Un peu après 16 heures, Martin Hirsch a montré sa tête. Oh pas longtemps, quinze petites minutes. Juste assez pour dire que la crise était forte et que le plan de 18 mois pour l'emploi des jeunes ne serait pas de trop : «j'ai été chez Syntec (le syndicat du secteur informatique, NdR) : habituellement, ils embauchent chaque année 8000 diplômés sur les 24000 qui sortent avec un diplôme d'informatique. Et en 2009, ils m'ont dit qu'ils n'en prendraient aucun !» Silence dans la salle. 8000 jeunes de plus sur le carreau, des diplômés d'élite de surcroit et un ange passe. «Plus rien ne les étonne», glisse un habitué.
Kramarz : «c'est minable !»
Rien. Pas même cette syndicaliste qui profite du micro pour livrer un chiffre édifiant : «aujourd'hui, quand une femme va chez Mederic pour demander quel sera le montant de sa retraite, elle a une chance sur deux de ressortir avec une estimation inférieure de 50% au taux moyen : ça n'a pas changé en 10 ans !» A la tribune, l'animateur reprend la parole : «oui, une autre remarque dans la salle ?»