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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 00:01

 

« La colère des musulmans »

Cette idée d’une « colère musulmane » qui se répandrait de l’Indonésie au Pakistan, en passant bien sûr par la France, n’est pas nouvelle. Elle remonte à l’historien anglo-américain Bernard Lewis qui a inventé le terme de « choc des civilisations »

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En couverture de Newsweek daté du 24 septembre, un gros titre : « Muslim Rage » (colère musulmane ou colère des musulmans) ; une photo de quelques barbus excités ; un sous-titre, « How I survived it, how we can end it », (comment j’y ai survécu, comment peut-on y mettre un terme), qui annonce un article d’Ayaan Hirsi Ali.

Qui est-elle ? Quelqu’un dont le tueur norvégien Anders Breivik a dit qu’elle méritait le prix Nobel et qui a justifié indirectement ses actions (« Ayaan Hirsi Ali : Sympathizes with terrorist Anders Behring Breivik », Loonwatch.com, 22 mai 2012). Rappelons aussi qu’elle a signé, avec Caroline Fourest, Bernard-Henri Lévy, Philippe Val, Antoine Sfeir et quelques autres un appel en 2006 contre « le fascisme islamique ».

Cette idée d’une « colère musulmane » qui se répandrait de l’Indonésie au Pakistan, en passant bien sûr par la France, n’est pas nouvelle. Elle remonte à l’historien anglo-américain Bernard Lewis qui a inventé le terme de « choc des civilisations » et qui évoquait dans un article de 1990 cette « rage musulmane » (lire « Bernard Lewis et le gène de l’islam », Le Monde diplomatique, août 2005). Sa thèse est ainsi exprimée :

« Les ressentiments actuels des peuples du Moyen-Orient se comprennent mieux lorsqu’on s’aperçoit qu’ils résultent, non pas d’un conflit entre des Etats ou des nations, mais du choc entre deux civilisations. Commencé avec le déferlement des Arabes musulmans vers l’ouest et leur conquête de la Syrie, de l’Afrique du Nord et de l’Espagne chrétiennes, le “grand débat”, comme l’appelait Gibbon, entre l’islam et la chrétienté s’est poursuivi avec la contre-offensive chrétienne des croisades et son échec, puis avec la poussée des Turcs en Europe, leur farouche combat pour y rester et leur repli. Depuis un siècle et demi, le Moyen-Orient musulman subit la domination de l’Occident – domination politique, économique et culturelle, même dans les pays qui n’ont pas connu un régime colonial (...). Je me suis efforcé de hisser les conflits du Moyen-Orient, souvent tenus pour des querelles entre Etats, au niveau d’un choc des civilisations. »

Ce qui frappe dans cette analyse, c’est son caractère a-historique et sa volonté de dédouaner toutes les politiques occidentales dans la région (ils nous haïssent, non pas à cause de ce que nous faisons, mais à cause de ce que nous sommes).

Qu’importe, par ailleurs, que ce que l’on appelle « le monde musulman » soit composé d’une soixantaine de pays et compte 1,2 milliard de fidèles, vivant sous des systèmes politiques multiples, ayant des traditions religieuses diverses, etc. Pour Lewis, « les musulmans » sont réduits à leur seule religion (comme si celle-ci avait une seule interprétation, comme s’il y avait une seule charia).

Or les quelques minutes de « film » sur le prophète Mohammed n’ont suscité que de faibles manifestations, notamment dans le monde arabe, de quelques milliers de personnes tout au plus, à l’exception du Liban. L’attaque contre le consulat de Benghazi, durant laquelle l’ambassadeur américain a été tué, était une action terroriste sans rapport avec les faits et préparée de longue date.

En Egypte, se mêlaient parmi les manifestants des salafistes – mais pas tous, ceux-ci étant divisés en différentes forces politiques ayant des stratégies divergentes – et les « ultras » des supporteurs de football, qui ont joué un rôle actif durant la révolution, et qui pensent que rien n’a changé, notamment les brutalités policières.

Deux seules exceptions, note Benjamin Barthe dans lemonde.fr, (« Bataille dans la galaxie islamiste », 21 septembre) :

« Les deux seuls rassemblements massifs, celui de Khartoum, le 14 septembre – 10 000 personnes – et celui de Beyrouth, le 17 septembre – plusieurs dizaines de milliers –, sont aussi ceux qui ont été les moins spontanés. Tant Omar Al-Bachir, le président du Soudan, poursuivi pour génocide par la Cour pénale internationale pour son rôle au Darfour, qu’Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, fragilisé par son soutien au régime syrien, avaient besoin de mobiliser leurs troupes. » Même si les raisons des manifestations du Hezbollah sont plus complexes – notamment sa volonté de trouver un terrain d’entente avec les sunnites pour réduire la coupure confessionnelle au Liban et atténuer les retombées de la crise syrienne –, les remarques du journaliste confirment que ces mobilisations (ou leur absence) relèvent de la politique et pas de la religion.

Le « film » a été unanimement condamné, aussi bien par les islamistes que les autres forces politiques. Ainsi, Hamdin Sabbahi, qui fut candidat nassérien à l’élection présidentielle en Egypte, arrivé en troisième position, dénonce dans un tweet du 10 septembre « le crime », l’attaque contre le Prophète. Mais, malgré ces condamnations, la grande majorité des partis, des responsables religieux, des intellectuels, ont appelé à ne pas tomber dans la provocation et sur le terrain a prévalu une logique liée aux stratégies des diverses organisations politiques. Il est donc important d’analyser ces stratégies, à partir des réalités concrètes de chaque pays.

Il est vrai que domine souvent dans le monde musulman un discours contre les agressions occidentales. Mais relève-t-il seulement de la paranoïa ? On peut dresser une longue liste des guerres menées contre des pays musulmans depuis la fin de la guerre froide, de l’Irak à Gaza, du Liban à l’Afghanistan, sans parler des drones qui tuent régulièrement au Pakistan ou au Yémen. Même si ces agressions ne visent pas l’islam, elles touchent des pays appartenant tous à « l’aire musulmane ».

En Egypte, certains salafistes, notamment les partisans d’un candidat à l’élection présidentielle qui n’avait pas pu se présenter, Hazem Abou Isrmaïl, ont saisi cette occasion pour tenter, sans grand succès, une démonstration de force. D’autres groupes salafistes sont restés beaucoup plus réservés – le parti Nour, de loin le plus important, a ainsi condamné l’assassinat de l’ambassadeur américain en Libye. La diversité du mouvement salafiste est aussi une réalité que les observateurs ont du mal à comprendre et à analyser (on lira, sur les salafistes égyptiens, la remarquable étude de Stéphane Lacroix, « Sheikhs and Politicians : Inside the New Egyptian Salafism », Brooking, 11 juin 2012).

Quant aux Frères musulmans, ils tentaient de ne pas se laisser déborder (rappelons que les salafistes ont obtenu 25 % des voix aux élections législatives en Egypte), tout en condamnant le « film ». Le président Morsi, après quelques cafouillages, s’est démarqué des attaques contre les locaux diplomatiques. A la veille de sa visite aux Etats-Unis pour l’Assemblée générale des Nations unies, il a répondu aux questions du New York Times, reconnaissant qu’il avait pris son temps pour réagir aux manifestations mais qu’il avait agi de manière décisive contre les éléments violents (« Egypt’s New Leader Spells Out Terms for U.S.-Arab Ties », 23 septembre).

Décidément, il est temps d’en finir avec l’adjectif « musulman » qui ne permet pas de comprendre la réalité politique de ces pays ni même des organisations qui se réclament de l’islam politique.

Pour donner une illustration moins directement politique de cette diversité, disons un mot sur l’ouverture par le musée du Louvre d’un nouveau département consacré aux arts de l’islam. Tous les compte-rendus sont, à juste titre, élogieux de la diversité et de la beauté des objets exposés. Pourtant, comme le remarque le New York Times (« Blurring of Cultures at Louvre’s Islamic Art Wing », 21 septembre) :

« L’accrochage même [de cette exposition] trahit une méconnaissance de la culture et de l’histoire de civilisations profondément différentes. Le problème n’est pas rare dans les institutions occidentales portant sur « l’art islamique », une invention du XIXe siècle. Si des spécialistes de l’art avaient rassemblés tous les objets bouddhistes du Népal au Japon, du Cambodge à l’Indonésie, pour en faire un ensemble sur les arts bouddhistes, ils seraient devenus la risée de tous. »

Nouvelles d'Orient

 

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28 septembre 2012

Les clivages politiques s’effacent devant l’ennemi commun, cet islam bouc-émissaire coupable de tous les maux ! On l’aura compris la mode politico-médiatique n’est pas à la conjuration des démons de la haine avec la banalisation d’une islamophobie décomplexée et publiquement assumée.

25 septembre 2012

Mauvaise foi. Oumma vous propose de découvrir le procédé rhétorique employé par l’avocat de Charlie Hebdo pour distinguer la (bonne) caricature anti-islam ou anti-chrétienne et le (mauvais) dessin antisémite.

25 septembre 2012

Mona Eltahawy, éditorialiste, conférencière et activiste égypto-américaine, a été arrêtée dans le métro de New York, alors qu’elle réagissait à la violente campagne islamophobe initiée par l’ultra-sioniste Pamela Geller.

25 septembre 2012
La finance islamique est appelée, selon les experts les plus avertis, à jouer un rôle névralgique dans le développement du concept de « moralisation des marchés et de protection contre les crises
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Autres infos sur ce site,
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26 septembre 2012

L'esprit d'Actu sur OummaTV reçoit aujourd'hui Bassam Tahhan, porte-parole du collectif pour la Syrie.


24 septembre 2012

L'esprit d'Actu sur OummaTV: un débat entre Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France), et Youssef...


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L’antisionisme d’Ahmadinejad le Jour du Grand Pardon

http://johanlivernette.wordpress.com/2012/09/26/lantisionisme-dahmadinejad-le-jour-du-grand-pardon/

 

Medias autour de la polémique anti-islam – semaine du 17 au 21 septembre 2012

Quelques interventions du professeur Tariq RAMADAN durant la semaine du 17 au 21 septembre 2012 autour de la polémique anti-islam. (vidéos)

http://www.tariqramadan.com/spip.php?article12548

 

L’illustré on line : Tariq Ramadan :

"On est sur une bombe à retardement"

 

TARIQ RAMADAN : « ON EST SUR UNE BOMBE À RETARDEMENT »

Après la diffusion d’un film anti-islam, le monde arabe s’embrase une nouvelle fois avec notamment l’assassinat de l’ambassadeur américain en Libye et des manifestations dans le monde entier. Le décryptage de l’islamologue genevois.


On l’aime ou on le déteste. Son nom suffit à cristalliser les passions et parfois les haines, mais il ne laisse personne indifférent – jusqu’au « candidat » Nicolas Sarkozy qui l’avait défié naguère dans un débat sur France 2 – et sa voix est aujourd’hui incontournable dans le monde musulman. Dimanche matin à Londres, Tariq Ramadan, professeur à l’Université d’Oxford, venait de rentrer le matin même des Etats-Unis où il avait enchaîné les interviews, et repartait le lendemain matin pour un voyage au Qatar. Quelques heures de liberté sous un ciel gris, près du stade de Wembley, où il a reçu L’illustré.

Avez-vous vu « L’innocence des musulmans », le fameux film dont tout le monde parle ?

Bien sûr ! Je suis allé le voir dès qu’on m’a appelé, c’était la NBC, pour solliciter mon avis sur ce qui se passait en Libye, à Benghazi, le 11 septembre dernier.

Quelle a été votre réaction ?

C’est un tout petit film, grossier, de qualité extrêmement mauvaise, avec de mauvaises intentions, destiné d’abord à insulter. C’est une provocation.

Mais n’a-t-on pas le droit de critiquer Mahomet aujourd’hui ?

Quand j’entends le monde musulman qui demande à ce qu’on établisse des lois contre le blasphème et contre la critique, je crois que ce n’est absolument pas la bonne réponse à apporter. Il faut qu’on laisse les gens s’exprimer et dire ce qu’ils ont à dire. Mais faire de la provocation, c’est bien beau au nom de la liberté d’expression, mais quand cela engendre des morts, on peut se poser la question de savoir quel usage on fait de cette liberté.

« Ce film islamophobe est une provocation »

C’est un problème de fond…

Oui, et je lance un appel à la conscience musulmane contemporaine. Il faut qu’on travaille sur un enseignement de l’islam qui tienne compte de la substance et des objectifs et non pas du rituel et des interdits. Aujourd’hui, la façon d’enseigner l’islam est problématique. Il existe un clivage entre les sociétés riches, qui parlent toujours de la liberté d’expression, et les sociétés plus pauvres, où les réactions sont émotionnelles parce qu’il y a plein de frustrations sociales et un mal-être terrible. Dès qu’on touche au sacré qui leur permet de vivre malgré tout, les populations réagissent.

Mais si je vous dis que Mahomet n’est pas la vérité, vous allez me tuer ?

Non. Mais on ne peut éthiquement pas utiliser sa liberté de nanti pour attaquer la frustration des populations pauvres. Quand on voit ce film islamophobe, c’est vraiment grossier. Ces peuples qui se battent pour leur survie, qui ont plein de problèmes, qu’est-ce qui les fait vivre et survivre ? C’est souvent le sacré. Et que voient-ils ? Des riches, assis dans leurs privilèges, qui leur disent : notre droit, c’est de pouvoir nous moquer de vous, de considérer que l’islam est un cancer…

Au Siècle des lumières, le christianisme a été critiqué sans déclencher de telles violences…

Non, ça a provoqué des violences. En termes de réactions religieuses, voyez l’Inquisition, voyez ce qui a été fait aux philosophes…

On brûlait surtout leurs livres…

Oui, mais c’était dans le même cadre social. C’était une société qui se parlait à elle-même. Aujourd’hui, que ce soit pour l’affaire des caricatures au Danemark ou pour le fameux film, on observe que ça n’a absolument pas provoqué de réactions chez les musulmans occidentaux, car ils sont dans les mêmes références culturelles.

Est-ce que vous êtes choqué par la violence des contestataires ?

Oui, bien sûr. Les responsables ont d’abord été des salafistes littéralistes. Il faut que la conscience musulmane contemporaine prenne vraiment en compte qu’il y a des courants conservateurs et dogmatiques qui, quand ils rentrent dans le champ politique et qu’ils jouent sur le religieux, deviennent dangereux. Il faut avoir une parole très forte par rapport à ces mouvements-là. Ils sont en Tunisie, en Algérie, en Libye, en Egypte et dans les sociétés occidentales. Ils sont légitimes à être littéralistes pour eux-mêmes mais absolument pas légitimes à utiliser le populisme pour attiser les frustrations populaires et les haines. Mais, d’un autre côté, il faut aussi que les pays occidentaux se posent la question : qui sont leurs alliés ? Ce sont ceux qu’on appelle les salafistes littéralistes ou, dans un langage médiatique, les wahhabites ! Ils sont issus d’organisations saoudiennes, qataries, et proviennent essentiellement des pétromonarchies. Ces mouvements sont les produits des alliés objectifs de l’Occident : ce dernier les soutient quand ils protègent ses intérêts, mais ne s’intéresse absolument pas à ce qui se passe dans ces pétromonarchies. Que les femmes ne conduisent pas en Arabie Saoudite, ça ne les gêne pas, par exemple.

Condamnez-vous l’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi ?

Oui, une condamnation absolument claire et sans aucune condition. Rien ne justifie l’attaque contre des ambassades, ni le meurtre de diplomates.

Si on les retrouve, faut-il juger et condamner à mort les assassins ?

Je suis contre la peine de mort et contre toutes les exécutions, sommaires ou légales. Mais bien sûr qu’il faut arrêter les coupables et les juger. Je suis pour qu’on fasse ça, mais aussi pour qu’on soumette la question devant l’histoire de la responsabilité de George W. Bush, par exemple. Cet homme-là est responsable de tellement de morts, il a tellement menti sur la guerre en Irak…

Doit-il être traduit devant le Tribunal pénal international de La Haye ?

Pourquoi pas, si on peut le faire.

Dans le fond, entend-on souvent, le printemps arabe n’était qu’un printemps islamiste…

Oui, on le dit beaucoup. J’ai écrit un livre, L’islam et le réveil arabe, où je mets en évidence le fait que l’islamisme n’a jamais disparu de l’équation politique, mais qu’il avait simplement été réprimé. Donc là, maintenant, on le voit réapparaître. Mais nul ne peut déterminer aujourd’hui quel sera l’avenir de ces mouvements. Il y a dix ans, on disait que les Turcs allaient devenir islamistes, mais ils ont évolué comme des musulmans démocrates qui essaient de trouver leur voie. Des réformes s’imposent encore. Encore une fois, dans le processus de démocratisation, l’islam sera de toute façon une référence. Plutôt que de jouer depuis l’Occident et de polariser le débat sur l’équation laïcité contre islamisme, il faut poser les vraies questions : quel type d’éducation, de projet social, économique et culturel dans une société majoritairement musulmane ?


(..)

 

Les Etats-Unis et Israël ont donc un coup d’avance ?

Je ne sais pas s’ils ont un coup d’avance, en tout cas, ils n’ont pas un coup de retard. Dans la gestion des soulèvements, ils sont extrêmement habiles, on est loin de l’idée qu’ils auraient perdu pied. La fracture chiite-sunnite est un affaiblissement pour le monde musulman. Sur ce plan, on est dans une situation plutôt favorable à Israël. Si aujourd’hui Israël décide d’une façon ou d’une autre d’intervenir en Iran, avec un président américain affaibli avant l’élection présidentielle à venir qu’il n’est pas sûr de remporter, cela peut déstabiliser définitivement la région. Netanyahou en profite d’ailleurs pour dire aux Américains : « Vous n’avez pas le droit moral de nous empêcher d’attaquer l’Iran. »

Mais ces menaces d’Israël contre l’Iran sont-elles réelles ou est-ce d’abord un jeu politique ?

Je pensais au départ que c’était un jeu politique. Maintenant, à voir l’évolution du Moyen-Orient, je dirais que la fracture chiite-sunnite pourrait suffire à mettre l’Iran dans une situation fragile et que les Israéliens n’ont pas besoin d’intervenir, ou alors c’est exactement le bon moment.

Comment voyez-vous l’évolution au Moyen-Orient dans les prochains mois ?

Je suis inquiet parce que je vois que ces sociétés qui se sont libérées ont besoin de temps et de stabilité pour aller vers la démocratisation. L’équation salafiste tend à déstabiliser les processus. On est dans une fragilité intense. N’importe quelle attaque peut tout déstabiliser. Avec, au milieu, la Palestine qui est la laissée-pourcompte de l’équation actuelle. On est dans un processus de bombe à retardement potentielle.

Source : http://www.illustre.ch/Tariq-Ramada...

http://www.tariqramadan.com/spip.php?article12545

 

Témoignage. Du Rap au voile...

Diam's apparaît voilée

dans "Sept à Huit" sur TF1

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Convertie à l'islam, l'ex-rappeuse a accordé sa seule interview télé à TF1,
pour le magazine "Sept à Huit" sur TF1.
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Diam's se confie dans "Sept à huit", sur TF1.
Diam's se confie dans "Sept à huit", sur TF1.

Depuis un appartement privé pour éviter les paparazzis, Diam's a accordé sa première interview télé à "Sept à Huit", dimanche soir sur TF1. Face à Thierry Demaizière, elle est apparue voilée (notre photo) pour assurer la promotion de son autobiographie. Outre les photos volées publiées dans VSD la semaine dernière, il s'agit de la seule et unique apparition filmée de l'ex-rappeuse depuis quatre ans. Les clichés qui illustraient ses interviews dans la presse écrite ces derniers jours dataient de trois ou quatre ans.

 

"Je suis redevenue une femme normale, je n'ai plus besoin de pseudo", a-t-elle expliqué au journaliste de "Sept à Huit", préférant qu'on l'appelle désormais Mélanie. Sa nouvelle apparence, l'ex-rappeuse comprend qu'elle puisse choquer. "Je sais très bien que ça va surprendre (...) Je comprends que ça interpelle les gens, je comprends, mais j'ai tellement gagné en paix et en sérénité que la méchanceté et la haine, je n'ai plus le temps de les contrer", a-t-elle expliqué sur TF1.

 

"Pourquoi ce succès, cet argent, à quoi bon ?"

Pour Diam's, visiblement très émue et "heureuse", le voile "a totalement guéri (son) coeur". "Je sais ce que je fais sur terre, je sais pourquoi je suis là. Se lever tous les matins en essayant d'être meilleure que la veille, c'est un programme complet pour une journée", a-t-elle confié. L'ex-rappeuse est aussi revenue sur sa descente aux enfers et sa longue dépression, à l'origine de son absence médiatique.

 

"Les à-côtés étaient très douloureux. Le silence, l'angoisse, la solitude. Le statut de star ne me convenait pas a-t-elle expliqué. J'ai essayé de kiffer mais je n'y suis jamais arrivée. J'ai esssayé de m'amuser dans les soirées, de me peopoliser. J'ai tout eu, tout ce que quelqu'un a rêvé d'avoir dans une vie de star. J'ai cru à ce rêve mais c'était un leurre. J'étais tellement omnibulée par ma petite personne que j'en oubliais les autres (...) J'étais malheureuse, seule dans mon lit, à ne pas savoir ce que je fichais sur la terre. Pourquoi ce succès, cet argent, à quoi bon ? Pourquoi moi ?".

 

Conversion à l'islam

La question de sa conversion a l'islam était omniprésente pendant l'interview. Diam's a raconté comment elle a prié pour la première fois, avec une amie. "J'ai toujours été croyante, croyante en un dieu unique (...) Il s'avère que les musulmans autour de moi, leur spiritualié, je la voyais. Je suis partie à l'Ile Maurice avec le Coran dans mon sac. Ca a été la révélation, j'ai eu l'intime conviction que Dieu existait", a-t-elle témoigné.

 

Pourquoi le voile ? "Plus je lisais, plus j'étais convaincue. J'ai lu qu'il était préférable à la femme de rester discrète, pudique (...) Au départ, j'ai dit ah non, je peux pas. Puis j'ai essayé. J'ai averti mes proches, ceux qui travaillaient avec moi" a-t-elle expliqué. Le rap, Diam's semble y a avoir malheureusement mis un point final : "Je suis en train de gagner une vie de sérénité, de paix, de vie de famille. Habillée comme ça, je ne me vois pas rapper (...) Moi j'ai écrit beaucoup en colère. Mais je ne suis plus en colère. Je vis dans un petit village de banlieue, je suis maman, heureuse".

 

http://www.ozap.com/actu/diam-s-apparait-voilee-dans-sept-a-huit-sur-tf1/443281

 

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La lutte contre l’islamophobie et les pièges à éviter

Sur le chemin difficile de la prise de conscience sociale et démocratique, les associations qui militent plus spécifiquement contre cette forme particulière de racisme qu’est l’islamophobie auront à prendre garde contre trois pathologies sociopolitiques dangereuses que sont l’intégrisme, le communautarisme et le populisme.

 

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Marine Le Pen contre le port du voile et de la kippa dans la rue

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L'humour de Laplote

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