Mais en la matière, les Américains ne sont pas seuls. L'Asie et l'Europe connaissent elles aussi une terrible montée du chômage que les manipulations statistiques (20) ne peuvent pas cacher au-delà de la période estivale : chômeurs éradiqués des listes d'indemnisés, jeunes placés dans des stages d'attente ou chômeurs recrutés pour des travaux publics de courte durée, licenciements retardés via des mesures d'indemnisation du chômage partiel, usines maintenues artificiellement en activités par des subventions publiques , … de Pékin à Paris, en passant par Washington, Berlin, Londres ou Tokyo, toutes les mesures sont bonnes pour essayer de cacher la réalité le plus longtemps possible … en attendant la reprise. Mais, hélas, la reprise ne viendra pas à temps. C'est Blücher à la place de Grouchy (21). En guise de reprise à la rentrée, ce sont les conséquences des trois vagues scélérates de l'été 2009 qui surgissent :
. l'évidence du chômage de masse, notamment en fin d'indemnisation et ses conséquences désastreuses sur la stabilité politique et sociale des pays
. l'explosion du nombre de faillites d'entreprises, de collectivités, … et des déficits publics de toute nature
. et bien entendu les conséquences de l'ensemble sur le Dollar, les bons du Trésor US (et le Royaume-Uni en dommage collatéral) (22).
La première vague a déjà pleinement atteint le rivage de la fin de l'été 2009. La seconde est en cours. Et la troisième commence à être bien visible.
Toujours est-il que si la zone Euro et l'Asie en général sont mieux placés pour faire face à l'impact de ces vagues (comme analysé en Octobre dernier dans le GEAB N°28), elles ne sont pas non plus en mesure de rebondir. Néanmoins, c'est sur les Etats-Unis, le Dollar et les Bons du Trésor US d'une part, et le Royaume-Uni et la Livre d'autre part, que les conséquences de ces trois vagues vont s'exercer brutalement. Le rêve estival a lui aussi une fin !
En revanche, pour ceux qui ont encore les moyens de voyager, les vacances peuvent continuer car hôtels, compagnies aériennes, clubs de vacances … bradent les prix à des niveaux jamais vus. Un autre signe évident de « reprise » !