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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 17:23

 

Vendredi 5 octobre 2012

 

Place Saadallah al JabriUne nouvelle série d'attentats a frappé le 2 octobre la ville d'Alep, depuis longtemps champ de bataille entre les milices rebelles de l'Armée syrienne libre, la branche armée des oppositions étrangères réunies dans le conseil national syrien à Istanbul, et les forces loyalistes de Damas. Selon des sources officielles syriennes, au moins trois voitures piégées ont explosé, provoquant la mort de 31 personnes. Bilan qui aurait été porté à 48 victimes par l'Observatoire syrien des droits de l'homme, proche des forces rebelles, qui fait également état d'une quatrième explosion. Une attaque qui aurait en fait été déjouée selon les rapports des autorités locales grâce à l'élimination rapide de trois kamikazes.

 

Si les deux versions divergent en ce qui concerne les lieux touchés par les attentats terroristes, elles s’accordent toutes deux sur le fait que la première bombe a explosé près du cercle des officiers, immédiatement suivie par une vague d'explosions au niveau de la place centrale Saadallah al Jabri. L'identité des victimes n’a toujours pas pu être établie pour la totalité d’entre elles, mais il y aurait de nombreux civils. Il convient également de préciser le nombre des blessés, supérieurs à 70. Il s’agit bien évidemment d’un bilan provisoire, dépassant déjà celui de la sombre journée du 28 août, quand une explosion tua 27 personnes qui participaient à Damas aux funérailles de deux représentants du gouvernement.

 

Un macabre décompte qui voit aussi s’ajouter aux victimes des attentats celles faisant suite aux tirs de mortiers dans la zone du Souq al Hal, où se trouvait concentré un grand nombre d'éléments de l’armée gouvernementale.

 

Des attaques terroristes et des attentats aveugles qui ont causé de nombreuses pertes civiles, mais qui n’ont provoqué, une fois de plus, aucun sentiment d’indignation de la part des démocraties occidentales, comme si ces dernières étaient prêtes à tout pour voir leurs desseins se réaliser en Syrie, y compris au prix de massacres commis par leurs alliés.

 

Ce qui paraît aujourd’hui comme une évidence a été récemment abordé publiquement par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans un entretien au journal Kommersant. « C’est simple, il y a deux options : si on pense sincèrement que la priorité numéro un est de sauver des vies humaines, alors il faut tout faire pour mettre en œuvre les accords conclus à Genève fin juin. Si la priorité est au contraire de faire tomber le régime de Bashar al Assad, alors nous ne pourrons être d’aucune aide à qui que ce soit », a affirmé le responsable de la diplomatie du Kremlin, soulignant au passage que « le conseil de sécurité de l’ONU n’a pas, par définition, à promouvoir un quelconque changement de régime, car cela signifierait la poursuite d’une guerre fratricide ». « Nous devons simplement comprendre que le prix de cette obsession géopolitique (de l’Occident, NDLR) de changer le régime de la Syrie se fera au détriment de milliers de vies syriennes », a expliqué M. Lavrov, lequel a conclu en affirmant que « le choix était très simple, mais terrible ».

 

« Dans les entretiens avec mes collègues, dit-il, j'ai eu l'impression qu'ils comprenaient qu'il n'y avait pas d'autres possibilités que ces deux scénarios, mais pour l'instant, ils ne sont pas prêts à aller contre leur intérêt géopolitique et c'est triste ».

 

Rien d’étonnant dans ce contexte à ce que les États-Unis et leurs alliés dans la région soient toujours à la recherche du moindre indice pour tenter de discréditer les autorités syriennes et manipuler l'opinion publique internationale, alors que la réalité du terrain commence à poindre au grand jour : la Syrie est victime d’une tentative de déstabilisation financée par des pays étrangers.

 

Des affrontements armés près des frontières et des tirs accidentels de mortiers comme ceux qui ont atteint le village d’Akçakale, en Turquie, le même jour que les attentats qui ont frappés Alep, sont dans ces conditions quasiment inévitables. Un incident qui a provoqué une vive controverse et des accusations véhémentes dont les media occidentaux se sont naturellement fait l’écho.

 

« Je voudrais que chacun sache que si la violation de nos frontières continue, nous exercerons le droit de nous défendre », a déclaré le ministre des affaires étrangères turc Ahmet Davutoglu, menaçant implicitement la Syrie de l’attaque directe que le front interventionniste envisage depuis déjà plus d'un an.

 

Capitaine Martin

 

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Syrie : Le Gouvernement syrien n’a jamais tiré d’obus de mortier vers la Turquie [vidéo]

by Allain Jules


AKCAKALE (Turquie) - Et si c'était vrai ? Mais, oui, c'est vrai, le Gouvernement syrien n'a jamais tiré d'obus de mortier vers la Turquie le 3 octobre dernier, qui avait fait 5 civils turcs tués. Mais qui se cache donc derrière ce tir qui a causé la mort dans le village turc de Akçakale ? Oui, vous [...]

L’attitude de la Turquie n’est qu’un prétexte

 

 

Voici une vidéo-preuve que la télévision nous ment
à propos de ce qu'il se passe en Syrie :

 
 
La preuve est obtenue notamment en comparant le "même" reportage passé en France sur France 2 et sur France 24 en pays arabo-musulmans !
 
Bien à vous,
do
 
Post-scriptum : lors d'un récent message, je disais de se méfier de ce que nous dit la télé et que les récents incidents frontaliers entre la Syrie et la Turquie étaient certainement une provocation, c'est-à-dire une mise-en-scène, afin de justifier une guerre ouverte de la Turquie contre la Syrie. Certains m'ont dit que la Syrie avait reconnu sa culpabilité dans cette histoire. Et bien, justement, la Syrie a démenti l'avoir fait. Voici un article qui le prouve. Il s'intitulle :
 
La Turquie agit en sous-traitant des USA :
 
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Conflit syrien: le triomphe de l'extrémisme

Kharroubi Habib
Jeudi 4 Octobre 2012

Conflit syrien: le triomphe de l'extrémisme
Depuis des mois, les médias occidentaux rapportent que le régime syrien serait au bord de l'effondrement, son armée régulière en plein délitement à cause des désertions qui videraient ses rangs. Sur le terrain, c'est un tout autre état des lieux que décrivent d'autres observateurs soucieux d'informer objectivement l'opinion internationale. Ce dont ils témoignent contredisant les informations venant des premiers.

Selon ces observateurs, l'Armée syrienne libre n'est pas dans la bonne posture que lui voient les médias occidentaux. Partout elle cèderait du terrain devant les forces régulières du régime et la situation est en train de devenir intenable pour elle face aux envois de renforts dont bénéficient ses assaillantes. Une évolution qui expliquerait l'intensification des spéculations sur une intervention en Syrie qui se sont multipliées ces derniers jours. Au point de faire réagir Moscou qui par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères Guennadi Gatilov a émis la mise en garde aux pays occidentaux et du Moyen-Orient à « ne pas chercher prétexte pour une intervention militaire en Syrie ».

Le coup de semonce russe est venu après que des médias occidentaux briefés par des sources du renseignement eurent fait état de déplacement des armes chimiques dont disposerait l'armée régulière, mais aussi suite à l'appel lancé par le Qatar à une intervention armée arabe. Bien informée de la réalité du terrain, la Russie sait que ce sont là désinformations et initiatives visant à voler au secours de la rébellion acculée. Laquelle a émis le signal qu'elle est à bout de souffle en se mettant à revendiquer les attentats aux véhicules piégés qui se sont multipliés en Syrie et qu'à un autre temps elle imputait au régime. Ce mode opératoire dans la violence que les Occidentaux s'empressaient de dénoncer quand l'Armée syrienne libre accusait le régime d'y recourir, n'indigne plus étant le fait de la rébellion. Les attentats selon ce mode opératoire sont l'indice soulignant que l'ALS a perdu de ses capacités à affronter autrement l'armée régulière du régime, mais aussi celui qu'elle serait débordée par ses « amis étrangers » venus se battre à ses côtés et dont ce mode opératoire est la marque distinctive.

La prolongation du conflit syrien rendue possible par le refus occidental et de certains Etats arabes de la solution politique négociée pour y mettre un terme, a produit ce contre quoi ils ont été mis en garde: à savoir la montée des extrémismes dans les deux camps belligérants. Ce à quoi l'on assiste au vu de la montée en violence de leur confrontation et de la paralysie des initiatives cherchant à trouver la solution politique acceptable pour le régime et son opposition. Le premier a lâché la bride à ses forces militaires en vue d'écraser la rébellion. Celle-ci n'a plus aucune réticence à ouvrir ses rangs à des « amis étrangers » qui affluent en Syrie pour un tout autre combat et projet politique que ceux qu'elle affirme mener et auxquels font semblant d'adhérer les puissances étrangères qui la soutiennent.

Dans ce conflit syrien, la seule certitude qui se fait jour est que le peuple syrien vit le plus grand cauchemar de son histoire. De cela, ni le régime ni ceux qui le combattent ne s'en soucient. Et leurs alliés étrangers encore moins.


http://www.alterinfo.net/Conflit-syrien-le-triomphe-de-l-extremisme_a82131.html
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