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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 17:26

 

Et les plus gros continueront à dévorer les plus faibles...

La France s'américanise complètement !

Adieu l'agriculture familiale, les petits producteurs !

eva R-sistons

 

L’homme est prêt à faire face au changement politique


 

L’élection le 16 décembre 2010 de Xavier Beulin à la tête de la Fédération nationale des syndicats d’exploitations agricoles (FNSEA), confirmée le 21 avril 2011 avec l’élection d’un nouveau bureau (voir Le bureau de la FNSEA renouvelé), marque un tournant historique dans la vie du syndicat majoritaire des agriculteurs français. Voir Xavier Beulin élu à la tête de la FNSEA (Le Monde, 16 décembre 2010).

Pour la première fois, la FNSEA est présidée par un céréalier, proche des milieux industriels et financiers, par l’intermédiaire de Sofiprotéol - Sofiprotéol est l'acteur financier et industriel de la filière française des huiles et protéines végétales - qu’il préside.

 

Anniversaire Maria 90 ans 1 08 10 100 TSon prédécesseur, Jean-Michel Lemétayer - que j’ai connu quand il représentait les coopératives de l’ouest de la France auprès des établissements de formation agricole, et que j’ai revu depuis - est un bon représentant des agriculteurs modernisés dans les années 1980 qui ont pris des responsabilités dans les organisations professionnelles économiques (crédit, coopération, mutualité) et les collectivités locales (communes) avec le souci d’une bonne représentation du monde agricole dans les instances de décision économiques et politiques. C’est d’abord un homme de terrain qui cultive les mandats afin de peser politiquement. Catholique, centriste dont les affinités sont à droite (proche de Méhaignerie, breton d’Ille-et-Vilaine, comme lui), c’est un homme qui recherche les équilibres entre régions et entre productions (éleveurs et céréaliers) au sein de la profession et de son organisation syndicale majeure qu’est la FNSEA.

 

Xavier Beulin élu à la tête de la FNSEA (Actuagri, 16 décembre 2010) est agriculteur en EARL familiale à quatre sur une exploitation de céréales et d’oléoprotéagineux, et en production laitière près d’Orléans (Loiret). Âgé de 52 ans, il exerce de nombreuses responsabilités dans les structures professionnelles et l’agroalimentaire. Outre la première vice-présidence de la FNSEA et la présidence du Comité de coordination de la FNSEA, il préside la Fédération nationale des producteurs d’oléagineux et protéagineux depuis 1999 ainsi que Sofiprotéol, l’établissement financier de la filière des huiles et protéines végétales. Il est également président du conseil d’administration de FranceAgriMer depuis novembre 2009. Au niveau régional et départemental, il préside le Conseil économique et social de la région Centre et la Chambre d’agriculture du Loiret. Avant son élection à la FNSEA, Xavier Beulin a annoncé qu’il renoncerait à la plupart de ses responsabilités, à l’exception de Sofiproteol. Un exemple selon lui « pour mettre en œuvre, avec d’autres partenaires, nos ambitions ».

 

Dans Libération, le 17 mai 2011, Coralie Schaub brossait le portrait de Xavier Beulin, « le patron d’une PME (…) qui ne croit qu’en l’industriel ». Voir Agricultor!

 

Xavier Beulin en 7 dates : 19 décembre 1958: Naissance à Donnery (Loiret) ; 7 octobre 1976: Décès de son père, il reprend l’exploitation familiale ; 1985: Président des Jeunes agriculteurs du Loiret ; 2000: Président de Sofiprotéol ; 2001:  Président du Conseil économique et social du Centre ; 2005:  Premier vice-président de la FNSEA ; 16 décembre 2010: Président de la FNSEA.

 

Ayant analysé les rapports de force internationaux, l’agriculture soumise aux marchés et au libre-échange, dans le cadre de ses responsabilités de vice-président de la FNSEA, Xavier Beulin, élu président, veut créer les conditions pour que l’agriculture française (désormais devancée par l’Allemagne et les Pays-Bas) regagne des parts de compétitivité. Il veut aussi que les agriculteurs soient aux manettes dans les décisions industrielles qui concernent la valorisation des produits agricoles. Sofiprotéol est l’exemple qu’il met en avant.

 

L’agriculture de l’ouest de la France étant en pointe en matière de compétitivité, il a passé des alliances avec les syndicalistes bretons (éleveurs intensifs) et avec Christiane Lambert (Pays de la Loire) qui promeut « l’agriculture écologiquement intensive », prolongement de ce qu’elle appelait « l’agriculture raisonnée », le but étant de respecter certaines contraintes liées au respect de l’environnement, en relation avec les grandes entreprises qui entourent l’agriculture, sans s’aligner pour autant sur les demandes des écologistes.

 

Cette stratégie de conquête de la FNSEA inclut la prise de contrôle du mouvement coopératif, par l’intermédiaire du Haut conseil de la Coopération agricole. Il s’agit de faire face aux mouvements revendicatifs paysans (grèves des livraisons de lait en 2009 à l’initiative de l’Apli et de l’EMB au niveau européen, remise en cause de la FNSEA par les agriculteurs à la base) et aux organisations syndicales minoritaires (Coordination rurale, Confédération paysanne) dans la perspective des élections professionnelles dans les Chambres d’agriculture, qui auront lieu en janvier 2013.

 

Le président de la FNSEA sait qu’il n’est plus possible de s’arc-bouter sur des pratiques anti-démocratiques d’un autre âge, dénoncées dans le rapport Perruchot (voir Rapport Perruchot : la FNSEA était bien largement mise en accusation - Confédération paysanne, 20 février 2012).

Ce rapport du député centriste « épingle les méthodes de financement des organisations syndicales et patronales. Dans le secteur agricole, la FNSEA et sa section Jeunes Agriculteurs sont soupçonnés de profiter de leur domination » (L’avenir agricole, Antoine Humeau, 24 février 2012).

 

C’est pourquoi La FNSEA propose l'ouverture des interprofessions aux syndicats minoritaires (Ouest-France, 24 février 2012). Lors de son conseil d’administration le 23 février 2012, la FNSEA a accepté le principe de l’ouverture des interprofessions aux organisations minoritaires, mais représentatives.

Le nouveau président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), Thierry Rocquefeuil, élu le 5 avril à la tête d’un bureau dans lequel sont fort bien représentés les régions de l’ouest, a montré son ouverture à la discussion avec les représentants des syndicats minoritaires, à condition qu’ils fassent du syndicalisme, pas de la politique (Ouest-France, Marius Garrigue, 6 avril 2012).

Le secrétaire national de la Confédération paysanne, Gérard Durand, a réagi à cette ouverture « (…) Ce n’est pas le rôle d’un responsable syndical de définir les règles de représentativité des institutions, c’est du ressort des pouvoirs publics (…). Sans vouloir le dire, il fait de la politique en s’invitant dans le débat présidentiel » (L’avenir agricole, 23 mars 2012).

 

Xavier Beulin est très au fait de l’évolution des forces politiques. Il prépare les structures qu’il dirige à l’arrivée de la gauche en 2012 au pouvoir national. Il a su utiliser ses réseaux politiques pour faire évoluer la loi sur le Certificat d’obtention végétale.

Voir Agriculture : Le beau cadeau de noël de l'UMP au lobby semencier ? (Marianne2, 29 novembre 2011)

Loi sur le Certificat d'obtention végétale : l'UMP proche des semenciers - 14 décembre 2011

 

Le congrès de la FNSEA, premier syndicat agricole de France, qui s’est tenu à Montpellier, a mis en évidence la volonté de la nouvelle équipe dirigeante. Xavier Beulin (FNSEA) : « On s'est focalisé sur la PAC, pas assez sur nos produits (La Croix 27 mars 2012).

 

Ainsi, l’homme qui dirige, non seulement la FNSEA, mais les forces professionnelles agricoles dominantes, en relation avec l’industrie agroalimentaire, cherche à se placer dans un rapport de forces favorable vis-à-vis des prétendants au pouvoir politique national. Car il est bien décidé à poursuivre la cogestion de l’agriculture avec les pouvoirs publics.

Jeudi 29 mars dernier, 7 candidats à la Présidentielle ont défilé devant les acteurs du monde rural au Forum de Montpellier. Une première ! Plus de 1 500 participants et quelque 200 journalistes étaient réunis ce jour-là pour écouter les postulants à l’Elysée leur parler de compétitivité, d’emploi, de politique agricole commune et d’environnement. Voir Le grand oral des candidats à la Présidentielle 2012 devant le monde rural

 

 

Commentaire placé par eva :

 

Bonjour

on oublie le principal, François Asselineau (le plus compétent entre autres), celui qui a fait un tabac en quelques jours + de 10.000 visites de son interview extraordinaire, alors que les autres candidats, dépourvus d'idées et de connaissances, stagnaient à 2 ou 300 visites pour ces interviews ! cordialement eva

http://www.terredinfostv.fr/video/ea4a87614b5s.html

ou ici, record de visites ! Ruraux, agriculteurs ! Découvrez François Asselineau, il vous parle ! (Vidéo)

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive/2012/03/12/ruraux-agriculteurs-decouvrez-francois-asselineau-il-vous-pa.html

 

 

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La mort intensive des sols

Claude Bourguignon est docteur es-sciences, directeur du Laboratoire d’Analyse Microbiologique des sols (analyse sur le terrain et au laboratoire, sur le plan chimique et biologique des sols agricoles afin d’aider les agriculteurs dans leur gestion sol en France, en Europe, en Amérique et en Afrique)

http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/1861/la-mort-intensive-des-sols

 


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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 18:13


Les nuisances de l'agriculture intensive sont immenses

http://www.planete-dechet.com/lagriculture-intensive.php


La terre qui nous fait vivre…

Voir cette vidéo intéressant sur l’état de notre sol…


Extrait d’un film documentaire “Alerte à Babylone” de Jean Druon. Un scientifique, Claude Bourguignon, met en garde sur l’agriculture intensive.

 

http://www.koreus.com/video/alerte-babylone.html

Alerte à Babylone

 

http://www.koreus.com/video/alerte-babylone.html

 

 

 

 

 

Description : Extrait d'un film documentaire "Alerte à Babylone" de Jean Druon. Un scientifique, Claude Bourguignon, met en garde sur l'agriculture intensive.

 

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L’agriculture intensive et les pesticides

 
        L'agriculture intensive désigne des techniques agricoles permettant d'atteindre un maximum de rendement avec un minimum de main d’œuvre. La planète compte environ 1,3 milliards d'agriculteurs. Seuls quelques millions pratiquent l'agriculture intensive, dans les pays du Nord et dans quelques secteurs limités des pays du Sud. Par la motorisation, la mécanisation, la sélection animale et végétale, l'utilisation d’engrais et de pesticides, un agriculteur ''intensif'' peut cultiver plus de 100 hectares de céréales et obtenir des rendements proches de 10 tonnes par hectare.

        Les nuisances de l'agriculture intensive sont immenses : gaspillage, dégradation de l'environnement, pollution par les pesticides, destruction de la souveraineté alimentaire des pays du Sud, fruits et légumes de qualité lamentable, etc.

Les nuisances de l'agriculture intensive sont immenses


Sachant tout cela, que faire ?


        D'abord, ne pas nuire. A commencer par le choix de son alimentation : arpenter les marchés de producteurs locaux plutôt que les grandes surfaces, choisir de préférence des produits issus de l'agriculture biologique, expérimenter d'autres types d'alimentation (végétarisme, végétalisme, etc.), rejoindre une AMAP (Association de Maintien de l'Agriculture Paysanne), faire son propre jardin... Des alternatives existent ! Cependant, cette démarche reste insuffisante si nous ne sommes pas plus nombreux à refuser les tomates insipides, les pesticides ou l'agro-alimentaire industriel. Des combats politiques sont également nécessaires. Pour lutter contre l'agriculture productiviste, il est possible de participer aux actions de la Confédération paysanne, des faucheurs volontaires,  ou du mouvement international Via Campesina.L'agriculture concerne la vie et l'environnement de tous les êtres vivants de la planète. Espérons qu'elle deviendra de plus en plus « un axe central de contestation et une référence de la résistance. »

 

Les Pesticides 

 
Pollution des eaux (engrais et pesticides), appauvrissement des sols (diminution de l'humus, érosion)*, destruction de la biodiversité (disparition des zones humides et des bocages)... En 40 ans, l'agriculture intensive s'est développée au prix d'une importante dégradation des ressources naturelles. Nous avons choisi d'approfondir ici la pollution par les pesticides.
 
Que sont les pesticides ?
 

        Dérivés des armes chimiques mises au point pendant la première et la seconde guerre mondiale, les pesticides sont des produits toxiques conçus pour tuer les organismes vivants. Les trois grandes familles des pesticides les plus utilisés sont les insecticides, les herbicides et les fongicides. Les principes actifs de certains pesticides ont une durée de vie de plus d'une dizaine d'années. Cela signifie que, bien après leur éventuelle interdiction, ils sont toujours présents dans l'environnement. Le commerce des pesticides est une activité industrielle florissante. En 2000, les ventes mondiales atteignaient environ 28 milliards de dollars. Il s'agit d'un marché de plus en plus ouvert aux pays du Sud.

 

Opopoppp, pas plus que le bord....

 
Où sont les pesticides ?...
 
        Les pesticides sont partout. Ils se dispersent dans l’environnement, voyagent sur de longues distances par les courants atmosphériques et marins, entrent sous forme de résidus dans notre alimentation, s’accumulent dans les graisses, se concentrent le long des chaînes alimentaires.* Il est cependant difficile de mesurer précisément le niveau de contamination de l'environnement. La pollution est hétérogène, les analyses sont onéreuses et les recherches relativement rares. Néanmoins, voici un certain nombre de données permettant de mesurer l'ampleur de la présence des pesticides...
 
... dans notre eau
 

        En 1997, la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales françaises mettait en évidence la présence de résidus de pesticides dans un tiers des prélèvements d'eau de consommation française (217 pesticides étaient recherchés). Le Département américain de l'agriculture estime pour sa part que 50 millions d'américains consomment une eau potentiellement contaminée par les résidus de l'agriculture. Les nappes phréatiques sont également touchées. Pour la période 1995-1998, selon l'Institut Français de l'Environnement, le pesticide atrazine est présent dans plus de 50% des cas où il a été recherché dans les eaux souterraines. Les eaux embouteillées ne sont pas forcément épargnées. Une enquête du magazine Que Choisir ? a en effet mis en évidence la présence d’atrazine dans certaines eaux de source et minérales.


         Lors de la pulvérisation, 25 à 75% des quantités de pesticides appliquées sur les cultures s'évaporent et se retrouvent ensuite dans les eaux de pluie. Un exemple : entre 1995 et 1996, l’Institut National de Recherche Agronomique de Rennes a installé des stations de mesure de pesticides dans les précipitations. Presque tous les échantillons en contenaient. En 1998, une étude similaire menée aux Pays-Bas mettait en évidence la présence de pesticides dans l'eau de pluie, dont certains interdits depuis des décennies comme l’heptachlore. Au final, les pesticides diffusés dans les champs peuvent faire le tour de la terre, comme en témoigne l'intoxication grave des Indiens Inuits du Canada. Les poissons et les phoques dont ils se nourrissent sont contaminés par les pesticides provenant des rivières, de la mer et des pluies.
 
... dans nos maisons
 
         Produits de traitement pulvérisés par les jardiniers amateurs, poussières et particules de terre, colliers antiparasites des animaux domestiques, bombes aérosols, boîtes appâts... L’air intérieur des maisons est parfois plus concentré en pesticides que l’air extérieur. selon L'EPA (agence de l'environnement aux États- Unis), plus de 80% des ménages américains utilisent 3 à 4 pesticides différents dans leur maison. Une étude allemande met en évidence du pesticide perméthrine dans 90% des foyers étudiés.
 
... dans nos aliments
 
         En 2001, une enquête de la Commission européenne signalait la présence de pesticides dans 36 % des quelques 40 000 échantillons de fruits, légumes et céréales européens analysés (le contrôle portait sur une centaine de pesticides). En France, ce taux atteignait les 54 %, dont presque 10 % au-dessus des seuils autorisés (notamment les laitues : 30 % d'entre elles dépassaient les doses admissibles de pesticides). Une récente étude hollandaise a analysé 100 échantillons de raisins de table : 70 % des raisins contenaient au moins un résidu de pesticide, 35 % à des teneurs plus élevées que la réglementation. Dans l'État de Californie, une étude portant sur plus de 5500 échantillons et 160 substances recherchées a conclu qu'un tiers des fruits et légumes contenaient des résidus de pesticides.
 
... dans nos corps
 
        Tout adulte européen a accumulé entre 300 et 500 produits chimiques industriels différents qui se retrouvent stockés dans le sang, les urines, le lait maternel, les tissus adipeux et autres organes.
 
La France, numéro 1 des pesticides
 

           La France était en 2002 le plus gros exportateur mondial de pesticides, (juste devant l'Allemagne et les États-Unis), et le troisième consommateur mondial (avec plus de 100 000 tonnes en 1999). 40 % des pesticides consommés sont utilisés pour la vigne, 10 % sont répartis vers des utilisations autres qu’agricoles (jardinage, espaces verts, voiries, etc.). Premier producteur agricole européen (plus de 20% de la production), la France est notamment le premier producteur de maïs, qui consomme plus de 40 % de la production totale européenne d'herbicides. Rapportée à la consommation par hectare, la France est cependant dans une position moyenne (environ 4,5 kg de pesticides par hectare contre 17,5 pour les Pays-Bas). Elle dispose en effet de la plus grande surface agricole utilisée (plus de 20% de la surface agricole européenne). Paradoxalement, les villes sont les endroits où l'on utilise le plus de désherbants par hectare d'espaces traités. Les golfs et équipements touristiques sont notamment de gros consommateurs d'herbicides (une surface enherbée d'un sol consomme cinq fois plus de pesticides que la même surface cultivée).

La filière "Monsanto", est l'une des plus grosse firmes de productions d'herbicides

 
 
Les pesticides et la santé
 

       L'impact des pesticides sur la santé est difficile à évaluer : il existe une multitude de pesticides utilisés (entre 500 et 700 rien qu'en France), les études épidémiologiques sont rares*, les recherches fixant les seuils réglementaires admissibles dans les aliments sont réalisées sur des animaux, enfin, l'effet des combinaisons de pesticides est mal connu.


      Néanmoins, voici quelques pistes suffisamment alarmantes : Les pesticides organochlorés (chlordane, DDT, Lindane, methoxychlor, etc.) sont considérés comme déclencheurs de tumeurs et de pathologies neurologiques (atteintes de la mémoire, dépression, maladie de Parkinson, etc.). Certains types de cancer, en particulier le cancer du sein et celui des testicules (de plus en plus nombreux) sont liés à la présence d'oestrogènes synthétiques ou xénoestrogènes dans notre environnement (produits par le DDT notamment). Ces substances sont pour la plupart toujours utilisées. Des liens ont été démontrés entre certains pesticides domestiques et des cas de leucémie ou de cancer du cerveau, de l'estomac et de la prostate. Des pesticides et des fertilisants ont été associés à l'apparition des cancers gastriques ou bronchiques, ou encore d'allergies.


      Les viticulteurs français ont, selon une étude récente, un risque de cancer du cerveau dû aux pesticides de 25 % supérieur à la population générale. De manière générale, la maladie de Parkinson, les sarcomes et les cancers du cerveau sont décelés en proportion très supérieure chez les agriculteurs : 5 % chez eux contre moins de 1 % dans la population totale. Notons que selon la Mutualité sociale agricole, un agriculteur sur dix déclare avoir été victime de troubles après la manipulation de pesticides. Les pesticides constituent donc un risque de santé majeur. Chaque année, les pays du Nord interdisent l'utilisation de certains pesticides suite à la découverte de leur risques. Néanmoins, la plupart des pesticides périmés ou interdits dans les pays industrialisés sont envoyés dans les pays du Sud (des centaines de milliers de tonnes selon la FAO). Imaginons les conséquences dans ces pays où les normes de sécurité et les contrôles sont encore plus faibles que dans les pays occidentaux...


       Enfin, notons que les industries ont tendance à augmenter la toxicité de leurs produits, car les espèces ciblées s'adaptent peu à peu aux produits utilisés.

 

Source : Le F.A.O

 

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http://www.planete-dechet.com/lagriculture-intensive.php

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:49

 

Ils se foutent pas mal de la santé… mais pas du fric !
Recours de producteurs contre l'interdiction du maïs OGM

Source : Reuters

29/03/2012 à 17:13 / Mis à jour le 29/03/2012 à 17:13

http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photo-v2-457x222/reuters/ofrtp-france-mas-monsanto-recours-20120329/8899386-1-fre-FR/ofrtp-france-mas-monsanto-recours-20120329_paysage360.jpg

 

Des producteurs de maïs français ont déposé jeudi un recours devant le Conseil d'Etat contre l'interdiction de la culture du maïs génétiquement modifié MON810, commercialisé par l'américain Monsanto, estimant que le veto des pouvoirs publics français "ne repose sur aucun élément scientifique sérieux". /Photo d'archives/REUTERS/Yiorgos Karahalis

Des producteurs de maïs français ont déposé jeudi un recours devant le Conseil d'Etat contre l'interdiction de la culture du maïs génétiquement modifié MON810, commercialisé par l'américain Monsanto, estimant que le veto des pouvoirs publics français "ne repose sur aucun élément scientifique sérieux".

Le Conseil d'Etat avait suspendu en novembre dernier un arrêté de 2008 interdisant la culture et la commercialisation de ce maïs transgénique après avoir été saisi par les mêmes requérants.

La France a réintroduit un moratoire le 16 mars dernier au nom de la protection de l'environnement.

L'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), l'Union française des semenciers (UFS) et la Fédération interprofessionnelle de la production de maïs et de sorgho(FNPSMS) déclarent dans un communiqué attendre de leur nouveau recours "une nouvelle invalidation et annulation de l'arrêté ministériel".

"D'abord parce que cette interdiction ne repose sur aucun élément scientifique sérieux et que les producteurs de maïs impactés par la pyrale et la sésamie, subissent un réel préjudice économique", expliquent-elles.

La pyrale et la sésamie sont des chenilles qui creusent des galeries dans les tiges du maïs et les fragilisent. Elles sont responsables d'importants dégâts dans les cultures européennes.

Les producteurs soulignent en outre défendre "un accès non distorsif aux innovations et par conséquent, à la productivité et à la compétitivité de leurs exploitations et de leurs filières".

Pour ces organisations, le principe de précaution est devenu "un principe idéologique d'inaction".

Sophie Louet, édité par Patrick Vignal

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 00:42

 

Savez-vous que la France peut être condamnée à payer 160.000 euros par jour de retard dans la transposition d'une directive de l'UE ??? Avec nos sous !!!

http://cdn.sortiraparis.com/images/400/1467/72233-salon-de-l-agriculture-2012-2.jpg

 

http://cdn.sortiraparis.com/images/400/1467/72233-salon-de-l-agriculture-2012-2.jpg

 

 

Lundi 5 mars 2012

Au cours de sa visite au Salon de l'agriculture, François Asselineau a été invité à répondre publiquement à une émission télévisée de 12 minutes intitulée "4 questions à..." réservée aux candidats à l’élection présidentielle.

 

Cette émission, constituée de 4 questions identiques pour tous les candidats, était animée par Olivier Alleman, par ailleurs journaliste sur France 3. Elle était organisée par les Chambres d'Agriculture, dans le cadre de sa télévision événementielle "Terre d'Infos, la chaîne du mieux vivre".

 

Description :


Emission animée par Olivier Alleman, qui reçoit un candidat à la présidentielle et lui pose 4 questions sur les préoccupations du monde agricole.


- Quelle réforme pour la PAC?
- Quel avenir pour nos territoires?
- Accès à une alimentation diversifiée?
- Préservation de l'environnement et rentabilité?
 


Vidéo ajoutée le : 05-03-2012 11:41:37
Catégories : SIA 2012
Mots-clés : agriculture sia2012

Langue : Français
Lieu de tournage : France / 75015


Adresse de la vidéo :
http://www.terredinfostv.fr/video/ea4a87614b5s.html
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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 01:23

http://a21.idata.over-blog.com/500x314/3/88/75/20/textes/terre-nourriciere.jpg

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Refaire le monde, protéger les ressources naturelles


 

J’ai fait la connaissance de Robert Levesque lors d’une réunion du Mouvement agricole et rural solidaire (Mars) - voir L'accès à la terre, un problème pour l'installation des jeunes agriculteurs - 26 février 2012. 


 

 

En fin de réunion, il a présenté, brièvement, son livre TERRE NOURRICIERE, un livre sur le lien entre les usages de la terre et le réchauffement climatique. Aux éditions L’Harmattan, 2011

 

Voir ROBERT LEVESQUE. Présentation du livre par agter-video (synthèse vidéo de la réunion thématique organisée par l’association aGter le 7 décembre 2011 avec Robert Levesque).

 

La préface de l’ouvrage est signée par Hubert Cochet, Président d’AGTER, professeur d’agriculture comparée à AgroParisTech.

 

C’est un ouvrage important, qui traite de questions beaucoup trop peu développées jusqu’ici, et qu’il est pourtant extrêmement urgent de traiter avant qu’il ne soit trop tard. Le sous-titre, Halte au pillage des biens communs, laisse entrevoir l’angle avec lequel Robert Levesque a choisi de traiter le sujet. Il nous offre à la fois le regard d’un scientifique, avec un examen lucide et très bien documenté des questions agronomiques, et il est en même temps capable de souligner toute l’absurdité des règles et des pratiques d’exploitation des ressources naturelles qui dominent le monde d’aujourd’hui.

 

Hubert Cochet souligne dans la préface que ce "… livre résonne comme un cri d’alarme …". "Il n’est désormais plus possible d’envisager l’avenir de l’humanité comme un chemin unilatéral vers le « développement », la « croissance », - à laquelle toutes les énergies humaines seraient consacrées - étant supposée conduire à une satisfaction toujours plus grande et toujours plus élargie des besoins"

"Sans verser pour autant dans un malthusianisme pourtant revigoré aujourd’hui par la prise de conscience du caractère fini des ressources de notre Terre, Robert Levesque propose plutôt de renouveler notre rapport à la nature et d’asseoir cette renaissance sur un ensemble de politiques foncières pensées à l’échelle mondiale et visant à réguler l’utilisation du sol dans le sens de l’intérêt général et partagé de l’humanité. Il écarte, non sans raison, les tentatives de marchandisation de la nature qui, au nom d’une « valorisation » de cette dernière et pour en promouvoir le meilleur usage possible, affectent un prix, mesuré en unités monétaires, à la nature. Parce qu’un tel calcul financier implique nécessairement de se soumettre à la tyrannie de l’actualisation, il conduit de facto à sacrifier le long terme au court terme, alors même que les services multiples apportés par la « terre nourricière » dans le futur n’ont pas moins de valeur que ceux qu’elle est en mesure d’apporter aujourd’hui." (…)

 

Le chemin d’un développement plus conforme à l’intérêt général "passe par une meilleure répartition de la terre entre tous les humains, entre les agriculteurs d’une part - et ceci pose en termes renouvelés la question de la réforme agraire -, entre les consommateurs d’autre part, afin que chacun ait une empreinte comparable sur la planète, la plus raisonnable possible. Tel est le formidable défi posé par ce livre, balisant le chemin à parcourir pour changer notre rapport à la nature et passer ainsi de l’Anthropocène à l’Ecolocène."

 

Voici le commentaire et le résumé publiés par la maison d’édition L’Harmattan dans le comité de presse relatif à la parution de l’ouvrage.

Ce livre fait le point sur les contraintes auxquelles la production alimentaire mondiale se trouvera confrontée : le réchauffement climatique, le manque de terre « nourricière », la pénurie d’éléments fertilisants, l’érosion de la biodiversité. Mais il est avant tout une invitation à la vie, contre « l’utopie du toujours plus », contre le suicide collectif de l’humanité. Il se veut positif, et indique des voies pour sortir de l’impasse socio-écologique dans laquelle l’humanité s’est engouffrée.

Le constat est sans appel : nous vivons au-dessus des moyens que la nature met à notre disposition, et aux dépens des générations futures. Le « toujours plus » en matière de consommation d’énergie fossile, de terres bétonnées et bitumées, de biens matériels utilisant des ressources naturelles non renouvelables est impossible durablement pour l’humanité. L’homme s’est mis en tête de dominer la nature, de la mettre à son service. Ce faisant, non seulement il se comporte comme une espèce invasive qui épuise les ressources naturelles dont il a besoin pour vivre, mais il modifie également les caractéristiques de la biosphère à tel point qu’il est susceptible de rendre invivable la planète pour son espèce. Ce « toujours plus » ne peut que conduire à de graves conflits sociaux, des guerres que personne ne pourra gagner.

Avant tout, pour sortir de l’impasse écologique dans laquelle l’humanité s’est engouffrée et donc pour le bien-être de chacun, il faut changer de paradigme. L’homme doit abandonner l’idée de dominer le reste de la nature. De la domination de la nature, de la destruction de la biosphère, nous devons passer à une symbiose entre l’homme et le reste de la nature. De la compétition, de l’individualisme, nous devons aller à la coopération, à la solidarité, au partage y compris avec les générations futures.

La nature ne négocie pas. Aux hommes de négocier entre eux l’accès aux ressources naturelles, notamment à la terre nourricière. Pour nourrir l’humanité, une gouvernance démocratique mondiale des biens communs de l’humanité, notamment des ressources naturelles (la biodiversité, les espaces naturels, le climat, les réserves minières) doit se mettre en place en lien avec les politiques locales. La propriété de ces biens doit être encadrée sur la base de la déclaration des droits de l’homme qui prévoit des limites à la propriété dans l’intérêt général. Au lieu de laisser faire la course mondiale aux hectares naturels, des réformes agraires doivent être engagées pour permettre aux affamés de se nourrir.

Ce livre propose des pistes de solutions, une voie pour atteindre l’Ecolocène, l’ère de la symbiose entre l’homme et le reste de la nature. Le temps est compté. C’est sans doute la première fois que l’humanité dans son ensemble est susceptible de se détruire. L’état d’urgence socio-écologique doit être décrété. Un futur apaisé doit nous faire rêver et nous motiver à le construire.

Résumé
Le dérèglement climatique auquel nous assistons et participons se traduit par une augmentation des tempêtes, des inondations, des sécheresses et des canicules. Il fait baisser les rendements agricoles alors que la concurrence entre les productions de biomasse alimentaire, énergétique et de biomatériaux commence à faire rage et pèse sur l’équilibre alimentaire mondial. Pour satisfaire les besoins alimentaires futurs de l’humanité, il faut équilibrer au plus vite émissions et capture des gaz à effet de serre. Il y a urgence. La crise énergétique n’est pas celle du manque d’énergie fossile, mais bien celle de l’excèdent de la demande par rapport à l’offre en énergies renouvelables. Les économies d’énergie, premier gisement à exploiter, et la progression des énergies renouvelables doivent mobiliser tous les investissements en matière énergétique.

 

Autre aspect trop souvent délaissé, les rendements agricoles ont augmenté avec l’utilisation d’engrais azotés de synthèse, fabriqués à partir de gaz naturel, et de ressources minières, ressources naturelles non renouvelables et non substituables entre elles. Il faut donc inventer, en quelques décennies, une agriculture durable, en recyclant les éléments comme les phosphates et la potasse.

Compte tenu de la lutte à livrer contre le réchauffement climatique, nous devons nous contenter des surfaces arables actuelles. Nous pouvons envisager de développer des systèmes agro-forestiers mais aussi de diminuer, dans les pays riches, notre consommation de viande et de calories. Par contre, mettre en culture de nouvelles surfaces en libérant du carbone supplémentaire dans l’atmosphère ne pourrait nous conduire qu’à une victoire à la Pyrrhus ! (…)

 

Lundi 27 février 2012

 

http://mrc53.over-blog.com/article-terre-nourriciere-livre-de-robert-levesque-pour-mieux-repartir-la-terre-100279106.html

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 21:47

WWF met en garde contre l’impact environnemental des réformes

Posted: 26 Feb 2012 04:35 AM PST

WWF
WWF a mis en évidence une série de revers importants dans l'environnement résultante du programme d'ajustement économique de la Grèce - co-financé par le FMI, la Commission européenne et la Banque centrale européenne - tels que l'environnement laxiste des règlements qui permettent, en particulier dans le cas de investissements à grande échelle, la légalisation de développements illégaux dans les zones protégées, la vente incontrôlée des terres publiques, les compressions de personnels de l'environnement et les budgets au sein des autorités publiques, le démantèlement des institutions de gouvernance environnementale, et le «soutien douteux» aux sources d'énergie sales, y compris le charbon.

Vues aériennes de Grèce

Posted: 26 Feb 2012 02:54 AM PST

Vues aériennes de Grèce

Parfois, les images parlent mieux que les mots. La beauté de la Grèce : Profitez de ces images, car les mesures d’austérité actuelles risquent de changer très fortement le paysage, voir ici. Articles liés Athens | The Little Great City Olivier Berruyer – “Plan d’aide” à la Grèce : tout faux… Mots-clésbeauté Grèce

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 00:15

L’Apli et l’Office du lait se démènent pour « sauver le lait »

http://www.sillon38.com/blog/wp-content/uploads/2011/02/Office-du-lait-bon.jpg

http://www.sillon38.com/blog/wp-content/uploads/2011/02/Office-du-lait-bon.jpg

 

Dimanche 26 février, à partir de 9h, à l’entrée du Salon de l’agriculture, Porte de Versailles, une distribution de lait sera organisée afin de sensibiliser les visiteurs à l’action menée par les producteurs en direction des consommateurs de produits laitiers.

DONS DE LAIT : Rendez-vous dimanche 26 à l’entrée du Salon de l’Agriculture à Paris

 

L’objectif du tout nouvel Office du lait (voir ASSOCIATION NATIONALE DES PRODUCTEURS DE LAIT) est d’amorcer un mouvement citoyen de grande ampleur, rapprochant producteurs et consommateurs, de manière à imposer un changement en profondeur dans la gestion de la filière laitière, non seulement au niveau national, mais aussi au niveau européen.

 

Depuis le début, le  combat  de l’Office du Lait (issu de l’APLI ) va au-delà  d’une simple revendication  sur le  prix du lait . C’est un changement de système que nous voulons instaurer en gérant les volumes de lait produits à l’intérieur de l’Europe. Seule une régulation gérée par les producteurs pourra assurer la survie des producteurs ici, sur tout le territoire, et là bas en refusant d’inonder les pays pauvres de nos surplus.

SAUVER la faim dans le monde tout en assurant le maintien des producteurs, COMBATTRE  la famine entretenue par la spéculation, font totalement  partie des missions qui nous sont imparties (…).

Notre action va également vers les consommateurs, car   producteurs et consommateurs, sont les 2 maillons fragiles de la chaîne, pris en tenailles entre  l'agroalimentaire et la grande distribution. Il faut redonner du pouvoir aux consommateurs et aux producteurs puisque les agro industries qui spéculent n’ont d’autre objectif que  le profit  au détriment, souvent, de la qualité des produits 

 

C’est pourquoi l’Office du Lait  National sera au Salon de l’Agriculture  de Paris , Porte de Versailles,  le dimanche 26 février  pour le lancement du  collège consommateurs et de son site Internet www.sauvonslelait.fr, lieu d‘échanges entre producteurs et consommateurs afin de lutter ensemble pour la garantie de la sécurité et de la souveraineté alimentaires de notre pays.

Il est temps de recréer un lien direct entre le producteur de lait et le consommateur.  Cette rencontre inédite entre  ruraux et citadins, sera l’occasion de décliner les grands axes de cette révolution citoyenne pour sauver le lait, qui tient en un sigle : a.s.s.é. (agir pour plus de transparence,  soutenir pour plus d’équité, sanctionner tout abus et dérive, expliquer pour retrouver le bon sens).

 

AG Apli 120911 001 TMêlez-vous, vite, de ce qui vous regarde… Mais de quoi donc ? De ce qui se passe dans votre bol de lait ! Le litre de lait entier coûte 42 cts à produire, est payé 31 cts au producteur, est acheté 100 cts par le consommateur.

NOUS, producteurs et VOUS, consommateurs, sommes les 2 maillons fragiles de la chaîne, pris en tenailles entre l'agro alimentaire et la grande distribution.

Et si on s'unissait ? Et si nous prenions les tenailles pour agir ? Nous avons la matière première, VOUS maîtrisez l'acte d'achat.

Nous, producteurs laitiers, nous vous proposons de relever un formidable défi : Instaurer un commerce équitable ICI ET MAINTENANT.

Cela va se traduire : pour les producteurs par un revenu viable, pour les consommateurs par des produits de qualité à un prix juste.

Voir www.sauvonslelait.fr- une vidéo montre ce qui se passe à la ferme, de la naissance du veau à la production du lait Le métier de producteur laitier

 

Rappel : Office du lait : les consommateurs invités à le rejoindre au Salon le 26 - 12 février 2012 

L'Apli (EMB) est engagée dans un projet de coopérative lait équitable - 11 février 2012

Paul de Montvalon, paysan, président : fédérer les producteurs de lait - 2 janvier 2012 

http://mrc53.over-blog.com/article-salon-de-l-agriculture-les-producteurs-de-lait-alertent-les-consommateurs-100128735.html

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:39

 

L’assemblée générale de Monsanto infiltrée par un activiste


 

L’assemblée générale de Monsanto infiltrée par un activiste

Illustration de The Art of David Dees

 

Natural Society, Anthony Gucciardi, 18 février 2012

 

      Dans une excitante action de résistance populaire à Monsanto et ses OGM qui ravagent la planète, l’activiste Adam Eidinger a infiltré une assemblée d’actionnaires de cette compagnie et a posté la vidéo sur Youtube. Eidinger soulève l'impact négatif sur la santé humaine et l'environnement des cultures d'OGM, du Roundup, et d'autres créations de Monsanto. C’est pourquoi, un porte-parole choqué de Monsanto (identifié par Eidinger comme étant le directeur général Hugh Grant) a fait de son mieux pour écarter les soucis et assurer à l'activiste que la compagnie – celle-là même qui a été prise en train d’exploiter des groupes d'esclaves [*] dans ses champs d’OGM – s’inquiète beaucoup des préoccupations de ses actionnaires.
[* Ndt : C’est une tradition familiale chez Monsanto, qui était à l’origine une famille juive propriétaire et marchande d’esclaves.]

 

      L'un des soucis majeurs mis en exergue par l'activiste Adam Eidinger, qui s'identifie comme un " occupy activist " [activiste s’appropriant le terrain, ndt], c’est la progression de l’usage des pesticides sur les cultures, dû à l’échec des cultures d’OGM sécrétrices de Bt, conçues par Monsanto. La Bt est une toxine sécrétée par les cultures génétiquement modifiées dans le but de tuer divers insectes, bien que l’on ait dévoilé dernièrement que le recours à la Bt a par la suite fait naître des populations d'insectes résistantes au biopesticide. Au moins 8 populations d'insectes ont développé une résistance, 2 résistant aux pulvérisations de Bt et au moins 6 espèces globalement immunisées contre les cultures Bt.

 

      Quelle en est la conséquence ? Il en découle que les agriculteurs doivent pulvériser considérablement plus de pesticides. Cela fait que des aliments génétiquement modifiés encore plus farcis de pesticides sont consommés par un grand nombre de gens sans qu’ils le sachent.

 

      Tout ceci est également mieux démontré encore par l'Environmental Protection Agency (EPA), qui a aussi constaté l’inefficacité du maïs génétiquement modifié de Monsanto. L’agence a même découvert que ces cultures ont fait naître des chrysomèles résistantes. L'EPA a découvert que ces chrysomèles résistantes, en constante évolution pour résister à l'insecticide, sont présentes actuellement en Iowa, Illinois, au Minnesota et dans le Nebraska.

 

      Dans une autre vidéo, Adam Eidinger demande combien dépense exactement Monsanto pour contrecarrer les campagnes en faveur de l'étiquetage des OGM. Il est naturellement possible que vous vous souveniez que Monsanto avait admis influer sur l’issue de l'initiative d'étiquetage au Colorado, qui n’a pas abouti. Avec un certain nombre de protestants et d’agriculteurs bidons en faveur des OGM, vraisemblablement soudoyés par Monsanto, la compagnie a réussi à inverser le résultat. Ces agissements remettent en question la raison pour laquelle Monsanto interdirait aux consommateurs le droit de savoir si leurs aliments contiennent des ingrédients génétiquement modifiés.

 

      La compagnie veut peut-être en finir avec le fait que ses ventes diminuent considérablement, car le consommateur comprend les dangers des aliments génétiquement modifiés. Monsanto a réussi à engranger pour 11,8 milliards de dollars de ventes au cours de l'exercice 2011, qui s'est terminé le 31 août, et elle n'a pas l'intention de ralentir sa funeste production – même si ça entraîne la destruction de notre santé et l'intégrité génétique de la planète.

 

      Voici la réunion des actionnaires filmée par Adam Eidinger :

 


VIDEO sur le site alterinfo

 

Original : naturalsociety.com/monsanto-shareholder-meeting-infiltrated-by-activist-video/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.alterinfo.net/L-assemblee-generale-de-Monsanto-infiltree-par-un-activiste_a71594.html

 

 


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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 06:34

 

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L’eau est essentielle à la vie et à l’agriculture. Une étude révèle l'origine des eaux utilisées dans le monde pour irriguer les champs.

Résultat : 20 % des ressources utilisées proviendraient de sources épuisables. Ce nombre a été multiplié par trois en quarante ans. Le réchauffement climatique aurait aussi son mot à dire. En cas de crise, l’ensemble de la Planète sera concerné...

Une sécheresse a sévi en France durant l’année 2011. De nombreux cultivateurs se sont retrouvés dépourvus face au phénomène. Cet événement nous rappelle à quel point l’agriculture est dépendante de l’eau, et donc, dans beaucoup de cas, des systèmes d’irrigation.

À l'échelle de la Planète, 17 % des champs seraient équipés de dispositifs d’arrosage. Ils fourniraient à eux seuls 40 % à la production mondiale agricole.

L’eau utilisée en agriculture peut avoir plusieurs origines. Les eaux vertes proviennent des précipitations. Elles sont stockées temporairement dans les sols. Les eaux bleues sont pompées dans les rivières, les lacs ou encore dans les nappes phréatiques, mais de manière durable. La troisième source correspond aux eaux extraites de réserves qui se renouvellent peu ou pas.

Des chercheurs de l’université d’Utrecht (Pays-Bas), menés par Marc Bierkens, ont décidé d’étudier la provenance des eaux d’irrigation utilisées dans le monde. Leurs résultats, publiés dans Water Resources Research, sont inquiétants.

Le recours à des ressources d'eau sans réelle gestion durable a triplé entre 1960 et 2000, passant de 75 à 234 km3 par an. Mais qu'arrivera-t-il lorsque les réserves seront épuisées?

Les scientifiques ont utilisé des données géographiques, hydrographiques et satellitaires pour modéliser et cartographier la consommation en eau dans l’agriculture mondiale. Leur programme ne se borne pas aux frontières d’un pays. Il permet d’étudier chaque région du Globe. Les résultats importants sont repris ci-dessous.

En 2000, près de 20 % de l’eau d’irrigation provenaient de sources qui ne sont pas durables. À elle seule, l’Inde a extrait 68 km3 de cette ressource en 1 an. Elle est suivie par le Pakistan (35 km3/an), les États-Unis (30 km3/an), l’Iran (30 km3/an), la Chine (20 km3/an), le Mexique (10 km3/an) et enfin, l’Arabie Saoudite (10 km3/an).

Ces eaux sont principalement utilisées dans des régions semi-arides.

Certaines contrées utilisent majoritairement des eaux fossiles. Sans surprise, ces pays sont : le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite et la Lybie. Ils sont souvent cités en exemple pour illustrer le phénomène du verdissement des déserts.

Conséquences économiques mondiales
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Plus surprenant, certains pays recourant principalement aux eaux bleues (lacs et rivières) et vertes (pluies) pourraient se retrouver en déficit hydrique à cause du réchauffement climatique (diminution de la pluviométrie). L’Algérie, le Maroc, l’Espagne et l’Italie sont particulièrement concernés.

En cas de pénuries d’eau, les conséquences économiques se ressentiraient à l’échelle planétaire. La France n’importe-t-elle pas d’énormes quantités de fruits et légumes d’Espagne et du Maroc, deux pays cités ci-dessus ? Que se passerait-il sur le prix des aliments si ceux-ci venaient à se raréfier ?

Une diminution de la production agricole mondiale pourrait également avoir de graves conséquences sanitaires alors que la population ne cesse d’augmenter…

Cette étude a le mérite de rappeler l’urgence de la situation dans laquelle nous nous trouvons face à la problématique de l'irrigation de nos terres agricoles.

Source © Quentin Mauguit, Futura-Sciences

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 03:48
Les fruits de la colère - Ce monde paysan qu'on assassine par rikiai

 

Plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine.

En 1975, un kilo de golden se vendait en production entre 0,27 et 0,33 euro

alors que le SMIC était à moins d'un euro de l'heure, charges comprises.

 

 

 

 

 

 

En 1939, John Steinbeck ( romancier américain, 1902-1968) publiait son livre le plus célèbre : Les raisins de la colère. Il y décrivait la mutation de l'agriculture ancestrale en industrie agricole, la mainmise du grand capital sur la petite propriété, l'agonie des fermiers expropriés par les banques et victime des promesses fallacieuses des grands propriétaires.

 

En 1989 ( 50 ans plus tard), notre ami et ancien rédacteur, Jean-Clair Davesnes écrivait l'Agriculture assassinée, sous-titrée Mort de la civilisation rurale (1) qui dressait un constat dramatique : toute une civilisation rurale, lentement élaborée pendant plus de mille ans d'histoire au cours desquels elle avait constitué l'armature essentielle de la nation française, achève de mourir sous nos yeux.

 

Curieusement, en 2011 (environ 70 ans après Steinbeck et 20 ans après Davesne), c'est un agriculteur lui-même qui pousse le râle de l'agonie en écrivant, à son tour, un livre dans le titre duquel figure une allusion aux deux précédents : Les fruits de ma colère : plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine. C'est un petit livre de 160 pages qui se lit rapidement et dresse un bilan dramatique : la paysannerie française est vouée à la disparition, l'agriculture est en train de mourir.

 

J.-Cl Davesne l'avait très bien analysé : la décadence a commencé après l'hécatombe de la Grande Guerre de 1914. La France, qui était en grande partie rurale, est devenue peu à peu industrielle. Le mouvement s'est accéléré après la Deuxième Guerre qui a, elle aussi, porté un coup très dur à la situation traditionnelle de la société en France. Davesne n'avait rien exagéré quand il disait que l'agriculture était assassinée : Pierre Priolet est un témoin direct de cette forfaiture.

 

Il était arboriculteur fruitier (pommes et poires) depuis 1990 sur une exploitation de 13 hectares en Provence. Près d'Avignon. Confronté à des difficultés les plus extrêmes, il a été contraint de prendre et d'exécuter une décision inimaginable, en décembre 2009 : l'arrachage de la totalité de ses arbres ! « Il n'y a pas pire décision pour un agriculteur que de détruire son outil de production. C'est à une part de lui-même qu'il renonce. Cela peut ressembler à un suicide. Mais, pour moi, il s'agit d'un acte politique responsable ». dit-il.

 

Pourquoi en venir à une telle extrémité ? La réponse fuse : « J'ai vendu mes fruits 9 centimes le kilo et je les vois à 2.80 € en magasin. J'ai vraiment l'impression d'être pris pour un c...Si on ne veut pas de nous, si on nous méprise à ce point, il vaut mieux qu'on s'arrête. »

 

  • Source : Lectures Françaises – Juin 2011 – n° 650



  •  • Pour commander ce petit livre :

  •   SA D.P.F
    BP 1
    86190 Chiré-en-Montreuil
    tél : 05.49.51.63.50 

 

(1) Dès sa parution, ce livre (publié par les Edition de Chiré) a connu un grand succès, à tel point qu'il a été ensuite réédité à deux reprises, en 1991 et en 1992. Aujourd'hui, les derniers exemplaires de la 3ème édition restent encore disponibles. Nous en conseillons toujours la lecture : il n'y a pas de meilleure synthèse de l'histoire de l'agriculture en France au Xxème siècle.

 

http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/article-une-catastrophe-irreparable-82079553.html

Une catastrophe irréparable !

 


Une catastrophe irréparable !

Pierre priolet

Les fruits de ma colère : plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine. C'est un petit livre de 160 pages qui se lit rapidement et dresseun bilan dramatique : la paysannerie française est vouée à la disparition, l'agriculture est en train de mourir.


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