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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 19:59
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Basta ! a enquêté sur un empire méconnu mais tentaculaire, du nom de Sofiprotéol, leader français dans les huiles de colza, de tournesol ou de soja.

Fonds d’investissement aux multiples filiales, Sofiprotéol préfigure une agriculture au service quasi exclusif de l’industrie pétrolière et chimique. Cette « pieuvre verte » est dirigée par Xavier Beulin, actuel président de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, qui a l’oreille du pouvoir. Si ce modèle se développe, l’agriculture de demain servira-t-elle encore à nourrir le monde ?

 [Article complet : bastamag.net]

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:27

http://ecx.images-amazon.com/images/I/5190CYVGTJL._SL500_AA300_.jpg

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Remise de votre pétition à Bruxelles

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

C'est demain à 13 heures que nous allons remettre les pétitions au Parlement européen, à Bruxelles, pour la défense des médicaments à base de plantes en Europe.

Grâce à votre mobilisation, nous avons obtenu pas moins de 1,4 millions de signatures, sans compter les 850 000 signatures que le mouvement citoyen Avaaz a récoltées à notre suite.

Nous serons nombreux au Parlement européen. Une grande conférence a été organisée par la députée européenne Michèle Rivasi, et les eurodéputés Satu Hassi, Heide Rühle, Carl Schlyter and Bart Staes. Elle se tiendra de 13 heures à 16 heures, dans la salle A5G3 du Parlement.

Les représentants de la Commission européenne (DG SANCO), de l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) et de l’Autorité européenne des aliments (EFSA) répondront aux questions que se posent les citoyens européens sur la directive 24/2004/CE, aussi appelée THMPD (Traditional Herbal Medicinal Products Directive). Vous pouvez aussi poser des questions via la page Facebook créée par Madame Rivasi sur le sujet : http://www.facebook.com/event.php?eid=106006196160172

Rappelons que la directive THMPD crée une Autorisation de Mise sur le Marché « simplifiée » pour les médicaments à base de plantes, dont le coût est estimé à... 100 000 à 140 000 euros par plante, une somme hors de portée pour la plupart des fabricants (qui travaillent à l'échelle artisanale).

Cette nouvelle procédure est en train d'entraîner la disparition de nombreux remèdes à base de plantes, dont la rentabilité financière ne peut justifier de tels investissement. On redoute également la faillite d'une myriade de petits acteurs du secteur qui n'ont pas la puissance financière pour se plier à la nouvelle procédure. (Lire absolument à ce sujet l'interview de l'herboriste Michel Pierre, ci-dessous).

Bien entendu, les autorités se veulent rassurantes. Elles affirment qu'elles se montreront ouvertes et respectueuses des traditions médicinales les plus anciennes et les plus éprouvées.

Mais comme l'a rappelé la députée Michèle Rivasi sur son site Internet le 16 juin :

« Fin février 2011, la liste communautaire des substances, préparations et remèdes traditionnels à base de plantes déjà enregistrés ne comptait que 215 produits. Et seules 79 monographies communautaires de plantes médicinales ont été finalisées à ce jour. »

Deux-cent-quinze produits, alors que des dizaines de milliers de remèdes à base de plantes étaient autorisées en Europe jusqu'au 30 avril 2011, la date butoir de mise en application de la directive THMPD.

C'est le nettoyage par le vide.

De plus, cette nouvelle législation étant mal connue et difficile à interpréter, de nombreux fabricants et distributeurs se retrouvent dans une situation d'insécurité juridique qui bloque toute initiative de leur part.

La difficulté vient notamment de la définition des médicaments à base plantes, extrêmement large et floue, qui englobe un très grand nombre de plantes et toutes les préparations à base de plantes (substances végétales concassées ou pulvérisées, teintures, extraits, huiles essentielles, jus obtenus par pression). Seraient ainsi assujetties à une demande d’AMM toutes les plantes ayant un principe actif et l’ensemble des préparations officinales préparées par les professionnels de la santé.

Beaucoup de grossistes et de distributeurs préfèrent ne plus commercialiser les plantes par crainte des risques encourus, à tel point que la survie toute la filière en Europe est aujourd'hui menacée. Si elle disparait, les patients européens n'auront plus la possibilité pratique de se procurer de nombreuses plantes médicinales, quand bien même celles-ci seraient théoriquement autorisées par l'Union Européenne.

Pour toutes ces raisons, nous continuons à dénoncer haut et fort la directive 24/2004/CE qui, loin d'avoir pour effet de protéger les patients en leur garantissant des produits de qualité à base de plante, représente bel et bien l'arrêt de mort d'un savoir ancestral majeur de notre civilisation, les remèdes traditionnels à base de plante.

Plus que jamais, il est urgent de proposer des solutions législatives et administratives alternatives à ce que propose la directive européenne 24/2004/CE pour sauver les herboristeries qui proposent un savoir et un savoir-faire irremplaçables dans le domaine des plantes médicinales et des préparations à base de plantes, et de contribuer ainsi à préserver le bien être de tous.

Pour relever ce défi, nous sommes en cours de constitution d'une structure à Bruxelles dédiée à la protection de la santé naturelle en Europe. Notre prochaine communication aura pour but d'en annoncer le lancement, et sera accompagnée d'un appel à toutes les structures existantes qui souhaitent contribuer à ce travail essentiel.

Avec mes remerciements de votre intérêt pour cette cause essentielle,

Augustin de Livois
Collectif pour la Protection de la Santé Naturelle

 

INTERVIEW (A LIRE ABSOLUMENT !)

Michel Pierre, vous êtes propriétaire de l’herboristerie du Palais Royal à Paris depuis 40 ans selon les règles en vigueur de l’époque. Vous avez écrit plusieurs livres dont « Secret des plantes » (éditions Artémis) et vous en terminez un autre aux éditions du Chêne. Quel impact a eu la pleine entrée en vigueur de la directive 2004/24 (Directive THMPD) sur votre activité ?

Il faut bien comprendre que l’on ne peut pas se contenter de parler des herboristes. Il faut prendre en compte tous les acteurs du secteur : les cueilleurs, les producteurs, les grossistes, et les herboristes au bout de la chaîne. C’est bien toute une filière que l’on risque de tuer en appliquant cette directive et tous les emplois qui vont avec. Pour les cueilleurs et les producteurs surtout, ces limitations représenteront un manque à gagner important. Une grande partie du monde agricole pâtira de ce texte. Avec cette directive, on coupe presque définitivement le lien qui existe entre le terroir et le reste de la société et on prend le risque de perdre en même temps un immense savoir ancestral qui faisait la force de nos régions. Rappelons que plus de 50 % de nos herbes sont produites en France.

En ce qui me concerne, c’est d’abord mon herboristerie qui m’inquiète. Je distribue chaque année environ 30 tonnes d’herbes auprès de 60 000 clients dont de nombreux médecins. Ce chiffre pourrait être divisé par deux, ce qui m’obligerait à licencier quatre de mes huit salariés. Dans ces conditions, je ne pourrais plus travailler, je n’aurais plus qu’à devenir consultant extérieur pour une pharmacie !

Alors bien sûr, le ministère de la santé se veut rassurant, les institutions européennes aussi. On nous dit que plus de 600 plantes seraient autorisées en Europe et que c’est bien assez pour proposer des produits aux clients mais ce ne sont que des paroles. En attendant, depuis que la directive est passée, mon grossiste refuse de me vendre certaines plantes car il ne sait pas aujourd’hui quels sont les risques qu’il encourt. Il faut du temps, il parait, pour que soit établie cette liste de plantes. Mais combien ? Deux ans ? Trois ans ? Il en faudra probablement moins pour que l’herboristerie disparaisse complètement en France, et nous sommes une quinzaine.

En réaction à la pétition que le Collectif pour la défense de la médecine naturelle a lancée le 16 mars dernier (Guérison défendue) et qui a rassemblé plus de 1,4 million de signataires, la Commission européenne et certains grands journaux ont estimé qu’entre le vote de la directive (2004) et son application (2011), il y avait eu suffisamment de temps pour que les acteurs du secteur puisse déposer des demandes d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Qu’en pensez vous ?

Cela montre simplement que les institutions européennes n’ont aucune connaissance du terrain en France. Aujourd’hui une herboristerie n’a pas le droit de déposer de dossier d’AMM.

Nous pouvons déposer des demandes comme n’importe quelle société vendant des compléments alimentaires auprès de la DGCCRF, mais la liste est très loin de la quantité de plantes vendues en herboristerie.

En fin de compte, depuis la suppression du diplôme d’Herboriste en 1941, sous le régime de Vichy, rien n’a été fait par les pouvoirs publics en faveur de l’herboristerie. Au fil des années et des législations notre métier a été étouffé petit à petit dans la plus grande indifférence générale jusqu’à cette pétition. Et je me réjouis qu’elle ait touchée autant de personnes en Europe. C’est peut être là, l’un de nos derniers espoirs : que les gens réagissent face aux limitations qu’on nous impose sans nous consulter. On nous tue à petit feu.

On nous explique aussi avec le principe de reconnaissance mutuelle, qu’on peut aller se fournir partout en Europe. Je peux aller chercher des plantes en Italie ou en Allemagne qui sont interdites en France. Mais nous ne sommes pas un multinationale ! Nous n’avons pas les moyens d’aller chercher toutes ces plantes ailleurs sans compter qu’il parait aberrant d’aller chercher en Allemagne des plantes qui poussent déjà chez nous et que l’on utilise depuis des générations.

La solution serait peut être d’inviter les herboristes européens à venir s’installer en France, puisque le diplôme existe en Allemagne, Italie, Espagne, ou autoriser les pharmaciens à ouvrir des herboristeries, cela fait quand même partie de notre culture.

Concrètement, avez-vous des exemples de plantes qu’aujourd’hui vous ne pouvez plus distribuer à l’issue de la pleine entrée en vigueur de la directive THMPD ?

Bien sûr. Prenez par exemple la Chélidoine. Avec la nouvelle directive, elle sera soumise à une AMM pour toute distribution parce qu’elle contient des dérivés de benzylisoquinonéique, un alcooloïde, qui pris en trop grande quantité, peut provoquer des hépatites A, mais il s’agit d'extraits, pas de plantes pour infusion.

Nous on la proposait en tisane. C’est désormais impossible. Mais vous la trouverez en pharmacie sous forme de gélules ou de teintures, sauf que ces gélules sont conçues avec des extraits de plantes qui sont bien plus puissants que la plante en elle-même, et là, il faudra être attentif.

Je comprend que l’on interdise la vente du sassafras qui peut avoir des conséquences sur le système nerveux, je comprend que l’on interdise la vente d’extraits alcoolisés, ou d’huile essentielle d’absinthe, mais je ne comprend pas que l’on ne puisse plus vendre la plante pour faire des tisanes.


ET  VOUS ? EST-CE QUE VOUS LE COMPRENEZ ???

Pour REVOIR NOTRE VIDEO SUR LA DIRECTIVE THMPD, RENDEZ-VOUS SUR: www.defensemedecinenaturelle.eu

ENVOYEZ LE LIEN A TOUS VOS AMIS. C'EST LE DERNIER MOMENT POUR OBTENIR DES SIGNATURES À NOTRE PETITION QUI SE TROUVE ICI (VERSION FRANÇAISE) :

 

http://defensemedecinenaturelle.eu/signerlapetition.php

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 04:37
Le jeudi 19 mai 2011 à 06h00 par Laura Causanillas Réagir
Le jardinage collectif : une idée qui germe
 

 Le groupe des jardiniers attend les visiteurs pour les portes ouvertes organisées dimanche dès 10 h.

Le groupe des jardiniers attend les visiteurs pour les portes ouvertes organisées dimanche dès 10 h.  © Photo J. C.

PRADES

Depuis 2008, après avoir été à la recherche d'un terrain, en contact avec la municipalité, et en pourparlers avec les membres de son association "Les jardins Saint Martin", Bruno Deprez peut enfin faire découvrir "Les jardins familiaux"sur les hauteurs de Prades. "Je m'accroche à ce projet depuis trois ans ! reconnaît, heureux, le secrétaire de l'association. Nous sommes une trentaine de passionnés de jardinage à nous être réunis dans un collectif pour pratiquer ensemble ce loisirs. Notre particularité ? Se partager les parcelles d'un même terrain."

Protéger la terre par un système de paillage

Sur le chemin Beauséjour, à un kilomètre du centre-ville, c'est un joli coin de terre aux allures de potager qui accueillera les promeneurs dominicaux dès 10 h. Un jardin parmi tant d'autre au milieu de la nature Pradéenne ? Pas si sûr… Le concept des jardiniers en herbe repose sur le partage d'un lopin de terre, dont la terre est préservée à l'année par la technique du "paillage" : "Pour vivre notre passion en étant économe en irrigation et en travaux mécaniques du sol, cette astuce est idéale. Elle consiste à recouvrir notre terre de foin, de paille, de fougères, de roseaux ou d'herbes pour éviter l'évaporation de l'eau et faciliter le travail des auxiliaires de la terre, les vers. Plus besoin de bêcher, le jardinage se fait de façon naturelle. La température de la terre ne doit pas excéder 24 °C. À nous d'être vigilant et de la maintenir à 16 voire 18 °C en ajoutant ou diminuant le volume de la couverture de paille".

13 000 m2 de terre pour 16 familles

Le principe de paillage est appliqué sur 2 500 m2 d'un terrain de 13 000 m2, divisés en 13 parcelles de 100 m2 chacune. Si la technique de jardinage est originale, la vie en communauté de cette association l'est tout autant. Les bouts de terre partagés sont soit en friche, soit cultivés par des familles, des couples, des adultes et des enfants, de milieu aisé ou non, mais tous unis par l'amour de la terre et des produits agricoles "faits maison". "Il faut reconnaître que la rentabilité n'est pas la même qu'un jardin ordinaire, admet Bruno Deprez. Mais rien n'est plus gratifiant que de voir des salades, des tomates, des courgettes et des petits pois pousser à leur rythme !"Pour gérer ce fonctionnement, les membres des "Jardins Saint Martin" organisent une réunion (ouverte au public) tous les premiers mercredis du mois à 20 h 30 à la salle Eyt, en changeant à chaque fois d'animateur et de responsable du compte rendu "afin que tout le monde s'exprime et propose de nouvelles idées". Au quotidien, ces derniers n'hésitent pas "à se partager entre eux les plants, les graines et leurs produits fraîchement cueillis". De quoi prendre de la graine !

 

http://www.lindependant.fr/2011/05/19/le-jardinage-collectif-une-idee-qui-germe,19901.php
Par ailleurs, voir aussi les jardins urbains, verticaux :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fermes urbaines. Près de 60 % de l'Humanité se concentre aujourd'hui dans les zones urbaines. D'ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80 %, et la ...

 

 

21 janv. 2011 ... Je propose l'installation de jardins urbains, de fermes urbaines, dans les cités des banlieues des grandes villes. ...

 


22 mars 2011 ... Une belle expérience transposable dans nos villes... si on ose! 500 jardins gérés, répartis dans la ville de DETROIT Des cours de jardinage ...
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 17:35

Et si nourrir les hommes (et les femmes, hein !) était le plus beau métier du monde ?


BucoliqueIl y a bien longtemps que je ne passe plus par cette petite route, mais comme ils viennent de regoudronner une autre portion de voirie et que mon vélo a déjà crevé ce matin, je décide de tourner vers ces coteaux paysans qui abritent jalousement des vues campagnardes bouleversantes. La journée est presque idéale pour pédaler. Il fait bon, mais pas chaud. De petits nuages moutonnants texturent le ciel immense du juin. Les boules noires et plastifiées des ensilages en plein champ exhalent le parfum brut et enivrant d'un Spéculoos trempé dans un godet de prunes à l'Armagnac. J'ai quadrillé la Gascogne de parcours vélocipédiques intimes et discrets, à l'abri de la circulation agressive des grosses départementales accidentogènes. Je peux, parfois, rouler plus d'une heure entièrement seule, sans croiser âme qui vive, seulement accompagnée par les piaillements des oiseaux et le souffle tendre du vent dans les arbres. C'est là quelque part un grand luxe que j'échange pourtant bien volontiers lorsqu'un ami cycliste m’entraîne dans sa roue vers de nouveaux paysages, des histoires inédites.

C'est un paysan que je croise, à l'occasion, depuis quelques années. Comme je passe devant sa maison, je décide de lui rendre une petite visite de courtoisie. Je suis accueillie dans la cour de ferme par un concert d'aboiements rageurs qui ne couvrent pourtant totalement le grand silence qui s'écoule des battants grands ouverts de l'étable moderne qui en délimite le fond. Au loin, de l'autre côté de la route, un tracteur se presse mollement pour venir à ma rencontre. C'est le paysan qui m'a vue de loin garer mon vélo sur la propriété et qui ne m'a manifestement pas encore remise. Il faut bien dire que je tiens une bonne forme, dans tous les sens du terme, et qu'il m'a connue... plus trapue.
  • Vous êtes en vacances, en ce moment ? J'ai vu que l'étable était vide.
Je ne sais pas s'il a toujours été éleveur de bovins, je sais juste qu'à moment donné, il a abdiqué quelque chose de son indépendance de paysan en échange d'un salaire fixe et de vacances régulières. C'est que l'élevage, c'est autrement plus contraignant que de faire pousser à tire-larigot ce soiffard de maïs : chaque jour, matin et soir, les bêtes ont besoin de soins. Chaque jour, il faut se démerder pour leur trouver à bouffer, les soigner, sans compter les nuits à sortir des veaux à l'arrache de matrices fatiguées, sans compter la traite, quand on ne se contente pas de faire de la viande. C'est plus qu'un métier, c'est un sacerdoce. C'est un peu pour cela, mais pas seulement, que l'élevage recule sans cesse dans le Gers, dépouillant les vertes collines de Gascogne de leurs bucoliques chapelets de ruminants.
À moment donné, notre paysan a préféré laisser tomber les conneries et est devenu salarié-sous-traitant d'un grand groupe à viande.

Le principe est simple : la grosse boiboite lui livre un lot de petits veaux avec leurs sacs de nourriture. Le paysan les parque dans des hangars-étables dont les animaux ne sortiront pas de tout leur séjour et se contente de les engraisser en leur filant la nourriture livrée avec les bestiaux. Ça simplifie déjà nettement la tâche : pas besoin de pâturages pour les animaux, de leur courir après dans les prairies, de les rassembler dans les stabulations ou de se faire chier à trouver du fourrage qui coûte un bras quand l'herbe pousse mal ou se fait rare. Je ne critique pas, je comprends la démarche : tu réceptionnes des veaux que tu ne connais pas, tu les engraisses un certain moment avec des aliments dont tu ignores tout, probablement le temps de devenir certifié VF, élevage à la ferme, et on revient t'embarquer les bestiaux pour une destination dont tu le bats les steaks, en échange d'un salaire prédéterminé et sachant que tu peux partir en vacances entre deux livraisons. Que demande le peuple agricole de plus, je vous le demande ?
C'est juste que ces veaux, c'est typiquement le genre de viande que le paysan ne servira jamais à bouffer à sa table.
  • En fait, non. J'ai arrêté.
  • Tu as arrêté les veaux ? Tu fais quoi à la place ?
  • Rien, j'ai arrêté, j'ai pris ma retraite.
  • Déjà ? Je croyais pourtant que cette organisation t'allait bien, non ?
  • Oui. C’est juste qu'il y a quelque temps, on m'a expliqué que mes installations n'étaient plus aux normes. Qu'il fallait que je refasse les étables entièrement ! Et là, je me suis dit que j'allais arrêter les conneries et surtout pas me coller 30 patates de crédit sur le dos à mon âge. Le plus simple, c'était d'arrêter.
Je me retourne vers les bâtiments désormais déserts. Ils ont quoi ? 10 ans ? 15 ans, maxi. On les croirait sortis de terre de la veille. Je trouve ça un peu furieusement con d'obliger à tout refaire. Pour une histoire de normes. Les bâtiments avaient déjà été construits en fonction des normes précédentes. Lesquelles, donc, voulaient dire quelque chose, je suppose. Et il n'y aurait pas eu mort d'homme à continuer de même. Mais voilà, il y a les normes. Celles qui, tombant de Bruxelles, autorisent généralement les élevages industriels à caser encore plus de bêtes au mètre carré. Parce qu'il faut produire. Toujours plus. Toujours moins cher. Parce qu'il faut nourrir, non pas les estomacs des affamés de la terre, mais l'appétit sans limites des ogres de la finance et de la profitation.

C'est un peu partout pareil. Dans le coin, il y a aussi du canard. Beaucoup. Ben oui, le magret et le foie gras que l'on déverse par tonnes dans les rayonnages festifs et gourmands un peu partout dans le monde, faut bien les prélever quelque part et c'est sur une véritable armée de canards que cela se fait. Là aussi, l'élevage paysan a fait place à la rationalité en intégration verticale. De longs et bas bâtiments de tôle vaguement climatisés ont poussé un peu partout dans la cambrousse, comme des cèpes après une pluie d'orage. Je les sens avant de les voir. Je les appelle en mon for intérieur les stalags 13. Univers concentrationnaire ovipare à ras des pâquerettes. Que l'on remplit à la gueule de poussins fraîchement éclos et livrés par palettes entières. Pour l'engraissage. Et le label. Important, le label. C'est d'ailleurs pour ça que les bâtiments ont de petits portails creusés à chaque extrémité : pour que les palmipèdes puissent se traîner à la lumière du jour dans l'interstice boueux qui sépare chaque bâtiment. Élevés en plein air, élevés en plein Gers... mais aussi mal lotis que la plupart de leurs autres collègues à plumes. Toute cette promiscuité volaillère produit des tonnes de fientes dont l'odeur âcre me prend à la gorge bien avant que je sois sur l'exploitation. Ça ne sent même pas la merde. Ça sent la mort, la maladie, la décomposition. Les jours de grandes chaleurs, les côtés des grands bâtiments en tôle se soulèvent un peu pour faire circuler l'air que de grands ventilos peinent à brasser et ce souffle fétide me cueille en plein effort, me brûle les poumons à force de me retenir de vomir. Les élevages de poulets sont du même acabit et puent à peine un peu moins.
Là aussi, c'est de l'élevage d'exportation. Les producteurs-ouvriers, entièrement soumis aux diktats de leurs superviseurs, ont souvent aussi une basse-cour, à part, à l'ancienne. Pas de rationalité. Pas de normes européennes changeantes. Juste des barbaries, les canards dont la viande est fabuleuse, qui gambadent à leur guise et prennent l'ombre sous les figuiers dont ils gobent les fruits à l'occasion. C'est ceux-là qu'on bouffe. Pas les autres. Pas les prisonniers des stalags bien aux normes.
  • Oui, logique. Mais avec quoi tu vis maintenant ?
  • Ben ma retraite MSA et comme famille d'accueil.
  • Ça te fait combien, la retraite agricole ?
  • 410 €/mois, pour 40 ans de boulot. Ça fait envie, hein ?
  • Et ta femme ?
  • 180 €/mois, conjointe d'exploitant !
  • Putain, c'est pas lourd. Et quand tu vas claquer ?
Ma question est tellement pertinente qu'il ne la trouve même pas abrupte dans sa formulation. Dans le coin, les femmes vivent nettement plus longtemps que les hommes, ils ne peuvent pas lutter sur ce terrain-là. Même si tu la prends jeune, elle passe facilement 20 ans de sa vie comme veuve, c'est comme ça. Faut dire qu'avec tous les produits à la con que les agriculteurs modernes manipulent à longueur de temps sans savoir ce que c'est, ils ont tendance à ne pas avoir une espérance de vie aussi extraordinaire qu'on pourrait le penser.
  • Tu comptes : 180 €/mois plus la moitié de ma retraite, ça lui fera 395 €/mois.
  • C'est nettement moins que le minimum vieillesse.
  • Oui, c'est même moins que le RMI. Pour une vie de travail.
  • Et tes terres, tu vas en faire quoi ?
  • Il y a déjà du monde intéressé. Tout autour, ça a été racheté. Par un gros. Il veut aussi les miennes. Je pense que je vais aussi lui vendre.
Concentrations. Des terres. Des animaux. Des profits. Des ressources. Dans de moins en moins de mains. Je balaye du regard ce magnifique paysage encore tout de bocages et promis à un remembrement financier et mortifère.
Manière, a-t-il vraiment le choix ? A-t-il déjà eu le choix ?

Il aurait pu produire de la viande de qualité, comme un résistant, comme ce paysan savoyard entraperçu l'autre soir dans un reportage de Arthus-Bertrand. Un vieux de la vieille. À qui on ne la fait plus. Les bacchantes grises érigées vers le ciel comme un ultime et dérisoire défi, le mec a laissé tomber les conneries productivistes pour recommencer à faire de l'Abondance. Dans des alpages de carte postale. L'Abondance est à la vache ce que Marilyn Monroe était à la femme : sa plus belle expression, une sorte de fantasme incarné.

Quand j'étais jeune, à moment donné, il a fallu faire du maïs. Partout, on ne parlait plus que de ça : le maïs, le maïs, le maïs. Tous les paysans du coin se sont mis au maïs. On n'avait pas de raison de se méfier. Un soir, ma mère de 82 ans rentre à la ferme et me dit : pourquoi tu ne fais pas de maïs ? Tout le monde fait du maïs. Toi qui es moderne, tu devrais faire du maïs.

Moi qui étais chez mon paysan l'après-midi même et qui suis originaire de la région du vieux moustachu, je suis soufflée : le maïs est une plante tropicale qui a donc besoin de beaucoup de chaleur et d'eau, une plante déjà pas adaptée au grand Sud-Ouest, dont elle accapare tout le réseau hydrographique jusqu'à le mettre à genou dès le printemps, mais c'est encore moins une céréale de montagne.

Bon, la première année, ça a donné. Pas terrible, mais ça a donné. L'année suivante, ça a été catastrophique. Et là : les pépettes. Tous ceux qui avaient planté le maïs, ils ont touché les pépettes. Et pendant 30 ans, ça a duré comme ça : une année sur deux, hop, les pépettes ! Pour les vaches, y n'en avait pas. Y en avait que pour le maïs. Avec lequel on nourrissait les vaches. Sauf que le maïs, c'est pas prévu pour nourrir les vaches. Il manque des protéines. Lesquelles sont dans le soja. Qu'on ne produisait pas, mais qu'on importait des États-Unis. Alors que les vaches, c'est fait pour manger de l'herbe. C'est quand même bien fait, non ?


Des normes, des paysans, des injonctions, des vaches élevées hors-sol avec des aliments coûteux et pas adaptés. Et des pépettes. Plein de pépettes. Sauf pour les paysans.
D'ailleurs, bientôt, on va changer les normes. Encore. Pour redonner des farines animales à manger aux animaux d'élevage.
Logique.
Rationnel.
Mais ça dépend pour qui.

http://blog.monolecte.fr/post/2011/06/16/Le-sel-de-la-terre


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Le sel de la terre

Par Agnès Maillard

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 20:37

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le Roundup provoque des anomalies congénitales


The Huffington Post, Lucia Graves, 7 juin 2011



      WASHINGTON – Selon un nouveau rapport publié mardi, les autorités de réglementation de l'industrie savaient depuis des années que le Roundup, l’herbicide le plus vendu dans monde, produit par la compagnie Monsanto, provoque des anomalies congénitales.

      Le rapport, « Roundup and birth defects: Is the public being kept in the dark? » (Roundup et anomalies congénitales : Le public est-il gardé dans l'ignorance ?) découvre que les autorités de réglementation savaient déjà en 1980 que le glyphosate, le produit chimique de base du Roundup, a le pouvoir de créer des anomalies congénitales chez les animaux de laboratoire.

      Mais, en dépit de ces alertes, et bien que la Commission européenne savait que le glyphosate provoque des anomalies depuis au moins 2002, cette information n'a pas été rendue publique.

      Selon le rapport, les autorités de réglementation ont à la place induit le public en erreur sur l’innocuité du glyphosate, et, pas plus tard que l'an dernier, l'Office fédéral allemand pour la protection des consommateurs et la sécurité alimentaire, l'organisme gouvernemental allemand s’occupant du bilan du glyphosate, a déclaré à la Commission européenne qu'il n’existe aucune preuve montrant que le glyphosate cause des malformations congénitales.

      Le [nouveau] rapport arrive des mois après que les chercheurs ont constaté que les cultures génétiquement monstrueuses utilisées en association avec le Roundup contiennent un agent pathogène capable de provoquer des fausses couches chez les animaux. Après avoir observé l'organisme nouvellement découvert, en février, Don Huber, professeur émérite à l'université de Purdue, a écrit une lettre ouverte au ministre de l'Agriculture |*], Tom Vilsack, demandant un moratoire sur la déréglementation des cultures génétiquement monstrueuses invulnérables au Roundup, qui sont communément appelées cultures Roundup Ready.

      Dans sa lettre, faisant également des remarques sur l'herbicide lui-même, Huber disait : « Il est bien documenté que le glyphosate favorise les pathogènes du sol et est déjà impliqué dans la multiplication de plus de 40 maladies végétales. Démantelant les défenses des plantes par chélation des nutriments essentiels, il réduit la biodisponibilité des nutriments dans le fourrage, ce qui est capable de créer des troubles chez les animaux. »

      Bien que le bilan du glyphosate dût au départ être fait en 2012, au lieu de le faire, la Commission a décidé l'année dernière de le reporter en 2015. D’après le tout dernier règlement le plus strict, ce produit chimique ne sera pas réexaminé avant 2030.

      Dans la conclusion de leur rapport, les auteurs ont écrit :

      « Notre examen des preuves nous amène à la conclusion que l'agrément actuel du glyphosate et du Roundup est incompétent et un manquement grave. Qui plus est, nous avons appris par des experts familiers de l’évaluation et de l’approbation des pesticides que le cas du glyphosate n'est pas rare.

      Ils disent que l’homologation de nombreux pesticides s’appuie sur des données et des évaluations de risques qui sont tout aussi, fausses scientifiquement, si ce n’est plus. Ceci est d'autant plus la raison pour laquelle la Commission doit réévaluer d'urgence le glyphosate et les autres les pesticides en fonction de normes modernes plus rigoureuses. »

 


http://www.huffingtonpost.com/2011/06/07/roundup-birth-defects-herbicide-regulators_n_872862.html

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 08:00

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Posted 13 juin 2011 — by ledbusqueurdebombes

Un câble Wikileaks révèle que les États-Unis ont conspiré pour exercer des représailles contre les pays européens s’ils résistaient aux OGM


(NaturalNews) Wikileaks continue de secouer le monde politique en mettant en lumière les complots, la corruption, et les dissimulations. Le dernier lot de câbles diplomatiques publiés par Wikileaks révèle ce qui ne peut être caractérisé que comme une conspiration menée par les américains pour imposer les OGM aux pays européens, en faisant en sorte que ces pays paient un prix élevé en cas de résistance.

Le câble révèle les mots de Craig Stapleton, l’ambassadeur américain en France, qui poussait les intérêts commerciaux de l’industrie des biotechnologies en tentant d’imposer les OGM en France. Dans ses propres mots (ci-dessous), il exprime sa frustration à l’idée que la France pourrait adopter des lois environnementales qui entravent l’expansion des OGM:

« L’Europe recule et n’avance pas sur cette question, la France jouant un rôle de premier plan, avec l’Autriche, l’Italie, et même la Commission [européenne]… Le recours à des représailles rendra clair que la voie actuelle a un coût réel pour les intérêts européens, et pourrait aider à renforcer les voix européennes qui sont en faveur des biotechnologies. »

Vous avez pigé jusqu’ici? Ses propres paroles: « représailles » comme un moyen de « rendre clair » que résister aux OGM aura un coût.

Stapleton poursuit en déclarant une chose assez incroyable:

« Country Team Paris recommande que nous dressions une liste de cibles susceptibles de représailles causant certains dommages dans l’UE, puisqu’il s’agit d’une responsabilité collective, mais qui se concentre également en partie sur les coupables les pires. La liste doit être mesurée plutôt que vicieuse et doit être durable sur le long terme, dans la mesure où nous ne devrions pas nous attendre à une victoire rapide… »

Alors que vous relisez ces mots, rappelez-vous que ce sont là les paroles de l’ambassadeur américain en France qui suggère aux Etats-Unis de « calibrer une liste de cibles susceptibles de représailles » afin de « causer certains dommages dans l’Union européenne » qui doit être « durable sur le long terme. »

Le complot mondial des OGM n’est plus une théorie

Est-il nécessaire d’en dire de plus? Ce câble prouve, une fois pour toutes, qu’il y a un complot mondial des OGM, où les agents du gouvernement travaillent dans le secret afin de pousser l’agenda sur les OGM de Monsanto, tout en pénalisant les opposants aux OGM et en les ajoutant à une « liste de cibles susceptibles de représailles. »

Ce câble prouve aussi que NaturalNews a eu raison depuis le début à propos de la conspiration des OGM, et que les adversaires des OGM tels que Jeffrey Smith sont engagés dans une conspiration diabolique pour contrôler l’approvisionnement alimentaire du monde. Cela prouve aussi que quand Alex Jones parle de la conspiration mondiale pour contrôler l’approvisionnement alimentaire mondial, il ne s’agit pas seulement de rodomontades. Il avertit sur la réalité du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Comme Jeffrey Smith l’a déclaré aujourd’hui dans une interview sur Democracy Now:

« Nous disons depuis des années que le gouvernement des États-Unis est allié avec Monsanto, et impose les OGM dans le cadre de l’agenda de Monsanto au reste du monde. Ceci met à nu la mécanique de cet effort. Nous avons Craig Stapleton, l’ancien ambassadeur de France, demandant spécifiquement au gouvernement américain d’exercer des représailles et de causer des dommages dans toute l’Union européenne. »

Termes militaires

Avez-vous remarqué quelque chose à propos de ces mots employés par l’ambassadeur américain en France? « Calibrer une liste de cibles susceptibles de représailles« , ça sonne étrangement familier, n’est-ce pas? C’est le genre de langage que vous entendrez dans un exercice de guerre de bombardement militaire.

Ce n’est pas un hasard: Ces agents du gouvernement se considèrent comme littéralement en guerre avec le reste du monde, et ils ont l’intention de conquérir le monde avec leurs poisons génétiquement modifiés. Ils feront tout, semble t-il, pour gaver le public avec leurs cultures mortelles.

Huit leçons importantes à tirer de ces fuites

Ce câble Wikileaks soulève toute sortes de questions dont chacune mériterait un article distinct, mais voici les faits saillants de ce qui me vient à l’esprit sur cette question:

Leçon #1) Wikileaks est utile pour exposer les mensonges du gouvernement dans notre monde. Sans Wikileaks, nous n’aurions jamais eu connaissance de ces câbles qui prouvent l’existence de ce complot des OGM.

Leçon #2) Les représentants diplomatiques du gouvernement des États-Unis travaillent pour les grandes sociétés! C’est exactement ce que nous avons décrit ici sur NaturalNews à de nombreuses reprises – Le big gouvernement est vraiment juste une extension des sociétés les plus malfaisantes et les puissantes qui dominent aujourd’hui notre planète: Les compagnies pharmaceutiques, les fabricants d’armes, les géants de l’agriculture, et ainsi de suite. Voici ce que Jeffrey Smith avait à dire sur les gouvernements qui conspirent avec Monsanto:

« En 2009, nous avons un câble de l’ambassadeur en Espagne des États-Unis demandant une intervention ici, et au gouvernement d’aider à formuler une stratégie biotechnologique et un appui du gouvernement – des membres du gouvernement en Espagne qui souhaitent promouvoir les OGM, aussi. Et ici, ils indiquent spécifiquement qu’ils siègent avec le directeur de Monsanto pour la région et ont été informé par lui au sujet de la politique de la région et ont créé avec lui des stratégies pour promouvoir l’ordre du jour des OGM. »

Leçon #3) Les États-Unis ont l’intention d’exercer des représailles contre les pays européens s’ils essaient de bloquer les OGM. Ceci nous amène à la question: Pourquoi les États-Unis sont t-ils si désireux d’imposer les OGM à l’Europe? Manifestement, il y a un autre programme derrière tout cela (peut-être que nous en apprendrons plus dans des publications futures de Wikileaks).

Leçon #4) Pas étonnant que le gouvernement américain ait déclaré la guerre à Wikileaks, parce que ces sombres secrets et « notes de complot » ne sont jamais rendus publics par les moyens normaux. Ceci nécessite un dénonciateur pour exposer la corruption véritable du gouvernement dans notre monde d’aujourd’hui.

Leçon #5) Le complot des OGM atteint au plus haut niveau du contrôle global. Cet ambassadeur des États-Unis Stapleton n’était pas un quelconque quidam. Il était, en fait, le co-propriétaire des Rangers du Texas avec l’ancien président George W. Bush! Sa femme, soit dit en passant, est la cousine de George Bush. Il s’agit d’un complot impliquant le rang le plus élevé des fonctionnaires dans plusieurs pays qui poussent un programme OGM qui empoisonne les peuples sur toute la planète.

Leçon #6) Les gouvernements essayent littéralement de tuer leur propre peuple. Il est largement connu dans les cercles intérieurs du pouvoir que les OGM sont mortels, mais les gouvernements continuent à les pousser quand même. Comme Jeffrey Smith l’explique dans son entretien avec Democracy Now:

« …La personne qui était en charge de la politique de la FDA en 1992, l’ancien avocat de Monsanto, Michael Taylor, a autorisé la mise sur le marché des OGM sans études sanitaires et sans étiquetage, et la politique a fait valoir que l’agence n’était pas au courant d’une quelconque information montrant que les OGM sont significativement différents. Sept ans plus tard, en raison d’une action en justice, 44.000 notes secrètes internes de la FDA ont révélé que cette politique était un mensonge. Non seulement les scientifiques de la FDA savaient que les OGM sont différents, mais ils avaient averti à plusieurs reprises qu’ils pourraient provoquer des allergies, la production de toxines, de nouvelles maladies, et des problèmes nutritionnels. Mais ils ont été ignorés, et leurs mises en garde ont même été niées, et la politique s’est poursuivie permettant le déploiement d’OGM dans l’alimentation pratiquement sans études sanitaires. »

Leçon #7) La conspiration des OGM est toujours requalifiée en « science ». À un moment donné dans les câbles fuités, Stapleton avertit qu’en s’opposant aux OGM, la France allait « faire reculer la prise de décision établie fondée sur la science. » La conspiration des OGM, vous devez vous rappeler, est toujours dissimulée derrière le terme « science » de sorte que quiconque s’oppose aux OGM peut être caractérisé comme étant en quelque sorte contre « la pensée scientifique. »

Tout ceci donne à la science une mauvaise réputation, bien sûr, mais je suppose que, puisque l’histoire des sciences est remplie de scientifiques arrogants empoisonnant les peuples au nom de la science (le mercure, les vaccins, les radiations, les matières plastiques, médicaments, etc), on ne devrait pas être si surpris.

Leçon #8) L’Espagne a été un co-conspirateur clé pour pousser l’agenda des OGM des États-Unis. Une grande partie de la conspiration se déroulant au sein de l’UE a été menée par l’Espagne, dont les fonctionnaires ont personnellement rencontré le président de Monsanto pour planifier leur imposition des OGM en Europe.

Tout d’un coup l’histoire Blackwater prend tout son sens

Tout cela me rappelle un article publié il y a quelques mois par The Nation dans lequel Jeremy Scahill a révélé un lien entre Monsanto et l’entrepreneur militaire connu sous le nom de Blackwater. Son article faisait valoir que Monsanto avait engagé des espions de Blackwater pour « infiltrer les groupes d’activistes qui s’organisent pour lutter contre la firme multinationale de biotechnologie. »

Monsanto a nié avec véhémence les allégations. J’ai cherché à couvrir cette histoire à l’époque mais n’ai pas pu étayer les accusations de façon satisfaisante. Toutefois, étant donné les nouvelles informations recueillies grâce à ces câbles diplomatiques fuités – qui déclarent ouvertement que les conspirateurs OGM projettent de « calibrer une liste de cibles susceptibles de représailles » – tout d’un coup l’histoire Blackwater prend tout son sens.

Il s’agit du verbiage d’un style de campagne de représailles militaires, et c’est exactement l’activité de Blackwater. Rappelez-vous comment Stapleton a dit que les Etats-Unis se devaient de « causer des dommages? » C’est la carte d’appel de Blackwater!

Bien que ces câbles ne prouvent pas un lien entre Monsanto et Blackwater, ils rendent crédible l’idée qu’un tel lien n’est pas seulement possible, mais peut-être même probable. Tout ceci mérite clairement un complément d’enquête.

Indépendamment de la question de la preuve d’un lien Blackwater/Monsanto, ce qui est clair dans tout cela, c’est que la conspiration mondiale des OGM est bien réelle et que les conspirateurs OGM ont planifié des mesures de rétorsion contre toute nation qui refuse d’autoriser les OGM dans son pays.

Le tout est ensuite déguisé en « science », de sorte que quiconque s’oppose à elle peut être qualifié de « non-scientifique. » Il s’agit de la méthode tordue grâce à laquelle les vaccins sont poussés, également: On les appelle « scientifiques », même quand ils sont entièrement fondé sur une fraude scientifique (comme le sont les OGM).

Comment les gouvernements opèrent t-ils réellement

Par-dessus tout, ce que ces câbles Wikileaks révèlent vraiment, c’est que les conspirations du gouvernement sont, bien entendu, non seulement réelles, mais qu’elles se déroulent en ce moment même. Les diplomates et les ambassadeurs sont, en effet, des voyous gouvernementaux qui se livrent à des actions des plus contraires à l’éthique, pleines de menaces et de représailles, afin de servir les intérêts financiers de leurs maîtres corporatistes.

Voilà comment le monde fonctionne vraiment, en dépit de l’image à la Walt Disney dépeinte par les grands médias. Dans les coulisses, le gouvernement américain complote littéralement avec Monsanto pour prendre le contrôle de l’approvisionnement alimentaire mondial. Il ne s’agit pas d’une exagération. Il ne s’agit pas d’une conjecture. C’est une constatation de fait fondée sur les mots des propres agents du gouvernement (qui ne savaient évidemment pas que leurs paroles seraient un jour rendues publiques).

Grâce à Wikileaks, nous avons eu un aperçu de la vérité derrière la Grande Muraille de mensonges du gouvernement. Et cette vérité, il s’avère, est bien plus laide que ce que la plupart des gens auraient pu imaginer. (Ce n’est pas une surprise pour moi, car j’ai vu des choses que la plupart des gens ordinaires ont jamais vu. Mais pour un Joe Blow accomplissant son travail et regardant les nouvelles du soir, la vérité crue sur le monde est un peu trop difficile à avaler…)

Personnellement, j’ai hâte de voir quels autres sombres secrets sont enterrés dans ces câbles Wikileaks. Et ceci m’amène à souhaiter que nous obtenions une Wikileaks pour la FDA, également. Pouvez-vous imaginer tous les sales petits secrets qui sortiraient des bureaux de la FDA si l’on pouvait lire leurs e-mails? Il nous faut un délateur de la FDA.

L’autre pensée qui me vient à l’esprit est combien je n’aimerais pas être Julian Assange en ce moment. Sa tête est maintenant l’aimant à balles le plus puissant du monde… en particulier quand les fusils du gouvernement sont dans les environs. Si le gouvernement américain peuvent conspirer pour créer une « liste de nations cibles résistant aux OGM susceptible de représailles », pouvez-vous imaginer ce qu’ils vont faire si jamais ils mettent la main sur Assange?

Lire le câble fuité ici: http://wikileaks.ch/cable/2007/12/07PARIS4723.html

(Note: Ce lien pourrait ne pas être actif pendant très longtemps, les gouvernements du monde essayant évidemment de fermer tous les sites Web qui postent cette information. La vérité, semble t-il, est tout simplement trop dangereuse pour qu’on lui permettre d’être rendue publique…)

Comment faire pour renverser la vapeur:

Ne vous laissez pas abattre par ceci. Vous pouvez prendre des mesures pour aider à renverser la vapeur!

Action N°1) Ne pas acheter des aliments OGM! Recherchez le label non-OGM « Project Verified » sur les aliments.

Action N°2) demandez instamment aux législateurs de s’opposer aux OGM ou d’exiger un étiquetage OGM honnête des aliments.

Action N°3) Aidez l’Institute for Responsible Technology et d’autres organismes à but non-lucratif travaillant pour s’opposer aux OGM.

Action N°4) Restez informé! Lire NaturalNews et notre page Facebook OGM Dangers pour rester informé sur cette question. Le IRT (ci-dessus) vous tiendra informé de manière encore plus approfondie sur les OGM.

Action N°5) Partagez ce que vous savez! Partagez des vidéos, des bandes dessinées, des articles et sites Web avec vos amis et les membres de la famille qui se soucient aussi de protéger leur santé contre les OGM.

Action N°6) Ne pas faire confiance au gouvernement! Ils poussent un complot OGM. Ils ne veulent pas que vous ayez d’aliments naturels, et la FDA est maintenant envoyée en vertu du nouveau projet de loi de salubrité des aliments pour détruire les petits agriculteurs qui ont tendance à utiliser des cultures sans OGM. Luttez contre les empiètements du gouvernement sur notre droit naturel à cultiver de la nourriture honnête. Soutenez la liberté alimentaire!


Source: naturalnews

http://infoguerilla.fr/

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 03:27

 

Chers amis, chères amies,

Voici ci-dessous le texte du témoignage apporté à José Bové et aux faucheurs volontaires lors de l'audience du tribunal de Poitiers le mardi 14 juin.

 

Vous trouverez en annexe (ci-joint) le courrier de convocation ainsi que la liste des produits de qualité régionaux qui ont été menacés de disparition par les OGM.

 

L'équipe de Ségolène Royal

 

 


 

 

Intervention de Mme Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes,
lors du procès des faucheurs volontaires

 

A la demande des huit Faucheurs Volontaires me citant aujourd’hui comme témoin, et suite à une convocation en date du 13 mai 2011, je suis venue témoigner, à partir des actions mises en place dès 2004 par la Région Poitou-Charentes, qu’une autre voie est possible pour l’agriculture que l’utilisation des OGM.

 

J’ai toujours été persuadée de l’importance fondamentale des questions environnementales. C’est pour moi une conviction profonde et ancienne consolidée par mon action de Ministre de l’environnement. Depuis mon arrivée à la tête de la Région Poitou-Charentes ainsi j’ai souhaité mettre en avant une action écologiquement responsable.

 

Dès lors, au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OGM a un impact qui n’est pas maîtrisé, la Région Poitou-Charentes a, dès 2004, engagé une démarche pour interdire la mise en culture des OGM sur le territoire régional. La Région est ainsi devenue la première région française 100% sans OGM.

 

Cette démarche était essentielle, pour réorienter l’agriculture de la région vers un système de production sain, de qualité, respectueux de l’environnement, et économiquement viable.

 

C’est une conviction de longue date.

 

En 1992 déjà, il y a 20 ans, en tant que ministre de l’environnement un premier cadre législatif a été défini par la loi du 13 juillet 1992 que j’ai volontairement portée.

 

Cette première loi visait à donner un cadre à l’utilisation des OGM, autour des principes suivants :

- interdiction de l’utilisation des OGM en dehors des régimes d’agrément et d’autorisations mis en place par la loi ;

- mise en place de la commission de génie génétique, chargée d'évaluer les risques que présentent les organismes génétiquement modifiés ;

- l’exigence d’une autorisation préalable pour la mise sur le marché ;

- un régime de sanctions pour le non respect de ces prescriptions.


 

 

 

 

 

La mise en œuvre de ces nouvelles règles a été lente à cause des rapports de force au profit des firmes semencières et phytosanitaires.

 

Je sais donc, d’expérience, la difficulté de faire évoluer les règles, dès lors que l’opinion publique, non informée, ne peut peser sur le droit à l’information.

Faute de débats, on a vu ainsi progressivement émerger un accroissement des règles européennes, dessaisissant les Etats, et une inquiétude de plus en plus forte de la part des citoyens.


 

J’en retiens trois idées clefs :

1. L’action des faucheurs peut, dans le contexte de la loi du silence de l’époque, être regardée comme un devoir d’alerte. Cet appel a été entendu puisque la culture d’OGM est aujourd’hui interdite par l’Etat sur le territoire national.

2. Au-delà de la dénonciation des OGM, des alternatives agricoles pertinentes valorisant la qualité sanitaire des produits, les revenus des agriculteurs et les méthodes agri-environnementales sont indispensables comme le prouve la Région Poitou-Charentes.

3. La recherche sur les OGM doit se poursuivre mais avec des objectifs d’intérêt général et en laboratoire et milieu confiné.

 

 

 

 

***

 

A. Les actions de la Région depuis 2004 contre les OGM et pour une autre agriculture

 

La Région Poitou-Charentes se veut une région d'excellence environnementale créatrice de valeur ajoutée et d'emploi, qui met en avant son agriculture traditionnelle et de qualité. Elle encourage à ce titre, l'évolution des pratiques agricoles vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement sur les exploitations. Elle soutient donc une agriculture durable et dans une dynamique de rapprochement avec les consommateurs de plus en plus exigeants sur les plans éthique, social et sanitaire, sur la qualité des produits, valorisant les revenus des paysans.

 

Les OGM en plein champ constituent une menace potentielle : pollution génétique, sur utilisation de certains pesticides, contamination dans la traçabilité des produits, perte d’image donc de confiance des consommateurs pour les produits de qualité.

 

a) Le 6 avril 2004 , première décision du conseil regional : interdiction d'essais et de cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM) en plein champ sur le territoire régional de Poitou-Charentes

Motivations : afin d'éviter la contamination des productions régionales et de protéger la biodiversité naturelle et cultivée, la Région a décidé de prendre une mesure de protection en interdisant les cultures en plein champ d'OG, en appliquant le principe de précaution (qui sera inscrit ultérieurement dans la Constitution).

 

Décision : délibération interdisant des essais et des cultures d’organismes génétiquement modifiés en plein champ le 26 avril 2004, première décision de l'assemblée régionale ;

  • accompagnement des maires dans la mise en œuvre d’arrêtés communaux pour l’interdiction de cultures d’OGM sur leurs communes ;
  • soutien à la recherche pour la mise en place de productions innovantes et de qualité

 

136 communes ont pris un arrêté communal et 20 à 30 ont été poursuivie au tribunal administratif

 

b) Le 27 juin 2004 : La region agit pour orienter la politique régionale vers une agriculture durable

 

Motivations : afin de protéger les citoyens face aux risques que peuvent présenter les aliments génétiquement modifiés ou issus d'OGM sur la santé publique (allergènes, toxicité, résistance aux antibiotiques...), la Région a choisi de promouvoir l'agriculture traditionnelle de Poitou-Charentes et les démarches de qualité développées autour des produits locaux du territoire.

 

Décision : délibération relative aux orientations générales de la Région permettant de guider son action pour la mandature 2004-2010.

Concernant les politiques agricoles, pêche et cultures marines, la Région a plus particulièrement orienté son intervention sur la valorisation et la promotion de la qualité et l’amélioration des revenus paysans La Région a notamment pris des engagements prioritaires sur :

  • une aide financière à la démarche de qualité par les exploitations agricoles ;
  • une agriculture traditionnelle de qualité (labels, AOC, agriculture biologique) ;
  • l’interdiction du « Gaucho » et du « Régent ».
  • soutien à l'agriculture bio et au modèle herbager

 

 

c) En Février 2005 : Adhésion à la charte de Florence

 

Signataire, avec 19 autres régions européennes, de la charte de Florence qui revendique le droit de protection des territoires et la mise en place de règles sur la « coexistence des cultures ».

La Région rejoint ainsi le réseau européen contre l'implantation des OGM en milieu ouvert .

Il s'agit de garantir des zones saines, exemptes d’une contamination transgénique avec à long terme la possibilité de sécurisation d'un approvisionnement non génétiquement modifié en alimentation animale pour l’agriculture européenne.

Ces 19 autres régions européennes sont :

  • Regione Toscana (Italie)
  • Land Oberosterreich (Autriche)
  • Regione Marche (Italie)
  • Région Aquitaine (France)
  • Regione Lazio (Italie)
  • Région Bretagne (France)
  • Región Euskadi (Espagne)
  • the Region Wales (Royaume-Uni)
  • Région Ile de France (France)
  • the Highlands and Islands Region (Royaume-Uni)
  • Land Schleswig Holstein (Allemagne)
  • Région Limousin (France)
  • Regione Emilia Romagna (Italie)
  • Land Burgenland (Autriche)
  • Land Steiermark (Autriche)
  • Regione Sardegna (Italie)
  • Région Drama-Kavala-Xanthi (Grèce)
  • Provincia Autonoma di Bolzano (Italie)
  • Land Salzburg (Autriche)

 

Fin septembre 2010, 169 régions, 123 collectivités intermédiaires (départements, districs, provinces...), 4 713 collectivités locales et 31 357 porteurs d'initiatives individuelles de pays européens sont membres de ce réseau.

 

d) Depuis 2006 : La Région prend des décisions pour renforcer une alternative agricole efficace et durable

 

28/02/2006 : signature d’un protocole d’accord avec les acteurs de la recherche de Poitou-Charentes à l'occasion du Salon International de l’Agriculture sur le développement de filières agricoles certifiées sans OGM en Poitou-Charentes et construction d’un plan d’autonomie en protéines pour l’alimentation des cheptels en région. A ce titre, la Région soutient financièrement :

  • les démarches de construction de filières tracées sans OGM dans l'alimentation des animaux ;
  • les démarches d'autonomie alimentaire et d'incorporation de matières premières locales riches en protéines dans l'alimentation des animaux ;
  • la valorisation de systèmes de production à l'herbe (pâturage, fourrage) ;
  • les travaux sur les pratiques culturales, le maintien des prairies et l'association d'espèces prairiales ;
  • l'accompagnement au changement de pratiques, le développement de systèmes de culture innovants.

 

Les signataires sont :

* La Région Poitou-Charentes

* L'Institut de la Recherche Agronomique (INRA)

* la Fédération Régionale des Coopératives Agricoles (FRCA) de Poitou-Charentes

* le Négoce Agricole Centre Atlantique

* le Réseau Initiatives Pour une agriculture Citoyenne et Territoriale (INPACT)

 

Au cours de l'été 2007, printemps 2008 et 2009 : décisions de la Région relatives à la surveillance de ruchers et de parcelles cultivées en maïs en Poitou-Charentes. La Région a réalisé 3 campagnes de surveillance « vigilance OGM » sur des parcelles de culture de maïs en plein champ et dans des ruchers d'apiculteurs volontaires représentant 459 analyses pour les trois campagnes. Les analyses ont porté sur la détection et l'identification génétique du maïs génétiquement modifié MON810. De plus, des analyses de pesticides (CRUISER) ont été réalisées sur les 210 échantillons de pollen prélevés en 2009. Aucune contamination n’a été recensée sur les grains de maïs et les pollens analysés.

 

Depuis 2007, dans le respect de ses décisions et à travers ses différents règlements d'application, la Région Poitou-Charentes ne soutient que les projets portés par des agriculteurs qui s'engagent par écrit à ne pas cultiver de plantes génétiquement modifiées sur leur exploitation et à ne pas utiliser, pour l'alimentation de leurs cheptels, d'aliments contenant des OGM.

 

En octobre 2010 : la Région décide d'apporter son appui financier à la reconnaissance du Droit des agriculteurs à conserver, ressemer, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme

  • Motivations : en adéquation avec ses orientations depuis 2004, la Région a souhaité poursuivre sa volonté de protection de la biodiversité végétale cultivée en mettant en évidence les impacts socio-économiques et environnementaux des OGM et plus largement des plantes mutées, sur l'agriculture française et dans le monde. Les conséquences d'une appropriation d'un bien commun par quelques firmes soulèvent notamment la question de la dépendance des agriculteurs vis-à-vis de multinationales semencières et l'atteinte à l'identité culturelle des populations des pays en voie de développement.
  • Décisions :

■ décision du Conseil régional de soutenir le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l'Agriculture et l'Alimentation (TIRPAA) et demandant au gouvernement de traduire ce traité dans la législation française ;

■ délibération relative à l'interdiction des essais et des cultures de plantes mutées en plein champ demandant que ces espèces soient incluses dans le champ des OGM, qu'elles soient évaluées en terme d'impact environnemental et sanitaire.

 

La Région ne se contente pas de combattre les OGM et les autres menaces à la sécurité alimentaire et sanitaire, elle s'engage et construit une autre politique agricole.

 

B. L'engagement pour une agriculture durable et le soutien aux produits de terroirs diversifiés et de qualité

 

a). L'agriculture durable

 

La Région encourage les pratiques d'une agriculture durable et le développement de l’Agriculture Biologique qui participent au maintien de la biodiversité y compris domestique c'est-à-dire avec les races et variétés locales, à la durabilité des systèmes de production et des exploitations, à l'adaptation des variétés aux terroirs et à la protection des connaissances traditionnelles.

 

 

La Région soutient l'agriculture durable à travers :

- l 'accompagnement d'organisations agricoles qui favorisent les changements de pratiques : réseau Agriculture Biologique et Réseau Agriculture Durable (RAD)

- un soutien à l'investissement d'agro-équipements (désherbineuses, herses étrilles, bineuses, ...) favorables à la préservation de l'environnement, à la réduction des pesticides et fertilisants dans ce cadre (Plan Végétal à l'Environnement)

- un soutien au changement vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement (Mesures Agro-environnementales territorialisées pour respecter les objectifs de la Directive Cadre sur l'eau)

- un soutien aux investissements matériels de diversification vers d'autres activités agricoles ou non agricoles (cultures spécialisées, transformation de produits à la ferme, activités équestres, d'agri-tourisme...)

- la Charte Terre saine pour les collectivités locales : 200 communes se sont engagées à supprimer les pesticides sur leurs espaces verts.

 

b) La qualité des produits

 

 

En Poitou-Charentes, 55 produits sont en démarche qualité. La Région soutient financièrement et techniquement les filières locales « non OGM » par un identifiant régional : le Signé Poitou-Charentes ainsi que les labels et AOC (signes officiels de qualité)

 

a) les 34 produits sous identifiant régional « Signé Poitou-Charentes » et « Fermier Signé Poitou-Charentes »


6 en catégorie produits d'origine animale


5 en catégorie produits de la boulangerie-pâtisserie

 

14 en catégorie produits d'origine végétale

 

2 en catégorie produits laitiers

 

5 en catégorie produits de la mer et d'eau douce

 

2 en catégorie produits fermier

 

De plus, de nombreuses reconaissances de qualité nationales

 

2 Label Rouge

 

5 Indication Géographique Protégée (IGP) - label européen

 

11 AOC ou AOP - label européen

 

2 Label Rouge et IGP


***

 

En conclusion mon témoignage a trois raison d'être :

 

 

1 – SOULIGNER le rôled'un devoir d'alerte visant des parcelles du maïs OGM MON810

 

2- CONSTATER que ce devoir d'alerte a été entendu puisqu'un arrêté ministériel du 7 février 2008 a interdit l'utilisation du MON810

 

3- DEMONTRER que des alternatives agronomiques et génétiques permettront de relever le grave défi alimentaire mondial bien plus efficacement que des OGM tels qu'ils sont conçus aujourd'hui.

 


 

 

 

 

Ségolène Royal,

Présidente de la Région Poitou-Charentes

 



 


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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 05:07

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  • Pour participer à la préservation des terres nourricières et à la sauvegarde de la biodiversité,
  • Pour réduire l’impact environnemental de mon assiette (pesticides, transports des produits…),
  • Pour participer à développer la diversité des modes de vies et des terroirs.

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 23:35

 

 

 

http://www.bakchich.info/IMG/jpg_intercommunaliteCOULEUR-2.jpg

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Alerte à relayer prtout, d'urgence ! " Les Préfets ont ordre, partout en France, d’imposer pour fin juin une carte des intercommunalités décidée sans concertation. Ils tentent de fixer un calendrier sur lequel, nous n’aurions pas de prise. Leur objectif, c’est de casser l’avancée de la révolution de 1789 : la création des 36000 communes françaises ".

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Intercommunalité - l'Etat dévoile ses cartes


Les préfets présentent ces jours-ci les nouveaux des schémas de coopération intercommunale (SDCI) tels que prévus par la réforme des collectivités.

Partout, la tendance est à des périmètres plus larges. Avec, parfois, des redécoupages assez impressionnants - et, souvent, des élus locaux qui s'en émeuvent. La concertation va se poursuivre jusqu'à ce que les préfets arrêtent les cartes, à la fin de l'année.

L'intercommunalité en France prend un tournant décisif avec la présentation par les préfets, au cours de cette seconde quinzaine d'avril, des SDCI.
Essentiels, ces schémas doivent traduire de manière cartographique les enjeux du volet intercommunal de la réforme des collectivités : le ralliement à l'intercommunalité - que ce soit de gré ou de force - des derniers "villages gaulois", la rationalisation des périmètres, notamment par la liquidation des "intercommunalités défensives", et la suppression des syndicats de communes dont l'existence n'est plus justifiée

http://www.unalic.fr/?post/2011/04/27/Intercommunalit%C3%A9-l-Etat-d%C3%A9voile-ses-cartes

 

 

 

 

http://www.unalic.fr/public/Logos/Signalitique/decoupage_schemas.gif

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Brève introduction d'eva R-sistons

 

 

Alerte à relayer partout, d'urgence !  Je reçois à l'instant ce texte du site Oulala.net, et je m'empresse de le partager avec vous. L'Administrateur de cet excellent site sait de quoi il parle: Il est lui-même un Elu, Maire, engagé, homme de terrain, au plus près des réalités locales, concrètes. Et c'est cela qui compte ! 

 

Il y a l'Elite mafieuse, au sommet, mais il y a aussi des Elites "locales", des représentants du Cartel bancaire apatride et chez nous, nous en avons deux spécimens qui bien que nés en France, pétris de la bonne terre de notre pays, ne pensent qu'à la brader au plus offrant ! Valéry Giscard d'Estaing, j'ai déjà eu maille à partir avec lui, alors qu'il venait d'être élu Président. J'ai pris ma plume contre lui pour fêter à ma façon sa prise de pouvoir. Et une fois l'un de mes éditeurs m'a par hasard fait rencontrer sa fille, je l'ai accueillie par un "Savez-vous qui je suis ? L'auteur de.... ". Et à l'époque, toute jeune, je ne savais pas que Giscard allait, avec Pompidou, brader notre indépendance monétaire, notre indépendance nationale, pour satisfaire ses amis les grands banquiers ! Quant à l'autre grand-bourgeois aussi arrogant, Balladur, lui, il est en train, entre autres, de brader nos communes, avec son Rapport mis en place par un autre agent du Nouvel Ordre Mondial, Nicolas Sarkozy. 

 

Alerte ! C'est le sort de nos communes qui se joue en ce moment, bientôt, si nous ne bougeons pas, c'est le sort du visage de la France dont il s'agit ! Lisez bien cet article joint en urgence, alors que j'ai cinq jours de courriels en retard, suite à la venue de mes enfants quelques jours. Deux parties: La stratégie du choc, que vous connaissez peut-être, et sinon, précipitez-vous. Ensuite, la stratégie de destruction de nos communes, la stratégie de destruction de la France profonde ! 

 

Alerte, citoyens ! Au moins, relayons l'information partout, nous ne pouvons pas faire moins !

 

Votre eva,

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

TAGS : Communes, réforme collectivités territoriales, Balladur, Sarkozy, Valéry Giscard d'Estaing, Nouvel Ordre Mondial, Rapport Balladur, Pompidou

 

 

 

Intercommunalité, CDCI, réforme Balladur : « La stratégie du choc »

 

 

Il y a un film documentaire qui est diffusé en ce moment par « Canal + » qui est édifiant pour bien comprendre la genèse pure du cœur du capitalisme sauvage sur les 30 dernières années. Il s’appelle la « Stratégie du Choc » relatant la doctrine ultra-libérale d’un groupe d’économistes universitaires appelés les « Chicago boys » dont le maître a penser fut le prix Nobel américain Milton Friedman.


Le fruit de leur recherche fut un condensé issu des « techniques d’interrogatoire » des services secrets américains et de la transposition de ces pratiques en économie. L’influence et/ou l’implication, de ce groupe d’économistes, articulées autour de la stratégie du choc fut appliquée lors du coup d’état au Chili sous Pinochet, lors des grèves des mineurs sous Margaret Thatcher en Angleterre, lors du gigantesque programme de privatisation en Russie et dans les ex pays de l’est, lors du tsunami au Sry Lanka, puis récemment à Guantánamo, en Irak et en Afghanistan, lors du krach boursier ou lors de l’ouragan Katerina à la Nouvelle Orléans ou du tremblement de terre d’Haïti...


En matière militaire et policière, la stratégie du choc consiste à des l’arrestation, faire perdre tous les repères sensoriels au prisonnier, à lui casser très vite toute volonté de résistance, par l’angoisse, la peur, en l’isolant et en le désorientant pour le rendre docile.


En économie « la stratégie du choc » vise à sidérer population et salariés, à rendre incompréhensible les décisions prises, à les mettre en place nombreuses et rapidement pour court-circuiter la capacité d’analyse des couches populaires, les grèves, les propositions alternatives. L’idée étant d’isoler chaque individu face à des mesures brutales, de grandes ampleur, à réduire à néant toute résistance sociale et politique.


Pour amener la privatisation, l’exploitation maximum, le pillage des richesses, la casse des services publics cette pensée unique des « Chicagoboys » aura profité des opportunités par les diverses dictatures militaires dans le monde, par la guerre ou les catastrophe naturelle telle Katerina (bien qu’il soit à la fin de sa vie, Milton Friedman préconisa de profiter de l’anéantissement de l’Etat de la Nouvelle Orléans pour privatiser totalement la ville et le système scolaire). On notera que les récentes interventions du FMI entrent dans cette logique en Grèce, en Irlande, au Portugal ou en Espagne…..

 

Qu’a à voir la « stratégiedu choc » avec la réforme territoriale des collectivités dite « loi Balladur »me direz vous ? Tout ! Si Milton Friedman n’est plus, il a fait des adeptes influents surtout en Europe.


Pour le Medef-l’UMP et l’oligarchie financière qui nous gouvernent, il faut frapper fort, vite en stoppant toute idée de résistance.


La nouvelle loi de réforme des collectivités locales se veut un carcan global qui dépasse les seules collectivités ! Dans la foulée il nous est présenté le transfert du déficit public de l’Etat sur les collectivités, la suppression de la taxe professionnelle, l’accélération de l’exonération des cotisations sociales des entreprises, d’introduire la notion de fusion entre communes, d’imposer des regroupements intercommunaux tellement grands que les citoyens auront beaucoup plus de mal à pouvoir peser sur les décisions, la mise en concurrence exacerbée des hommes et des territoires avec la logique des pôles de compétitivité ou les pôles métropolitains qui ont pour ambition de casser l’Etat et de nous absorber toujours plus dans une Europe dont la bible est le traité de Lisbonne.

 

La volonté est de remettre définitivement les clefs de nos collectivités à Véolia, Suez, Bouygues et consorts…..


Partout, les préfets de chaque département sont à la manœuvre. Certes, ils ne sont sans doute pas tous des économistes adeptes de Friedman. Il n’empêche, les Préfets ont ordre, partout en France, d’imposer pour fin juin une carte des intercommunalités décidée sans concertation. Ils tentent de fixer un calendrier sur lequel, nous n’aurions pas de prise. Leur objectif, c’est de casser l’avancée de la révolution de 1789 : la création des 36000 communes françaises.


Sont-elles parfaites ces communes ? Non ! Il ne s’agit pas de les idéaliser mais relevons que c’est bien à l’échelle de chacune de nos communes que s’exercent l’essentiel de nos pratiques citoyennes ou associative et que c’est bien à partir de ces entités que se mettent en place de multiples pratiques de démocratie participative.


Dans la Drôme, certains élus de grandes villes ou parlementaires font mine d’avoir un projet « visionnaire » du territoire alors qu’ils ne font finalement que suivre les désidératas de choix décidés beaucoup plus haut. Il n’y a pas de solutions d’avenir à accompagner le mouvement !


Citoyens, élus locaux, syndicalistes, mobilisons contre ce diktat que le Préfet veut nous imposer d’ici fin juin au sein de la Commission Départementale de la Coopération Intercommunale (CDCI), mettons en débat les mesures législatives pour casser la réforme Balladur dès l’échéance des présidentielles et des législatives.


Mettons au cœur de notre démarche et de nos mobilisations la transparence, la démocratie et les nécessaires constructions alternatives collectives.

 

Ensemble faisons échec aux « Chicago boys » à la française.

Jean-Michel BOCHATON Adjoint à l’économie et à l’emploi à Portes-lès-Valence


Visionner le film "La stratégie du choc"

 

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5157

 

http://idata.over-blog.com/0/40/26/06/vers-un-regroupement-des-intercommunalites.JPG

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 01:57
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La FNSEA appelle à ne pas rembourser des aides versées 
12/06/2011 |

La Commission européenne réclame le remboursement d'aides octroyées par la France entre 1998 et 2002. «Ne payez pas !», a de son côté enjoint ce dimanche le président de la FNSEA.

Les agriculteurs ne rembourseront pas aisément les aides qui leur ont été versées illégalement entre 1998 et 2002. «Ne payez pas !», leur a encore enjoint ce dimanche Xavier Beulin, le président de la FNSEA, au micro d'Europe 1. «Nous voulons continuer la discussion sur le sujet. La situation actuelle réclame par ailleurs un peu de retenue», a-t-il estimé, en référence à la double crise que traversent actuellement les exploitants agricoles, liée d'une part à la sécheresse exceptionnelle qu'ils subissent, et d'autre part à la chute des ventes de fruits et légumes consécutive à la découverte d'une bactérie tueuse en Allemagne. «A ce jour, 2011 est sans doute l'année la plus difficile à vivre pour l'agriculture depuis 1949», a jugé Xavier Beulin.

La Commission européenne réclame depuis janvier 2009 le remboursement de subventions françaises versées aux producteurs de fruits et légumes entre 1998 et 2002. Saisie d'une plainte provenant d'un agriculteur français qui se jugeait lésé, la Commission européenne a finalement jugé que ces aides faussaient la concurrence sur le marché unique. Ce sont dès lors autour de 600 millions d'euros que la France s'est engagée à se faire rembourser par les agriculteurs. Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a confirmé cette semaine que les premières demandes de remboursement avaient bien été adressées aux exploitants.

Un plan d'aide jugé insuffisant par les exploitants

Les agriculteurs sont d'autant moins enclins à payer qu'ils jugent insuffisant le plan d'aide déployé par l'Etat pour les secourir en cette période difficile. Alors que les indemnisations issues du fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA), doté de 200 millions d'euros, ne devraient pas être versées avant la mi-septembre, les exploitants attendaient de la part de l'Etat l'attribution de subventions directes. Mais en déplacement en Charente jeudi, le chef de l'Etat s'est justement refusé à «retomber dans la mauvaise habitude de donner des allocations qui seraient déclarées illégales dans quelques mois». Nicolas Sarkozy a donc tranché pour un décalage de remboursement d'un an des prêts consentis en 2009 aux éleveurs dans le cadre d'un plan exceptionnel de soutien, d'un montant de 1,6 milliards d'euros.

«Le milliard d'euros de mesures [annoncées par Nicolas Sarkozy], je le cherche encore, a commenté ce dimanche Xavier Beulin Aujourd'hui, on est à un peu plus de 500 millions d'euros». Une somme qu'il compare aux lourdes dépenses auxquelles devront faire face les éleveurs cette année. Entre la difficulté à trouver du fourrage pour nourrir les bêtes en raison de la sécheresse, la hausse des cours des céréales et la baisse du prix de la viande, elles pourraient se monter à «beaucoup plus d'un milliard d'euros, a estimé le président de la FNSEA.

 

LIRE AUSSI :

» Sécheresse : le coup de pouce de l'État aux agriculteurs

» Mesures «sécheresse» : les syndicats agricoles déçus

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/06/12/04016-20110612ARTFIG00100-la-fnsea-appelle-a-ne-pas-rembourser-les-aides-versees.php

 

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