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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 23:09

Pourquoi le G8 joue du pipeau          

L’instance des huit pays les plus puissants de la planète qui se retrouvent aujourd’hui en Italie, décidés à faire valoir leurs recettes pour sortir de la débâcle économique, est, elle même, confrontée à une crise de légitimité.


L’Aquila (Italie),
envoyé spécial.

La terre tremble toujours sous les pieds de la planète capitaliste. A L’Aquila , petite cité des Abruzzes ravagée par un séisme meurtrier en avril dernier, où Sylvio Berlusconi a choisi de convoquer le G8, le parallélle avec l’état de l’économie mondiale touchée par une récession historique tient presque de l’évidence. D’autant que les mesures envisagées en faveur des victimes du cataclysme apparaissent pour le moins aussi laborieuses et inefficaces (lire ci contre) que celles qui sont envisagées aujourd’hui par les puissants de ce monde pour atténuer les souffrances des centaines de millions de terriens frappés de plein fouet par la crise.

Selon la ligne défendue par leurs ministres des Finances, à l’occasion d’une réunion préparant ce sommet, les chefs d’Etat des « huit » (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Russie, Japon) devraient se vouloir rassurants, forts, disent-ils, des premiers signes de « stabilisation » de l’économie mondiale. Depuis « le camp de base » du sommet, les sherpas des différents chefs d’Etat invoquent « le rebond des bourses » de ces dernières semaines, ou encore « une certaine amélioration de l’activité et de la confiance des consommateurs ». Ces « signes » viendraient prouver la justesse des orientations choisies ces derniers mois par les uns ou les autres et singulièrement le bienfondé des plans dits de relance adoptés en Europe, aux Etats-Unis ou encore au Japon. Ils seraient, jurent-ils, annonciateurs d’une reprise sur laquelle ils restent toutefois plutôt prudents, refusant d’en préciser et l’échéance (2010, 2011, plus tard…) et le caractère (poussif, soutenu…)

Ce flou traduit d’abord la gêne qui entoure les évaluations des dispositions adoptées au plus haut depuis un an, comme des mesures « anticrises » avancées par les G 20 de Washington en novembre 2008 puis de Londres le 4 avril dernier. Les milliards dépensés pour sauver les banques ou stimuler l’activité n’ont eu que peu d’effets jusqu’alors. Pis les terribles mécanismes qui ont conduit au crash financier ne semblent toujours pas avoir été surmontées. On les voit même resurgir aujourd’hui avec ce regain de spéculation sur le pétrole et les matières premières.

La refondation du capitalisme, chère à Nicolas Sarkozy, implique un effort public gigantesque destiné d’abord à renflouer les marchés financiers. Mais il n’est toujours pas question de répondre aux besoins des peuples. Toute hausse des dépenses en faveur des salaires, de la recherche, de la formation, des services publics est considérée comme… « inflationiste ». Et donc bannie puisqu’elle risquerait de venir rogner sur le rendement net des titres financiers. Quant à la libéralisation des échanges elle est toujours présentée comme la panacée du développement. Sylvio Berlusconi a ainsi demandé que le G 8 s’entende pour une concusion d’ici à 2010 du cycle de négociation entamé à Doha par l’Organisation Mondiale du commerce (OMC).

De nouvelles fuites en avant libérales sont ainsi mises ouvertement à l’ordre du jour. Seulement ces démarches continuent d’assécher la demande globale. D’où l’enfoncement programmé dans les difficultés. Les recettes des huit apparaissent ainsi incapables de répondre aux défis qui se font ,jour partout pour sécuriser l’emploi, favoriser le crédit « utile » aux entreprises, mettre fin aux terribles déséquilibres que nourrit la domination du dollar, accompagner les indispensables restructurations industrielles - en lien avec les enjeux de modernisation des sociétés et de protection du climat. Elles contrecarrent aussi la promotion de politiques de co-développement, permettant de faire sortir effectivement le Sud de la misère et de la faim. Si ces défis deviennent tellement prégnants qu’ils s’imposent dans le débat public international le G 8 n’entend au mieux y répondre que dans la posture des envolées lyriques garanties sans lendemains, celles du joueur de pipeau. D’où un déficit de légitimité de plus en plus patent. C’est l’ONU qui est le forum le plus approprié pour traiter d’une crise à la dimension planétaire à laquelle les pays les plus pauvres payent le plus lourd tribut, soulignait à New - York le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, le nicaragueyen, Miguel d’Escoto en inaugurant le 24 juin dernier une conférence consacrée précisément à la débâcle financière et à ses conséquences pour le développement.

Les pistes avancées lors de ce G 192 divergent très fortement des rafistolages au prix fort des marchés financiers pratiqués par les grandes puissances. Dans l’enceinte de l’Assemblée onusienne a été très sérieusement et longuement débattue l’urgence de déployer comme jamais des services publics afin de maîtriser des « bien publics mondiaux », cruciaux aujourd’hui pour l’avenir de l’humanité comme le climat, l’eau, l’énergie, ou l’éducation… Le manque de crédibilité du G 8 est devenu tellement patent qu’en son sein même on reconnaît qu’il serait désormais « totalement inappropriée » (Angela Merkel). Des aménagements auxquels a souscrit notamment Nicolas Sarkozy sont tentés pour sauver l’essentiel de la réunion au sommet en élargissant son périmétre. Programmé pour demain la réunion d’un G 14 associant, les « huit » + l’Union Européenne, à 5 grands pays émergents (Chine , Inde, Brésil , Mexique et Afrique du Sud), doit ainsi déboucher, pour la première fois, non plus sur une simple invitation à venir bavarder à la table des riches mais sur la mise au point d’un communiqué commun avec les grands pays émergents.

A cette occasion la question d’un remplacement progresssif du dollar comme monnaie de réserve internationale, très fortement abordée lors de la conférence de l’ONU à New - York, pourrait bien resurgir en dépit des obstructions de Washington et de Tokyo. La délégation chnoise a souligné qu’elle avait bien l’intention de mettre le sujet à l’ordre du jour. Car Pékin qui est le détenteur des plus grosses réserves de la planète en dollar s’inquiète de plus en plus d’une prévisible dégringolade du billet vert.

Bruno Odent (in "l'Humanité")

http://pcfcapcorse.over-blog.com/article-33595184.html

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commentaires

Eva R-sistons 12/07/2009 04:38

merci Lenz pour ces lignes passionnates, eva

Lenz 10/07/2009 20:05

Ces G8 ou G20 manquent vraiment de R E C U L   H I S T O R I Q U E !
Les historien(ne)s ont la tête dans le sable, sont bailloné(e)s ou sont aveugles, ailleurs …Je me désole de devoir me répéter. N’est-ce pas mal ? ennuyeux pour vous ?
Une définition Tithankar additionnelle [Tithankar : LeClownBlanc et tutti quanti]GolfGoldTandem = Abu Dhabi Investment Authority allié à Kingdom Holding Company (prince Al-Walid Al Saoud)
Je vous invite à relire une seconde fois l’excellent article de François Leclerc,avec en tête cette dimension historique 1913-1999 (cf. ci-après)1 - millions de chômeurs > crise sociale et politique2 - BRI+FED, c’est-à-dire le duo JP Morgan + le GoldGolfTandem capable de dégonfler les bulles financières avant qu’elles n’éclatentAnnonce à BRI Bâle !! le 27 juillet, le coeur du réseau mafieux3 - Contrôle de l’hydre apatride et immonde, innommable, dont l’omerta est garantie par le Traité de 1930 !!! qui serait contrôlé par un GAO corrompu,avec — disons fonctionnellement — une certaine analogie avec Cour des Comptes française dont on connait l’indépendance du pouvoir Exécutif.Le GAO dépendrait du Congrès dont chacun sait ce qu’il faut en penser.
Cette monstrueuse farce diabolique qu’est le FED SYSTEM est l’affaire de tous les pays du G20 et des peuples exclus.C’est nullement une affaire américaine.Le GolfGodTandem co-contrôle avec les quatre topCréanciers de la BRI l’ensemble des banques centrales de la planète,dont un bon nombre sont privées ou des dictatures.
(nous reprendrons cette conversation)
Il y a quelques minutes, j’étais dans le contexte 1913, création du “FedSystem” par J.P. Morgan à la veille de la Première Guerre Mondiale.Celle-ci permit aux Etats-Unis de faire fortune, pendant la Guerre puis ensuite. Avec la Seconde Guerre, l’Europe était à terre.Un livre de 1994, cité sur Wikipedia, est surement intéressant à lire : Les Etats-Unis au temps de la prospérité, 1919-1939Alors, sur Wikipedia, j’ai cliqué sur “Affaire Sacco et Vanzetti”.J’associais ces deux noms non pas à “esprits excités” (peut-être était-ce assez vrai; je ne sais pas) mais à “esprits malades et poseurs de bombe”.
Quelle ne fut pas ma surprise :

Condamnation en 1927Le 16 août 1920, Vanzetti seul est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison. Le second procès qui se clôt le 14 juillet 1921 les condamne tous les deux à la peine capitale pour les crimes de South Braintree,
dans la banlieue de Boston, malgré le manque de preuves formelles. Des comités de défense se mettent en place dans le monde entier pour sensibiliser l’opinion sur cette injustice : le dictateur italien Benito Mussolini
prend même leur défense[2]. Comme Sacco en 1923, Vanzetti est placé début 1925 en hôpital psychiatrique. Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Le 26 mai, un bandit dénommé Madeiros, cependant
déjà condamné à mort dans une autre affaire, avoue de sa prison être l’auteur du braquage de South Braintree, mais le juge Thayer, qui n’aimait ni les Italiens, ni les anarchistes[3], refuse de rouvrir le dossier. Malgré une
mobilisation internationale intense et le report à plusieurs reprises de l’exécution, Nicola Sacco, Bartolomeo Vanzetti et Celestino Madeiros sont exécutés par chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, suscitant
une immense réprobation.Réhabilitation en 1977Le 23 août 1977, exactement 50 ans après, le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis absout les deux hommes, etdéclare que « tous les déshonneurs devaient être enlevés de leurs noms pour toujours »

Comme quoi de nouveaux livres d’Histoire seraient à faire circuler aux quadras, quinquas, sexas, octos et plus.Suite wikipedia

Culture populaireLa chanson Here’s to you de Joan Baez (musique de Ennio Morricone) leur est dédiée. Elle reprend les mots de Vanzetti au juge Thayer (cf ci-dessous) :« Heres to you Nicola and Bart/ Rest forever here in our hearts/ The last and final moment is yours/ That agony is your triumph ».Le film Sacco et Vanzetti réalisé par Giuliano Montaldo retrace leur histoire.Louis Aragon //wkpd consacre un poème a Sacco et Vanzetti, intitulé “Sur le port de Dieppe“,il narre la déception d’Aragon après une manifestation de soutien à Sacco et Vanzetti à Dieppequi ne rassembla que trop peu de personnes

Serait-ce l’oligarchie financière qui avait besoin de coupables à présenter à la vindicte publique ?L’article wikipedia s’achève par une citation de Vanzetti, condamné avec Sacco à l’électrocution.Il répond le 9 avril 1927 au juge Thayer :

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute
notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien.
Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

Inouï ! Le Réel dépasse l’entendement !Mais alors, quel avait été contexte qui conduisit à cela ?JP Morgan venait juste de pouvoir faire fonctionner son “FED System” pendant toute la Première Guerre Mondiale (1914-18).Le même article wkpd,valablement écrit ou pas (je n’en sais rien) écrit ceci :

La fin du dirigisme étatique mis en place en 1917 etla montée du syndicalisme provoquent de nombreuses grèves dans tout le pays.Comme en Europe, les années 1919-1920 sont difficiles aux États-Unis : il faut reconvertir l’économie de guerreetfaire face à l’inflation.En 1919, on recense 4,1 millions de grévistesqui réclament de meilleurs salaires et une réduction du temps de travail.Les grèves dégénèrent en violence et donnent lieu à des affrontements dans plusieurs grandes villes, comme à Boston.L’année 1920 est marquée par de nombreux attentats anarchistes :les responsables politiques sont touchés, comme le maire de Seattle ou celui de Cleveland, chez lequel une bombe explose.Les bureaux de la banque Morgan à Wall Street sont soufflés par un attentat qui fait 38 morts et 200 blessés.Les autorités prennent des mesures de répression contre les anarchistes mais aussi contre les communistes et les socialistes américains.Certains sont emprisonnés, d’autres contraints de s’exiler. L’opinion publique amalgame les grévistes, les étrangers et « les Rouges ». Elle craint les progrès du bolchévisme en Europe, le terrorisme de gauche et se méfie des immigrés récents qui parlent à peine
l’anglais.

SVP (… et …, …) douceur, calme, compréhension, 133 peti

Lenz 10/07/2009 20:04

Ces G8 ou G20 manquent vraiment de R E C U L   H I S T O R I Q U E !
Les historien(ne)s ont la tête dans le sable, sont bailloné(e)s ou sont aveugles, ailleurs …Je me désole de devoir me répéter. N’est-ce pas mal ? ennuyeux pour vous ?
Une définition Tithankar additionnelle [Tithankar : LeClownBlanc et tutti quanti]GolfGoldTandem = Abu Dhabi Investment Authority allié à Kingdom Holding Company (prince Al-Walid Al Saoud)
Je vous invite à relire une seconde fois l’excellent article de François Leclerc,avec en tête cette dimension historique 1913-1999 (cf. ci-après)1 - millions de chômeurs > crise sociale et politique2 - BRI+FED, c’est-à-dire le duo JP Morgan + le GoldGolfTandem capable de dégonfler les bulles financières avant qu’elles n’éclatentAnnonce à BRI Bâle !! le 27 juillet, le coeur du réseau mafieux3 - Contrôle de l’hydre apatride et immonde, innommable, dont l’omerta est garantie par le Traité de 1930 !!! qui serait contrôlé par un GAO corrompu,avec — disons fonctionnellement — une certaine analogie avec Cour des Comptes française dont on connait l’indépendance du pouvoir Exécutif.Le GAO dépendrait du Congrès dont chacun sait ce qu’il faut en penser.
Cette monstrueuse farce diabolique qu’est le FED SYSTEM est l’affaire de tous les pays du G20 et des peuples exclus.C’est nullement une affaire américaine.Le GolfGodTandem co-contrôle avec les quatre topCréanciers de la BRI l’ensemble des banques centrales de la planète,dont un bon nombre sont privées ou des dictatures.
(nous reprendrons cette conversation)
Il y a quelques minutes, j’étais dans le contexte 1913, création du “FedSystem” par J.P. Morgan à la veille de la Première Guerre Mondiale.Celle-ci permit aux Etats-Unis de faire fortune, pendant la Guerre puis ensuite. Avec la Seconde Guerre, l’Europe était à terre.Un livre de 1994, cité sur Wikipedia, est surement intéressant à lire : Les Etats-Unis au temps de la prospérité, 1919-1939Alors, sur Wikipedia, j’ai cliqué sur “Affaire Sacco et Vanzetti”.J’associais ces deux noms non pas à “esprits excités” (peut-être était-ce assez vrai; je ne sais pas) mais à “esprits malades et poseurs de bombe”.
Quelle ne fut pas ma surprise :

Condamnation en 1927Le 16 août 1920, Vanzetti seul est condamné pour le premier braquage à 15 ans de prison. Le second procès qui se clôt le 14 juillet 1921 les condamne tous les deux à la peine capitale pour les crimes de South Braintree,
dans la banlieue de Boston, malgré le manque de preuves formelles. Des comités de défense se mettent en place dans le monde entier pour sensibiliser l’opinion sur cette injustice : le dictateur italien Benito Mussolini
prend même leur défense[2]. Comme Sacco en 1923, Vanzetti est placé début 1925 en hôpital psychiatrique. Le 12 mai 1926, leur condamnation à mort est confirmée. Le 26 mai, un bandit dénommé Madeiros, cependant
déjà condamné à mort dans une autre affaire, avoue de sa prison être l’auteur du braquage de South Braintree, mais le juge Thayer, qui n’aimait ni les Italiens, ni les anarchistes[3], refuse de rouvrir le dossier. Malgré une
mobilisation internationale intense et le report à plusieurs reprises de l’exécution, Nicola Sacco, Bartolomeo Vanzetti et Celestino Madeiros sont exécutés par chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927, suscitant
une immense réprobation.Réhabilitation en 1977Le 23 août 1977, exactement 50 ans après, le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis absout les deux hommes, etdéclare que « tous les déshonneurs devaient être enlevés de leurs noms pour toujours »

Comme quoi de nouveaux livres d’Histoire seraient à faire circuler aux quadras, quinquas, sexas, octos et plus.Suite wikipedia

Culture populaireLa chanson Here’s to you de Joan Baez (musique de Ennio Morricone) leur est dédiée. Elle reprend les mots de Vanzetti au juge Thayer (cf ci-dessous) :« Heres to you Nicola and Bart/ Rest forever here in our hearts/ The last and final moment is yours/ That agony is your triumph ».Le film Sacco et Vanzetti réalisé par Giuliano Montaldo retrace leur histoire.Louis Aragon //wkpd consacre un poème a Sacco et Vanzetti, intitulé “Sur le port de Dieppe“,il narre la déception d’Aragon après une manifestation de soutien à Sacco et Vanzetti à Dieppequi ne rassembla que trop peu de personnes

Serait-ce l’oligarchie financière qui avait besoin de coupables à présenter à la vindicte publique ?L’article wikipedia s’achève par une citation de Vanzetti, condamné avec Sacco à l’électrocution.Il répond le 9 avril 1927 au juge Thayer :

« Si cette chose n’était pas arrivée, j’aurais passé toute ma vie à parler au coin des rues à des hommes méprisants. J’aurais pu mourir inconnu, ignoré : un raté. Ceci est notre carrière et notre triomphe. Jamais, dans toute
notre vie, nous n’aurions pu espérer faire pour la tolérance, pour la justice, pour la compréhension mutuelle des hommes, ce que nous faisons aujourd’hui par hasard. Nos paroles, nos vies, nos souffrances ne sont rien.
Mais qu’on nous prenne nos vies, vies d’un bon cordonnier et d’un pauvre vendeur de poisson, c’est cela qui est tout ! Ce dernier moment est le nôtre. Cette agonie est notre triomphe. »

Inouï ! Le Réel dépasse l’entendement !Mais alors, quel avait été contexte qui conduisit à cela ?JP Morgan venait juste de pouvoir faire fonctionner son “FED System” pendant toute la Première Guerre Mondiale (1914-18).Le même article wkpd,valablement écrit ou pas (je n’en sais rien) écrit ceci :

La fin du dirigisme étatique mis en place en 1917 etla montée du syndicalisme provoquent de nombreuses grèves dans tout le pays.Comme en Europe, les années 1919-1920 sont difficiles aux États-Unis : il faut reconvertir l’économie de guerreetfaire face à l’inflation.En 1919, on recense 4,1 millions de grévistesqui réclament de meilleurs salaires et une réduction du temps de travail.Les grèves dégénèrent en violence et donnent lieu à des affrontements dans plusieurs grandes villes, comme à Boston.L’année 1920 est marquée par de nombreux attentats anarchistes :les responsables politiques sont touchés, comme le maire de Seattle ou celui de Cleveland, chez lequel une bombe explose.Les bureaux de la banque Morgan à Wall Street sont soufflés par un attentat qui fait 38 morts et 200 blessés.Les autorités prennent des mesures de répression contre les anarchistes mais aussi contre les communistes et les socialistes américains.Certains sont emprisonnés, d’autres contraints de s’exiler. L’opinion publique amalgame les grévistes, les étrangers et « les Rouges ». Elle craint les progrès du bolchévisme en Europe, le terrorisme de gauche et se méfie des immigrés récents qui parlent à peine
l’anglais.

SVP (… et …, …) douceur, calme, compréhension, 133 peti

Eva R-sistons 10/07/2009 06:23

J'ai été voir ton blog, j'ai laissé un commentaire sur Rocard, et je souligne particulièrement ceci, à retenir :En mars 2009, il est nommé par Nicolas Sarkozy ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. «Ne riez pas de l'Arctique, c'est le concentré de tous les drames planétaires à la fois», précise-t-il à l'époque. «C'est une zone de non droit où n'importe qui peut faire n'importe quoi.»http://groupelocal.over-blog.com/article-33655866-6.htmlcordialement, eva

philippe 10/07/2009 05:52

Crise du capitalisme, oui certainement, mais je pencherai plus sur la crise de l'humanité. La cause l'argent, enfin les effets qu'il procure et sa dérive extrèmement dangereuse pour l'Homme. Dns un contexte de crise mondiale qui va encore toucher d'avantage les pauvres, on est en droit de se demander mais ou va t'on ? Comment se fait il qu'il n'y a pas plus de coupables punis ? Madoff et après ? Des états de connivence ? Reconstruire sur un monde dévasté tel été le souhait de Friedman, à en voir les décisions prises pour lutter contre ce fléau, je me dis simplement que tout est organisé dans un but précis. Diriger pour quelques uns, symbole aujourd'hui de réussite sociale, le comble.

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