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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 12:37

http://nonauxogm.over-blog.com/article-24915325.html

OGM : le problème, c’est l’UE

Posted: 19 Jan 2012 11:55 PM PST

 

 

Il y a quelques jours, l’émission Dimanche Plus de Canal Plus a fait un nouveau reportage sur le mauvais feuilleton de l’interdiction des OGM puisqu’il semblerait que Monsanto pourrait bien lancer la culture de son maïs transgénique MON 810 malgré l’opposition du gouvernement.
Un mauvais feuilleton interminable
Cela fait maintenant près de quatre ans que je parle de cette interminable affaire de la commercialisation du maïs Monsanto. Le gouvernement s’y est opposé. Puis, la Commission a cherché à interdire l’interdiction de quelques semences en ayant recours aux procédures ubuesques de Bruxelles, qui lui permettent de faire passer des décisions à moins qu’une majorité qualifiée ne s’y oppose (ce qui signifie qu’elle l’emporte sur une simple majorité, une monstruosité démocratique).
 

Heureusement, une large majorité d’Etats s’est opposée à la décision, renvoyant les commissaires à leurs chers lobbys, comme le montrait bien le reportage de Canal Plus. Mais, devant son incapacité à faire plier les gouvernements, Monsanto a demandé l’avis de la Cour de Justice Européenne, qui a bien évidemment décidé de lui donner raison. C’est en s’appuyant sur cet avis que le Conseil d’Etat a décidé en début de semaine dernière d’autoriser la culture du fameux MON 810.

Naturellement, la réaction du gouvernement ne s’est pas faite attendre. Devant l’opposition des Français, il a assuré que l’interdiction se poursuivrait en 2012. José Bové, sur Canal Plus s’est étonné de cette décision étant donné que tous les partis sont d’accord pour s’y opposer. Aujourd’hui, un grand flou persiste et il est difficile de savoir ce qui va en sortir. La perspective des élections présidentielles devrait permettre d’éviter la mise en culture, mais tout reste très confus.
La vraie cause des problèmes réside à Bruxelles et au Luxembourg
Il est pour le moins paradoxal de voir les hommes politiques s’agiter de la sorte pour dénoncer les conséquences des traités qu’ils ont pourtant ratifiés. Car c’est tout de même Nicolas Sarkozy qui a permis l’adoption du traité de Lisbonne, violant l’avis démocratique exprimé par les Français le 29 mai 2005. Rien ne l’empêchait alors de négocier un nouveau traité qui aurait permis à un gouvernement de protéger son principe de précaution pour éviter la culture d’OGM sur son sol.
Mais non, il a capitulé à Lisbonne en acceptant un TCE bis qui permet justement à Monsanto d’utiliser les rouages indéfinis offerts par les traités européens pour essayer de passer outre l’avis des peuples et des gouvernements en même temps ! Car cette histoire d’autorisation de culture et commercialisation du MON 810 démontre bien la monstruosité de cette construction européenne qui permet aux multinationales de passer outre l’avis des gouvernements élus.
Bien sûr, Nicolas Sarkozy s’agite pour retarder une échéance qu’il a pourtant largement contribué à construire… Dans la réalité, le problème vient de cette construction européenne ubuesque. Si les Français ne veulent pas des OGM, de même que leurs représentants, leur culture devrait être interdite. Point barre, c’est comme cela que fonctionne la démocratie. Et cela est d’autant plus légitime que des scientifiques comme Gilles-Eric Séralini remettent en cause leur non toxicité.
A ce titre, la conversion européiste de José Bové, illustrée par son livre avec Jean Quatremer, démontre ici toutes ses limites.
C’est bien le machin européen qui cherche à nous imposer des OGM dont presque personne ne veut en France.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 14:24
La guerre de la salade est déclarée….

 

S’ils vendaient leurs salades directement, ils feraient du bénéfice non? et sans pesticides ce serait encore mieux. Pourquoi ne pas se regrouper en coopérative et mettre en place un réseau de distribution? Passer par les intermédiaires c’est la facilité, qui au final fait payer le produit un prix exorbitant, une salade c’est 95% d’eau, et on a vu les salades à plus d’un euro, alors qu’elle reviennent à 0.30 euro!!! ça coince quelque part là vous trouvez pas ? Les grands trusts ne veulent que l’esclavage des producteurs, l’argent des moutons qui pensent n’avoir pas le choix, et grossir leurs comptes en banque et ceux de leurs actionnaires de manière éhontée. C’est TOUS ensembles qu’il faut lutter contre ce système….Mais qu’est ce qu’on attend ???


Illustration d'une salade composée. J.-M.BAUDET/SIPA

ECONOMIE – Les producteurs asphyxiés par la chute des prix sont entrés en rébellion…

Les producteurs de salades luttent pour leur survie. N’ayant plus rien à perdre ou presque, ils se sont lancés dans une partie de bras de fer avec les acteurs du secteur. En effet, depuis la fin de 2011, le prix de vente a chuté sous la barre des 15 centimes d’euro par salade, après avoir atteint les 40 centimes début novembre. Or, le prix de revient est en moyenne plus proche des 30 centimes. Difficile de tenir bien longtemps dans ces conditions.


Les maraîchers ont les poches vides

Depuis vendredi dernier, ils ont décidé de ne plus vendre leur marchandise tant qu’ils ne pourront pas obtenir des prix qui couvrent les coûts de production. Et la tactique semble avoir porté ses fruits. Le jour même, les prix ont bondi à 25 centimes par unité, avant d’atteindre le seuil des 30 centimes lundi. Mais la bataille est rude. Tous les moyens de pression sont bons. Quand ce ne sont pas les menaces de se fournir directement en Italie ou en Belgique, «ils achètent la marchandise au compte-goutte pour voir si nous allons lâcher du lest», rapporte Eric Testud, maraîcher à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, l’un des départements producteur de salade avec le Vaucluse, le Gard et les Pyrénées-Orientales.

Les professionnels doivent se réunir ce mercredi soir à Plan d’Orgon (Bouches-du-Rhône) afin de définir la suite à donner à leur mouvement. Fédérer l’ensemble des acteurs n’est pas une mince affaire. «C’est difficile de s’organiser. Certains sont quand même obligés de vendre leur production», souligne Angélique Delahaye, présidente de la Fédération nationale des producteurs de légumes. Après une année 2011 catastrophique où les revenus des maraîchers ont été divisés par trois, plusieurs professionnels ont les poches vides. En ces temps de restriction du crédit sur fond de perte du triple A, difficile d’obtenir un prêt auprès de leur banque. Des milliers de producteurs ont d’ailleurs du mettre la clé sous la porte, avance Angélique Delahaye.


Les intermédiaires pointés du doigt

Concrètement, deux facteurs principaux expliquent la chute des prix enregistrée ces dernières semaines. Premièrement, un climat anormalement doux au début de la saison, en octobre, qui a accéléré la croissance de la récolte. Résultat, une concentration de l’offre sur une période trop courte. Le froid de ces derniers jours est le bienvenu et pourrait permettre une légère remontée des prix.

Deuxièmement, la profession fustige les intermédiaires, qui sont toujours à la recherche du prix le plus bas. «Les producteurs doivent arrêter de servir de paillasson. Ils ont le droit de vivre correctement», fulmine Angélique Delahaye. Surtout que dans le même temps, le prix des salades est toujours le même dans les rayons. Cherchez l’erreur. «La grande distribution ne joue pas le jeu», tempête Claude Rossignol, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône. Au lieu d’une baisse des prix en faveur des consommateurs, Angélique Delahaye plaide plutôt en faveur d’un partage de la valeur ajoutée plus équitable entre les différents acteurs de la filière pour assurer sa pérennité.

 

Mathieu Bruckmüller

SOURCE

 

La guerre de la salade est déclarée….

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 11:37
http://blog.environnemental.info/wp-content/uploads/2007/01/semence-kokopelli-6.jpg

Procès devant la Cour de Justice

de l'Union Européenne:

Kokopelli en marche pour la Victoire!


Communiqué de Kokopelli du 19 janvier 2012

L’avocat général chargé du dossier Kokopelli devant la Cour de Justice de l’Union Européenne a donné aujourd’hui lecture publique de ses conclusions. Nous avons la joie d’annoncer qu’elles  nous donnent entièrement raison !

En effet, le magistrat conclut à l’invalidité de l’interdiction de commercialiser des semences d’une variété non inscrite au catalogue officiel, et ce aux motifs que cette interdiction, portée par la législation Européenne aussi bien que par la réglementation Française, viole le principe de proportionnalité, la liberté d’entreprise, la libre circulation des marchandises, ainsi que le principe de non discrimination. La quasi-totalité de nos arguments ont été retenus!

De plus, l’avocat général n’a pas manqué d’affirmer, au contraire de ce qui était avancé par nos nombreux adversaires (Commission Européenne, Conseil de l’U-nion Européenne, République Française, Royaume d’Espagne et société Graines Baumaux), que, d’une part, les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel n’ont « aucun rapport avec la santé des plantes », d’autre part, que « il appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent », enfin que cette législation limite excessivement le choix des consommateurs qui n’ont « ni accès aux denrées alimentaires ou autres produits issus de variétés qui ne satisfont pas aux critères d’admission, ni la possibilité de cultiver eux-mêmes ces variétés, par exemple dans leur propre jardin ».

De même, l’avocat général rappelle à juste titre que « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».

Il en conclut logiquement que «les inconvénients de l’interdiction de commercialiser des semences de variétés non admises l’emportent manifestement sur ses avantages. »

Nous sommes extrêmement satisfaits de ces conclusions et nous avons maintenant l’immense espoir que la Cour suive l’avis de son avocat général et vienne enfin mettre un terme au totalitarisme pluri-décennal de la législation sur le commerce des semences.

Pour plus d’information, voir sur le site de la Cour de Justice de l'Union Européenne (conclusions de l'avocat général disponibles dans plusieurs langues).

Blanche MAGARINOS-REY

Avocate de l’Association Kokopelli.

contact@avocat-magarinos-rey.com

Pour Victor Jara

Nous avons le plaisir d'annoncer la sortie prochaine de la 11ème édition de l'ouvrage de Dominique Guillet, "Semences de Kokopelli", en début février 2012. Cet ouvrage fait maintenant 848 pages: de nouveaux articles de Dominique ont été rajoutés ainsi que trois essais de John Lash sur 2012 et le très célèbre cycle Maya.

La nouvelle introduction de Dominique pour cet l'ouvrage, "Pour Victor Jara", est disponible sur le site Liberterre.

Festival Kokopelli/PachaMama au Pérou

Au fil des semaines, la liste des intervenants s'accroît et le site est maintenant quasiment traduit en 3 autres langues: Anglais, Espagnol et Portuguais. Merci d'en informer vos amis de par le monde.

L'annonce de ce Festival a suscité une profonde vague d'enthousiasme dans tous les pays d'Amérique Latine et ce Festival Kokopelli/PachaMama va être, durant la première semaine d'août 2012, le rendez-vous incontournable de tous les réseaux de protection de la biodiversité alimentaire, de promotion de l'agro-écologie et de renouveau des cultures Andines.

 

Nous vous remercions pour votre confiance

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 02:56

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bd/Principales_AOC_France.jpg/300px-Principales_AOC_France.jpg

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bd/Principales_AOC_France.jpg/300px-Principales_AOC_France.jpg

60 années de mutations dans l’agriculture française

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Il y a quelques mois, Michel Le Creff, ami de La Rochelle, m’a remis la revue « Citoyens », sous-titrée « Cahiers d’éducation politique, philosophique et spirituelle », n° 340, juillet 2011, dont le thème principal est « Agricultures en Bretagne ». Cette revue est liée au mouvement progressiste La Vie nouvelle (pour une alternative personnaliste et citoyenne), qui avait participé, au côté de Robert Buron (Objectif 72), au congrès d’Epinay-sur-Seine, fondateur du PS, en 1971 (voir Citoyens - Association La Vie Nouvelle).

 

L’atelier politique du mouvement a organisé un voyage en Bretagne, avec visite d’exploitations, qui a servi de base à la rédaction du dossier « Agricultures en Bretagne ». En introduction, Raymond Girou (groupe de Nantes), qui était un de mes amis parmi mes relations professionnelles dans les coopératives agricoles de l’ouest de la France, a rédigé ce texte qui résume l’évolution de l’agriculture française depuis 1945.

 

60 années de mutations dans l’agriculture française

De la Libération à nos jours l’évolution du monde agricole traverse deux grandes périodes.

A la sortie de la guerre, 208 000 exploitations étaient partiellement ou totalement sinistrées. La production agricole en 1945 ne représentait plus que les deux tiers de celle de 1938 et notre pays devait importer des produits alimentaires pour combler son déficit. Le rationnement est resté en vigueur jusqu’en 1949. Cette pénurie a marqué en profondeur notre mémoire collective et orienté la politique agricole jusqu’à nos jours vers une forte productivité, afin de garantir la sécurité alimentaire.

1945-62 : de la pénurie aux excédents agricoles

Les plans Monnet et Marshall ont permis la reconstruction de l’appareil de production et une accélération de la modernisation.
La modernisation résulte de la combinaison de plusieurs facteurs : la mécanisation, l’utilisation des engrais et des amendements, la sélection des animaux et des végétaux et la présence d’une jeunesse nombreuse formée par la J.A.C. (Jeunesse agricole catholique) et l’enseignement agricole. Tous les efforts vont converger vers la productivité, et l’autosuffisance alimentaire est atteinte dès 1960. A ce moment-là se pose le problème de l’exportation plutôt que la limitation de la production, car l’agriculture est considérée comme une richesse nationale et une source de devises extérieures.
Les Lois d’orientation de 1960 et 1962, sous la houlette d’E. Pisani, vont fournir le cadre juridique pour adapter les structures aux besoins de la politique agricole. Ainsi, par exemple, sont créées les SAFER (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) pour l’aménagement du foncier, les GAEC (Groupements agricoles d’exploitation en commun), les groupements de producteurs pour la commercialisation des produits…

1962-2011 : du marché national au marché européen

En 1962 la PAC (Politique Agricole Commune) est créée au sein de la Communauté économique européenne (C.E.E.). Depuis cette date, l’agriculture française s’est insérée dans le marché européen. La PAC a trois objectifs principaux :
• accroître la productivité agricole ;
• élever le niveau de vie de la population agricole ;
• garantir la sécurité alimentaire de L’europe.
Dès les années 70, l’auto-suffisance alimentaire est atteinte en Europe, grâce aux soutiens des produits agricoles, en fonction des quantités produites.
Pour écouler ses excédents, la C.E.E développe les exportations sur le marché mondial, en adhérent au GATT (General agreement on tariff and trade) en 1975, puis à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). La France va devenir le deuxième exportateur mondial de produits agricoles.
Mais les exportations ne suffiront pas à absorber tous les excédents et une limitation des productions sera mise en œuvre, notamment avec les quotas laitiers et la mise en jachères de terres au niveau des cultures végétales. La PAC sera orientée vers des aides directes au revenu des agriculteurs plutôt que vers le soutien de la production et des prix, notamment depuis 1992.
Les besoins des consommateurs et des citoyens, en matière d’environnement et de qualité des produits, sont pris en compte dans la PAC à partir des années 2000.
Il faut noter une grande inégalité dans la répartition des soutiens européens, 80 % des aides allant à 20 % des exploitations agricoles. Une nouvelle PAC est en cours d’élaboration et elle devrait être votée en 2012.
La population active agricole représente en 2010 3 % des actifs de notre Pays, contre 30 % à la Libération. Les exploitations restantes ne cessent de s’agrandir pour atteindre une surface moyenne de 77 ha à ce jour.

Une agriculture française très diversifiée

Anniversaire-Maria-90-ans-1-08-10-100-T.jpgOn peut parler des "agricultures" tant la diversification est grande. Aujourd’hui la production agricole est composée essentiellement de trois grands courants inégaux :

un courant intensif qui accorde la priorité au rendement et qui, progressivement, tient de plus en plus compte de l’environnement sous forme de contraintes (agriculture raisonnée).

un courant biologique qui cherche à valoriser les processus écologiques et qui s’interdit tout emploi de produits de synthèse. Il est relativement facile à certifier. Ce mouvement est né dès 1920 dans le monde par réaction à l’avènement de l’agrochimie. L’appellation "biologique" ou "bio" correspond à une certification reposant sur des normes et des cahiers des charges. En France, l’Association Française pour l’Agriculture Biologique (AFAB) a été fondée en 1962. Le bio occupe seulement 2,5 % de la surface agricole française en 2009, mais elle progresse fortement. L’objectif du Grenelle de l’environnement est d’atteindre 6 % dès 2012.

un courant dit de culture intégrée ou d’intensification écologique qui prend le courant biologique comme prototype de gestion des processus écologiques, mais qui ne s’interdit pas, pour les piloter, l’usage de produits de synthèse. Il est du coup plus difficile à certifier. Le grand défi de notre agriculture est de produire plus et mieux, afin de contribuer à l’alimentation mondiale, avec toujours moins de surface agricole disponible du fait de l’urbanisation.


 Cet article est le 278ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

 

 


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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 13:09

 

 
Agriculteur, la nouvelle vie de Charles Beigbeder 
Charles Gautier
22/09/2009 

Charles Beigbeder est devenu l'un des plus importants agriculteurs d'Ukraine.
Charles Beigbeder est devenu l'un des plus importants agriculteurs d'Ukraine. Crédits photo : Le Figaro

Le fondateur de SelfTrade et de Poweo exploite 22 000 hectares en Ukraine.

Initiative «Rentier ? Vous pensiez peut-être que j'étais devenu rentier ?» Portable coincé contre l'épaule, Charles Beigbeder répond aux questions avant de sauter dans son Eurostar direction Paris. L'éternel jeune homme pressé de l'économie française qui s'était, dit-on, rêvé ministre, change de vie plus souvent que d'avis. Fondateur de SelfTrade, courtier en ligne, puis de Poweo, fournisseur alternatif d'électricité dont il a revendu sa participation avant l'été, il attaque, à 45 ans, sa troisième vie.

Via son holding familial «Gravitation», il est devenu l'un des plus importants agriculteurs d'Ukraine. L'ancien grenier de l'Europe possède 30 millions d'hectares d'excellente terre, dont 6 millions en friches. Actionnaire de référence, il est président d'AgroGénération qui a déjà investi 30 millions de dollars pour louer à long terme des terres dans ­cette jeune République.

Charles Beigbeder y exploite déjà 22 000 hectares de céréales. «Le début de l'aventure remonte à trois ans, explique-t-il. N ous voulions produire des biocarburants, avec AgroFuel. Depuis nous avons abandonné le projet de transformation et nous nous sommes concentrés sur l'amont, la production de céréales pour l'alimentation animale et humaine. Nourrir la planète sera le grand défi de demain.»

Trois fermes gigantesques, d'an­ciens kolkhozes de 6 000 et 8 000 hectares, servent de tête de pont. Le groupe veut doubler la mise. «Nous espérons disposer de 50 000 hectares dans les douze prochains mois, insiste Charles Vilgrain, directeur général d'AgroGénération. C'est du long terme. L'agriculture, ce n'est pas pour les hedge funds, il peut y avoir de mauvaises années. Nous attendrons l'équilibre en 2010, un an plus tard que prévu.» Après l'Ukraine, le groupe songe à moyen terme à investir en Roumanie et après en Afrique.

AgroGénération n'est pas partie en Ukraine la fleur au fusil. «Nous nous appuyons sur le groupe industriel céréalier français Champagne Céréales qui assure notamment le négoce, c'est un partenaire indispensable», poursuit Charles Vilgrain.

 

Américains et Libyens sont déjà là

«Les entreprises françaises contrôlent ainsi directement 100 000 hectares, et participent, directement ou non, à l'exploitation d'un million d'hectares», estime Jean-Jacques Hervé, conseiller du ministre de la politique agraire d'Ukraine. Le pari reste risqué : «Le ticket d'entrée est d'un million d'euros pour une exploitation de 2 000 hectares», indique Vincent Rocheteau, directeur général du groupe semencier Euralis en Ukraine. «Le rendement est inférieur avec 80 quintaux par hectare contre 100 en France dans les meilleures terres céréalières, assure-t-il. Mais le prix des engrais est moitié moindre qu'en France et le coût de main-d'œuvre, c'est un rapport de 1 à 10.»


L'aventure est tentante mais risquée. «Je déconseille les démarches individuelles», explique Jacques Mounier, président du conseil de direction de Calyon Bank Ukraine . Certains fonds souverains sillonnent pourtant le terrain. «Les émirats, les Libyens, les Américains sont déjà là, explique Pierre Begoc, expert du cabinet de conseil Agritel. L'Ukraine reste un pays d'avenir.» Charles Beigbeder ne le démentira pas. Mais déjà celui-ci évoque d'autres projets : la santé, l'énergie, les loisirs. L'intendance n'a qu'à suivre.


LIRE AUSSI

» Lait : premier espoir de sortie de crise

» L'autosuffisance alimentaire de l'Asie en question

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/09/22/04016-20090922ARTFIG00331-agriculteur-la-nouvelle-vie-de-charles-beigbeder-.php


Le milliardaire qui achète la terre pour sauver la planète ! 
Par Thierry Oberlé
27/01/2010
Douglas Tompkins pose sur sa propriété d'Ibera, en novembre 2009. Le fondateur des marques de vêtements Esprit et The North Face est un pionnier de l'écologie radicale : les parcs qu'il a créés en Amérique du Sud représentent un territoire grand comme la Corse.
Douglas Tompkins pose sur sa propriété d'Ibera, en novembre 2009. Le fondateur des marques de vêtements Esprit et The North Face est un pionnier de l'écologie radicale : les parcs qu'il a créés en Amérique du Sud représentent un territoire grand comme la Corse. Crédits photo : AFP

En Argentine, dans le sanctuaire de Los Esteros del Ibera, l'Américain Douglas Tompkins, fondateur de la marque Esprit, affronte les fermiers pour rendre leurs exploitations à la nature sauvage.

La péninsule d'Ibera est un bout du monde. Peuplée de carpinchos (capybaras), - une variété de rongeur au corps d'ourson - de caïmans et d'oiseaux rares, cette contrée vaste comme dix fois la Camargue, forme un royaume lagunaire dont le prophète est un milliardaire philanthrope.

L'Américain, Douglas Tompkins, 66 ans, rachète les terres cultivables du sanctuaire de Los Esteros del Ibera, l'«eau qui brille» dans la langue des Indiens Guaranis, pour les convertir en un parc national de 1,3 million d'hectares. Il acquiert les unes après les autres les fermes d'élevage et les démantèle. Il retire le bétail, démonte les barbelés, laisse à l'abandon les rizières pour rendre les terrains aux espèces en voie d'extinction. Le seigneur des marais veut réintroduire des espèces disparues comme le fourmilier et peut-être un jour le jaguar. Une utopie qui suscite la méfiance et l'hostilité parmi les petits exploitants agricoles de la Mésopotamie argentine.

À Esteros del Ibera, chaque camp défend sa vision de la nature. Celle des autochtones partis en croisade contre le nabab «yankee» est traditionaliste. Ils combattent pour continuer à exploiter leurs terres comme ils l'entendent. Celle de Douglas Tompkins et de sa femme, Kristine McDivitt, est universelle. Le couple est convaincu que la course à la consommation conduit à la catastrophe. «Nous les humains, nous nous construisons un magnifique cercueil dans l'espace appelé planète Terre», affirme-t-il. L'ex-homme d'affaires américain, fondateur des marques de vêtements Esprit et The North Face et son épouse, ancienne patronne de la firme Patagonia, se sont reconvertis en pionniers de l'écologie «profonde», une philosophie new âge. Leurs partisans en pantalon de toile plissée et chapeau à bord large de gaucho n'hésitent pas à descendre dans la rue à cheval lorsqu'il s'agit de protester devant un tribunal contre la construction d'un barrage par un grand propriétaire.

Voici peu, le conflit a pris une tournure politique. Un groupe de députés allant des nationalistes péronistes à la gauche a monté, sans succès, une campagne au Congrès pour confisquer les biens de Douglas Tompkins au nom de l'intérêt supérieur de la nation. Le magnat a riposté en précisant qu'il était disposé à léguer sa réserve à l'État dans quinze ou vingt ans…

 

«Le gringo veut dicter sa loi»

Douglas Tompkins n'en est pas à son coup d'essai. Il s'est déjà offert des fjords déchiquetés sur les côtes de Patagonie et des forêts sur les flancs de volcans au Chili. Ses parcs publics ou privés représentent aujourd'hui un territoire de la taille de la Corse.

Ex-skieur olympique, Douglas Tompkins tombe amoureux de l'Amérique du Sud en grimpant les cimes enneigées du Chili. En 1979, sa fibre environnementaliste se traduit par la création d'un parc de séquoias sur le toit de l'immeuble d'Esprit à San Fransisco. Dix ans plus tard, il vend ses entreprises. Le roi de la fringue a entre-temps découvert Arne Naess, un gourou de l'écologie radicale, mort l'an dernier à 96 ans, qui prêche l'abandon de la société techno-industrielle. Le voilà dans les habits d'un sauveur de la planète. «La vague en faveur de l'environnement ne s'arrêtera pas. Les problèmes écologiques naissent de la notion erronée selon laquelle les humains sont prioritaires alors qu'ils doivent arriver en second», assure Douglas Tompkins.

Dans les marais argentins, son quartier général de Rincon del Socorro se niche au milieu d'une immense propriété. Équipé d'une piste d'atterrissage pour son avion personnel qu'il aime piloter, il abrite une équipe de techniciens chargés de mettre en musique ses projets. «Les terres se dégradent en raison du surpâturage et de la culture intensive du riz. L'objectif est de les transformer en parc», explique Sebastien Cirignoli, le biologiste de la maison. Le milliardaire promeut une reconversion de l'économie locale dans l'écotourisme. Il donne l'exemple avec l'ouverture d'un hôtel de luxe sur la pelouse de sa résidence et de complexes touristiques dans le village voisin de Colonia Carlos Peligrini.

En quelques années, la petite bourgade habitée par des familles d'ouvriers agricoles s'est transformée en «Tompkins City». Le philanthrope qui emploie une centaine d'habitants dans sa compagnie, la Conservation Land Trust (CLT), subventionne les gardes-forestiers, la mairie, les projets sociaux. Des restaurants et des boutiques pour touristes ouvrent. Mais en ce début d'été austral, les vacanciers sont plutôt rares. Seuls quelques visiteurs explorent ces contrées sauvages en barques à moteur qui se glissent entre les hautes herbes des îles flottantes. «Le séjour est beaucoup trop cher», peste Ana Rodriguez de Moulin, l'animatrice de la Fondation Ibera patrimoine des Correntinos, l'association anti-Tompkins.

Ravie d'accueillir des journalistes, la pasionaria parcourt en 4 × 4 les pâturages en klaxonnant pour faire décoller sur le passage du véhicule des nuages d'oiseaux multicolores et pousser au galop les nandous. Le paysage est somptueux. Des chevaux et les vaches broutent, de l'eau jusqu'au poitrail. «C'était beau avant que Tompkins arrive ! Ici, c'est à nous !, tonne Ana. Les autochtones sont menacés d'être déplacés. Notre mode de vie est remis en cause. Tompkins veut en rendant la région à la nature que personne ne vive à l'intérieur des marais. Il dicte sa loi, interdit la chasse, fait donner sa police.» Vue des exploitants agricoles, la bataille de l'eau, ce sont des drapeaux verts - la couleur des anti-Tompkins - qui flottent sur les haciendas, des graffitis et des fresques contre le gringo et surtout des convocations au tribunal pour construction illégale de digues d'irrigation ou usage d'engrais.

Ramon Aguerre, un petit propriétaire aux cheveux gominés, reçoit dans son salon entre le congélateur plein à craquer de morceaux de viande de bœuf et un autel dédié en ce jour d'immaculée conception à la Vierge. «Tompkins m'accuse de nuire à l'écologie parce que mes rizières sont alimentées en eau grâce à une petite digue, s'emporte-t-il. Il me poursuit devant les tribunaux pour me ruiner. Il veut me faire partir pour récupérer mon accès au lac.» Comme beaucoup d'agriculteurs, il voit en Douglas Tompkins un étranger puissant qui vit caché dans ses propriétés. «Les gens du cru ne comprennent pas qu'un philanthrope achète des terres productives pour ne pas les exploiter. Ils sont convaincus que ça cache quelque chose», analyse Horacio Cardozo, un conseiller technique en environnement de la région.

Des thèses «conspirationnistes» circulent. Le milliardaire serait un agent de la CIA. Sa mission ? Préempter en Amérique du Sud, les régions riches en réserve d'eau. L'opération viserait à sécuriser l'accès des États-Unis à ce nouvel enjeu géopolitique.

 

Acheter un atoll sur Internet

Perçu - quelles que soient ses initiatives - comme un Yankee arrogant, Douglas Tompkins est avant tout la figure de proue d'une nouvelle tendance : la générosité au service de l'écologie. De tradition anglo-saxonne, les sociétés philanthropiques s'étaient surtout préoccupées, au début du siècle dernier, de financer des missions d'enquêtes sur les droits de l'homme. Désormais, elles investissent dans la défense de l'environnement, proposent la privatisation des terres sauvages pour empêcher les promoteurs, l'industrie ou la négligence de ravager la nature.

Aux États-Unis, des associations telles WWF et The Nature Conservancy perçoivent des milliards de dollars de dons pour acheter et louer des terrains. Il suffit pour les particuliers d'un clic sur Internet et voilà l'un des plus beaux sites du Mississippi, de la forêt vierge au Brésil ou d'un atoll d'Hawaï qui change de main. Des milliardaires suivent le mouvement. Gordon Moore, cofondateur d'Intel, a fait don de 261 millions de dollars pour acquérir des lieux phares de la biodiversité. Sa fondation a obtenu une concession au Pérou pour protéger la vallée de la rivière Madre de Dios. Le philanthrope et ex-homme d'affaires Michael Steinhardt a racheté deux îles à l'ouest des Malouines et les a données à la Wildlife Conservation Society (WCS). Quant à la banque Golden Sachs, elle s'est débarrassée de 275 000 hectares de droits de propriété en Terre de Feu chilienne au profit de WCS.

Mais le nouveau modèle de protection nord-américain qui allie volonté politique et propriété privée s'exporte mal. Bien accueilli dans les pays riches car il contribue à faire monter les prix des terres, il suscite la crainte dans les pays pauvres. Au Brésil, le gouvernement est monté au créneau pour empêcher Johan Eliasch, l'homme d'affaires anglo-suèdois et conseiller de Gordon Brown sur les questions forestières d'accaparer, via son association Cool Earth, des forêts tropicales. De tels obstacles ne découragent pas Douglas Tompkins. «Si les 10 000 personnes les plus riches du monde faisaient comme moi, on pourrait changer le monde», insiste Douglas Tompkins.

L'appel rencontre pour l'instant un succès mitigé. En Argentine, les milliardaires américains investissent avant tout pour le business tout en profitant de lieux de villégiature époustouflants. Le magnat de la presse Ted Turner possède plus de 40 000 hectares en Patagonie qu'il rentabilise. Quant à Luciano et Carlo Benneton, ils possèdent plus de 800 000 hectares pour l'élevage de moutons, ce qui leur vaut un interminable conflit avec les Indiens Mapuches.

 

LIRE AUSSI

» Patagonie, sur la route du bout du monde

 

http://www.lefigaro.fr/environnement/2010/01/27/01029-20100127ARTFIG00017-le-milliardaire-qui-achete-la-terre-pour-sauver-la-planete-.php

 

 

Comment l’agriculture peut vous rendre milliardaire en peu de temps
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 11/08/2010 (Auteur : .)

L’ONG AGAD-CAMEROUN se propose de vous y aider.Par une matinée du mois de juillet 2009, je me trouvai au fond d’un véhicule de transport roulant à vive allure vers Douala, la capitale économique, lorsqu’une furieuse discussion éclata parmi les passagers. J’aurai été incapable de dire, sans me tromper, ce qui mit le feu aux poudres.

Cependant, c’était une discussion coq-à-l’âne. Politique, sportif, religieux, économique se mêlaient et s’entremêlaient ! Soudain, une femme d’âge respectable craqua et lâcha tout haut le mal vivre qui apparemment l’étranglait depuis belle lurette: « çaaaa ! Le Cameroun-çi me dépasse de jour en jour, fit-elle d’une voix qui semblait provenir d’outre-tombe. Tout est cher sur le marché. Il n’existe même plus de denrée pour pauvre. Même le prix de la banane, qui dans ma prime enfance, s’échangeait en plusieurs dizaines de doigts contre une somme inférieure à 50 Fcfa, donne des tournis à la mère de famille que je suis.

-Ma copine, tu vois seulement la banane ! Je te dis, la tomate, le manioc, etc. Tout est devenu ‘’Djindja’’. Au temps d’Ahidjo, avec 100 Fcfa, tu faisais le marché et toute ta famille mangeait à sa faim, renchérit une femme en qui les larmes de sa congénère avaient réveillées le souvenir déjà si lointain de l’âge d’or alimentaire au Cameroun.»

Je fus tenté en premier réflexe de sourire. Mais non ! Cela n’aurait pas été la solution au problème soulevé. Pire, une attitude de cette nature, m’aurait attiré à coup sûr les foudres des deux ménagères et de tous les passagers dont les visages et les propos indiquaient clairement qu’ils partageaient la même « peur du lendemain » de leurs compatriotes. La solution, (pardi !) est tout simple: (Re)créer l’abondance !

La population du Cameroun n’est plus ce qu’elle était il y a deux décennies. Et comme le montrent les études sérieuses, «Au cours de ces mêmes décades, les ressources alimentaires ont emprunté la courbe inverse ».

Comment rétablir l’adéquation nourriture-population, et au-delà ? L’ONG, « Agriculture Association of Developement » AGAD, en sigle, croit avoir sa petite idée sur le sujet. C’est d’ailleurs la raison de son existence.

Son slogan : « Vers une Afrique sans famine ».

Ses objectifs :

. Sensibiliser, conscientiser, éduquer les populations sur les principes de la culture intensive, pour l’obtention en un temps record, des produits en quantité et en qualité suffisantes.

. Organiser et assurer la formation des Agriculteurs Indépendants de Développement (AID).

. Créer, encadrer, suivre et accompagner les réseaux d’agriculteurs formés et affiliés à AGAD.

. Promouvoir les cultures ornementales en encourageant l’aménagement des jardins publics ou privés, des sites paysagers en vue de la préservation de l’équilibre écologique.

. Faire de tout Africain un AID, quelque soit son statut social.

En ce sens, l’adhésion à AGAD-Cameroun est libre à toute personne intéressée par la problématique de la culture intensive, indépendamment des obligations et responsabilités professionnelles ou autres.

Pour ne pas faire les choses à moitié, les organisations AGAD de par le monde offrent des modules de formation révolutionnaire dont les plus illustres sont :

1- Technique de multiplication rapide des bananiers par décorticage des souches.

2- Multiplication générative

3- Multiplication végétative (faculté d’obtenir un arbre fruitier mature en mois de deux ans d’âge).

4- Micro propagation (culture in vitro)

5- Amélioration et protection des plantes.

Je m’en voudrais de ne pas ajouter à la liste : les Enseignements sur la multiplication rapide du manioc, du maïs, de l’ananas et la culture intensive du palmier à huile.

« AGAD-CAMEROUN SORT DES TERRES »

Le promoteur d’AGAD-Asbl-Ongd est un Africain comme vous et moi. Il incarne à mes yeux et à ceux de milliers de paysans l’autorité la plus crédible en matière de diffusion des secrets de la culture intensive. J’ai nommé : Gerry Manitu Mantoto.

Pour la petite histoire : Dans les années 1970, alors que le jeune Gerry, après l’obtention de son Bac se destine à une carrière juridique, son oncle haut fonctionnaire sous Mobutu le prit en aparté et lui fit des révélations qui changèrent à jamais le cours de sa vie : « Gerry, lui cria son oncle, je te déconseille vivement la voie que tu t’apprêtes à suivre. Elle est sans issue, si tu ne m’écoutes pas tu t’en mordras les doigts d’ici peu ». Devant les réticences de son neveu, l’oncle lui fit comprendre la supercherie qui se cache derrière la politique agricole du maréchal. « Je suis mieux placé pour te dire certaines choses. Nous courons droit à la famine. Les dirigeants le savent mais préfèrent se croiser les bras, et mentir au peuple sur les promesses d’un avenir radieux. Je suis ton oncle, le frère de ta mère, et je ne peux de raconter des mensonges. Demain, il faudra rattraper toutes ces années d’inaction. Je serais fier de te savoir dans les rangs de la minorité d’ingénieurs agronomes qui redonnera au Zaïre sa souveraineté alimentaire. »

Le vieil homme, tel le christ prédisant sa trahison par Judas, avait annoncé le drame à venir. Le Zaïre (devenu entre-temps République Démocratique du Congo) est en proie à une explosion démographique, parallèlement les ressources alimentaires s’amenuisent. Conséquence ! Le petit peuple mange « comme il peut.»

L’Ingénieur Agronome Phytotechnicien biotechnologiste qu’il est devenu, sur les conseils de son oncle, peut se targuer d’être L’HOMME DE LA SITUATION.

Le 25 janvier 2005, il crée à Kinshasa AGAD-Asbl une ONG à but non lucratif. Le succès est fulgurant ! Quant il en a le temps, il anime avec bonheur un programme radiophonique sur les prouesses des nouvelles méthodes culturales, qu’il a lui-même expérimentées en compagnie des membres de son ONG. Un jour, alors qu’il se rendait à une cérémonie officielle, il fut interpellé par un haut responsable du Cadastre : « Alors, monsieur l’Ingénieur c’est à cause de vous que les prix des terrains ne cessent de grimper à Kinshasa.» Revers de la médaille ? En tout cas, Gerry Manitu a su réconcilier ses compatriotes avec l’agriculture. Il l’a si bien fait qu’il s’en trouve de moins en moins de citoyens disposés à céder leurs terres, préférant la mettre en valeur et en tirer annuellement les dividendes.

« Devenez rapidement des AID et inondez le marché de vos produits »

Vous ne me croirez, sans doute, pas si je vous affirmais que la formation dont je vous parle depuis des lignes est subdivisée en six modules et se passe en… 4 (quatre) petits jours. Eh oui ! C’est la pure vérité. Là réside tout le charme des séminaires d’AGAD, car son sens pratique correspond au rythme accéléré du monde moderne. Les paysans angolais en sont séduits. AGAD-Congo, lancé en avril dernier, est en passe de tenir la promesse des fleurs. Son succès est tel qu’à chaque Séminaire, le souci des responsables locaux est de trouver dans Brazzaville une salle assez grande pour contenir la pléthore de candidats à la Formation.

Nous, à AGAD, savourons la satisfaction de n’avoir pas eu raison trop tôt ! Aujourd’hui, il est majoritairement admis que seules resteront libres les nations qui ont eu soin de maintenir leur agriculture à flot. L’ami qui vous déclare que votre pétrole ou vos diamants vous assurent une souveraineté éternelle ne vous veut pas du bien. Car, à l’heure de la disette, ces « richesses » ne vous seront pas d’un grand secours. Les experts du Fao sont formels : « A l’horizon 2050, il n’y en aura plus assez pour tout le monde ». Donc ! A vos houes… Plantez !

Comme titraille, j’ai écrit « Comment l’agriculture peut vous rendre milliardaire en peu de temps ! ». Ceux qui ont pris le parti de me croire sur parole, je leur en suis reconnaissant. A ceux qui en doutent, je dévoile ce petit secret sur la multiplication rapide du bananier par extraction du Méristème :

Prenez un rejet de bananier, après un découpage adéquat, procédé à l’extraction du méristème en vue de favoriser l’éclosion des rejets non visibles. Enfouir le résultat dans une serre, sorte de bac de germination contenant la sciure de bois (Les dimensions de la serre et d’autres explications vous seront données ultérieurement). Comprenez qu’un rejet peut donner 150 autres rejets. 5 jours après, on assiste à la levée des bourgeons. Au terme de 27 jours, les plantules peuvent être déracinées de la serre par le sevrage avant la mise définitive en plantation. Imaginez que votre champ c’est un hectare de superficie, voire plus. En un laps de temps, vous le couvrirez puisque l’expérience décrite ci-dessus peut être renouvelé n fois. Dans quelque 06 mois, vous avez toutes les chances d’être l’heureux propriétaire d’une forêt de plantains de 2 à 4 régimes. Consultez les cours de la banane dans les marchés sous régionaux et pensez à la bonne affaire que vous ferez. Cerise sur le gâteau ! Avec cette méthode, il vous est donné de faire plus d’une récolte pendant la même année.

En reste –t-il encore de « Thomas » ? D’accord, nous les invitons très aimablement à se faire enregistrer en vue de la première séance de formation que l’Ingénieur. Gerry Manitu Mantoto organisera en octobre prochain dans les villes de Douala et de Yaoundé. « Ces choses, il faut parfois les voir pour le croire, et ensuite le dire aux autres». A bon entendeur… bienvenue au club !

 

Par Thierry DJOUSSI,

Journaliste, Président national d’AGAD-Cameroun

Contact : (00237) 74377796/ (00237)94969940. thierrydjoussi@yahoo.fr

© Correspondance : Thierry DJOUSSI

 

http://cm.telediaspora.net/fr/texte.asp?idinfo=40343

 

 

Et que dire de Rothschild qui détiendrait désormais

30 % des terres de la planète,

surtout pour faire... du bio-carburant !

 

Non, il n'y a pas trop d'habitants sur terre à nourrir,

mais trop de prédateurs, trop de vautours sans scrupules !


Eva R-sistons

 


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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 15:56
http://c7.img.v4.skyrock.net/c76/francine909/pics/570182350_small.jpg
http://c7.img.v4.skyrock.net/c76/francine909/pics/570182350_small.jpg


Pour la revitalisation de nos villages

 

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=155:pour-la-revitalisation-de-nos-villages-&catid=13:agenda&Itemid=59


ensemble coopérons activement http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=116:ensemble-cooperons-activement-&catid=10:actualites&Itemid=58


Subir le terrorisme industriel

ou construire une économie réelle proche des hommes ?

 

Gaz de schiste: la colère internationale monte

Vous êtes comme moi contre le gaz de schiste ? pour le député UMP François-Michel Gonnot, nous sommes des terroristes, habiterait-il près des derricks? donnerait-il à boire l'eau contaminée à sa famille?


Suite Voir Infos82 Revitalisation de nos villages

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=173:infos-82-revitalisation-de-nos-villages-&catid=13:agenda&Itemid=59

 

Construire une économie réelle plus proche des hommes vous concerne, nous concerne . Le site Lien en Pays d'OC vous guidera vers les réseaux d'économie sociale, solidaire , distributive et équitable.


Le savoir est la seule matière qui s'accroit quand on la partage Socrate


L'année 2011 s'est terminée avec les révélations d'une Europe en pleine crise et d'une France figée dans les scandales.

Malgré les réformes rapides et répétitives, le gouvernement n'a évité ni l'accroissement de la dette , ni celui du chômage.

Cette France gouvernementale qui a pris les décisions de réformer n'est pas celle de tous nos concitoyens. Seule une «élite-minoritaire» a réfléchi sur ces questions, sans bien sûr apporter de bonnes et de vraies solutions pour la majorité de nos concitoyens et, la misère gagne notre pays.


Pour un enseignement créatif

Le rôle crucial des enseignants : attirer former et retenir des enseignants de qualité

La réforme des territoires: la réforme de 2012 qui fait peur Suite http://lienenpaysdoc.com/


Pour un audit citoyen de la dette

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=190:pour-un-audit-citoyen-de-la-dette-&catid=13:agenda&Itemid=59


Voir les sites des acteurs de nos territoires http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=185:des-sites-locaux-a-connaitre-&catid=13:agenda&Itemid=59


Deux bonnes nouvelles :

Alors que la souscription du projet de documentaire "La Pandémie du Nouveau Monde" arrive à son terme dans 4 jours, les promesses de dons affluent depuis une semaine sur le site Ulule.

Toutes ne sont pas encore comptabilisées. Vous pouvez contribuer à finaliser ce projet. Il reste 1500 euros à trouver pour atteindre la somme globale demandée.

Autre bonne nouvelle : une interview et un article à la une du site
Paris Match depuis aujourd'hui. Merci d'avance de votre soutien et de votre engagement.


A bientôt à la ligne d'arrivée ! Nazzaréna


3 Février Réunion du SEL à Réalville 82 covoiturage

 http://www.wigowiz.com/carte.php?m=VSc1036 Ordre du jour voir  Infos82 Revitalisation de nos villages  http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=173:infos-82-revitalisation-de-nos-villages-&catid=13:agenda&Itemid=59 
Cordialement René Chaboy
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 06:23

 

Pour commencer, cette attendrissante photo...

   

 

cage-aux-folles.jpg

 

 

Dernière mise en ligne sur le site de Manuel de Diéguez
 
http://www.dieguez-philosophe.com /

 

 

- Le génocide arménien et la souveraineté du peuple français (1) , 15 janvier 2012

Depuis le vote de la loi du 23 décembre 2011, qui interdit la sottise de contester le génocide arménien de 1915, j'ai laissé passer trois semaines sans vous dire mot sur le sujet de la pénalisation de l'ignorance, parce qu'il s'agit d'un évènement législatif dont tout l'intérêt est de transcender l'actualité parlementaire et de soulever la question de fond du statut anthropologique de la mauvaise foi dans les sociétés et jusque dans les sciences dures. La première interrogation porte sur la réflexion que doit vous 'imposer le spectacle de la pauvreté méthodologique dont les historiens professionnels d'aujourd'hui ne cessent de vous apporter la démonstration, la seconde, sur la balance à construire afin que vous appreniez à peser les obstacles que rencontre le verbe comprendre appliqué à un génocide.

(…) A suivre…

 

Bannière
Une nouvelle étiquette pour un air intérieur plus sain !
 


Mercredi 11 janvier - Le Dr Pierre Souvet répond à Nathalie au sujet du micro-ondes

 

 

 


Au menu aujourd’'hui : le « Petit guide vert de la bio-alimentation ! » !

Couverture_Bio_Alim_site_BDAu menu aujourd’hui : le « Petit guide vert de la bio-alimentation ! » ! A télécharger gratuitement en cliquant ici !

Après les fêtes de fin d’année et les « petits » excès alimentaires, on réfléchit à comment perdre les quelques kilos superflus qui nous empêchent d’'entrer dans nos pantalons ! Régime à l’ananas ? Ou plutôt à la soupe au chou ? Du plus simple au plus extravagant, ils ne manquent pas, et pourtant ils ne sont pas toujours bons pour la santé... Pour préserver sa santé - et celle de la planète par la même occasion -, l’'Association Santé Environnement France, qui réunit plus de 2 500 médecins, publie aujourd’hui un petit guide vert sur la bio-alimentation pour être durablement en bonne santé !

« Puis-je utiliser mon micro-ondes pour cuire mes aliments ? », « Le non-Bio local est-il préférable au Bio venu du bout du monde ? », « Quelles viandes privilégier pour sa santé ? », « Quels aliments puis-je composter ? », voilà quelques-unes des questions auxquelles répond le « Petit guide vert de la bio-alimentation » ! Ce livret prend en compte tout le processus alimentaire allant du choix des aliments au tri des déchets en passant par la cuisson ou la conservation des aliments...L’'objectif est de montrer que chacun de nous peut adopter une alimentation respectant à la fois la santé et l'’environnement !

Pourtant aujourd’hui, le consommateur ne sait pas toujours sur quels critères faire son choix. Un choix qui a son importance puisque de nombreuses études ont déjà démontré le lien entre alimentation et santé. « Nous nous sommes rendus compte que de plus en plus de patients nous posaient des questions sur la nocivité des plats tout prêts, sur l’'avantage des produits locaux, mais aussi sur les qualités réelles du « Bio ». Ce qu'’ils trouvent sur Internet peut parfois être contradictoire et nous tenions à leur donner un guide validé par des médecins» explique le Dr Pierre Souvet, Président de l’'ASEF. En effet, les conseils donnés s’'appuient sur des études scientifiques reconnues que le lecteur peut retrouver en bibliographie à la fin du guide.

Sur cette question alimentaire, l’'ASEF n'’en est pas à son coup d’essai. En 2010, l’'association avait déjà travaillé sur le sujet en réalisant une enquête avec France 3 intitulée « Bio vs Discount ». Celle-ci avait démontré que notre alimentation avait un effet direct sur notre santé. Durant 15 jours, une personne était passée au « tout bio » et une autre au « tout discount ». En analysant leurs urines, on se rendait compte que celle qui était passé au « Discount » avait absorbé plus de conservateurs et de gras qu’'à son habitude. A l’'inverse, la personne étant passée au « Bio » avait vu son taux d’'acide gras saturé diminuer et avait perdu 2 kg en seulement 2 semaines! «L'objectif était de voir comment tel ou tel régime alimentaire pouvait influer sur la quantité de produits toxiques présents dans notre organisme. Notre enquête a montré que changer son alimentation avait un effet direct et rapide sur notre santé, mais nous voulions aller plus loin et donner à nos patients des moyens concrets pour manger autrement! Ce guide est donc un manuel pour que manger devienne un moyen de se sentir mieux au quotidien!», conclue le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’'ASEF.

Le « Petit Guide de la Bio-alimentation » est téléchargeable gratuitement en cliquant ici.

Contact presse: Ludivine Ferrer ou Sarah Norest 04 88 05 36 15 - www.asef-asso.fr

L'Association Santé Environnement France, qui rassemble aujourd'hui près de 2 500 médecins en France, est devenue incontournable sur les questions de santé-environnement. Elle travaille particulièrement sur le lien santé-alimentation.

Mis à jour ( Lundi, 09 Janvier 2012 13:36 )
 


 

 

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/01/13/le-declin-des-puissances-occidentales-ii.html

Le déclin des puissances occidentales (II)

Le Monde daté du vendredi 13 janvier 2012 annonce à la une « Prés d'un tiers des Français adhèrent aux idées du Front National ». L'enquête met en évidence notamment la « critique de la classe politique », un monde clos dont la faillite évidente s'avère bien plus déterminante que le programme du FN. Comme s'il s'agissait de répondre à ce sondage TNS Sofres, Arnaud Montebourg publie dans La Tribune un point de vue intitulé « Une victoire lente mais certaine de la démondialisation », évoquant en particulier « la perte de 750 000 emplois industriels en France en dix ans » et « la montée des extrémismes ». Mais une telle description des faits est-elle crédible ? La réalité est que la débâcle actuelle n'est pas particulièrement le fait de la « droite » qui gouverne depuis dix ans, mais le résultat de trois décennies de politique « consensuelle » menée conjointement par « droites » et « gauches », « gauche plurielle » comprise. Et que la stratégie suicidaire d'exportation massive de capitaux a été une constante de la politique française depuis Napoléon III, quelle qu'ait été la teinte politique de façade du gouvernement. Le colonialisme n'a été, tout compte fait, qu'une expression de cette stratégie qui s'est soldée entre autres par deux guerres mondiales dévastatrices pour les pays européens. Le 13 janvier au soir, Le Figaro écrit « Dette : la France a perdu son AAA », et Le Parisien : « La perte du triple A "n'est pas une catastrophe" selon Baroin ». Mais est-ce le véritable problème ? Et qui a octroyé à des agences de notation privées un tel pouvoir sur les Etats ? De toute évidence, les puissances « occidentales » ont forgé elles-mêmes leur déclin au cours des deux derniers siècles, voire depuis bien avant. Dans l'après-guerre, elles ont été incapables de la moindre rectification. Depuis les années 1980, l'apologie des délocalisations et de la mondialisation capitaliste a été de mise, autant de la part des « droites » que des « gauches ». C'est ainsi que le gouvernement de « gauche plurielle » de Lionel Jospin s'est distingué par sa politique de privatisations et de démantèlement de la fonction publique, par son soutien à une politique européenne de casse sociale et de marchandisation des services publics... Ce même 13 janvier 2012, Le Monde rapporte « Crise de la dette : les banques suspendent leurs négociations avec Athènes ». Jusqu'où ira le forcing bancaire pour faire plier les Etats ? Ignorer un tel contexte paraît profondément irréaliste, s'il s'agit d'analyser la montée du FN en France. 

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/01/13/le-declin-des-puissances-occidentales-ii.html ]

 

La police des polices, au cœur d'un scandale judiciaire

La Ripoublique

 

 

www.maghrebemergent.info/actualite/maghrebine/7794-le-directeur-...

il y a 2 jours – Des bandes audio de chefs d'Etat arabes enregistrés à leur insu par Mouâamar Kadhafi sont détenues par Michane Djabouri. L'ancien député ...

 

 

Comment votera la France rurale en 2012

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 Comment votera la France rurale en 2012
Au mois de décembre 2011, j'ai effectué un long périple à travers la France, et tout spécialement dans les secteurs ruraux et les villages qui conservent encore de nos jours leurs coutumes et leurs traditions. La première observation affiche l'énorme contraste existant entre les valeurs de nos campagnes et les malaises des banlieues ou des cités. C'est ainsi qu'au fond d'une région française du nord ou du sud, de l'est ou de l'ouest, le bonheur du terroir s'exprime toujours de la même manière qu'il y a 30 ou 40 ans. Il est vrai que la mémoire est omniprésente parmi les populations disséminées au milieu des petits bourgs et des hameaux où le temps de vivre et d'exister est une priorité des habitants.
En parcourant les villages, je m'y suis longuement arrêté et quelques-uns notamment m'ont apporté la nostalgie d'un temps aujourd'hui assurément dépassé (certains le considèrent même comme ringard), mais rempli d'usages, de croyances, de rites et de survivances qui font infiniment la légende de la France profonde.
C'est ainsi que Noël prend toute sa dimension : la fête religieuse de la chrétienté n'est pas supplantée par le caractère commercial et païen de cette célébration : la crèche est bien présente partout dans les chaumières et le Divin Enfant est même chanté par ceux ou celles qui ne sont pas des catholiques pratiquants.
Dans ces campagnes tranquilles totalement opposées à la fièvre des grandes agglomérations, Noël est aussi une grande fête familiale où les aînés s'entourent de leurs enfants et de leurs petits enfants. Ce ne sont pas les cadeaux qui symbolisent forcément la commémoration de la Nativité, mais plutôt les réunions de ceux et de celles qui ont des liens très forts par la parenté, l'amitié et l'amour. Ainsi, en Provence, au cœur des Alpilles, il est encore très courant que l'aïeul arrose d'un verre de vin cuit, la bûche dans la cheminée en prononçant en provencal les paroles solennelles de la bénédiction : « Alegre ! Diou nous alegre !Cacho-fio ven, tout ben ven. Diou nous fague la graci de veire l'an que ven, Se sian pas mai, siguen pas men ! »
(Traduction : « Réjouissons-nous ! Que Dieu nous donne la joie ! Avec la Noël, nous arrivent tous les biens. Que Dieu nous fasse la grâce de voir l'année qui va venir ! Et si l'an prochain nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins. »)
Nous comprenons donc facilement que les traditions, les us et les coutumes sont encore bien présents dans notre société, même chez les jeunes qui, pour la plupart d'entre eux, souhaitent conserver l'hoirie culturelle, spirituelle et populaire qui vient de leurs parents ou de leurs ancêtres.
Alors, il ne faut pas nous faire croire que la France abandonne délibération son héritage, aspirée par la mondialisation et la percée des cultures étrangères venues des autres continents.
Les Français de la France rurale sont trop attachés à leurs valeurs pour accepter une Nation qui perdrait son identité, ses idéaux et son authenticité.
Et cette France-là votera certainement pour le ou les candidats ou candidates qui seront à même de défendre le Pays, non pas uniquement dans la réforme politique, économique et sociale, mais aussi dans ses origines, son histoire et son immense culture.
La plupart des français n'a pas envie (et notamment ceux ou celles issus de nos provinces) de voir le patrimoine de la Nation terni et défiguré par des civilisations du reste fort respectables, mais qui aurient tendance à s'enraciner et à s'étendre au détriment d'un passé et d'une mémoire nationale collective.
Lors de mes multiples rencontres avec un public parfaitement conscient de la situation française, j'ai appris que les gens des villages, des campagnes et en général du monde rural, avait bien l'intention de soutenir la France et particulièrement l'individualité de chacune de ses régions et de ses terroirs.
« La France doit rester la France », m'a dit clairement le maire d'une commune visitée. « Et autant que je serai à la tête de mon village, je défendrai par mes actions et par mon vote au moment des élections, l'identité de nos aînés comme celle des générations futures. »
Pierre-Alain Reynaud
Retrouvez tous les articles, projets, débats et commentaires sur :
Site internet : www.pierre-alain-reynaud.com
cafe.republicain@gmail.com

 

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François ASSELINEAU parle aux maires de France par DJAMELITO-UPR
François Asselineau, Président de l'Union Populaire Républicaine, est candidat à l'élection du Président de la République française en 2012. Il demande solennellement aux maires de France de lui accorder leur parrainage pour l'élection présidentielle.

 


 

2012 : Enfin un candidat qui a du panache !

Qui veut perpétuer le Programme du CNR issu de la Résistance !

Il mérite toute notre attention...  Eva R-sistons.

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 00:05

http://www.reworld.com/pics/g/10000/MQQL.jpg

René Chaboy - http://www.reworld.com/pics/g/10000/MQQL.jpg 

 
Quelle réforme pour sortir du naufrage France?

 

La réforme des territoires peut-elle se décréter sans les acteurs des savoirs faire-partagés sachant évoluer et utiliser les nouvelles technologies de communication pour former des réseaux sociaux-économiques-écologiques innovant et sans frais publics ?

Taxe Tobin à la française : un bluff indécent

Les secrets inavouables de la caste par François de Closets , l'oligarchie des incapables Voir http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=178:democratie-et-territoires-&catid=13:agenda&Itemid=59

Pour une bourse de l'opinion http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/pour-une-bourse-de-l-opinion-107198

 

Démocratie et territoires sera le thème de l'année 2012.
 

 

Cette année sera l'occasion de faire le point entre tous les acteurs qui depuis des décennies défendent l'idée d'une économie réelle partant de la culture de nos territoires . Cette culture rappelle aux chefs d'Etats ( et particulièrement à notre caste politique française) semblant souvent l'ignorer que tout Etat moderne doit se mettre au service d'une démocratie locale agro-alimentaire.

Vous pouvez rejoindre notre blog http://lienenpaysdoc.org.over-blog.net/ , demander à recevoir notre lettre et consulter notre site http://lienenpaysdoc.com/

René Chaboy pdt de l'association Lien en Pays d'OC

et membre de l'association pour une constituante


La réforme des territoires: danger pour les services publics?


Réforme des collectivités territoriales: un débat confisqué, une réforme tronquée?

Développer les coopérations pour renforcer la démocratie locale

Economie Sociale et Solidaire: quand les territoires inventent leur monnaie

En ces temps de crise financière, où l'on parle : rigueur et austérité , dette publique qu'il faut réduire , où il faut rassurer les marchés , des collectvités locales et des habitants de communes n'hésitent pas , dans un élan démocratique , à se réapproprier la complexe question financière.

Comment? En lançant , dans le champ de l'Economie Sociale et Solidaire , des expériences alternatives . Convaincus qu'une autre finance est possible

Voir la suite http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=178:democratie-et-territoires-&catid=13:agenda&Itemid=59

 

Communiqué de la coordination rurale


Le relèvement du taux réduit de TVA de 5,5 à 7 % pour les produits agricoles s’avère excessivement complexe au point que les agriculteurs ne savent pas à quel taux ils devront facturer leurs livraisons.

En distinguant la taxation des produits agricoles selon qu’ils sont destinés à l’alimentation humaine ou à d’autres destinations, les concepteurs de cette mesure manifestent leur profonde méconnaissance du secteur agricole. voir la suite
http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=182:pour-mieux-comprendre-comment-se-relier-&catid=13:agenda&Itemid=59


Des apiculteurs obtiennent une promesse d'interdiction du Mon810

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=182:pour-mieux-comprendre-comment-se-relier-&catid=13:agenda&Itemid=59

 

La Caisse Nationale de la Sécurité Sociale : des remises sur les pénalités de retard http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=184:merci-de-diffuser-ces-informations-&catid=13:agenda&Itemid=59


Pétition de reconnaissance d'un droit à la citoyenneté mondiale . La mise en place d'institutions de la Démocratie mondiale chargé de dire le droit de l'être humain, le droit de l'humanité, le droit des générations à venir, et sans doute aussi les devoirs et responsabilités qui découlent de ces droits.

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=161:terres-et-ressources-solidaires-des-peuples-&catid=13:agenda&Itemid=59

 

Les sites locaux des acteurs de nos territoires

http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=185:des-sites-locaux-a-connaitre-&catid=13:agenda&Itemid=59

 

Pétition Non au gaz, pétrole et huile de Schiste ! Oui à la transition énergétique

Pour signer la pétition http://afrodeau1.over-blog.com/article-petition-permis-beaumont-de-lomagne-non-au-gaz-de-schiste-96289242-comments.html#anchorComment

 

Info 82 http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=173:infos-82-revitalisation-de-nos-villages-&catid=13:agenda&Itemid=59

 

Vous voulez faire connaître le site Lien en Pays d'OC pour faire connaître vos informations insérées dans ce site, participez vous aussi à le développer http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=116:site-lien-en-pays-doc-mode-demploi-&catid=10:actualites&Itemid=58

Ne soyons pas libres qu'une fois tous les cinq ans, construisons une économie locale face à l'oligarchie mondiale. Comment renverser légalement l'oligarchie actuelle? http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=169:ne-soyons-pas-libres-quune-fois-tous-les-cinq-ans-&catid=13:agenda&Itemid=59

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René CHABOY
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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 18:26
Kaolack : le bio-digesteur soulage les femmes rurales …
26 décembre 2011

Posté par voltigeur

Kaolack : le bio-digesteur soulage les femmes rurales …

 

 

De l’énergie gratuite et bio pour les femmes rurales du Sénégal, avec le bio-digesteur bien sur il faut du fumier animal…


Kaolack, 22 déc (APS) – L’usage du bio-digesteur (un biogaz) dans la cuisine, l’éclairage et la fabrication d’engrais organiques est en train d’alléger les travaux ménagers dans plusieurs localités de la région de Kaolack (centre).

Une visite de presse organisée par le Programme national de biogaz domestique (PNB) à Koutal, Tallène et Toubacouta a permis de constater à quel point le bio-digesteur facilite l’accès des populations rurales à l’énergie.

Fatou Kâ et Fatoumata Sy, deux dames rencontrées lors de cette visite, utilisent des fourneaux alimentés avec de la bouse de vache transformée en énergie, pour préparer les repas. Elles ne tarissent pas d’éloges à l’endroit de cette technologie venue améliorer leur faciliter les travaux ménagers.

‘’Le bio-digesteur installé avec du sable, du gravier, de l’eau, du ciment […] m’a permis de gagner du temps’’, se réjouit Mme Sy. Elle ne va plus chercher du bois de chauffe en brousse. Le biogaz a l’avantage de ne pas dégager de la fumée, signale-t-elle, ajoutant qu’il lui permet même de ‘’vivre mieux’’.

Chaque jour, elle alimente son bio-digesteur de trois seaux remplis de bouses de vache, ce qui lui permet d’assurer la préparation des trois repas quotidiens. Elle souhaite la vulgarisation de cette technologie qui, selon elle, peut ‘’donner un autre visage au monde rural’’.

Le bio-digesteur sert en même temps à la cuisson des repas et à l’éclairage des ménages. La ‘’fumure organique’’ qu’elle dégage sert à enrichir les terres des bénéficiaires, selon Mactar Sylla, le responsable technique du PNB. Cette structure est en train de vulgariser le bio-digesteur dans la région de Kaolack.

‘’Les femmes utilisant cette technologie seront moins exposées aux maladies respiratoires dues à la fumée’’, affirme M. Sylla.

En leur faisant gagner du temps, ce biogaz leur donne l’occasion de vaquer à d’autres activités comme le maraîchage, la pisciculture, etc., selon le technicien du PNB. Il permettra aussi aux enfants des localités bénéficiaires et non raccordées au réseau électrique d’améliorer leur scolarité, grâce à sa production d’énergie, souligne M. Sylla. A Koutal, dit-il, cette technologie a permis aux éleveurs de couper de moins en moins du bois.

‘’Nous exigeons de tout demandeur d’un bio-digesteur d’avoir au moins trois à quatre vaches, d’être un agropasteur pratiquant la stabulation et la semi-stabulation, et de disposer d’un espace pouvant abriter la technologie. Il faut aussi respecter les distances réglementaires entre le bio-digesteur et les étables…’’, souligne Bassirou Sarr du PNB.

Cette structure, selon ses agents, a installé 325 bio-digesteurs dans les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine de juin 2010 à maintenant. Elle en installera environ 8.000 d’ici à 2013, selon Mor Ndiaye, chargé du marketing au PNB.

PON/ESF/ASG

Source : www.aps.sn partagé avec terresacree.org

 

Kaolack : le bio-digesteur soulage les femmes rurales …

 

Kaolack : le bio-digesteur soulage les femmes rurales …

 

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 20:47
L’amarante, plante espiègle

 

 

Cette plante est en train de faire tourner les beaux rêves de Monsanto en cauchemars.

Les OGM, pour Monsanto, c’est la réponse absolue à la prédation des insectes.

Pour les écologistes, et pour beaucoup de citoyens responsables, les OGM sont une menace pour l’environnement.

Mais là où tous les militants du monde se cassent les dents contre le puissant loybby OGM, une petite plante fait de la résistance.

L’amarante est une plante bien connue de nos ancêtres, puisque les Incas la considéraient comme une plante sacrée.

Mais pour le lobby OGM, c’est plutôt une « sacrée » plante.

Chaque plante produit environ 12.000 graines par an, et les feuilles contiennent des vitamines A, C et des sels minéraux.

Elle est même plus riche en protéine que le soja, pourtant considéré comme champion en la matière.

Les diététiciens affirment que la protéine de l’amarante est de qualité supérieure à celle du lait de vache.

Ils conseillent d’utiliser les graines moulues d’amarante, mélangées à celle du blé pour faire du pain à qui elles donnent un délicieux goût de noisette.

Mais revenons aux OGM.

La scène du « drame » s’est tenue aux USA, à Macon, en Géorgie.

Un agriculteur remarqua en 2004 que certaines pousses d’amarantes résistaient au Roundup dont il arrosait généreusement ses plants de soja.

Les champs victimes de cette amarante comportaient une semence qui avait reçu un gène de résistance Roundup.

Depuis cette date, le phénomène s’est étendu à d’autres états : la Caroline du Sud, et du Nord, l’Arkansas, le Tenesse et le Missouri.

Le 25 juillet 2005, the Guardian publiait un article de Paul Brown qui révélait que des gènes modifiés avaient transité vers les plantes naturelles, créant ainsi une graine résistante aux herbicides.

Ce que confirment les experts du CEH (centre for ecology and hydrology), et ce qui contredit les affirmations des pro-OGM qui ont toujours prétendu qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée, et une plante naturelle était impossible.

Pour le généticien britannique, Brian Johnson, spécialisé dans les problèmes liés à l’agriculture : « il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation ».

La seule solution qu’il restait aux agriculteurs était d’arracher les plants d’amarante à la main.

Sauf que cette plante s’enracine très profondément, rendant cette solution quasi impossible à réaliser.

Du coup, les agriculteurs ont renoncé à cet arrachage.

5000 hectares ont été à ce jour purement et simplement abandonnés, et 50.000 autres hectares sont menacés.

Depuis, ils sont de plus en plus nombreux ces agriculteurs américains qui renoncent à utiliser les plants OGM, d’abord parce qu’ils coûtent de plus en plus chers, et que la rentabilité est de mise en agriculture comme ailleurs, et enfin parce que l’efficacité des OGM est contestable au vu de ce qui est en train de se passer.

Pour Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja, à Dudley, Missouri, personne ne demande plus de graines Monsanto, au point que les graines OGM ont purement et simplement disparu de son catalogue.

Pourtant, cela représentait il y a peu 80% de son catalogue.

Il constate que les agriculteurs retournent aujourd’hui à l’agriculture traditionnelle.

 

 

Comme le dit Sylvie Simon dans un article à paraître dans la revue « votre santé ».


L’amarante est en quelque sorte un boomerang renvoyé par la nature à Monsanto.


« Elle neutralise le prédateur, et s’installe dans des lieux ou elle pourra nourrir l’humanité en cas de famine. Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les régions sèches que les zones de mousson, et les hautes terres tropicales et n’a pas de problèmes ni avec les insectes, ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimique ».

 

Les plantes vont-elles réussir là où tous les militants anti OGM du monde ont jusqu’à présent échoué ?

En tout cas, comme disait un vieil ami africain :

« Le mensonge donne des fleurs, mais jamais de fruits ».

 

par olivier cabanel (son site) mercredi 20 mai 2009

 

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-amarante-plante-espiegle-56310

 

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