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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:33
http://tchadonline.com/?p=125890 - Le Blog de Thierry Desjardins  : "Les Français sont fous" (non, ils sont conditionnés en permanence par les médias menteurs, note d'eva R-sistons)

HOLLANDE AFRIQUE-OK-05-07-2012 21-15-29
IMAGES – © TOL PRESSE
...75% de nos compatriotes approuvent l’intervention militaire française au Mali. Jamais les Français ne s’étaient montrés aussi bellicistes. Ils n’avaient été que 66% à approuver l’intervention française en Libye, en 2001, 55% pour celle en Afghanistan, en 2001 et 58 % pplur celle au Kosovo en 1999....

 

Mali : Clés pour comprendre la tragique

(re)colonisation de l'Afrique (au sous-sol si riche)

Par eva R-sistons

 

 

Alors, guerre contre le terrorisme, ou pour aider le "Président" du Mali ? Imposture ! Ce sont des prétextes, des mensonges !

 

Il s'agit de re-coloniser l'Afrique entière, soi-disant en traquant les "terroristes islamistes" (que l'on utilise d'ailleurs contre la Syrie souveraine (1) de plus en plus vers le Sud... donc bientôt partout dans le continent.

 

Cette fois, la colonisation ne sera pas au profit des Français (sauf pour Total - pétrole -  et Areva - uranium -), mais des USA et d'Israël cherchant à supplanter les Chinois qui eux, extraient les ressources sans bombarder mais en douceur (en échange de la construction de routes, d'hôpitaux, d'écoles, donc en échange du développement du pays).

 

Washington, Londres, Tel-Aviv font leurs guerres par procuration, en utilisant les Français, ou plus exactement leurs hommes à la tête de la France, de Sarkozy-Kouchner-(BHL)...  à Hollande-Fabius-(BHL). Hollande a menti, le changement ce n'est pas maintenant, la politique est la même, l'hypocrisie en plus ! (voir ici : La colère des militaires contre la France vendue à l'UE, aux USA, à Israël)

 

La colonisation ne se passera plus comme avant; on n'enverra plus des Français apporter la "civilisation" aux Africains. On remplacera sur le continent les dirigeants "patriotes" (comme Kadhafi ou Gbagbo) par des dirigeants dociles, donc aux ordres de l'Occident et du FMI; le meilleur exemple est Ouattara, l'ami personnel de Sarkozy, imposé par la France à la place de Gbagbo réellement élu pour non seulement diriger la Côte d'Ivoire au profit de l'Occident, mais "modeler" le continent africain par la dette des Etats et des peuples, le pillage des ressources par les multinationales, les guerres contre les dirigeants insoumis, la fabrique de terroristes (bien pratiques comme prétextes de guerres) ou l'entretien des conflits locaux, tribaux, ethniques, religieux... pour comme en Libye, voler l'or et le pétrole du pays pendant que les habitants sont trop occupés à s'entretuer. 

 

Le FMI prête toujours de l'argent aux pays pauvres (soi-disant pour les aider), alors que ce sont les banquiers qui profitent de l'endettement tandis que les populations sont "asservies" - c'est une forme d'esclavage moderne. 

 

Kadhafi a été assassiné par la France (d'ailleurs soucieuse de se débarrasser de lui car le dirigeant Libyen avait financé la campagne électorale de Sarkozy) parce qu'il voulait libérer l'Afrique de la colonisation, de l'asservissement, de l'endettement, des pillages des ressources par les multinationales...

 


http://tchadonline.com/?p=121848

 

 

La politique françafricaine est-elle enterrée comme promis par Hollande ? Non, au contraire, elle est plus implacable car désormais la colonisation passe par la guerre, les bombardements, au lieu d'être discrète, sournoise - c'est la méthode des roués Fabius-Hollande inspirée par le sulfureux "philosophe" au service d'Israël, BHL.

 

Tragique politique pour la France ! Notre pays sert des intérêts étrangers au lieu des siens, il perd sa considération, son rôle dans le monde. La vraie "Communauté internationale" (tout sauf l'Occident) ne fait plus appel à notre pays comme médiateur puisqu'il sert exclusivement les intérêts "usraliens" (USA-Israël, ajouter la GB). Et pour "servir" cette politique abjecte, le Quai d'Orsay a été "nettoyé" de ses éléments patriotes, indépendants, et puis des hommes comme les Sarkozy-Hollande-Fabius-Valls (au service d'Israël et des Anglo-Saxons) sont imposés aux Français grâce aux Médias aux ordres. Il suffit de voir comment Manuel Valls, aujourd'hui, est lancé comme une lessive, pour devenir un jour un Président impitoyable afin d'une part, de consolider l'UE (contre notre volonté) et le Nouvel Ordre Mondial et bien sûr de tuer notre modèle social, nos retraites par répartition etc - et d'autre part, de faire les guerres demandées par Tel-Aviv, Londres, Washington.

 

Quant à la prise d'otages en Algérie, on peut légitimement penser qu'elle a été préparée par la France de longue date (depuis des années, notre pays cherche à déstabiliser l'Algérie pour la re-coloniser), mais si elle a eu lieu maintenant, c'est certainement pour tenter de convaincre d'autres Etats de faire la guerre contre le Mali puisque les otages étaient de différentes nationalités. Raté ! Alors, pour ne pas présenter aux Français, en plus du coût financier terrible de cette sale guerre (40.000 euros l'heure de vol, semble-t-il), celui plus grave et plus impopulaire encore, humain, avec la vision de soldats rentrant dans un cercueil, nos dirigeants corrompus subventionnent des armées locales, africaines.

 

En Syrie, la France arme, forme, finance (avec le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Turquie, etc) des terroristes mercenaires, et au Mali, des Noirs pour servir de chair à canons.

 

Au mépris du Droit international (nos dirigeants relèvent d'un Tribunal pour crimes contre l'humanité, car tout le continent africain est en voie de déstabilisation, via Sarkozy et sa guerre en Libye, et maintenant via Hollande et sa guerre au Mali), la France sème partout la peur, la mort (des civils ou pas), les ruines, la faim, les exodes, et des hordes de réfugiés ne savent plus où aller. Je pose aussi une question : Des enfants soldats sont-ils aussi utilisés dans ces très sales guerres ?

 

La France elle aussi désormais colonisée est en sous-mains dirigée par les "Usraéliens", au mépris de sa réputation, du Droit international, et au risque d'attentats ou de représailles sur notre sol, elle a pris la tête des croisades contre (soi-disant) le terrorisme, croisades chères aux néoconservateurs comme Bush de sinistre mémoire. Aujourd'hui, sous la férule d'hommes vendus à l'Etranger, note pays écrit une de ses plus sombres pages d'Histoire : Pour son malheur, le nôtre, et celui des Africains. Quelle abominable responsabilité !

 

Les hommes les plus dangereux de France, aujourd'hui, outre Copé à Droite, sont à "Gauche", Fabius, Valls, BHL - et Hollande sous leur funeste influence. Tous radicalement sionistes et atlantistes, sans hasard....

 

Voilà la vérité, celle que les Médias collabos de l'Oligarchie militaro-financière nous cachent. Au risque de lendemains très amers pour nous... et terriblement meurtriers pour le continent africain encore et toujours asservi, colonisé, saigné, pillé, meurtri !

 

Ainsi, la Patrie des Droits de l'Homme est-elle en train de devenir celle qui les piétine le plus.... en bernant les Français crédules, désormais "accros" aux guerres permanentes, de la Yougoslavie à l'Afghanistan, de la Côte d'Ivoire et de la Libye au Mali, en attendant le plus gros morceau, pour le compte de Tel-Aviv : Contre l'Iran millénaire qui n'a jamais attaqué personne. Avec toutes les conséquences sur notre sol, et le risque de guerre mondiale nucléaire.

 

Nos dirigeants-laquais ont perdu la tête. Et nos Médias "squattés" par les sionistes les plus radicaux, aujourd'hui "Lanterne rouge" (de la désinformation) en Europe, sont gravement responsables pour leur conditionnement permanent contre nos intérêts, ceux de notre pays, et ceux de l'Afrique déjà si meurtrie (2)...

 

Eva R-sistons

 

 

1) D'ailleurs, Fabius soutient les opposants terroristes en Syrie et non les opposants modérés au Régime syrien voir ici : Fabius soutient les opposants syriens terroristes et non les modérés

 

2) En particulier par le sang contaminé, et là on retrouve encore le mielleux et si dangereux Fabius, "l'homme du sang contaminé" (c'est son surnom)...

 

 

Depuis l’annonce de l’arrivée à l’Elysée du socialiste François Hollande qui a promis, durant sa campagne, d’engager «une rupture» avec «les vielles pratiques de la Françafrique»,  les Africains francophones notamment espèrent la fin de l’action néocoloniale prêtée à la France en Afrique, dénommée Françafrique. Une notion que l’on utilise parfois sans en comprendre véritablement le sens.

(suite ici : http://gabonreview.com/blog/au-fait-la-francafrique-cest-quoi-exactement/)

 

NB : Hollande a menti :
Mali : Hollande pris en flagrant délit de mensonge (vidéo 1 mn)


Françafrique drapeau

 

Aller plus loin :

 

Mali : les dessous impérialistes
d’une intervention Franco-Américaine

Par Mireille Fanon-Mendes-France

 

Mali : les dessous impérialistes d’une intervention Franco-Américaine


.http://www.fruits-rouges.org/?attachment_id=1110

 

 

 

 

La France casse du touareg au Mali – Partie 1

Mali : une guerre peut en cacher une autre

 


Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN
.
Lire  l' incontournable

 

L'Afrique saignée

Témoignage d'un Malien

 

 

http://www.journaldumali.com/article.php?aid=189

 

Les commentaires sur la France,

sur l'Afrique.. et le témoignage d'un Malien, ici :

La France ? Une ploutocratie dirigée par des mafieux - L'Afrique saignée

.

afrique-guerre.jpg

 

La tragédie d'un monde

convoité par l'Occident machiavélique

qui institutionnalise la stratégie du chaos

en soutenant dictateurs, terroristes,

et obscurantisme barbare.


Le génocide libyen.

L'Afrique en proie à la recolonisation

et orpheline de son héros, Kadhafi.

La nécessaire lutte de libération

du continent africain.

Par eva R-sistons

et par l'ALAC-Afrique

 

Dimanche 18 novembre 2012

 

  Nouveau sur Investig'Action  

- michelcollon.info

LE MYTHE DE LA BONNE GUERRE
Le panafricanisme est-il mort dans les sables du Sahel ? - Theophile Kouamouo
"Au moment de la guerre de Libye, il aurait juste fallu un peu de courage..."

Faire la guerre au Mali ou comment éluder les bonnes questions - Carlos Crespo
Une analyse des causes qui ont mené au conflit soulève de troubles responsabilités.

La France intervient au Mali et réaffirme son rôle de gendarme en Afrique - Survie
L' intervention française révèle l’échec de 50 années de "coopération" avec l’Afrique.

ATTENTION, MEDIAS!

Les mensonges de la propagande de guerre française au Mali - Mohamed Tahar Bensaada
Pas moins de sept mensonges relevés dans les médias.

Guerre au Mali : les JT de TF1 en première semaine - Blaise Magnin, Henri Maler
Les RP de Bouygues à l'œuvre. Ou quand la question de la légitimité ne se pose pas.

ENJEUX ET INTERETS OCCULTES
Mali : le bruit des bottes - Mireille Fanon-Mendes-France
Au mois de novembre déjà, la fille de Frantz Fanon épinglait les dangers d'une guerre.

L'aventure ambiguë de la France au Mali - Pierre Cherruau
Une bonne affaire pour Hollande mais pas vraiment pour l'Afrique.

CONTEXTE
Le Mali, prochain Afghanistan ? - Immanuel Wallerstein
Retour sur l'histoire récente d'un Etat en crise.

Les "guerres nomades" gagnent le Mali - Colette Braeckman
Comment la situation s'est dégradée dans le nord du pays. Entretien avec M. Galy

A LA RESCOUSSE D'AREVA
Areva en Afrique ou la loi de la jungle - Eva Lacoste
Les dessous du "fleuron de l'industrie française".

Comment Areva laisse mourir ses travailleurs au Niger - Emmanuel Haddad
Qui défendra les Nigériens de ces terroristes?

VIDEO
Mali Ko, chant pour la paix - United Voices of Mali
Des artistes africains s'unissent contre la guerre.

Soutenez l'info alternative,
Rejoignez les Amis d'Investig'Action

 

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VIDEO :

 

 

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afrique-prison.jpg

 

 

A lire aussi :

 

Les génocides planifiés par les Etats-Unis, les escadrons de la mort

 

http://moreroots2.skyrock.com/11.html
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Voir aussi :

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:53

 

 

 

Par Ahmed Halfaoui


© Ahmed Halfaoui

Samedi 26 janvier 2013


Une guerre médiatique d’un nouveau genre vient d’être déclarée par les Etats-Unis. Elle va défrayer la chronique et elle va être à armes égales. C’est leur responsable du département d’Etat, Hillary Clinton, qui l’a annoncée. Il va donc y avoir de l’animation sur les réseaux sociaux d’Internet, parce que c’est le champ de bataille qui a été choisi. Une « cellule opérationnelle au sein du département d’Etat a commencé à tenter de répondre à Al-Qaida et à d’autres propagandes djihadistes », nous dit la dame. L’objectif étant de rendre coup pour coup, de répondre image contre image. Si les communicateurs des Islamistes « diffusent une vidéo qui montre à quel point les Américains sont épouvantables », les services étatsuniens diffuseront « une vidéo montrant à quel point ils sont épouvantables ». Barbarie versus barbarie (c’est dans le texte!). Une barbarie qui est reconnue sans ambages.

 

Madame Clinton, sachant que ses troupes n’ont rien à envier aux « fous de dieu », ne parle pas de démentir ce qui est montré sur la toile en termes d’exactions et de crimes, mais de les mettre en parallèle avec ceux de ses adversaires. Une concurrence entre les atrocités est mise en place « à travers les canaux médiatiques par lesquels ils (les groupes islamistes) communiquent avec les gens ». La grande défenderesse de la cyber-liberté au profit des blogueurs et autres cyberactivistes du « printemps » dit arabe, va en user à son tour. Du moins son successeur, puisqu’elle va rentrer dans le rang après avoir connu une palpitante épopée, jalonnée de drames humains, de tragédies et de cadavres.

 

Sa dernière guerre, elle n’en prendra pas les commandes personnellement, elle se contentera de l’avoir initiée, en fin de mandat. Elle en aurait eu l’idée en se rappelant d’un « défi similaire », « même si le monde est différent ». Il s’agit de « la lutte contre le communisme international et l’Union soviétique durant la guerre froide », dit-elle, au cours de laquelle les propagandistes étatsuniens communiquaient « avec les amoureux de la liberté derrière le rideau de fer, via les médias ». Ce disant, elle omet de parler de ces autres « amoureux de la liberté », en Afghanistan, dont les médias et le cinéma étatsuniens ont fait des héros et promu au rang de modèles au sein de la jeunesse des pays dits musulmans et auprès des populations occidentales. A moins qu’elle ne s’en rappelle pas. Elle devrait pourtant. Cela lui aurait donné l’idée, peut-être, de commencer par engager le démontage de tous les mensonges servis et d’informer sur les techniques qui ont été mises en œuvre pour fabriquer tous ces « miracles » qui ont subjugué les aînés de ceux qu’elle veut combattre aujourd’hui. C’était aussi une guerre médiatique, comme celle, ne l’oublions pas, qui s’est menée contre la Libye et se mène encore contre la Syrie, où ce que la dame appelle « djihadistes » sont considérés comme étant du bon côté, soutenus et armés. Mais, pour le moment, il faudra se contenter de comparer la barbarie des Etats-Unis avec la barbarie des groupes armés islamistes qui ne travaillent pas dans le bon sens, comme au Mali, en Irak ou en Somalie.

 

Article publié sur Les Débats

 

http://lavoixdelasyrie.com/data/?p=9888

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 02:10

 

EU barbelet

http://syndicats.over-blog.com/article-l-implosion-programmee-du-systeme-europeen-110713955.html

L’IMPLOSION PROGRAMMÉE
DU SYSTÈME EUROPÉEN
Par Samir Amin

directeur du Forum du Tiers Monde

et président du Forum Mondial des Alternatives.

Septembre 201


Peut-on comparer l’Europe aux États-Unis ?


L’opinion majoritaire en Europe est convaincue que l’Europe a les moyens de devenir une puissance économique et politique comparable aux États-Unis et, de ce fait, indépendante. En additionnant les populations et les PIB concernés cela paraît évident. Pour ma part je crois que l’Europe souffre de trois handicaps majeurs qui interdisent la comparaison.

Premièrement le continent nord-américain (les États-Unis et ce que j’appelle sa province extérieure – le Canada) bénéficie de ressources naturelles incomparables à celles de l’Europe à l’Ouest de la Russie comme en témoigne la dépendance énergétique européenne. 

Deuxièmement l’Europe est constituée d’un bon nombre de nations historiques distinctes dont la diversité des cultures politiques, sans que celles-ci ne soient nécessairement chauvines, pèse suffisamment lourd pour interdire d’y reconnaître l’existence d’un « peuple européen » à l’instar du « peuple étatsunien ». On reviendra sur cette question majeure.

Troisièmement (et c’est là la raison principale qui interdit la comparaison) le développement capitaliste en Europe a été et demeure inégal, alors que celui-ci a homogénéisé les conditions de son déploiement dans l’espace nord-américain, tout au moins depuis la guerre de sécession. L’Europe – à l’Ouest de la Russie historique (qui inclut la Biélorussie et l’Ukraine) – est elle-même composée de trois strates de sociétés capitalistes inégalement développées.

Le capitalisme historique – c’est-à-dire la forme du mode capitaliste qui s’est imposé à l’échelle mondiale – s’est constitué à partir du XVIe siècle dans le triangle Londres/Amsterdam/Paris, pour prendre sa forme achevée avec la révolution politique française et la révolution industrielle anglaise. Ce modèle, qui deviendra celui du capitalisme des centres dominants jusqu’à l’époque contemporaine (le capitalisme libéral pour employer les termes de Wallerstein), s’est déployé avec vigueur et rapidité aux États-Unis, après la guerre de Sécession qui met un terme à la position dominante des esclavagistes dans la gestion de l’Union ; plus tard au Japon. En Europe le modèle a conquis, également rapidement (à partir de 1870), l’Allemagne et la Scandinavie. Ce noyau européen (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Suisse, Autriche, Scandinavie) est aujourd’hui soumis à la gestion économique, sociale et politique de ses propres monopoles que j’ai qualifié de « généralisés », constitués comme tels dans les années 1975-1990, à partir des formes antérieures du capitalisme des monopoles. Or les monopoles généralisés propres à cette région européenne ne sont pas « européens » mais encore rigoureusement « nationaux » (c’est-à-dire allemands, ou britanniques, ou suédois, etc.), bien que leurs activités soient transeuropéennes et même transnationales (opérant à l’échelle de toute la planète). Il en est de même des monopoles généralisés contemporains des États-Unis et du Japon. Dans mon commentaire des travaux de recherche impressionnants qui ont été faits sur ce sujet j’ai insisté sur l’importance décisive de cette conclusion.

La seconde strate concerne l’Italie et l’Espagne, dans lesquels le même modèle – aujourd’hui donc celui du capitalisme des monopoles généralisés – n’a pris corps que beaucoup plus récemment, après la Seconde Guerre mondiale. Les formes de la gestion économique et politique des sociétés concernées, de ce fait particulières, constituent un handicap à leur promotion au rang d’égaux de premiers.

Mais la troisième strate, qui englobe les pays de l’ex-monde « socialiste » (à la mode soviétique) et la Grèce, n’est pas le siège de monopoles généralisés propres à leurs sociétés nationales (les armateurs grecs sont peut-être l’exception, mais leur statut est-il celui de « Grecs » ?). Tous ces pays étaient jusqu’à la Seconde Guerre mondiale encore loin de s’être constitués en sociétés capitalistes développées à l’instar de celles du noyau européen central. Par la suite le socialisme soviétique a fait encore reculer les embryons de bourgeoisies capitalistes nationales, en substituant à leur pouvoir celui d’un capitalisme d’État associé à des comportements sociaux, sinon socialistes. Réintégrés dans le monde capitaliste par leur adhésion à l’Union européenne et à l’Otan, ces pays sont désormais dans la situation de ceux du capitalisme périphérique : ils ne sont pas gérés par leurs propres monopoles généralisés nationaux, mais dominés par ceux du noyau européen central.

Cette hétérogénéité de l’Europe interdit rigoureusement sa comparaison avec l’ensemble États-Unis/Canada. Mais, dira-t-on, cette hétérogénéité ne pourrait-elle pas être effacée graduellement, précisément par la construction européenne ? L’opinion européenne dominante le pense ; je ne le crois pas, et nous reviendrons sur cette question.


Doit-on comparer l’Europe au continent des deux Amériques ?


Pour ma part je crois plus proche de la réalité la comparaison de l’Europe avec le continent des deux Amériques (États-Unis/Canada d’une part, Amérique latine et Caraïbes d’autre part) qu’avec la seule Amérique du Nord. Le continent des deux Amériques constitue un ensemble du capitalisme mondial caractérisé par le contraste qui oppose son Nord central et dominant à son Sud périphérique et dominé. Cette domination, partagée au XIXe siècle entre le concurrent britannique (alors hégémonique à l’échelle mondiale) et la puissance étatsunienne montante (dont l’ambition est proclamée dès 1823 par la doctrine Monroe), est aujourd’hui désormais principalement exercée par Washington, dont les monopoles généralisés contrôlent largement la vie économique et politique du Sud, en dépit des avancées combattives récentes qui pourraient remettre en question cette domination. L’analogie avec l’Europe s’impose. L’Est européen est dans une situation de périphérie soumise à l’Ouest européen analogue celle qui caractérise l’Amérique latine dans ses rapports avec les États-Unis.

Mais toutes les analogies ont leurs limites et les ignorer conduirait à des conclusions erronées concernant les avenirs possibles et les stratégies de lutte efficaces capables d’ouvrir la voie au meilleur de ces avenirs. Sur deux plans l’analogie cède la place à la différence. L’Amérique latine est un continent immense, doté de ressources naturelles fabuleuses – eau, terres, minerais, pétrole et gaz. L’Europe de l’Est n’est sur ce plan en rien comparable. Par ailleurs l’Amérique latine est également relativement considérablement moins hétérogène que l’Europe de l’Est : deux langues apparentées (sans ignorer ce qu’il reste des langues indiennes), peu d’hostilité chauvine entre voisins. Mais ces différences – pour importantes qu’elles soient – ne constituent pas notre motif majeur de ne pas poursuivre le raisonnement simplifié de l’analogie.

La domination des États-Unis sur son Sud américain se déploie par des moyens qui relèvent principalement de l’économique comme en témoigne le modèle du marché commun pan-américain promu par Washington, en panne dans la tentative des États-Unis de l’imposer. Même dans son segment actif – NAFTA qui annexe le Mexique au grand marché Nord américain – l’institution ne remet pas en cause la souveraineté politique du Mexique dominé. Mon observation ne comporte aucun volet naïf. Je sais bien qu’il n’y a pas de cloisons étanches séparant les moyens économiques de ceux mis en œuvre aux plans de la politique. L’OEA (l’Organisation des États Américains) a été à juste titre considérée par les opposants d’Amérique latine comme « le Ministère des colonies des États-Unis », et la liste des interventions, qu’elles aient été militaires (dans les Caraïbes) ou qu’elles aient pris la forme de soutiens organisés à des coups d’États est suffisamment longue pour en témoigner.

L’institutionnalisation des rapports entre les États de l’Union européenne relève d’une logique plus large et plus complexe. Il y a bien une sorte de « doctrine Monroe » ouest européenne (« l’Europe de l’Est appartient à l’Europe de l’Ouest »). Mais il n’y a pas que cela. L’Europe n’est plus seulement un « marché commun » comme elle l’avait été à l’origine, au départ limité à six pays puis étendue à d’autres en Europe de l’Ouest. Depuis le traité de Maastricht elle est devenue un projet politique. Certes ce projet politique a été conçu pour servir celui de la gestion des sociétés concernées par les monopoles généralisés. Mais il peut devenir le lieu de conflits et de remises en cause de cette vocation et des moyens mis en place pour la servir. Les institutions européennes sont censées associer les peuples de l’Union et prévoient quelques moyens à cet effet, comme la mesure de la représentation des États en fonction de leur population et non de leur PIB. De ce fait l’opinion dominante en Europe, en y incluant celle de la majorité des gauches critiques des institutions telles qu’elles sont, garde l’espoir qu’une « autre Europe » est possible.

Avant de discuter des thèses et des hypothèses concernant les avenirs possibles de la construction européenne il nous paraît nécessaire de faire un détour par la discussion de l’atlantisme et de l’impérialisme d’une part, et de l’identité européenne d’autre part.


Europe ou Europe atlantiste et impérialiste ?


La Grande-Bretagne est atlantiste plus qu’elle n’est européenne, et tient cette posture de son héritage d’ancienne puissance impérialiste hégémonique, quand bien même cet héritage serait-il réduit aujourd’hui à la position privilégiée que la City de Londres occupe dans le système financier mondialisé. La Grande-Bretagne soumet donc son adhésion fort particulière à l’Union européenne à la priorité qu’elle donne à l’institutionnalisation d’un marché économique et financier euro-atlantique, qui l’emporte sur toute volonté de participer activement à une construction politique de l’Europe.

Mais ce n’est pas seulement la Grande-Bretagne qui est atlantiste. Les États de l’Europe continentale ne le sont pas moins, en dépit de leur volonté apparente de construire une Europe politique. La preuve en est donnée par la centralité de l’OTAN dans cette construction politique. Qu’une alliance militaire avec un pays extérieur à l’Union ait été intégrée dans la « constitution européenne » constitue une aberration juridique sans pareille. Pour certains pays européens (la Pologne, les États baltes, la Hongrie) la protection de l’OTAN – c’est-à-dire des États-Unis – face à « l’ennemi russe » (!) est plus importante que leur appartenance à l’Union européenne.

La persistance de l’atlantisme et l’expansion mondiale du champ d’intervention de l’OTAN après qu’ait disparue la prétendue « menace soviétique » sont les produits de ce que j’ai analysé comme l’émergence de l’impérialisme collectif de la triade (États-Unis, Europe, Japon), c’est-à-dire des centres dominants du capitalisme des monopoles généralisés, et qui entendent le demeurer en dépit de la montée des États émergents. Il s’agit là d’une transformation qualitative relativement récente du système impérialiste antérieurement et traditionnellement fondé sur le conflit des puissances impérialistes. La raison de l’émergence de cet impérialisme collectif est la nécessité de faire face ensemble au défi que constituent les ambitions des peuples et des États des périphéries d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine de sortir de leur soumission.

Le segment européen impérialiste en question ne concerne que l’Europe de l’Ouest, dont tous les États ont toujours été impérialistes à l’époque moderne, qu’ils aient disposé de colonies ou pas, ayant tous et toujours eu accès à la rente impérialiste. Les pays de l’Europe de l’Est par contre n’ont pas accès à celle-ci, n’étant pas le siège de monopoles généralisés nationaux qui leur soient propres. Mais ils se nourrissent de l’illusion qu’ils y ont droit, du fait de leur « européanité ». J’ignore s’ils sauront se débarrasser un jour de cette illusion.

L’impérialisme étant devenu désormais collectif il n’y a plus qu’une seule politique – celle de la triade – commune et partagée vis-à-vis du Sud, qui est une politique d’agression permanente contre les peuples et les Etats qui osent remettre en question ce système particulier de la mondialisation. Or l’impérialisme collectif a un leader militaire, sinon un hégémon : les États-Unis. On comprend alors qu’il n’y a plus de politique extérieure, ni de l’Union européenne, ni des Etats qui la constituent. Les faits démontrent qu’il n’y a qu’une seule réalité : l’alignement sur ce que Washington décide seul (peut être en accord avec Londres). L’Europe vue du Sud n’est rien d’autre que l’allié inconditionnel des États-Unis. Et s’il y a sur ce plan peut être quelques illusions en Amérique latine – du fait sans doute que l’hégémonie est exercée ici brutalement par les seuls États-Unis et non par leurs alliés subalternes européens – cela n’est pas le cas en Asie et en Afrique. Les pouvoirs dans les pays émergents le savent ; ceux qui gèrent les affaires courantes dans les autres pays des deux continents acceptent leur statut de compradores soumis. Pour tous Washington seul compte, pas l’Europe, devenue inexistante.


Y a-t-il une identité européenne ?


L’angle sous lequel doit être regardée cette question est cette fois intérieur à l’Europe. Car vue de l’extérieur – du grand Sud – oui « l’Europe » paraît être une réalité. Pour les peuples d’Asie et d’Afrique, de langues et de religions « non européennes », même lorsque cette réalité a été atténuée par des conversions missionnaires au christianisme ou l’adoption de la langue officielle des anciens colonisateurs, les Européens sont les « autres ». L’affaire est différente en Amérique latine qui, comme l’Amérique du Nord, est le produit de la construction de « l’autre Europe » associée nécessaire au déploiement du capitalisme historique.

La question de l’identité européenne ne peut être discutée qu’en portant le regard sur l’Europe vue de l’intérieur. Or les thèses qui affirment la réalité de cette identité et celles qui le nient se confrontent dans des polémiques qui conduisent les uns et les autres à trop tordre le bâton en leur faveur. Les uns invoqueront donc la chrétienté, alors qu’il faudrait parler des chrétientés catholique, protestante et orthodoxe, sans oublier les sans pratique religieuse ou même sans religion qui ne comptent plus pour quantités négligeables. Les autres feront observer qu’un Espagnol se sent plus à l’aise avec un Argentin qu’avec un Lituanien, qu’un Français comprendra mieux un Algérien qu’un Bulgare, qu’un Anglais se déplace plus aisément dans l’espace mondial des peuples qui partagent sa langue qu’en Europe. L’ancêtre civilisateur gréco-romain, réel ou reconstruit, devrait faire adopter le latin et le grec et non de l’anglais comme langues officielles de l’Europe (ce qu’elles étaient au Moyen Age). Les Lumières du XVIIIe siècle n’ont guère concerné que le triangle Londres/Amsterdam/Paris, même si elles ont été exportées jusqu’en Prusse et en Russie. La démocratie électorale représentative est trop récente et encore bien incertaine pour en faire remonter les sources à la formation des cultures politiques européennes, visiblement diverses.

Il ne serait pas difficile de faire apparaître la puissance toujours présente en Europe des identités nationales. La France, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne se sont construits dans leur adversité guerrière. Et si l’insignifiant Premier ministre de Luxembourg peut déclarer que « sa patrie est l’Europe » (ou peut-être la patrie de sa banque !), aucun président français, chancelier allemand ou premier britannique n’oserait une telle sottise. Mais est-il nécessaire d’affirmer la réalité d’une identité commune pour légitimer un projet de construction politique régionale ? Pour ma part je crois qu’il n’en est rien. Mais à condition de reconnaître la diversité des identités (appelons les « nationales ») des partenaires et de situer avec précision les raisons sérieuses de la volonté de la construction commune. Ce principe n’est pas valable exclusivement pour les Européens ; il l’est tout également pour les peuples des Caraïbes, d’Amérique hispanique (ou latine), du monde arabe, de l’Afrique. Il n’est pas nécessaire de souscrire aux thèses de l’arabité ou de la négritude pour donner toute sa légitimité à un projet arabe ou africain. Le malheur est que les « européanistes » ne se comportent avec cette intelligence. Dans leur grande majorité ils se contentent de se déclarer « supra-nationaux », et « anti-souverainistes », ce qui ne veut à peu près rien dire ou même entre en conflit avec la réalité. Dans ce qui suit, je ne discuterai donc pas la question de la viabilité du projet politique européen en me situant sur les terrains mouvants de l’identité, mais sur celui, solide, des enjeux et des formes d’institutionnalisation de leur gestion.


L’Union européenne est-elle viable ?


La question que je pose n’est pas celle de savoir si « un » projet européen (lequel ? pour quoi faire ?) serait possible (ma réponse est : évidemment oui), mais si celui qui est en place est viable, ou pourrait se transformer pour le devenir. Je laisse de côté les « européanistes » de droite, c’est-à-dire ceux qui, ayant souscrit à la soumission aux exigences du capitalisme des monopoles généralisés, acceptent l’Union européenne telle qu’elle est pour l’essentiel et s’intéressent seulement à donner une solution aux difficultés « conjoncturelles » (ce qu’elles ne sont pas, à mon avis) qu’elle traverse. Je ne m’intéresse donc qu’aux arguments de ceux qui proclament « une autre Europe possible », en y incluant les partisans d’un capitalisme rénové, à visage humain et ceux qui s’inscrivent dans une perspective de transformation socialiste de l’Europe et du monde.

La nature de la crise qui traverse le monde et l’Europe est au centre de ce débat. Et, pour ce qui concerne l’Europe, la crise de la zone euro – qui occupe le devant de la scène – et celle – derrière – de l’Union européenne, sont indissociables.

La construction de l’Union européenne – au moins depuis le traité de Maastricht et, à mon avis, depuis bien plus tôt – et celle de la zone Euro, ont été conçues et édifiées systématiquement comme des blocs de construction de la mondialisation dite libérale, c’est-à-dire de celle d’un système assurant la domination exclusive du capitalisme des monopoles généralisés. Dans ce cadre il nous faut d’abord analyser les contradictions qui, à mon avis, font que ce projet (et donc le projet européen qui en relève) n’est pas viable.

Mais, dira-t-on, en défense d’ « un » projet européen envers et contre tout, celui qui a l’avantage d’exister, d’être en place, peut être transformé. En théorie abstraite, certes. Mais quelles sont les conditions qui le permettraient. A mon avis un double miracle (est-il utile de dire que je crois peu aux miracles ?) : 1) que la construction transnationale européenne reconnaisse la réalité des souverainetés nationales, de la diversité des intérêts et des enjeux, et organise sur cette base l’institutionnalisation de son fonctionnement ; et 2) que le capitalisme – s’il s’agit de rester dans le cadre général de son mode de gestion de l’économie et de la société – puisse être contraint d’opérer d’une manière autre que celle que commande sa logique propre, aujourd’hui celle de la domination des monopoles généralisés. Je ne vois pas d’indications que les européanistes majoritaires acceptent de prendre en compte ces exigences. Je ne vois pas davantage que les européanistes de gauche, minoritaires, qui le voient, soient capables de mobiliser des forces sociales et politiques capables d’inverser le conservatisme de l’européanisme en place. C’est pourquoi je conclus que l’Union européenne ne peut être autre que ce qu’elle est, et que celle-ci n’est pas viable.


La crise de la zone euro illustre cette impossible viabilité du projet


Le projet « européen » tel que le traité de Maastricht le définit et celui de la zone euro ont été vendus aux opinions par une propagande (je n’ai pas d’autres mots pour la qualifier) mensongère et imbécile. Aux uns – les privilégiés (relatifs) de l’Europe de l’Ouest opulente – on a raconté qu’en gommant les souverainetés nationales on mettait un terme aux guerres haineuses qui avaient ensanglanté le continent (et on comprend alors le succès de ce boniment). On a rajouté la sauce : l’amitié de la grande démocratie étatsunienne, le combat commun pour la démocratie dans ce grand Sud arriéré – forme nouvelle de l’adhésion à des postures impérialistes – etc. Aux autres – les pauvres hères de l’Est – on a promis l’opulence par le « rattrapage » des niveaux de vie occidentaux.

Les uns et les autres ont cru – dans leur majorité – à ces boniments. A l’Est on a cru, semble-t-il, que l’adhésion à l’Union européenne permettrait ce fameux « rattrapage » et que le prix en valait la chandelle. Ce prix – peut être la punition pour avoir accepté le régime du socialisme, dit communisme, soviétique – était celui d’un ajustement structurel pénible, de « quelques » années. L’ajustement – c’est-à-dire « l’austérité » (pour les travailleurs, pas pour les milliardaires) – a été imposé. Mais il s’est soldé par un désastre social. C’est ainsi que l’Europe de l’Est est devenue la périphérie de celle de l’Ouest. Une étude récente sérieuse nous apprend que 80% des Roumains estiment « qu’au temps de Ceaucescu, c’était mieux » (!). Peut-on espérer mieux en termes de délégitimation de la prétendue démocratie qui caractériserait l’Union européenne ! Les peuples concernés en tireront-ils la leçon ? Comprendront-ils que la logique du capitalisme n’est pas celle du rattrapage, mais au contraire de l’approfondissement des inégalités ? Je l’ignore.

Si la Grèce est aujourd’hui au cœur du conflit, c’est à la fois parce que la Grèce fait partie de la zone euro, et que son peuple a cru échapper au sort des autres périphéries balkaniques (ex « socialistes »). Les « Grecs » (je ne sais pas exactement ce que cela veut dire) pensaient (ou espéraient ?) qu’ayant évité le malheur d’être gouvernés par des « communistes » (puissants dans la Grèce héroïque de la Seconde Guerre mondiale) – et cela grâce aux colonels ! – ils n’auraient pas à souffrir du prix que les autres balkaniques doivent payer. L’Europe et l’euro fonctionneraient autrement pour eux. La solidarité européenne, et celle plus particulière des partenaires de l’Euro, affaiblies ailleurs (pour crime de « communisme » qui doit être puni), agiraient en leur faveur. Les Grecs en sont pour leurs illusions naïves. Ils devraient savoir aujourd’hui que le système réduira leur sort à celui de leurs voisins balkaniques, la Bulgarie et l’Albanie. Car la logique de la zone euro n’était pas différente de celle de l’Union européenne ; au contraire elle en renforce la violence. D’une manière générale la logique de l’accumulation capitaliste produit une accusation de l’inégalité entre les nations (elle est à l’origine de la construction du contraste centres/périphéries) ; et l’accumulation dominée par les monopoles généralisés renforce encore cette tendance immanente au système. On nous rétorquera que les institutions de l’Union européenne ont prévu les moyens de corriger les inégalités intra-européennes par des soutiens financiers appropriés destinés aux pays retardés de l’Union ; et l’opinion générale y a cru. En réalité non seulement ces aides (qui, en dehors de l’agriculture dont je ne discuterai pas de la question ici, sont affectés en particulier à la construction d’infrastructures modernes) sont trop insuffisantes pour permettre le « rattrapage » ; mais, encore plus grave, par leur contribution à une plus grande ouverture des économies concernées, facilitent la pénétration des monopoles généralisés et donc renforcent la tendance au développement inégal. De surcroît ces aides poursuivent l’objectif de renforcer certaines régions sous-nationales (la Bavière, la Lombardie, la Catalogne par exemple) et par là affaiblir les capacités de résistance des États nationaux face aux diktats des monopoles.

La zone euro a été conçue pour accentuer encore davantage ce mouvement. Son caractère fondamental est défini par le statut de la BCE, qui s’interdit de prêter aux États nationaux (et même à un État supranational européen s’il existait, ce qui n’est pas le cas), mais finance exclusivement les banques – à un taux ridicule – qui, à leur tour, tirent de leurs placements en titres des dettes publiques nationales une rente qui renforce la domination des monopoles généralisés. Ce qu’on appelle la financiarisation du système est inhérent à la stratégie des monopoles en question. Dès sa création j’avais analysé ce système comme étant non viable, appelé à s’effondrer dès lors qu’une crise sérieuse frapperait le capitalisme. Ce qui se produit sous nos yeux. J’avais soutenu que la seule alternative susceptible de soutenir une construction européenne graduelle et solide imposait le maintien d’une gestion nationale des monnaies articulées dans un serpent monétaire, lui-même conçu comme une structure de négociations sérieuses portant sur les taux de change et les politiques industrielles. Et cela jusqu’à ce que, éventuellement et beaucoup plus tard, la maturation des cultures politiques permette la mise en place d’un État européen confédéral se superposant aux Etats nationaux, sans annihiler ces derniers.

La zone euro est donc entrée dans une crise prévisible qui menace réellement son existence comme on finit par l’admettre même à Bruxelles. Car on ne voit pas que l’Union européenne soit devenue capable de conduire une autocritique radicale qui impliquerait l’adoption d’un autre statut pour la gestion de la monnaie et la renonciation au libéralisme inhérent aux traités en vigueur.

Les responsables de la faillite du projet européen ne sont pas ses victimes – les pays fragiles de la périphérie européenne – mais, à l’opposé, les pays (c’est-à-dire les classes dirigeantes de ces pays) qui ont été les bénéficiaires du système, l’Allemagne en premier lieu. Les insultes proférées à l’encontre du peuple grec n’en sont que plus odieuses. Peuple paresseux ? Tricheurs avec le fisc : Madame Lagarde oublie que les tricheurs en question sont les armateurs que les libertés de la mondialisation (défendues par le FMI) protègent ! Mon raisonnement n’est pas fondé sur la reconnaissance du conflit des nations, même si dans les apparences les choses se passent de cette manière. Il est fondé sur celle du conflit entre les monopoles généralisés (eux-mêmes propres seulement aux pays du centre européen) et les travailleurs des centres européens comme de leurs périphéries, même si le coût de l’austérité imposé aux uns et aux autres produit des effets dévastateurs plus marqués dans les périphéries que dans les centres. Le « modèle allemand », vanté par toutes les forces politiques européennes de la droite et même d’une bonne partie de la gauche, a été mis en œuvre avec succès en Allemagne grâce à la docilité relative de ses travailleurs qui acceptent des rémunérations de 30% inférieures à celle des Français. Cette docilité est largement à l’origine à la fois du succès des exportations allemandes et de la croissance puissante des rentes dont les monopoles généralisés allemands sont les bénéficiaires. On comprend que ce modèle séduise les inconditionnels de la défense du capital !

Le pire est donc encore à venir : le délitement sous une forme ou une autre – brutale ou graduelle – du projet européen, en commençant par celui de la zone euro. On retournerait alors à la case de départ : les années 1930. On aurait alors une zone mark réduite à l’Allemagne et aux pays qu’elle dominerait sur ses frontières Est et Sud, les Pays-Bas et la Scandinavie autonomes mais consentant à s’y ajuster, une Grande-Bretagne que son atlantisme éloignerait encore davantage de la politique en Europe, une France isolée (Vichy ? ou de Gaulle ?), une Espagne et une Italie incertaines et fluctuantes. On aurait alors associé le pire : la soumission des sociétés nationales européennes aux diktats des monopoles généralisés et du « libéralisme » mondialisé qui l’accompagne d’une part, leur gestion politique par des pouvoirs recourant d’autant plus à la démagogie « nationaliste » qu’ils resteraient impuissants. Cette gestion politique renforcerait les chances des droites extrêmes. On aurait (on a déjà ?) des Pilsudski, des Horthy, des barons baltes, des nostalgiques de Franco et de Mussolini, des Maurassiens. Les discours d’apparence « nationaliste » des droites extrêmes sont des discours menteurs, puisque ces forces politiques (du moins leurs dirigeants) acceptent non seulement le capitalisme en général, mais encore la seule forme qu’il peut revêtir, celle du capitalisme des monopoles généralisés. Un « nationalisme » authentique aujourd’hui ne peut être que populaire au sens vrai du terme, servir le peuple et non le tromper. Du coup le vocable de « nationalisme » doit lui-même être utilisé avec précaution et peut être vaudrait-il mieux lui substituer celui « d’internationalisme des peuples et des travailleurs ». En contrepoint la rhétorique des droites en question réduit le thème du nationalisme à des dérives de violence chauvine mise en œuvre contre les immigrés ou les Roms, accusés d’être la source des désastres. Cette droite ne manque pas d’associer dans sa haine les « pauvres », tenus responsables de leur misère et accusés d’abuser des bénéfices de « l’assistanat ».

Voilà où conduit l’entêtement à défendre le projet européen contre vents et marées : à sa destruction.


Y a-t-il une alternative moins désolante ? Va-t-on vers une nouvelle vague de transformations sociales progressistes !


Certes oui, car les alternatives (au pluriel) existent toujours, en principe. Mais les conditions pour que celle-ci ou celle-là des alternatives possibles devienne réalité doivent être précisées. Il n’est pas possible de revenir à un stade antérieur de développement du capital, à un stade antérieur de la centralisation de son contrôle. On ne peut qu’aller de l’avant, c’est-à-dire en partant du stade actuel de la centralisation du contrôle du capital, comprendre que l’heure de « l’expropriation des expropriateurs » a sonné. Il n’y a pas d’autre perspective viable possible. Cela dit la proposition en question n’exclut pas la conduite de luttes qui, par étapes, vont dans sa direction. Au contraire elle implique l’identification d’objectifs stratégiques d’étape et la mise en œuvre de tactiques efficaces. Se dispenser de ces préoccupations de stratégies d’étape et de tactique d’action, c’est se condamner à proclamer quelques slogans faciles (« A bas le capitalisme ») sans efficacité.

Dans cet esprit et en ce qui concerne l’Europe une première avancée efficace, qui d’ailleurs se dessine peut être, part de la remise en question des politiques dites d’austérité, associées d’ailleurs à la montée des pratiques autoritaires anti-démocratiques qu’elle exige. L’objectif de relance économique, en dépit de l’ambigüité de ce terme (relance de quelles activités ? par quels moyens ?) lui est d’ailleurs associé tout naturellement.

Mais il faut savoir que cette première avancée se heurtera au système en place de gestion de l’euro par la BCE. De ce fait je ne vois pas qu’il soit possible d’éviter de « sortir de l’euro » par la restauration de la souveraineté monétaire des États européens. Alors et alors seulement des espaces de mouvement pourront s’ouvrir, imposant la négociation entre partenaires européens et par là même la révision des textes organisant les institutions européennes. Alors et alors seulement des mesures pourront être prises amorçant la socialisation des monopoles. Je pense par exemple à la séparation des fonctions bancaires, voire à la nationalisation définitive des banques en difficulté, à l’allègement de la tutelle que les monopoles exercent sur les producteurs agricoles, les petites et moyennes entreprises, à l’adoption de règles de fiscalité fortement progressive, au transfert de la propriété des entreprises qui choisiraient la délocalisation aux travailleurs et aux collectivités locales, à la diversification des partenaires commerciaux, financiers et industriels par l’ouverture de négociations, notamment avec les pays émergents du Sud, etc. Toutes ces mesures exigent l’affirmation de la souveraineté économique nationale et donc la désobéissance aux règles européennes qui ne les permettraient pas. Car il me paraît évident que les conditions politiques permettant de telles avancées ne seront jamais réunies en même temps dans l’ensemble de l’Union européenne. Ce miracle n’aura pas lieu. Il faudra alors accepter de commencer là où on le peut, dans un ou plusieurs pays. Je reste convaincu que le processus engagé ne tarderait pas à faire boule de neige.

A ces propositions (dont le président F. Hollande a amorcé la formulation, en partie tout au moins), les forces politiques au service des monopoles généralisés opposent déjà des contre-propositions qui en annihilent la portée : la « relance par la recherche d’une meilleure compétitivité des uns et des autres dans le respect de la transparence de la concurrence ». Ce discours n’est pas seulement celui de Merkel ; il est également celui de ses adversaires sociaux-démocrates, celui de Draghi, le président de la BCE. Mais il faut savoir – et le dire – que la « concurrence transparente » n’existe pas. Elle est celle – opaque par nature – des monopoles en conflit mercantile. Il ne s’agit donc là que d’une rhétorique menteuse qu’il faut dénoncer comme telle. Tenter d’en aménager la gestion, après en avoir accepté le principe – en proposant des règles de « régulation » – ne mène à rien d’efficace. C’est demander aux monopoles généralisés – les bénéficiaires du système qu’ils dominent – qu’ils agissent contre leurs intérêts. Ceux-ci sauront trouver les moyens d’annihiler les règles de régulation qu’on prétendrait leur imposer.

Les décisions prises en septembre 2012 pour sortir de la crise de l’euro (mise en place d’un Fonds de Solidarité européen, émission d’eurobonds, rachat de la dette des États par la BCE), non seulement viennent trop tard et ne sont pas – en volume – à la hauteur des exigences, mais encore s’inscrivent toujours dans la stratégie de l’austérité qui en annule automatiquement les effets bienfaisants éventuels ; car l’austérité produira la croissance inexorable de la dette et non sa réduction ; croire le contraire est pure sottise. Conçue pour rester dans le système de la financiarisation, c’est-à-dire de la soumission aux « anticipations » des monopoles généralisés et financiarisés, cette politique de principe est vouée à laisser le champ libre à la spirale descendante de l’implosion.

De surcroît cette politique de principe repose sur la négation de la souveraineté des États, en l’occurrence des États européens, alors que les conditions pour lui substituer la souveraineté d’un État européen n’existent pas et ne seront pas réunies dans un avenir visible. Or refuser la souveraineté des États, c’est tout simplement lui substituer celle des monopoles, et rien moins que cela. Et sans souveraineté nationale il n’y a plus de démocratie possible, comme les refus répétés de l’Union européenne de prendre en considération les opinions majoritaires, les résultats des élections et des referendums qui déplaisent au capital des monopoles l’ont amplement démontré.

C’est pourquoi le rétablissement du respect des souverainetés nationales est une exigence pour tous les peuples de toutes les régions de la planète. Sans ce respect, le droit international bafoué laisse la place au « droit » à l’intervention des puissances impérialistes dans les affaires des nations qui refusent de céder aux injonctions du capital des monopoles mondialisés. Sans ce respect des souverainetés, il n’y a aucune alternative démocratique et progressiste de possible, ni en Europe, ni ailleurs.

Le XXe siècle n’a pas été seulement celui des guerres les plus violentes qu’on ait connues, produites dans une large mesure par le conflit des impérialismes (alors conjugués au pluriel). Il a été aussi celui d’immenses mouvements révolutionnaires des nations et des peuples des périphéries du capitalisme de l’époque. Ces révolutions ont transformé à une allure accélérée la Russie, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine et ont constitué de ce fait la dynamique majeure dans la transformation du monde. Mais l’écho qu’elles ont trouvé dans les centres du système impérialiste est demeuré limité pour le moins qu’on puisse dire. Les forces réactionnaires pro-impérialistes ont conservé la maîtrise de la gestion politique des sociétés dans ce qui est devenu la triade de l’impérialisme collectif contemporain, leur permettant ainsi de poursuivre leurs politiques de « containment » (« contenir ») puis de « rolling back » (faire reculer) de cette première vague de luttes victorieuses pour l’émancipation de la majorité de l’humanité. C’est ce défaut d’internationalisme des travailleurs et des peuples qui est à l’origine du double drame du XXe siècle : l’essoufflement des avancées amorcées dans les périphéries (les premières expériences à vocation socialiste, le passage de la libération anti-impérialiste à la libération sociale) d’une part, le ralliement des socialismes européens au camp du capitalisme/impérialisme et la dérive de la social-démocratie devenant social libérale d’autre part.

Mais le triomphe du capital – devenu celui des monopoles généralisés – n’aura été que de courte durée (1980-2010 ?) Les luttes démocratiques et sociales engagées à travers le monde, comme certaines des politiques des États émergents, remettent en cause le système de la domination des monopoles généralisés et amorcent une seconde vague de transformation du monde. Ces luttes et ces conflits concernent toutes les sociétés de la planète, au Nord comme au Sud. Car pour maintenir son pouvoir le capitalisme contemporain est contraint de s’attaquer à la fois aux États, aux nations et aux travailleurs du Sud (de surexploiter leur force de travail, de piller leurs ressources naturelles) et aux travailleurs du Nord, mis en concurrence avec ceux du Sud. Les conditions objectives pour l’émergence d’une convergence internationaliste des luttes sont donc réunies. Mais de l’existence de conditions objectives à leur mise en œuvre par les agents sociaux sujets de la transformation, il y a encore une distance qui n’est pas franchie. Il n’entre pas dans notre intention de régler cette question par quelques grandes phrases faciles et creuses. Un examen approfondi des conflits entre les États émergents et l’impérialisme collectif de la triade et de leur articulation aux revendications démocratiques et sociales des travailleurs des pays concernés, un examen approfondi des révoltes en cours dans les pays du Sud, de leurs limites et de leurs évolutions diverses possibles, un examen approfondi des luttes engagées par des peuples en Europe et aux Etats-Unis, constituent le préalable incontournable à la poursuite de débats féconds concernant « les » avenirs possibles.

Toujours est-il que l’amorce du dépassement du défaut d’internationalisme est encore loin d’être visible. La seconde vague des luttes pour la transformation du monde va-t-elle de ce fait être un « remake » de la première ? Pour ce qui est de l’Europe, objet de notre réflexion ici, la dimension anti-impérialiste des luttes reste absente de la conscience des acteurs et des stratégies qu’ils développement, quand ils en ont. Je tenais à conclure ma réflexion sur « l’Europe vue de l’extérieur » par cette remarque, d’une importance majeure à mon avis.


Références

Cette étude fait référence à des concepts fondamentaux dans mon analyse du capitalisme contemporain et de sa crise, dont j’ai développé l’argumentation (dont seules les conclusions sont reprises ici) dans mes ouvrages les plus récents :

• Au-delà du capitalisme sénile, 2002 ; Obsolescent Capitalism, 2003. • Pour un monde multipolaire, 2005 ; Beyond US hegemony, 2006. • Du capitalisme à la civilisation, 2008 ; From Capitalism to civilization, 2010. • La crise, sortir de la crise du capitalisme ou sortir du capitalisme en crise, 2008 ; Ending the crisis of capitalism or ending capitalism, 2010. • La loi de la valeur mondialisée, 2011 ; The law of worldwide value, 2010.

Je fais référence tout particulièrement aux concepts de capitalisme des monopoles généralisés, de l’impérialisme collectif de la triade, du capitalisme historique et de ses caractères particuliers – l’accumulation par dépossession, la soupape de l’émigration vers les Amériques qui a permis le déploiement du capitalisme historique, du surplus dans le capital des monopoles et de la rente impérialiste, des deux longues crises structurelles du capitalisme des monopoles et des réponses qui ont été données à la première et de celles qui lui sont à la seconde, du conflit Nord/Sud et de celui qui oppose les pays émergents à la triade impérialiste, des deux longues vagues de luttes et de conflits anti-impérialistes (l’éveil du Sud) et anti-capitalistes (les révolutions socialistes) qui ont occupé le XXe siècle et qui s’amorce au XXIe siècle.

Voir sur ces questions mes articles de synthèse :

• “Capitalism, a parenthesis in history”, Monthly Review 2009. • “The battlefields chosen by contemporary imperialism”, Kasarinlan Philippine Journal of Third World Studies, 2009. • “The trajectory of historical capitalism”, Monthly Review 2011. • Audacity, site Pambazuka 01/12/2011. • « Capitalisme transnational ou impérialisme collectif ?”,Recherches Internationales, 2011. • “The Centre will not held, the rise and decline of liberalism”, Monthly Review 2012. • “The surplus in Monopoly Capitalism and the imperialist rent”, Monthly Review 2012. • The South challenges globalization, site Pambazuka 05/04/2012.

L’analyse critique de la construction européenne et de la gestion de l’euro, objet de cet article, est replacée dans ce cadre global. Pour des développements concernant ces questions, voir :

• « L’effacement du projet européen » (Au-delà du capitalisme sénile, 2002 ; pages 110 et suivantes). • « Les sables mouvants du projet européen » (Pour un monde multipolaire, 2005 ; pages 22 et suivantes). • « Le projet européen remis en question » (Du capitalisme à la civilisation, 2008 ; pages 151 et suivantes). • L’impossible gestion de l’euro, site Pambazuka 06/07/2010.

La référence à l’étude concernant l’opinion roumaine a été faite oralement par un participant roumain au Forum Social Balkanique (Zagreb, Mai 2012).


Source : http://www.m-pep.org/spip.php?article3096

 

.http://www.fruits-rouges.org/?p=1090#more-1090

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 02:00
Propagande médiatique, politique, idéologique
Affaire Cassez : la vérité !
Samedi 26 Janvier 2013
Affaire Cassez : la vérité !

Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, ont choisi de sacrifier la relation entre la France et l’un des pays les plus importants d’Amérique latine, le Mexique, officiellement au nom de « l’innocence d’une Française », en réalité au nom d’une pitoyable stratégie de communication émotionnelle à usage intérieur. En France, au plus haut niveau de l’Etat, l’instrumentalisation du sentiment s’est désormais substituée, dans tous les domaines (sécurité, justice, économie…), à la vraie politique, laquelle consisterait à traiter en profondeur la racine des problèmes. Les gouvernants français ne savent plus que larmoyer devant des micros tout en s’agrippant aux caméras.

En décembre 2005, l’arrestation d’Israel Vallarta et de sa compagne française, Florence Cassez, sonne le glas d’un terrible gang de kidnappeurs, « Los Zodiacos » lequel s’est rendu coupable de dizaines d’enlèvements, d’assassinats, de tortures et de viols. Plusieurs victimes, hommes, femmes et enfants témoignent et accusent Florence Cassez d’avoir participé aux séquestrations d’otage (qui se passaient dans le ranch où elle vivait avec son compagnon).

Voici un extrait du témoignage écrit de la dernière victime du clan « Los Zodiacos », paru dans la presse mexicaine et occulté par la presse française :

« Mon nom est Cristina Rios Valladares. J’ai été victime d’une prise d’otage, aux côtés de mon époux Raul et de mon fils Christian qui avait 11 ans (…) Nous avons appris la nouvelle de la peine de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à maintes reprises pendant ma captivité. Une voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles. Une voix que mon fils reconnaît comme celle de la femme qui lui a pris du sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à mon fils (…) Maintenant j’apprends que cette Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ces cris la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, hurlait sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi, elle se vengerait sur ma personne ».

 

Les partis dominants, à l’unisson, semblent vouloir faire de Florence Cassez un nouveau Alfred Dreyfus.

Seulement, le problème pour les membres de la classe politico-médiatique française, c’est que le Mexique dispose d’un vrai système judiciaire, et que les faits sont accablants pour Florence Cassez. Les témoignages sont là, et il est difficile par ailleurs (simple remarque de bon sens) de faire croire que Florence Cassez ait pu vivre pendant des années dans un ranch où s’activaient une bande de tueurs, avec des armes et des munitions partout, des otages cachés et souvent torturés, ceci sans n’avoir jamais rien remarqué ! Pour prétendre que Florence Cassez est innocente ou qu’elle est une victime, il faudrait pouvoir invalider le témoignage de Cristina Rios, celui de son mari et celui de son enfant : une mère violée, un père meurtri et un enfant terrorisé. Invalider aussi celui d’un autre kidnappeur mexicain, David Orozco Hernández, qui soutient que Florence Cassez partageait la direction des “Zodiacos” avec son compagnon Israel Vallarta : « Florence Cassez nous a rejoint en 2004, et son influence pour imposer et isoler le chef, ou plutôt s’isoler avec lui, ont largement contribué à semer la discorde au sein de l’organisation… Ses fonctions dans la bande consistaient à planifier les rapts et à organiser le recouvrement des rançons… Israel et la Francesa tenaient beaucoup à garder le secret, vis-à-vis des autres membres du groupe, sur les cibles potentielles des enlèvements et la réalité des sommes obtenues des familles d’otages… Ils estimaient que ces informations stratégiques n’avaient pas lieu d’être partagées. » (Sources : La Jornada, El Universal, Radio Trece, El Porvenir, 12-13 mai 2008, Mexico). L’Agence France-Presse a aussitôt publié un communiqué qui se garde bien d’entrer dans le détail des révélations de David Orozco Hernández, mais donne très largement la parole aux avocats français et mexicains de Florence Cassez. Tous les médias français ont aussitôt emboité le pas.

Le mensonge par omission, la sélection et l’orientation des faits, tel que le pratiquent chaque jour les médias français, privent les citoyens français des éléments indispensables à l’objectivité et à la liberté de leur jugement. Face au “mythe Cassez” – la belle Innocente contre une Police et une Justice mexicaines intégralement et nécessairement corrompues – les enquêtes de police, le témoignage des victimes, l’aveu des comparses et l’évidence elle-même comptent pour rien. Oui, la mésinformation systématique est devenue le pain quotidien des Français !

Au moment où la diplomatie française semble être définie par la famille Cassez, il convient de remarquer que celle-ci n’a pas toujours dit la vérité. Ainsi, les parents de Florence Cassez ont-ils affirmé à la presse française qu’ils ne connaissaient pas le compagnon de Florence, Israel Vallarta. Manque de chance, la presse mexicaine a publié les photos de Bertrand Cassez, le père, en train de trinquer avec Israel Vallarta dans le ranch Las Chinitas, à 30 km de Mexico !

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Les parents de Florence Cassez, accueillis au ranch d’Israël

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Bertrand Cassez, le père de la criminelle Florence Cassez, qui affirme n’avoir « jamais rencontré » Israël Vallarta, trinque ici avec lui.

Cette affaire Cassez fait penser à celle des deux Françaises, Sarah Zaknoun et Cécile Faye, emprisonnées en 2008 en République dominicaine pour trafic de drogue, et graciées en décembre 2009 par le président dominicain à la suite d’une campagne médiatique puis politique, depuis Paris. Heureusement pour les deux gentilles « vacancières », le président dominicain voulait faire plaisir à son homologue français. Mais la justice dominicaine n’avait pourtant pas été prise d’hallucination collective, pas plus que celle du Mexique et des victimes qui ont témoigné !

Il semble donc qu’en France, il y a des théories du complot autorisées et d’autres qui ne le sont pas. Il est par exemple autorisé et même encouragé de penser (reprenez les chroniques de pseudo-experts de la Russie après le récent attentat de l’aéroport de Moscou) que les Russes s’infligent des attentats tout seuls, comme il est manifestement souhaitable de penser qu’une Française puisse être victime d’un gigantesque complot hier dominicain, aujourd’hui mexicain. Décidément, ne sont pas forcément xénophobes ceux que l’on croit.

Il convient aussi de penser à l’affaire Cesare Battisti, ce terroriste italien d’extrême gauche que les médias français s’étaient mis en tête de faire libérer, au mépris de la justice italienne et des relations avec ce pays voisin, ami et allié de la France.

Pensons aussi à la gestion de l’affaire Ingrid Bétancourt qui fut lamentable pour les relations de la France avec la Colombie.

La classe politico-médiatique française a tout faux dans ces affaires ! Les membres de cette classe affichent devant le monde entier un mépris pour la justice et la souveraineté des pays étrangers, comme si d’ailleurs la justice et la démocratie françaises étaient exemplaires !

En définitive, le problème fondamental de la diplomatie française en Amérique latine ne tient-il pas au fait que les gouvernants français n’y aient aucune habitude de vacances ? S’ils avaient des villas en Colombie, ou s’ils se doraient sur les plages du Mexique, plutôt qu’en Tunisie ou en Egypte, peut-être feraient-ils preuve de moins d’arrogance ?

Ces opérations médiatiques à usage intérieur, qui visent ici, notamment pour le ministre des Affaires étrangères, Mme Michèle Alliot-Marie, à se refaire à bon compte une image émotionnelle positive après l’affaire de Tunisie, ne sont pas dignes du gouvernement de la France. Cette politique émotionnelle, « du coup médiatique », qui contamine jusqu’à la politique étrangère française, est devenue absolument insupportable ; elle finira d’ailleurs par se montrer contre-productive pour ceux qui en usent. Car si les Français ont des émotions et peuvent tomber dans ce genre de piège, ils comprennent par ailleurs de plus en plus que le pays est gouverné dans l’instant, sans vision stratégique, et que sa tête se pose de moins en moins la question du bien commun.

 

Comme lien complémentaire, je vous invite à prendre connaissance du communiqué du groupe Marly, publié dans les colonnes du journal Le Monde le 22 février 2011, groupe composé de hauts fonctionnaires, de responsables, de patriotes français écoeurés par, je cite : « l’amateurisme » de la politique étrangère du gouvernement de la République française.

http://sangliergris.unblog.fr/2011/02/24/affaire-cassez-la-verite/

 

http://www.alterinfo.net/Affaire-Cassez-la-verite-_a86117.html

 

 
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 01:17

 

Yair Lapid : "Je veux être débarrassé des Arabes"
   
Présenté comme "modéré" et "centriste", le parti Yesh Atid lancé il y a un an par un ex-journaliste, Yair Lapid, a créé "la surprise" souvent qualifiée de "bonne" dans les différents médias occidentaux, en remportant 19 députés sur 120 (devant le Parti travailliste) aux élections législatives israéliennes, qui ont eu lieu le 22 janvier dans l'Etat sioniste. Découvrons ce "modéré" et voyons quelles relations il prône avec les Palestiniens indigènes. ISM-France


Israel National News
Vendredi 25 Janvier 2013


Yair Lapid : "Je veux être débarrassé des Arabes"

Yair Lapid, le chef du parti Yesh Atid (Un avenir existe), a expliqué dimanche 20 janvier qu'il n'attendait rien de négociations avec les Arabes. "Je ne pense pas que les Arabes veuillent la paix," a-t-il écrit sur sa page Facebook. Il a dit qu'il se fiche de ce que les Arabes veulent. "Ce que je veux, ce n'est pas un nouveau Moyen-Orient, mais d'être débarrassé d'eux et de mettre une grande grille entre nous et eux." L'important, a-t-il ajouté, est "de maintenir une majorité juive sur la terre d'Israël."

Lapid a dit récemment que la gauche "fait la même erreur lorsqu'elle négocie la division de Jérusalem." "Il faut que les Palestiniens finissent par comprendre que Jérusalem restera pour toujours sous souveraineté israélienne et que ce n'est même pas la peine qu'ils ouvrent des négociations sur Jérusalem."

Il a ajouté que les Arabes ont déjà compris qu'Israël n'aurorisera pas le "droit au retour" - un plan auquel se réfèrent les Arabes pour inonder Israël d'Arabes - et ont abandonné cette revendication. "Nous devons aussi être clairs sur Jérusalem et ensuite, ils comprendront que c'est notre position inébranlable."

"Nous n'existons pas sans Jérusalem," a ajouté Lapid. "La Tour de David est importante pour l'héritage et l'existence d'Israël, parce que c'est plus qu'une tour, c'est un symbole. Elle est plus importante que les Tours Azrieli," a-t-il précisé, en référence au célèbre groupe de bâtiments à Tel Aviv.

http://www.alterinfo.net/Yair-Lapid-Je-veux-etre-debarrasse-des-Arabes_a86091.htm
 

Source : Israel National News

Traduction : MR pour ISM

 

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Le lexique d'un leader du 21ième siècle


Lesley Docksey
Vendredi 25 Janvier 2013

 

Le lexique d'un leader du 21ième siècle

Pour aider tous les leaders du 21ième siècle (occidentaux bien sûr) dans leurs discours ou leurs déclarations aux médias et à leur crédules auditeurs.  N.B.: cette liste n'est pas exhaustive et les leaders pourront inventer les mots et les phrases dont ils ont besoin et leurs alter ego pourront s'en inspirer.
 
Insurgés (aussi appelés terroristes, Moudjahidines, Al Qaeda, Talibans, Islamistes) : méchants. Nous ne les soutenons pas.
 
Rebelles : bons; Nous les soutenons avec des armes et autres matériels, et ce sont nos forces (qui ne sont pas là) qui les entraînent parce que ....  
 
Bottes sur le terrain: nous n'enverrons pas de soldats (parce qu'ils y sont déjà partis il y a une semaine/un mois/un an).
 
Régimes, dictatures: les gouvernements légitimes que nous ne soutenons pas.
 
Gouvernements: les régimes et dictatures que nous soutenons.
 
‘Nous sommes fiers de notre relation privilégiée’
: nous leur achetons des armes.

 
‘Partenaires’: nous leur vendons des armes.
 
Pays amis: et à eux aussi.
 
Alliés mondiaux : et à eux aussi.
 
Nous sommes heureux d'accueillir le nouveau gouvernement/le renversement du gouvernement précédent : nous voulons leur vendre des armes.
 
Régimes: ceux à qui nous vendions des armes auparavant.
 
Dictatures: idem.
 
Etat voyou: un état dont l'occident a entièrement perdu le contrôle.
 
Armes chimiques/biologiques/nucléaires: utilisez ces termes pour effrayer vos propres citoyens. Par exemple, “l'Iran/l'Irak/la Syrie pourraient nous attaquer avec des armes chimiques/biologiques/nucléaires”. Attention, soyez quand même prudent parce (1) il se pourrait qu'ils n'en aient pas et (2) vous ne vous souvenez plus si vous leur en avez vendu ou non.
 Ajoutez par sécurité : ‘Nous avons la preuve qu'ils les ont utilisées contre leurs propres citoyens’.  Ne fournissez JAMAIS de preuves.  Ce que vous voulez ce sont les grands titres dans les journaux du lendemain - “Syrie/Iran/Irak accusé de…”
 
‘Nous avons des preuves’: généralement imaginaires; il y a deux façons de procéder 1) Ne jamais en reparler et espérant que les gens oublieront.  2) Invoquer la  ‘sécurité’ pour justifier votre manque de transparence et d'honnêteté.

Ferme réponse sécuritaire : tout; des sanctions, frappes aériennes, bottes sur le terrain, à la fermeture complète de votre propre pays.
 
Menace : vous n'utiliserez jamais assez souvent ce mot, généralement associé aux mots 'grave', 'réelle et actuelle', réelle et existentielle', 'large et existentielle' etc. D'accord, vous ne savez pas ce que 'existentiel' signifie et vos auditeurs non plus mais cela vous donne l'air d'être plus intelligent qu'eux. Du moins vous l'espérez.

Intervention: sanctions, frappes aériennes, invasion (mais ne parlez pas des complots, rébellions or assassinats fomentés par vos propres forces de sécurité).

Intervention pour protéger/défendre nos intérêts : leurs ressources, nos multinationales.
 
Nos intérêts:
idem

 
Intervention humanitaire
: prenez l'air noble en prononçant cette phrase. Vous allez vous interposer entre une population innocente et son cruel dictateur. Ne parlez pas de la politique 'une balle, un mort' de vos forces. Qu'on appelle aussi 'Responsabilité de protéger' et qui nécessite une Résolution de l'ONU.


Résolution de l'ONU: une série de demandes impossibles à un état voyou. Vous savez qu'il ne peut les satisfaire, et cela donne une apparence de légitimité à votre invasion.

 Nous soutenons les termes de la Résolution sur la 'responsabilité de protéger' de l'ONU : bravo, ça c'est tout à fait vrai! Vous en avez violé tous les termes avant que la Résolution ne soit passée.   
 
Libération: dites aux pays envahis que cela va de pair avec leur modernisation.

Modernisation: cela consiste à donner le contrôle de leurs ressources/services publics à des multinationales.
 
Démocratie (1): arrangez des élections dans les états envahis.

Démocratie (2): assurez-vous que les gouvernements des états envahis soient contrôlés par vos candidats préférés. Le mieux serait qu'ils aient des passeports étasuniens ou anglais et une résidence dans votre pays.
 
Démocratie (3): ignorez le système de gouvernement local traditionnel et imposez des 'élections démocratiques'.
 
Démocratie(4): informez vos propres citoyens que vous êtes leur leader parce qu'ils vivent dans une démocratie - dont ils devraient être fiers.  
 
Renverser un dictateur/un régime : Précisez à vos propres citoyens que c'est dans leur intérêt. Dites-leur bien qu'il s'agit aussi de libérer les citoyens du pays envahi et qu'il est absolument nécessaire de les bombarder, etc. Qui sait, avec un peu de chance un de vos missiles de grande précision touchera peut-être le dictateur.
 
frappes de précision: Dans un rayon d'un km environ.
 
‘Important soutien de Al Qaeda/Taliban /Kadhafi/Assad tué dans une frappe’: Montrez-vous fier de vos drones armés. Ils sont d'une précision inégalable et vous savez que personne ne peut prouver le contraire.
 
Nos braves soldats: notre chair à canon. Utilisez l'expression aussi souvent que possible tout comme 'Héros'.
 
Combattants: les combattants ennemis. Leur chair à canon. Synonyme de terroristes, etc.
 
Sacrifice: habituellement celui de 'nos braves soldats' quand ils ont été tués, blessés ou capturés par 'l'ennemi'. Le 'sacrifice' est souvent 'tragique' - un autre mot à répéter à satiété.
Attention, quand vous utilisez le mot sacrifice, de bien cacher votre satisfaction de ne pas avoir, vous-même, à sacrifier quoi que ce soit pour le bien de votre pays.

Pour le bien du pays : Cette expression sert à convaincre les électeurs que vous avez une vision beaucoup plus large et plus profonde que la leur. On peut aussi l'utiliser avec 'sécurité nationale' et 'intérêts'.
 
Civils innocents: les vôtres.
 
Dommage collatéral: les leurs.
 
Assassinats ciblés: Assurez-vous de prononcer ces mots de manière clinique et avec autorité.  Il s'agit de meurtre ou d'assassinat -toute action qui conduirait vos propres citoyens en prison.  
 
Torture: Si vous êtres britannique contentez-vous de répéter que 'la politique établie du gouvernement n'est pas d'utiliser la torture, ni de solliciter, d'encourager, ou d'approuver l'utilisation de la torture ou de n'importe quel autre traitement inhumain, dégradant ou cruel dans quelque but que ce soit, et insistez bien sur le fait que 'nos braves soldats' ne feraient jamais une chose pareille même s'il est prouvé qu'ils l'ont fait et continuent de le faire. Si vous êtes Etasunien, dites bien que la loi étasunienne autorise ces pratiques puisqu'elle a établi que la torture par l'eau, etc. n'était pas de la torture. Vous pouvez l'affirmer en toute certitude -c'est vous ou un de vos prédécesseurs qui avez obtenu ce jugement.  

L'ennemi est en fuite: nos troupes sont confinées à la base.
 
Rapatrier nos soldats  : n'oubliez jamais d'ajouter qu'ils ont 'rempli leur mission'.  Soyez certain que peu de gens se rappelleront de quelle mission il s'agit. Si vous êtes contraint de préciser, utilisez le mot 'évacuation' plutôt que le mot 'repli'. Et dites que la 'menace terroriste mondiale' s'est déplacée et que vous et vos forces êtes prêts à aller partout où elle pointe sa monstrueuse tête.
 
Mais n'utilisez JAMAIS les mots 'retraite', 'perdu' ou 'défaite'.

Lesley Docksey, Dissident Voice
Lesley Docksey est le rédacteur de Abolish War, la newsletter du Mouvement pour l'Abolition de la Guerre (MAW).

Pour consulter l'original: http://dissidentvoice.org/2013/01/a-leaders-lexicon-for-the-21st-century/

Traduction: Dominique Muselet

 

http://www.alterinfo.net/Le-lexique-d-un-leader-du-21ieme-siecle_a86077.html

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 00:18

 

   

 

Samedi 26 janvier 2013

  Vidéos sur le site

http://rupturetranquille.over-blog.com/article-a-quoi-sert-le-front-national-114751179.html

La réponse à cette question a été déjà développée ici : A quoi sert le Front National? mais l'actualité me force à la reposer...

On se souvient de l'entrée de deux parlementaires Front National lors des dernières législatives et on allait voir ce qu'on allait voir, entre un Collard promettant de semer le bordel Front National : Gilbert Collard est-il un arriviste ? et de Marion Maréchal (nous voila?) - Le Pen dont je ne connaissais jusqu'alors que la qualité du brushing.

Bon, heureusement, Marion Maréchal, nousvoila, LEPEN bosse enfin, comme nos voisins du Blog du PRCF-Isère le signalent.

Articles connexes :

Vive le Front National !

Vers une conjonction Front National - UMP

Front National : le poisson pourrit par la tête

 

MARION MARECHAL-LE PEN ET UNE CLIQUE DE DÉPUTÉS UMP PROPOSENT  DE CRIMINALISER LA RÉVOLUTION FRANÇAISE


   

 


A l'heure où les Républicains conséquents vont célébrer un des actes fondateur de la République, à savoir l'exécution de Louis Capet (Louis XVI.)

l'UM'Pen, bras armé de la fascisation, vient de frapper au cœur des institutions républicaines, à l'Assemblée Nationale. En effet la députée d’extrême-droite Marion Maréchal-Le Pen et une bande de députés UMP unissent leurs forces pour dénoncer, comme la Shoah ou le génocide arménien, « le génocide contre la Vendée »

Bien évidemment les historiens sérieux rejettent radicalement cette position qui n'a rien à voir avec l'histoire mais qui s'inscrit dans une bataille politique et idéologique contre la Révolution. Cette attaque remonte à la campagne de François Furet contre la Révolution, dans sa phase démocratique en particulier de 1793-94, pour présenter celle-ci comme la matrice du « totalitarisme ». 

Le but de cette opération au long cours est d'amalgamer la Révolution française et le communisme dans le même opprobre pour pouvoir détruire la Nation et le progrès social et l'idée même de Révolution, autant dire les objectifs du grand capital avec comme arme de destruction massive l'Union Européenne.

Constatons encore que l'unité d'action entre FN et UMP (l'UM'Pen en formation) s'approfondit et passe de l'utilisation du même argumentaire dans nombre de domaine, à l'unité à la base dans les manifs anti homos  et contre notre grande Révolution française

Comme l'a toujours signalé le PRCF, la contre-révolution qui a détruit l'URSS et ébranlé l'œuvre de la Révolution d'octobre 1917 est historiquement si réactionnaire qu'elle ne pouvait manquer de s'en prendre à l'héritage de la Révolution démocratique bourgeoise elle-mêmeA noter que la fausse gauche n'est pas en reste dans cette déconstruction de l'héritage progressiste de la France avec notamment, les attaques furieuses contre les Lumières que nourrissent depuis trente ans les "nouveaux philosophes" comme B.-H. Lévy ou comme l'ex-dirigeant maoïste A. Glucksmann, ces deux hontes de la philosophie contemporaine. Plus que jamais, l'anticommunisme et l'antisoviétisme pavent la voie de la pire réaction.

Le PRCF appelle tous les démocrates attachés à l'œuvre historique de la Montagne, des Sans-Culotte et des Soldats de l'An II à agir ensemble aux côtés des vrais communistes contre cette fascisation idéologique. Pour cela, une occasion est donnée à tous les antifascistes avec la manifestation du 2 février prochain place de la Bataille de Stalingrad : Marathon, Valmy, Fleurus, Stalingrad, vive la lutte millénaire des peuples pour l'émancipation de l'humanité! 

Quant au PRCF, il « répond toujours du nom de Robespierre » comme le dit Jean Ferrat et il s'affirme clairement comme l'héritier, n'en déplaise aux filles de Maréchal et de Le Pen, de l'Acte fondateur de la République que fut la mise hors d'état de nuire du traître à la nation Louis Capet, le 21 janvier 1793. Régicides ou « républicides », à chacun de choisir son camp, du côté des Lumières communes ou du côté de la pire réaction.

Au fait, des députés de la vraie gauche ne devraient-ils pas s'interroger sur l'opportunité de déclarer « génocidaire » le comportement du bien prénommé Adolphe Thiers et des troupes versaillaises secondées par Bismarck dans les massacres de la Semaine sanglante qui se traduisirent par le lynchage d'au moins 30 000 Communards, hommes, femmes et enfants à la suite de la reconquête de Paris par l'armée réactionnaire ?

 

 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 06:19
hollande-depardon.jpg
http://www.blog-esteban-lyon.net/article-le-portrait-officiel-du-president-normal-106455648.html
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Hollande préfère l'avion pour aller à Lille
dopter le texte

Le président "normal" déroge à la règle annoncée, surtout sur une aussi courte distance de 200 kilomètres et à une heure en TGV !

 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? François Hollande va cet après-midi à Lille au congrès de l'Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss). Il prend l'avion alors que le TGV assure la liaison depuis Paris au rythme d'un Transilien les mauvais jours. Une rame part chaque demi-heure et il faut compter entre 59 minutes et 1 h 2 de trajet à travers la plaine picarde. Imbattable ! De plus, le centre de conventions Lille-Grand Palais, où se tient le congrès, se trouve à deux pas de la gare de Lille-Flandres. Temps de déplacement global du palais de l'Élysée à la tribune de l'Uniopss : 90 minutes environ. (..)

 

Lire la suite sur LePoint.fr

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 03:40

 

 

La construction européenne et Robert Schuman ont été financés par les Etats-Unis
Des fédéralistes européens financés par des chefs de l’espionnage américain

Ambrose Evans-Prichard – Bruxelles
Daily Telegraph, le 19 septembre 2000


Des documents déclassifiés du gouvernement américain montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années 1950 et 1960 pour favoriser l’unification de l’Europe. Celle-ci finança et dirigea le Mouvement fédéraliste européen.

 Les documents confirment des soupçons émis à l’époque : en coulisse, l’Amérique travaillait avec acharnement à pousser la Grande-Bretagne à s’intégrer à un État européen. Un memorandum, daté du 26 juillet 1950, donne des instructions pour une campagne visant à promouvoir un véritable parlement européen. Il est signé par le Général William J. Donovan, chef du Bureau américain des services stratégiques en temps de guerre (OSS), l’ancêtre de la CIA.

 Certains de ces documents, découverts par Joshua Paul, chercheur à l’Université de Georgetown à Washington, avaient été mis à disposition par les Archives nationales américaines. Le principal levier de Washington sur l’ordre du jour européen était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE : American Committee on United Europe), créé en 1948. Donovan, qui se présentait alors comme un avocat en droit privé, en était le président.

 Le vice-président, Allen Dulles, était le directeur de la CIA pendant les années 1950. Le comité comptait parmi ses membres Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, ainsi que d’anciennes personnalités et des responsables de l’OSS qui travaillaient par intermittence pour la CIA. Les documents montrent que l’ACUE a financé le Mouvement européen, l’organisation fédéraliste la plus importante d’après-guerre. En 1958, par exemple, l’ACUE a assuré 53,5 % du financement du mouvement.

 L’European Youth Campaign, une branche du Mouvement européen, était entièrement financée et contrôlée par Washington. Son directeur belge, le Baron Boel, recevait des versements mensuels sur un compte spécial. Lorsqu’il était à la tête du Mouvement européen, Joseph Retinger, d’origine polonaise, avait essayé de mettre un frein à une telle mainmise et de lever des fonds en Europe ; il fut rapidement réprimandé.

 Les dirigeants du Mouvement européen – Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien premier ministre belge, Paul-Henri Spaak – étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des États-Unis fut tenu secret. L’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que de milieux d’affaires ayant des liens étroits avec le gouvernement américain.

 Paul Hoffman, directeur de la Fondation Ford et ex-officier de l’OSS, fut également à la tête de l’ACUE à la fin des années 1950. Le Département d’État y jouait aussi un rôle. Une note émanant de la Direction Europe, datée du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté Économique Européenne, Robert Marjolin, de poursuivre de façon subreptice l’objectif d’une union monétaire.

 Elle recommande d’empêcher tout débat jusqu’au moment où « l’adoption de telles propositions serait devenue pratiquement inévitable ».

Traduit de l’anglais par Laurent Dauré.


————————————-

Article original : Euro-federalists financed by US spy chiefs

By Ambrose Evans-Pritchard in Brussels
12:00AM BST 19 Sep 2000

DECLASSIFIED American government documents show that the US intelligence community ran a campaign in the Fifties and Sixties to build momentum for a united Europe. It funded and directed the European federalist movement.

The documents confirm suspicions voiced at the time that America was working aggressively behind the scenes to push Britain into a European state. One memorandum, dated July 26, 1950, gives instructions for a campaign to promote a fully fledged European parliament. It is signed by Gen William J Donovan, head of the American wartime Office of Strategic Services, precursor of the CIA.

The documents were found by Joshua Paul, a researcher at Georgetown University in Washington. They include files released by the US National Archives. Washington’s main tool for shaping the European agenda was the American Committee for a United Europe, created in 1948. The chairman was Donovan, ostensibly a private lawyer by then.

The vice-chairman was Allen Dulles, the CIA director in the Fifties. The board included Walter Bedell Smith, the CIA’s first director, and a roster of ex-OSS figures and officials who moved in and out of the CIA. The documents show that ACUE financed the European Movement, the most important federalist organisation in the post-war years. In 1958, for example, it provided 53.5 per cent of the movement’s funds.

The European Youth Campaign, an arm of the European Movement, was wholly funded and controlled by Washington. The Belgian director, Baron Boel, received monthly payments into a special account. When the head of the European Movement, Polish-born Joseph Retinger, bridled at this degree of American control and tried to raise money in Europe, he was quickly reprimanded.

The leaders of the European Movement – Retinger, the visionary Robert Schuman and the former Belgian prime minister Paul-Henri Spaak – were all treated as hired hands by their American sponsors. The US role was handled as a covert operation. ACUE’s funding came from the Ford and Rockefeller foundations as well as business groups with close ties to the US government.

The head of the Ford Foundation, ex-OSS officer Paul Hoffman, doubled as head of ACUE in the late Fifties. The State Department also played a role. A memo from the European section, dated June 11, 1965, advises the vice-president of the European Economic Community, Robert Marjolin, to pursue monetary union by stealth.
It recommends suppressing debate until the point at which “adoption of such proposals would become virtually inescapable”.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 02:20
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 00:52

 

Article que j'ai publié sur mon site officiel (eva-chantal)

 

les-nouveaux-chiens-de-garde-22821-20270

 

 

reopen911.info/

 

 

 

A la suite de ma prise de position en faveur, enfin, d'une fiche Wikipedia pour François Asselineau (1), une Atlantiste engagée, Euterpia, dans l'intention de nuire, s'est saisie de ma fiche pour en prendre la direction et discréditer, diffamer l'humaniste que je suis en brandissant un article de Rue89 où une pigiste, Ornella Guyet, publiait un article sur les pseudo bruns-rouges racistes, conspirationnstes et je ne sais quoi encore.  Outrageusement, l'analyse est présentée comme de Rue89, alors que ce site, pour la 1e fois, ouvrait ses colonnes à la pigiste la plus méprisée de la Toile, Ornella Guyet.  Qui est-elle ? Et que penser de Rue89, Article11, Charlie Hebdo ? Cet article vous en dit plus sur les Chiens de Garde du Système, où Atlantisme, CIA, fascisme font bon ménage. Chantal Dupille

 

1) à titre indicatif, son parti, l'UPR, a recruté environ 300 nouveaux membres en un mois. M. Asselineau a sa fiche Wikipedia en Anglais. 


 

Ornella Guyet - et Euterpia

JPEG - 110.4 ko 
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Pour comprendre à quel point Rue89 a été fautif d’avoir permis à Ornella Guyet de déverser son poison, il faut savoir que depuis 18 mois, cette dame défrayait la chronique de la blogosphère et qu’il suffit de taper son nom sur un moteur recherche pour voir déferler une kyrielle d’articles qui démontent ses méthodes et dévoilent ses mensonges. C’est la journaliste française la plus méprisée sur la Toile.

 

 

 

11 novembre 2012
Les médias électroniques ne sont pas, de facto, des médias plus honnêtes, plus libres, plus informatifs que les autres.

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Du 1er au 4 novembre s’est tenu à La Baume-lès-Aix (13), l’Université d’automne du M’PEP (Mouvement Politique d’éducation Populaire). http://www.m-pep.org/


43 séances, 42 intervenants, 35 organisations, sur le thème « Restaurer la souveraineté nationale pour construire un nouvel internationalisme – Vers un socialisme du XXIe siècle ».

Le Grand Soir était une des organisations invitées.(..)

Médias alternatifs et enfumages à tous les étages (..)

 

La diffamation de Rue89 est commise par une journaliste qui nous avait déjà pareillement diffamés sur le site Article11. Du coup, je me suis penché sur ce qu’ils sont, eux, à Rue89 et à Article 11 et je suis heureux de pouvoir vous donner quelques résultats surprenants de mes recherches.

Il y a un proverbe qui dit que « pour monter au mât il vaut mieux avoir le derrière propre ». On va voir l’inconvénient qu’il y a pour nos calomniateurs à l’ignorer.

 

Présentation du GS.

(..)

Médias Internet, médias crédibles ?

Ce que je veux montrer ici maintenant par l’exposé de cinq cas précis, étayés et irréfutables, c’est que le passage de la presse payante classique à la presse Internet (« pure player ») ou la naissance d’un site entièrement nouveau ne créent pas, de facto, des médias meilleurs, plus libres, plus informatifs. (..)

 

Les flics de la pensée sur Internet

Dans plusieurs sites d’information que je viens d’évoquer, on trouve des « flics de la pensée Internet » qui vont définir les limites de ce qui peut être publié (par les autres. Eux s’autorisent tout).

Je parlerai d’abord, à titre d’exemple et parce que c’est le sujet qu’on me propose, du cas de responsables d’un grand quotidien national qui, en créant un site d’information Internet, se sont cru affranchis de quelques obligations, comme le souci de la vérité, le respect des personnes, parmi lesquelles leurs lecteurs.

Je vais donner 5 exemples où le plomb d’un quotidien classique ne s’est pas transmuté en or quand plusieurs de ses dirigeants sont passés de l’encre aux pixels, du papier à l’écran, mais en une matière que je dois qualifier de boue, pour ne pas choquer et pour parler comme dans les salons du GS.

Qu’est-ce que Rue89 ?
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C’est un site d’information fondé le 6 mai 2007 par des anciens de Libération : Pierre Haski, Pascal Riché, Laurent Mauriac, Arnaud Aubron et Michel Lévy-Provençal.

Rue89. Pourquoi ce nom ? Pascal Riché explique qu’il a un faible pour l’année 1989 qui évoque en premier pour lui la chute du mur de Berlin, les événements de la place Tianenmen à Pékin, l’élimination de Ceaucescu en Roumanie, le retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan, etc.

Bon, rien qui va déranger l’Oncle Sam.

L’équipe a aussi, jure-t-il, « un faible pour le 89 du XVIIIe siècle », mais les mots « Révolution française » ne seront pas écrits. Restons corrects.

Ils auraient pu s’appeler Rue45 : naissance de l’ONU, de la FAO, de l’Unesco, libération du camp de concentration d’Auschwitz par les troupes soviétique, suicide d’Adolf Hitler, libération de la France, vote des femmes…

Ou Rue81 puisqu’ils laissent croire qu’ils évoluent dans une nébuleuse de gauche. 1981 : la droite battue aux présidentielles, augmentation du SMIC (10 %), du minimum vieillesse (20 %), des allocations familiales (25 %), nationalisations, impôt sur la fortune, retraite à soixante ans, abolition de la peine de mort, remboursement de l’IVG, réforme des médias, prix unique sur les livre…

Oui, mais ces mesures sont de nature à agacer les USA.

Donc 89 : l’année des déboires du camp communiste, de tout ce qui faisait de l’ombre à l’Empire. C’est mieux. Et ça situe bien.

En 2009, Rue 89 a perçu une aide de 249 000 euros du gouvernement (Médiapart d’Edwy Plenel a reçu 200 000 euros). Les sommes reçues par la suite, s’il y en a, ne sont pas connues.

Pierre Haski, Laurent Mauriac et Pascal Riché assurent la direction du site.

De Libération à Rue89 sans changer de gilet.

Auparavant, Pierre Haski, était directeur adjoint de la rédaction de Libération à son retour de Chine où il avait été correspondant, ce qui lui donne autorité pour publier régulièrement des articles à charge qui s’inscrivent dans le manichéisme diabolisant avec lequel nos médias décrivent un pays où vit un cinquième de l’humanité, un pays en passe de détrôner l’Empire.

Laurent Mauriac est l’ancien correspondant de Libération aux USA. Il avait aussi fondé à New York une agence de presse.

Pascal Riché dirigeait les pages « débats » de Libération, avec le titre de rédacteur en chef. Il est membre de la Fondation Franco-américaine, la principale organisation aux États-Unis qui se consacre à « renforcer les liens » entre la France et les États-Unis (j’y reviendrai).

En septembre 2012, Rue89, a reçu le prix du meilleur site étranger décerné par les médias états-uniens en ligne. Etonnant, non ? Rue89 ne le dit pas, mais ce prix (pour lequel il faut candidater) est assorti de 3000 dollars.

Le 7 mai 2007, un des fondateurs, Michel Lévy-Provençal, a claqué la porte de Rue89.

Il explique : «  J’ai longtemps rêvé d’un projet qui renouvelle le journalisme sur internet. J’aurai tant aimé que Rue89 tienne ses promesses et révolutionne réellement l’information. Cela n’a pas été le cas et je suis convaincu aujourd’hui que Rue89 n’y parviendra pas. Pour toutes ces raisons, et parce que j’ai la conviction que ce projet a trahi ses ambitions, je ne souhaite plus être un associé de Rue89 ».

Des nobles paroles aux actes de cupidité.

Il y a des précédents : vous savez peut-être que Robert Ménard avait sollicité l’aide de Rony Brauman, alors président de MSF, et du journaliste Jean-Claude Guillebaud pour fonder Reporters sans frontières dont l’objectif initial était de « promouvoir des formes de journalisme alternatif. » Mais RSF va rapidement mal tourner. Ménard explique dans son livre « Ces journalistes que l’on veut faire taire » ( Albin Michel, mars 2001) qu’il y avait risque « de mécontenter certains journalistes, de nous mettre à dos les grands patrons de presse et de braquer le pouvoir économique. Or, pour nous médiatiser, nous avons besoin de la complicité des journalistes, du soutien de patrons de presse et de l’argent du pouvoir économique. »

Rony Brauman et Jean-Claude Guillebaud vont alors quitter RSF (organisation qui dispose d’un site Internet agressif à l’égard des opposants au néo-libéralisme, mais non ouvert aux commentaires). Michel Lévy-Provençal est parti de Rue89 en expliquant : « L’idée fondatrice du projet, Rue89 : « l’info à trois voix » (la voix des experts, des internautes et des journalistes) n’est aujourd’hui qu’une caution, un slogan vide de sens ».

Certes, l’idée généreuse de départ est abandonnée, mais comme RSF, Rue89 a vu arriver le soutien des médias classiques, les subventions, les recettes de la pub et l’admiration des Etats-uniens.

Soit dit en passant, la « promotion de formes de journalisme alternatif » annoncée au départ par RSF et « l’info à trois voix », annoncée par Rue89, c’est ce que fait depuis 10 ans le site LGS.

Le 31 décembre 2011, Rue89 a été vendu pour 7,5 millions d’euros au Nouvel-Observateur, mais les fondateurs restent aux manettes : Pierre Haski, président, Laurent Mauriac, directeur général, Pascal Riché, rédacteur en chef.

Le site dit attirer 2 millions de visiteurs uniques par mois. Aujourd’hui, il emploie 25 salariés en CDI et des pigistes.

La présentation de sa première page est très étudiée. Plusieurs maquettistes y sont employés. C’est la vitrine qui doit attirer l’œil du passant et le faire entrer. Chaque clic sur le site ou sur un article se traduit en recettes publicitaires.

Rue89 ou : « Tu montes, chéri » ?

Il faut savoir que Rue89 a une politique de recrutement des lecteurs basée sur le sensationnel, le people, le sexe. Quelques titres parmi des dizaines du même tonneau :

« Le beach-volley, ce sport olympique où les filles jouent avec leurs fesses ».

« Pénis tordus : un médicament pour redresser le tir ».

« Mon ultrafertilité, mes quatre IVG et mes humiliations médicales ».

« SUCE-MOI, ROBOT ! Robots prostitués, coït à distance : à quoi ressemblera le sexe du futur ? »

« Au Théâtre Suçoir, du porno (pédago) en vrai, « comme si vous y étiez »

Ça, c’est ce qu’on voit, mêlé à des informations politiques, en première page de Rue89. Mais ils proposent aussi un cahier, une rubrique spéciale qu’ils ont finement appelé Rue69.

Je ne dis pas que c’est mal de parler de ça. Ils font ce qu’ils veulent. Je m’en fiche, LGS s’en fiche.

Mais le miel sert à attirer des mouches-lecteurs qui se retrouvent dans une boutique où on leur vend ensuite une salade politique moins anodine. Et c’est cela qu’on va regarder de près.

Il y a dans Rue89 des choix éditoriaux, de la subjectivité, du parti-pris. Pourquoi pas ? Il y en a aussi chez nous, au GS. Et nous en avons informé le lecteur. Mais à Rue 89, il y a, en plus, des faux, de l’enfumage toujours politiquement connotés, politiquement correct.

Voyons donc cinq exemples de faux qui montrent comment les dirigeants de Rue89 traitent (maltraitent) l’information.

Quelques faux de l’équipe de Rue89
1- La fausse affaire de l’antisémitisme d’Hugo Chavez

C’était dans Libération, le quotidien qui est passé de Sartre à Rothschild, comme l’a écrit Pierre Rimbert, mais vous allez voir comment Pierre Haski s’y est investi quelques mois avant la naissance de Rue89. Et vous verrez plus loin comment il persévère aujourd’hui.

Je ne sais pas si vous connaissez l’histoire de cet encyclopédiste qui, ayant à définir le mot « écrevisse », soumet à un ichtyologiste, un spécialiste des poissons, la définition suivante : « Sorte de petit poisson de couleur rouge qui avance à reculons ». Ce à quoi le spécialiste répond : « Votre définition est parfaitement exacte à ceci près que l’écrevisse n’est pas un poisson, qu’elle est petite par rapport au brochet mais grosse à côté d’un alevin, qu’elle n’avance pas à reculons et qu’elle n’est rouge qu’après cuisson. »

Imaginez que l’encyclopédiste s’en soit tenu à sa propre définition. Elle serait devenu la définition officielle, celle du dictionnaire, elle aurait été répétée partout, elle serait la vérité admise.

Le 9 janvier 2006, Jean-Hébert Armengaud publie dans Libération, sous le titre :

- « Le credo antisémite de Hugo Chavez » un article où il affirme qu’Hugo Chavez :

- s’adressant à des SDF

- dans un centre de réinsertion à Miranda,

-dans l’Etat de Zulia

- a évoqué la minorité qui a tué le Christ pour s’emparer des richesses du monde.

Chacun comprend que le journaliste de Libération met en avant le stéréotype qui supporte l’antisémitisme en France. Parler de minorité qui tua le Christ et possède les richesses mondiales renvoie malheureusement une partie de nos concitoyens à la communauté juive et c’est une croyance qu’Armengaud va réactiver. Insidieusement. Dangereusement.

Le journalisme de divination.

L’information donnée par Libération de Pierre Haski est parfaitement exacte à ceci près que :

- Le seul « credo » de Chavez est catholique (on sait qu’il est croyant et pratiquant).

- Chavez ne visitait pas des SDF mais un « Noyau de Développement Endogène », modèle bolivarien d’économie alternative,

- Que cela se passait près d’Acevedo dans l’Etat du Miranda (Miranda est un Etat, pas une ville).

- Que l’Etat de Miranda ne peut se trouver dans l’Etat de Zulia,

- Que Chavez a parlé des minorités,

- Qu’il n’a pas dénoncé une minorité juive (il ne prononce pas ce mot, Armengaud a des dons divinatoires).

Il a dit  : « Le monde dispose d’assez de richesse pour tous, donc, mais dans les faits des minorités, les descendants de ceux qui crucifièrent le Christ, les descendants de ceux qui jetèrent Bolivar hors d’ici et le crucifièrent aussi à leur manière à Santa Marta en Colombie » (= les impérialistes, romains, espagnols. N de MV). Il ajoute alors : « Une minorité s’est appropriée les richesses du monde [...] » mais nullement, comme le dit Armengaud : « la minorité qui a tué le Christ pour s’emparer des richesses du monde ».

Voir : http://www.acrimed.org/rubrique355.html

C’est beaucoup d’erreurs de détail pour enrober une troncature perverse.
Ceux qui ont écouté Chavez leur parler ont bien compris ce qu’il disait (d’autant plus qu’ils avaient sa phrase en entier, ce qui précédait et ce qui suivait).

Armengaud va pousser l’impudence jusqu’à proposer à ses lecteurs de vérifier ses sources via un lien du site du gouvernement bolivarien. Il sait bien que peu le feront, que le site est en espagnol et qu’il faudra y lire 15 pages sur 26 pour y découvrir quoi ? Qu’Armengaud a menti.

Depuis Caracas, un journaliste français découvre la supercherie.

Un journaliste français, Romain Migus, ami et collaborateur du GS est en poste à Caracas.

Quelques semaines plus tôt, le 9 novembre 2005 il a lu une déclaration de David Bachenheimer, secrétaire général de la communauté juive, qui déclarait à l’un des principaux quotidiens d’opposition de Caracas, El Nacional, qu’il n’y pas d’antisémitisme au Venezuela.

Il s’étonne donc que Chavez ait pu faire brusquement preuve d’antisémitisme. Il vérifie, il lit le vrai discours, il ameute la blogosphère.

Que fait, alors le coupable pris la main dans le sac ? Il persiste. Que fait Pierre Haski, alors directeur adjoint de la rédaction de Libération ? Il soutient son journaliste manipulateur. Il se plaint que « Les accusations les plus violentes pleuvent depuis que Libération s’est fait l’écho, le 9 janvier, d’une déclaration du président vénézuélien Hugo Chavez, datant du 24 décembre, interprétée dans nos colonnes comme un dérapage antisémite… ».

Admirez les astuces puisqu’en vérité Libération ne s’est pas fait l’écho d’une déclaration, mais il l’a traficotée et son titre ne parlait pas de dérapage (d’un accident) mais il fabriquait un credo.

La polémique se poursuivant, Pierre Haski clôt le débat ainsi : « Aurions-nous inventé des mots que Chavez n’aurait pas prononcés ? Il suffit de se référer au texte du discours en espagnol pour constater que pas un mot n’a été mis dans sa bouche qu’il n’aurait pas prononcé, en particulier la référence aux « descendants de ceux qui ont crucifié le Christ ».

Bolivar ? A nouveau disparu. Vous prouvez à Haski qu’ils ont tronqué, il récidive et il vous répond qu’ils n’ont rien ajouté !

Nous allons voir tout à l’heure comment il persiste dans cette conception du journalisme.

(Jean-Hebert Armengaud est aujourd’hui Rédacteur en Chef de Courrier International).

2 – Le faux courrier des lecteurs.

Le 14 janvier 2006, Romain Migus, qui a alerté la blogosphère sur le faux de Libération et qui a obligé Pierre Haski à réagir, écrit à Libération :

« Je vous écris à propos de la publication dans la rubrique « Courrier » de Libération du 12 janvier 2006 d’un extrait de l’article que j’ai fait paraître sur plusieurs sites Internet en réponse à celui de M. Armengaud, paru dans votre journal le 9 janvier sous le titre, « Le credo antisémite de Hugo Chavez « .[…] Je ne vous ai envoyé aucun courrier et je n’ai fait aucune démarche pour que mon article soit publié dans Libération. Or vous en publiez, sans mon autorisation, un extrait dans la rubrique « Courrier », en laissant entendre que cet article vous était adressé. Pourriez-vous me fournir les preuves que Romain Migus, citoyen français résidant à Caracas et travaillant comme conseiller en communication, vous a envoyé un quelconque courrier vous autorisant à publier son article ?… »

Le faux courrier de Migus était son article tronqué, il occupait un tiers de page de Libération, le reste étant consacré à sa réfutation et à la confortation des dires d’Armengaud, le protégé de Pierre Haski.

Nous allons voir maintenant comment Rue89 a récidivé dans la méthode, il y a moins d’un mois avec la complicité active de Pierre Haski.

3 – La fausse réponse d’un auteur.

Rue89 a publié le 3 octobre 2012, 4 jours avant les élections présidentielles au Venezuela, une longue diatribe anti-chaviste signée Vicente Ulive qui se présente comme « Ecrivain de romans de fiction » (sic).

Cette diatribe a soulevé des protestations des lecteurs qui ont demandé de laisser des amis de la révolution bolivarienne publier sur Rue89.

Et le 5 octobre, sitôt dit, sitôt fait, Rue89 publie un article :

« Tribune » de Martine Billard, co-présidente du parti de gauche. « Martine Billard : « Rompre avec les mensonges sur Chavez

[Chapeau] : Martine Billard, co-présidente du parti de Gauche français, suit les élections vénézuéliennes depuis Caracas. Ce texte vient en réponse à la tribune de Vicente Ulive, qui expliquait sur Rue89 pourquoi il ne voterait pas pour Hugo Chavez dimanche ».

Or, cette réponse ne fait pas le poids face à l’article de Vicente Ulive. Elle est lacunaire, elle élude des accusations fortes, elle est trop courte. Les lecteurs antichavistes ricanent.

D’autres lecteurs attentifs ont cru déceler que cette « Tribune » n’est pas une réponse de Martine Billard : son contradicteur n’est jamais nommé, son texte jamais cité. D’autres encore vont découvrir qu’il s’agit d’un article publié le mercredi 3 octobre, sur le blog de Martine Billard en méconnaissance de l’article auquel on veut faire croire qu’elle répond.

J’ai demandé à Martine Billard si elle a écrit une tribune pour Rue89 ou si elle a envoyé l’article de son blog à Rue89 où s’ils sont allés le chercher en le présentant implicitement comme une réponse (bien incomplète). Dans ce dernier cas, était-elle informée de sa publication comme réponse à l’article de Vicente Ulive ?

Réponse de Martine Billard  : « Ci-dessous le message que j’ai reçu via mon blog et auquel j’ai répondu que je n’avais pas d’inconvénient à la parution. Il n’y était nullement question d’un autre article auquel le mien viendrait en réponse.

Rue89 à Martine Billard : « Me permettez-vous, SVP, de faire publier le texte intégral de votre dernier billet sur les élections au Venezuela sur Rue89 ?

Ce texte sera publié en une sous votre nom (avec lien vers votre blog) soit directement dans une tribune spéciale, soit via ma chronique (selon la décision de la rédaction) ».

Dans un autre mail Martine Billard me précise : « Je ne savais pas que ce serait présenté comme une réponse à un autre article que par ailleurs je n’ai pas lu ».

Faisant face à ses lecteurs mécontents du procédé, Pierre Haski argumente : « C’est Le Yeti [un contributeur du site Rue89] qui a contacté Martine Billard pour que ce texte, qu’elle était en train d’écrire pour son blog, soit publié sur Rue89 en réponse à la tribune en question. Pas de mystère, donc, mais une démarche participative et pluraliste tout à fait claire » (le 5 octobre à 23 h04). A 23h22, le Yeti confirme.

Bref, voici ce qu’il faudrait comprendre : Rue89 donne impartialement la parole aux différents points de vue, l’un est long, argumenté, fignolé dans la forme, l’autre est court, incomplet, muet sur des affirmations antichavistes de l’article auquel il ne sait répondre. CQFD.

Mais le plus croustillant est à venir : le 5 octobre, sur le blog Ghetto parisien, l’auteur de l’article antichaviste, Vicente Ulive, déclare avoir appris que Rue89 a publié une réponse. Il tombe des nues : « Après une petite recherche, je me rends compte que madame Billard avait publié son texte, sur son blogue, un jour avant le mien ! ». Et il déplore que le vrai débat demandé par les Internautes n’ait pas lieu : « C’est un énorme gâchis, et c’est très dommage pour le public, mal informé, en France ».

Rue89 est plus antichaviste que son auteur antichaviste qui déchaîne les critiques de ses lecteurs !

4 – La fausse affaire de racisme.

Nous sommes ici, à La Baume-lès-Aix, tout près d’Aix-en-Provence. En octobre 2010, la presse est en émoi : le père d’une fillette de six ans aurait été chassé avec des propos « racistes » du cabinet d’un ophtalmologue d’Aix-en Provence. Le médecin l’aurait mis à la porte en ces termes : « Je ne reçois pas les sales Arabes ! Dégage d’ici, tu es en train de salir mon cabinet ! »

Les médias se déchaînent. La presse, respectueuse des grandes fortunes, aime se donner un air bravache en s’attaquant aux notables de province. Mais un seul média, Rue 89, ira jusqu’à jeter en pâture le nom de l’ophtalmologue qui peut faire ainsi éventuellement l’objet d’une justice populaire, voire d’une expédition punitive à son domicile.

On sait aujourd’hui que toute l’affaire était inventée.

Plus tard, Pierre Haski devra reconnaître publiquement la double faute (information fausse, dénonciation ciblée). Mais il en profitera pour faire mousser Rue89 qui est habituellement vigilant, qui le sera encore plus, etc.

Donner une fausse information et le reconnaître quand il est impossible de faire autrement, c’est le bon moyen de faire du buzz, surtout si la crapulerie initiale déclassée en erreur, en dérapage est confessée avec loyauté et promesse de ne pas se refaire piéger.

Hélas, Rue89 tombera dans la récidive en mai 2012.

5 – Les faux rouges-bruns, ou le journalisme d’imputation.

Le 30 mai 2012, sous le titre : « Législatives : une tache rouge-brune dans la campagne du Front de Gauche », Rue89 publie un article diffamatoire contre René Balme, le maire PG de Grigny dans le Rhône, candidat aux législatives et coupable d’être administrateur d’un site (oulala.com) que Rue89 juge mal fréquenté (on verra plus loin que Rue89 devrait se taire sur ce point).

René Balme serait un « brun ». Brun ? Cf. les Chemises brunes des SA qui s’illustrèrent dans la « Nuit de cristal », pogrom et point culminant de la vague antisémite en Allemagne. Les « bruns » sont des nazis.

Au passage (et hors-sujet), l’auteur de l’article écrit : « … comment s’étonner de ce que René Balme ait invité, à la dernière édition du salon du livre alternatif qu’il a organisé dans sa commune, un des animateurs du site rouge-brun LeGrandSoir.info, Maxime Vivas ? »

Mon nom ouvre sur le lien d’un site lyonnais, Rebellyion qui s’oppose à ma venue dans ce salon : « Halte au confusionnisme politique ! A Lyon, à Grigny ou ailleurs : les fachos hors de nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ! ».


L’article de Rue89 est signé par Ornella Guyet, une jeune journaliste sans scrupule et sévissant longtemps sous pseudonyme. Je vais vous en reparler tout à l’heure.

Les Internautes de Rue89 réagissent négativement à la lecture de son article contre René Balme et, deux jours plus tard, le 1er juin, Pascal Riché, rédacteur en chef monte au créneau en s’accordant un « Droit de suite » qu’il titre : « Le candidat conspirationniste du Front de Gauche fait le ménage ».

Vous avez bien remarqué le rétropédalage sournois : de « rouge-brun » Balme est dégradé en « conspirationniste », ce qui ne veut pas dire grand-chose, mais la rime avec antisémite est assez bonne. D’ailleurs, Pascale Clark de France Inter, interviewant François Delapierre, délégué général du Front de Gauche, lui parlera de textes publiés par Balme, à « relents antisémites… ». Bon, le mal est fait pour René Balme. Quelques jours plus tard, battu aux élections, cet antifasciste de toujours appellera à voter pour le candidat UMP, seul en lice contre le FN.


Pour comprendre à quel point Rue89 a été fautif d’avoir permis à Ornella Guyet de déverser son poison, il faut savoir que depuis 18 mois, cette dame défrayait la chronique de la blogosphère et qu’il suffit de taper son nom sur un moteur recherche pour voir déferler une kyrielle d’articles qui démontent ses méthodes et dévoilent ses mensonges.

C’est la journaliste française la plus méprisée sur la Toile.


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L’art de la fourberie

La mise en cause du GS par Rue89 dénote un désir de nuire ou une désinvolture qui relèvent de la faute professionnelle. En témoigne cette anecdote qui circule sur la toile depuis juin 2011. Vous tapez : http://www.legrandsoir.info/quand-le-grand-soir-recevait-le-…
Des dizaines d’autres liens vont ausssi vous la raconter. En voici le résumé :

Les premières attaques dont LGS a fait l’objet émanaient de Marie-Anne Boutoleau sur le site Article 11 en mars 2011.

En juin 2008 je présentais mon livre « La face cachée de Reporters sans frontières » dans une librairie de Marseille. Ornella Guyet était là et elle tint à me suivre dans un restaurant où je suis allé dîner ensuite avec le petit groupe des organisateurs.

En janvier 2009, Guyet m’a envoyé ses vœux. C’était gentil et amical.

En juillet 2010, elle a insisté pour me rencontrer à Toulouse ou j’habite. Deux heures de bavardage aimable en terrasse d’un café. Elle était en recherche d’une colocation à Paris. Je l’ai mise en contact avec le webmaster du GS, Viktor Dedaj, qui lui a communiqué une adresse.

En mars 2011, est paru sur le site Article 11 l’article diffamatoire de Marie-Anne Boutoleau contre LGS, Viktor Dedaj et moi (pour « dérive droitière qui dure depuis 3 ou 4 ans »). J’ai sollicité le soutien d’Ornella Guyet.

Elle m’a répondu ceci : « J’ai bien reçu ton message, mais très franchement, je n’ai vraiment aucune envie de prendre part à ce débat. ». Très franchement.

C’est quelques semaines plus tard que nous avons appris qu’Ornella Guyet est Marie-Anne Boutoleau.

Cette menteuse a initié contre LGS et ses administrateurs une fatwa avec menace (par un de ses lecteurs qu’elle refuse de désavouer) de coups de manches de pioche si l’on se montre dans la rue, avec tentatives, parfois réussies, de nous faire dé-référencer par des sites, de faire annuler des débats où nous sommes annoncés.

Et Rue89 lui a ouvert ses colonnes, a accepté, sans rien vérifier, qu’elle nous calomnie : faute professionnelle et insulte au métier de journaliste.

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Article 11, amalgames, « effet de halo » ou effet « tache d’huile ».

D’emblée dans son article contre nous sur Article 11, Boutoleau affirme que LGS publie « de plus en plus d’articles et d’auteurs fascisants ». LGS n’a jamais publié d’article fascisant. Quant aux auteurs, vérification faite, il apparait que, même en comptabilisant, comme le fait la journaliste maccarthyste, des gens comme Jean Bricmont et Michel Collon qui n’ont rien de fascisants, le pourcentage d’auteurs douteux (dixit Boutoleau) ne dépasse pas 0,6 % des auteurs que nous avons publiés, ce qui laisse 99,4 % d’auteurs non contestés, mais qui démontre que LGS n’est pas au point dans sa quête de l’infaillibilité.

L’article de Guyet sur Article 11 est suivi de 431 commentaires de lecteurs (sous pseudos) ou d’animateurs d’Article11 (sous pseudos) dont M-A. Boutoleau (pseudo).

Dans l’article et les commentaires, Article11 tisse un patchwork, une toile d’araignée avec les noms suivants :

• 117 fois Dieudonné (jamais cité ou publié dans LGS et dont nous condamnons la dérive).

• 94 fois Alain Soral (idem), LGS a publié 4 articles d’analyses critiques de la pensée de Soral, écrits par un historien, directeur de l’Université marxiste de Bruxelles.

• 15 fois Faurisson (idem),

• 42 fois Viktor Dedaj (webmaster du Grand Soir),

• 25 fois Maxime Vivas,

On trouve, mêlés à ces noms, les mots :

• négationnistes (53 fois),

• confusionniste ou confusionnisme (55 fois),

• antisémite (136 fois),

• antisémitisme (56 fois)

• Le Grand Soir (132 fois, dont 19 fois dans le corps de l’article de Boutoleau/Guyet). 431 fois en comptant les titres de commentaires.

Enfoncez-vous bien ça dans la tête !

L’ensemble va produire un amalgame, un effet « tache d’huile » ou « de halo ».

Il est vrai que pour « Lémi » administrateur d’article 11 et frère de JBB (webmaster), «  la mauvaise foi est bienvenue, voire nécessaire » (Lémi, Grandeur et décadence du préjugé littéraire, Article 11.info 20 janvier 2011).

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Et peu importe si, en privé, et devant quelques amis communs, ils admettent qu’ils n’auraient pas dû publier un tel article.


François Ruffin, du journal Fakir a été interpellé sur le site « libertaire » Pavillon Noir par une contributrice qui s’étonne de voir LGS figurer dans la rubrique « copinage » de sa page d’accueil et elle lui donne le conseil anarchiste libertaire de nous retirer de la liste.

Réponse de François Ruffin qui ne nous connaît pas personnellement : « Dès que ce papier est paru sur Article 11, nous avons dit à notre copain JBB (de Article 11), ce que nous en pensions – en toute amitié : c’est ce que son site a publié de pire. Absolument pas fiable : le papier commence par des faits précis et intéressants, avant de sombrer dans « Untel a écrit quelques lignes sur le site de Machin qui lui-même a publié avec Truc, donc ce sont tous des fascistes ». Avec cette qualité d’analyse, c’est la France entière qui est rouge-brun.

Donc, pour l’instant, en l’absence de preuves plus probantes, nous maintenons « Article 11 » et « Le Grand Soir » parmi les copinages. »

(Depuis, les liens entre LGS et Fakir, loin de se rompre, se sont transformés en pub réciproque).

Je ne vais pas ici revenir sur le détail de cette attaque. On peut tout en lire sur notre site : http://www.legrandsoir.info/analyse-de-la-culture-du-mensong… Et : http://www.legrandsoir.info/variations-estivales-autour-de-l…

Je veux bien en parler avec vous s’il y a des questions tout à l’heure.

Sachez que, quand l’article diffamatoire de Boutoleau est paru sur Article 11, nous avons choisi de ne pas y répondre, mais de le donner à lire sur notre site où nous l’avons laissé en première page pendant 15 jours. Pendant ces 15 jours, nous avons essayé, via un ami collaborateur d’Article 11 et par des contacts directs (mails, téléphone) d’obtenir qu’Article 11 désavoue les menaces physiques qu’ils avaient publiées (coups de manches de pioche) et qu’ils émettent des réserves sur le contenu de l’article. Moyennant quoi nous ne ferions aucune réponse et considèrerions que l’incident était clos.

Cela n’a pas été accepté. La calomnie a pu se répandre. Ornella Guyet est administratrice sous divers pseudos de sites qui vont la diffuser et inspirer d’autres sites qui l’accentueront : après Article 11, voici indymedia, puis Rebellyon, puis Pavillon Noir, puis conspiracywatch, puis conspihorsdenosvies

 

 

La frange atlantiste de Charlie Hebdo rejoint la meute.
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On y verra même Charlie Hebdo, sous la signature d’Eric Simon, qui me confesse ensuite en privé que « les anti-impérialistes le font gerber », qu’il a écrit en s’inspirant des informations d’Ornella Guyet (qu’il connaît bien), qu’il nous a qualifiés de rouges-bruns et de bruns, mais qu’il pense que nous ne sommes que confusionnistes. Eric Simon me fait cet aveu d’un cynisme que je veux bien croire inconscient : « Sur toi, je n’ai rien trouvé » (il veut dire « contre  » toi. « Sur » moi on trouve beaucoup de choses sur la Toile).

On attribue à Richelieu cette parole : « Qu’on me donne six lignes écrites de la main du plus honnête homme, j’y trouverai de quoi le faire pendre. » Eric Simon n’a pas trouvé les six lignes parmi mes centaines d’articles, mes 15 livres. Il m’a prévenu qu’avec une équipe de Charlie Hebdo, avec d’autres à l’extérieur et même à l’étranger, ils allaient fouiller mieux.

Trop occupé à repérer dans LGS une publicité coupable pour un livre (« Sarkozy, Israël et les juifs ») de Paul-Eric Blanrue, auteur d’extrême droite, il n’a pas remarqué que Charlie Hebdo a publié trois fois la prose de Blanrue, dont une fois recueillie à son domicile.

(Notons au passage que les responsables de la rubrique internationale de Charlie Hebdo sont pro-atlantistes et qu’ils abominent les gouvernements révolutionnaires en Amérique latine).


Bref, nous avons Guyet au départ, puis cette source unique se démultiplie. Nous sommes dans l’illustration de la théorie de « la circulation circulaire de l’information » dénoncée par Pierre Bourdieu : les journalistes se lisent entre eux, les calomnies se répètent jusqu’à ne plus avoir besoin de preuves. L’écrevisse est un petit poisson rouge.

Rue89 se bouche les yeux et les oreilles.

Quand Rue89 a permis à Ornella Guyet de cracher ses calomnies dans ses colonnes, elle avait été exclue du Comité d’Animation d’Acrimed (Action CRitiques MEDias). Acrimed nous a écrit :

« Nous récusons les accusations de complaisances négationnistes ou antisémites portées contre Le Grand Soir dans l’article signé Marie-Anne Boutoleau (ainsi que dans ses réponses sur le forum d’Article 11), notamment et précisément parce qu’elles sont fondées sur des pratiques journalistiques que nous critiquons régulièrement (et que vous avez relevées à votre façon) : erreurs factuelles et amalgames confusionnistes, extrapolations et généralisations abusives, etc. ».

Pierre Stambul, coprésident de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), écrit à Viktor Dedaj qualifié d’antisémite sur la Toile : « [Ornella dérive grave [...] c’est … du délire ».

Ornella Guyet fut stagiaire au Monde Diplomatique où elle a laissé un fameux souvenir à Maurice Lemoine, rédacteur en chef à l’époque, qui la décrit ainsi : « une pseudo journaliste dénuée de talent – sauf celui de l’intrigue ».

François Ruffin de Fakir avait dit aussi ce qu’il faut en penser (voir plus haut).

Nous avions rendu publiques ces prises de position.

Tout cela, un média alternatif, un « pure player », ne pouvait l’ignorer à moins d’être sourd, aveugle, incompétent.

Si, avant de nous jeter aux chiens, Haski et Riché avaient tapé nos noms sur un moteur de recherches, ils auraient eu, à nous lire, mille preuves que leur pigiste mentait et que, de l’avis d’un large public, elle n’était pas crédible.

Et depuis, des dizaines de lecteurs le leur ont dit. Je leur ai écrit. Ils se taisent, espérant que le paquet de boue d’Ornella Guyet finira par être écrasé sous leur tapis sans faire de bosse.

Hier encore, Rue89 m’aimait bien et me remerciait.

J’avais naguère cru pertinent de leur donner un scoop, même si ce site son contenu, ses méthodes, ne me convenaient qu’à moitié, mais sans que je crois cependant utile de faire un blocage.

Le 18 avril 2009, le vol d’Air France 438 Paris-Mexico devait survoler un instant les USA avant son arrivée au Mexique. Il a été dérouté sur ordres des USA en raison de la présence à bord d’un journaliste colombien, Hernando Calvo Ospina, résidant en France, un ami du GS (qui le publie) et collaborateur du Monde Diplomatique. J’avais été informé aussitôt de l’affaire par Hernando. Il avait cru un moment que des escales imprévues allaient rendre possible son extradition vers la Colombie où sa vie n’aurait pas valu cher. J’avais alors alerté les confrères de Rue89 dont je savais qu’ils sont friands de ce type d’information à laquelle ils pourraient donner l’audience nécessaire. Je les avais mis en contact avec Hernando Calvo Ospina.

Dans l’article qu’elle a publié dans Rue89, la journaliste écrivit au passage : « C’est un riverain, Maxime Vivas, ami du journaliste, qui nous a signalé l’information ». http://www.rue89.com/2009/04/23/air-france-interdit-de-survo…).

Je n’étais pas alors un « brun » à leurs yeux.

Voir aussi http://www.legrandsoir.info/Avion-d-Air-France-deroute-Les-m…

Mais puisque Rue89 me diffame à présent, voyons, en réponse du berger à la bergère, ce que je suis allé trouver sur eux.

Rue89 fréquente trop les Le Pen

Le jour même où l’article d’Ornella Guyet paraissait sur Rue89, le site LGS avait en sa première page pas moins de quatre articles contre le courant de pensée qu’elle dit être le nôtre. Cette année, nous avons publié plus de 20 articles fouillés sur le FN, dont une analyse de la gestion désastreuse de 4 villes par le FN (cet article servira, lors des prochaines élections municipales. Voir : http://www.legrandsoir.info/ces-villes-gerees-par-l-extreme-…).

Mais il y a pire : le jour même où Pascal Riché lançait derechef Rue89 à l’assaut de René Balme et où il volait au secours de sa pigiste qui nous calomniait, son site Rue89 donnait à visionner une vidéo, illustrée d’une photo de Marine Le Pen, souriante : « Marine Le Pen : Les types qui crient “vive Mélenchon !” sont d’origine maghrébine ».

Le 25 janvier 2012, la même Marine Le Pen passait une heure dans les locaux de Rue89, invitée à dialoguer avec les « riverains ».

Avant de vendre leur site au Nouvel-Observateur, Haski et Riché ne s’inquiétaient pas de voir Jean Daniel accepter une distinction bidon accompagnée d’un chèque de 10 000 euros, remis par les dictateurs du Qatar, cette monarchie misogyne, esclavagiste où la seule loi, civile et religieuse est celle de la Charia.

Pas davantage, Haski et Riché, qui se délectent de voir Guyet fouiller les corbeilles à papier des militants de la vraie gauche, ne nous racontent pourquoi Laurent Joffrin, le directeur de la rédaction du Nouvel-Observateur auquel ils ont vendu Rue89, passait naguère des vacances avec Jean-Marie le Pen.

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Gardons en mémoire la fable des animaux malades de la peste où l’un, qui confesse avoir dévoré des moutons et leur berger, approuve qu’on mette à mort celui qui brouta un près d’une largeur de sa langue : « …Aussitôt on cria haro sur le baudet […] ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal ».

Pascal Riché fréquente trop la CIA

On a vu que Pascal Riché est membre de la Fondation Franco-américaine (depuis 1999) qui « se consacre à encourager un dialogue actif entre les deux nations ». L’objectif affiché de cette association est de repérer et de « former » (séminaires) des jeunes dirigeants (Young leaders) de la politique, de la finance et de la presse « talentueux et pressentis pour occuper des postes clés » dans leur pays. Relisez la phrase en levant un sourcil suspicieux. On pense à la même chose ? Non ? Et si je vous dis que la Fondation œuvre « à une meilleure compréhension mutuelle entre les deux pays et à la recherche de solutions partagées » ? C’est plus clair ?

Maintenant, il faut parler de John Negroponte qui a été le président de la Fondation Franco-américaine (Pascal Riché en était alors membre).

1) Après l’invasion de l’Irak, l’administration Bush a nommé Negroponte ambassadeur des USA dans ce pays, pays qu’il connaît bien pour avoir été le directeur de la prison d’Abou Ghraib. Mais, juste avant, il commandait la prison de Guantanamo.

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2) Naguère, dans le Nicaragua sandiniste, l’armée des Contras, soutenue, financée, armée par les Etats-Unis avait fait creuser sa tombe à un jeune Nicaraguayen. Puis, les mercenaires l’ont décapité. Ils n’étaient pas qualifiés de « terroristes » par l’administration des Etats-Unis, mais de « combattants de la liberté ». Histoire ancienne ? Pas si sûr. L’homme chargé de protéger les Contras et d’organiser le silence autour de leurs exactions s’appelle John Negroponte.

2) Dans les années 80 il s’est également illustré en qualité d’ambassadeur au Honduras où il a su aider les escadrons de la mort qui sévissaient dans ce pays.

3) Après son retour d’Irak, Bush l’a nommé Directeur du Renseignement National (2005 – janvier 2007) d’où il coordonnait une quinzaine d’organismes civils et militaires, dont la CIA. Il gérait un budget annuel d’une quarantaine de milliards de dollars.

Voir LGS (avril 2004) : http://www.legrandsoir.info/Negroponte-futur-ambassadeur-US-…

De Gaulle, reviens, ils sont devenus fous !

On lira ici : http://www.french-american.org/files/liste-yl-fr-81-10.pdf la longue liste des Français membres de cette Fondation d’endoctrinement. On y notera avec tristesse (mais sans surprise) les noms de six hommes politiques parmi ceux qui gèrent la France aujourd’hui : François Hollande, Aquilino Morelle (cabinet du président), Arnaud Montebourg, Pierre Moscovivi, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belcacem.

Article 11 un site fasciné par les intellectuels fascistes et par l’argent.

Article 11 édite aussi une version papier. C’est une entreprise commerciale familiale qui s’appuie sur le site pour ratisser des clients. La lecture d’Article 11 met en évidence une véritable obsession pour les rentrées d’argent. Le mot « euros » apparaît bien plus souvent que « anar ». Il s’agit pour JBB et son frère Lémi de réussir à faire prospérer leur boutique qui assurera leur avenir. Elle n’est pas une SCOP ou une association. La ferveur militante des lecteurs et souscripteurs est titillée pour qu’ils donnent sans retour à une PME de structure capitalistique.

Certes, le webmaster d’Article 11 (JBB) s’affirme « tendance anar », comme le Canada Dry est « tendance alcool », mais son frère « Lémi » prévient : « On ne compte pas stagner en terre désargentée » Et : « Pour un flirt avec les éditions Christian Bourgois, je ferais n’importe quoi ».

Politiquement, Article 11, vise plus souvent la gauche et la « gauche de gauche » que l’UMP et l’extrême-droite.

Article 11 fait l’éloge des penseurs d’extrême droite ou proto-fascistes…

Louis Ferdinand Céline. L’adoration jusqu’à l’obsession, répétitivement, avec articles et photos (pourquoi pas, ils font ce qu’ils veulent, mais où sont les autres auteurs, les anars ?).

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Giovanni Papini. Xénophobe, partisan du fascisme italien. Il dédie le premier volume de son Histoire de la littérature italienne à Mussolini en ces termes : « au Duce, ami de la poésie et des poètes ». Il se déclare en outre favorable aux mesures antisémites prises par le régime fasciste. Depuis 1942, il était vice-président de l’Association des écrivains européens couvée par Goebbels.

Maurice Dantec. Royaliste, en contact avec le Bloc identitaire, partisan de la peine de mort, etc.

Ernst Von Salomon. Membre des Freikorps. : les Corps francs ou Freikorps sont ces groupes de combattants allemands qui, à la signature de l’Armistice, refusèrent d’arrêter le combat.

Serge Quadruppani. Plume assidue d’Article 11, il écrivait en 1983, dans la revue La Banquise dont il était un des fondateurs avec le négationniste Gilles Dauvé. On pouvait lire dans cette revue des choses comme : « L’homme moderne juge particulièrement barbare le numéro tatoué sur le bras des déportés. Il est pourtant plus facile de s’arracher un lambeau de peau que de détruire un ordinateur ».
Quadruppani, bête noire de Didier Daninckx, est revenu de cette période ; on ne le confond pas avec les auteurs sus-cités.

J’en parle ici pour poser la question des droits à l’erreur chez les uns et pas chez les autres.

Il est sans doute l’honnête homme de la bande. Il s’alarme du procédé d’amalgame à notre encontre : manque de nuance, liste nominative, le tout donnant l’impression d’une « conspiration de conspirationnistes ». Mais il trouve le papier de Guyet contre le GS « intéressant ». On en a lu contre lui, et de nombreux, aussi intéressants, plus justifiés, aussi féroces et mieux documentés sur ce qu’il a dit et fait (et non pas sur ce qu’ont dit et fait des individus avec qui il a eu l’imprudence de s’asseoir un jour où ils ne déblatéraient pas).

Le noir-brun est en rayon.

Par ses méthodes et ses choix, par ses fréquentations, par son goût de la violence physique, par sa haine des vrais antifascistes, Article 11 risque bien d’apparaître comme un site noir-brun.


(Merci à Eric W Faridès qui nous a fourni ces informations sur Article11).


Conclusion.


Dans les affaires :

• de la causerie tronquée de Chavez,

• du faux courrier du journaliste Romain Migus,

• de la fausse tribune de Martine Billard

• de la dénonciation de l’ophtalmologiste d’Aix-en-Provence,

• du prétendu rouge-brunisme de René Balme,

• du prétendu rouge-brunisme du Grand Soir de Viktor Dedaj et de moi-même,

nous entendons l’air du mensonge, des troncatures, des traficotages, de la récidive dans les « erreurs » et dérapages, du désir de nuire, du discours politique orienté, des coups bas.

 

Dans tous les exemples que, je viens de citer, l’orchestre, inspiré par les mensonges initiés par Article 11 sous la plume de Guyet, joue de la grosse caisse sous la baguette de Pierre Haski, aujourd’hui président de Rue89.

Avec Article 11 et Rue89, Ornella Guyet remet à l’honneur la sinistre presse du genre « Je suis partout » tandis que dans les articles politiques de l’équipe dirigeante de Rue89, l’un Pierre Haski, fustige régulièrement la Chine sans plus de nuance, l’autre, Pascal Riché, consolide la digue pro-états-unienne et qu’Article 11 couvre les pires exactions de l’Armée israélienne.

Article 11 couvre Tsahal ? Voir http://www.legrandsoir.info/analyse-de-la-culture-du-mensong… . En deuxième partie de l’article que vous y lirez, vous vous délecterez des silences de JBB qui relate une manifestation de protestation contre l’attaque meurtrière par Tsahal d’une flottille de pacifistes dans les eaux internationales. JBB était à la manif (« tendance anar » oblige), mais il réussit à noyer son récit dans des détails rocambolesques de dérivation (« Les faits divers sont des faits de diversion », disait Bourdieu) et à ne jamais évoquer clairement le motif de la manifestation ni à dire par qui la flottille a été agressée. Si JBB, sévère, note que la manifestation « comportait[…] son petit lot de connards », il n’émettra pas le moindre jugement sur l’agression de la flottille. (http://www.article11.info/?Manif-pour-Gaza-choses-vues-et)

Rue89, Article11 mordent ceux qui prétendent échapper à la pensée unique et à la loi de l’Empire et de ses alliés.

Le monde néo-libéral a posté ses chiens de garde sur la Toile.

De tels camouflages et enfumages sont graves parce que, si des menteurs peuvent désigner comme antisémites des gens qui ne le sont pas, si les antisémites sont partout, si tout le monde est antisémite, plus personne ne l’est. Ils banalisent le concept. Ils édulcorent la notion d’antisémitisme. Ils font le lit des « bruns ».

 

Les sites d’information alternative de gauche bénéficiant d’une audience honorable sont rares. Ceux de droite sont appuyés par des investisseurs, des journaux, ils reçoivent des subventions.


Que faire ? Lancer beaucoup des petits sites de gauche pour concurrencer les autres ? Il y a alors un risque de confidentialité et de consanguinité. Aider et soutenir les sites existants pour leur donner une envergure suffisante ? Regrouper des petits sites existants ? Le débat est ouvert.


En attendant, il faut faire face à de faux anars, de vrais atlantistes et des fachos masqués.


Dès la parution de l’article initiateur de la cabale contre nous (mars 2011), les administrateurs du GS ont compris (et ils l’ont écrit) qu’il s’agissait du début d’une campagne qui allait durer et s’élargir sur plusieurs sites. Nous y sommes. Et nous voici contraints de dévier de notre mission d’information pour repousser la horde. Elle et nous avons mieux à faire. Mais, s’il faut tirer d’autres cartouches…


Merci de votre attention.


La Calomnie. « La calomnie, monsieur ! Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse !… D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vou

s voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’oeil. Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? » (Beaumarchais, Le Barbier de Séville ).

 

(..) ARTICLE COMPLET  ICI  :

 

http://www.oulala.info/2012/11/rue89-article-11-lgs-et-les-autres-conference-sur-les-medias-alternatifs/

 

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Dans le sillage de leur atlantisme débridé, le concept de « choc des civilisations » inspira plus d’un journaliste de gauche. Ainsi, des anciens de Charlie Hebdo — Philippe Val, Caroline Fourest ou Bénédicte Charles — jusqu’au Nouvel Observateur de Laurent Joffrin, la défense aveugle de la version officielle prit dès lors un sens tout à fait logique dans l’affrontement qui opposait la « plus grande démocratie du monde » au mythe du fascisme islamique [9]. Aucune critique ou nuance ne fut admise, tous les amalgames furent utilisés. Une véritable police de la pensée marqua l’opinion au fer rouge avec des mots tels que conspirationniste, révisionniste, négationniste ou antisémite afin de disqualifier et rendre coupable l’expression de tout avis divergent. La liberté d’expression venait d’atteindre la limite du droit d’être informé comme l’a brillamment exprimé Viktor Dedaj du journal Le Grand Soir dans un entretien à Maghreb Magazine [10].

 

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http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/

L’Affaire René Balme
 
« Colin Powell affirme alors au monde entier que les États-Unis détiennent
des preuves de l’implication afghane dans les attentats du 11 Septembre
et qu’elles seront fournies au Conseil de sécurité.
Personne ne les a pourtant jamais vues. Personne ne les réclame depuis. »
Jean-Luc Mélenchon

Utilisé aujourd’hui par Ornella Guyet et Pascal Riché sur Rue89 contre René Balme, maire de Grigny et candidat aux législatives pour le Front de Gauche, le chantage du 11 Septembre se révèle être une arme de dissuasion politique parfaitement efficace. Derrière la prétendue défense de la démocratie contre l’extrémisme et l’antisémitisme, la critique de la version officielle et celle du système capitaliste néolibéral trouvent la même limite. Remettre en cause la version officielle du 11 Septembre, c’est remettre en cause la raison même à la base des invasions d’Afghanistan et d’Irak et leurs enjeux géopolitiques évidents, c'est également remettre en cause l’utilisation de la torture ou du programme de rendition, les prisons secrètes cachées jusqu’en Pologne, l’arrêt du traité ABM qui rend possible aujourd’hui l’installation d’un bouclier antimissile en Europe, les tueries arbitraires par drone au Pakistan ou au Yémen, les multiples lois liberticides qui menacent même les citoyens européens, etc. Et même si les accusations contre René Balme ne s’arrêtent pas aux articles sur le 11 Septembre publiés sur le site Oulala.net, c’est pourtant bien le qualificatif de « conspirationniste » qu’utilisa sciemment Pascal Riché pour disqualifier politiquement ce candidat dans le titre de deux articles de Rue89 [17]

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Pour ce qui concerne Ornella Guyet, elle apparait parfois sous le pseudonyme de Marie-Anne Boutoleau et vraisemblablement ailleurs sous anonymat comme sur Indymédia, Rebellyon ou Conspihorsdenosvi[ll]es. Elle s’est faite une spécialité de donner la chasse aux conspirationnistes qu’elle se plait allègrement à assimiler à l’extrême droite et à l’antisémitisme, ce qui commence à ne plus être très original, mais qui malheureusement fonctionne toujours. Elle se fit connaitre sur la toile en s’attaquant d’abord au journal Le Grand Soir par l’intermédiaire du site Article XI. Tout comme René Balme, Le Grand Soir a dû subir les méthodes peu orthodoxes de cette « journaliste » et répondre aux mêmes accusations de rouge-brun, de conspirationnisme et d’antisémitisme [18]. Démasquée à la suite de ces attaques, elle sera débarquée de l’association critique des médias Acrimed qui récusa ses accusations « précisément parce qu’elles sont fondées sur des pratiques journalistiques que nous critiquons régulièrement : erreurs factuelles et amalgames confusionnistes, extrapolations et généralisations abusives » [19].

 
Faut-il donc s’étonner qu’Ornella Guyet soit la source de ces accusations pour le compte de Rue89 quand ces derniers ouvrent leurs colonnes à Rudy Reichstadt, un autre proche du Cercle de l’Oratoire et de Caroline Fourest [20] ? Faut-il rappeler au passage que Rue89 avait déjà publié en 2009 tout un dossier sur les « théories du complot » pour lequel ils avaient fait appel à une équipe d’étudiants en journalisme dirigée par Pascal Riché et Guillaume Dasquié, deux chantres de la version officielle du 11 Septembre ? Ce fameux dossier, qui fut bâclé comme l’a démontré l’association ReOpen911, sert toujours de référence à quelques journalistes trop paresseux pour creuser eux-mêmes le sujet [21]. Entre le sénateur McCarthy qui faisait la chasse aux communistes et la Stasi qui faisait celle aux traitres en RDA, la méthode reste la même et Ornella Guyet semble librement s’en inspirer sous les auspices de Rue89.
 
Quelles sont ses cibles (Ornella comme Euterpia, note de Chantal Dupille) ? Tout ce qui dépasse et dérange sur les sites d’information alternatifs de gauche doit être discrédité. Michel Collon, tout comme Jean Bricmont, s’est également vu trainé dans la boue et empêché de tenir une conférence à Paris sous les menaces de quelques trublions antifascistes [22]. Lorsqu’ils emploient les méthodes de ce qu’ils sont censés dénoncer et font le jeu de leurs opposants, on peut légitimement se demander dans quel but ils opèrent leur infâme propagande. En septembre 2011, c’est également par la menace et les accusations d’antisémitisme qu’ils empêchèrent des membres de l’association ReOpen911 d’organiser des projections et des réunions à Strasbourg [23]. Brûleront-ils bientôt tous les livres qui parlent du sujet ? En ce qui concerne le 11 Septembre, ils pourront peut-être nous donner leur avis sur la question quand ils auront fini de voir des complots rouges-bruns infiltrés un peu partout. Mais comme il faut toujours moins de courage pour vilipender une opinion que pour en assumer une, il ne faut sûrement rien attendre de leur part. D’ailleurs, Ornella et ses amis ne débattent pas, ils combattent : en bons petits soldats déguisés en militants antifascistes, ils n’ont probablement rien à dire et tirent à vue. D’autres militants de la guerre en Irak peut-être… 

http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/

 

 

 

La bouffonnerie du 11 septembre 2001 en 2 mn - R-sistons vidéo 13 
02:45

 

 

Euterpia contributrice Wikipedia
et non plus Ornella Guyet, cette fois,
mais moi sa cible parce que... pas Atlantiste comme elle
(Sur cette photo, j'ai à peu près le même âge qu'elle).

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