Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
Reçu ce commentaire d'un militant de Nouvelle Gauche,
je vais voir son site,
je recueille à votre intention l'information
sur la part des salaires dans le PIB.
Eva
Le commentaire, d'abord :
Préparer l'après crise, c'est d'abord ne pas se cantonner à dénoncer les bulles spéculatives immobilière et financière, mais en analyser l'origine de manière réaliste.
Pour maintenir un taux de croissance élevé malgré l'explosion de la précarité dans tous les pays occidentaux, l'endettement massif des ménages a été favorisé à outrance, afin de maintenir artificiellement un pouvoir d'achat correct malgré la baisse régulère des revenus d'une population toujours plus importante.
Et l'origine de cette précarité s'explique elle-même par l'explosion de la productivité depuis 45 ans (informatique, robotique, formation) et d'une mauvaise gestion des paramètres sociaux connexes.
Nous nous retrouvons donc depuis 30 ans dans une situation anarchique, d'une part de surexploitation de la population active de l'industrie et des services (cadres à 60 heures/semaine - pression et stress insupportables), et d'autre part de chômage et de précarité de masse (temps partiel et petits boulôts contraints...), induisant un renoncement aux revendications salariales par peur de basculer "du mauvais côté".
Tant que ce paramètre - explosion des gains de productivité - sera ignoré par la classe dirigeante, notre modèle de société continuera de sombrer.
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L'information, ensuite :
En 25 ans, la part des salaires dans le PIB a baissé de 11 %. Alors que les salaires et les cotisations représentaient 78 % de la richesse nationale au début des années 1980, ils ont baissé jusqu’à n’atteindre plus que 67%.
11 points de chute sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont, cette année, quelque 200 milliards d’euros qui vont aller au capital alors qu’ils iraient aux salariés si le marché du travail retrouvait l’équilibre de 1982.
200 milliards d’euros de perte pour les salaires sur une seule année ! Il ne faut pas s’étonner que les bénéfices explosent. 200 milliards d’euros, voilà qui pourrait améliorer nettement la situation d’un grand nombre de familles...
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