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Précisons d'entrée de jeu que la ménopause n'est pas une maladie. Un traitement médical n'est donc pas nécessaire.
La ménopause est la fin des règles. Elle se produit entre 48 et 50 ans chez la plupart des femmes. Mais la ménopause peut aussi être déclenchée artificiellement, par l'ablation des ovaires par exemple.
Si la ménopause n'est pas une maladie, il n'en est pas moins vrai qu'elle déclenche des symptômes désagréables, qui peuvent même fortement perturber l'équilibre. Les « bouffées de chaleur » en particulier peuvent être difficiles à supporter. Et il y a l'effet sur le moral. Il est donc important que vous ayez une stratégie pour traverser la ménopause.
La ménopause est précédée de la « périménopause », une période pendant laquelle les règles d'une femme deviennent irrégulières, puis cessent.
« La périménopause est une période de durée très variable, de 6 mois à 10 ans pour certaines femmes », explique le Pr Pierre Marès, chef du service gynécologie au CHU de Nîmes. « Elle débute en moyenne à 48 ans, donc chez des femmes jeunes qui rencontrent les premiers troubles du cycle menstruel. Les règles sont irrégulières dans leur flux, elles sont tantôt rapprochées tantôt espacées de plusieurs mois.»
A l’origine de ces désordres, la baisse des hormones sexuelles (estrogènes et progestérone), qui annonce la fin de la fécondité. Cette décrue hormonale s’accompagne de désagréments, au premier rang desquels figurent les bouffées de chaleur. Trois femmes sur quatre s’en plaignent. Ces vagues de chaleur arrivent sans prévenir, parfois plusieurs fois par jour. Elles sont accompagnées de rougeurs et d’une transpiration excessive. Très inconfortable, mais également gênant.
Cette période est également marquée par des troubles du moral : angoisse, déprime, irritabilité, insomnies, vous avez l'impression d'avoir perdu une partie de votre joie de vivre.Votre entourage, qui vous connaissait toujours de bonne humeur, ne vous comprend plus.
Mais en réalité, rassurez-vous. Ce n'est pas vous qui avez changé. Ce sont les simples conséquences de fluctuations hormonales, et d'une légitime tristesse de tourner la page de la fécondité, de la maternité, et donc d'un aspect important de la féminité.
Il y a aussi les aspects physiologiques :
Les femmes peuvent être ennuyées par les kilos qui s’accumulent, sans qu’elles aient changé leur alimentation. Elles peuvent se sentir mal dans leur peau, cette peau qui elle aussi, accuse le passage du temps, perd de son élasticité et voit les rides s’accentuer. C'est là que, sans parler de traitement médical à proprement parler, on peut envisager certaines mesures de santé.
Depuis une trentaine d'années maintenant, les médecins ont commencé à proposer des solutions pour cette phase de transition.
L’objectif est d’améliorer le bien être des femmes en rétablissant l’équilibre hormonal. Plusieurs solutions sont envisageables : le traitement hormonal substitutif (estrogènes, progestérone ou les deux), ou encore les contraceptifs oraux faiblement dosés qui diminuent les bouffées de chaleur.
Dans les années 80/90, la mode était au traitement hormonal substitutif (THS), qui consistait à rétablir un niveau normal d'hormones en prenant des hormones de synthèse ou des hormones naturelles d'origine animale.
Ce traitement était indiscutablement efficace, et entraînait la disparition des symptômes désagréables de la ménopause.
Le problème est qu'il a été démontré en 2002 que les effets secondaires étaient catastrophiques, en particulier sur le risque de cancer du sein. Pourquoi ? Parce que ces hormones étaient littéralement un traitement... de cheval.
Un des principaux THS sur le marché s'appelait Premarin. Or, peu de patientes en étaient conscientes à l'époque mais « Premarin » est l'abbrévation de Pregnant Mare Urine, c'est-à-dire, en Français, urine de jument enceinte.
C'est authentique : ces hormones « d'origine naturelle » était fabriquées à partir d'urine de jument séchée.
Or, si les hormones de la jument sont tout à fait adaptée au développement d'un bel animal à la croupe musclée et à la forte crinière, elles ont sur le corps de la femme un effet, on s'en doute, disproportionné.
Depuis sept ou huit ans, il est admis dans la communauté médicale que ce type de THS augmente le risque cardiaque chez les femmes.
Aujourd'hui, les femmes sont de plus en plus séduites par les substances naturelles dont les plus prometteuses sont les isoflavones de soja que l’on appelle aussi phytoestrogènes.
Fabriqués par les plantes, ces composés naturels ont une structure très proche des hormones féminines. Ils peuvent être de précieux alliés lors de la périménopause. En effet, leur efficacité sur les bouffées de chaleur est confirmée. Plusieurs études montrent qu’en prenant 60 à 80 mg d’isoflavones de soja par jour, on réduit de 45 à 60% leur nombre et leur intensité, sans effets secondaires indésirables.
La réglisse et la luzerne contiennent également des phytoestrogènes.
Pour franchir en beauté le cap de la ménopause, vous ne pourrez cependant pas faire l'économie d'une certaine adapation de votre mode de vie :
Si cela ne suffit pas à supprimer, ou au moins fortement modérer les désagréments de la ménopause, il existe une solution naturelle aux effets plus puissants. Nous l'aborderons lors d'un prochain exemplaire de Santé & Nutrition.
L’igname sauvage ou « wild yam » (Dioscorea villosa) est une plante originaire d’Amérique centrale que certains laboratoires présentent comme un moyen d’augmenter naturellement son taux de DHEA et de progestérone. Le yam renferme effectivement 5 à 6% d’un composé appelé diosgénine, qui peut être converti en hormones. Mais cette transformation n’est possible qu’en milieu industriel. Le corps humain en est incapable et les suppléments à base de yam n’ont pas les effets escomptés.
A votre santé !
Jean-Marc Dupuis
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