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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 17:15

Patrice Lumumba, héros africain

 

 

Tsassé Phinées est un Camerounais de 24 ans. Il est persuadé que le monde peut être meilleur, à condition que nous nous battions tous pour cela. Et lui, il se bat avec sa plume.  Il est d'ailleurs l'auteur de quelques livres engagés (roman et poésie) qui ne sont pas encore publiés. Il est en quête d'éditeur, et il a un talent fou ! §


Il m'envoie ce texte (Cessez de vous indigner, faisons la révolution) : "Je voudrais que tous les amis du monde assoiffés de changement lisent et diffusent partout ce texte et que nous nous engagions davantage pour des lendemains meilleurs".

 

§

Regard lucide sur la corruption des Médias aux ordres des Puissants

 

.

Cessez de vous indigner,

faisons la Révolution !

.

 

Camarades du monde entier, le mal continue à triompher parce que vous les bons, vous ne manifestez pas assez votre bonté. Depuis des décennies vous avez accepté d΄être opprimés, d´être les esclaves des puissants.

Depuis les temps anciens vous vous offusquez, vous vous indignez, et puis quoi? Comme vous le faites depuis des temps immémoriaux, je m´indignerai, je m´offusquerai, je dénoncerai et j´en suis sûr, cela ne changera rien.

Aujourd´hui, dans certains pays, les élections ne servent plus à rien, ce sont de grands shows de perpétuation de la domination des puissants. Quand elles ne sont pas manipulées, elles sont confisquées par les grands partis, les partis des puissants, des riches. Pour eux la démocratie c´est quand ils sont au pouvoir et l´alternance pour eux consiste à s´échanger le pouvoir entre copains. Leurs partis ont confisqué la clef du pouvoir, mais ne rougissent pas lorsqu´ils manifestent leur mascarade qu´ils appellent démocratie. Je me demande d´ailleurs à quoi servira cette énième dénonciation. Toutefois je continuerai mes pleurnichements.

Les représentants des peuples ne les représentent plus, ils prennent des décisions contre ceux qu´ils sont censés représenter. Ils servent les intérêts des puissants tout comme ce vieux machin qui dit-on, est le rassemblement de toutes les nations du monde, mais qui est plutôt un instrument aux mains des ennemis de l´humanité. Je ne vous apprends rien, je ne fais que ressasser de vieilles plaintes qui avant me faisaient beaucoup de bien. Oui, gémir apaisait beaucoup mes colères et me réconfortait, mais depuis peu cela n´a plus d´effet, je n´ai plus de paix.

Ce vieux machin accouche des sanctions et des résolutions illégitimes pour asphyxier, pour porter les guerres et leurs destructions dans les pays qui luttent pour leur libération, pour la dignité et contre l´impérialisme.

Des dictatures et des monarchies scélérates vous oppressent depuis des décennies, des siècles même. Elles vous exploitent, vous pillent, vous assassinent et vous les révérez pour les remercier de l´oppression. Des gouvernements illégitimes sont installés par la force des armes, des chiens de guerres sont honorés et décorés. Ceux qui ont tué vos enfants, violé vos femmes et brulé vos maisons sont traités comme des sauveurs, des humanistes. C´est la dégénérescence morale et humaine. Vos héros, les vrais nationalistes, les vrais révolutionnaires, sont traités comme des malfaiteurs. On leur a attribué des noms d´oiseaux, ils sont emprisonnés, exilés, tués comme des bandits. Après avoir perpétré leurs répugnants péchés, vos oppresseurs vous brandissent des commissions de pardon et de réconciliation politisés.

Vos révolutions sont manipulées, confisquées et orientées pour servir à nouveau d´autres tyrans, et pourtant vous avez eu beaucoup de mal à déloger, à juger et à condamner les précédents. C´est tellement clair, vous le voyez de vous-mêmes, les puissants ne prennent plus la peine de cacher leurs manœuvres de domination. Vous avez identifié vos ennemis, les ennemis de l´humanité.

Ils vous ont imposé des guerres, ils ont vendu et piétiné la souveraineté de vos pays, ils ont frustré et blessé votre fierté. Ils ont vendu le pouvoir aux banques, aux multinationales et aux sectes pernicieuses. Et puis quoi alors ?

Camarades du monde entier vous avez été trahis, ils ont rompu le contrat de confiance et ignoré le contrat d´objectif. Vous n´êtes plus engagés. Vous vous êtes faits appeler les offusqués, les indignés, je vous appelle les condamnés. Mais ce qui est extraordinaire camarades, c´est qu´il appartient à vous de vous gracier.

Il vous appartient de refuser une fois et pour toutes cette économie capitaliste ou néolibérale, c´est la même chose, afin d´adopter l´économie humaniste. De cette dernière vous avez trop longtemps rêvé sans jamais l´oser. Votre économie a été confiée à des experts aux connaissances et aux aptitudes douteuses. Vous brûlez de réformer cette économie, mais vous brûlez seulement. Vous savez tous que le capitalisme est le pire système que l´humanité ait jamais pratiqué, ou qui ait jamais été imposé à l´humanité. C´est un système aux abois, un système qui agonise… suis-je le seul à penser cela ?  S´il vous plaît répondez-moi. Je crois que vous pensez comme moi, c’est pourquoi achevez-le, ou bien il vous achèvera, vous. Vous l’avez assez connu, assez cerné pour comprendre qu’il ne sert que les puissants. Vous êtes devenus des critiques brillants de cette pieuvre qu’est le capitalisme et vous avez compris qu’il ne peut s’alimenter –c’est naturel- que de plans d’austérité, de dettes qui étranglent vos Etats et vos familles.

Le capitalisme est un hold-up. Le hold-up de vos revenus, de votre dignité, de votre santé, du temps que devez consacrer à vous ou à vos familles… Les puissants vous ont demandé de travailler plus pour gagner plus. Pour tous les ambitieux, les honnêtes personnes qui veulent subvenir à leurs besoins, très beau n’est-ce pas ?

Prenez-les au mot ! Normalement vous devez être les plus riches du monde, vous les travailleurs. Mais non ! Et pourquoi ? Répondez vous-mêmes, mais plus encore cessez de geindre comme moi car ça ne mènera nulle part.

L’Etat à démissionné, non ils l’ont emprisonné. Ils ont arraché l’économie d’entre ses mains pour la déréglementer, pour la privatiser, pour l’offrir aux banques et aux multinationales criminelles.

Ils ont inventé des crises pour s’enrichir encore plus, en renflouant leurs banques avec votre argent. Rendez-vous compte, avec votre argent ! Et vous, quand vos comptes sont vides –pour vous qui avez encore des comptes- qui vous vient en aide ? Quelle question !

Pour mieux vous manipuler et se laver les mains, ils parlent de la main invisible du marché. Le marché se crispe, se décrispe, il fait ce qu’il veut, il est maître de lui-même, maître de tous les hommes. Il choisit toujours de faire du bien aux riches et du mal aux opprimés. Tout se passe comme si le marché est une chose virtuelle, humainement incontrôlable. Mais alors c’est qui le marché ?

Que dirai-je que vous n’avez pas dit ? Que dénoncerai-je que vous n’avez pas dénoncé, en plus sur d’illustres tribunes ? C’est l’heure du bilan. Entre vos contestations et les crimes du capitalisme, de quel côté y a-t-il plus de concret ? A vous de juger.

A vous de considérer votre situation actuelle et décider si elle doit perdurer ou pas. Vous avez le choix !

Vos problèmes sont légion. Le chômage, les licenciements, les maladies, la pauvreté… vous ne vivez pas, vous survivez ou vous sous-vivez peu importe, votre situation est catastrophique et personne pour vous secourir.

Qui ne parvient plus ou n’a jamais pu payer facilement ses factures mensuelles ou même annuelles ? Qui ne peut pas se nourrir convenablement ? Qui a vu son pouvoir d’achat fondre comme au soleil ? Qui ne peut pas subvenir aux besoins vitaux de ses proches, de sa famille… Qui ne peut pas ? Ou bien qui ne sait pas que la bourgeoisie compradore est responsable de cette situation ? Qui ose l’ignorer ? Qu’il se cache. Et si quelqu’un le sait qu’il cesse de rompre les têtes avec ses plaintes, qu’il agisse.

La destruction des acquis sociaux séculaires par les oppresseurs évolue à un rythme épouvantable. Cruels oppresseurs, fauves sans foi ni loi, criminels de haut volt…

Il faut cesser de dénoncer, il faut proposer plus que vous ne vous indignez. Et même si vous avez un peu proposé, passez à l’étape supérieure : Mettez en application. Mais puisque la mise en application est impossible parce que vous n’avez pas le pouvoir, prenez donc le pouvoir. Car il est lâche de regarder l’humanité aller droit vers la tombe et rester là à dénoncer les choix actuels et à proposer éternellement une alternative sur laquelle les puissants crachent. Cette alternative c’est l’humanisme qui a foutu le camp de ce monde des humains. Pour sauver le monde il faut arracher le pouvoir afin d’appliquer cette alternative.

Avant que je ne naisse vous vous plaigniez déjà et jusqu'à ce moment vous êtes dans la même logique. J’ai lu, j’ai étudié vos indignations, et depuis qu’est ce que cela a changé ? Des concessions que les puissants ont consenties, quelques lignes sur lesquelles ils ont reculé… C’est tout ? Bravo ! Ont-ils lâché le pouvoir ? Qui décide sur presque tout ? Les puissants ou vous les peuples ?

Pleurer, gémir, cela arrange bien les puissants. Les lamentations m’apaisaient énormément, mais ça c’était avant. Ecrire ou prononcer des diatribes permet de se défouler, c'est-à-dire de vous dessaisir –si ce n’est de vous en rendre compte encore plus- de vos frustrations, de vos humiliations… Toutefois, ces dernières sont-elles refoulées ou effacées ? Elles se révèlent toujours plus lourdes et cruelles.

Plus encore, crier votre désaccord contre les politiques et les crimes des puissants vous procure une secrète fierté, une certaine jubilation intérieure. La fierté d’être exemptés du nombre que les oppresseurs réussissent encore à duper, celle d’être responsables, celle d’être juste, mais envers qui ? Envers votre conscience et envers la société. Vous éprouvez le sentiment du devoir accompli, la joie –la paix- de ne vous être pas tu face à la barbarie des oppresseurs. Et l’éternelle question : qu’est ce qui a donc changé ? Qu’ont changé vos essais, vos pamphlets ou vos diatribes.

Camarades du monde entier, le problème c’est que nous nous sommes enfermés dans un cercle vicieux, celui de la dénonciation. Il est vrai nous avons souvent évolué en ouvrant quelques brèches de propositions, mais nous les avons toujours aussitôt refermées.

Dénoncer et s’indigner nous a permis de prendre conscience, de comprendre plusieurs manœuvres souterraines orchestrées par les puissants qui dirigent le monde d’une main de maître –reconnaissons-le, ils sont parfois très brillants, brillants de cynisme. Aujourd’hui nous lisons de façon perspicace le monde, nous cernons mieux ses tours et ses contours. Toutefois camarades, nous n’avons pas monté la prochaine marche. Comme des enfants fatigués nous sommes restés plantés au premier étage de l’immeuble, et pourtant les sucreries et les friandises tant convoitées se trouvent au dernier.

Pour tout considérer, nous avons parfois proposé –depuis belle lurette- mais est-ce que les puissants ont quitté le pouvoir ? Leur pouvoir a-t-il été déraciné ? Car camarades voilà la dernière étape de ce combat. Si malgré nos élucubrations et nos gesticulations leurs lignes n’ont pas bougé, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. C’est qu’à un certain niveau nous avons certainement posé les mauvaises questions et élaboré les mauvais plans. Cette logique d’indignation, de protestation et de proposition ne fonctionne pas, cela ressemble à de la complaisance, pire à de la complicité. Il faut monter d’un cran, puisque nos actions semblent amadouer, dorloter nos oppresseurs et même les convenir. Vu que leurs possibilités de contrôler notre parole s’amenuisent de plus en plus, ils préfèrent laisser nos colères couler. Car essayer de les contenir indéfiniment fera sauter leur barrage et personne –surtout pas eux- ne sera plus capable de contrôler quoique ce soit. Ils nous laissent donc de temps en temps envoyer quelques pétards -relativement mouillés- et ils sont sûrs que le jeu durera bien longtemps et que rien n’explosera.

Nos colères, nos protestations, nos douleurs ne les égratignent plus camarades. Nous semblons les arranger dans leurs positions, les réconforter du fait que nous ne pouvons rien entreprendre de plus que dénoncer et proposer éternellement notre alternative –l’alternative- qu’ils n’hésiteront pas à cracher dessus.

Camarades, changeons de stratégie, allons vers une autre étape, avançons et surprenons-les. Refondons nos structures traditionnelles afin de les positionner en force pour espérer être à la hauteur du combat qui nous attend. Car les ennemis en face sont sauvages, barbares et prêts à tout pour tenir leurs lignes. Néanmoins, prenons l’initiative pour changer aujourd’hui, demain et toujours. Plus que jamais ce système présente des failles, profitons-en et désintégrons-le. Il est impératif que nous le détruisions, et nous devons être à l’heure. Soyons à l’heure camarades.

Camarades du monde entier, nous sommes les bons et nous sommes du bon côté. Soyons-en sûrs les accusations et les victimisations systématiques ne nous avancent pas assez. Innovons ! Créons de nouvelles organisations érigées sur de nouvelles bases, mieux forgées que celles sur lesquelles nous nous sommes reposés jusqu’ici. Fixons de nouveaux objectifs, créons des foyers pour de plus grandes espérances. Portons au pouvoir ceux qui nous ont prouvé leur loyauté, ceux qui administreront avec nous. Nous les connaissons. Il est temps camarades, c’est l’heure de la révolution. Elle est urgente, elle est inéluctable. Elle est pré-requise pour l’implantation de notre alternative pour le bonheur de l’humanité.

Il est vital que nous nous posions désormais les bonnes questions et que nous élaborions les bonnes thèses. Redirigeons nos coups dans cette bataille.

Nous les bons, nous sommes brillants et doués pour concevoir de nouvelles formes de lutte, pour élaborer des actions pouvant frapper fort les points faibles de ce système en décadence. Voilà le terrain sur lequel nous devons porter la lutte actuellement. Si nous manquons de concevoir, les ennemis de leur côté ne dorment pas sur leurs lauriers (pour les lauriers, ils en ont pas mal) ils nous étudient, ils pensent, ils créent chaque jour des techniques d’oppression plus subtiles. A nous de leur répondre en les étudiant en retour, en concevant des voies de résistance et plus encore en implémentant des structures-objectifs pour l’anéantissement définitif de l’oppression.

Camarades, vous avez connu ce système et vous n’ignorez pas ses points faibles. Vous connaissez les pierres qui peuvent briser ses pieds d’argile. A vous de préparer les recettes gagnantes, à  vous de les propager à travers le monde, à vous d’adapter chaque recette aux réalités et aux demandes des différents terrains de lutte. Apprenons camarades des révolutions passées, des théories de libération, soyons les héritiers de toutes les formes positives de combat. Au-delà de la protestation, voilà les cartes qu’il faut désormais jouer.

Camarades organisez-vous, travaillez avec les bonnes structures, mais surtout avec les bonnes personnes. Que les gouvernements humains du monde soutiennent les camarades dans le combat, c’est une question de survie pour eux les gouvernements. Car autant augmentera le nombre de pays libérés des griffes de ce système, autant s’affermira la sécurité de ces gouvernements humains.

Liguez-vous avec ceux qui comme vous poursuivent les mêmes objectifs. Ne vous cloîtrez plus de façon égoïste dans vos régions, dans vos pays. Les ennemis ne connaissent plus les frontières, leur nouvel ordre mondial ne connait plus de différence –pour ceux qui considèrent encore cette ignominie- de race, de continent, de peuple… Soutenez les camarades en difficulté à travers le monde, proposez-leur de nouvelles tactiques de lutte, mais surtout pas la voie des armes, le sang des peuples a assez coulé et d’ailleurs le système n’est qu’un tigre en papier, il suffira de le froisser pour le jeter à la poubelle. La force des peuples est plus puissante que leurs armes, que leurs hordes d’assassins.

Camarades, organisons-nous et réfléchissons. Pourquoi nos multiples grèves et manifestations ont-elles échouées ? N’existent-ils pas des moyens plus efficaces pour assiéger les puissants ? Ne pouvons-nous pas les pousser à bout –sans les armes- de telle sorte qu’ils soient sans choix et que nous leur disions : « Rendez-vous, vous êtes cernés » ? Certainement il y a des moyens de les faire plier sans nous égosiller dans les rues. Certainement les peuples peuvent reprendre leurs pouvoirs sans casser, sans verser le sang.

Camarades du monde entier, il nous appartient d’étudier ces possibilités, de les théoriser, de les divulguer à travers le monde, mais surtout de les pratiquer pour la libération des peuples opprimés.

Il serait improductif dans certains cas de continuer à nous appuyer sur nos anciennes structures de lutte, les syndicats par exemple. Plusieurs ont été infiltrées par les ennemis et nous ont enfermés dans une routine de gesticulations flasques et inutiles.

Camarades réfléchissons, explorons les pistes justes. Et si nous trouvions parmi nos ennemis ceux qui sont fatigués d’opprimer ? Et si nos vaillants soldats qu’ils ont enrôlés étaient prêts à revenir de notre côté, du côté des bons ? Et les propagandistes –vous les appelez journalistes- s’ils étaient prêts à nuire aux médias du mensonge afin de servir la libération ? Et si nous infiltrions nos oppresseurs ?

Camarades du monde entier, la révolution est indispensable, elle ne peut plus attendre, nous avons trop longtemps enduré les injustices des oppresseurs. Levons-nous sans armes –les révolutions non armées ont fait leurs brillantes preuves- et rendons à l’humanité son humanisme. Ce choix nous appartient chers camarades. Rassurez-vous, ce n’est pas de la rhétorique. Il nous revient de voir si nous sommes condamnés à vivre opprimés. Il nous appartient de révéler au grand jour les possibilités, les aptitudes, la créativité, l’optimisme et le sens du devoir enfouis en nous. Nous devons démontrer le meilleur côté de nous-mêmes pour justifier notre présence dans la communauté humaine. Nous pouvons laver la honte de n’avoir rien pu faire jusqu’ici, d’avoir été peu entreprenants ou terrassés par la peur. Nous devons effacer nos échecs pour montrer aux oppresseurs que nous pouvons rebondir, que nous pouvons remonter des plus profonds abîmes.

Nous pouvons enfin donner réellement raison à nos héros en continuant leur mission, c'est-à-dire en réalisant les plans qu’ils ont tracés, en ne restant pas dans une admiration stérile qui ne ressemble qu’à de la trahison maquillée.

Préparons-nous face à cette immense responsabilité qui nous incombe. Il ne faut plus tarder. Si les peuples opprimés veulent attendre d’être prêts avant de se lancer, non ! Ils ne le seront que quand ils se seront levés. L’important n’est pas de savoir qui prendra les devants, il s’agit de savoir qui préférera rester en arrière, c'est-à-dire être lâche, traître, traître à l’humanité.

Soyons solidaires jusqu’au bout, nous sommes largement plus nombreux.

Camarades, la révolution n’avancera pas si vous êtes au travail –par peur de vous mettre à dos vos employeurs- pendant que les autres font grève pour une juste cause. Si certains opprimés et ceux qui se croient privilégiés restent en arrière et sont réticents ou indifférents à accomplir ce devoir de révolution, ils seront surpris par leur naïveté imbécile, car le monstre ne les épargnera pas. Il en sera de même pour ceux qui s’indignent de ce système mais cherchent quand-même à l’intégrer, croyant qu’ils trouveront en lui une sécurité. Ce système est un écueil à notre bonheur, nous ne pouvons pas l’éviter. Soit nous l’ôtons soit il nous écrase.

Camarades sachons revendiquer jusqu’à satisfaction. Les batailles pourraient être longues dans certains cas, c’est pourquoi préparons-nous, faisons des provisions, mais surtout faisons la révolution. Les oppresseurs mettront nos nerfs à de rudes épreuves, mais ce sera sans compter sur la patience, la tempérance, la force psychologique qui nous habitent et que la souffrance a su forger et affermir en nous. Nous sommes des gagnants, prêts à conquérir notre libération.

Chers camarades, que retiendra l’histoire ? Notre léthargie ou notre victoire ? Choisissons-nous de vivre opprimés en attendant –en espérant- un changement, une ère de justice de soudaine compassion des puissants, une ère qui se décrètera d’un seul coup ? Nous savons que cela n’arrivera jamais, notre désillusion serait toujours plus grande.

Choisissons-nous de vivre debout ? La révolution sera notre fondement.


Camarades, marquons l’histoire, faisons l’histoire. Mettons fin à ce système inhumain, arrêtons ce monstre. Ouvrons une nouvelle ère de réalisation de nos plus beaux rêves. Ayons la foi, nos réalisations seront plus belles que nos rêves.

Quelle vie voulons-nous pour nous-mêmes ? Quel héritage voulons-nous léguer aux générations futures ?

Reprenons notre dignité, la décision nous revient. Il est grand temps, soyons à l’heure mes chers camarades.

Cessons de nous indigner, faisons la révolution !

 

                                                                                                  tsassephinees@yahoo.com  

                                                                                                             

 TSASSE Phinées.

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