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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 08:34

 

 

P

 

La Russie de Poutine :

 

Poutine esquisse son programme 2012 pour la Russie

4 mars 2012 : Le président russe Dmitri Medvedev a trouvé un terrain d’entente avec Washington concernant l’expédition de fournitures militaires en Afghanistan et un arrêt des ventes de missiles antiaériens à l’Iran. Dans la perspective du prochain retour de V. Poutine au Kremlin, probablement jusqu’en 2018, les analystes s’interrogent : est-ce que la politique étrangère de la Russie va radicalement changer ? Le futur président de la Russie vient de publier un essai, justement sur la politique étrangère de son pays, dans lequel il dit que les Russes doivent se serrer les coudes dans un monde qui devient dangereux et où les vues de Moscou doivent être prises en compte, même si cela se traduit par un front du refus aux Occidentaux.


Poutine écrit : « La Russie n’est traitée avec respect que lorsqu’elle est forte et reste ferme sur ses deux pieds ».

 

Et la seule manière de créer un monde sécuritaire pour les Etats-Unis, c’est de le faire avec la Russie, certainement pas en cherchant à l’affaiblir géopolitiquement, ou tenter de nuire de quelque manière à son potentiel de défense.

 

De l’avis de Viktor Kremeniouk, directeur adjoint de l’Institut d’études canadiennes et américaines, la coopération du Kremlin avec l’Occident devrait se faire au cas par cas. Selon lui, les Russes ont maintenant de sérieux doutes sur les bonnes volontés de l’Occident à l’égard de la Russie. D’ailleurs, Poutine vient de mettre (encore) en cause la politique étrangère et agressive des Etats-Unis qui, systématiquement, empiètent sur des régions considérées jusqu’alors chasse gardée de la Russie. Poutine dit que cette agressivité survient comme par hasard dans un contexte électoral russe important. Poutine interprète le printemps arabe comme une tentative occidentale d’influencer une région où la Russie détient de sérieuses parts de  marché. Ce qui s’est produit avec la Libye est une gifle pour la Russie. C’est bien pourquoi la Russie ne bougera pas d’un iota sur la Syrie.

 

Poutine en profite pour accuser ces nombreuses ONG qui sévissent en Russie, sont financées par les Occidentaux, et sont utilisées pour le déstabiliser personnellement. Fort de l’expérience acquise durant ses nombreuses années de services comme officier du KGB, il dit bien connaître ces réseaux de financement extérieurs. Poutine affirme que le but des financiers de ces pseudo-ONG est de l’empêcher de bien gérer le destin des citoyens russes, de fragiliser la Grande Russie.

 

Poutine met également en lumière les relations fructueuses existant entre la Russie et la Chine. Il fait l’éloge de l’expansion économique de la Chine et du modèle de Pékin que la Russie doit imiter. Selon Alexander Lukin, directeur d’East Asian Studies à l’Université de Moscou, la Russie va considérablement développer ses relations commerciales et ses investissements avec la Chine.

 

Pour conclure, Poutine annonce que le monde va assister au grand retour de la Russie sur la scène internationale. La Russie de Poutine sera incontournable dans les gros dossiers régionaux et la résolution des bouleversements géopolitiques majeurs qui se préparent au Proche-Orient. En privé, Poutine confie que l’avenir de l’Europe occidentale est “extrêmement sombre”… Il faut interpréter cela à la lumière de la rencontre quasi-secrète qui a récemment eu lieu entre lui-même et Henry Kissinger, et où les deux blocs ouest/Russie se sont entendus sur certains partages (voir le dernier numéro de LIESI qui vient d’être publié). La teneur de ces accords explique ce que nous avons récemment écrit sur A. Merkel, l’ancien agent communiste de RDA.

 

 

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LES DONNÉES SUR LE DÉROULEMENT DU SCRUTIN ET LE TAUX DE PARTICIPATION EN DIRECT DEPUIS 00H00 DE MOSCOU SUR LA VOIX DE LA RUSSIE

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Le candidat à la présidentielle, Vladimir Poutine a déclaré lors d'un rassemblement de ses partisans que l'élection a montré la réticence du peuple russe à céder à la provocation politique.

«Nous avons montré que personne  ne peut rien nous  imposer. Nos citoyens sont capables de distinguer facilement entre le désir de nouveauté et le renouvellement des provocations politiques qui n'ont qu'un seul but—de détruire l'Etat russe et usurper le pouvoir» a-t-il dit.

Selon les résultats préliminaires du scrutin, Poutine a remporté environ 64% des voix.

 

Poutine: les Russes ne permettent pas d'usurper le pouvoir

 

Lien : http://french.ruvr.ru/2012_03_05/67533200/

 

 

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Il y a quelques années la très sérieuse Los Angeles Times a comparé la Russie à une souris qui essaie de rugir. De nos jours il est incontestable que cette comparaison n’est plus de mise.

Poutine a réussi à sortir son pays du guêpier où celle-ci s’est fourré du temps de Boris Eltsine.

 

On a beau criticailler le candidat numéro un – plus les élections se rapprochent et plus les Russes son nombreux à lui témoigner une sorte de confiance forcée. Forcée parce que peut-être l’inéluctable choix pèse sur la conscience démocratique du peuple mais, à bien y regarder, Poutine est vraiment le meilleur. Lorsqu’il a décidé de se prononcer aujourd’hui sur les pages d’un périodique moscovite, ce journal s’est avéré introuvable dans la plupart des kiosques de la ville. On lit l’article de Poutine intitulé « La Russie et le monde en mouvement ». On en parle et on le commente à profusion avec moult détails.


En fait, le Candidat avec un C en majuscule a jeté les bases de l’époque à venir – celle de son nouvel avènement au mandat. La politique internationale vue par Poutine a retrouvé quelques accents qui sonnent l’airain de l’ère impériale à savoir le message des plus clairs adressé à l’OTAN. Selon celui qui occupe encore le poste du premier-ministre, l’OTAN se permet des choses intolérables en s’octroyant le droit souverain d’occire les ennemis du monde au nom de l’ONU qui, pourtant, ne l’a jamais mandaté par aucune commission rogatoire. C’est dire que l’on assiste au crime de la révision des normes de souveraineté internationale quelle qu’en soient les raisons. Autrement dit, Poutine refuse les avatars du monde unipolaire qui semble passer outre l’opposition du Conseil de sécurité. Le fervent désir d’un ministre de la défense française de « botter le cul » des certaines puissances rime bien à la politique de la soldatesque napoléonienne. Pour ce qui est de Gérard Longuet, encore faut-il se trouver à la portée du cul de la proie convoitée – du cul et non de ses sabots!


Selon l’optique poutinienne, les frontières russes sont exposées à toutes sortes de surprises néfastes comme, par exemple, le grand brasier afghan où depuis un an la production de la drogue dure a augmenté de 40 p.c. Poutine a même traité cette situation d’une agression des stupéfiants contre la Russie.


Le message est donné en clair : on nous attaque, nous nous réservons tous les moyens de légitime défense. Ou encore si les grands de ce monde entendent ne pas respecter les règles de la bienséance, qu’ils s’attendent au pire ! Evidemment le mandat à venir ne serait pas de tout repos pour la Russie revenue au rang des puissances mondiales. Nous voyons maintenant que le premier-ministre et candidat a arrêté que le pays doit se doter des moyens militaires adéquats pour tenir tête à toute agression et, à partir de la Seconde guerre du Caucase ou encore de l’époque de son discours à Munich, ses ennemis savent qu’il tient toujours la parole.


Si le premier volet nous désigne l’agresseur qui cherche noise au sanctuaire russe, le deuxième chapitre de cette thèse nous explique qui est érigé au nombre des amis de Moscou. Parmi les amis-alliés stratégiques on retrouve la Chine avec laquelle, selon Vladimir Poutine, tout contentieux – qu’il soit de l’ordre territorial ou politique - est déjà réglé. Le Candidat table sur l’essor de l’économie chinoise qui, on le comprend, aura impérativement besoin de l’énergie russe. Selon lui, il n’y a aucun danger à craindre de la part de Pékin qui a besoin d’une Russie forte et développée. Par conséquent, on est définitivement fixé sur la direction du nouvel axe dirigé vers l’intérieur du continent eurasien. La Russie mise également sur l’alliance avec l’Inde qui est moins représentative dans l’article de Poutine par rapport à la Chine. Cela s’explique peut-être par le fait que l’Inde est un ami de longue date et que les Russes n’ont pas besoin d’une image explicite pour comprendre.


En troisième lieu, le premier-ministre veut refaire le monde avec les pays les plus prometteurs faisant équipe au sein du BRICS où l’on retrouve à la fois le Brésil et l’Afrique du Sud sans parler de la Chine et de l’Inde précitées. Il est intéressant de noter que l’Europe ne vient qu’en troisième volet témoignant d’un intérêt moyen porté par la Russie à cette direction. Cependant, le premier-ministre propose une solution énergétique révolutionnaire plaidant la cause de la création d’un complexe énergétique uni de Lisbonne à Vladivostok. La Russie dans l’optique poutinienne voit surtout l’Allemagne et la France comme une image d’une Europe forte et ouverte à la coopération avec Moscou. Autrement dit, le Kremlin ne semble pas être intéressé outre mesure par les aléas de la zone euro. Ce qui compte beaucoup plus pour lui, c’est la survie d’une idée européenne supranationale à l’échelle de Charlemagne parce que réunifiant sous un seul toit Paris et Berlin.


Le message de Poutine est historique parce qu’il traduit les nouvelles ambitions de la Russie sur la scène internationale. Cela doit être un Etat militairement fort qui a tiré un trait sur le passé et n’entend quémander quoi que ce soit à qui que ce soit. Cet Etat est conscient qu’il s’érige en garant du droit international et doit essayer d’endiguer l’OTAN. Il représente les aspirations du monde libre qui ne veut plus rester sous le boisseau du néo-impérialisme pro-américain.


Décidément l’histoire a de ses ironies. Il y a à peu près 50 ans Winston Churchill s’est donné pour but d’endiguer l’agression soviétique qui, selon lui, visait l’Europe. Vladimir Poutine semble maintenant renvoyer l’ascenseur aux Occidentaux et ce au nom des trois quarts du continent eurasien.

 

Lien :  http://french.ruvr.ru/2012_02_27/67035191/

 

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Le premier-ministre russe Vladimir Poutine, le candidat à la présidence, s'est rencontré avec ses partisans - des représentants du Front populaire, des états-majors régionaux, des journalistes et des politologues.

Les partisans de Vladimir Poutine se sont réunis dans le centre  d’exposition « Manège », situé  à  quelques pas du Kremlin, longtemps avant l'apparition de leur candidat. Dans le cadre des sections thématiques – « la Démocratie », « l'Économie », « la Question des nationalités », « les relations Internationales et le complexe militaro-industriel », « la Politique Sociale » - ils ont examiné les articles de programme du premier ministre russe. Plus tard, au cours de la séance plénière, Vladimir Poutine a exposé en 45 minutes encore une fois tout ce qui  était écrit dans ses  sept publications, et il a proposé de poser les questions.

Le directeur de l'Institut de la politique appliquée Olga Krychtanovskaya a marqué que dans ces articles,  il y avait tout :  le diagnostic exact établi pour caractériser l’état de  la société, les problèmes réels  et  une  masse de mesures prévues pour le développement du système économique et politique, mais  ce  qui manquait – c’était     les conclusions. «Si vous devenez président, où mènerez-vous la Russie? », a-t-elle demandé.

Vladimir Poutine a tâché de donner la réponse  en  quelques phrases.

Bien sûr, nous devons affermir les instituts de la démocratie  de façon  que ces instituts démocratiques rendent  notre structure  étatique nvulnérable  en cas de n'importe quels chocs, que cette structure soit stable, garantissant la souveraineté à nous  tous. Il est possible  d’obtenir cela seulement dans le cas où nous pourrons résoudre  les tâches  qui se posent  devant nous dans la sphère de l'économie.  La tâche principale dans la sphère de l'économie  est d’assurer des rythmes  accélérés de   croissance économique. Pour assurer ces rythmes, il faut attirer les investissements, avant tout les investissements privés. Et pour attirer les investissements privés, il faut améliorer le climat d'affaires. 

L'avocat Anatoly Koutcherena a décidé d'aiguiser la discussion. « Vos critiques, a précisé ce partisan de Vladimir Poutine, disent que vous avez eu du temps  pour le faire -12   années, et vous auriez dû   assurer la prospérité à tout le monde ».

« J'ai été  président pendant 8 années, et non 12 », Vladimir Poutine a corrigé l'avocat.

Cette opinion  est  répandue : Poutine commande tout. Ce n’est pas ainsi. Je veux vous le dire encore une fois, parce que le chef du gouvernement a beaucoup de pouvoirs, un grand nombre, mais il n’est pas le président du pays. Je n’ai  amais empiété sur le territoire d’autrui. Dmitri Medvedev et moi, nous avions délimité les responsabilités. 

Les déclarations qu'il ne devrait  pas se présenter aux élections sont perçues par Vladimir Poutine comme des attaques de ses adversaires. Il a avoué qu'il était prêt à une campagne électorale aussi bruyante.

 À vrai dire, je pensais que  ce serait à peu près comme ça. Je vous dirai plus, je et n'ai pas voulu changer la Constitution pour  rester « automatiquement » au poste. Je savais qu'il y aurait  une telle polémique. Mais pour continuer à  travailler, il faut recevoir le crédit de confiance dans une nouvelle situation. 

Ceux qui se sont réunis dans le Manège de Moscou ne doutent pas du succès de Vladimir Poutine aux  présidentielles. Les participants ont proposé  de se réunir le plus souvent possible. Vladimir Poutine, lui, est d’accord.

 

 

Lien : http://french.ruvr.ru/2012_03_01/67246484/

 

Patriarche Cyrille

Patriarche Cyrille

© RIA Novosti. Sergei Piatakov
 

La Russie doit former une nouvelle génération capable de résister aux agressions informationnelles venant de l'extérieur, a déclaré le Patriarche Cyrille de Moscou et de toutes les Russies.

"Nous devons élever un homme capable de résister aux agressions informationnelles qui s'abattent sur nous", a déclaré le Patriarche lors du congrès fondateur du Mouvement bénévole en soutien à l'Armée, à la Marine et au Complexe militaro-industriel du Front populaire panrusse (une formation proche de Russie unie, le parti au pouvoir).

"Notre peuple doit être en mesure de filtrer tout ce qui est mensonger, destructeur ou dangereux pour l'individu, la société et le pays", a poursuivi le responsable religieux.

Si les citoyens d'un pays ne sont pas unis par une idée commune, il est impossible de préserver l'unité du peuple, a conclu le Patriarche.

Le forum qui se tient dans la banlieue de la capitale russe a réuni plus de 3.700 représentants de différentes ONG.

 

Lien : http://fr.rian.ru/society/20120226/193508564.html

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A lire aussi :

 

Le président russe Medvedev révèle que, sans la fraude, les communistes auraient gagné les élections présidentielles de 1996

 

 

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