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L’assassinat de Lumumba, le 17 janvier 1961, est assurément emblématique de tant d’autres perpétrés ou fomentés en Afrique par des pays étrangers, en vue de maintenir perpétuellement les nations nègres sous leur joug.
Cette page permet également de rappeler d’autres événements analogues qui jalonnent l’histoire de la funeste rencontre de l’Afrique avec les Européens avides de ressources matérielles, enivrés de leur propre force militaire.
Le “Drame de l’Afrique”, c’est aussi la mise à mort quasi-systématique par les Européens de ses véritables leaders comme Lat Dior Diop, Patrice Lumumba, Um Nyobè, Amilcar Cabral, Sylvanius Olympio, Thomas Sankara, etc. et leur remplacement par des potentats imbéciles tels que Mobutu, Bokassa, Eyadéma, Bongo et consorts.
La responsabilité des auteurs ou commanditaires de ces assassinats est entière quant à leurs conséquences politiques désastreuses sur le sort des centaines de millions d’Africains : en assassinant de façon aussi récurrente les leaders que nous nous donnons à nous-même, et en les remplaçant par des affidés nègres, c’est nous qui sommes visés en dernier essort dans ce qui est constitutif par conséquent d’une énième tentative de crime contre l’humanité nègro-africaine, en vue d’accaparer les prodigieuses ressources naturelles du Continent-Mère.
50 ANS APRÈS L’ASSASSINAT DE PATRICE LUMUMBA : VÉRITÉ, JUSTICE ET RÉPARATION POUR LE PEUPLE CONGOLAIS !
50 ans après son assassinat, le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba reste le symbole de la lutte panafricaine pour l’indépendance du Congo et l’émancipation des peuples. Son combat reste une source d’inspiration à travers le monde. Premier Ministre du Congo nouvellement indépendant, élu démocratiquement par le peuple congolais à la grande surprise du gouvernement belge qui avait organisé les élections, il est assassiné six mois plus tard, ainsi que plusieurs de ses compagnons, dont notamment Joseph Okito, Président du Sénat et Maurice Mpolo, Ministre des Sports, parce qu’ils ont tenté de libérer leur pays du joug colonial et néocolonial.
De nombreuses preuves pointent la responsabilité entre autres des gouvernements belge et américain dans l’isolement puis dans le renversement anticonstitutionnel du gouvernement Lumumba, dans l’organisation de ces meurtres, et dans la mise en place du gouvernement de Mobutu, dictateur corrompu qui a servi les intérêts des gouvernements occidentaux et de leurs multinationales.
Nous estimons que pour la démocratie congolaise et pour la démocratie belge, il est essentiel que cessent la désinformation et l’impunité qui couvrent ces crimes contre l’humanité, et que les victimes et leurs familles, mais aussi les peuples belges et congolais, aient enfin droit à la vérité, la justice, et la réparation.
Nous demandons que les archives coloniales soient ouvertes dans leur intégralité.
Nous exigeons que ne persiste aucun tabou sur la responsabilité de l’Etat belge et des divers acteurs qui ont pris part d’une manière ou d’une autre à la mise à mort du Premier Ministre Patrice Lumumba et de ses compagnons.
Ces crimes contre l’humanité étant imprescriptibles, il faut que justice soit faite. Nous soutenons notamment la plainte déposée par la famille de Patrice Lumumba visant douze Belges suspectés d’avoir participé à l’enlèvement, la torture et l’assassinat de Patrice Lumumba, et de ses compagnons.
Les mécanismes qui entravent la souveraineté économique et financière de la RDC, réclamée par Lumumba, doivent être démantelés ; la résolution du sénat belge du 29 mars 2007 sur la dette doit être mise en œuvre, et le pillage des ressources naturelles par les multinationales belges et étrangères doit cesser. .
L’Etat belge et les divers acteurs de ces multiples meurtres doivent reconnaître leur responsabilité et les assumer, soit spontanément, soit par l’action de la justice ;
Nous exigeons des autorités qu’elles mènent une politique active de réhabilitation de la mémoire de Lumumba et de ses compagnons qui ont lutté pour l’émancipation africaine, en corrigeant les manuels scolaires, en lançant une exposition sur ce sujet en 2011, en ouvrant un département spécial sur l’indépendance du Congo au Musée Royal de l’Afrique centrale de Tervuren, et en leur consacrant un lieu ou une institution facilement accessible à Bruxelles
Conformément aux recommandations de la commission parlementaire belge de 2001 et aux promesses des autorités belges, nous demandons également la mise en place immédiate de la fondation Patrice Lumumba et sa dotation adéquate, incluant les arriérés.
http://www.anticapitalisme.be/?p=743
http://www.alterinfo.net/Il-y-a-50-ans-Lumumba-etait-lachement-assassine_a53968.htm
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http://www.adminet.ca/Cawailleurs/376/patrice-lumumba