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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 06:03


L'humoriste de la chaîne NBC, Jay Leno, a animé à Detroit, la capitale de l'industrie automobile ravagée par le chômage, un show intitulé Comedy Stimulus Plan entièrement gratuit pour les sans-emploi.


L'humoriste de la chaîne NBC, Jay Leno, a animé à Detroit, la capitale de l'industrie automobile ravagée par le chômage, un show intitulé Comedy Stimulus Plan entièrement gratuit pour les sans-emploi.
Crédits photo : SIPA

Golden boys au chômage
ou simples citoyens,
les New-Yorkais multiplient
les actes de solidarité
envers les chômeurs.


Arlene Bannister n'aurait jamais imaginé qu'elle ferait un jour du volontariat. Ex-cadre à Wall Street, elle avait une passion dans la vie. «Je travaillais de 7 heures du matin à minuit et je pensais essentiellement à ma carrière», raconte la jeune femme aujourd'hui au chômage, en sirotant un café dans un bistrot de Manhattan. Désormais, entre ses recherches d'emploi, elle passe deux jours par semaine à donner des conseils à des lycéens en difficulté. «N'allez pas croire que je veuille changer de vocation : la finance, c'est vraiment mon truc, s'empresse-t-elle d'expliquer, mais si j'ai commencé le bénévolat par ennui, j'ai découvert depuis que c'était très fun d'aider les autres.» L'ex-financière promet de continuer ses bonnes œuvres lorsqu'elle aura retrouvé du travail…

Ex-financiers ou pas, désœuvrés ou non, des hordes de New-Yorkais ont pris d'assaut les organisations caritatives ces dernières semaines. Le mois de février a enregistré à lui seul une hausse du bénévolat de 30 % - par rapport à l'année d'avant - d'après le site Internet www.volunteernyc.org. À tel point qu'un directeur d'association, qui a préféré garder l'anonymat, a récemment demandé au New York Times de dire aux volontaires «d'arrêter d'appeler». Stacy Landau, responsable du bénévolat à la mission Bowery, l'une des plus anciennes de New York, n'est pas mécontente de cet engouement. «Les gens font preuve d'une magnifique humilité ; quels que soient leurs diplômes, ils sont prêts à passer la serpillière, vider les poubelles… Je n'ai jamais vu ça, on est presque complets jusqu'au mois d'août !»

Dîner «récession»

Au fur et à mesure que New York s'enfonce dans la récession - malgré quelques récents signes d'embellie -, les bons samaritains se font plus actifs. Jeffrey Ruthalter, boucher sur un marché de Downtown, qui a perdu son frère dans l'une des deux tours du World Trade Center le 11 septembre 2001, vient d'offrir un dîner «récession» à 230 chômeurs du quartier dans deux restaurants voisins. «J'ai eu l'idée lorsqu'une cliente a éclaté en sanglots après que sa carte de crédit ait été refusée pour seulement 7 dollars», raconte-t-il. Il a suffi d'aller voir les commerçants voisins et les restaurateurs du quartier pour que chacun fasse un petit geste. «Comme on est tous dans le même bateau, tout le monde a participé de bon cœur. On a même reçu des donations», lance le boucher dans sa boutique qui fait aussi office de galerie pour les artistes du quartier.

Carlos Vasquez, lui, nettoie et repasse gratuitement costumes et chemises de quiconque est au chômage, dans sa minuscule échoppe de l'Upper East Side, le quartier huppé de Manhattan. Avec 193 000 chômeurs de plus depuis un an à New York, son épouse craignait le pire, mais, malgré la soudaine publicité, pas plus d'une vingtaine de sans-emploi sont venus tester sa générosité en une semaine. Comme le boucher, Carlos ne demande aucun papier. Il marche à l'intuition. «Je crois que je me suis fait avoir une fois ou deux, mais je préfère ça plutôt que d'humilier les gens en leur demandant des preuves qu'ils sont bien au chômage», confie-t-il. Comme c'est en donnant que l'on reçoit, des centaines de dollars lui sont parvenus de donateurs de tous les coins d'Amérique et Carlos ne voit aucune raison d'arrêter.

Les commerçants new-yorkais ont évidemment compris que la solidarité pouvait être un formidable atout marketing. Les dîners «récession free» à 10 ou 15 dollars sont très tendance à Brooklyn et Manhattan. Même les victimes officielles de Madoff ont droit à leurs offres spéciales dans les restaurants et les boutiques. Récemment une trattoria italienne leur proposait un dîner gratuit, espérant ainsi attirer une clientèle qui se fait plus rare.

Des portables pour les plus démunis

La vague de solidarité prend de l'ampleur à l'échelle nationale. Une société de télécommunications de Caroline du Nord offre aux plus démunis des portables avec 68 minutes de conversation mensuelle gratuite via un fonds fédéral.

De son côté, l'humoriste politique populaire de la chaîne NBC, Jay Leno, veut lancer une nouvelle vogue dans les grandes villes américaines. Tout récemment, il était à Detroit, la capitale de l'industrie automobile ravagée par le chômage, pour un show intitulé «Comedy Stimulus Plan» entièrement gratuit pour les sans-emploi. Il a de quoi faire. Le chômage vient de battre son record national d'il y a vingt-cinq ans avec 13,2 millions de sans-emploi

http://www.lefigaro.fr/international/2009/04/13/01003-20090413ARTFIG00268-dans-la-crise-les-new-yorkais-se-serrent-les-coudes-.php

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Published by Eva R-sistons - dans Solidarité
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