Une source allemande communique le CALENDRIER de remboursement de dettes/intérêts de trois pays: FRANCE, ITALIE et ESPAGNE. Nous vous laissons commenter…
Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
« En prenant des sanctions, la Ligue [arabe] a fermé toutes les portes avec la Syrie et, comme vous le savez, certains membres de la Ligue poussent à l’internationalisation du conflit. Arrêter les transactions avec la Banque centrale syrienne signifie une déclaration de guerre économique du point de vue du droit international. »
Propos tenus hier par le ministre des affaires étrangères syrien, Walid Mouallem, lors d’une conférence de presse à Damas, au moment où l’Union européenne s’apprêtait à prendre de nouvelles mesures destinées à faire plier le régime de Bachar Al-Assad.
Dans le même temps, manifestation historique au KOWEIT. 90 000 Koweïtiens sont descendus dans la rue hier à l’appel de l’opposition pour célébrer la démission du gouvernement et réclamer la dissolution du Parlement.
Une source allemande communique le CALENDRIER de remboursement de dettes/intérêts de trois pays: FRANCE, ITALIE et ESPAGNE. Nous vous laissons commenter…
Il y a un mois, la direction de la compagnie aérienne American Airlines était fière d’exprimer sa bonne santé par rapport aux concurrentes. Elle commandait cet été 460 moyens courriers (260 Airbus A320 et 200 Boeing 737) afin de montrer sa confiance en l’avenir. Rappelons qu’en 2003, le groupe était le numéro un mondial du secteur.
Aujourd’hui, American Airlines et sa maison-mère, la holding AMR, annoncent le dépôt de bilan tout en bénéficiant encore d’une trésorerie disponible de 4,1 milliards de dollars et des actifs estimés à 24,7 milliards… mais des engagements de 29,5 milliards.
« Dans un communiqué, la compagnie a expliqué que la réorganisation qui va être désormais engagée, comme le permet le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, allait lui permettre d’abaisser durablement ses coûts de fonctionnement, notamment en matière salariale ».
Dans les transactions avant-Bourse, le titre AMR cède près de 60%.
Tandis que les marchés anglo-saxons attaquent les dettes souveraines des Etats, la Grande-Bretagne, qui abrite la City, tire bien les marrons du feu. Il est devenu évident qu’appartenir à la zone euro fait de plus en plus figure de boulet. Ne pas en être, en revanche, peut faciliter les choses. En témoigne le Royaume-Uni : déjà favorisé par le soutien massif de sa banque centrale, il profite du rejet de la monnaie unique pour attirer les investisseurs. Alors que, début septembre, Londres empruntait au même prix que Paris, les deux pays ont depuis pris des trajectoires divergentes. La semaine dernière, les rendements des emprunts britanniques à dix ans sont même tombés un temps sous ceux de l’Allemagne. (Le Monde)
« Il n’y a pourtant aucune raison d’acheter des emprunts britanniques, avec une croissance nulle, une inflation de 5 %, une dette supérieure à celle de la France, un déficit de 9 %…, note Jean-François Robin, stratégiste chez Natixis. Objectivement, si un pays doit perdre sa note AAA, c’est bien celui-là… » Mais voilà, la City est un lieu «protégé»…
L’agence d’évaluation financière Fitch Ratings a indiqué aujourd’hui qu’elle envisageait d’abaisser la note attribuée à la dette des Etats-Unis, faisant passer la perspective de « stable » à « négative ». Pour l’agence il y a désormais « une probabilité légèrement supérieure à 50% » de voir la note abaissée dans les deux années à venir. Elle a fait part de ses doutes sur l’efficacité du processus budgétaire à Washington, une semaine après l’échec de la « super-commission » parlementaire chargée de trouver des moyens de réduire le déficit de l’État fédéral. Selon elle, cet échec « souligne la difficulté de parvenir à un consensus large sur la manière de réduire un déficit budgétaire fédéral démesuré » des Etats-Unis. Rappelons que Standard and Poor’s a abaissé cette note attribuée à la dette des Etats-Unis d’un cran en août, et Moody’s a abaissé la perspective à « négative » à la même époque, tout en maintenant le « Aaa ».
L’agence de notation américaine Moody’s, envisage d’abaisser la note de la dette de 87 banques européennes de 15 pays. Elles sont en effet sujettes à des soutiens d’États eux-mêmes menacés de dégradation, et elles éprouvent des difficultés à lever des fonds. Parmi les banques visées se trouvent notamment des espagnoles (Santander), des italiennes (Unicredit), des suisses (UBS, Credit Suisse) et sept françaises comme BNP Paribas et la Société générale. Hier, l’agence de notation américaine a affirmé qu’une aggravation de la crise de la dette de la zone euro menacerait la note de tous les pays de l’Union européenne.
Récemment, Wolfgang Münchau, écrivait dans le Financial Times que nous assistons aux derniers jours de l’euro. « La vente d’obligations désastreuse de vendredi dernier nous indique qu’il n’y a plus de temps à perdre. Il reste 10 jours à la zone euro, tout au plus ». « Si le sommet Européen pouvait obtenir un accord pour le 9 décembre, lors de sa prochaine réunion, la zone euro pourra survivre. Dans le cas contraire, elle risque un effondrement violent. De toute façon, il y a un risque de récession durable, peut-être même une dépression. Même si le Conseil Européen parvenait malgré tout à se mettre d’accord sur un programme aussi ambitieux, ses dirigeants devront continuer de se surpasser sur les mois et les années à venir ».
Que d’argent gaspillé pour essayer de faire remonter artificiellement ces marchés.
Argent perdu et temps perdu, la tendance de fond reste baissière et le restera même si le marché remontait à 3400-3800-4000 points.
La tendance principale s’inversait au-dessus des 4150 points et bien sûr il faudrait dépasser ce seuil avant fin 2011, ce qui laisse très peu de temps.
Il s’agit simplement de gagner un peu de temps. Cependant, il est fort probable que les agences de notation vont intervenir prochainement trouvant la situation économique dangereuse. D’ailleurs, Fitch envisage d’abaisser la note des USA. La notation française est déjà abaissée selon Jacques Attali et l’émission allemande s’est très mal déroulée. Ajouter à cela un marché qui remonte sur les rumeurs de prêts du FMI.
Avec une telle intoxication médiatique, les taux vont flamber dans peu de temps et l’incendie sera impossible à éteindre, l’Allemagne pourrait dire « merci et au revoir, nous changeons de camp ».
Il serait plus judicieux de fermer directement les bourses, on gagnerait du temps tout en économisant.
L’indice E-mini SP 500 se rapproche de ses résistances 1200 points et la fameuse zone 1210-1230 points. Si ces niveaux sont franchis alors l’indice pourrait se rapprocher des 1270-1310 points. Si les 1210-1230 ne sont pas franchis et servent de rebonds baissiers alors l’indice pourrait poursuivre sa baisse vers 1130-1080, entrainant l’indice CAC 40 avec lui.
En fonction des scénarios, les résistances du CAC 40 sont 3025-3150-3405 et les supports 2980-2890-2800-2650 points.
N’oubliez pas le krach obligataire en formation sur le marché US également.
Malgré les rumeurs d’aide hier, l’EURUSD reste très mitigé sans parvenir à décoller et sous la fameuse résistance des 1.36. Nous avions proposé l’inversion de tendance à 1.4150. La dernière rupture des 1.36 a permis de tester les 1.325 et sous 1.32-1.315 nous regarderons de très près les supports 1.25-1.23.
La validation du gros arc à poulie ne montrera ses effets (normalement) qu’à partir du premier trimestre. Le petit, né début novembre sur les bancaires, a déjà montré son poids avec une baisse moyenne de 27 %. Le petit arc sur l’indice est tout juste né cette semaine, alors prudence…
En l’absence d’ » initiatives politiques majeures dans un proche avenir » pour stabiliser les conditions de crédit sur les marchés, avertit Moody’s, » toute l’architecture de nos notations au sein de la zone euro, et peut-être ailleurs au sein de l’Union européenne, devrait être révisée « .
L’agence estime que » la probabilité de multiples défauts parmi les pays de la zone euro n’est plus négligeable (…) « et qu’il faut désormais envisager un » scénario de sorties multiples « pour les pays les plus fragiles. La zone euro approche d’un moment clef de son histoire, écrit l’agence, qui débouchera soit sur une intégration poussée, soit sur une » désintégration « . (Source: Le Monde)
Angela Merkel, comme n’importe qui, est spectateur du bras de fer qui se joue entre les Etats et les marchés. La Chancelière allemande se rend bien compte qu’il n’existe qu’une seule solution pour calmer les spéculateurs: les Etats-Unis d’Europe. Mais l’Allemagne n’en veut pas !
Chaque mesure est suivie d’une nouvelle attaque du Marché. Les marchés anglo-saxons veulent que la Banque centrale européenne (BCE) rachète durablement la dette des pays en difficulté, et que l’on aboutisse à la création d’euro-obligations. Mais A. Merkel répond par la négative. Pour elle, il n’est pas question de remettre en cause les principes fondateurs adoptés en 1991 à Maastricht : la BCE veille à la stabilité monétaire tandis que chaque Etat doit gérer ses finances en père de famille. «Le pacte de stabilité s’étant révélé insuffisant, la surveillance et les sanctions vont être durcies fortement pour que tous retrouvent sur vingt ans un endettement inférieur à 60 % du PIB. La faillite de la Grèce ayant été le talon d’Achille de l’euro, le mécanisme d’aide sera conservé, mais il n’y aura pas de solidarité illimitée. Ainsi, nul ne prévoit de transformer la BCE en Reserve fédérale américaine, susceptible d’acheter indéfiniment de la dette publique. A force de soutenir les pays en difficulté, la BCE devrait être renflouée par le contribuable allemand, sans qu’il ait son mot à dire sur les gouvernements fautifs : non démocratique pour la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, inacceptable par la Bundesbank».
Dans ce contexte, Attali et bien d’autres reviennent sur la solution fédérale, mais toute nouvelle délégation de souveraineté doit être soumise à référendum, comme l’a exigé la cour de Karlsruhe. « Ce saut fédéral ne passera ni chez nous, ni en France », estime-t-on à Berlin.
On en revient donc aux méthodes classiques mais non appliquées depuis Maastricht : prévenir tout dérapage des économies, à l’aune de critères multiples ; sanctionner automatiquement les pays qui ne respectent pas la trajectoire de réduction de la dette. La Commission assurera cette surveillance, et les décisions seront soumises au verdict de la Cour de justice de Luxembourg, propose Berlin. Quant au Parlement européen, il n’est pas question qu’il ait son mot à dire sur les budgets, qui restent du ressort des Parlements nationaux. Dès lors, les marchés vont poursuivre leurs attaques à partir des comptes numérotés…