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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:36

 

Un pays entier passe au bio !

 

 

resto-Bio-4.jpegUne nouvelle approche de développement économique nous arrive du royaume du Bhoutan, un petit Etat niché aucoeur de l’Himalaya et enclavé entre la Chine et l’Inde. Au contraire de la plupart des autres pays, le succès et la prospérité ne se fondent pas là-bas sur le Produit intérieur brut (PIB) mais sur le Bonheur national brut, un indice s’appuyant sur la religion bouddhiste, omniprésente dans la vie quotidienne des Bhoutanais. Ce bonheur passe en premier lieu par la recherche d’une harmonie certaine avec la nature.

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De ce postulat est né ce défi : devenir la première nation 100% productrice de produits biologiques. Produits chimiques, matériaux artificiels et synthétique, pratiques intensives vont donc être supprimés d’ici les 10 prochaines années afin d’atteindre l’objectif du 100% bio. Une mission qui est tout sauf velléitaire, basée sur une économie principalement agricole, une population réduite (on recense environ 700 000 âmes) et un territoire quasiment non contaminé. Les terres cultivées ne représentent que 3% de la superficie totale, et compost et feuilles pourries sont très souvent utilisés comme engrais naturels.

Ce choix est surtout dicté par la nécessité : les habitants de ce pays asiatique sont en effet très pauvres et ne peuvent se permettre d’acheter des composants chimiques. S’ajoute à cela le problème des transports, l’absence de grandes artères et la morphologie du territoire qui ne favorise pas le rapprochement des foyers humains. Aujourd’hui encore, l’importation du riz, aliment de base de la population, reste très difficile.

Cette démarche biologique, explique le gouvernement, nait de la conviction que la prospérité du Bhoutan dépend de sa capacité à travailler en harmonie avec la nature. Santé, écologie, attention et solidarité sont les piliers à la base de ce changement. Deux points seront fondamentaux : utiliser de manière intelligence les ressources hydrauliques et gérer de manière attentive les certifications (sachant que certaines cultures que le pays exporte utilisent délibérément des substances chimiques).

En dépit des difficultés qui jalonneront le parcours, l’initiative a été accueillie avec enthousiasme et pourrait ouvrir la porte à d’autres projets, à une échelle plus large encore.

Source : Tout Vert

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 01:33

 

Entete de la Lettre d'informations

La loi scélérate du 8 décembre 2011 va-t-elle bientôt sévir ?


La loi du 8 décembre 2011 relative au « Certificat d’Obtention Végétale » (COV), proposée par un sénateur UMP, soutenue par le gouvernement de Nicolas Sarkozy et votée par la majorité UMP, a gravé dans le marbre l’interdiction de semer le grain récolté et l’obligation, dans cette hypothèse, de payer des royalties aux semenciers-sélectionneurs dès l’usage en deuxième génération des semences vendues sur le marché.


Bien que François Hollande, alors candidat à la présidentielle, se soit engagé1 à retirer ce texte, ses décrets d’application sont en cours de préparation.


Pour comprendre les enjeux de cette loi, il faut en connaître le contexte technique : là où les méthodes de sélection agronomique n’ont pas réussi à rendre le grain stérile ou dégénérescent en deuxième génération (hybrides F1), les semenciers cherchent, par des méthodes juridiques cette fois, à recréer le marché captif extrêmement lucratif que les hybrides F1 leur ont permis de s’aménager.

C’est ainsi qu’ils sont parvenus à interdire la reproduction de leurs semences par le biais des droits de propriété intellectuelle applicables aux variétés végétales (le COV), et à faire qualifier la semence récoltée de contrefaçon, sur le plan international d’abord (Convention UPOV dans sa version de 1991), puis au niveau européen (Règlement 2100/94) et plus récemment sur la scène nationale.

Cela signifie donc qu’au delà d’un seul usage, la semence vendue ne peut plus être utilisée, même à des fins personnelles, sur l’exploitation.

C’est un peu comme s’il n’était pas possible d’écouter un CD plusieurs fois ou qu’un logiciel informatique devait s’autodétruire passé un certain délai, pour obliger les consommateurs à racheter ces produits régulièrement. Ici les semenciers ont tiré parti du caractère auto-reproductible des semences pour prétendre que, au delà de la première génération et alors même qu’il s’agit du même matériel génétique, le droit d’usage du produit était expiré.

C’est ainsi que la règlementation a mis en place, rappelons-le, une grotesque « Contribution VOLONTAIRE OBLIGATOIRE », faite, comme la dîme naguère, d’une fraction de la récolte obtenue, pour qui dans les campagnes oserait semer le grain récolté. Cela afin de « financer les activités de recherche » des semenciers-sélectionneurs…

Mais par qui les agriculteurs se sont-ils laissés hypnotiser pour accepter une sémantique aussi arrogante ?

Et comment les semenciers, menés par le Groupement National Interprofessionnel des Semences (GNIS), ont-ils réussi à imposer dans les esprits de nos députés l’idée que la survie de la sélection variétale impliquait d’interdire aux agriculteurs de semer une partie de sa récolte ?

L’exposé des motifs de la proposition de loi, de même que les rapports réalisés par les parlementaires POINTEREAU et LAZARO fournissent une réponse.

Ainsi parlait donc Thierry LAZARO le 9 novembre 2011 devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale :

« le COV est un outil indispensable pour notre recherche. (…) je l’ai dit dans mon propos liminaire, sur les 74 entreprises françaises concernées, 70 % sont des PME familiales. Si l’on compte quelques coopératives importantes, elles n’ont rien à voir avec des groupes comme Monsanto. (…) notre secteur semencier n’a pas la puissance des multinationales. La vraie question consiste donc à savoir si nous disposons ou non des moyens de financer la recherche. »

La proposition de loi commence également ainsi :

« Le secteur semences français occupe une place prépondérante en Europe (1er pays producteur) et dans le monde (2ème exportateur mondial), notamment grâce à ses 73 entreprises de sélection de semences, dont une majorité de coopératives et de PME familiales. »

=> Il s’agit ici ni plus ni moins du baratin du GNIS sur le secteur semencier français.

En effet, le groupement aime à entretenir les images d’Epinal d’une France agricole encore dominée par une majorité de petites entreprises familiales ou artisanales, et où les plus gros acteurs sont régulièrement présentés comme des « coopératives », attachées à un terroir régional et au monde paysan.

Cette présentation des choses a l’avantage de masquer la toute-puissance des entreprises de sélection, les phénomènes de concentration, la présence étrangère et force ainsi l’apitoiement de nos décideurs publics.


Mais la réalité est toute autre.

En effet, le GNIS confond systématiquement, pour les besoins de la démonstration, entreprises de sélection et entreprises de production de semences, de même que leurs chiffres d’affaires respectifs.

Or, en France, la sélection et la production de semences sont deux activités distinctes, aux enjeux très inégaux. Les activités de sélection représentent 71 entreprises, qui se dédient à l’obtention de « variétés » nouvelles et à l’enregistrement au Catalogue de ces obtentions. L’activité de production, quant à elle, représente 225 entreprises, qui ne font que multiplier les semences par des contrats signés avec environ 18.000 agriculteurs multiplicateurs, puis les conditionnent pour la vente. Ce dernier secteur n’est pas particulièrement intéressé à l’application stricte des droits de propriété intellectuelle.

  • Les semences de grandes cultures et fourragères

Or, un « Palmarès des firmes de semences grandes cultures et fourragères » (les plus concernées par la pratique des semences fermières), publié récemment par la presse agricole, fait apparaître, après quelques regroupements d’entreprises appartenant aux mêmes groupes :

un marché partagé entre seulement 35 entreprises, dont les dix plus grosses réalisent près de 74% du chiffre d’affaire global de tout le secteur.

De plus, le reste des entreprises présentes sur ce marché, si, compte tenu de leur chiffre d’affaires individuel, peuvent être apparemment rattachées aux groupes des PME ou des TPE, un examen plus détaillé montre qu’elles sont pratiquement toutes des filiales de gigantesques groupes de l’agroalimentaire, ayant des implantations multinationales (Groupes Euralis, Florimond Desprez, Maïsadour, Saaten Union, Terrena, Barenbrug, Acolyance, Scael, Unéal, De Sangosse, etc.).

C’est ainsi que, dans le palmarès précité, 12 entreprises seulement apparaissent comme des entreprises indépendantes.

Enfin, au TOP 10 des plus grosses entreprises, 4 sont des multinationales étrangères (Pioneer, Monsanto, Syngenta, KWS)

  • Les semences potagères

Quant au secteur des semences potagères, et au phénomène de concentration qui n’a pas manqué de s’y produire, les chiffres ne sont pas disponibles. Le GNIS ne publie que des chiffres généraux, qui, ici encore, cumulent les activités de sélection et de production.

Cependant, un examen détaillé du Catalogue officiel français, pour quelques espèces, permet de se faire une idée :


Sur 15 espèces2 potagères examinées, le géant Limagrain détient 61,16% des variétés F1 et 5 multinationales, en général, contrôlent 90% des variétés F1.

 

Ces multinationales sont essentiellement les suivantes : Limagrain, Monsanto, Syngenta, Bayer, Sakata. Une seule est française, les 4 autres sont étrangères.

Pour quelques espèces, parmi les 5 premiers groupes peuvent également se trouver les entreprises : Gautier, Rijk Zwaan, Hollar Seeds. Une seule est française, les 2 autres sont étrangères.

=> On est donc loin des 70 % de PME françaises avancés par le GNIS et repris par nos parlementaires injustement apitoyés. Et le régime du COV récemment renforcé bénéficie aux géants multinationaux de ce qu’il est légitime d’appeler « l'industrie semencière ».

Quant à la nécessité pressante de permettre aux entreprises de sélection de financer leurs activités de « recherche » en ponctionnant les agriculteurs, notons que celles-ci sont loin d’être à plaindre sur le plan économique, à la différence de ceux-là :

Le GNIS a publié une enquête rétrospective sur la période 2005-2011 aux termes de laquelle il apparaît qu’en 5 ans l’ensemble du secteur semences a fait une progression de 23%. Or les plus fortes progressions sont observées dans les secteurs oléagineux (+58 % - chiffre d’affaires qui passe de 162 M€ à 256 M€), céréales à paille (+26 % - CA qui passe de 270 à 341 M€) et pommes de terre (+25 % - CA qui passe de 129 à 161 M€), secteurs les plus directement concernés par le « problème » des semences de ferme !

De plus, le prix des semences certifiées est exorbitant par rapport à celui de la semence fermière et il n’a pas cessé d’augmenter.

Ainsi, les statistiques publiées par l’INSEE font apparaître une hausse de 414% du prix des semences et plants entre janvier 1975 et janvier 2013 .

Comparé au coût des semences de ferme de maïs, par exemple, les semences commercialisées par les semenciers sont pratiquement cent fois plus chères, selon un ancien Directeur de Recherche à l’INRA et un professeur à l’Université Harvard.

=> Ce qu’il faut ici comprendre c’est que, comme dans la vente d’un CD, d’un logiciel informatique ou de tout produit manufacturé, le paysan n’a aucun lieu de « rémunérer le sélectionneur pour ses activités de recherche », puisque celui-ci a déjà perçu cette rémunération lorsqu’il lui a vendu ses semences pour la première fois.

Ce qu’il fait sur son exploitation de ce travail de sélection qu’il a acquis, présent ou non sur la descendance de la première graine, ne devrait regarder que lui.

Mais il faut se rendre à l’évidence : ce n’est en fait pas la rémunération d’un travail effectif de recherche que poursuivent les sélectionneurs, mais la recherche d'une rémunération sans travail, c'est-à-dire une situation de rente.

Le législateur ne devrait pas se rendre complice de ces aspirations à la féodalité.

Les semenciers, comme tous les autres acteurs de l’économie, n’ont aucun droit à rendre leurs consommateurs captifs, et leur prospérité ne devrait dépendre que de la mise sur le marché de produits innovants et séduisants pour leur clientèle.

Que les semenciers souhaitent obtenir des semences de céréales ou d’oléagineux le même profit qu’avec les semences de maïs, pour lequel les hybrides F1 leur assure un marché captif, est une chose. Que cette prétention soit légitime en est une autre. Et qu’elle ait été reconnue par certains traités internationaux3 ne la rend pas immuable.

Rappelons aussi que d’autres traités internationaux, signés par la France et l’Union Européenne, ont reconnu le droit inaliénable des paysans à semer le grain récolté. Il serait temps de donner application à ces traités là.

Quant aux agriculteurs, il est urgent qu’ils reviennent à ce qu’ils n’auraient jamais dû abandonner : les variétés paysannes du domaine public, librement reproductibles.

Rien ne les empêche de poursuivre le très prolifique travail de sélection qu’ils ont interrompus il y a 50 ans en se soumettant au dictat des technocrates de l’agronomie.

C’est le message que véhicule, partout, l’association Kokopelli, qui milite pour la liberté et l’autonomie des paysans, et dont la collection est intégralement fertile et libre de droits.

Kokopelli, le 26 Mars 2013

  1. Extrait de la lettre de François Hollande à la Confédération Paysanne lorsqu’il était candidat à la présidentielle : « la loi sur les COV soulève une incompréhension chez les agriculteurs français qui voient créer un prélèvement nouveau de 35 millions d’euros à leur égard et perdent un droit immémorial d’utiliser gratuitement les semences de ferme. Les socialistes ont proposé des évolutions et une discussion pour une autre loi. Ils n’ont pas été entendus. Il faudra y revenir. »
  2. Concombres, melons, aubergines, pastèques, radis, choux cabus, choux brocolis, choux-fleurs, piments/poivrons, laitues, pois potagers, carottes, fenouils, tomates, courgettes.
  3. Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA) - V. article 9 particulièrement.

Association Kokopelli <newsletter@kokopelli-semences.fr>

14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 04:34

 

Agriculture mondiale : un désastre annoncé - André Neveu
 

Agriculture mondiale : un désastre annoncé

  • Type : Livre
  • Editeur : AUTREMENT
  • Date de sortie : 10/10/2012
    • Description
      « Je veux mettre en garde les paysans du monde, les gouvernements et les consommateurs contre l'offensive du système capitaliste financier international qui insidieusement s'empare des meilleures terres et élimine ou marginalise les moins compétitifs, c'est-à dire l'immense majorité des petits et moyens agriculteurs. » Après les industries agroalimentaires et la grande distribution, le système capitaliste mondial investit aujourd'hui la terre agricole. Les très grandes entreprises de production se multiplient dans des pays comme le Brésil, l'Argentine, la Russie et l'Ukraine. Ce phénomène, né il y a vingt ans, touche toutes les régions du monde où les fonds de pensions acquièrent tous les jours de nouvelles terres, sans faire de bruit. En Afrique ou en Asie, des millions d'hommes et de femmes risquent d'être chassés de leurs terres. Est-ce inéluctable ?

    Les Etats peuvent y opposer la souveraineté alimentaire

     

    André Neveu, agronome, ancien responsable du département agriculture de la caisse nationale de crédit agricole, intervenait le 12 février 2013 - répondant à l’invitation du « Mouvement agricole et rural solidaire » - afin de présenter le contenu de son livre Agriculture mondiale : un désastre annoncé, publié en 2012 aux éditions Autrement.

     

    Résumé : « Le système capitaliste entre en force dans la production agricole. C’est un phénomène mondial, récent, rapide et de grande ampleur. Il conduit à la disparition de beaucoup d’exploitations moyennes et n’aura bientôt plus en face de lui que les centaines de millions de micro-exploitations du Tiers monde. Les conséquences en seront dramatiques.  Il faut impérativement réagir au plus vite. »

     

    Une nouvelle révolution agricole : la pénétration du système capitaliste en agriculture

     

    Pendant longtemps, le système capitaliste a ignoré la production agricole.

     

    Trois obstacles majeurs expliquaient cette absence: le morcellement des terres, une rentabilité insuffisante et les difficultés de gestion d’une très grande exploitation agricole. Mais tout change à la fin du 20ème siècle.

    En effet, vers 1990, la mondialisation des échanges se généralise et offre de nouvelles opportunités notamment en ouvrant de nouveaux espaces à l’activité agricole, la rentabilité des capitaux investis dans l’agriculture s’améliore et les techniques de production s’adaptent aux grandes structures.

    De plus, le changement de régime dans les pays de l’ex-bloc soviétique laisse de grandes structures en quasi-déshérence et l’émergence des agro-carburants nécessite de grandes quantités de matières premières à bon marché.

     

    Qu’est-ce donc qu’une exploitation agricole capitaliste ?

     

    C’est une exploitation de très grande dimension économique, appliquant des techniques modernes de production et dont les capitaux appartiennent à des investisseurs autres que le chef d’exploitation ou sa famille.

     

    Mais de nombreuses exploitations qui ne répondent pas à l’ensemble de ces critères peuvent plus ou moins rapidement basculer à leur tour dans le système capitaliste, par exemple après quelques opérations de regroupement avec des exploitations voisines.

    Sans constituer le seul critère de reconnaissance, la superficie des exploitations agricoles capitalistes frappe fortement les esprits. Car celle-ci atteint souvent des milliers, voire des dizaines de milliers d’hectares, éventuellement répartis sur plusieurs unités de production différentes. Mais il est évident que pour les élevages industriels, c’est le nombre d’animaux ou le chiffre d’affaires qu’il convient de retenir.

     

    Les instruments de l’offensive du système capitaliste en agriculture

     

    Comme le système capitaliste nécessite beaucoup d’espace (sauf pour les élevages industriels), on comprend son développement rapide en Amérique du Sud. Mais en Russie ou en Ukraine, les anciens kolkhozes sont des proies toutes désignées de même que les forêts massivement défrichées du Sud-Est asiatique et, maintenant, les savanes africaines.

    Toutes ces grandes exploitations ont besoin de capitaux apportés par des investisseurs privés (des fonds d’investissement par exemple) et de l’aide des banques commerciales pour leur fonctionnement courant.

     

    L’appui, sinon la complicité des gouvernements leur est également bien utile, qui leur assure ouverture des frontières, accès à la terre ou à l’eau d’irrigation, contraintes environnementales allégées et politique sociale « souple ».

    Les grandes exploitations travaillent en étroite relation avec les firmes agro-industrielles d’amont et d’aval, le négoce international et en bout de chaîne la grande distribution. En effet, ces entreprises exigent de grandes quantités de produits, des prix bas et le respect strict d’un cahier des charges, toutes choses que les grandes exploitations sont en mesure de leur fournir.

     

    Une offensive sur les 5 continents

     

    Le degré et les modalités d’implantation des exploitations capitalistes varient néanmoins beaucoup d’un pays à l’autre. L’Amérique du Nord en fut le berceau avec les grands vergers californiens et les ateliers géants d’engraissement des bovins. Mais c’est en Amérique du Sud que les grandes exploitations ont connu le plus grand essor suivi par les pays de l’ex URSS et de ses anciens satellites.

     

    En Europe occidentale, le système capitaliste se contente, pour l’instant, de quelques créneaux spécialisés comme l’élevage industriel ou les vignobles de prestige.

    Pour sa part, l’Afrique subsaharienne constitue une nouvelle terre promise pour les investisseurs étrangers. Enfin dans tout le Sud Est asiatique et en Océanie on trouve tout à la fois des millions de micro-exploitations comme en Chine ou en Inde et de grandes exploitations comme en Australie ou en Nouvelle Zélande.

    Au total, c’est peut-être entre un cinquième et un quart de la production agricole mondiale qui, dès maintenant ou à moyen terme, pourrait relever de l’agriculture capitaliste.

     

    Les dangers de l’expansion du capitalisme en agriculture

     

    Les conséquences de cette nouvelle révolution agricole en sont multiples et inquiétantes : la première tient à la profonde fracture que pourrait connaître l’agriculture mondiale si l’évolution actuelle va à son terme. Cette agriculture ne sera plus composée que de quelques dizaines de milliers d’exploitations capitalistes d’une part et de plusieurs centaines de millions de micro-exploitations de l’autre. Les moyennes exploitations auront disparu, hormis sur quelques petits créneaux spécialisés.

     

    Le monde rural sera partout déstabilisé car les grandes exploitations emploient peu de main-d’œuvre et ne font pas appel aux multiples services traditionnels des petites entreprises du voisinage. L’accélération de l’exode rural et la destruction du tissu social sont inévitables.

    Enfin, les grandes exploitations contribuent à la dégradation de l’environnement. Car comment protéger les espaces naturels et la biodiversité lorsqu’on doit faire travailler d’énormes engins sur des milliers d’hectares ? Comment éviter la baisse de la fertilité des sols, en particulier dans les pays tropicaux, dès lors que la rentabilité maximum et à court terme est l’objectif unique ?

     

    Les grandes exploitations sont néanmoins fragiles.

     

    La volatilité croissante des prix agricoles constitue déjà une menace permanente pour la rentabilité des capitaux investis. Les gestionnaires eux-mêmes ne sont pas à l’abri d’erreurs de gestion ni du surendettement. Enfin, des baisses de rendement des cultures sont prévisibles tandis que l’accroissement du coût des facteurs (terre, capital, eau…) pourrait pénaliser fortement les grandes exploitations grosses consommatrices de ces facteurs.

    Or si la rentabilité baisse, les capitaux se retireront aussi vite qu’ils sont arrivés. En cas de crise agricole sévère, et quelle qu’en soit la cause, un certain nombre de grandes exploitations seraient abandonnées à la friche et mettraient en péril l’approvisionnement des populations urbaines.

     

    La riposte doit s’organiser partout dans le monde

     

    Pour lutter contre le rouleau compresseur du système capitaliste en agriculture, des moyens d’importance inégale sont possibles. Tout d’abord, le droit des Etats (ou des groupes d’Etats) à la souveraineté alimentaire doit être reconnue par les instances internationales. Il permet de protéger et de développer les cultures vivrières aux dépens des cultures d’exportation. Or, dans de nombreux pays, ce sont ces dernières que privilégient les exploitations capitalistes.

     

    L’instauration du droit à la souveraineté alimentaire (combiné avec une politique foncière quelque peu restrictive) constituerait donc une entrave au développement de l’agriculture capitaliste.

    La modernisation de la petite agriculture paysanne est le corollaire du choix de la souveraineté alimentaire. Elle implique la reconnaissance du droit à la terre pour ceux qui la cultivent depuis des générations, une politique de l’eau plus démocratique, un appui aux organisations paysannes et bien entendu l’affectation d’importantes ressources financières.

    Enfin, l’action diffuse mais multiforme des citoyens consommateurs est aussi susceptible de gêner le développement de l’agriculture capitaliste. Elle passe par la recherche de produits de qualité, de proximité et diversifiés.

    Les citoyens souhaitent également un espace rural ouvert à tous, agréable et accueillant. Enfin, ils peuvent soutenir des initiatives favorables aux petits paysans comme celle que développe le commerce équitable.

     

    Conclusion

     

    Considérée comme irréalisable il y a encore un quart de siècle, la multiplication des très grandes exploitations agricoles capitalistes est le fait majeur de ce début du 21ème siècle. Cette offensive concerne tous les continents et toutes les grandes productions.

    Elle va éliminer ou marginaliser les autres formes d’occupation du territoire et plus  particulièrement nos moyennes exploitations européennes.

     

    Or, cette évolution n’est pas sans risque pour l’ensemble des consommateurs et en particulier les plus pauvres. Car la recherche du profit maximum pèsera sur l’avenir de la production agricole, sur la sécurité de l’alimentation des hommes et sur la nécessaire protection de l’environnement de la planète toute entière. Il est donc nécessaire de s’opposer vigoureusement à ce raz-de-marée.

     

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    12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 01:53

     

    Découverte d'un gène viral mortel dissimulé dans des céréales OGM commercialisées

     


    images--9-.jpg Quelques mois seulement après qu'une étude aujourd'hui célèbre ait découvert que le maïs NK603 génétiquement modifié de Monsanto entraîne de sérieux dommages et des tumeurs sur les mammifères, un article publié par l'Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA) a mis au jour que la plupart des OGM d'usage commercial actuels contiennent un gène viral dissimulé qui semble dangereux à consommer par les humains.
     


    Cet important article met en lumière le fait que 54 caractères OGM sur 86 actuellement approuvés pour utilisation, ou en gros 63 %, contiennent un étrange gène viral nommé ''gène VI'', qui, selon les recherches, altère la fonction normale des céréales. 

    Cette altération est présente dans une majorité d'OGM largement cultivés et commercialisés aujourd'hui, dont les maïs NK603 et MON810, ainsi que les graines de soja Roundup-Ready, tous produits par Monsanto. Et les chercheurs ont découvert que ce gène mutant peut induire des changements accidentels dans le phénotype, qui peut entraîner des mutations physiques et biochimiques graves dans les organismes. 

    ''Au cours de l'analyse d'identification d'allergènes potentiels dans les céréales OGM, l'AESA a découvert tardivement que la séquence de régulation génétique habituelle des OGM commerciaux encode aussi un fragment important du gène viral'', explique Independant Science News (ISN) à propos de la découverte. 

    Basée sur une recherche antérieure impliquant un lien entre gènes viraux, plantes et santé humaine, la nouvelle découverte soulève de sérieuses inquiétudes sur la sécurité de nombreux OGM à production commerciale actuels. Comme le but inhérent des gènes viraux est de désactiver un hôte ce qui autorise une invasion pathogène, leur présence dans des aliments contenant des OGM représente une grave menace aussi bien pour les plantes que pour la santé humaine. 

    Le Gène VI, preuve tangible que les OGM sont impropres à la consommation humaine 

    Jusqu'à présent, l'industrie de la biotechnologie a maintenu que les OGM sont virtuellement identiques aux organismes naturels, et qu'il n'y a aucune différence structurelle ou fonctionnelle entre les OGM et les céréales cultivées naturellement pour leur devenir dans le corps humain. Mais la présence du gène VI dans une grande majorité d'OGM déboulonne complètement ce mythe. 
    Comme les céréales naturelles ne possèdent pas le gène VI, elles ne risquent pas d'engendrer les mêmes infections virales que les OGM en contenant. Selon l'analyse sur la fonction du gène VI, le défaut génétique facilite non seulement l'assemblage de virus potentiellement tueurs dans le tissu de la plante, mais il supprime aussi les défenses naturelles contre les maladies, rendant les céréales et peut-être les humains qui les mangent, plus sensibles aux maladies. 

    La présence du gène VI laisse les céréales transgéniques fondamentalement sans défenses contre les maladies et les envahissement de virus et on pense qu'il cause une expression de gène aberrante dans les céréales qui le possèdent. Cela veut dire que la séquence génétique toute entière d'une plante peut muter à cause du gène VI, résultant en une production de protéines incohérentes dans les cellules de la plante, une expression à tort et à travers du gène dans l'organisme et même des malformations de croissance. 

    Les scientifiques connaissaient depuis des années la présence de gènes viraux semblables dans les OGM, mais ils n'ont jamais précisé exactement la manière dont ces gènes et les changements génétiques énormes qu'ils induisent affectent la santé humaine. Et aucun gouvernement ayant approuvé des OGM commerciaux contenant des gènes viraux n'a jamais exigé que des tests de sécurité corrects soit faits pour identifier toute menace potentielle sur la santé, ce qui veut dire que l'humanité sert de cobaye collectif à cette expérience scientifique de biotechnologie à grande échelle. 

    ''Une information pertinente sur l'existence du gène VI était librement disponible dans la littérature scientifique bien avant la première approbation biotech,'' ajoute l'ISN sur ce scandale.
    Source: Natural News
    Traduit par Hélios pour le BBB 
    http://www.wikistrike.com/article-decouverte-d-un-gene-viral-mortel-dissimule-dans-des-cereales-ogm-commercialisees-115212965.html#fromTwitter

    4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:27

     

    Faute d’espace, des habitants de Gaza cultivent des légumes sur leurs toits

    Faute d’espace, des habitants de Gaza cultivent des légumes sur leurs toits | Nature to Share | Scoop.it
    Abou Ahmad regarde la mer grise des toits de Gaza, puis sourit à la vue de l’abondante verdure qui pousse au sommet de son immeuble. Grâce à un projet de l’ONU, il fait pousser des légumes sur les hauteurs d’une des zones les plus densément peuplées au monde.La plus grande partie de son toit est occupée par un système d’aquaponie alimenté par des réservoirs remplis de poissons tilapias et reliés à des jardinières remplies de gravier. Il produit ainsi des laitues, des poivrons, du brocoli, du céleri et des herbes aromatiques, fertilisés avec les déchets produits par les tilapias. Les plantes absorbent les matières nutritives des déchets des poissons, nettoyant l’eau qui ruisselle à travers le gravier, avant de repartir vers le réservoir.« Nous voulons ainsi venir en aide aux plus pauvres à Gaza afin qu’ils produisent leur propre nourriture, une nourriture saine et sans pesticides », explique Mohammad al-Chatali, directeur adjoint du projet, qui vise à enseigner aux Palestiniens comment cultiver en l’absence de terres.
    L’expérience a été concluante, puisque Abou Ahmad, 51 ans, a relié son système d’aquaponie à d’autres cultures du voisinage alimentées par la même eau. Cet été, il a pu subvenir aux besoins en légumes et poisson des 13 membres de sa famille. « Le poisson est bon. Mais je veille à ne pas en consommer trop pour pouvoir élever mes tilapias et ne pas avoir à en acheter », dit-il.Il ajoute que l’ombrage du système rafraîchit en outre les appartements en contrebas. « C’est super pour les enfants. Ils s’intéressent à présent à l’agriculture », se réjouit-il.La bande de Gaza compte 1,7 million d’habitants entassés sur un territoire de 360 km2, dont 35 % des terres cultivables se trouve dans la « zone tampon » frontalière décrétée par Israël. Depuis l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas au pouvoir à Gaza, entré en vigueur le 21 novembre, Israël permet aux agriculteurs palestiniens de venir à pied jusqu’à 100 mètres de la frontière pour y cultiver leurs terres. Mais des incidents répétés s’y produisent avec des soldats israéliens ayant ouvert le feu sur des Palestiniens qui étaient selon eux à moins de 100 mètres de la frontière.
    En outre, dans le reste de l’enclave, les constructions de tours d’habitations accaparent les rares terrains libres, réduisant l’agriculture à la portion congrue.C’est pour pallier ce manque que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) cherche à maximiser la production dans des espaces restreints. Dans le quartier de Zeïtoun à Gaza, Imane Nawfal, 34 ans, s’occupe du petit jardin attenant à son appartement pour produire des poivrons dans des bacs. « C’est formidable. C’est vraiment facile, et les enfants m’aident à m’occuper des plantes, dit-elle, c’est vraiment beau. Parfois, je sors simplement pour profiter de cette verdure et voir les poissons jouer, ça me détend. »Mais il y a parfois des coups durs, comme cette coupure d’électricité de 12 heures d’affilée qui a paralysé la pompe transférant l’eau depuis le réservoir jusqu’aux jardinières. Les nouveaux participants au programme seront dorénavant dotés d’une batterie prenant le relais durant les coupures de courant.Actuellement, ce programme d’aquaponie concerne 15 familles de Gaza, et doit être étendu à 80 autres.
    Un super site,
    http://www.scoop.it/t/naturetoshare
    10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 04:49
    Sur mon blog officiel :

     

    http://casadilume.free.fr/JanFevMars2010/Ruralite.html

     

     

    Introduction de Chantal Dupille


     

    Terrible ! "50 exploitations agricoles disparaissent chaque jour en France", avais-je écrit dans mon précédent message. Voici l'immense réponse d'un fils de paysans, d'un homme de la terre et de terrain, d'un militant engagé pour la préservation de notre monde tel qu'il est. Tout simplement.

     

    Le drame de la France qui disparaît, avec ses ruraux, ses villages vivants, ses entreprises artisanales, ses emplois... le drame de la désertification de notre pays, de l'assèchement de la sève de notre France, c'est le nôtre. Ce doit être le nôtre. Nous sommes tous reliés à la terre, que nous le voulions ou non. Et cette terre est en train de sombrer sous les coups de butoir de la mondialisation implacable et inhumaine

     

    Voici un texte court, précis, implacable. En quelques lignes, ce Lecteur décrit ce que nous ne voyons pas. Et portant il faut le voir, c'est une question de survie : Non seulement d'un mode de vie, de respiration, de perpétuation, d'autonomie, de santé, de solidarité, d'humanité - mais de résistance au Nouvel Ordre Mondial totalitaire, mortifère, eugénique. L'enjeu est donc immense !

     

    Ce texte, abrupt, âpre, est à lui seul un condensé de ce qui attend la France. Et sans emploi, sans activité, personne ne peut vivre dignement....

     

    Alors oui, dégustons-le, et relayons-le. Il vaut son pesant de sagesse !


    Chantal Dupille

     

    http://chantaldupille.over-blog.com

     

    TAGS : Paysans, ruralité, Nouvel Ordre Mondial, autonomie, résistance, mondialisation, emplois, PME, artisanat

     

     


    50 exploitations agricoles disparaissent chaque jour en France ?

    Pas tout à fait,

    en fait on perd 50 agriculteurs qui se répartissent comme suit :
    petit % de suicides ;
    % qui deviennent retraités,
    % qui trouvent un boulot dans l’agro alimentaire du coin, et qui iront rejoindre assez vite les rangs de chômeurs.
    % qui part directement au RSA après cessation mal préparé.
    (Tu sais qu’il y a un RSA spécial agricole où les gens le touchent, mais continuent à travailler pour sauver ce qui est sauvable)


    Au niveau des surfaces on en perd un peu, mais pas proportionnellement…
    (chez nous de 50 vrais agriculteurs on est passé à 2 hypers dépendants de la banque plus 4 ou 5 en double activité et cela en 30 ans).
    Mais le drame c’est aussi la ruralité l’occupation de l’espace.


    Au siècle dernier les petits artisans ruraux Charrons Forgerons étaient devenus des petites PME  10 à 30 personnes reconverties dans : le tournage, fraisage, câblage, machine outils, qui étaient sous-traitantes des grosses boites nationales de l’automobile et agro-alimentaire, comme en Allemagne ou Italie qui les ont conservées jusqu’à maintenant.


    Aujourd’hui elles disparaissent les unes après les autres…
    Entre Villemur, Reynies, Labastide St Pierre on a perdu 1000 emplois en 20 ans. (Note d'eva, c'est un petit périmètre)


    Les enfants de ces gens sont devenus étudiants sans fin puis chômeurs ou bien travailleurs plus ou moins précaires dans le tertiaire à Toulouse ou à Paris.
    Mais pour combien de Temps… Une nation peut elle vivre que du tertiaire ?
    Mais doit on encore parler de NATION dans un monde qui prône la GLOBALISATION ?


    Jorion le dit cela fait 50 ans que l’on travaille à supprimer les emplois aujourd’hui on y est arrivé.

    .

    .

     

    http://www.senat.fr/rap/r07-468/r07-468_mono.html

     

    Siur ce site, document permettant l'espérance ?

    Mais l'on passe de la société paysanne à la société rurale,

    et ce n'est pas pareil ! En tous cas,

    peut-on espérer une recomposition, au moins ?

    Comme le suggère cette analyse du Sénat.

    Note de Chantal Dupille

     


    (..) 1. De la société paysanne à la société rurale

    Le phénomène séculaire d'ouverture du monde rural s'est accéléré depuis trente ans, d'abord sous l'effet d'une modernisation interne. Cette dernière a non seulement marqué la fin du monde paysan traditionnel mais aussi permis l'émergence d'une société nouvelle.

    a) La fin d'un mode de vie autonome
    (1) L'ouverture du monde paysan : une tendance séculaire

    Traditionnellement, le monde rural était essentiellement replié sur lui-même, régi par un mode de vie particulier et autonome.


    Cette société paysanne se caractérisait par un certain nombre de traits spécifiques23(*) tels que :

    - le rôle reconnu au groupe familial comme fondement de l'ensemble de la vie sociale ;

    - une certaine autarcie du système de production paysan, relativement peu en contact avec un marché plus large ;

    - la place déterminante des « médiateurs »24(*), titulaires d'un savoir acquis en ville et assurant ainsi le rôle d'intermédiaire entre les représentations de la collectivité rurale et le cadre officiel du reste de la société ;

    - l'interdépendance entre les individus d'un groupe, accompagnée d'un contrôle social prégnant25(*).

    Or, dès le début du XXème siècle, la République naissante, soucieuse d'unifier la société française à travers le service militaire, l'école et une administration centralisée, s'est engagée dans une action volontaire d'ouverture et de décloisonnement de ce monde paysan26(*).


    Puis, pendant les Trente Glorieuses, une nouvelle étape a été franchie par le passage de la figure du paysan à celle de l'agriculteur. Ce dernier est alors essentiellement distingué par son activité professionnelle, ce qui signifie, d'une part, que son mode de vie n'était plus aussi éloigné de celui des citadins et, d'autre part, que l'agriculture participait du mouvement de rationalisation de la société et d'adaptabilité des individus.

    (2) Une accélération récente

    Depuis les années 1970, l'évolution du monde rural s'est accélérée par une ouverture sur l'extérieur qui s'est opérée à trois niveaux27(*) :


    - l'ouverture sur le voisinage. Les ruraux ont noué des liens avec le local proche et, en tout premier lieu, avec les villes voisines. Les mouvements pendulaires, l'implantation des grandes surfaces commerciales ainsi que l'installation de résidents secondaires ou de néo-ruraux ont contribué à faire reculer « l'esprit de clocher » et élargir l'espace du voisinage ;


    - l'ouverture au reste de la société. Elle se traduit d'abord par une amélioration des liens physiques entre l'espace rural et les autres parties du territoire. En effet, 85 % des ménages ruraux sont désormais équipés au moins d'une voiture et nombreux sont ceux à en posséder deux. De plus, même si l'enclavement demeure un handicap relatif du monde rural, le réseau routier et autoroutier a connu une forte extension et s'est amélioré, au moment même où les liaisons ferroviaires devenaient plus rapides et garantissaient un maillage satisfaisant de l'ensemble du territoire national. Les vacances concernent désormais un nombre croissant de ruraux, même si leur durée et la distance parcourue entre le domicile et le lieu de villégiature varient considérablement entre les individus ;


    - l'ouverture au monde. L'ensemble de la planète pénètre désormais la société rurale par le biais de la télévision et d'Internet. La quasi totalité des ménages est pourvue d'un téléviseur et forme un public particulièrement assidu, tandis que les résidents ruraux recourent de manière croissante aux services de la toile, même si, à équipement égal, ils y recourent moins que les citadins.


    Au milieu des années 1980, le géographe B. Kayser pouvait dès lors écrire que : « les sociétés rurales  sortent d'une longue phase de décomposition, pour entrer dans une phase de recomposition, qui est la conséquence à la fois de la différenciation [par rapport aux] paysanneries et de l'émergence de nouveaux groupes sociaux »28(*).


    Cette évolution a principalement procédé d'une ouverture initiée par le monde rural lui-même et ne saurait donc être réduite rétrospectivement à la conséquence de l'arrivée de populations de l'extérieur. Toutefois, ces deux phénomènes se sont entretenus mutuellement, les citadins étant d'autant plus enclins à quitter les villes qu'ils percevaient progressivement l'émergence de cette nouvelle société rurale.

    b) Une société nouvelle, perçue comme telle par les Français
    (1) La fin de comportements exclusifs et spécifiques.

    Les modes de vie des ruraux et des urbains sont aujourd'hui très proches.

    Comme le notent B. Hervieu et J. Viard, « l'urbanité s'est échappée du territoire de la ville d'hier pour finir par capter l'ensemble de l'espace non urbain ».29(*) La société rurale de l'autarcie et de l'autochtonie a cédé désormais la place à une société à la fois plus ouverte sur l'extérieur et diverse dans sa composition, et ce pour plusieurs raisons.


    Tout d'abord, l'apparition de la pluriactivité au sein des ménages agricoles30(*) a permis d'entretenir un lien permanent avec les villes et les autorités publiques tout en dissociant désormais le lieu de résidence, d'emploi et de loisirs. Ce décloisonnement s'est traduit par une diminution progressive des comportements spécifiquement ruraux.


    Ensuite, les motivations des habitants concernant le choix de leur lieu de vie ont également subi une mutation. La société paysanne était caractérisée par l'absence de questionnement à ce sujet, par le sentiment d'évidence qu'imposaient l'ancrage familial et le réseau social. Désormais, le choix du lieu d'installation revêt un caractère réfléchi : il s'agit pour certains d'un choix de vie, pour d'autres d'un arbitrage économique.


    En outre, on observe un élargissement aux ruraux de pratiques sociales qui semblaient antérieurement réservées aux citadins, telles que l'acquisition de résidences secondaires dans d'autres régions, les départs en vacances -y compris vers les pays lointains- ou le développement de la vie associative locale.


    Enfin, on observe une certaine normalisation de la pratique politique à travers le rapprochement des votes des ruraux et des citadins ; la forte diversité politique illustrant bien la perte relative de spécificité de la société rurale.

    Ces mutations n'ont pas seulement modifié la réalité sociale du monde rural, mais également les représentations qui en découlent.

    (2) Les nouvelles perceptions de la ruralité par l'ensemble de la société

    Les années 80 et 90 ont été marquées par une véritable inversion conceptuelle au terme de laquelle les citadins et les ruraux eux-mêmes ont acquis une image valorisante du monde rural31(*).


     La campagne se voit réinvestie de valeurs symboliques inédites.

    La société française intègre la société rurale, notamment en l'investissant du pouvoir de répondre à ses attentes, ce qui en modifie à la fois la perception et la place qui lui est assignée.


    C'est ainsi qu'associée au respect de l'environnement, la campagne est revalorisée dans une période où les enjeux écologiques prennent une place prépondérante dans le débat public. De fait, la société globale tend à lui conférer un rôle d'entretien des paysages désormais perçus comme patrimoine commun. Ainsi, l'accès aux espaces de loisirs et aux espaces verts doit être garanti afin d'assurer la fonction récréative de la campagne. Cette dernière est de plus en plus conçue comme un lieu de culture et d'identité, symbole de la qualité des aliments et de la diversité des terroirs.


     Un mode de vie qui fait la fierté de la société rurale.


    Le monde rural a longtemps souffert d'un sentiment d'isolement et d'un retard relatif en termes de développement économique, de sorte que certains avaient acquis la certitude que « la société industrielle se retourne contre la paysannerie dont elle est issue »32(*).


    Or, comme le note le rapport du Sénat sur l'exception territoriale33(*), l'image s'est désormais inversée : « [les ruraux] sont fiers aujourd'hui d'habiter la campagne, de bénéficier du calme, de la nature, du « bon air » et regardent avec une certaine condescendance les citoyens soumis, selon eux, au bruit, à la pollution, à l'insécurité, à l'entassement ».


    Mais cette vision positive du monde rural touche également les citadins : l'ensemble des citoyens se réapproprient ainsi progressivement l'espace rural.

    (3) Un espace rural que se réapproprie l'ensemble de la société française

     Les Français estiment désormais avoir un droit de regard sur l'espace rural.

    Comme le démontre l'importante enquête précitée conduite par le CREDOC en 2001, il existe un fort attachement de nos concitoyens pour leurs territoires.

    Aussi les Français ont-ils le sentiment d'avoir un droit de regard sur l'espace rural. L'intervention des collectivités publiques, et notamment de l'Etat, est ainsi fortement encouragée : 90 % des Français se disent favorables à un tel soutien. Cette augmentation de la sensibilité des citadins entraîne l'apparition dans le débat public de nouveaux enjeux : pollutions agricoles, transformation des paysages, aménagement du territoire, création de nouveaux axes de communication, favorisant ainsi un peu plus le décloisonnement des sociétés rurales, érigé au rang d'enjeu national.


     L'espace rural est désormais perçu comme un espace de développement et non plus de retrait.


    La retraite de la vie professionnelle loin de la vie citadine n'est pas un phénomène nouveau. Le monde rural constitue un endroit privilégié de bien-être et de repos. Toutefois, son attrait ne concerne plus seulement les personnes en fin de vie professionnelle, mais touche désormais les citadins actifs.


    Une enquête BVA-CNASEA conduite en 2007 sur des citadins d'agglomérations de plus de 100.000 habitants34(*) révèle que le regard de 90 % des citadins a changé sur la ruralité35(*). (..)

     

    http://www.senat.fr/rap/r07-468/r07-468_mono.html.

     

     

     

    15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 13:25

     

     

    http://www.rhone-apiculture.fr/La-colonie-d-abeilles.html.

    Abeilles sur cadre de nectar

     

    .

     

    Bonjour EVA...

    Merci de bien vouloir faire passer ce message :

       
    ...pour faire interdire l'usage des pesticides
    tueurs d'abeilles dans l'agriculture,  
    qui mettent en danger notre alimentation
    et tout l'écosystème...
    tout ça pour servir les intérêts des géants de l'agrochimie.
    Merci pour votre aide.

     

    Abeilles : le massacre autorisé. Comment les abeilles sont sacrifiées, et avec elles, notre alimentation et l'ensemble de l'écosystème, pour servir les intêrets des multinationales agrochimiques.
    .
    26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 22:27

     

    Trouver ses producteurs locaux

    Oui, l'image est un peu cliché mais je l'ai trouvée jolie !


    J'ai eu récemment un commentaire sur ce blog à propos du commerce de proximité. Je vous le livre tel quel :

    "Bonjour,

    Voila, je m'appelle Thibault Bastié-Germain et j'ai mis en place le 27 mars 2011, un site pour relancer le commerce de proximité partout en France. Retrouver la mentalité de nos grands parents avec le Don, l'échange ou la vente mais de proximité.

    Réduire son budget en nourriture, tout en achetant des produits de qualité, aujourd'hui c'est possible !
    Le monde n'est pas fait que de grandes surfaces et de produits en barquette. Letoutfermier.com, vous aide à découvrir ou redécouvrir les produits fermiers ou bio dans votre région, près de chez vous.

    Changer nos habitudes, Vendre, Échanger ou Donner des produits fermiers ou Bio et redevenir des consommateurs locavores responsables, sans se ruiner et cela fait du bien à la planète.

    Réapprendre à consommer différemment, trouver une alternative à la grande surface.

    Le dépôt d'annonces s'adresse aussi bien aux particuliers (pour lutter contre le gaspillage), que pour le professionnel et de plus c’est entièrement GRATUIT.

    Bientôt boutique en ligne des producteurs et une première en France, livraison Gratuite à coté de chez soi et sans surcoût, ni pour le producteur, ni pour le consommateur.

    Le site s'appelle "letoutfermier.com" voici le lien: http://www.letoutfermier.com/

    ...

    Si ce projet vous plaît et qu'il suit les mêmes objectifs que vous, vous pouvez peut être m'aider à le faire connaître.

    Merci de m'avoir lu et si vous désirez un peu plus de renseignements, vous pouvez me contacter sur le site

    Dans l'attente de vous lire ou de vous entendre, veuillez agréer mes sincères salutations.

    Bien cordialement Thibault BASTIÉ-GERMAIN"




    J'ai hésité à faire un post spécifique suite à ce message dans la mesure où je n'ai reçu aucune réponse au mail que je leur ai adressé.

    Finalement qu'est ce qui m'a décidée ? Plusieurs choses :
    - Il est vrai que j'ai trouvé l'idée de mettre producteurs et consommateurs en relation, et gratuitement en plus, m'a séduite. J'aurais toutefois aimé en savoir plus sur la structure qui gère cela car ça doit être un travail de titan.

    - Je cherche au maximum à retrouver mon indépendance vis à vis des supermarchés. Je préfère payer le juste prix à celui qui fait le travail en échange d'un produit de qualité.
    Certains m'opposeront justement la notion de prix à cet argument. Certes, les abus sont toujours possibles. Mais les produits proposés en supermaché ne sont pas toujours donnés et la qualité fait souvant défaut. Que celui qui n'a jamais acheté un produit pas tout à fait mûr en supermarché, et qui est passé directement à la phase pourrissement sans passer par la case "bon à consommer", lève la main. A prix identique, je jette beaucoup moins. Et puis, les gestes commerciaux sont plus nombreux envers un client fidèle chez le producteur qu'au supermarché !!! Je vous parle là de la poignée de cerises ajoutée par le vendeur après la pesée... vous avez déjà vu ça au supermarché ?

    - J'y est trouvé quelques producteurs qui sont pour moi des "références" en bio notamment. L'idée de la mise en avant de petits producteurs, bio de surcroît, me plaît beaucoup.  Il est important de promouvoir cette pratique dans l'intérêt de l'homme et de son environnement.

    - A priori, ce site n'est pas réservé aux producteurs bio. En ce qui me concerne, je cherche ma viande à moins de 10 kilomètres de la maison, directement chez le producteur. Il n'est pas bio. Je ne suis toutefois pas prête à faire 36 kilomètres (46 minutes) en voiture pour me rendre chez un producteur bio. Ce serait même du grand n'importe quoi car je participerait à la pollution de notre environnement avec mon véhicule.

    Je vous ai parlé de Pierre Rabhi dans un précédent message. Tout le monde ne peut pas faire un véritable retour à la terre comme il l'a lui-même fait. Je me dis qu'en participant à la préservation de ces emplois locaux que sont maraîchers et autres agriculteurs, en consommant leurs produits à la bonne saison, c'est également une façon de faire une sorte de retour à la terre et de rester connecté avec la nature.

     

    http://lepetitmondedebidule.blogspot.fr/2012/07/trouver-ses-producteurs-locaux.html

     

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    25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 13:00

    nea-glace aukes loisir fabrication de glaces gâteaux glacés production de lait dessert glacé producteur de lait moreac karting

    http://www.nea-glace.com/notre-elevage-nea-glace-producteur-de-lait-glaces-artisnales-trampoline-karting-morbihan-56.php

     

    Mercredi 24 octobre 2012

    Réorienter les aides vers les éleveurs et gérer les volumes de lait

     

    La page Agriculture de Ouest-France, ce 24 octobre, s’ouvre sur les appels de la Confédération paysanne et de l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli) afin de « sauver l’élevage ». Voir La filière agroalimentaire malmenée par la flambée du prix des céréales - 6 octobre 2012

     

    Le quotidien régional du Grand Ouest de la France pose trois questions à Gérard Durand, secrétaire national chargé de l’élevage à la Confédération paysanne. Voir Confédération paysanne : « Sauver l'élevage » :

     

    La Confédération paysanne diffuse ce tract aux éleveurs. Voir Sauvons l'élevage : des aides justes, pas juste des aides ...

     

    UN PROJET POUR LES PAYSANS

     

    La Confédération Paysanne se bat pour redonner aux éleveurs des perspectives, pour maintenir les éleveurs en place et favoriser l’installation de jeunes. Un enjeu vital pour l’avenir des zones d’élevage, comme le Massif Central ! Une politique de l’élevage : assurer le revenu des éleveurs

    Le maintien de l’élevage est essentiel au développement des territoires ruraux, et plus encore de certaines zones défavorisées. La concentration rapide des élevages est préjudiciable à l’emploi en milieu rural. Pour la Confédération paysanne :

    - le revenu des éleveurs doit d’abord être assuré par des prix, fixés en fonction des coûts de production réels, plus que par des primes ;

    - la relocalisation de la production est préférable à une politique centrée sur l’exportation, ce qui suppose un renouvellement des éleveurs et le maintien d’outils de transformation (ex. : abattoirs de proximité) ;

    - les élevages de petite ou moyenne taille doivent être soutenus en tant que tels et non exclus (comme dans le cas de la prime Jeunes Bovins) ;

    - les systèmes herbagers et autonomes doivent être protégés et soutenus ;

    - les normes actuelles ou à venir tout comme les contraintes administratives accentuent la concentration et la disparition des élevages.

     

    Pour une PAC réformée et plus favorable aux éleveurs :

     

    La prochaine réforme de la PAC doit reconnaître les spécificités des élevages et des territoires concernés (zones de montagne, zones défavorisées…). La Confédération paysanne demande :

    - une redistribution des aides PAC, réorientées vers les éleveurs à travers les Primes au maintien des troupeaux ruminants (PMTR) et basées sur l’emploi ;

    - un positionnement clair de l’UE en faveur de la souveraineté alimentaire européenne et de la régulation des marchés;

    - un soutien spécifique et renforcé pour les zones défavorisées, comme l’Indemnité Compensatoire de Handicaps Naturels (ICHN) ;

    - un appui à l’évolution vers des systèmes de production plus autonomes, notamment à travers un « plan protéines ».

    - une réforme profonde des critères et du système de contrôle des élevages et de la conditionnalité des aides ; avec dans un premier temps, un moratoire immédiat sur les contrôles conditionnalité, notamment dans les élevages petits ruminants.

     

    Prix des matières premières : les éleveurs ne doivent pas payer la note

     

    La flambée des matières premières (céréales, soja) pénalise les éleveurs, déjà fragilisés ; elle accentue par ailleurs les risques de crises alimentaires à l’échelle mondiale. Pour la Confédération paysanne :

    - l’agriculture et l’alimentation ne peuvent être soumises à un marché libéral et doivent sortir de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) ;

    - les aliments de 1ère nécessité comme les céréales ne doivent pas faire l’objet de spéculations, en particulier sur les marchés à terme ;

    - les aides doivent être redistribuées en direction des éleveurs. Dans l’attente, il faut taxer les céréales à l’exportation au-delà d’un certain seuil, pour arrêter l'augmentation des prix ;

    - il faut arrêter le soutien aux agrocarburants.

     

    AG Apli 120911 001 TDe son côté, l’Apli réagit aux propos du président de la Chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor, Olivier Allain, qui souhaite une meilleure répartition des aides PAC en faveur des éleveurs.

     

    Elle souligne qu’une simple régulation européenne par les éleveurs eux-mêmes ne coûterait rien au contribuable. L’unique moyen d’obtenir un prix du litre de lait couvrant les coûts de production, afin d’assurer l’écoulement des volumes transformés, c’est en premier lieu de regrouper tous les éleveurs dans une seule et même organisation de producteurs : France Milk Board (voir Paul de Montvalon (FMBoard) lance ses Organisations de Producteurs - 20 octobre 2012). C’est à eux de prendre en main la quantité de lait à produire au niveau du pays afin de subvenir aux besoins des industriels français.

     

    L’Apli évoque aussi l’Office du lait (voir Paul de Montvalon a présenté l'office du lait aux producteurs à Ernée), où les producteurs gèreront la régulation des volumes produits afin d’assurer l’approvisionnement de la filière tout en garantissant un prix couvrant les coûts de la production des éleveurs et une juste répartition de la valeur ajoutée. Avant de demander encore une fois des aides de l’Etat, de l’Europe, il faut balayer devant chez soi (…).

    18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 23:51

     

     

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    les brindherbes 100 racines

    Le forum est orienté sur l'échange, le don et la culture de graines anciennes.

     

    Nous avons pris la décision de créer cette structure sur un "coup de nerf", suite à la décision de la cour de justice européenne de ne commercialiser que des semences de légumes et fruits recensés dans les catalogues officiels, et sacrifiant notre biodiversité au profit des géants de l'agro alimentaire.    
      Notre motivation est 100% bénévole, ce foutu pognon nous a amené à un stade inacceptable!  
     La nature et la biodiversité se doivent d'être gratuites! 
     Nos "Maîtres" ne veulent plus voir nos graines se reproduire pour mieux nous vendre leur chimie. 
     Des brindherbes vont employer une bonne partie de leur énergie pour ensemencer vos terres, en valorisant les échanges de graines entre vous.
      Nos cultivateurs bénévoles seront à votre disposition pour vous DONNER GRATUITEMENT leurs graines et leurs conseils avisés.
    Et vous pourrez vous échanger des semences entre vous.
     Prenez connaissance de la charte de fonctionnement et du mode d'emploi de ce forum avant de poster vos messages et offres : ceci favorisera une bonne diffusion de vos posts.
     Nous tenons à préciser par avance que si l'un de vous veut faire du commerce, il aura affaire à nous...
     Nous vous souhaitons de bons échanges et de bons semis... 

     

    http://brindherbes-100-racines.xooit.fr/index.php


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    Un site pour échanger ses bons plants

    Environnement / Publié le mardi 26 juin 2012 10:07

    Avec le site Troc jardins, la ville de Montreuil entend favoriser par l’échange et le don, la libre circulation des graines et des végétaux. Jardiniers, à vos claviers !

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    http://www.montreuil.fr/no-cache/outils/actualites/article/un-site-web-pour-echanger-ses-plantes/retour/333/

      

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    • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
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    • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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