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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 19:42

 

Monsanto propose une loi
pour interdire les potagers

cubaltPar cubalt1

 

 

Monsanto propose une loi pour interdire les potagers des particuliers

 

Profitez bien de vos légumes, bientôt, avoir un potager dans son jardin sera interdit. Privatiser la nourriture, une idée de plus qui devrait pousser la population à aller manifester dans toutes les villes. Français, européens, habitants de la Terre, debout, marchons, et reprenons le pouvoir !


 

 

http://www.wikistrike.com/article-monsanto-propose-une-loi-pour-interdire-les-potagers-des-particuliers-92454346.html

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 21:07
Y a-t-il encore quelqu’un qui pense aux agriculteurs ?
"Labourage et Pâturage sont les deux mamelles de nos pays"

http://img232.imageshack.us/img232/1630/photo086qi8.jpg
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Christian Sébenne
Tribune libre de Vigile
jeudi 26 août 2010      

"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France"

Sully, ministre et ami du Roi Henri IV


C’est par cette phrase magnifique, éculée par quatre siècles de bons et loyaux services, que les petits écoliers français découvraient encore dans les années 1960 - 1970 leurs racines paysannes aujourd’hui reléguées aux oubliettes. Le double sens de cette expression donnait par là même du travail à tout un monde et donnait surtout à tout un pays l’assurance de sa subsistance.


A l’ère industrielle et même post-industrielle, que reste-t-il des bases agricoles sur lesquelles plusieurs pays se sont bâtis ? On Oublie facilement la contribution à la richesse collective de cette agriculture prospère, constamment innovante, tant par un travail de sélections des meilleures races, des semences les plus productives, ou dans l’utilisation de la génétique et des techniques de productions à la pointe. Les peuples se sont toujours essuyés dédaigneusement les pieds sur ceux qui les nourrissent.


De par le monde, les reproducteurs Charolais, Limousin ou Salers ont fait la preuve incontestable de leurs qualités de vitesse de croissance, rendement en viande et rusticité si bien définis dans ce critère des années soixante "leaner meat, faster gain". Les variétés de semences céréalières se sont améliorées là aussi au fil des siècles, fruit d’un travail d’observation et de besogneux qui pour ingrat qu’il était, ne fut jamais récompensé à sa juste valeur, alors que le "Club des cent quintaux à l’hectare" dépasse depuis longtemps ces rendements, et que le pain quotidien n’a de signification que pour les quelques survivants des turpitudes de l’époque 1940/45 où se sustenter était un "sport national" dont l’enjeu était les fameux tickets de rationnement.


En France, si se nourrir est devenu un droit à part entière, tout comme les allocations familiales ou la sécurité sociale, les politiques qui ont eu en charge les rênes de ce pays se sont mobilisés pour la norme des 35 heures de travail/semaine, des congés payés, et principalement et surtout des droits pour tous les immigrés, en oubliant jusqu’à l’existence même de ceux qui les maintenaient en vie, à savoir les paysans.


On a fait tout un plat d’une trentaine de suicides à la société de téléphonie Orange - France - Telecom, pour monter en épingle l’esclavage moderne de ces travailleurs hier encore bardés d’une sécurité mur à mur, et passé sous silence le suicide de 850 agriculteurs, je dis bien plus de 850 exploitants agricoles, qui durant l’année 2009 se sont supprimés après avoir atteint le bout du rouleau, victimes de conditions hyper stressantes, d’un système qui ne profite qu’aux grandes surfaces qui vivent sur leur fond de roulement à flux tendu, et qui paient à 80, voire à 120 jours ces adorables "cul terreux", et livré à un système bancaire dont les pratiques dévoyées précipitent le monde à la rue. Et la même chose se répète dans les campagnes québécoises.


Les agriculteurs ne sont que des "vide seaux" qui font fausse note dans le décor, on veut bien les voir une fois par an, au Salon de l’Agriculture à Paris ou au Calgary Stampede pour le divertissement des rodéos et autres "chuck wagon races" pourvu qu’ils travaillent au minimum 80 heures par semaine. Le message qu’on leur adresse est " t"es rien qu’un plouc, tu pues la bouse, et fais de l’air" pour ne pas dire autre chose, tout en permettant qu’une bande d’ignares, des écolos "baba cool" viennent leur donner des leçons sur ce qu’est le respect de la nature. Pourtant, qui nourrit qui ? C’est la misère qui se fout de la charité !


En cette période troublée, émaillée par des scandales à répétitions et la corruption de nos élites dirigeantes, il serait temps, si l’on veut encore demain manger à notre faim, de se souvenir de la "sagesse paysanne", et que "Labourage et pâturage demeurent les deux mamelles de nos pays", il serait grand temps de prendre en considération les souffrances et la détresse d’un monde agricole qui comme les oiseaux, se cachent pour mourir dans un silence sidéral aux conséquences irréversibles et incalculables. Où se trouve donc la véritable loyauté de nos dirigeants, qu’il s’agisse tout aussi bien de John James CHAREST ou de Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOSCA ?

 

Christian SÉBENNE

 

http://www.vigile.net/Labourage-et-Paturage-sont-les.

 

Voir aussi :

Les agriculteurs et l'agriculture se meurent... Qui en parle ? Personne !

 

agriculture-copie-2.jpg

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 20:46

http://s2.lemde.fr/image/2011/11/29/512x256/1610568_3_9835_le-texte-relatif-aux-certificats-d-obtention.jpg

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Dans le champ de l'agriculture, l'usage libre et gratuit des graines ne sera bientôt plus qu'un doux souvenir rappelant des méthodes paysannes d'un autre temps.

 


Surnommées "semences de ferme", ces graines étaient jusqu'alors sélectionnées par les agriculteurs au sein de leurs propres récoltes et replantées l'année suivante.


 

 [Lire l'article complet sur lemonde.fr]

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

A lire également :

 

 

Sur le site Les mots ont un sens :


 

Tempsreel.nouvelobs.com -  Il évoque un "doute sérieux sur la légalité" de la décision prise par le gouvernement.

 

Arretsurimages.net - Mougeotte veut des journalistes résolument de droite au Figaro. Au cas où cela ne serait pas le cas, ils sont invités à aller... à Libé.

 

Youphil.com - Une colonne de glace s'engouffre dans la mer et détruit tout sur son passage. Un phénomène rare filmé pour la première fois par la BBC.

 

Rue89.com - On avait bien compris depuis quelques jours que Nicolas Sarkozy avait décidé de faire de la défense du nucléaire un axe majeur de clivage avec François Hollande pour la campagne présidentielle.

 

Globservateur.blogs.ouest-france.fr - Alors que le débat sur l'avenir du nucléaire fait rage en France, cette carte fraîchement publiée par le ministère japonais des Sciences invite à hiérarchiser les enjeux: sanitaires avant d'être économiques, encore que...

 

Lemonde.fr - Un développeur spécialisé dans Android a révélé l'existence d'un programme installé par des fournisseurs d'accès américains sur des millions de portables, qui enregistre de très nombreuses informations sur l'activité des utilisateurs et les transmet au fournisseur d'accès.

 

Sudouest.fr -  Les demandes d'hébergements ne cesse d'augmenter, ainsi que le nombre de recours devant la justice.

 

Presseurop.eu - Plusieurs grandes banques estiment que la fin de l'euro n'est plus un fantasme et préparent des scenarios de retour aux monnaies nationales.

 

Lemonde.fr - Un rapport de l'Inspection générale des finances dénonce une dérive des comptes et des "erreurs de gestion" de l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de la Défense, révèle un article du Canard enchaîné à paraître mercredi 30 novembre.

 

Lemonde.fr - Dans le champ de l'agriculture, l'usage libre et gratuit des graines ne sera bientôt plus qu'un doux souvenir rappelant des méthodes paysannes d'un autre temps.

 

Lemonde.fr - Le Monde a choisi de comparer la situation d'un travailleur à temps plein, payé 2000 euros brut.

 

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 19:07

Comuniqué de Presse à l'initiative du Collectif « Semons la biodiversité »

.http://a3.idata.over-blog.com/283x300/0/02/03/33/photos-d--article/cerveau1.jpg

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Agriculture : semences de ferme

Le gouvernement organise le passage en force
d'une proposition de loi très contestée

 

Malgré une forte contestation paysanne qui a conduit à un premier report du débat parlementaire sur
la proposition de loi de taxation des semences de ferme, le gouvernement a décidé mercredi dernier d'organiser à la sauvette son vote dès lundi prochain 28 novembre à 18h.


En interpellant les députés, le collectif « Semons la biodiversité » a constaté que la plupart d'entre
eux seront absents. L’Assemblée Nationale ne se réunit en effet pratiquement jamais le lundi et leur
agenda ne peut pas être modifié quand ils sont prévenus à la dernière minute.


Le collectif "semons la biodiversité" juge inadmissible cette manière d'expédier un sujet très
sensible et très controversé. Le gouvernement s’assoit sur la procédure démocratique pour imposer
un texte très favorable aux industriels de la semence, qui bafoue un droit ancestral des paysans,
entame leur autonomie et représente une entrave à la biodiversité cultivée.


Le collectif conteste un texte qui préfigure un vrai bouleversement pour l’ensemble des agriculteurs
et une remise en cause de la souveraineté alimentaire.


Avec des paysans ligotés, une procédure expédiée et une démocratie piétinée quel message le
gouvernement adresse-t-il au citoyen ?


Cette proposition de loi digne de l’Ancien Régime a fait lever un vent de fronde dans les territoires ruraux. Et il risque fort d’emporter lors des législatives de 2012 bon nombre de députés qui la voteraient. Le collectif « Semons la biodiversité » est bien déterminé à les mettre sous surveillance  démocratique et à faire largement connaître le vote de chacun d'eux.


- Avec l’appel au rassemblement protestataire prévu lundi 28 novembre à 16h30 devant l’Assemblée
- et la pétition sur internet qui a déjà recueilli près de 17000 signatures,

 

ce mouvement des Indignés de l’Agriculture pour la souveraineté alimentaire exprime une réelle aspiration politique plus proche des citoyens. Il espère être entendu par les élus de la Nation.
Pétition en ligne : sur www.semonslabiodiversité.com


Contacts :
Guy Kastler (Confédération paysanne, Réseau Semences Paysannes) : 06 03 94 57 21
Michel Metz (ATTAC, Réseau Semences Paysannes) : 06 19 79 53 69
Jacques Caplat (Agir pour l'environnement) : 09.75.29.39.82
Philippe Catinaud (Croqueurs de Carottes) : 06 03 51 47 67
Bas Van Zuijlen (Chrétien dans un Monde Rural) : 02 98 66 55 41
Michel Géray (Coordination Nationale pour le Défense des Semences Fermières ) : 06 16 49 50 29
Coordination :
William (Action « semences » du 28 novembre 2011)


Confédération Paysanne
coordination.cs@laposte.net
Tel.06.21.38.27.94

 

.http://blog.ac-rouen.fr/clg-oiseau-blanc-dd/files/agriculture4.gif

http://blog.ac-rouen.fr/clg-oiseau-blanc-dd/files/agriculture4.gif

 

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Une campagne nationale pour la présidentielle 2012
Agissons pour l'Environnement, développons l'agriculture biologique


http://www.agirpourlenvironnement.org/campagne/developpons-l-agriculture-biologique

 

 

Les Evenements en Quercy Rouergue  avec Lien en Pays d'OC
Voir Info82 Revitalisation de nos villages


http://lienenpaysdoc.com/index.php?option=com_content&view=article&id=173:infos-82-revitalisation-de-nos-villages-&catid=13:agenda&Itemid=59

 

Bien cordialement
René Chaboy

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 12:21


Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit ?
24 novembre 2011 Posté par benji

 

 

 

L’enfer vers lequel nous nous dirigeons n’est pas uniquement financier avec l’union européenne qui veut prendre sous tutelle (quel terme bien fade pour décrire la trahison des populations…) les pays les plus endettés, l’esclavage touche bien plus de domaines, dont l’agriculture et les plantations. En clair, nous n’aurons plus la possibilité d’avoir nos propres plantations et de réutiliser à notre gré les semences sans avoir à payer, un phénomène décrit dans l’excellent documentaire « le monde selon Monsanto » et qui est à l’origine du suicide d’un nombre toujours croissant des paysans en Inde. Bien sur le problème n’est pas nouveau, souvenez-vous, il avait été déconseillé à la première dame des États-Unis madame Obama d’entretenir un potager, un mauvais exemple, surtout mauvais pour le chiffre d’affaire des producteurs d’OGM. Les banques dirigent, les lobbys également, et nous, quand prendrons-nous le pouvoir exactement?

Les industries et multinationales semencières veulent rendre les paysans captifs… grâce à la loi. Les députés doivent examiner le 28 novembre un texte instaurant une « contribution volontaire obligatoire » : une véritable dîme sur les semences. Ressemer librement sa propre récolte ou échanger des variétés de plantes deviendra illégal. Soucieux de préserver l’autonomie alimentaire, des paysans et des citoyens entrent en résistance.


Photo : source

 

Demain, graines et semences ne seront peut-être plus libres. Des agriculteurs s’inquiètent d’uneproposition de loi votée par les sénateurs le 8 juillet dernier, et déjà appliquée par décret aux productions de blé tendre. S’ils veulent conserver une partie de leur récolte pour la ressemer l’année suivante (quoi de plus naturel ?), les producteurs de blé tendre doivent payer une redevance appelée « Contribution volontaire obligatoire » (sic). « L’enjeu de cette nouvelle proposition de loi est d’étendre ce mécanisme à tous les paysans, alerte Guy Kastler, du Réseau semences paysannesChaque fois qu’on cultivera un hectare, ils prendront un peu d’argent de nos poches pour payer les détenteurs de propriété intellectuelle. » La loi prévoit de considérer la reproduction de semences à la ferme, sans payer cette dîme moderne à leurs « propriétaires », comme une contrefaçon [1]. La récolte pourra alors être saisie.

Qui sont ces propriétaires de semences à qui la « contribution volontaire » sera reversée ? Depuis 1949, toute variété de semence mise sur le marché doit obligatoirement être inscrite sur le catalogue géré par l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV), dont le siège est à Angers  [2]. Cet office accorde un droit de propriété intellectuelle, d’une durée de 25 à 30 ans, à « l’obtenteur », celui qui a sélectionné cette variété. Les principaux détenteurs de ces « certificats d’obtention végétale » [3] ne sont autres que les grandes multinationales semencières : Bayer, Limagrain, Monsanto, Pioneer, Vilmorin ou Syngenta. Tous réunis au sein de l’Union française des semenciers, qui aurait fortement appuyé le projet de loi.


Rendre les paysans

captifs


« Le fait que l’obtenteur soit rétribué pour son travail de recherche ne nous pose pas de problème, explique Jean-Pierre Lebrun, un maraîcher biologique à la retraite. En revanche, nous sommes opposés à ce que ces obtenteurs récupèrent des taxes sur le travail de sélection que nous menons dans nos fermes. » Avec d’autres paysans et des consommateurs soucieux de préserver l’autonomie alimentaire, Jean-Pierre a fait le déplacement à Angers ce 19 novembre pour« débaptiser » l’OCVV, renommé « Office communautaire de la confiscation des semences ». Un geste symbolique qui en dit long sur les menaces pesant sur l’avenir de notre alimentation.

Yves Manguy, agriculteur à la retraite, connaît bien les semences de ferme, ces graines récoltées à partir de variétés sélectionnées par l’industrie semencière, mais multipliées par l’agriculteur lui-même par souci d’économie et d’indépendance. Pour cet ancien porte-parole de la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF), l’objectif des firmes semencières est clair : « Elles veulent instaurer un marché captif, que les agriculteurs achètent leurs semences et qu’ils n’en fassent plus chez eux. La loi en préparation consiste non pas à interdire complètement mais à restreindre un maximum le droit des semences à la ferme. » Le texte propose ainsi d’autoriser la semence de ferme pour seulement 21 espèces – en échange du paiement de la Contribution volontaire obligatoire – et d’interdire cette pratique pour toutes les autres espèces.

 

« Ce n’est pas la recherche qu’ils veulent rémunérer

mais les actionnaires »

 

Pourquoi cette redevance ? Officiellement, pour financer la recherche. Actuellement, 85 % des sommes récoltées par la Contribution volontaire obligatoire sont reversées directement aux obtenteurs, et 15 % servent à alimenter le Fonds de soutien à l’obtention végétale en blé tendre.« Les objectifs de sécurité et de qualité alimentaire doivent être définis par le public, et non par les seules recherches de profits des entreprises semencières privées », argue la Confédération paysanne. D’après le syndicat, l’application de la proposition de loi entraînerait un prélèvement supplémentaire sur le revenu des agriculteurs français estimé à 35 millions d’euros. « La recherche doit être financée aussi par le public et non par les seuls agriculteurs. Il convient de mettre en place un mécanisme de financement public de la recherche », estime la Confédération paysanne. Le syndicat suspecte l’Union française des semenciers de vouloir d’ailleurs tripler la redevance (environ 3,50 euros par hectare aujourd’hui).

 

Des carottes illégales

et des choux clandestins

 

Non loin de l’Office communautaire des variétés végétales, sur la place du Pilori, dans une rue piétonne d’Angers, se déroulent les rencontres des semences paysannes et fermières d’Anjou. Ici, des artisans semenciers partagent une même passion, celle de la sélection, de la conservation, de la multiplication et de l’échange des semences. François Delmond est membre de l’association Les Croqueurs de carottes, qui sauvegarde les variétés potagères traditionnelles menacées de disparition. Sur le stand, plusieurs variétés de carottes et de choux rouges sont proposées à la dégustation. Les réactions varient du « surprenante, celle-là » au « celle-ci a un goût de noisette très fort, vous ne trouvez pas ? ». Pour François, ces dégustations sont l’occasion de montrer l’impact des choix variétaux sur la qualité gustative.

« Ce que vous mangez est une variété de carotte illégale car elle a été radiée du catalogue, elle ne respectait pas les critères », explique François à une passante. Entre 1954 (date d’existence du premier catalogue des variétés de plantes potagères) et 2002, 80 % des variétés ont été radiées du catalogue, à cause d’une réglementation de plus en plus contraignante. « Ce que nous voulons, c’est la liberté de faire notre travail en âme et conscience, la liberté du jardinier de semer la variété qu’il veut et la liberté du consommateur d’accéder à des aliments différents. » Une liberté qui contribue à l’augmentation et à la conservation de la biodiversité cultivée, à la réduction de l’utilisation des pesticides ainsi qu’à l’essor de variétés adaptées à leurs terroirs et aux variations climatiques.

 

Rébellion contre la dîme

des multinationales

 

Une campagne pour une loi de reconnaissance positive des droits des agriculteurs et des jardiniers sur les semences vient d’être lancée par plusieurs organisations. « Les droits des agriculteurs de conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences, les protéger de la biopiraterie et des contaminations par les OGM brevetés, et de participer aux décisions nationales concernant la biodiversité cultivée sont reconnus par le Traité international sur les semences approuvé en 2005 par le Parlement français », rappelle Anne-Charlotte Moÿ, en charge des questions juridiques au Réseau semences paysannes. Or, une succession de règlements européens et de lois nationales conduisent progressivement à leur interdiction totale.

La proposition de loi relative aux certificats d’obtention végétale doit être débattue le 28 novembre à l’Assemblée nationale. Il est encore possible de participer à la cyberaction, qui a déjà recueilli plus de 14 000 signatures, et un rassemblement est prévu devant l’Assemblée. « Il nous faut rester mobilisés, avertit Guy Kastler, afin de ne pas abandonner l’alimentation à quelques firmes multinationales. » Il y a trois siècles, les paysans versaient la dîme ou étaient contraints à des corvées au profit du seigneur local, propriétaire des terres… Aujourd’hui, cette domination s’est déplacée vers les semences.

 

Sophie Chapelle

Notes

[1] Lire à ce sujet Comment les semenciers tentent d’asservir l’agriculture paysanne.

[2] Pour être inscrites, les variétés doivent répondre à trois critères : la distinction (la variété doit être nettement distincte de toute autre variété notoirement connue) ; l’homogénéité (la variété est suffisamment uniforme dans ses caractères pertinents) ; la stabilité (la variété reste conforme à la définition de ses caractères essentiels après avoir été reproduite ou multipliée).

[3] En Europe, on utilise le terme de « certificat d’obtention végétale », qui protège une variété. Son équivalent outre-Atlantique est le brevet, qui protège l’information génétique contenue dans une même variété. Du coup, il arrive qu’une plante fasse l’objet d’un double droit de propriété intellectuelle…

Source: Bastamag.net

 

http://stefouxxx.wordpress.com/2011/11/25/le-droit-de-planter-et-cultiver-librement-bientot-interdit/*

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 04:03

http://www.manoir-de-merlin.fr/wp-content/uploads/2010/11/vivre-au-moyen-age-octobre.jpg

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New post on Realinfos

Le paysan n’aura plus le droit de ressemer ses propres récoltes!

by realinfos

Ça y est ! Cela a été décidé loin de chez nous... et cela va s'appliquer progressivement sur la planète entière    :  le paysan n'aura plus le droit de resemer ses propres récoltes  sans payer de taxes rendant les  semences du commerce moins chères que la taxe ! Aux armes Paysans ! Aux graines ! Denis [...]

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:39
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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 03:55
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http://salades-nicoises.net/IMG/cache-320x240/PositiveTV-transitionTownsShort962-115-320x240.jpg
Article à relayer,
à conserver,
à mettre en pratique !
eva R-sistons
Vendredi 21 octobre 2011

Si le circuit-court en matière de distribution peut contribuer à court-circuiter ce genre de requins: Avec Carrefour, je positive ! alors je signe avec plaisir l'appel suivant :

                    http://www.alimentons2012.fr/
...et je ne doute pas que vous ferez de même !
C'est aussi cela, en attendant le grand soir, lutter contre l'Union pour une Minorité de Privilégiés.

 

Alimentons 2012 Commençons localement dès maintenant

document en format PDF

Tous les 7 ans, à cause de l’artificialisation des sols, la France perd l’équivalent de la superficie d'un département en terres cultivables ; chaque semaine 200 fermes en moyenne disparaissent au profit de l’agrandissement d’autres d'exploitations ou de l'urbanisation. La France compte environ 8 millions d'obèses et 3,2 millions de personnes qui ont recours à l'aide alimentaire, de façon intermittente ou permanente. La plupart de nos aliments ont parcouru des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans notre assiette.


Faire de l'alimentation une priorité est un projet de «haute nécessité» démocratique. Notre alimentation, comme les terres agricoles, ne sauraient demeurer un enjeu de spéculation commerciale et boursière.


En nous dépossédant de notre rapport à l’alimentation, l’agro-industrie nous prive toujours plus du savoir produire, conserver et cuisiner les aliments. Elle mutile notre rapport aux sols, aux territoires et aux saisons. Elle nous prive des liens sociaux associés à la production, à l’échange et à la consommation de nourriture. Reconquérir notre rapport à l’alimentation, c'est sortir de l'agriculture pétrochimique, c'est retrouver la liberté de développer des activités riches en emplois utiles, capables de rendre l'économie plus équitable.

Se réapproprier son alimentation, c’est retrouver le goût des choses, du vivant, des idées et des relations sociales qui façonnent notre vie quotidienne en lui donnant sens et saveur, c’est retrouver le goût de penser par soi-même et le plaisir des repas partagés.

Se nourrir est un enjeu vital pour un habitant sur six de la planète qui souffre de la faim. Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est refuser que le plus grand nombre d’entre nous ne se voit contraint à une alimentation de qualité médiocre, carencée, voire nocive à sa santé.

Il appartient aux populations, aux institutions et aux organisations sur leurs territoires, au nord comme au sud, de s’approprier la souveraineté alimentaire.


Reconquérir notre rapport à l'alimentation c'est :

  • peser sur les plans et les pratiques d'aménagement local afin de préserver et développer les terres à vocation agricole et vivrière, la biodiversité et l'environnement.

  • remettre en cause les schémas d'urbanisation, qui dissocient l'espace en zones spécialisées (habitation, travail, loisir, agriculture, commerce...), qui muséifient les centres villes et qui enlaidissent et dénaturent les périphéries des villes.

  • permettre aux paysans, artisans et commerçants d'ici et d'ailleurs de vivre dignement de leur travail.

  • offrir à chacun la possibilité de produire et consommer une alimentation saine et équilibrée en reconstruisant du lien entre ville et campagne.

  • aménager des jardins collectifs dans les centres urbains, réinstaller à proximité des ceintures vertes suffisantes pour une production locale de produits frais, variés et de saison

  • prévoir d'installer des commerces indépendants et des écoles à proximité des lieux d'habitation pour s'y rendre sans avoir besoin d'utiliser une voiture.

  • donner aux paysans la possibilité d'écouler l'essentiel de leur production localement et aux consommateurs de trouver facilement leur nourriture produite à proximité.

  • garantir par le droit, aux agriculteurs, aux jardiniers et aux artisans semenciers de produire, d'échanger et de commercialiser des semences paysannes.

  • participer à des initiatives de production, de transformation et de commercialisation, qui valorisent les métiers et les savoirs faire locaux.

  • améliorer la qualité de la restauration collective dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, maisons de repos..) en mettant en place son approvisionnement local.

  • réformer le code des marchés publics en prévoyant des clauses territoriales.

  • faire avancer l'idée de lier au droit au logement un droit d'accès à un lopin de terre vivrier, individuel ou collectif.

  • lancer le débat sur l'aménagement du temps de travail pour manger mieux.

Ces engagements sont plus que jamais d’actualité. Leur mise en œuvre, indépendamment d’un calendrier national et international, repose sur une réelle volonté politique d'agir localement dès maintenant.

En 2009, lors des élections européennes, nous avions lancé « alimentons l’Europe », une campagne d’interpellation des candidats aux élections européennes pour repeupler l’Europe de paysans. Aux élections régionales, nous avons poursuivi notre action par une nouvelle interpellation sur la manière dont les élus, dans les territoires, déclinent précisément leurs engagements en matière de politique foncière et de création d’emplois pour les jeunes dans les filières locales d’alimentation saine.

Parce que nous prenons l'engagement politique au sérieux, nous attendons donc, de toutes les formations engagées dans la préparation des échéances électorales de 2012, qu’elles rendent public le bilan des actions concrètes et des initiatives conduites par leurs élus dans les territoires en matière de foncier agricole, d'installation paysanne et de développement des filières locales d’alimentation saine.

Faire parler les actes dès maintenant, c'est la meilleure façon de crédibiliser les discours et les annonces à venir.

Nous nous engageons à publier les réponses qui nous seront parvenues sur le site www.alimentons2012.fr

 

Le 10 octobre 2011.

Minga, Nature et Progrès,

Je signe

Premiers signataires :

organisations :

Alliance Provence, réseau régional des AMAP de PACA, Comité National de Liaison des Régies de Quartier, Réseau Semences paysannes, Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, Frères des Hommes, Bio Consomm’acteurs, Bio Consomm’acteurs Provence, Association filière paysanne, RECIT (Réseau des écoles de citoyens),
Euskal Herriko Laborantza Ganbara (Chambre d'agriculture du Pays basque),
CFSI - Comite francais pour la solidarite internationale,
MIRAMAP (Mouvement Inter-Régional des AMAP), FADEAR (Fédération des Associations pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural), RES (Réseau Environnement Santé), Confédération Paysanne, SUD Rural-Équipement, Collectif No-Palme,Les Jardins Familiaux Lorguais, APEAS (agence provençale pour une économie alternative et solidaire),  Réseaux citoyens de St-Etienne, Alliance pour la Santé, Souffleurs d'Ecume / Ecoscience Provence, Collectif de Défense des Terres Fertiles, Amis de la Terre, Aspro-Pnpp (ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants),



Personnalités :


Jean Gadrey (professeur d’économie), Michel Onfray (philosophe), Marc Dufumier (ingénieur agronome et professeur à AgroParisTech), Edgar Morin (philosophe), Philippe Desbrosses (agriculteur, docteur en Sciences de l’Environnement), Jacques Testart (chercheur biologie), Bernard Perret (ingénieur et socio-économiste), Pr Henri Joyeux (Chirurgien-Cancérologue, spécialiste international des relations "Alimentation et Maladies de Civilisation"- Faculté de Médecine de Montpellier), Christian Vélot (Enseignant-Chercheur en génétique-Docteur en biologie), Christian Jacquiau (économiste), Pierre Besse (paysans, membre du conseil d'orientation du Miramap),
Dr Jean-Loup Mouysset (cancérologue oncologue fondateur de l'association RESSOURCE), Denis Lairon (Docteur ès sciences, Directeur de recherche à l'INSERM),

 

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A ce sujet, une petite page de publicité personnelle, passez voir ici :

http://tart-en-pion.blogspot.com/

(ils ont du très bon vin...et même de l'Alp'Cola, certifié agriculture bio, mais j'évite les bulles. De plus, ce qui ne gache rien, je suis coopérateur ma religion m'interdisant d'être actionnaire. Alors, si vous ne le faites pas pour la planète...faites le au moins pour moi! Ou l'inverse.)

Bon, je vous fais confiance : cela ne passera pas sur TF1 donc signez, faites signer et surtout "Faites parler les actes dès maintenant". Urbi et Orbi.

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http://rupturetranquille.over-blog.com/article-appel-aux-locavores-alimentons-les-regions-86990861-comments.html#anchorComment

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 17:08
TF1 se réveille sur Takieddine, fait savoir Ferrari face à Copé

Jean-François Copé dans la piscine de la villa de Ziad Takieddine au cap d'Antibes, en août 2003 (Mediapart) (cliquez pour agrandir)

 

 

Décidément, le journal de TF1 redevient passionnant. Une question de Ferrari à Copé, en fin d'interview : Takieddine vous a-t-il invité en vacances ? Alors Copé, grave, dans un grand élan, manière confession de faute morale : je ne le démens pas, je l'admets, je l'assume, je l'ai toujours dit, jamais nié (il aurait du mal à démentir, l'album de vacances tourne en diaporama sur Mediapart depuis des semaines). Et il tente une diversion. Mais Ferrari, le coupant : non non, on parle de vos vacances !

En l'occurrence, cette relance est anachronique. Que Copé soit parti en vacances avec Takieddine n'est plus le sujet du jour. Le sujet du jour, c'est qu'un contrôle fiscal de Takieddine, d'après le dernier PV des déclarations de l'ex-madame Takieddine publié le jour même par Mediapart, ait été annulé « à la demande d'une autorité supérieure ». Si Ferrari était journaliste, c'est sur cette actualité du jour, qu'il faudrait interroger l'ancien ministre du Budget Copé : étiez-vous au courant de l'interruption de ce contrôle fiscal de Takieddine ?

Le signal de Ferrari à sa rédaction et au téléspectateur

Mais Ferrari n'est pas journaliste : elle est sémaphore. En posant une seconde fois cette question (dépassée) des vacances, en tartinant vigoureusement sa question pour que l'information pénètre en profondeur dans les couches supérieures de l'épiderme, elle envoie un signal.

D'abord, à sa propre rédaction, soulevée la semaine dernière par un vent de révolte, après qu'une enquête sur les finances boiteuses de la campagne de Balladur ait été trappée par le directeur de la rédaction Antoine Guélaud. Mais au-delà des murailles du donjon, c'est aux téléspectateurs de TF1, que Ferrari envoie ce signal. Le signal « qu'il se passe quelque chose ». Plus précisément encore, le signal que « TF1 a compris qu'il se passe quelque chose ».

Sénat à gauche : la France rurale échappe au bon berger Pernaut

Le téléspectateur de TF1 ne connaît certes pas Takieddine, puisque TF1 n'a pas souhaité le déranger pendant l'été avec ces affaires compliquées, mais c'est au seul ton de Ferrari, au fait qu'elle « ose » introduire une fausse note dans la petite musique d'une-interview-au-20-Heures-de-TF1, qu'il doit comprendre que c'est grave, très grave, d'être parti en vacances avec Takieddine, et donc qu'il se passe quelque chose.

Le quelque chose, en l'occurrence, c'est la débandade inouïe de la France rurale, propriété exclusive de TF1, qui vient d'échapper à la surveillance du bon berger Pernaut, pour offrir le Sénat aux Rouges. C'est à ce troupeau déboussolé, que TF1, d'urgence, doit adresser un « je vous ai compris ». TF1 ne modèle plus rien. TF1 ne dicte plus rien. TF1 n'est plus dans TF1. TF1 en est réduite à suivre.


Photo : Jean-François Copé dans la piscine de la villa de Ziad Takieddine au cap d'Antibes, en août 2003 (Mediapart).

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:09

 

Sujet à relayer auprès des Maires

 

de petites communes !

 

  rural-paysage.jpg  

 

 

Bonjour ami(e)s Lecteurs et Lectrices

 

comme promis voici une première vidéo,

enregistrée le 24 septembre 2011 très tôt.

En attendant de nouvelles vidéos !

Et bien sûr de nouvelles infos non-alignées,

 

cordialement,

 

votre eva

 

 

 

Pour revitaliser nos villages

et lutter contre la désertification voulue

par le Nouvel ordre Mondial,

l'idée d'eva R-sistons,

un nouveau concept, lieu polyvalent, projet pilote

 

 

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Et voilà, je complète par l'article
approfondissant ce concept d'un genre nouveau :
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http://c7.img.v4.skyrock.net/c76/francine909/pics/570182350_small.jpg
http://c7.img.v4.skyrock.net/c76/francine909/pics/570182350_small.jpg

Contre la désertification rurale,
la proposition d'eva R-sistons
pour revitaliser nos villages
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Mort d'un village ! C'est le titre d'un article paru le 18 juillet 1982 dans le journal Le Monde. Extraits :

" Les cloches de l'église ne sonnent que pour les morts, jamais pour les naissances et pour les mariages. Il n'y a plus d'école ni de curé. Les maisons vétustes sont transformées une à une en résidences secondaires.

Dans ce village perché à 900 m d'altitude au coeur des Pyrénées, sur 300 habitants au siècle dernier, il en reste 30 aujourd'hui, pour des centaines d'hectares de forêts, de pics et d'herbages. (..) Les métiers à tisser ont été brûlés depuis longtemps, ils ne servaient plus à rien et prenaient trop de place. (..) Un a un, les vieux meurent, les jeunes sont partis à la ville depuis 30 ans, et le seul couple resté est sans enfants. Les célibataires en sabots tirant leur âne, harassés et épuisés, montent et descendent la montagne (..) Personne n'a voulu d'eux et de leur fumier collé aux sabots, personne ne voudra de leurs terres où aucune route ne mène. Les derniers habitants disent : "Bientôt les ours seront à notre porte..." (..) Personne ne cultive plus, les fours à pain tombent en ruine, dans ce village sans commerçant qui vivait encore en autarcie il y a cinquante ans.."

La lecture de cet article m'a fendu le coeur, moi qui aime tant l'odeur de la bonne terre, l'authenticité, le terroir, moi qui suis née à la limite de la Picardie et de la Normandie, au milieu des chevaux, des vaches, des poules en liberté... Je ne supporte pas de voir nos villages mourir, asphyxiés par Bruxelles et par le Nouvel Ordre Mondial et leurs réformes des Collectivités territoriales pour mieux nous étouffer.

Quoi, nos joyaux du terroir seront-ils un jour condamnés à n'être que des déserts, des hangars à machines, ou des lieux folkloriques qu'on visite, éventuellement, comme témoins d'un passé révolu ? Intolérable !

Il est temps de retrouver le goût de la bonne terre, il est temps de défendre un cadre de vie plus humain, plus solidaire, aussi. Le bonheur dépend de la qualité de vie et des relations sociales, pas de l'épaisseur du porte-monnaie. On veut tuer nos villages ? Rendons-les attractifs, vivants ! Et pour cela, nos zones rurales ont besoin d'initiatives. Substituons la logique humaine, créative, à la logique financière !

Imaginez : On ne parle même plus d'agriculteurs, aujourd'hui, on parle d'entrepreneurs, d'investisseurs avec nécessairement retours sur investissements ! Mais nos paysans sont l'âme du terroir, ils sont la providence nourricière, et on veut les sacrifier à la Loi impitoyable du Marché ? Insensé !

Le Nouvel Ordre Mondial a un projet : Nous détourner du terroir, nous inciter à nous agglutiner dans les grandes villes, dans les mégapoles monstrueuses, inhumaines, pour mieux nous y enfermer, nous y entasser, nous y étouffer, chacun dans notre coin, sans tisser des liens alentour puisqu'il n'y a que du béton ! Les grandes villes concentrent tous les grands problèmes de l'humanité. Alors il faut CONTRER ces projets malfaisants. La petite commune, le village, c'est un supplément d'âme ! Chacun doit redevenir acteur social... Et si l'on invente de nouvelles voies, si l'on met de l'ambiance, le lieu, la Maison du Village peut très vite devenir un espace incontournable (comme la Librairie le Bleuet à Banon, dans un coin perdu des Hautes Provence, on y accourt de partout !), un vrai phénomène de société, tout en étant la vitrine de la commune, tout en apportant un supplément d'âme, d'animation, de solidarité.

Alors, réapproprions-nous nos villages, nos espaces, notre vivre ensemble... Non à l'exode rural, non à la désertification, mettons l'imagination au pouvoir !

Et d'abord, trouvons un local, demandons à la commune de nous fournir un ancien fonds de commerce, rénovons-le dans l'esprit de la région, équipons-le, et proposons le lieu en gérance ! Mettons en valeur notre patrimoine, en nous basant sur une démarche solidaire et d'ouverture.

Voici mon idée, ma proposition :
Objectifs de cette Maison de Village :
- Etre une vitrine de la commune
- Etre un outil de dépannage
- Renforcer le lien social, la solidarité, le goût pour la culture
- Etre un lieu d'animation et de service public
- Etre un relais des talents locaux, des acteurs de proximité, des producteurs du terroir, des artistes en herbe ou de talent...
Et encore sans doute bien d'autres choses !

Et pour quelles activités ? Comme l'Auberge espagnole, chacun y apporte ce qu'il veut...

D'abord, cela devrait être un lieu de dépannage, si par exemple on s'aperçoit que la bouteille d'huile est vide. Produits de base, de dépannage, utiles, mais proposés pour leur qualité et si possible, leur authenticité (production locale). D'une façon générale, choisir un produit durable...

Ensuite, un lieu de dépôt-vente de la production locale, du terroir, avec vente directe du producteur au consommateur - les produits locaux doivent trouver des débouchés. C'est une nécessité absolue pour pérenniser notre patrimoine local !

Cet espace proposera une épicerie "intelligente", un mini bazar intelligent, offrant des produits d'utilité publique. Le profit n'y aura pas sa place, les prix seront serrés, pas question de faire du business, mais d'animer, d'être utile, et de créer, si possible, un ou plusieurs emplois. Un exemple de produits proposés ? Une lampe-radio solaire (coût une vingtaine d'euros, et c'est économique, c'est écologique, et ça évite le gaspillage).

Enfin, on pourra proposer le dépôt-vente de vieux objets, vêtements, petit mobilier etc, cela soulagera financièrement certaines familles et cela évitera le gaspillage... Un mini-Emmaüs, quoi !

On va plus loin. Pourquoi ne pas imaginer un véhicule, un "commerce" (épicerie-petit bazar-mercerie..) itinérant, proposant même du pain mais par exemple complet, bref pourquoi ne pas songer à des tournées au moins hebdomadaires pour visiter les villageois isolés, se déplaçant peu, âgés, etc. Ce petit commerce itinérant participerait du service public, il permettrait de rompre un peu la solitude des isolés, comme jadis le facteur. Et pourquoi ne pas imaginer d'utiliser le véhicule afin de  dépanner une personne ayant besoin de chercher ses médicaments, de faire ses courses, de transporter son animal chez le vétérinaire ? Et même lorsqu'il y a une animation, il est possible d'envisager de "cueillir" les personnes isolées, âgées, à leur domicile, pour les faire participer à la vie locale. Bref, un véhicule rendant de menus services, et faisant rayonner la chaleur humaine.

Et pourquoi, dans la foulée, ne pas imaginer le portage à domicile, au moins une fois par semaine, de repas préparés par un "cordon-bleu" local, par exemple une mère de famille ou une retraitée ayant besoin d'arrondir ses fins de mois ? Et cela permettrait de créer des liens, de re-créer du lien social...

Mais ce n'est pas fini ! Et le pôle d'animation, alors ?

D'abord, le local mettra à la disposition de la population locale un panneau d'affichage mettant en relation offres et services, proposant troc de biens, de services, etc, pour soulager, là encore, les bourses plates, créer du lien, et contrer la société capitaliste financière et marchande.

Ensuite, puisque nos bistrots disparaissent les uns après les autres, un distributeur de boissons sera proposé, il y aura une ou deux petites tables, on pourra venir jouer à la belote, discuter, lire le journal et le commenter avec ses pairs ou avec ses impairs, échanger, débattre - et pourquoi, avec quelques chaises, ne pas imaginer des soirées-débats, à thèmes ? J'en ai animé à la frontière franco-espagnole. Une mini-bibliothèque proposera quelques ouvrages, offerts par la population (au lieu d'être jetés), cela évitera le gaspillage, là encore, et puis cela favorisera la culture et les échanges. Le tout sera agrémenté d'un mini-coin Internet, pour dépanner, avec un volontaire pour former les non-initiés.

La décoration mettra en valeur les artistes locaux, qui pourront exposer leurs peintures, leurs contes, leur savoir-faire, bref remplir les murs de leurs talents. Petit lieu d'exposition, et de vente directe, là aussi, de l'artiste au public !

Et pourquoi, dans ce lieu évidemment charmant, un habitant ne viendrait-il pas apporter son accordéon, et le public esquisser trois pas de danse, comme dans les fêtes d'antan ? Ca me donne des ailes, j'adorerais animer un lieu comme ça, et bien sûr aussi (à 12 ans Serge Lifar me voulait à l'Opéra, maman a refusé) danser, évidemment.

Alors, elle serait pas belle, la Maison de Village ? Projet polyvalent, global, souple, ouvert, vitrine de la région, et revitalisant nos petites communes désertées. Alors, chiche ?
 
Proposez-moi un local dans le Sud, et j'y vais ! Et ça sera vivant, sûr !

Demandez l'aide de votre Municipalité, il y a bien quelque part un local désaffecté qui ne demandera qu'à revivre. Des aides financières pourront peut-être être apportées, aussi.

Et surtout, si vous habitez une micro-commune, sans commerce, alors contactez votre Elu local, et montrez-lui le projet !

En avant les vocations, en avant nos villages, en avant la ré-humanisation, en avant la vie et le partage, et foin du Nouvel Ordre Mondial, au diable la barbarie !
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Votre eva R-sistons
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TAGS: Nouvel Ordre Mondial, villages, ruralité, terroir, Banon, Haute Provence, Alpes, Emmaüs, local, Maires, culture, dépôt-vente, artisans, dépôt-vente, animation, bistrot..

 

 

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http://imageshack.us/photo/my-images/213/grantwood.jpg/
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Voir aussi,

Revitalisons nos villages (Eva R-sistons, Mandji). Consommer juste et local

 

Les sites et blogs de Mandji,

que je vous recommande chaudement

 

 

http://www.scoop.it/t/echange-local-monnaie-locale

 

link 


 

 

Mandji.fr | consommer juste et local

 
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http://www.protic.net/profs/menardl/agriculture/ruralite.gif

http://www.protic.net/profs/menardl/agriculture/ruralite.gif

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Voir aussi le super site de René Chaboy,
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  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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