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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 06:25
Le(s) jardin(s) - Le jardin partagé -

Le Poireau Agile ( Paris 10ème)

 

 

Le jardin partagé (appelé "jardin communautaire" dans le nord de la France et au Québec) est une forme de gestion en commun d’un terrain par un groupe d’habitants. Cette pratique est née en Amérique du Nord et se développe en France.

 

Le premier jardin communautaire a été créé à Lille en 1997. A Paris, il existe près de cinquante jardins partagés.

 

Les jardins collectifs urbains sont nés à New York au début des années 1970, sous le nom de community gardens.

 

Liz Christy, une artiste qui vivait dans le Lower East Side à Manhattan, se désolait du nombre de terrains vagues dans son quartier. Avec quelques amis, elle tenta d’y remédier en lançant des « bombes de graines » (seed bombs) par-dessus les grilles de terrains laissés à l’abandon, pour les transformer en jardins. Les Green Guerillas (Guerilleros verts) étaient nés. Il existe aujourd’hui plus de 600 community gardens à New York, et des milliers de jardins communautaires à travers l’Amérique du Nord.

 

Les jardins partagés sont aussi les héritiers des jardins ouvriers (officiellement appelés jardins familiaux en France depuis la loi du 26 juillet 1952).

 

Ils s'inscrivent également dans un phénomène historique d'appropriation de friches pour leur transformation en jardins potagers pendant les périodes de crises économiques (ex. Potato Patches) ou les guerres (liberty gardens pendant la première guerre mondiale et victory gardens pendant la seconde). On peut encore trouver une référence historique au phénomène des jardins partagés dans le mouvement des diggers ou bêcheux qui pour protester notamment contre "l'enclosure actont" développé un processus d'auto-appropriation des terres pour une gestion agraire en commun.

 

Ces jardins ont germé à travers l’Europe au tournant du vingtième siècle. Appelés allotment gardens dans les pays anglophones, Kleingärten dans les pays germanophones, les jardins ouvriers permettent encore aujourd’hui à des familles, parfois aux revenus modestes, de se procurer légumes et fruits frais en les cultivant eux-mêmes.

 

On peut aussi rapprocher les jardins partagés des terrains d’aventure créés sur des friches dans les années 70. Il s’agissait d’espaces de liberté et d’expérimentation pour les enfants et les adolescents. Peu de terrains d’aventure subsistent aujourd’hui en milieu urbain en France, contrairement à l’Amérique du Nord, à l’Allemagne et la Scandinavie.

Les jardins partagés fleurissent à travers la France depuis une dizaine d’années. Le réseau national « Le Jardin dans tous ses États » a joué un rôle important dans cette éclosion en permettant des échanges entre jardiniers, élus et techniciens de collectivités locales. Le réseau a organisé un premier forum national à Lille en 1997, à Nantes deux ans plus tard, puis à Paris en 2005.

 

En Suisse, la ville de Lausanne a été pionnière en permettant dès 1995 la création de jardins en pied d'immeubles, appelés plantages.

Au Québec, les « jardins communautaires » sont divisés en lots individuels cultivés par une personne ou une famille.

 

Ce type de jardinage est très populaire dans les grandes villes depuis 30 ans . On nomme « jardins collectifs » les jardins indivisibles où « sont décidées en commun et exploitées en commun » les différentes cultures. Cette tendance est plus récente. La ville de Montréal a créé un programme municipal de « jardins communautaires » et plus récemment elle a décidé de soutenir la végétalisation de l'espace public en soutenant les initiatives de « ruelles vertes ».

 

Quelques exemples d’objectifs des jardins

 

Ces oasis de paix, de tranquillité et de ressourcement au cœur même de la ville, présentent de sérieux avantages :

  • la rencontre de gens de tout âge, de toute condition et classe sociale et ethnies différentes,
  • l’exercice et la détente en plein air
  • la mise en pratique des connaissances et des goûts,
  • le partage du savoir et l’entraide,
  • le développement de la fierté des jardiniers,
  • la récolte de fruits et légumes plus frais et meilleurs au goût,
  • la possibilité donnée à la tradition agricole de perdurer à travers les générations,
  • la contemplation de la beauté du site et de la nature,
  • le développement d’un certain humour : petites histoires, obstination sur tout et sur rien ... Plaisirs ...

Le jardinage collectif d’un terrain, parfois laissé à l’abandon, améliore le cadre de vie et permet des échanges entre personnes d’origine géographique, de milieux sociaux et d'âges différents. Les jardins partagés, souvent créés en ville, existent aussi en milieu rural.

 

Le respect de l’environnement est une valeur forte des jardins partagés : les jardiniers choisissent des végétaux adaptés au sol et au climat et évitent les produits phytotoxiques (engrais chimiques, pesticides de synthèse). Le compostage, la récupération de l’eau de pluie et la technique des cultures associées y sont très souvent pratiqués. Ce sont également des lieux d’éducation à l’environnement pour enfants et adultes, qui y apprennent la botanique, ou qui y observent la faune urbaine. Nombreux sont les jardins partagés qui attribuent des parcelles aux écoles du voisinage, qui y mènent des projets pédagogiques.

Certains jardins partagés ont une vocation d’insertion. Ils accueillent des personnes en situation de handicap, des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) ou des personnes victimes d’exclusion sociale.

Les jardins partagés sont des lieux d'initiative citoyenne. Certains d'entre eux (comme le Jardin solidaire, dans le 20e arrondissement de Paris, qui a été fermé à l'automne 2005 pour laisser la place à un gymnase et des logements sociaux) sont créés par des habitants qui n'attendent pas d'avoir une autorisation pour y proposer des activités. Parfois, les habitants souhaitent ouvrir un jardin pendant quelques mois ou quelques années, en attendant qu'une autre affectation soit décidée. C'est le cas du jardin EcoBOX, dans le 18e arrondissement de Paris, qui a déjà existé sur deux emplacements.

 

Les associations qui ouvrent et cultivent un jardin y proposent des débats et des événements culturels qui sortent des sentiers battus. Il est fréquent d'y assister à des projections de films qui ne sont pas programmés à la télévision, d'y débattre de sujets peu traités par les médias, comme la biodiversité, la relocalisation de l'économie ou le droit au logement. La gratuité, ou des prix très modérés, permettent d'ouvrir le jardin à tous.

 

En utilisant les travaux d'Henri Lefebvre on peut aussi percevoir les jardins partagés comme un lieux pour conquerir son droit à la ville, c'est à dire un droit à une qualité de vie urbaine, à ne pas être exclu de la centralité qu'offre la ville.

 

On peut rapprocher les jardins partagés d'autres lieux autogérés

comme les squats, les crèches parentales ou les bars et restaurants associatifs.

 

http://acoeuretacris.centerblog.net/6581552-les-jardins-le-jardin-partage

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 16:37

 A qui appartient le vivant ?

 


Reportage très intéressant sur les semences

http://lesjardinsdulaveu.blogspot.com/2010/12/voir-absolument-si-vous-vous-int%C3%A9ressez.html

 

 

 

2.2.11

 

C'est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences.


Un point important de l'ordre du jour de la quatrième session de l'Organe Directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture qui se tiendra en Indonésie du 14 au 18 Mars prochain est l'application des droits des agriculteurs sur leurs semences, définis aux articles 6 et 9 du Traité. Pour défendre la position française sur cette question précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé désigner... le directeur des relations extérieures du GNIS :
- qui réclame à corps et à cris le paiement par les agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d'une Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de son montant, à l'industrie semencière,
- qui poursuit en justice les agriculteurs qui reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées par une loi française qui les interdisait, mais n'est presque plus utilisée depuis l'adoption en 1994 d'un règlement européen qui les autorise,
- et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs semences de ferme.
Les industriels des semences  ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du "privilège du sélectionneur" d'utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d'échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver.

La reproduction, la sélection et la gestion dynamique des semences à la ferme sont pourtant aujourd'hui les compléments indispensables à la production de semences par la filière industrielle. En effet, seule l'adaptation locale des variétés cultivées permet de diminuer significativement ou d'abandonner l'usage des engrais et pesticides chimiques qui empoisonnent la santé et l'environnement et de rendre aux plantes la plasticité indispensable à leur adaptation aux changements climatiques de plus en plus importants et imprévisibles. La filière semencière industrielle ne peut pas et ne pourra jamais amortir la sélection et la multiplication de petits lots de semences adaptés à chaque terroir, seuls les paysans peuvent faire ce travail par multiplications successives dans leurs champs. Mais ils ne peuvent pas le faire si on leur interdit de ressemer et d'échanger leurs semences et si on les oblige de devenir totalement dépendant d'une poignée de multinationales productrices d'OGM.

Les droits des agriculteurs de conserver, d'utiliser, d'échanger et de vendre leurs semences de ferme sont l'indispensable pilier de toute politique agricole durable préservant la santé, l'environnement et la souveraineté alimentaire. C'est pourquoi la Confédération Paysanne demande au gouvernement français d'engager une concertation avec les agriculteurs qui renouvellent et conservent la biodiversité cultivée avant de désigner, pour défendre sa position sur les droits des agriculteurs, un représentant des intérêts de l'ensemble de la population et non le représentant d'un lobby industriel qui milite pour leur suppression.

contacts : Guy Kastler 06 03 94 57 21
Jean-Pierre Fonbaustier 06 42 97 52 01
Philippe Collin 06 76 51 07 18

 

http://www.semencespaysannes.org/gouvernem_missionne_represent_lobby_semencier_115-actu_121.php

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 16:10

 

Illust : image bio, 17.6 ko, 280x283

 

http://www.pointsdactu.org/article.php3?id_article=1268

.

 

 

Je pose volontairement cet extrait d'un article déjà  publié,

Tarte aux cerises: Mieux vaut l'avoir en pleine poire que dans l'assiette !

pour mettre en valeur cette réflexion, concise et éloquente  (eva)

.

 

Ce texte, "La tarte aux cerises de supermarché", a été rédigé par Claude Bourguignon, ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols,

 

c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement... morts.

 

Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie - plus aucune chaire de microbiologie des sols en France, y compris à l'INRA ! - Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d'analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

.

Tarte aux cerises: Mieux vaut l'avoir en pleine poire que dans l'assiette !

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 03:13

http://www.camilledessayage.com/blog/2009/01/20/je-ne-me-plains-pas-je-rale/

 

non

 

 

NON AU GAZ DE SCHISTE !

et aussi....

STOP A LA MALBOUFFE

STOP AUX MEDICAMENTS QUI TUENT

STOP A L'AGRICULTURE INDUSTRIELLE


NE NOUS LAISSONS PLUS

EMPOISONNER LA VIE 

 

.


Mardi 15 mars

ARTE – 20h40

La nouvelle enquête

de Marie Monique ROBIN

NOTRE POISON QUOTIDIEN


http://www.association-lecercledegindou.com/oui-à-la-bio-locale-non-au-bio-industriel/notre-poison-quotidien/

 

http://floconsdebonheur.wordpress.com/2010/01/13/non/

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 01:53

JT   FR2 19.9.2006

du temps où on pouvait encore apprendre des choses sur la télé.... (eva)

 

 

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-les-produits-naturels-interdits-par-le-codex-alimentarius-67195562.html

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 04:35

Lettre d'information de Ségolène Royal

Pour adhérer et faire un don à Désirs d'avenir, cliquez ici

 

 

Ségolène Royal en Dordogne : " Il faut remettre le monde rural au cœur du modèle français "

 

Chers amis de Désirs d’Avenir ,


Aujourd’hui , j’étais en Dordogne pour dialoguer sur le thème de l’agriculture et la ruralité. En milieu d’après midi, nous avons échangé avec 500 personnes dans une ferme exemplaire à Nojals et Clottes , évoquant avec elles les combats et l’avenir du monde rural et agricole.

J’avais invité à cette réunion Sophie Poux, la jeune agricultrice du Tarn et Garonne, productrice de lait , qui avait participé il y a un an, à l’émission de TF1 face au Président Nicolas Sarkozy. A l’époque, il lui avait promis de venir la voir dans son exploitation et trouver des solutions aux difficultés immenses rencontrées par la profession. Un an après, cette promesse n’a été suivie d’aucun effet. Sophie Poux, de son côté, est devenue en quelque sorte porte-parole des éleveurs laitiers.

Et aujourd’hui elle nous l’a redit «  c’est moi qui parle physiquement, mais à travers moi ce sont tous les éleveurs en difficulté qui parlent ».

Lors de cette réunion, j’ai rappelé ce qu’est pour moi une évidence : l’agriculture est une part de l’identité française et je n’accepterai jamais qu’elle soit bafouée .

J’ai rappelé également que la politique consiste d’abord à tenir ses promesses. Lors de la campagne en 2007, Nicolas Sarkozy se demandait comment on pouvait vivre avec 400 euros par mois et avait promis aux agriculteurs qu’ils vivraient dignement de leur travail.

4 ans après, rien n’a changé, les promesses n’ont pas été tenues. Les retraites agricoles sont toujours aussi basses et les revenus des agriculteurs ne se sont pas améliorés.

Un sentiment d’abandon fortement exprimé également pas les femmes agricultrices avec lesquelles nous avions déjeunées auparavant, à Lunas.

Toutes ont évoqué leur combat pour faire tourner les exploitations malgré le peu d’argent qu’il reste, éduquer les enfants, transmettre leur métier et leur passion de la terre.

Ce déjeuner m’a confirmé que, malgré toutes les difficultés, une profonde solidarité unit ces femmes et leur permet de continuer à rester debout.

Lors de cette réunion, j’ai proposé que l’Europe protège nos paysans et notre production agricole face aux pays qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales .

Je souhaite également que la réforme de la Politique Agricole Commune qui est actuellement discutée et sera mise en oeuvre en 2013 prévoit des mécanismes de soutien aux circuits courts. Il est en effet anormal que les distributeurs fassent des profits considérables alors que les paysans ne parviennent pas à vivre de leur travail, ce qui les conduit au surendettement et au suicide bien plus souvent que dans les autres professions.

Enfin, il faut que l’Europe pèse de tout son poids dans les négociations internationales pour mettre fin à la spéculation sur les matières premières agricoles.

Je suis convaincue que nous pouvons ainsi remonter la pente sur laquelle nous glissons.

 

Amicalement

 

Ségolène Royal

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 15:55

 

image
http://www.latribune-online.com/suplements/cahiers_du_week-end/46154.html

7.2.11

En quelques mois, le prix des matières premières agricoles a de nouveau explosé, affectant douloureusement de nombreux consommateurs pour lesquels se nourrir devient trop cher mais aussi les éleveurs dont l’exploitation perd sa rentabilité. Que faire ?

 

Les méfaits de la déréglementation

 

Bien sûr, il y aura toujours des ultralibéraux pour soutenir que la libéralisation des marchés est une chance, qu’elle permet d’optimiser la production, selon la théorie des avantages compétitifs de Ricardo, que nous lui devons la baisse global du prix de l’alimentation depuis des décennies… Comme le rapporte Marianne 2, Alain Madelin tente même de défendre la spéculation sur les matières premières en soulignant que cela permet de se couvrir sur leur prix, élément stabilisateur pour les marchés.

Déjà, le raisonnement d’Alain Madelin a une immense faille. Il justifie la financiarisation des marchés agricoles par la volatilité des prix qu’il a lui-même soutenue. En clair, les partisans de la déréglementation ont mis fin au système de soutien (et donc de contrôle) des prix, puis argumentant que désormais les prix sont trop volatiles, ils soutiennent le développement d’outils financiers permettant de s’assurer contre cette même volatilité des prix qu’ils ont crée…

Ce raisonnement présente deux autres failles. Tout d’abord, il est bien évident que ce sont seulement les plus riches qui peuvent se couvrir et se prémunir d’une hausse des prix. Si Nestlé peut se couvrir, c’est rarement le cas des villageois Africains qui subissent durement les variations inconsidérées des prix  ou des éleveurs. En revanche, cela offre un nouveau terrain de jeu pour les spéculateurs, dont on sait qu’il a eu une grande influence dans le pic des prix de 2008.


En outre, le mécanisme d’offre et de demande pose un gros problème. Si les marchés anticipent une hausse des prix, ils vont donc acheter davantage de matières premières, augmentant donc la demande et les prix, dans un nouveau phénomène auto-réalisateur, sans se soucier des conséquences dramatiques de leurs actes. En clair, la marchandisation de la production agricole augmente encore une volatilité des prix assez unique (les prix des biens et des services étant beaucoup plus stables).

 

Relocalisation et réglementation

 

Pire encore, la libéralisation, en poussant à la concentration de la production dans un nombre moins important de zones géographiques, accentue la volatilité des récoltes et donc des prix. En effet, plus la concentration est grande, plus les aléas climatiques dans une zone conduisent à des effets importants. Si la production était moins concentrée, un aléa climatique en Russie ou en Australie ne provoquerait pas tant de mouvements sur les marchés agricoles.

En outre, il est bien évident que d’un point de vue écologique, il serait mieux de favoriser la relocalisation de l’agriculture. Si aujourd’hui il peut être rentable de faire parcourir des milliers de kilomètres à certaines productions qui pourraient pourtant être produites dans le pays importateur, c’est uniquement parce que le coût environnemental du transport n’est pas pris en compte (puisque le fuel, notamment pour les bateaux, mais aussi les camions, n’est peu ou pas taxé).

Plus globalement, parce qu’une carence de produits agricoles n’est pas comme une carence de téléviseurs, et qu’elle peut provoquer désolation et famine, il est essentiel de soustraire en partie cette activité des seuls mains du marché, dont les conséquences des excès sont trop dramatiques. L’autosuffisance alimentaire doit pouvoir être considérée comme un objectif pour les pays qui le souhaitent, même si cela consiste à avoir des prix plus élevés et à introduire des restrictions fortes pour les importations.

Enfin, il est essentiel de permettre aux agriculteurs de gagner leur vie par leur travail (et pas par des subventions). C’est pour cela qu’il est malheureux que l’Europe ait mis fin aux prix de soutiens qui garantissaient un revenu décent et minimum. Il est inadmissible que leur dur travail ne leur permette pas de gagner normalement leur vie et qu’ils soient les variables d’ajustement de marchés libéralisés dont profitent à plein les spéculateurs et le monde de la finance.

Relocaliser, introduire des prix minimums, interdire la spéculation, prendre en compte le coût réel du transport : les pistes de réforme sont là, comme le montre la Confédération Paysanne. Mais elles heurtent beaucoup trop la doxa néolibérale défendue par l’Europe et acceptée par nos gouvernants.


http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

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