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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 17:11

 

Mercredi, 09 Février 2011 10:17

Moubarak, en route, pour l'Allemagne: la police allemande met en garde contre d'éventuelles protestations IRINN- La police allemande a mis en garde contre les protestations populaires que provoquerait la venue du dictateur égyptien, pour être hospitalisé en Allemagne.
Le secrétaire général de l’OTAN se rend en Palestine occupée. IRIB- Le secrétaire général de l’OTAN se rendra, aujourd’hui mercredi, en Palestine occupée.
Mercredi, 09 Février 2011 10:07
La vague anti-Moubarak enfle encore IRIB- Malgré les concessions du pouvoir, la place Al-Tahrir du Caire a accueilli un nombre record de manifestants, mardi.
IRIB- Pour dénoncer les ingérences du régime sioniste, dans les affaires intérieures égyptiennes, Le Premier ministre turc a lancé un avertissement à Tel-Aviv.
IRIB- A la suite de la montée de la tension politique, au Koweït, et de l’appel lancé à la participation à la première manifestation de rue, dans un pays riverain du golfe Persique, l’Emir du Koweït a accepté la démission du ministre de l’Intérieur.
IRIB- Une documentation confidentielle, publiée, par le site «WikiLeaks», a révélé qu’Omar Suleyman avait été désigné par le régime sioniste, pour remplacer Hosni Moubarak.
12 revendications des protestataires saoudiens sur «Face book» IRIB- Les protestataires saoudiens, simultanément aux autres pays arabes, ont lancé un appel sur «Face book» et «Twitter», pour faire part de leurs revendications.
Pourquoi les Américains envoient-ils des bâtiments de guerre vers les côtes égyptiennes ? IRIB- A la suite de l’intensification de la révolution du peuple égyptien, les Etats-Unis ont expédié des navires de guerre, des équipements militaires et 800 soldats, en direction de l’Egypte.
Mardi, 08 Février 2011 20:31
Egypte : la rue ne lâche pas la pression IRIB - Des dizaines de milliers de manifestants étaient rassemblés, mardi, place Tahrir, au centre du Caire, pour marquer la troisième semaine du mouvement de contestation, sans précédent, réclamant le départ du Président Hosni Moubarak.
Le Liban, doté d’un nouveau gouvernement, dès la semaine prochaine IRIB - Aux dires du Président du parlement libanais, Nabih Berri, le Liban sera doté, dès la semaine prochaine, d’un nouvel exécutif; mais la tâche s’annonce ardue, dans la mesure où, (dixit), «certaines fractions cherchent des prétextes, pour ne pas y participer».
Le gouvernement égyptien dissimule le nombre exact des morts IRIB - Dans son rapport, l'Organisation des droits de l'Homme, "Human Rights Watch", a fait part de la tentative du régime égyptien de dissimuler le chiffre exact des pertes en vie humaine.
La tentative du régime sioniste d'éliminer l'identité islamique d'al-Qods IRIB - Dans le cadre de sa tentative d'éliminer l'identité islamique à al-Qods, le régime sioniste veut mettre à exécution, dans cette ville, un plan qui vise à réduire la voix de l'appel à la prière, pour satisfaire les habitants de la partie orientale de cette ville.
Des milliers d’Egyptiens rendront, demain, hommage à leurs martyrs, en leur dédiant des poèmes Farsnews - Des centaines de milliers d’Egyptiens, qui ne quittent pas, depuis deux semaines, la place Al-Tahrir, liront, ce mercredi soir, des poèmes, en souvenir des 300 victimes de leur révolte.
Mardi, 08 Février 2011 16:56
Egypte: grande manifestation, à Alexandrie IRIB - Des milliers d'habitants de la ville d'Alexandrie sont descendus dans les rues et entendent, ainsi, organiser une grande manifestation, après la prière du crépuscule, pour réclamer le départ de Hosni Moubarak.
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http://french.irib.ir/info/moyen-orient
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Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi.
Italie
«Rubygate» : le parquet demande le jugement immédiat de Berlusconi

Le parquet de Milan a annoncé ce mercredi 9 février avoir demandé le jugement immédiat de Silvio Berlusconi dans le Rubygate, pour recours à la prostitution de mineure et abus de fonction. Le chef du gouvernement italien a réagi en accusant le parquet de Milan d'agir « uniquement dans un but subversif », affirmant que ces poursuites ne sont qu'« un prétexte » pour le chasser de son poste.

Face aux polémiques, Nicolas Sarkozy impose aux ministres des vacances en France
Le soulèvement anti-Moubarak entre dans sa troisième semaine
Côte d'Ivoire : Abobo la commune frondeuse d'Abidjan
Charles Taylor refuse de comparaître à son procès
Haïti: l'ex-président Aristide obtient son passeport
08/02/2011 - France/Egypte

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 17:02

Revolution egypte Extreme Shocking 600x457 photo

http://www.976musique.org/photos-choc-de-la-revolution-egyptienne/

 

LA RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE ÉGYPTIENNE :

L’ARMÉE VA TRANCHER

 

Robertbibeau@hotmail.com

 

SAMIDOUN

5.02.2011

 

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Pourquoi le feu de la révolte populaire embrase-t-il la rue depuis Alger jusqu’au Caire? Parce que les peuples arabes sont opprimés, exploités, sans emploi et sans pain parfois. Tous ces motifs avérés ont déjà été soulignés, mais il en demeure un autre qui constitue, à notre avis, un vecteur de changement encore plus important. Tous les pays arabes sont passés (progressivement, mais plus lentement que l’Occident) de la société patriarcale artisanale, un monde de petits entrepreneurs régionaux, à une économie marchande de livraison de ressources naturelles et de produits manufacturés à des marchés globalisés.

 

S’appuyant sur le pouvoir, sur les ressources de l’État et sur le pillage de leurs budgets, une couche de milliardaires, de millionnaires, de grands capitalistes, a délogé peu à peu les propriétaires fonciers et les commerçants du souk de l’administration de l’appareil étatique. Les emprunts grotesques qu’ils ont contractés (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Jordanie, Yémen, Syrie) ont servi, pour l’essentiel, à abonder trois postes budgétaires :

 

1) Payer l’armée, les policiers et les services de sécurité, toute une engeance répressive pour maintenir la dictature des riches. Bon an mal an, les États-Unis ont accordé 1,3 milliard d’aide au gouvernement Moubarak, essentiellement pour qu’il puisse payer cet appareil régressif. 

 

2) Créer, supporter puis enrichir une classe de grands capitalistes qui ont fait construire des édifices et des infrastructures civiles, développé des services tertiaires, financiers et boursiers, ainsi que des moyens de transports, etc. Ces travaux ont requis le développement d’une classe ouvrière de plus en plus nombreuse et mieux formée. Quand la crise économique occidentale s’est abattue sur les pays arabes, en 2008, des milliers de travailleurs ont été jetés sur le pavé sur les ordres du FMI (1). Or, Il n’y a pas de filet de sécurité, dans ces pays dévastés où la classe des riches accapare tout et ne laisse rien pour la survie. La cellule familiale étendue, en voie de désintégration dans ces contrées en cours d’industrialisation et de tertiarisation, n’a pas permis comme auparavant de compenser les déficiences de ces états qui n’ont rien de « providentiel ».

 

3) Enfin, de façon moins importante, les ressources de l’État ont contribué à développer quelques institutions collectives et sociales comme les écoles, les hôpitaux, les dispensaires, les garderies, les services d’adduction d’eau, les centrales électriques, les logements, les transports publics et les autres services essentiels à la formation et la reproduction de la force de travail.

 

Depuis trente ans, tous ces développements, y compris la constitution d’une caste de grands capitalistes, de marchands monopolistes et de petit-bourgeois du commerce  et des communications ont profondément transformé le paysage social des pays arabes (moins en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis pour cause de rentes pétrolières immenses). Les anciens rapports de production néocoloniaux et quasi-féodaux, que les colonialistes français, britanniques et italiens avaient laissé perdurer, ont été détruits progressivement pour être remplacés par les rapports sociaux caractéristiques de l’impérialisme triomphant.

 

Quand un nouveaux système de production s’installe sur un territoire national, il nécessite impérativement le développement de nouveaux rapports sociaux de production, de nouveaux rapports entre les hommes et les femmes, de nouvelles structures familiales, une nouvelle répartition des responsabilités et une nouvelle distribution des pouvoirs entre les différentes classes sociales en conflit, ainsi que de nouveaux rôles pour l’État et pour ses institutions. Il entraîne l’apparition de nouvelles élites et d’une nouvelle couche de bourgeois laïcisants, phénomène qui débouche sur la remise en cause du statut et du rôle des anciennes élites, religieuses notamment, héritées du monde précédent.

 

Les anciens rapports sociaux néocoloniaux et semi-féodaux ont été mis à mal dans tous les pays arabes, car ils ne pouvaient survivre aux transformations de la cellule familiale et des superstructures idéologiques. Les anciennes couches sociales dégradées ont résisté et se sont accrochées au pouvoir, ce qui a suscité la résurgence de courants religieux islamistes éphémères. La crispation de courants religieux islamistes dans la plupart des pays arabes n’est pas l’indicateur d’un retour en arrière et d’une cristallisation des anciens rapports sociaux ; c’est, au contraire, le baroud d’honneur d’un ancien monde en voie de décrépitude. Dans les grandes villes industrielles arabes, la pratique religieuse recule, comme dans toutes les sociétés industrialisées.

 

Ce qu’Emmanuel Todd, dans un écrit récent, identifie comme étant la cause des modifications profondes de la société arabe est en réalité la résultante de ces transformations en cours, lesquelles se mesurent par des indicateurs démographiques très précis, comme les pratiques endogames, les taux d’alphabétisation et de scolarisation, particulièrement chez les femmes, le nombre d’enfants par ménage, l’âge du mariage, etc.  Tous ces indicateurs attestent de l’évolution économique, industrielle, commerciale, sociale et démographique de la plupart des pays arabes, qui ont pour plusieurs désormais rejoint la « modernité » dans le sens économique du terme (2).

 

Une société capitaliste en expansion requiert que l’État joue son rôle de régulateur de l’économie, de bâtisseur d’infrastructures, de gestionnaire des services de formation et de reproduction de la main-d’œuvre, ainsi que d’arbitre des intérêts conflictuels entre les différentes couches de la bourgeoisie. Le rôle de répression des mouvements populaires et sociaux est censé s’atténuer si l’on sait bien utiliser l’appareil idéologique pour produire du consentement. En effet, un système capitaliste qui fonctionne bien ne tend pas à instaurer une dictature politique ou militaire qui provoque des tensions sociales, de la répression, des conflits incessants, des baisses de productivité et l’émergence d’une économie souterraine incontrôlée.  

 

La « démocratie » parlementaire, caractérisée par l’alternance de partis au pouvoir, comme on en retrouve dans la plupart des sociétés occidentales et dans plusieurs sociétés misérables du tiers-monde, en Afrique et en Amérique du Sud, est préférable. Les libertés de parole, de publication et de manifestation, tant que le pouvoir des riches n’est pas mis en péril, sont plus convenables. Évidemment, encore faut-il que le peuple sache voter. Un jour, les Chiliens n’ont pas su utiliser le privilège « démocratique » qui leur était accordé : Pinochet le leur a retiré. Un jour, en Palestine occupée, les Palestiniens n’ont pas su apprécier le privilège « démocratique » que l’occupant sioniste leur avait concédé, et ils ont élu le Hamas : le colonisateur le leur a retiré. Un jour, en 1992, le peuple algérien pauvre a souhaité se révolter, et il a mal voté : l’armée le lui a retiré son droit de vote. Un jour, les Libanais n’ont pas usé correctement de leur privilège démocratique et ils ont voté pour le Hezbollah… Mais, cette fois-là, le pouvoir n’a pas pu leur retirer le droit de voter, car le peuple libanais était armé. C’est le particularisme du modèle libanais (3). Le Royaume saoudien n’a pas encouragé les bouleversements du gouvernement au Liban ; il les tolère, faute de pouvoir les contrer. Le nouveau Premier ministre Mikati est un milliardaire libano-syrien, et non pas saoudien, et le Hezbollah Chiite n’est pas le choix de la dynastie Wahhabite sunnite de Riyad, qui est aussi l’alliée de Tel-Aviv et qui a financé, selon Thierry Meyssan, l’agression sanguinaire contre Gaza, n’en déplaise à certains analystes tenants de la surdétermination antisioniste (4). L’idéologie sioniste n’est jamais qu’une variante régionale de l’idéologie impérialiste américaine.

 

Le Liban fut le premier pays à se libérer de ses anciens rapports sociaux coloniaux, un modèle pour les peuples arabes selon une enquête de la revue Slate.fr. Le multipartisme y existe depuis des années et une majorité des Arabes ayant répondu à une enquête effectuée dans plusieurs pays rêve de vivre au Liban (51%). Rien d’étonnant, le Liban est la contrée la plus tertiarisée des pays arabisés (5).

 

Force est d’observer que dans la plupart des soulèvements qui ont cours, en Tunisie, en Égypte, en Jordanie, en Algérie ou au Yémen, les islamistes et la hiérarchie religieuse musulmane et copte n’ont pas joué un rôle déterminant. Ce sont les autorités égyptiennes qui ont souhaité le retour d’exil d’un leader islamiste et les « Frères musulmans » ont d’abord été très réticents à soutenir le mouvement. En Tunisie, les islamistes sont à-peu-près absents, tout comme en Algérie. Quand les sionistes prétendent être inquiets du retour de la mouvance islamiste, c’est en fait un appel à ressortir ce vieil épouvantail qui servira de sortie de secours au cas, sait-on jamais, où de véritables révolutionnaires parviendraient à s’emparer de la direction des révoltes démocratiques, ce qui risque peu de se produire.

 

La révolution démocratique bourgeoise qui a éclaté au Maghreb et au Mashrek est bien accueillie par les anciennes puissances coloniales et par les Américains. Les Etats-Unis, cependant, l’ont compris plus rapidement et ils sont favorables à ces changements : en Égypte, ils font la promotion de leur candidat présumé, qu’ils présentent comme un grand leader de l’opposition. Ce leader autoproclamé, qui leur a déjà servi à la tête de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), a présenté son « Plan de transition du pouvoir » non pas au peuple égyptien en révolte et souffrant, mais à l’ambassadrice américaine au Caire, afin de bien signifier à qui il souhaitait plaire (6). Que cet homme soit adoubé par les « Frères musulmans », cela chaud peu aux militaires de Washington dès lors que ce prétendant défend une politique de compromission et de négociation avec Israël et en soutien aux magouilleurs-négociateurs de l’Autorité de Ramallah.

 

Le maintien de dictateurs usés, déconsidérés et détestés n’est pas une option pour le champion du développement des rapports impérialistes de production. Barak Obama sait mieux que personne que la seule voie, pour les pays arabes, c’est l’établissement de gouvernements bourgeois pluralistes assurant l’alternance « démocratique ». De cette façon, les clans capitalistes se surveillent et s’observent, s’entendent et se concurrencent, tout en s’assurant que les crédits gérés par l’État ne servent pas qu’à enrichir les riches sans fournir aucun service aux travailleurs et à la population, que l’on doit obligatoirement nourrir, éduquer, soigner, amuser si l’on souhaite les voir retourner au travail la semaine suivante. La roue industrielle et commerciale doit tourner et c’est à l’Etat qu’il incombe de s’en assurer.

 

Il demeure toutefois une source de préoccupation pour Obama : les peuples arabes sont-ils suffisamment endoctrinés et dressés pour bien user de ces libertés et comprendre que l’alternance du pouvoir parlementaire doit se faire entre un parti bourgeois et un remplaçant équivalent, un peu comme aux États-Unis entre les partis démocrate et républicain ou, en France, entre pseudo-socialistes et UMP ? Ce n’est pas évident.  C’est ce danger de « dérapage démocratique » qu’Hubert Védrine, ancien ministre socialiste français des Affaires Étrangères, tentait de prévenir en indiquant que  « les pays du Sud – entendez du Sud méditerranéen – ne sont pas mûrs pour la démocratie; il a fallu plusieurs siècles pour que, nous, les Occidentaux, nous accédions à la démocratie. En attendant, les puissances européennes doivent traiter avec les États et les élites au pouvoir » (7). Selon Washington et les capitales européennes, les peuples arabes peuvent et doivent voter, mais seulement parmi les interlocuteurs désignés comme acceptables par les Américains et leurs alliés. Des candidats qui ne remettront pas en cause la politique internationale de l’Égypte, vis-à-vis d’Israël, par exemple, et qui n’auront pas de rêves d’indépendance, comme Nasser en avait. Les autres partis pourront se présenter aux élections, mais ils ne devront jamais gagner, sinon ces « libertés » seront retirées par l’armée.

 

C’est à cette tâche que se dévouent présentement les officines des ambassades américaines, les services secrets occidentaux, le Mossad et toute une panoplie d’agitateurs infiltrés dans les mouvements populaires arabes. De cette évolution « démocratique » et du respect des oukases Étatsuniens dépendra l’intervention musclée ou non des armées sorties des casernes et répandues dans les rues.

 

L’armée étant divisée en deux clans, dans « l’Égypte au bord du sang » (8), Moubarak conserve l’espoir de sauver sa dynastie déchue, mais cet espoir du vieux Rais n’aura qu’un temps très bref : sous peu, la majorité de l’État-major de l’armée fera comprendre à ce clan que son règne est terminé. Si le maintien d’une dictature réactionnaire en Égypte était le premier choix de Bush le néocon, ce n’est pas celui de l’Amérique d’Obama, pour les raisons que nous avons déjà évoquées. La démocratie parlementaire bourgeoise avec alternance est le mode de gouvernance préféré en société capitaliste.

 

Comme pour la Tunisie, c’est l’armée (égyptienne) qui jugera de ce que la petite bourgeoisie aura accompli au cours de ces jours de sursis et c’est elle qui décidera si elle doit retourner dans ses casernes ou rester sur les parvis et les marchés pour encadrer, voire sanctionner, au besoin, la « démocratie » accordée ou refusée. Les peuples arabes de Tunisie et d’Égypte auront l’autorisation de voter et ils pourront  recommencer aussi souvent que souhaité, s’ils savent voter pour le candidat qu’on leur aura désigné. La petite bourgeoisie arabe et occidentale, aux anges, calmera le jeu jusqu'à la prochaine révolte populaire pour le pain, le travail, l’équité et la dignité.

 

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(1) La Tunisie et les diktats du FMI.  Michel Chossudovsky. 24.01.2011. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22939
(2)
La Tunisie a rejoint le modèle historique général. Emmanuel Todd. 17.01.2011.  http://www.liberation.fr/monde/01012314065-la-tunisie-a-rejoint-le-modele-historique-general 
(3) « Rififi à Beyrouth » Le Liban au cœur de la tourmente Arabe. Robert Bibeau. 31.01.2011.  http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito31.01.2011.html

(4)  L’Égypte au bord du sang. Thierry Meyssan. 31.01.2011.  http://www.voltairenet.org/article168311.html

(5) Quel est donc ce pays si apprécié par l’opinion publique arabe? 27.01.2011.  http://www.slate.fr/story/33311/opinion-arabe-superpuissance

(6)  Crise en Égypte : El Baradei soumet son plan aux Américains. 1.02.2011. http://nouvelles.sympatico.ca/accueil/crise_en_egypte_elbaradei_soumet_son_plan_aux_americains/dcb58645

(7) Tunisie : Ce que les experts civilisés n’ont pas vu venir. Omar Benderra. http://www.michelcollon.info/Tunisie-ce-que-les-experts.html

(8) L’Égypte au bord du sang. Thierry Meyssan. 31.01.2011.  http://www.voltairenet.org/article168311.html

 

http://boycottisraelinternational.com
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 16:13
Interview

Mahmoud Hussein, le 4 février à France culture (P. Haski)

Depuis plus de trois décennies, ils ont choisi d'apparaître sous le même nom : Mahmoud Hussein, pseudonyme commun de deux intellectuels égyptiens exilés en France dans les années 60 après avoir connu les prisons de leur pays, Baghgat Elnadi et Adel Rifaat. Ces anciens marxistes vivent intensément, à distance, la révolution égyptienne, qu'ils soutiennent de toute leur énergie.

Rencontrés dans un studio de France Culture pour une émission consacrée à l'Egypte, les auteurs de « Lutte des classes en Egypte », publié en France aux éditions François Maspero au lendemain de Mai 1968, et plus récemment de « Penser le Coran » (Grasset, 2009), « les » Mahmoud Hussein donnent leur grille d'analyse des événements.

Baghgat Elnadi : « Nous avons le sentiment de vivre un rêve. Nous avions la conviction depuis longtemps que le peuple égyptien allait se révolter, que ce régime ne pourrait pas continuer. La surprise est venue de Tunisie. C'est le mérite de la révolte tunisienne : elle a montré aux peuples arabes que la révolte est légitime et possible.

L'Egypte a déjà connu des révoltes, mais ça durait deux ou trois jours et tout rentrait dans l'ordre et la police arrêtait les responsables. Cette fois, ça continue, c'est un rêve. »

Adel Rifaat : « La Tunisie d'abord et l'Egypte maintenant montrent que la fameuse impasse dans laquelle on a enfermé pendant des décennies les peuples arabes – soit une dictature soi-disant moderniste, soit une théocratie – vient d'être brisée.

Il y a autre chose, un désir authentique, profond, gigantesque, dans les peuples arabes, toutes classes confondues, de liberté, d'entrer dans la modernité, de créer des régimes nouveaux où chacun aura le droit de penser à lui-même et de participer à la cité.

L'autre point, c'est qu'au-delà des différences, il y a un fantastique courant historique commun qui porte ces peuples, et qui fait que les grandes étapes de leur entrée tumultueuse dans la modernité ont été les mêmes, avec le XIXe siècle où la pensée réformiste s'est développée, avec les mouvements de l'entre-deux-guerres où le grand débat était : “Il faut se libérer de la colonisation mais est-ce que le mouvement national aura une dominante intégriste ou laïque ? ”

Ça a été tranché en faveur de la mouvance laïque, et qu'on a eu les mouvements qui ont mis plus tard au pouvoir les Bourguiba, Nasser, Boumedienne…

Ça a donné une période de vingt-trente ans où on a instauré des pouvoirs séculiers, où il y a eu des avancées du statut de la femme, etc. Mais, en même temps, ces dirigeants ont commis l'impardonnable faute de consolider leur propre pouvoir, monopoliser toute initiative et brimer toute initiative des populations.

A partir de là, on a eu une longue période de régression, de désillusion, on se disait c'est foutu. Et voilà : en ce début du XXIe siècle, les peuples se découvrent un potentiel incroyable, c'est fabuleux. » (Voir la vidéo)

 



L'hypothèque islamiste, qui a été agitée pendant longtemps pour justifier ces régimes autoritaires, ressurgit aujourd'hui à la une des magazines. Qu'en pensent les Mahmoud Hussein ?

A.R. : « On insiste sur le fait que sur la place Tahrir, on voit des milliers de personnes prier. Et alors ? Depuis quand une certaine religiosité, ou le fait que des révolutionnaires soient croyants empêche que ce soit une révolution ?

Il ne faut pas confondre religiosité et intégrisme. L'intégrisme peut évidemment prospérer sur un fond de religiosité, mais ce que les gens ne veulent pas voir, c'est que cette religiosité fait partie intégrante d'un immense mouvement dont le mot d'ordre est : la liberté, au sens moderne et laïque du terme. »

B.E. : »Un Egyptien qui est à Qatar et qui a un programme sur Al Jazeera, disait que la liberté devait venir avant la Charia. Nous ne demandons que ça. On peut être religieux, on peut réclamer que la Charia soit appliquée, mais tant qu'on reconnaît que la liberté vient avant, pourquoi pas ? »

A.R. : « Nous ne sommes pas naïfs, nous savons bien que si jamais les Frères musulmans, à travers les difficultés de l'avenir, cherchent à en profiter pour s'imposer, c'est possible. Simplement, dans unn moment aussi gigantesque, dire qu'il faut arrêter ces millions qui font une révolution radicale parce qu'il se pourrait que… C'est ridicule, c'est désolant que des gens intelligents disent ça.

Comment peut-on dire que l'Egypte, après la Tunisie, avec le discours nouveau qu'ils apportent, ça peut-être l'Iran ? Aucune chance. En Iran, n'oublions pas qu'il y avait un chef charismatique avec ses cassettes et son programme. (Voir la vidéo)

 



Comment fait-on pour être à ce point fusionnel sur le plan intellectuel pendant si longtemps ? Tant au micro de Marc Kravetz et Florian Delorme, qu'en interview après, les Mahmoud Hussein frappent par leur capacité à se compléter, à avoir des pensées totalement emboîtées et complémentaires… Ils ne savent pas comment répondre à cette question.

A.R. : “C'est un cadeau que nous fait la vie, c'est une amitié qui nous dépasse. On se sent soutenu l'un par l'autre dans les épreuves de la vie. Ce qui ne veut pas dire que nous soyons clonés.”

B.E. : “La vérité c'est que c'est un mystère. On le vit.” (Voir la vidéo)

 



►Photo : “les” Mahmoud Hussein à France culture, le 4 février (Pierre Haski/Rue89)

Ailleurs sur le Web
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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 15:19

 

IRIB - Le Secrétaire général du centre des droits de l'Homme de l'Europe, à Berlin, a déclaré qu'Hosni Moubarak serait jugé, s'il venait en Allemagne.
IRIB - "Des milliers d'Egyptiens furieux ont encerclé le bâtiment du parlement et le ministère de l'Intérieur, au centre du Caire", a rapporté, il y a quelques minutes, la chaîne Al-Jazira.
Egypte: Omar Suleyman refuse de se soumettre aux exigences de l'opposition IRIB - Le vice-Président égyptien, Omar Suleyman a fait état de l'existence d'un plan pour une transition pacifique du pouvoir, tout en déclarant que le gouvernement refusait d'accepter les exigences de l'opposition, pour le départ de Hosni Moubarak.
IRIB - "Nous vivons la Révolution du peuple égyptien, la véridique, où sont présentes toutes les strates sociales.", a souligné le Secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, lors d'un meeting, organisé, le 7 février, sur le thème de l'appui et de la solidarité avec le peuple égyptien, par différents…
IRIB - La seconde flottille d'aides humanitaires, "Flottille de la liberté bis", pour briser le blocus imposé par le régime sioniste contre Gaza, mettra, en mai, le cap vers cette région.
Egypte: implication  du ministre de l'Intérieur, dans l'explosion de l'Eglise d'Alexandrie IRINN - Le dossier du ministre de l'Intérieur sortant, Habib el-Adly, pour son implication, dans l'explosion de l'Eglise d'Alexandrie, le 1er janvier 2011, a été remis  au tribunal de la sécurité nationale de ce pays.
Seyyed Hassan Nasrallah affiche son appui au peuple égyptien IRNA - "Nous nous sommes réunis, aujourd’hui, autour d’un objectif clair : afficher notre appui et notre solidarité avec les Egyptiens, et, surtout, la jeunesse égyptienne, comme nous avons, déjà, exprimé notre soutien au peuple tunisien", a affirmé le Secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, dans un discours, ce…
Le nouveau Premier ministre jordanien opte pour les réformes Farsnews - Le nouveau Premier ministre jordanien a insisté sur les réformes politico-économiques dans le pays.
Alexandrie: les habitants expriment leur colère contre le meurtre d'un jeune égyptien IRIB - Des jeunes sont descendus dans la rue et se sont réunis sur les places principales d'Alexandrie, deuxième grande ville du pays, pour exprimer leur colère, suite à la mort d'un jeune, tué, par la police, et réclamer le départ de Hosni Moubarak.
Egypte: 14ème jour des protestations contre le régime en place IRIB - La contestation se poursuit, en Egypte.
IRINN - L’influence des Etats-Unis, au Moyen-Orient, a diminué, a écrit le "Washington Post".
Nouvelle agression israélienne contre le territoire libanais IRIB - Dans une nouvelle agression contre le Liban, les militaires israéliens ont recouru à la collecte d’informations, dans les territoires libérés libanais.
Hassan Nasrallah doit prononcer, aujourd’hui, un discours sur les évolutions de l’Egypte Farsnews - Le secrétaire général du Hezbollah libanais doit prononcer, aujourd’hui, un discours, sur les évolutions de l’Egypte.
Egypte : IRIB - La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a déclaré, dimanche, qu’un départ précipité du Président égyptien, Hosni Moubarak, n’est pas dans l’intérêt du peuple égyptien.
Le grand Mufti d'Arabie saoudite condamne les révoltes dans les pays arabes IRIB - Des militants politiques et des droits de l'Homme saoudiens ont appelé à manifester, samedi, contre le pouvoir, en Arabie saoudite, et pour des réformes politiques, économiques et sociales, selon le site internet du journal «al-Akhbar».

 

Egypte : les IRIB - Le mouvement d'opposition des "Frères musulmans" a engagé, hier, un dialogue inédit avec les autorités, tout en jugeant insuffisantes les réformes proposées par le régime.
Westerwelle botte en touche, concernant les informations sur un asile de Moubarak, en Allemagne IRIB - Le ministre des Affaires Etrangères allemand, M.Guido Westerwelle, a refusé de commenter un rapport, selon lequel, le Président égyptien, Hosni Moubarak, pourrait se rendre, en Allemagne, pour y effectuer un bilan de santé.
Egypte : le pouvoir prétend avoir une entente avec l’opposition IRIB - A l'issue de ses consultations avec l’opposition, le vice-Président Omar Suleyman a prétendu qu’il y avait une entente entre les opposants et le régime du Président Hosni Moubarak, a rapporté l’IRNA.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient
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Le président égyptien Hosni Moubarak.
08/02/2011 - Egypte/Analyse
07/02/2011 - Egypte / Diaporama
http://www.rfi.fr/

Quelle sera l'issue du Printemps du peuple égyptien?Quelle sera l'issue du Printemps du peuple égyptien?

Le Printemps du monde arabe…


Le mardi 1er février a marqué un tournant important dans le processus engagé en Égypte. La « Journée du million » (destinée à faire manifester au moins 1 million d’Égyptiens) a largement démontré que les Égyptiens ne veulent plus de Hosni Moubarak et de son système. La veille de cette journée, l’armée a fait savoir qu’elle ne tirerait pas sur les manifestants, et que les revendications de ces derniers étaient légitimes.

La position de l’armée est positive, mais ne doit pas faire oublier trois points. Tout d'abord, l’armée est le pivot du régime depuis 1952 (date du coup d’État des « Officiers Libres »), et elle profite d’énormes privilèges, en particulier dans le secteur économique où elle intervient directement : agriculture, tourisme, commissions sur les achats d’armements... Ensuite, les officiers de cette armée ont toujours soutenu Moubarak. Ce ne sont pas eux qui pleurent environ 300 morts, mais bien le peuple égyptien. Enfin, cette armée est essentiellement formée et équipée par les États-Unis. De même, tout l’appareil policier et de renseignement égyptien est sous le contrôle de la CIA et du Mossad.

Voilà donc quelques données qu’il est bon de garder à l’esprit en ces moments d’euphorie. L’armée est, en réalité, l’ultime carte dont dispose l’USraël pour préserver ce qui est le plus important aux yeux de Washington et Tel Aviv : maintenir l’Égypte dans leur camp. Cette carte peut être utilisée de deux façons : pour faire un bain de sang, ou, plus subtilement, pour encadrer et canaliser le mouvement populaire. Les deux solutions sont envisagées simultanément, l’une n’excluant pas l’autre. C’est pourquoi, l’armée se présente comme un arbitre de la situation, la seule force pouvant assurer une « transition » tout en préservant l’ordre. Il lui faut donc faire oublier qu’elle est au pouvoir depuis 1952, et que Hosni Moubarak sort de ses rangs…

Dès le lendemain, mercredi 2 février, Moubarak a lâché contre les manifestants ses milices : policiers en civil, agents de renseignement, et la pègre cairote. Ces bandes ont attaqué les manifestants qui occupent la place Tahrir, devenue le symbole de la contestation démocratique et patriotique contre le régime. L’armée n’a pas – ou que mollement – réprimé ces hommes de main de Moubarak, se contentant de séparer les forces en présence. L’armée reste, pour l’instant, la seule force organisée dans le pays.

Deux questions se posent.

La première concerne le départ de Moubarak. Après le lâchage du dictateur tunisien Ben Ali par la Maison Blanche, le même lâchage du dictateur égyptien réduirait à presque zéro la crédibilité des États-Unis auprès des autres régimes arabes à leur solde, notamment dans le Golfe. Israël et l’Arabie Saoudite veulent le maintien de Hosni Moubarak, pas tellement par sympathie personnelle, mais pour forcer Barack Obama à répondre à cette interrogation : les dirigeants arabes alliés de Washington et de Tel Aviv seront-ils défendus jusqu’au bout, ou alors lâchés après quelques dizaines ou centaines de morts parmi les manifestants ?  Selon la réponse apportée par l’administration américaine, c’est tout l’équilibre régional – dont Israël demeure la clé de voûte aux yeux des États-Unis – qui est en jeu. Et la partie est serrée pour Obama, car s’il ne veut pas opter pour le bain de sang, il devra trouver une formule de rechange qui satisfasse tout le monde, alors que l’opposition égyptienne exige le départ préalable de Hosni Moubarak. Seule l’armée, se présentant comme un arbitre sympathisant avec le peuple, permet à Barack Obama de gagner le temps nécessaire pour démobiliser la rue, et sortir de la manche une solution politicienne acceptable.

Et là se pose la deuxième question : est-il encore possible de trouver une solution politique qui éviterait un bain de sang ?  Le peuple égyptien, après le succès de la journée de mardi, ne veut pas se démobiliser et organise déjà une nouvelle manifestation monstre pour ce vendredi, jour de la prière collective chez les Musulmans. Que fera l’armée dans les heures et les jours qui suivront ?

Sauf démission anticipée d'Hosni Moubarak, ou provocation sanglante du pouvoir agissant sur conseil du Mossad, c’est donc cette journée de vendredi qui sera décisive. L’armée – et Obama – ne pourront pas tergiverser très longtemps, car l’heure du choix est arrivée. Soit Moubarak quitte le pouvoir, et la preuve aura été faite que les États-Unis ne sont plus une garantie. Auquel cas c’est toute la corporation des « dictateurs Kleenex » qui se sentirait en péril, entraînant immédiatement une phase d’instabilité qui, tôt ou tard, conduirait à une intervention israélienne. Soit Moubarak est maintenu au pouvoir par l’armée jusqu’en septembre (seule elle en a les moyens), et alors la colère des Égyptiens sera d’autant plus forte et violente qu’ils auront l’impression d’avoir été trahis.

Israël est conscient du danger en cours. Le quotidien israélien Maariv parle déjà de « la balle dans le dos de l’Oncle Sam » au sujet des hésitations de Barack Obama. La récente déclaration du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, disant craindre une « évolution à l’iranienne » en Égypte, est un avertissement et un chantage adressés à Obama. Autrement dit : « faites le nécessaire, sinon nous le ferons, et notre lobby aux États-Unis vous obligera à suivre…». A moins qu’il n’y ait un partage des rôles entre les deux administrations, américaine et israélienne, comme cela s’est souvent vu jusqu’à maintenant. Dans les deux cas, l’embrasement de la région, laquelle est vitale pour l’économie mondiale, est à craindre. L’intervention – chaque jour plus directe et plus insolente – de l’administration Obama dans les affaires intérieures de l’Égypte, et les menaces d’Israël montrent bien aux Égyptiens qui sont leurs véritables ennemis : l’USraël.
 
Les jours à venir vont être déterminants. Mais, d’ores et déjà, la situation est complètement changée : l’initiative historique est passée du côté des peuples arabes. C’est le sionisme et ses caniches locaux, mais également ceux des États-Unis et de France, qui sont aux abois !  Dans le monde arabe, le Printemps des peuples arrive avant mars !


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/le-printemps-du-monde-arabe-0605.html

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 04:34
L’émergence d’un Nouvel Ordre Mondial (Al Jazeera)
Mark LEVINE
Femmes en armes devant une des places principales de Téhéran au début de la révolution iranienne (Getty)
Si les révolutions de 2011 réussissent, elles créeront un système régional et mondial totalement différents.

Je me souviens bien de ces images, même si j’étais trop jeune pour en comprendre le sens politique. Elles étaient poignantes, ces photos du New York Times à Téhéran en pleine ferveur révolutionnaire à la fin de 1978 et début 1979. Il y avait plus que de l’exubérance dans ces pages, il y avait aussi la colère ; une colère alimentée par une ferveur religieuse qui semblait surgir d’une autre planète aux yeux de ce préadolescent américain « normal » à qui son père montrait le journal.

De nombreux commentateurs ont comparé l’Egypte à l’Iran d’il y a 32 ans, généralement pour nous mettre en garde contre une sorte de dictature islamiste qui foulerait aux pieds le traité de paix avec Israël, qui suivrait une politique antiaméricaine et qui priverait les femmes et les minorités de leurs droits (comme s’ils en avaient beaucoup sous la dictature de Moubarak).

Ces lignes ont été rédigées le 2 février, précisément la date anniversaire du retour d’exil de Khomeini à Téhéran. Il est clair que si la religion est un des fondements de l’identité égyptienne et que la brutalité et la corruption sous le régime du Chah font pâle figure en comparaison de Moubarak, les situations sont toutefois radicalement différentes sur le terrain.

 

 

Une révolte moderne et insensée

 

Ce qui suit résume plutôt bien les défis auxquels l’Egypte est confrontrée aujourd’hui :

« Ce n’est pas une révolution, pas dans le sens littéral du terme, où un soulèvement se produit pour redresser les torts. C’est une insurrection d’hommes aux mains nues qui veulent soulever un effroyable poids, le poids de tout un ordre mondial qui pèse sur chacun d’entre nous – mais plus précisément sur eux, ces... ouvriers et paysans aux frontières des empires. Il s’agit peut-être de la première grande insurrection contre les systèmes globaux, la forme de révolte la plus moderne et la plus insensée.

On peut comprendre les difficultés auxquelles sont confrontées les politiciens. Ils esquissent des solutions, qui sont plus faciles à trouver que ce que les gens disent... Toutes sont basées sur l’élimination du [président]. Que veulent les gens ? Ne veulent-ils vraiment rien de plus ? Tout le monde est bien conscient qu’ils veulent quelque chose de totalement différent. Et c’est pour cela que les politiciens hésitent à la leur offrir, d’où l’impasse actuelle. En effet, quelle place peut-on accorder, dans le cadre des calculs politiciens, à un tel mouvement, un mouvement traversé par le souffle d’une religion qui parle moins de l’au-delà que de transformation ici-bas ? » [traduction de la version anglaise - les puristes pardonneront au traducteur de n’avoir pas cherché la version originale]

Ceci n’a pas été écrit par un commentaire éclairé du présent, mais par le célèbre philosophe français Michel Foucault, à son retour d’Iran où il a pu constater de visu l’intensité de la révolution qui, à la fin de 1978, et avant le retour de Khomeini, semblait réellement annoncer l’avènement d’une nouvelle ère.

Après le détournement de la révolution par Khomeini, Foucault a essuyé de nombreuses critiques pour n’avoir pas prévu la suite des événements. Mais la réalité est que dans un moment de confusion où les chaînes des opprimés sont littéralement brisées, rien n’est prévisible. Foucault avait compris qu’il fallait précisément une certaine forme de « folie » pour oser tout risquer pour la liberté, non seulement contre le gouvernement mais contre le système global qui l’avait materné tout ce temps.

Il était clair par contre que les pouvoirs qui avaient le plus fermement soutenu le Chah, y compris les Etats-Unis, ont traîné les pieds pour soutenir les masses qui étaient en train de le renverser. Bien que cela ne soit pas la raison principale du détournement de la révolution réalisé par Khomeini, cela a certainement joué un rôle important dans la montée d’une force sociale militante et anti-américaine, aux conséquences désastreuses.

La rhétorique d’Obama a certes évolué plus rapidement en faveur du peuple égyptien que celle du président Carter envers les Iraniens il y a trente ans, mais son refus de demander la démission immédiate de Moubarak laisserait supposer que les Etats-Unis seraient satisfaits si Moubarak survivait aux protestations et mettait en oeuvre une transition « démocratique » qui laisserait intacts les intérêts américains.

 

 

Le souffle d’une religion

 

Foucault avait raison aussi lorsqu’il a attribué un rôle aussi important à la religion dans l’éclosion de la révolution – et il a lui-même vécu ce qu’il a appelé une « spiritualité politique ». Évidemment, le religion peut être définie de différentes manières. Le théologien protestant Paul Tillich l’a merveilleusement décrite comme ce qui englobe « la préoccupation ultime » d’une personne ou d’un peuple. De ce point de vue, il est clair que tous les Égyptiens sont aujourd’hui religieux.

Beaucoup de gens, y compris les dirigeants égyptiens, ont brandi la menace d’une mainmise des Frères Musulmans pour justifier la dictature en citant l’Iran comme un exemple historique. Mais la comparaison souffre à cause de nombreuses différences historiques. Les Frères Musulmans n’ont pas de dirigeant ayant la stature de Khomeini et ça fait des dizaines d’années qu’ils ont renié la violence. Il n’y a pas non plus un culte du martyr prêt à surgir de hordes de jeunes, comme ce fut le cas au cours de la Révolution Islamique. Plutôt que de tenter de prendre le contrôle du mouvement, qui à l’évidence ne l’aurait pas accepté, et même si les dirigeants voulaient profiter du moment, les Frères Musulmans sont probablement plus préoccupés à suivre le mouvement et à tenter d’y jouer un rôle que d’en prendre la direction.

Mais il est clair aussi que la religion constitue une part importante de la dynamique qui se développe. En fait, la photo la plus représentative de la révolution est peut-être celle des gens sur la place de la Libération en train de prier, encerclant littéralement un groupe de tanks qui avaient été envoyés sur place pour asseoir l’autorité du gouvernement.

Il s’agit là d’une image de l’Islam radicalement différente de celle que la plupart des gens ont l’habitude de voir, aussi bien dans le monde musulman que dans le monde occidental : un Islam qui s’oppose pacifiquement à la violence d’état ; une djihad pacifique (bien que ce soit déjà arrivé à d’innombrables reprises à travers le monde musulman, mais à une moindre envergure et sans la présence des médias internationaux pour en parler).

Une telle image, et sa signification, est une extension naturelle du symbolisme contenu dans l’auto-immolation de Mohamed Bouazizi, un acte de djihad qui a profondément remis en cause la violence extravertie des djihadistes et militants qui depuis des décennies, surtout depuis le 11/9, ont imposé une perception publique de l’Islam comme une forme de spiritualité politique.

Il est inutile de dire que des images plus récentes – celles d’une guerre civile au beau milieu de la place de la Libération – se substitueront aux précédentes. De plus, si la violence se poursuit et que certains manifestants égyptiens perdent leur discipline et se lancent dans une violence préméditée contre le régime et ses nombreux services, il ne faut pas de doute qu’ils offriront ainsi la « preuve » que les manifestants sont à la fois violents et organisés par les Frères Musulmans et autres « islamistes ».

 

 

Un menace plus grande que celle d’Al Qaeda

 

Tandis que le mouvement de protestation pacifique contre des régimes sur la défensive se développe, il faut souligner que jusqu’à présent Oussama Ben Laden et son adjoint, Ayman Al-Zawahiri, n’ont pas eu grand chose à voir dans cette affaire. Ce que ces derniers n’ont pas réussi à déclencher avec leur idéologie d’un retour aux sources, pur et mythique – et avec des kamikazes, des engins explosifs, et des avions transformés en missiles – un groupe de jeunes militants, disciplinés, réfléchis mais aux contours indéfinis, et avec des camarades plus expérimentés, « laïcs » et « religieux » ensemble (dans le mesure où ces termes ont encore un sens), a réussi avec un discours universel sur la liberté, la démocratie et les valeurs humaines – et une stratégie de dosage du chaos visant à renverser un des plus anciens dictateurs au monde.

Comme l’a résumé un chant en Égypte, sur l’air de « L’Islam est la solution » des islamistes, scandé par les manifestants, « la Tunisie est la solution ».

Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi le Président Obama et ses alliés européens ont eu tant de mal à se ranger aux côtés des forces de la démocratie, la raison est que la coalition des forces politiques et sociales derrière les révolutions en Tunisie et en Égypte – et peut-être ailleurs demain – constitue une menace bien plus grande au « système global », qu’Al Qaeda a juré de détruire, que tous les djihadistes d’Afghanistan, du Pakistan ou du Yémen.

 

 

Fous de rage

 

Tout gouvernement « du peuple », islamique ou laïc, se détournera des politiques néolibérales qui ont enrichi les élites régionales tout en enfonçant la moitié ou plus de la population sous le seuil de pauvreté de 2 dollars par jour. Ils refuseront de suivre les Etats-Unis ou l’Europe dans la guerre contre le terrorisme si cela signifie la présence massive de troupes étrangères sur leur sol. Ils ne seront plus passifs devant, ni ne soutiendront, l’occupation et le siège imposé par Israël dans le territoires palestiniennes occupées. Ils réduiront probablement les énormes sommes investies dans leurs armements qui servent avant tout à enrichir les fabricants d’armes occidentaux et à générer des gouvernements autoritaires, plutôt que d’apporter la stabilité et la paix dans leurs pays – et la région dans son ensemble.

Il chercheront, comme la Chine, l’Inde et d’autres puissances émergentes, à déplacer le centre de gravité de l’économie globale vers leur région, où la main d’oeuvre bon marché et éduquée concurrencera la main d’oeuvre plus chère et aussi plus réglementée de l’Europe et des Etats-Unis.

En bref, si les révolutions de 2011 réussissent, elles créeront un système régional et global totalement différent de celui qui a dominé la politique économique globale depuis des décennies, particulièrement depuis la chute du communisme.

Ce système pourrait apporter la paix et une relative égalité qui a globalement fait défaut jusqu’à présent – mais il ne le fera de manière significative qu’en érodant un peu plus la position des Etats-Unis et d’autres économies plus « développées » ou plus « avancées ». Si Obama, Sarkozy, Merkel et leurs collègues n’arrivent pas à se faire à l’idée d’un tel scénario, en soutenant les droits humains et politiques des peuples du Moyen orient et de l’Afrique du nord, ils finiront par se retrouver face à un adversaire bien plus rusé et redoutable qu’Al Qaeda : 300 millions d’Arabes en mouvement, fous de rage et qui disent « ça suffit ».

Mark LeVine

Mark LeVine is a professor of history at UC Irvine and senior visiting researcher at the Centre for Middle Eastern Studies at Lund University in Sweden. His most recent books are Heavy Metal Islam (Random House) and Impossible Peace : Israel/Palestine Since 1989 (Zed Books).

http://english.aljazeera.net/indept...

 

traduction VD pour la Grand Soir avec probablement les erreurs et coquilles habituelles

URL de cet article 12716 - Legrandsoir.info
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:15

Richard Prasquier, président du CRIF : « les Frères Musulmans constituent un danger pour la civilisation » …Richard Prasquier, président du CRIF : « les Frères Musulmans constituent un danger pour la civilisation » …

Proche-Orient : Le CRIF ne veut pas de démocraties non contrôlées par Israël… !


Dans une déclaration faite sur Europe 1 ce vendredi 28 janvier, Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil Représentatif d’Israël en France), a déclaré : « je n’aimerais pas que l’Égypte tombe entre les mains des Frères Musulmans ». La suite de la déclaration mérite elle aussi d’être citée : « les structures de la démocratie peuvent être utilisées et dévoyées par des organisations qui vont imposer leurs codes politiques et moraux ». Après quoi Richard Prasquier mentionne l’exemple du Hamas, qui est parvenu au pouvoir à Gaza par… les élections !

On sait ce qui est arrivé aux habitants de Gaza suite aux élections législatives de 2006 : ils ont été agressés, et Gaza a été transformée en une prison à ciel ouvert, avec la complicité ouverte de l’Égypte de Hosni Moubarak.

 

Est-ce le sort que promet Richard Prasquier aux Égyptiens, s’ils se débarrassent de la dictature de Moubarak ?  L’avertissement est clair : l’entité sioniste se donnera un droit d’ingérence, comme à Gaza, au cas où les Arabes et les Musulmans venaient à élire un gouvernement qui n’est pas à la botte de Tel Aviv.

 

Autrement dit, la « démocratie », pour laquelle on sacrifie des Français en Afghanistan, n’est un produit d’exportation que s’il est conforme au sionisme et à Israël !  Selon Richard Prasquier, les Musulmans doivent donc comprendre que, dans leur cas, la « démocratie » doit préalablement être agréée par Tel Aviv et le CRIF à Paris.

Mais est-ce seulement en Égypte que M. Prasquier veut contrôler la démocratie ?  Les récentes interdictions de colloques et de réunions d’intellectuels en France, les poursuites judiciaires de toutes sortes depuis des années… ne sont peut-être que le prélude à une offensive législative française destinée à criminaliser l’antisionisme. Jusque-là le pouvoir, pourtant bien soumis au lobby sioniste et à M. Prasquier, a différé ce type de mesure. Par crainte sûrement de rencontrer une opposition parmi l’opinion publique, mais également pour ne pas gêner les organisations faussement antisionistes, telles que celles liées au PCF et à l’extrême gauche qui versent des larmes sur la Palestine, tout en s’interdisant de dénoncer l’existence d’un lobby sioniste en France. Bien mieux, ces organisations de diversion sont alliées au PS, le principal parti sioniste en France après l’UMP, et remplissent ainsi leur rôle : ne jamais dénoncer le sionisme comme étant par essence une idéologie raciste et de domination.

 

La pénalisation de l’antisionisme obligerait ces officines à prendre position, les contraignant alors à se démasquer un peu plus.

Mais la situation évolue à l'heure actuelle à une telle vitesse que les dirigeants sionistes, à Tel Aviv comme à Paris, en sont arrivés à admettre l'incompatibilité de la démocratie avec Israël !  Selon eux, la « démocratie » n'est acceptable que si elle est bien domestiquée, soumise aux ordres des lobbies sionistes. Et cela est aussi valable en France, où l'on assistera inévitablement, ces prochains mois, à des tours de vis du lobby et des partis politiques qui lui ont fait allégeance. C’est d’ailleurs dans la logique des choses. Quand la lutte atteint un certain degré, les masques tombent, et la « démocratie » – ou ce qu’il en reste – est remisée au magasin des accessoires…

Merci pour votre aveu, M. Prasquier. Même les plus naïfs savent à présent que la « démocratie » au Proche-Orient doit être contrôlée par Israël et le CRIF à Paris. Le Parti Anti Sioniste le savait déjà, mais si c’est vous qui le dites, alors cela devient en quelque sorte plus clair, plus limpide !


Parti Anti Sioniste

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/proche-orient-le-crif-ne-veut-pas-de-democraties-non-controlees-par-israel-0604.html

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Quelle sera l'issue du Printemps du peuple égyptien?Quelle sera l'issue du Printemps du peuple égyptien?

Le Printemps du monde arabe…


Le mardi 1er février a marqué un tournant important dans le processus engagé en Égypte. La « Journée du million » (destinée à faire manifester au moins 1 million d’Égyptiens) a largement démontré que les Égyptiens ne veulent plus de Hosni Moubarak et de son système. La veille de cette journée, l’armée a fait savoir qu’elle ne tirerait pas sur les manifestants, et que les revendications de ces derniers étaient légitimes.

La position de l’armée est positive, mais ne doit pas faire oublier trois points. Tout d'abord, l’armée est le pivot du régime depuis 1952 (date du coup d’État des « Officiers Libres »), et elle profite d’énormes privilèges, en particulier dans le secteur économique où elle intervient directement : agriculture, tourisme, commissions sur les achats d’armements... Ensuite, les officiers de cette armée ont toujours soutenu Moubarak. Ce ne sont pas eux qui pleurent environ 300 morts, mais bien le peuple égyptien. Enfin, cette armée est essentiellement formée et équipée par les États-Unis. De même, tout l’appareil policier et de renseignement égyptien est sous le contrôle de la CIA et du Mossad.

Voilà donc quelques données qu’il est bon de garder à l’esprit en ces moments d’euphorie. L’armée est, en réalité, l’ultime carte dont dispose l’USraël pour préserver ce qui est le plus important aux yeux de Washington et Tel Aviv : maintenir l’Égypte dans leur camp. Cette carte peut être utilisée de deux façons : pour faire un bain de sang, ou, plus subtilement, pour encadrer et canaliser le mouvement populaire. Les deux solutions sont envisagées simultanément, l’une n’excluant pas l’autre. C’est pourquoi, l’armée se présente comme un arbitre de la situation, la seule force pouvant assurer une « transition » tout en préservant l’ordre. Il lui faut donc faire oublier qu’elle est au pouvoir depuis 1952, et que Hosni Moubarak sort de ses rangs…

Dès le lendemain, mercredi 2 février, Moubarak a lâché contre les manifestants ses milices : policiers en civil, agents de renseignement, et la pègre cairote. Ces bandes ont attaqué les manifestants qui occupent la place Tahrir, devenue le symbole de la contestation démocratique et patriotique contre le régime. L’armée n’a pas – ou que mollement – réprimé ces hommes de main de Moubarak, se contentant de séparer les forces en présence. L’armée reste, pour l’instant, la seule force organisée dans le pays.

Deux questions se posent.

La première concerne le départ de Moubarak. Après le lâchage du dictateur tunisien Ben Ali par la Maison Blanche, le même lâchage du dictateur égyptien réduirait à presque zéro la crédibilité des États-Unis auprès des autres régimes arabes à leur solde, notamment dans le Golfe. Israël et l’Arabie Saoudite veulent le maintien de Hosni Moubarak, pas tellement par sympathie personnelle, mais pour forcer Barack Obama à répondre à cette interrogation : les dirigeants arabes alliés de Washington et de Tel Aviv seront-ils défendus jusqu’au bout, ou alors lâchés après quelques dizaines ou centaines de morts parmi les manifestants ?  Selon la réponse apportée par l’administration américaine, c’est tout l’équilibre régional – dont Israël demeure la clé de voûte aux yeux des États-Unis – qui est en jeu. Et la partie est serrée pour Obama, car s’il ne veut pas opter pour le bain de sang, il devra trouver une formule de rechange qui satisfasse tout le monde, alors que l’opposition égyptienne exige le départ préalable de Hosni Moubarak. Seule l’armée, se présentant comme un arbitre sympathisant avec le peuple, permet à Barack Obama de gagner le temps nécessaire pour démobiliser la rue, et sortir de la manche une solution politicienne acceptable.

Et là se pose la deuxième question : est-il encore possible de trouver une solution politique qui éviterait un bain de sang ?  Le peuple égyptien, après le succès de la journée de mardi, ne veut pas se démobiliser et organise déjà une nouvelle manifestation monstre pour ce vendredi, jour de la prière collective chez les Musulmans. Que fera l’armée dans les heures et les jours qui suivront ?

Sauf démission anticipée d'Hosni Moubarak, ou provocation sanglante du pouvoir agissant sur conseil du Mossad, c’est donc cette journée de vendredi qui sera décisive. L’armée – et Obama – ne pourront pas tergiverser très longtemps, car l’heure du choix est arrivée. Soit Moubarak quitte le pouvoir, et la preuve aura été faite que les États-Unis ne sont plus une garantie. Auquel cas c’est toute la corporation des « dictateurs Kleenex » qui se sentirait en péril, entraînant immédiatement une phase d’instabilité qui, tôt ou tard, conduirait à une intervention israélienne. Soit Moubarak est maintenu au pouvoir par l’armée jusqu’en septembre (seule elle en a les moyens), et alors la colère des Égyptiens sera d’autant plus forte et violente qu’ils auront l’impression d’avoir été trahis.

Israël est conscient du danger en cours. Le quotidien israélien Maariv parle déjà de « la balle dans le dos de l’Oncle Sam » au sujet des hésitations de Barack Obama. La récente déclaration du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, disant craindre une « évolution à l’iranienne » en Égypte, est un avertissement et un chantage adressés à Obama. Autrement dit : « faites le nécessaire, sinon nous le ferons, et notre lobby aux États-Unis vous obligera à suivre…». A moins qu’il n’y ait un partage des rôles entre les deux administrations, américaine et israélienne, comme cela s’est souvent vu jusqu’à maintenant. Dans les deux cas, l’embrasement de la région, laquelle est vitale pour l’économie mondiale, est à craindre. L’intervention – chaque jour plus directe et plus insolente – de l’administration Obama dans les affaires intérieures de l’Égypte, et les menaces d’Israël montrent bien aux Égyptiens qui sont leurs véritables ennemis : l’USraël.
 
Les jours à venir vont être déterminants. Mais, d’ores et déjà, la situation est complètement changée : l’initiative historique est passée du côté des peuples arabes. C’est le sionisme et ses caniches locaux, mais également ceux des États-Unis et de France, qui sont aux abois !  Dans le monde arabe, le Printemps des peuples arrive avant mars !


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 14:42

Lundi, 07 Février 2011 11:37

L’arrestation d'agents du Renseignement allemands, en Egypte IRNA - Selon la chaîne de télévision allemande ARD, sept agents des services secrets allemands ("BDN") ont été arrêtés, au Caire.
Egypte: les IRNA - Les "Frères musulmans" d’Egypte ont rendu hommage, dimanche, au Guide suprême de la Révolution islamique, l'honorable Ayatollah Khamenei, tout en espérant voir un jour, à la tête de l’exécutif égyptien, un président "aussi courageux" qu’Ahmadinejad.
Lundi, 07 Février 2011 09:42
El-Baradeï critique Washington IRNA - Le dissident égyptien, El-Baradeï, est en colère.
Egypte: les documents des services de renseignements égyptiens, transférés à l'ambassade des Etats-Unis IRNA - Des sources bien informées ont rapporté, dimanche, que, par un ordre direct d'Omar Suleyman, le vice-Président égyptien, des documents confidentiels et des renseignements égyptiens seront transférés à l'ambassade américaine, au Caire.
Lundi, 07 Février 2011 09:40
Liban: le cabinet, dans un proche avenir IRNA - Les sources proches de Najib Mikati, le Premier ministre libanais, ont annoncé que les 8 et 14 mars ont été contactés et que les acquis en seront annoncés, d'ici 48 heures.
Dimanche, 06 Février 2011 21:33
Négociations Suleyman/ IRIB- Les "Frères musulmans" se sont entretenus avec Omar Suleyman.
Dimanche, 06 Février 2011 21:28
Comité d'amendement constitutionnel, en Egypte IRIB- Les participants au dialogue entre le régime égyptien et l'opposition ont convenu, ce dimanche 6 février, de créer un comité, pour préparer des amendements à la Constitution, d'ici la première semaine de mars, selon le Porte-parole du gouvernement, Magdi Radi.
Cisjordanie : manifestation, en soutien à l’Intifada égyptienne IRIB- Des milliers de Palestiniens ont manifesté, dans les villes de Ramallah et de Nasserah, en Cisjordanie, pour apporter leur soutien à l’insurrection du peuple égyptien, qui réclame le départ de Hosni Moubarak, a rapporté Farsnews, citant la chaîne Al-Jazira.  
Egypte: IRIB- L'Europe, un des premiers financeurs du monde arabe, doit "dire clairement" ce qu'elle veut, pour l'avenir de l'Egypte, a déclaré, dimanche, le ministre français des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, en regrettant que l'Union européenne "ne sache pas communiquer".
Dimanche, 06 Février 2011 21:15
La visite du Premier ministre turc, en Syrie IRIB- Les Premiers ministres, syrien et turc, ont posé, dimanche, la première pierre du "Barrage de l'amitié", qui sera construit sur l'Oronte, à la frontière entre les deux pays, a indiqué l'Agence officielle syrienne Sana.
Israël : Shimon Peres et Shaul Mofaz redoutent l’impact des soulèvements, tunisien et égyptien IRIB- Le régime sioniste a déclaré que le changement du gouvernement égyptien et la chute d’Hosni Moubarak constituent de sérieuses menaces pour Israël.
IRIB- Des députés de l’opposition koweitienne ont demandé un rassemblement protestataire, pour mardi.
Dimanche, 06 Février 2011 15:40
Egypte: l'opposition entame un dialogue IRIB - Des représentants de l'opposition et des personnalités indépendantes ont convenu, dimanche, avec le vice-Président égyptien, Omar Suleyman, de créer un comité, pour préparer des amendements à la Constitution, d'ici la première semaine de mars.
Egypte: Musulmans et Chrétiens, ensemble, contre Moubarak IRIB - Musulmans et Chrétiens ont participé, ensemble, à la manifestation contre le régime de Hosni Moubarak, sur la place AL-Tahrir.
Le pays des Pharaons se voit supprimer des programmes des sociétés touristiques françaises IRNA - Les sociétés touristiques françaises suppriment le pays des Pharaons de leurs programmes hivernaux et proposent d’autres destinations à leurs clients.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient
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Et aussi :
http://www.rfi.fr/
Un moment de calme sur la place Tahrir, le 7 février.

Le nouveau gouvernement égyptien mis en place par Hosni Moubarak a entamé le 6 février 2011 des négociations avec l'opposition, dont les Frères musulmans. Selon le pouvoir, les participants à ce «dialogue national» se sont mis d'accord sur «une transition pacifique du pouvoir basée sur la Constitution». Mais les Frères musulmans ont aussitôt dénoncé l'insuffisance des réformes proposées.

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 04:13
 Révolution du monde arabe : Compte à rebours pour la disparition d’Israël… 

 


La révolte du peuple égyptien continue malgré le couvre-feu et la répression. Nous sommes déjà à plus de 150 morts, des milliers de blessés, et autant d’arrestations. Le pouvoir de Hosni Moubarak ne peut compter que sur la police, l’armée et le soutien de l’étranger pour se maintenir au pouvoir. Un processus révolutionnaire est engagé, opposant d'un côté un pouvoir dictatorial corrompu, soutenu par Israël, les États-Unis et les gouvernements européens, et de l’autre le peuple égyptien. Ce mouvement de fond, qui concerne toute la société arabo-musulmane, en a surpris plus d’un par sa rapidité (une semaine aura suffi depuis le départ de Ben Ali pour que l’incendie se propage), et son extension (Égypte, Algérie, Jordanie, Yémen…). Il est trop tôt pour faire des prédictions en un moment où la situation évolue heure par heure, mais on peut déjà faire quelques observations.

Tous ces mouvements ont un point commun : ils combattent des dictatures solidaires d’Israël et ennemies de tous les peuples arabes. Tous ces régimes dictatoriaux ont été mis en place par l’Occident (États-Unis et Europe), armés par ces donneurs de leçons démocratiques, avec pour seul objectif final de protéger Israël et le sionisme.

Par-delà les causes objectives (misère, chômage, oppression…), il existe également une cause profondément politique.

 

Les peuples arabo-musulmans n’acceptent plus d’être soumis et humiliés par des régimes au service de l’étranger, au service de ce système mondialo-financier dont les États-Unis – avec leur déficit colossal aux dépens du reste de la planète – sont le bras armé.

 

Le centre politique et idéologique de ce système se trouve à Tel Aviv, et s’appuie sur le réseau mondial du sionisme et de ses lobbies. C’est contre cet ensemble dont les gouvernements européens font partie, que se soulèvent aujourd’hui les Arabes.

 

Ces derniers ont compris, depuis longtemps, que tous les discours de l’Occident sur les droits de l’homme, la démocratie, la laïcité et autres belles paroles, ne servent qu’à les opprimer et à les désarmer spirituellement et politiquement, afin de maintenir au pouvoir des dictatures alliées d’Israël. C’est ce que l'Occident appelle hypocritement « la stabilité de la région ».

On a pu constater, aussi bien au sujet de la Tunisie que de l’Égypte, la retenue complice des gouvernements occidentaux quant à leurs « condamnations » de la répression. Il s’agit pour eux d’infiltrer le mouvement afin de le dévoyer, jusqu’à ce que l’on trouve des remplaçants « acceptables », plus présentables que les vieux dictateurs qui ont fait leur temps. Ils avouent eux-mêmes que l’essentiel n’est pas la justice pour les peuples arabo-musulmans, mais la « sécurité d’Israël » !

Et on les comprend… En effet, si ces régimes arabes au service du sionisme tombent, l’entité installée en Palestine n’en aura plus pour longtemps. Le compte à rebours a déjà commencé pour cette dernière colonie de peuplement qu’est Israël. De là l’importance de cette révolte, qui est en train de devenir une révolution. De là aussi la gêne d’Obama et Sarkozy. Que doivent-ils faire ?  Soutenir un bain de sang en Égypte, et perdre définitivement le peu de sympathie dont jouissent les États-Unis et leurs amis dans la région ?  Une telle solution ne ferait que déplacer le problème, et pourrait faire naître de nouveaux « Afghanistan » dans la région.

 

Ou alors manœuvrer pour tromper à nouveau la population, en attendant que la situation se calme et ne s’étende pas ?  Soyons certains que toutes les provocations sont déjà mises en œuvre pour tenter de justifier l’intervention de l’armée. Et c’est pour effrayer l’opinion publique que l’on agite l’épouvantail des « islamistes ». Ces derniers, réels ou supposés, sont surtout stigmatisés car ennemis d’Israël.

Un nouveau pas très important a été franchi dans la lutte contre le sionisme. Cette fois, c’est toute une zone allant de la Mauritanie à la région du Golfe qui est touchée. Et ce sont les régimes traîtres, au service de l’USraël, qui tôt ou tard vont disparaître. Ces pays rejoindront alors tout naturellement leur camp : le Front de Résistance (Iran, Syrie, Liban et Résistance palestinienne) qui chaque jour donne l’exemple pour échapper à la défaite et à l’humiliation. On comprend donc l’inquiétude qui règne à Tel Aviv, et le Parti Anti Sioniste s’en réjouit !

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/revolution-du-monde-arabe-compte-a-rebours-pour-la-disparition-d-israel-0600.html


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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 16:32
Entretien avec Pierre Hillard : " La Tour de Babel s’écroulera parce qu’elle est d’essence infernale"
  • Publié le : samedi 5 février
  • Commentaires : 3
  •  Les gens qui parlent le plus de mondialisme et de réseaux sont rarement les plus calés pour le faire. Pierre Hillard, lui, parle moins - mais il écrit plus, et sérieusement. On est allé lui poser quelques questions, histoire d’en savoir plus.

Première partie : L’idéologie mondialiste, son essence et la résistance

E&R Breizh : Sur la toile, il est courant de critiquer ardemment le mondialisme ; cependant, cette idéologie est-elle une idée neuve ? La figure de l’Empire-monde n’est elle pas aussi rattachable à l’idéologie mondialiste ? On peut même penser à la société des hommes chrétienne avant même Vatican II …

Pierre Hillard : Le mondialisme existe depuis l’existence de l’humanité. On peut même dire que l’on trouve ce principe dans la Genèse. En effet, la Bible rapporte que le péché d’Adam et Eve consiste - sous l’influence du « grappin » (pour reprendre l’expression du saint curé d’Ars) - à être « comme des dieux » (« qui ut deus ? »). C’est l’histoire incessante de l’orgueil humain voulant être le centre de toute chose rejetant toute autorité supérieure. Ce principe humaniste a été cassé avec l’instauration du christianisme, plus exactement par le catholicisme. Cependant, la Renaissance accompagnée de l’émergence du protestantisme (Luther, Calvin, Cranmer, …) à partir du XVIème siècle accorde une position centrale à l’homme. L’homme est de plus en plus déifié. La Déclaration des droits de l’homme de 1789, précédée par la création du premier Etat d’inspiration maçonnique, les Etats-Unis ; entre dans l’accélération de cette déification où est réuni le triptyque classique né de la mystique maçonnique (1ère loge créée en 1717 à Londres par deux protestants : James Anderson et Jean-Théophile Désaguliers) : nominalisme (pas de vérité éternelle et fixe), le naturalisme (la morale est évolutive) et la primauté de l’homme. La finalité du maçonnisme est d’aboutir à une unité mondiale et à l’émergence d’un homme indifférencié, nomade, « hors sol » si je puis dire. Le nouvel ordre mondial (le NOM) est la suite logique de cet « idéal ». Pour autant doit-on mettre dans le même sac le catholicisme qui en grec signifie « universel » ? La réponse est négative. En effet, le christianisme a instauré un principe révolutionnaire qui est la distinction du spirituel et du temporel depuis la fameuse déclaration du Christ : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». L’autorité et le pouvoir politique des nations ne se mêlent pas à l’autorité et au pouvoir spirituel du pape. Certes, certains papes par faiblesse humaine ont essayé de soumettre à leur autorité celle des Etats. Mais pareil à l’équilibre du fléau de la balance, ces tentatives contraires à la doctrine catholique ont échoué. L’extension du catholicisme voulue par les papes au cours des siècles n’interdisait pas la variété des nations et de leurs traditions propres dans un cadre politique souverain. L’un devait soutenir l’autre sans pour autant se mélanger. Cette disposition du catholicisme est le meilleur contre poison empêchant l’émergence soit d’une théocratie planétaire soit d’une entité politique mondiale athée. En revanche, l’Islam n’obéit pas à ces critères car il ne distingue pas le spirituel du temporel. L’Islam est en même temps une foi et une loi constituant un nouvel ordre mondial avec ses propres caractères. Ceci explique l’opposition farouche entre, d’un côté, les tenants du mondialisme mercantile et messianique véhiculé par des élites anglo-saxonnes et juives et, de l’autre, les défenseurs du prophète Mahomet et des principes édictés par le Coran ; ces derniers représentant un autre courant du nouvel ordre mondial.

E&R Breizh : Pourtant, le mondialisme est-il un mal en soi ? L’uniformisation des Gaulois sous l’égide romaine a été célébrée par Jacques Bainville. Et ce n’est pas la novlangue que Rome a apporté …

Pierre Hillard : La pax romana qui s’est imposée après la victoire de Jules César a, certes, instauré un modèle sans pour autant détruire la diversité des tribus gauloises. La variété du nombre de fromages en France en fait foi. En fait, on a assisté à un mariage entre ces deux entités qui a enfanté un monde nouveau : les Gallo-romains. Cette civilisation gallo-romaine issue de la réunion des principes philosophiques, juridiques, politiques et religieux des mondes athénien, romain, de l’Ancien/Nouveau Testament et de la Tradition de l’Eglise constituent l’essence même de la civilisation française.

E&R Breizh : En sociologie, un débat fait souvent rage : une ou des élites ? Vous démontrez qu’il existe des liens profonds entre les élites anglo-saxonnes, juives et pangermanistes. Mais peut-on parler d’une confusion au sein du bloc euro-atlantique ? Et, au sein de ce processus, à quel point la chute du Mur de Berlin a-t-elle été importante ?

Pierre Hillard : Il existe des rivalités internes entre ces différents mondes. Ainsi, au sein du monde anglo-saxon affairiste, il existe une branche acquise au mondialisme reposant sur un socle régi par Washington et Londres et, de l’autre, le mondialisme planétarien où aucun pays ne prédomine ; l’ensemble de l’humanité constituant une purée générale. Parallèlement à cela, les élites juives poursuivent un idéal messianique qui fait dire, par exemple à Jacques Attali, qu’une gouvernance mondiale verrait comme capitale planétaire … Jérusalem. Dans cette affaire, nous avons une alliance objective entre ces deux mondes. En ce qui concerne les milieux pangermanistes, il y a une alliance avec les deux groupes cités ci-dessus[1] à condition pour le monde germanique de rester centré sur l’Europe en coopération étroite avec les élites anglo-saxonnes et juives. C’est le « partage du travail » (Arbeitsteilung) comme le disait l’ancien chancelier Schröder. Enfin, en ce qui concerne l’évolution du processus depuis la chute du mur de Berlin, nous sommes passés à une vitesse supérieure, en d’autres termes, dans la dernière ligne droite conduisant aux tentatives d’aboutir à une unité planétaire. Je ne fais que reprendre le passage présenté dans mon livre « La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale » (page 112) : « La période de la guerre froide vit l’opposition de deux blocs apparemment antagonistes. En fait, la thèse américaine née en 1776 (capitaliste et religieuse) et l’antithèse soviétique (communiste et athée) née en 1917 constituaient l’avers et l’envers d’une seule et même pièce reposant sur la primauté de l’homme traité sous un angle différent selon l’idéologie en place. La disparition de l’antithèse communiste soviétique en 1990 annonçait l’effondrement de la thèse capitaliste américaine afin de passer à la vitesse supérieure, le lancement d’une synthèse ou « alternative » pour reprendre l’expression de Mikhaïl Gorbatchev, afin de fusionner les deux systèmes (application du principe hégélien). Ainsi, la synthèse doit aboutir à l’émergence d’un système dans lequel des entreprises chargées de la production et de la distribution des biens doivent prendre forme mais sous l’égide d’un gouvernement mondial. Ce dernier, instance de régulation et assurant par l’intermédiaire d’un réseau bancaire le financement global de la planète, dictera les quantités à produire et le nombre d’entreprises habilitées à fabriquer le produit donné. On appelle cela la concentration des moyens obtenue grâce à la centralisation de l’autorité. L’état d’esprit guidant les élites mondialistes dans ce monde glocalisé (local et global) et infligeant ses volontés à une humanité indifférenciée et nomade se fera dans le cadre d’une agapè inversée. L’ouvrage du Colonel House, conseiller du président américain Wilson, prophétisait dans son ouvrage de 1912 ‘’Philip Dru, administrator’’, l’émergence d’un système où ‘’la propriété et les vies de chacun sont aux mains d’un seul homme’’ et l’instauration d’un ‘’socialisme tel que l’aurait rêvé Karl Marx’’. L’accélération de la mise en forme du nouvel ordre mondial, suite à la crise financière partie des Etats-Unis, est l’illustration de cette tentative d’aboutir à cette synthèse ou ‘’alternative’’ devant conduire théoriquement à une gouvernance mondiale dans le cadre d’un socialisme de marché ».

E&R Breizh : Pour arriver à la gouvernance globale, vous postulez que de grands blocs continentaux doivent être édifiés. Toutefois, peut-on poser comme hypothèse que par essence cette constitution de blocs continentaux est une marche de plus pour la gouvernance mondiale ? Les liens sont-ils clairs entre les différents blocs et la finalité de la gouvernance mondiale ?

Pierre Hillard : La formation de ces blocs continentaux constitue le marche pied vers la gouvernance mondiale. L’Union européenne (l’UE) représente le bloc le plus avancé. Nous avons aussi l’Union Africaine (UA) lancée en 1999/2000, la Communauté Economique Eurasiatique avec la Russie à sa tête (CEEA ou Eurasec en anglais) fondée en 2000 ou encore l’Union des nations Sud-américaine (UNASUR) dont la création remonte à mai 2008. Le phénomène est général sur tous les continents. Il est intéressant de noter l’évolution de l’Amérique du Nord. En effet, dans le cadre de l’Association du libre-échange Nord-américain (l’ALENA équivalent de la CEE pour l’Europe avant le Traité de Maastricht), les Etats-Unis, le Canada et le Mexique constituent une seule entité. Or, des bouleversements sont en préparation puisque le think tank américain moteur de la politique étrangère de Washington, le Council on foreign Relations (le CFR), a annoncé en 2005 sa volonté de voir ce bloc évoluer en une « Communauté nord-américaine » pour 2010[2] ; c’est-à-dire un bloc politique, économique et militaire unifié. Il ne faut pas se polariser sur la date théorique de 2010 compte tenu que ces choses se mettent en place avec un décalage de quelques mois ou de quelques années. L’intérêt de ce type de document officiel est de prévenir d’un basculement dans un avenir relativement proche et non pour 2050. Ce phénomène est si attendu que le géographe et ancien ambassadeur français dans les pays baltes, Michel Foucher proche des mouvances mondialistes, a fait paraître en novembre 2010 un atlas de gépolitique[3] désignant le bloc nord-américain non sous le terme d’ALENA mais d’Union nord-américaine. Or au moment où sont écrites ces lignes (janvier 2011) ; officiellement, l’Union nord-américaine n’existe pas. En fait, Michel Foucher au courant de ces changements profonds a pris un peu d’avance. Enfin, signalons que des liens politiques se mettent en place entre ces différents blocs. C’est le cas de la volonté de créer une Assemblée transatlantique entre l’UE et le bloc Nord-américain en formation dans le cadre d’une union euro-atlantique prévu théoriquement pour 2015[4] ou encore d’Eurolat, Assemblée parlementaire de liaison entre l’UE et l’UNASUR[5]. La finalité de cette politique est d’être coiffée d’une Assemblée parlementaire mondiale parallèlement à l’introduction d’une monnaie planétaire. C’est chose faite dans le cadre de l’ONU depuis 2007 avec le lancement de l’Assemblée parlementaire des Nations Unies (l’APNU)[6] sous la direction de l’Allemand Andreas Bummel auteur d’un ouvrage présentant les enjeux de cette politique[7].

E&R Breizh : De là, le nationalisme, basé sur l’Etat-nation, seule voie de la résistance dans un monde, où, selon les géopolitologues, nous assisterons à un monde multipolaire avec la chute de l’hyperpuissance thalassocratique états-uniennes et l’essor de la Chine ?

Pierre Hillard : La mise en place d’une gouvernance mondiale nécessite l’effondrement des Etats-Unis. J’ai eu l’occasion à maintes reprises de citer les « Mémoires » de David Rockefeller qui, outre son aveu consistant à reconnaître la conspiration menée par lui et ses amis contre les Etats-Unis, appelle clairement à une « direction des affaires mondiales ». Ainsi, au cours de ce processus, nous allons assister à l’émergence et au renforcement de blocs continentaux plus ou moins rivaux ; mais utile dans la gestion des affaires mondiales. L’ouvrage d’Orwell, 1984, décrit parfaitement ce processus où les trois grandes entités politiques (Eurasia, Estasia et Oceania), dirigées d’une manière dictatoriale avec des systèmes politiques apparemment différents, s’opposent en entretenant un climat de violence et d’incertitude justifiant par la suite la mise en place de mesures liberticides. Cependant, l’opposition fratricide ne va pas à son terme car il s’agit de ne pas détruire l’adversaire. L’ennemi est un « ami » utile pour justifier sa propre existence. Par ailleurs, la Chine dont le modèle fait rêver nos élites occidentales présente des faiblesses. On peut relever sa démographie à enfant unique et si possible mâle prélude à des conséquences désastreuses pour sa stabilité. Un déséquilibre complet de la pyramide des âges chinoise s’installe. Même si le colosse chinois prend les formes d’un Léviathan ; il présente des faiblesses internes réelles comme, par exemple, l’opposition énorme entre la Chine de la côte et la Chine de l’intérieure. Enfin, j’ajouterai qu’aucune organisation politique sur terre n’est éternelle. La Chine fidèle à des révolutions sociales au cours de son histoire connaîtra tôt ou tard des révoltes remettant en cause l’autorité de Pékin.

Deuxième partie : Le mondialisme, l’ethno-régionalisme et l’Europe

E&R Breizh : La construction européenne, à laquelle vous avez consacré une large partie de votre attention, fut lancée en vue d’un bloc euro-atlantique et fonctionne sur le ressort pangermaniste : l’ethno-régionalisme. Alliance de circonstance des élites mondialistes avec les mouvements ethno-régionalistes ou montage orwellien – l’opposé menant à son contraire ?

Pierre Hillard : Les autorités politiques allemandes sont à l’origine de tous les textes favorisant le régionalisme, la disparition des frontières politiques au profit de frontières administratives et de l’ethnicisme. Il faut souligner que la promotion du régionalisme ne concerne pas uniquement les régions à forte identité ethnique. En fait, il s’agit de promouvoir l’autonomie politique, économique, fiscale, etc des régions qu’elles soient ethniques ou pas afin de les raccrocher directement aux autorités supranationales de Bruxelles sans passer par la case « Nation ». Le processus doit se poursuivre selon la vulgate euro-mondialisme par la mise en forme d’eurorégions. Celles-ci constituées de régions autonomes se regroupent de part et d’autre des frontières nationales abolies par le système afin de constituer de nouvelles entités territoriales artificielles, en d’autres termes, de gros départements au niveau de l’Europe. Ces eurorégions sont nombreuses. On peut citer par exemple : l’eurorégion Pyrénées-Méditerranée[8], l’eurorégion Alpes Méditerranée[9] ou encore les eurorégions entourant l’Allemagne[10].

Les élites mondialistes veulent détruire les Etats au profit d’une gouvernance mondiale, en fait forme déguisée d’une multinationale unique. Il va de soi que leur soutien apporté aux revendications ethno-régionalistes en Europe, en fait, partout dans le monde (Sud Soudan et par ricochet toute l’Afrique, une partie de la Bolivie, le Tibet, le Proche-Orient, etc … la liste est longue) entre dans cette volonté de dissoudre l’ensemble dans un grand magma. Les blocs continentaux constituent la nouvelle ligne d’horizon traitant de plus en plus avec des régions. Entre les deux, les Etats sont pris en étau et passent à la trappe. L’exemple du parti des Vert/Alliance Libre Européenne (Verts/ALE) au Parlement européen est particulièrement probant. Les Verts dirigés par Daniel Cohn Bendit, paragon forcené du mondialisme, se sont associés à un parti (ALE) regroupant une trentaine de partis régionalistes européens[11]. Or, depuis avril 2010, le président des ALE est Eric Defoort[12], Flamand et co-fondateur du parti indépendantiste la NVA[13] dirigée par Bart de Wever catalogué à droite voire à l’extrême-droite. Or ce même Bart de Wever a parfaitement compris l’évolution des choses en répétant que la Belgique finira par s’évaporer entre l’Europe et les régions. Ce parti indépendantiste flamand est acquis à la cause mondialiste par son adhésion aux Verts/ALE. Cette tendance est appelée à se généraliser. Le cas belge est à observer avec attention car le processus d’éclatement est lancé. Bien malin celui qui peut donner une date. En tout cas, le démembrement tôt ou tard de ce pays aura des répercussions profondes dans toute l’Europe et à l’échelle planétaire. J’ajoute que les pions mondialistes se mettent gentiment en place car le président de la communauté germanophone de Belgique (Eupen et Saint Vith), Karl Heintz Lambertz[14], a été nommé président de l’Association des régions frontalières européennes (l’ARFE)[15] le 19 février 2010. Il faut rappeler que le but officiel de cet institut est de transformer les frontières nationales en frontières administratives permettant par la suite la création des eurorégions. Dans le programme d’éclatement de la Belgique, Karl Heinz Lambertz est vraiment bien placé. Un tel idéal a trouvé sa récompense avec l’octroi de la « Grande croix du mérite » de la République fédérale d’Allemagne en mars 2010. L’ambassadeur allemand s’est plu à reconnaître l’engagement de Karl Heinz Lambertz en faveur de la coopération transfrontalière avec les eurorégions « Sarre-Lor-Lux » et « Meuse-Rhin »[16]. « Etonnant » comme aurait l’ami Pierre Desproges.

E&R Breizh : A cet égard, vous venez de publier un article sulfureux concernant la genèse de cette « balkanisation » de l’Europe. En vous appuyant sur une thèse de 1929 écrite par Nathan Feinberg, vous faites remonter les premières consécrations de l’éclatement de l’Europe par l’ethno-régionalisme aux accords de paix de 1919. Pouvez-vous en dire plus ?

Pierre Hillard : Ayant la chance de posséder la thèse d’origine consacrée au rôle des B’nai B’rith et du sionisme sous la plume de Nathan Feinberg publiée intégralement sur internet[17], j’ai pu démontrer le rôle de la franc-maçonnerie juive dans la rédaction des textes en faveur de l’ethnicisme dans le cadre du Traité de Versailles. L’action fut menée de main de maître par Louis Brandeis, premier juge juif à la cour suprême des Etats-Unis qui sut très bien conseiller le président américain Wilson. On peut dater la collusion de ce milieu avec les mouvements politiquement à droite voire à l’extrême-droite allemands (milieux pangermanistes) dès les années 1920. Le représentant allemand pangermaniste, Ewald Ammende en liaison avec l’appareil gouvernemental de Berlin, travaillait avec le représentant des B’nai B’rith au Traité de Versailles, Leo Motzkin. Celui-ci était lui-même lié au mouvement sioniste. Cette époque est très importante à comprendre pour suivre les événements en cours en ce début de XXIè siècle. En effet, le mouvement sioniste sous la direction de Theodor Herzl voulait la création d’un Etat juif. Or, il reçut un appui décisif avec la fameuse « Déclaration Balfour » en 1917. Ce texte reconnaissait l’existence d’un foyer juif en Palestine avec l’approbation du gouvernement britannique. Cette reconnaissance fut officialisée par une lettre envoyée à Walther Rotschild[18] qui était un intermédiaire avec le mouvement sioniste en Grande-Bretagne. Les racines de cette affaire sont encore plus profondes. En effet, le grand historien américain Carroll Quigley a prouvé que le véritable auteur de cette lettre n’était pas Balfour mais Alfred Milner ; affirmant même que ce document capital aurait dû s’appeler la « Déclaration Milner »[19]. Alfred Milner était le chef du cabinet de guerre de Lloyd George durant la Première guerre mondiale. En fait, cet homme appartenait à la haute oligarchie anglo-saxonne travaillant à l’instauration d’une organisation planétaire. Il fut le bras droit et successeur de Cecil Rhodes à l’origine du lancement des principes d’un nouvel ordre mondial sous direction anglo-saxonne. Par la suite, des tensions internes sont apparues – même si la finalité est la même - au sein de ces élites entre les partisans du mondialisme anglo-saxon et les partisans du mondialisme planétarien tous alliés au sionisme. Le rappel de ces faits est capital. En effet, la coopération observée entre, d’un côté, le mouvement sioniste avec en toile de fond l’idéal d’un mondialisme messianique et, de l’autre, les partis populistes européens prend de la vigueur. En ce début de XXIè siècle, on observe un rapprochement étroit entre les partis politiques européens appelés « populistes » en Autriche, au Pays-Bas, en Suède ou encore en France favorable à la cause du sionisme. Ces dirigeants populistes condamnent avec justesse le mondialisme tout en commettant un contresens complet en s’engageant en faveur du sionisme qui est un enfant du … mondialisme. Ces milieux sionistes - eux-mêmes tiraillés par des tensions internes - en lutte contre l’Islam séduisent avec succès les partis populistes européens stigmatisant le monde musulman. Je crains qu’il s’agisse là que d’un moyen d’attiser le « Choc des civilisations » et de faire des nationalistes des dupes dans cette affaire. Il serait plus logique - mais aussi plus difficile - de la part des défenseurs des traditions nationales et de la civilisation européenne de prendre leur distance face à ces deux mondes au lieu d’être la balle de pingpong appelée à être broyée entre deux métaphysiques si éloignées des concepts classiques du vieux continent.

E&R Breizh : Pour finir, le cas français. A partir de quelle date selon vous la mise au pas de la France a-t-elle débutée et à quel point celle-ci est-elle parvenue ? La France, un Etat ou une circonscription administrative ?

Pierre Hillard : Je vais peut-être étonner certains qui disent que la France s’est suicidée en s’engageant en faveur de la construction européenne. En fait, les origines de notre chute sont plus lointaines. La France a perdu sa force vitale en 1789. Notre pays disposait d’un atout majeur : l’indépendance du pouvoir royal (monarchie « absolue » : ab solutus signifie « être délié ») par rapport au monde de la finance. Le 17 juin 1789, le Tiers Etat s’est déclaré Assemblée constituante donnant officiellement le pouvoir au peuple, en fait la bourgeoisie d’affaires. Cette bourgeoisie française affairiste est désormais au pouvoir avec les ramifications directes vers Londres et la famille Rothschild. L’intermède napoléonien vide la France de son sang. En 1815, la France est à genoux et elle ne s’est plus relevée. Est-ce un hasard de constater que l’alignement de notre politique sur celle de l’Angleterre date de cette époque. Le processus d’affaiblissement se poursuivant, il s’agit selon la doxa européiste, de dissoudre la France pour qu’elle ne soit plus qu’un simple espace géographique. Nous devons regarder l’histoire de France et du monde sur une époque longue. En fait, 1789 est la conséquence logique issue de la Renaissance et de la Réforme, début XVIè siècle, matrices de l’idéologie maçonnique à partir de 1717. Primauté de l’homme, matérialisme outrancier, morale évolutive, idéologies de substitution, dissolution des nations, mélange des populations et montée en puissance d’une agapé inversée infernale caractérisent ce long processus lancé il y a 500 ans en passe de se concrétiser en ce début de XXIè siècle dans le cadre d’un monde orwellien. Nous sommes dans la dernière ligne droite. Notre sort va être réglé au cours de la décennie 2010. Dans le cas de l’UE on observe une tentative d’instaurer un véritable Etat européen disposant d’une fiscalité et d’une autonomie financière complète. C’est l’ambition voulue par Herman van Rompuy, président du Conseil européen par la grâce du Bilderberg[20], et dont les projets consistent à profiter de la crise pour soumettre les budgets nationaux à l’autorité supranationale de Bruxelles comme l’a révélé, le 10 février 2010, The Independent[21] ; la finalité étant de créer un pôle européen unifié et soumis au bloc nord-américain en formation. Il est vrai que l’évolution de cette Europe a toujours été encouragée par les élites anglo-saxonnes qui, dès le lendemain de la Seconde guerre mondiale, ont promu par des moyens financiers la réussite du projet européen. Cette tendance fut révélée par un article du Daily Telegraph (19 septembre 2000)[22] montrant, suite aux travaux du chercheur Joshua Paul de l’université Georgetown, que les services secrets américains finançaient les promoteurs du projet européen. L’euro, monnaie incompatible en raison de la variété des systèmes nationaux et de la diversité des langues européennes freinant considérablement la mobilité professionnelle, est considéré comme la pierre angulaire du projet. En fait, la finalité du projet mondialiste est l’instauration d’une monnaie mondiale comme le souhaite le rapport du FMI du 13 avril 2010 appelant à l’instauration du Bancor et d’une banque centrale mondiale[23]. Inévitablement, une telle ambition passe par un effondrement du dollar dont la fragilité n’a rien à envier à celle de l’euro. Des économistes comme Barry Eichengreen n’hésitent pas à le dire[24]. Finalement, nous observons un bouillonnement généralisé sur la planète où fragilité du système financier appelé à s’effondrer, boom des dettes publiques, bons du trésor américain de plus en plus délaissés, l’immobilier en vrille (bulles américaines, anglaises, chinoises etc), déluge de papier monnaie, liens de plus en plus forts entre l’Allemagne et la Russie et revendications ethno-régionalistes promettent à l’humanité un fantastique chaos en raison de l’interdépendance si chère à la Société fabienne (Fabian Society), mélange de « Mad Max » et de « la guerre du feu ». Cependant, je crois profondément au renouveau sur de nouvelles bases mettant fin à l’aventure issue des cinq derniers siècles. La Tour de Babel s’écroulera parce qu’elle est d’essence infernale.

Pierre Hillard, auteur de La décomposition des nations européennes, 2è Editions, François-Xavier de Guibert, 2010.

Propos recueillis pour Maxime, pour E&R Bretagne

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Entretien-avec-Pierre-Hillard-La-Tour-de-Babel-s-ecroulera-parce-qu-elle-est-d-essence-infernale-5349.html

 

[1] J’ai eu l’occasion d’évoquer le rôle de la franc-maçonnerie juive – les B’nai B’rith – dans le traité de Versailles puis de sa collusion avec les milieux pangermanistes dans les années 1920 : http://www.mecanopolis.org/?p=20300 [2] http://www.cfr.org/publication/8102... [3] Michel Foucher, « La bataille des cartes, Editions Bourin, novembre 2010, page 174. [4] De nombreux documents existent émanant du Parlement et de la Commission européenne. Sans tous les citer, nous pouvons relever : http://www.europarl.europa.eu/sides... et http://eeas.europa.eu/us/index_en.htm [5] http://www.europarl.europa.eu/intco... [6] http://fr.unpacampaign.org/about/un... [7] Andreas Bummel, Internationale Demokratie entwickeln, Horizonte Verlag, 2005. [8] http://www.euroregio.eu/eu/AppJava/... [9] http://www.euroregion-alpes-mediter... [10] http://www.diploweb.com/cartes/zusa... [11] http://www.voltairenet.org/IMG/jpg/... [12] http://www.e-f-a.org/bureau.php [13] http://www.rtbf.be/info/matin-premi... [14] http://www.aebr.eu/pdf/curriculum-v... [15] http://www.aebr.eu/en/index.php [16] http://www.grenzecho.net/zeitung/ak... [17] http://www.mecanopolis.org/?p=20300 [18] http://www.mfa.gov.il/MFA/Peace%20P... [19] Carroll Quigley, The anglo-american Etablishment, GSG § Associates, 1981, p. 169. [20] http://euobserver.com/9/28993 [21] http://www.independent.co.uk/news/w... [22] http://www.telegraph.co.uk/news/wor... [23] http://www.imf.org/external/np/pp/e... [24] http://www.ftd.de/politik/internati...

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 16:30

Le rêve américain

Enfin sous titré en Français!!!!
J’avais hâte de vous présenter ce petit bijou de vidéo
que j’ai découvert il y a quelques semaines…
Merci au traducteur (trice)
Un excellent film explicatif du système monétaire. « The American Dream » fait un bref historique de la création de la monnaie, et sa prise de contrôle par les mafia bancaires.


VIDÉO : ICI

 

(cliquer sur ici)


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