le Pentagone dirigaient, de fait, les USA ? (‘In a very real and terrifying sense, our Government is the CIA and The Pentagon, with Congress reduced to a debating society’. Octobre 1967).

• l’Irak n’a pas été envahi par l’armée américaine sous de faux prétextes (les armes de destructions massives ont été trouvées et les liens entre Saddam Hussein et le 11 septembre sont établis) ; l’administration Bush n’a jamais eu l’intention d’envahir et d’occuper ce pays avant les attentats ; cette administration n’est pas en train de privatiser l’industrie irakienne à son profit et de payer les frais de guerre avec le pétrole irakien (« Privatization in Disguise », by Naomi Klein, in The Nation, http://www.thenation.com/doc.mhtml ?i=20030428&s=klein) ;

• les USA n’ont pas espionné les membres des Nations Unies au moment de la discussion des résolutions préparant la seconde guerre du Golfe (un pays démocratique ne s’abaisse jamais à de telle pratiques)(« US dirty tricks to win vote on Iraq war. Secret document details American plan to bug phones and emails of key Security Council members », Martin Bright, Ed Vulliamy and Peter Beaumont, in The Observer, Sunday March 2, 2003, http://observer.guardian.co.uk/international/story/0,6903,905899,00.html) ;

• la France (un grand pays démocratique puisque c’est le pays des droits de l’Homme !) n’a jamais participé à un coup d’Etat en Afrique ni soutenu de régimes répressifs ; elle n’est, à aucun titre, complice du génocide rwandais ; elle n’a pas soutenu le régime génocidaire rwandais avant, pendant, après le génocide (des élucubrations d’esprits dérangés !) ; elle n’entretient pas de bonnes relations avec le régime également génociadire de Khartoum ni n’a approuvé les fraudes électorales au Togo lors des dernières élections présidentielles ;

• il n’y a pas eu de tentative de coup d’Etat au Venezuela en avril 2002 (avec l’appui des Etats-Unis de Bush et de l’Espagne d’Aznar) ni en Guinée Equatoriale en mars 2004 (avec l’appui de la Grande-Bretagne et les finances de Mark Thatcher, le propre fils de la Dame de Fer) ; non, ces pays riches en pétrole n’intéressent pas ces démocraties exemplaires ;

• il n’y a pas eu de coup d’Etat en Haïti en 2004 avec le soutien de la France et des Etats-Unis ;

• Aznar n’a pas essayé de manipuler la vérité sur les attentats de Madrid en vu d’être réélu en mars 2004 ; nos dirigeants démocrates aiment trop la transparence ;

• les élections présidentielles américaines de 2000 et de 2004 n’ont pas été entachée d’irrégularités (des millions de noirs n’ont pas été privés illégalement de leurs droit de vote)(Voir La Démocratie du Plus Fort).

Mais si les complots existent bel et bien, et que des régimes démocratiques peuvent les organiser ou les appuyer ici ou là quand il y va de leur intérêt ou de celui de leurs dirigeants (le plus souvent, il est vrai, ces complots se font au détriment de populations étrangères), cela ne signifie évidemment pas que l’administration Bush soit auteur ou complice des attentats du 11 septembre.

Cela nous invite seulement à ne pas accepter, sans broncher, une vérité officielle qui comporte de nombreuses zones d’ombre et qui ne résiste pas longtemps à un examen critique élémentaire.

Prenons cinq exemples significatifs illustrant, à nos yeux, l’importance du questionnement dans cette affaire :

• L’implication de l’Arabie Saoudite
• L’implication du Pakistan
• Les informations dont disposait l’administration Bush avant le 11 septembre
• Une Commission indépendante et impartiale ?
• Une administration au-dessus de tout soupçon ?

L’implication de l’Arabie Saoudite

 L’administration Bush voudrait nous faire croire, en dépit de tous les indices contraires, qu’aucun auteur ou complice des attentats ne se cache dans le cercle étroit de la famille régnante saoudienne et de ses services secrets. Cela serait particulièrement gênant pour l’administration Bush si tel était le cas, en raison, notamment, des liens d’amitiés et d’affaires qui unissent les élites saoudiennes avec la famille Bush et son entourage (particulièrement bien documentés par deux livres : « Ben Laden : La Vérité Interdite » de Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, chez Denoël Impacts, 2002 ; « House of Bush, House of Saud : The Secret Relationship Between the World’s Two Most Powerful Dynasties », de Craig Unger, http://www.houseofbush.com/).

Cela ne prouverait pas la complicité directe de l’administration Bush dans les attentats (en termes juridiques, cependant, ce n’est pas impossible), mais nous permettrait de douter de l’assertion du rapport final de la Commission sur le 11 septembre, d’après laquelle il n’existe aucune preuve de l’implication d’une puissance étrangère dans ces attentats qui ne sont attribués qu’aux seuls membres du réseau Al Qaeda.

S’il était avéré que l’administration Bush avait sciemment masqué la responsabilité de personnalités importantes d’Arabie Saoudite dans les attentats, ou détruit ou gardé secrètes les preuves de cette implication, la procédure d’impeachment devrait légitiment être engagée à l’encontre du Président et des poursuites judiciaires entamées contre les autres membres de l’administration.

Eléments d’appréciation :

• pourquoi le rapport sur les attentats du 11 septembre, établi par le panel conjoint des comités de renseignement de la Chambre des Représentants et du Sénat (à ne pas confondre avec le rapport de la Commission sur le 11 septembre remis un an plus tard), publiée le 24 juillet 2003, a-t-il été censuré par la Maison Blanche qui en a expurgé 27 pages portant vraisemblablement sur l’implication de puissances étrangères dans les attentats ? On sait depuis que cette censure porte essentiellement sur l’implication de membres éminents du régime saoudien (et pakistanais) dans les attentats. Bob Graham, le Sénateur qui a présidé ce panel conjoint, a révélé dans un livre particulièrement sévère à l’égard de l’administration Bush (« Intelligence Matters » , Random House, September 2004) que les pages censurées portaient bien sur ce sujet et détaillaient l’implication supposée de membres du régime saoudien dans la préparation et le financement des attentats. Il accuse directement l’administration Bush d’avoir menti et d’avoir masqué la réalité de l’implication de l »Arabie Saoudite (on doit s’étonner du peu d’échos reçu par ce livre qui, à lui seul, constitue un réquisitoire impitoyable contre l’administration Bush et qui aurait du encourager les médias à rejeter la version présentée par le rapport final de la Commission).

• l’ambassadeur saoudien à Washington, le Prince Bandar, et sa femme, auraient, selon Bob Graham et le journaliste américain d’investigation Unger Craig (Voir : « House of Bush, House of Saud »), transféré plus de 100 000 dollars à la femme d’Osama Basnan, elle-meme l’amie d’al-Bayoumi, un financeur présumé de deux des terroristes du 11 septembre. Pourquoi le rapport final de la Commission sur le 11 septembre ne mentionne pas ces faits, au moins pour les démentir ? Pourquoi n’avoir pas auditionné le Prince Bandar et sa femme ?

• pourquoi avoir autorisé les membres de la famille régnante saoudienne et de la famille Ben Laden, présents sur le territoire américain au moment des attentats, à quitter le pays moins d’une semaine après ceux-ci, sans les avoir proprement interrogés, alors que 15 des 19 preneurs d’otages étaient de nationalité saoudienne et qu’Oussama Ben Laden était considéré par l’administration Bush comme le principal responsable de ces attentats, et qu’il est avéré que le terroriste désigné entretenait toujours de bons rapports avec certains membres du régime saoudien et de sa propre famille ? On est surpris de constater que la Commission n’y trouve rien à redire.

L’implication du Pakistan

Le Président des services secrets pakistanais (l’ISI), Lt. Gen. Mahmoud Ahmad, se trouvait en visite officielle aux Etats-Unis au moment des attentats du 11 septembre (Reuters -13 septembre- ; New York Times -13 septembre- ; Daily Telegraph -14 septembre- ; The Guardian -15 septembre).

A Washington du 4 au 13 septembre, son agenda était particulièrement chargé puisqu’il a eu des entretiens privés avec les hauts responsables Américains suivants : le secrétaire d’Etat Colin Powell (12 ou 13 septembre) ; le sous-secrétaire d’Etat adjoint Richard Armitage (12 et 12 septembre) ; le sous-secrétaire d’Etat Marc Grossman (avant le 11 septembre) ; l’ancien directeur de la CIA, George Tenet (avant le 11 septembre) ; le sénateur Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le sénateur John Kyl, membre du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le représentant Porter Goss, président du Comité du renseignement de la Chambre et actuel président de la CIA et le sénateur Joseph Biden, président du Comité des relations étrangères (11 septembre) (dans Guerre et Mondialisation de Michel Chossudovsky – Editions Le Serpent à Plumes – page 211). D’après le Washington Post (en date du 23 septembre 2001), Mahmoud Ahmad se serait rendu en Afghanistan juste après les attentats, à la demande des Américains, afin de rencontrer les leaders Talibans et de discuter avec eux de l’extradition de Ben Laden aux Etats-Unis.

Quelques jours avant le commencement de la campagne militaire anglo-saxonne en Afghanistan (octobre 2001), on apprend que Mahmoud Ahmad est poussé à la démission, sous la pression des Américains, pour avoir transféré 100 000 $ au chef présumé des attentats du 11 septembre, Mohammed Atta. Ces faits incroyables, (d’abord révélés le 8 octobre par Press Trust of India et The Dawn du Pakistan) ont été relatés en détail par le très respecté Times of India : « Des sources importantes ont confirmé que le général [Mahmoud Ahmad] avait perdu son travail en raison des preuves fournies par les services secrets indiens établissant un lien entre lui et l’un des responsables des attentats contre les World Trade Center. Les autorités américaines ont exigé sa mise à la retraite une fois confirmé le transfert de 100 000 $ au profit de Mohammed Atta à travers le Pakistan, transfert réalisé par Umar Sheikh à la demande de Mahmoud Ahmad. Des sources gouvernementales ont confirmé que l’Inde avait contribué de manière significative à l’établissement du lien existant entre le transfert d’argent et l’ancien président de l’ISI. Sans donner de détails, ces sources ont confirmé que les éléments recueillis, y compris le numéro de téléphone du mobile de Sheikh, ont aidé le FBI à établir le lien en question » (Joshi, Manoj, ‘India helped FBI trace ISI-terrorist links’, Times of India, 9 octobre 2001). Les faits ont ensuite été confirmés par d’autres sources : AFP -10 octobre- ; Wall Street Journal -10 octobre- ; Australian -10 octobre- ; India Today -15 octobre- ; Daily Excelsior -18 octobre- ; Sunday Herald -24 février 2002- ; London Times -21 avril 2002.

Depuis, Mahmoud Ahmad refuse de répondre aux questions (AP -21 février 2002) et n’a pas fait l’objet de poursuites de la part du Pakistan ou des Etats-Unis qui n’ont pas réclamé l’ouverture d’une enquête sur les liens supposés entre l’ancien président de l’ISI et l’un des responsables des attentats du 11 septembre.

A tout le moins, une enquête sur cette éventuelle responsabilité serait bienvenue. Que dit le Rapport de la Commission sur le 11 Septembre à propos de ces faits ? Rien.

Les informations dont disposait l’administration Bush avant le 11 septembre :

On voudrait nous faire croire que l’administration Bush n’avait pas reçu de très nombreuses informations précises sur la préparation des attentats plusieurs mois avant qu’ils aient lieu.

Eléments d’appréciation :

• Pourquoi 50 agents de la CIA, du FBI, de la NSA prétendent le contraire ? Pourquoi ces agents dénoncent-ils les pressions qu’ils ont subies de la part de leurs responsables hiérarchiques pour ne pas poursuivre leurs investigations sur les présumés terroristes, avant et depuis les attentats du 11 septembre ? (Voir notre éditorial : « Qui a Peur de Sibel Edmonds ? » dans L’Idiot du Village).

• Le juge américain, David Philip Schippers, prétend avoir prévenu de nombreux sénateurs et représentants américains, ainsi que John Ashcroft, ministre de la justice, un mois et demi avant le 11 septembre, de l’imminence d’attentats sur Manhattan et Washington, orchestrés par des terroristes liés à Ben Laden à l’aide d’avions suicides ? (Voir dans New American, 28 janvier 2002, de William Jaspers, l’article intitulé ‘OKC Bombing : Precursor to 9-11 ?’ ; sur le site Infowars, 10 octobre 2001, l’interview de Schippers, intitulé ‘Government Had Prior Knowledge’ ; sur WorldNet Daily, 21 octobre 2001, l’article intitulé ‘David Schippers Tells Metcalf Feds ignored warnings of WTC attacks’). De qui David Philip Schippers tenait-il ses informations ?

• Salman Rushdie dit avoir reçu l’ordre de l’Administration Aérienne Américaine (FFA) de ne pas prendre d’avion de ligne effectuant des trajets à l’intérieur des Etats-Unis et du Canada, une semaine avant les attentats (« Rushdie’s air ban » de James Doran dans The Times/London – 27 septembre 2001).

• 8 heures avant les premiers détournements d’avions, le maire de San Francisco, Willie Brown, a-t-il, comme il le prétend, reçu de son personnel de sécurité, le conseil de ne pas prendre d’avion de ligne ce matin là, alors qu’il avait prévu de s’embarquer pour New York (« Willie Brown got low-key early warning about air travel », de Phillip Matier et Andrew Ross dans San Francisco Chronicle – 12 septembre 2001 ; Counterpunch – 14 septembre 2001) ?

• Sur les très nombreuses informations provenant des services secrets étrangers voir : ‘Foreign Intelligence Warnings’, de Paul Thompson dans The Center For Cooperative Research (http://www.cooperativeresearch.org/essay.jsp ?article=foreignwarnings).

Le plus étonnant est que la Commission ne se soit pas donné la peine de mentionner ces faits largement documentés par de nombreux articles de presse, soit pour les démentir, soit pour les confirmer.

Une Commission indépendante et impartiale ? 

On voudrait nous convaincre que la commission d’enquête sur le 11 septembre était indépendante et qu’elle a répondu à toutes les questions qui se posaient.

Eléments d’appréciation :

• La commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre était présidée par Thomas Kean (le directeur exécutif étant Philip Zelikow) : il est de notoriété publique qu’il entretient des liens d’affaire étroits avec la famille Ben Laden et la famille Ben Mahfouz. Ce dernier est considéré comme l’un des principaux bailleurs de fonds du terrorisme islamique dans le monde (Voir « Who’s Who on the 9/11 « Independent » Commission » de Michel Chossudovsky, dans Global Research on Globalization – 18 juillet 2003 dans L’Idiot). En effet, Thomas Kean est directeur (et actionnaire) d’Amerada Hess Corporation qui participe à la coentreprise Delta-Hess avec Delta Oil d’Arabie saoudite, laquelle appartient aux clans ben Mahfouz et Al-Amoudi. Delta-Hess a été créée en 1998 pour la mise en valeur et la prospection de champs pétrolifères dans la région de la mer Caspienne. En Azerbaïdjan, Delta-Hess a une participation de 2,72 % dans la société Azeri-Chirag-Gunashli et une autre de 20 % dans la société Garabaghki-Hursangi. Elle détient aussi des actions dans le pipeline Bakou-Tbilisi-Ceyhan (BTC).

• La commission avait pour directeur exécutif un certain Philip Zelikow. Celui-ci est un historien reconnu qui a travaillé étroitement avec Condoleezza Rice, la conseillère de Bush pour la sécurité nationale. En octobre 2001, Philip Zelikow était nommé par Bush membre du Foreign Intelligence Advisory Board, un organisme chargé de conseiller le Président sur les affaires sensibles. C’est donc un proche de Bush qui a été choisi pour diriger l’enquête sur les attentats du 11 septembre (Voir « Probing 9/11″ de David Corn dans The Nation, 19 juin 2003, le 25 juin 2003 dans l’Idiot).

• Un certain nombre de membres des familles des victimes des attentats ont demandé, en vain, que Zelikow quitte ses fonctions en raison de ses nombreux liens avec l’administration Bush (Voir ’9/11 Panel Director Has Conflict of Interest’, United Press International -US-, mardi 7 octobre 2003 dans L’Idiot ; ‘Sept. 11 Panel Defends Director’s Impartiality’, de Dan Eggen dans The Washington Post, mardi 14 octobre 2003 dans L’Idiot).

• Pourquoi George Bush a-t-il demandé au leader de la majorité sénatoriale, Tom Daschle, de limiter l’enquête sur les événements du 11 septembre à une enquête sur les failles des services de renseignements ? Pourquoi George Bush a-t-il refusé, jusqu’en décembre 2002 et jusqu’à ce que les familles des victimes le menacent de porter l’affaire en justice, qu’une véritable commission d’enquête soit désignée, préférant laisser les comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants mener l’enquête ? (Voir CNN, 20 janvier 2002, ‘Bush asks Daschle to limit Sept. 11 probes’ ; Newsweek, 4 février 2002, ‘The Battle Back Home’). Pourquoi George Bush s’est-il opposé à la publication intégrale du rapport conjoint des comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants ?

• L’un des membres de cette Commission, Max Cleland, s’est dit écœuré par l’attitude d’obstruction de l’administration Bush dans un article publié sur Salon.com : « The President Ought to be Ashamed : Interview with Max Cleland », Salon.com, Nov. 13, 2003. Depuis cette déclaration l’administration Bush a acheté son silence en le nommant membre de direction de la Banque d’Import/Export (Export-Import Bank) et en lui demandant, par la même occasion, de quitter ses fonctions au sein de la Commission.

• Pour plus de détails sur les omissions et distorsions de la Commission sur le 11 septembre voir : « The 9/11 Commission Report, Omissions and Distortions » de David Ray Griffin, Arris Books, 2005.

Une administration au-dessus de tout soupçon ?

 On voudrait nous peindre les membres de l’administration Bush comme des hommes et des femmes incapables d’imaginer et de faire le pire. Il suffit des les juger par leurs actes.

Eléments d’appréciation :

• George Bush est arrivé au pouvoir dans des conditions plus que douteuses en l’an 2000 (Voir : « The Best Democracy Money can Buy » de Greg Palast) et a été réélu dans des conditions tout aussi suspectes (Voir : Le Coup d’Etat Electronique de George Bush).

• John Poindexter, l’un des hommes de l’ombre de l’administration Bush, fut le principal artisan de l’Irangate dans les années 80 alors qu’il était conseiller pour la sécurité nationale (1983-86). Il est à l’origine du projet Information Awareness Office (voir ci-dessous pour plus de détails).

• John Negroponte (actuel représentant américain aux Nations Unies) a dirigé la sale guerre contre le Nicaragua des Sandinistes et les mouvements de gauche et d’extrême gauches du Honduras et du Salvador dans les années 80 lorsqu’il était ambassadeur au Honduras.

• Au lendemain du 11 septembre 2001, des milliers de personnes (peut-être plus de 5000, sans compter les prisonniers de Guantanamo) sont ou ont été détenues arbitrairement aux Etats-Unis et à l’étranger, dans des camps militaires américains, sans que leur soient garantis les droits élémentaires de tout détenu : pas d’avocat, pas de charge précise retenue à leur encontre, jugements et expulsions dans le plus grand secret (« Enemy Aliens », par David Cole, The New Press, 2003).

• Le Pentagone souhaite encourager les citoyens américains à espionner leurs proches et voisins afin de s’assurer qu’ils ne participent pas à des opérations terroristes (Projet Talon). Un fichier pour recueillir les données collectées sera crée. Le projet Talon remplace le projet TIPS du ministère de la justice (Terrorist Information Protection System) qui visait à forcer les citoyens à rapporter les faits suspects auprès des autorités. Le projet TIPS envisageait de forcer 11 millions de citoyens américains, principalement des personnes ayant accès aux maisons de leurs compatriotes, comme les livreurs et les plombiers ou électriciens, à rapporter les faits en question (« Enemy Aliens », par David Cole, page 73, The New Press, 2003 ; ‘Pentagon to enlist US citizens for spying’, Wired News, par Brian McWilliams, 25 juin 2003 ; le 27 juin 2003 dans L’Idiot).

• L’administration Bush a transféré des centaines de Talibans sur la base militaire de Guantanamo afin de les priver des protections minimum imposées par les conventions internationales sur les prisonniers de guerre, qu’ils ont pourtant signées (Conventions de Genève sur les prisonniers de guerre). (Voir ‘Bush se trompe sur les dispositions des Conventions de Genève’, rapport du Human Rights Watch, New York, 7 février 2002 ; ‘Apply Geneva Conventions to Guantanamo Inmates’ Sur ZAWYA [UAE], le mardi 25 mars 2003 dans L’Idiot).

• L’administration Bush a crée, au lendemain du 11 septembre, une cellule au sein du Pentagone chargée ouvertement de désinformer les médias étrangers et de les manipuler (l’Office of Strategic Information aurait finalement été dissout).

• Afin de combattre le terrorisme, l’administration Bush a proposé de créer des fichiers sur tous les Américains dans lesquels seraient enregistrées automatiquement toutes les informations concernant leur consommation et leurs déplacements et qui pourraient être consultés par l’administration à tout moment, en l’absence même de contrôle judiciaire (le projet, d’abord intitulé Total Information Awareness et renommé Terrorism Information Awareness, n’a pas encore été adopté par le Congrès américain).

• Le Homeland Security Act et le Patriot Act confèrent au Président des Etats-Unis (qui a transféré ce pouvoir à la CIA) le droit de désigner toute personne ennemie de l’Etat (sans que des critères précis soient définis) et de l’éliminer physiquement quelque soit l’endroit où elle se trouve.

• Quelques sources : ‘Ideas the Pentagon Wishes It Never Had’ par Ari Berman dans The Nation -US-, lundi 1er septembre 2003 dans L’Idiot ; ‘Civil Liberties After September 11′ par Tom Stephens, dans Counterpunch , mercredi 16 juillet 2003 dans L’Idiot ; ‘Copycatting the US ‘war on terrorism’ de Ehsan Ahrari dans Asia Times, Thailand, le mardi 2 septembre 2003 dans L’Idiot. Voir aussi les très nombreux articles consacrés à ce sujet et mentionnés dans L’Idiot dans la rubrique ‘Amérique du Nord’.

Si cette administration ne doit pas être soupçonnée du pire, alors que notre conscience dorme d’un sommeil éternel et cessons de faire notre métier de journaliste !

Conclusion

Nous ne prétendons pas avoir les preuves matérielles de la complicité de l’administration Bush dans les attentats. Nous disons simplement qu’il y a suffisamment d’indices concordants pour le supposer ou le soupçonner et pour, par conséquent, rouvrir le dossier et explorer la piste de la complicité active ou passive avec attention et rigueur.

Les hommes, la doctrine, les ambitions affichées et les actions passées et présentes de l’administration Bush incitent à un tel travail. Vouloir l’empêcher c’est se rendre, d’une certaine manière, complice des complices et ne pas faire son métier de citoyen.

Ceux qui nient les complots aujourd’hui et qui dénient à quiconque le droit de s’interroger sur les responsabilités de l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre, ressemblent, à s’y méprendre, à ces révisionnistes d’extrême droite, que l’on croyait à jamais discrédités, qui nient la réalité parce qu’elle ne sied pas à leur haine ou à leur bêtise.

 

Guillaume de Rouville

 

http://lidiotduvillage.org/2005/05/27/le-11-septembre-et-le-nouveau-dogme-revisionniste-les-complots-nexistent-pas/

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