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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 21:25
       Spécial Yemen: Le dossier
       L'analyse d'Eva R-sistons
http://r-sistons.over-blog.com/article-dossier-special-yemen-nouvelle-guerre-imperiale-qui-ne-dit-pas-son-nom-42283523.html


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Spécial Yemen


Voici ce que j'écrivais:

L'imposture des Médias :
Une guerre se prépare contre le Yemen,
et vous n'en verrez pas les images,
contrairement à la guerre en Irak.
Afghanistan, Pakistan, Yemen...
partout des bombardements,
des envois de drones, des attentats ciblés,
des victimes civiles, des millions de réfugiés,
de futures malformations...
Silence Médias : Honteux !

Sur le même post, j'ajoutais cet extrait :

http://r-sistons.over-blog.com/article-lettre-a-mes-fideles-lecteurs-informer-pour-desamorcer-les-mediamensonges-42220565.html

Le 17 décembre dernier, l'aviation des États-Unis a effectué des bombardements à l'aide de missiles sur le territoire du Yémen pour soutenir la guerre entreprise par le dictateur local, homme de paille des USA, contre une partie de ses opposants. Cette intervention aérienne étant épaulée au sol par les trop célèbres « instructeurs » de l'armée américaine.

C'est donc très récemment que les citoyens des États-Unis ont appris que le gouvernement Obama était engagé dans une nouvelle guerre au Yémen, sans que leur président, le tout nouveau prix Nobel de la paix, ait éprouvé le besoin de les en informer au préalable. (..)

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=9679


J'avais décidé d'écrire un article sur le Yemen. En attendant, j'ai publié à nouveau mon article (voir précédent post) sur les médias et la guerre, très exactement sur le thème suivant: "La guerre n'existe plus, les Médias l'ont tuée".

Pour commencer, j'ai regardé ce qu'il y avait sur wikipedia (Yemen, guerre civile). Voici, entre autres:


Au début du XXIe siècle, le gouvernement doit faire face à des mouvements rebelles islamistes, en particulier des Jeunes Croyants. En 2004, les affrontements près de la frontière avec l'Arabie saoudite ont fait environ 400 morts. Depuis 2004, le Yémen est aussi confronté à une rébellion armée de la minorité chiite zaïdite dans la province de Sa'dah (nord-ouest), qui ne reconnait pas le régime du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1990.

Au début du mois d'avril 2005, les forces du gouvernement ont attaqué la position des rebelles islamistes dans les montagnes du nord-ouest du pays ; trois semaines de combats dans la province de Sa'dah ont provoqué la mort d'environ 200 personnes. En 2009, la guerre civile continue toujours et l'ONU compte 150 000 déplacés [1] . Depuis le 4 novembre 2009, l'Arabie saoudite intervient militairement contre la rébellion [2].


Malgré un ancrage officiel dans le camp occidental et une coopération pour le contrôle de ses côtes, le pays reste un foyer d'instabilité.



Yemen

















sur http://www.dazibaoueb.fr/


L'insurrection au Sa'dah est une guerre civile au Yémen se déroulant dans cette zone montagneuse et pauvre au nord-ouest du pays, le gouvernorat de Sa'dah. Aussi appelée rébellion houthiste, du nom de ses dirigeants, Hussein al-Houthi et ses frères, elle a débuté en juin 2004 lorsque des rebelles zaïdistes ont lancé une insurrection contre le gouvernement yéménite


Les Houthistes se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux, et demandent le rétablissement du statut d’autonomie dont ils bénéficiaient avant 1962.

Ils sont issus du courant religieux chiite zaydite[5].

Présents sur les hauts plateaux yéménites et notamment la province de Saada, ils présentent de nombreuses différences au niveau du dogme par rapport aux Chiites duodécimains iraniens[5]. De plus, ils partagent de nombreuses interpétations religieuses avec la majorité sunniste chaféite[5].


Au cours de la guerre civile des années 1960, la province a largement soutenu les royalistes[5]. Après la défaite de ceux-ci, elle a donc très peu profité des différentes politiques de développement économique[5]. La région a ensuite vu l'irruption de nouveaux courants religieux sunnistes très rigoristes comme le salafisme et le wahhabisme[5]. Cela va entraîner un regain du zaydisme à partir des années 1980 dans son berceau traditionnel de la province de Saada[5].


Ainsi, les Zaydites se retrouvent à rebours du reste de la population qui voit ses rites unifiés sous l'impulsion du gouvernement central[5]. Malgré l'implication des Zaydites au niveau du pouvoir central yéménite, le président Ali Abdallah Saleh étant lui-même de cette confession, ils sont progressivement stigmatisés, notamment par les Salafistes[5].

Pour faire face à ce qui est ressenti contre un ensemble de discriminations, les Houthistes demandent donc une autonomie accrue[6]. Ils représentent, en 2007, un 30 % environ des 22,2 millions de Yéménites qui sont en majorité sunnites.


Selon Samy Dorlian, enseignant à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, l'origine du soulèvement remonte au 17 janvier 2002 lorsque dans la province de Sa'dah, Hussein al-Houthi, député de 1993 à 1997 du Hizb el-Haq, la principale expression organisationnelle du renouveau zaïdite, donne une conférence dans laquelle il incite ses compatriotes à combattre l'hégémonie américaine sur le monde arabe et musulman.

Les autorités yéménites, engagées depuis le 11 septembre 2001 dans le partenariat de lutte anti-terroriste avec les États-Unis, ont récusé cette démarche et en conséquence, procédé à des centaines d'arrestations[7].


Les rebelles affirment être victimes de discrimination religieuse de la part d'intégristes sunnites qui ont gagné en influence en raison des liens entretenus par le président Ali Abdullah Saleh avec l'Arabie saoudite[8]tandis que le gouvernement déclare que ceux veulent établir un État religieux chiite.


Selon le Département d'État des États-Unis, le gouvernement du Yémen, dans un effort pour freiner l'extrémisme et accroître la tolérance, surveille les prêches incendiaires des mosquées et les déclarations menaçantes politiques et utilise la police et les agences de renseignement pour surveiller les activités des organisations islamiques liée à des organisations internationales[9].


Ce pays est confronté régulièrement à des vagues de violence politique depuis l'indépendance de la République démocratique populaire du Yémen et de la République arabe du Yémen dans les années 1960, ces États étant unifiés depuis le 22 mai 1990 dans l'actuel Yémen mais des mouvements séparatistes sont toujours présents tandis l'organisation terroriste Al-Qaïda est active dans l'est du pays visant entre autres les touristes étrangers[10].


L'Iran voit dans ce conflit une « attaque des Arabes contre les chiites »[12] et son chef d'état-major parle de terrorisme d'État[13].


Le gouvernement central de Sanaa et l'Arabie saoudite tient à présenter la rébellion comme un groupe soutenu par l'Iran, un peu au même titre que le Hezbollah libanais[5],[6]. Il les accuse aussi de vouloir restaurer l'immamat zaydite disparu en 1962[5],[6]. Cela a pour but de chercher à obtenir le soutien de l'Arabie saoudite[5],[11] via un trafic d'arme par l'Érythrée soutenu par l'Iran.


De nombreux intérêts économiques ou politiques se superposent désormais au conflit.

Tout d'abord, le commerce des armes et du carburant est devenu particulièrement lucratif dans une région connectée à la Corne de l'Afrique[5]. Les armes destinées à l'armée sont ainsi régulièrement détournées par les officiers et illégalement exportées[5]. Une partie termine même entre les mains de la rébellion[5].


Politiquement, le conflit attise aussi les luttes de succession entre le fils du président et différents militaires de premier plan[5]. Différents clans cherchent donc à s'emparer des ressources économiques du nord du pays ou à montrer leur force[5].


Enfin, le conflit se superpose aux conflits tribaux du nord du pays depuis que le gouvernement a cherché à recruter des alliés parmi les tribus locales[5]. Ces solidarités tribales contribue à entretenir le conflit via des cycles de violences et de vengeances[5]. Ainsi, les deux principales confédérations tribales ont plus ou moins choisi un camp et soutiennent soit le gouvernement (plutôt le cas des Hached) soit les rebelles (plutôt le cas des Bakil)[5]. Ces luttes tribales tendent à se développer dans tout le nord du pays[5].


http://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A9men
http://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection_au_Sa%27dah


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Depuis, j'ai repéré ces articles :

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont fermé ce dimanche leurs ambassades au Yemen, en raison de menaces de la branche locale d'Al Qaïda. Barack Obama a mis en cause l'organisation dans la tentative d'attentat à bord d'un vol Amsterdam-Detroit, et présente désormais la lutte contre Al Qaïda au Yemen comme une de ses priorités. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont décidé de renforcer leur coopération avec le pays, notamment en finançant une unité anti-terroriste.

A lire sur AP via NouvelObs.com

 Et voilà. Maintenant que leurs ressortissants officiels sont partis, les assassins US et British vont pouvoir attaquer un pauvre Yemen sans défense. Horrible. C'est l'Irak qui recommence : vive le Prix Nobel de la Paix !

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=9706


200px-Bab_Al_Yemen_Sanaa_Yemen.jpg



Trouvé ceci, dans la droite ligne des méthodes utilisées par l'Empire :

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-les-etats-unis-intensifient-les-attaques-par-drones-et-les-assassinats-dans-l-escalade-de-la-guerre-afpak-42282833.html

Attaques par drones, une spécialité américaine, quant aux attentats ciblés, on a reconnu la griffe d'Israël qui expérimente ses méthodes sur des cobayes vivants - les Palestiniens. Une honte pour un pays qui sans cesse demande de commémorer ses propres persécutions !!  .


Guerre contre le terrorisme
ou contre la population yéménite ?

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Ron JACOBS


Comme si les interventions US en Irak et en Afghanistan n’étaient pas suffisantes pour étancher la soif de sang de l’Empire, les appels en faveur d’une guerre ouverte contre le Yémen se multiplient. La raison invoquée pour cette intervention est que l’homme qui a apparemment voulu faire exploser un avion de ligne le jour de Noël 2009 a séjourné un temps dans ce pays et qu’il aurait pu y recevoir des instructions.
 

Tout comme l’occupation de plus en plus sanglante de l’Afghanistan, Washington veut faire croire au monde que le fait d’attaquer un pays qui héberge des organisations déterminées à résister à la domination US fera en quelque sorte disparaître ces organisations et rendra le monde plus sûr. Ce raisonnement plutôt simpliste ignore quelques faits évidents.


Plus de huit ans de guerre et d’occupation en l’Afghanistan n’ont pas entamé la volonté des individus aux motivations politiques ou religieuses à faire sauter un avion de ligne ou d’autres structures dans leur guerre contre l’impérialisme culturel et économique des Etats-Unis. Pas plus qu’ils n’ont brisé les groupes en Afghanistan qui s’opposent aussi à l’intervention US dans leur pays. En fait, s’il faut en croire les rapports de différents services de renseignement US, ces groupes non seulement continuent d’exister mais ont opéré une mutation politique et sont au moins aussi puissants qu’avant l’invasion US en 2001.
 

Au cours des derniers mois, des zones du Yémen ont été attaquées par des forces soutenues par l’Arabie Saoudite alliée au gouvernement en place. Au cours des dernières semaines, les Saoudiens ont été soutenus par l’armée US.

Il est certain qu’il y a plus en jeu derrière l’escalade de l’intervention militaire US au Yémen que la simple visite de l’aspirant kamikaze M. Abdulmutallab.


L’Arabie Saoudite et le Yémen du Nord se sont livrés une guerre en 1934 lorsqu’un prince allié à Ibn Saud a changé de camp pour prêter allégeance au prince yéménite Yahya. Bien que Riyad ait soutenu les prédécesseurs de la monarchie Zaydi (Zaydi Imams) face au rebelles Houthi lors de la révolution républicaine au Yémen du Nord, l’Arabie Saoudite soutient désormais les successeurs de ceux qu’elle combattait en 1962 (le régime Saleh).


Divisions entre Musulmans attisées par l'Etranger (Eva)

Ce soutien est motivé par des aspects religieux et géographiques, parce que le gouvernement Saleh est principalement sunnite (avec un penchant wahhabite) et l’opposition est chiite. Le fait que le conflit se déroule principalement dans une province frontalière de l’Arabie Saoudite explique aussi les préoccupations de Riyad. La victoire des forces du Yémen du Nord s’est accompagnée d’une augmentation de la répression des opposants à Saleh. Les organisations de défense des droits de l’homme signalent des tortures, des déplacements forcés et des assassinats extra judiciaires. Depuis la défaite de Zaydi Imams en 1962 par les prédécesseurs de l’actuel gouvernement yéménite, la province de Sa’adah au nord-ouest a été ignorée par le régime yéménite et laissée dans un état d’abandon économique. Au cours des années, un sentiment de colère a naturellement germé. En 2004, une insurrection ouverte à Sa’adah a rappelé la province aux souvenirs de l’armée yéménite. Cette rébellion est connue comme l’insurrection Houthi, du nom de son dirigeant le religieux dissident Hussein Badreddin al-Houthi (qui, selon certaines rumeurs, aurait été tué lors de frappes aériennes US et Saoudiennes en novembre 2009).


Le Yémen du Sud était une colonie britannique jusqu’à son indépendance en 1967 après un combat mené par des révolutionnaires socialistes. Après la réunification du Yémen du Nord et du Yémen du Sud en 1990, Saleh a refusé d’accorder du pouvoir aux anciens membres de la République Démocratique du Sud Yémen en échange de leur soutien. Ceci, ainsi que la volonté des anciens dirigeants du Yémen du Sud pour une politique plus progressiste, déboucha sur une guerre civile en 1994.

Le gouvernement de Saleh était militairement soutenu par l’Arabie Saoudite. En 2009, une nouvelle résistance au régime yéménite a vu le jour dans le sud, dirigée par des forces de gauche. L’armée yéménite a riposté à ce soulèvement populaire par une répression ouverte et souvent violente.


En plus de tout ceci, il faut ajouter un groupe qui se nomme Al Qaeda du Yémen (AQY). Il parait peu probable que ce groupe (s’il s’agit réellement d’un groupe terroriste et non d’une opération de manipulation psychologue) prenne ses ordres de Ben Laden ou d’un des dizaines de chefs présumés d’Al Qaeda, mais il semble raisonnable d’affirmer que ses membres sont inspirés par la philosophie et les actions de groupes connus sous le nom d’Al Qaeda.

Cependant, pour les esprits à Washington et dans le reste de l’occident, et en ce qui concerne le régime yéménite, l’existence d’un tel groupe au Yémen est tout à fait utile.

Après tout, si le Pentagone est prêt à escalader sa guerre de basse intensité vers une guerre ouverte au nom du combat contre le terrorisme, alors Saleh et son armée peuvent y trouver un intérêt dés lors qu’ils ont affaire à deux insurrections actuellement en cours contre le régime. En affirmant que les terroristes sont alliés d’une ou des deux insurrections, ou au moins qu’ils sont présents dans les territoires contrôlés par elles, le régime de Saleh peut orienter les frappes aériennes US vers ces zones là. Ce qui provoquera non seulement la désorganisation d’éventuelles cellules terroristes, mais aussi celle des insurrections. Si les frappes sont menées par les forces aériennes yéménites, ce sont bien des armes US qui seront bientôt employées. De plus, la probabilité d’attaques contre les insurrections augmentera si le gouvernement du Yémen réussit à convaincre les Etats-Unis de lui laisser la direction les opérations (sous une supervision des Etats-Unis). Naturellement, une intervention militaire à une telle échelle fera des victimes parmi la population civile, augmentant ainsi la probabilité d’alliances entre les deux insurrections et l’AQY, créant ainsi un lien bien commode entre les trois et garantissant la survie du régime de Saleh.

Cette histoire me rappelle l’utilisation par Israël des armes et financements US pour écraser les Palestiniens et le marché conclu entre Washington et Musharraf du Pakistan au lendemain du 11 Septembre.
 

Comme l’Afghanistan, le Yémen est un pays pauvre. C’est aussi un pays politiquement instable, comme expliqué ci-dessus. Sa proximité avec l’Arabie Saoudite préoccupe Washington principalement à cause des idées que les insurrections pourraient inspirer aux masses déshéritées de l’Arabie Saoudite et déstabiliser le robinet de pétrole dont les Etats-Unis dépendent. Et comme pour l’Afghanistan, on peut dire que la meilleure chance de stabilité et de vie décente pour ses citoyens était sous le régime à tendance socialiste – un régime déstabilisé grâce à une aide considérable fournie par les Etats-Unis.


Ron Jacobs

article original http://counterpunch.org/jacobs12312009.html

Traduction le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Interventions-Co-Counterpunch.html

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-guerre-contre-le-terrorisme-ou-guerre-contre-la-population-yemenite-mecontente--42282640.html 

Lire aussi :
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-le-yemen-dans-nos-medias-42277903.html


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L' analyse d' Eva R-sistons :

Du Yemen à la conquête de la planète.
En toute discrétion !


Ce nouveau conflit est très grave: Pour plusieurs raisons. Mais avant de détailler, j'aimerais résumer la situation telle que je la vois. Au départ, il s'agit d'un foyer d'instabilité, mettant aux prises des courants de l'Islam différents (cf Wikipedia : "L’islam se répartit en plusieurs courants, notamment le
sunnisme, qui représente entre 80 et 85 % des musulmans, et le chiisme rencontré principalement en Irak et en Iran. Ces deux courants se combattent depuis leur origine")

Ces différences sont exploitées, attisées par l'Etranger. L'Occident divise pour régner, c'est machiavélique. Ensuite, le Yemen  occupe une position stratégique, dans la Mer Rouge, et donc convoitable, d'autant que les rivaux russes, chinois, ou d'autres, peuvent être tentés de s'implanter là où il n'y a pas encore de bases anglo-saxonnes. De surcroît, chaque parcelle de sol peut recéler des ressources que l'Amérique, toujours à l'affût d'espace vital, veut utiliser elle-même pour maintenir son niveau de vie, assurer sa prééminence, continuer à dominer le monde.

Les USA tentent par tous les moyens de perpétuer leur hégémonie, comme toujours par la force puisqu'ils la préfèrent au Droit. Mais il y a plus: Cette zone, en partie sous influence Chiite, intéresse l'Iran, et donc les USA bien décidés à affaiblir l'ennemi qu'ils se sont choisi. Dans ce cadre, on situe mieux la tentative avortée d'attentat, parfaitement grotesque d'ailleurs, du pseudo terroriste d'Al Quaïda, et les inutiles alertes du père à la CIA; je rappelle qu'il existe aux USA des agences chargées d'élaborer les scénarios, plus ou moins crédibles, pour les futures opérations du Pentagone, afin de les vendre au public, via les Médias aux ordres. Nous avons vu cela pour l'Irak (couveuses, armes de destruction massive..), pour la Yougoslavie (la mise en scène des massacres ethniques), pour le Caucase etc etc. Bref, nous avons à nouveau un (projet d') attentat sous fausse bannière, sans doute moins d'Al Quaïda que des services secrets occidentaux, ou au mieux, nous avons un simple prétexte pour justifier ce qui est programmé de longue date. 


Yemen, prémices d'une tactique planétaire ?

Donc, nouveau terrain d'opération pour les USA. Et c'est très grave. Non seulement parce que les populations, évidemment, commencent à souffrir ( raids aériens, drones, meurtres ciblés...), mais parce que ces choix illustrent parfaitement les objectifs réels du Prix Nobel de la Paix, nouveau visage d'une politique qui ne varie pas, furieusement néo-coloniale, impériale, hors-la-loi, comme du temps de Bush. Pour moi, nous assistons aux prémices d'une tactique planétaire: Prendre prétexte d'un fait plus ou moins mis en scène, et complaisamment relayé par une presse servile, pour s'implanter sur toujours plus de territoires: Mise en place de bases militaires et de marionnettes dévouées aux ordres de Washington, pillage des ressources, contrôle des populations et des zones, voire des routes pétrolières, signaux lancés aux rivaux, supplantation des Chinois ou des Russes, etc. A ce tragique jeu, qui commence par des opérations de basse intensité et se termine par la sanglante mise à sac de tout le territoire convoité, les Occidentaux sont passés maîtres. Ils avancent pas à pas, mais tout, au final, tombe dans leur escarcelle... 

Tout cela est d'autant plus grave que les nouvelles guerres de conquête ne disent pas leur nom. Officiellemment, il n'y a pas de guerre. Les erreurs du Vietnam ou d'Irak appartiennent au passé. Désormais, la guerre est silencieuse... Pas de pages spéciales dans les Médias comme pour l'Irak, pas de publicité, tout se déroule dans les coulisses, il n'y a plus de comptes à rendre, la liberté est totale, l'ONU est contourné, les citoyens ne sont plus informés, on ne demande même plus d'autorisation aux Elus des Nations. Tout se fait discrètement, en petit comité, entre dirigeants du complexe militaro-industriel, entre amis, entre futurs bénéficiaires, ou comme dirait notre cher Sarkozy, tout, vraiment tout, est désormais possible. Et tant pis si un peu partout les peuples en font les frais, tant pis s'ils sont massacrés, bombardés, terrorisés, mutilés, blessés, meurtris, démunis, ruinés, dressés les uns contre les autres, anéantis, exterminés, c'est du grand art, disons-le: Du grand terrorisme, du terrorisme absolu, celui d'Etat. Toutes les lois humaines, de guerre, internationales, sont violées, le champ est libre: on convoite, on s'empare... vols, mensonges, crimes, tout est permis.... Le cynisme est total: Liberté absolue, mensonges absolus, crimes parfaits, tout cela au nom de la démocratie, du Bien, de la Paix, de Dieu, même... Quel Dieu, au fait ? Celui de la Bible judéo-chrétienne précise qu'il ne faut ni convoiter, ni voler, ni mentir, ni tuer, ni être orgueilleux, ni préférer Mâmon à Dieu... mais aimer son prochain, le servir, donner sa vie pour lui, etc. Quelle cohérence ?

Ecoutez les Médias, Arte par exemple, ce 3 janvier 2010 : "L'Administration Obama est décidée à éliminer les bases d'Al Quaïda...". Ou sur FR2 : " Il ne faut pas seulement observer, il FAUT intervenir, il faut renforcer la lutte anti-terroriste ! " Que ces choses-là sont bien dites ! Certes, il y aura des victimes civiles (c'est flou - et les millions de réfugiés, par exemple ???), MAIS il s'agit de "frapper les groupes islamiques". Eh oui, il faut s'habituer, maintenant qu'on a jugulé le "péril communiste", il faut réduire à néant le "péril islamiste". Et après ??? On chuchote qu'il y aura toujours un prétexte, parce que le complexe militaro-industriel a besoin de vendre ses armes... Et les journalistes gobent tout ? Et les Elus, quand ils sont consultés, donnent les feux verts, ou les crédits, à ces politiques mortifères, criminelles, réellement terroristes ??? Quelle responsabilité devant leur conscience, devant l'Histoire, devant les peuples, et s'ils se prétendent chrétiens, devant Dieu !


Avec la complicité des Médias...

Voilà, on est passé de la Yougoslavie à l'Irak, de Gaza au Liban, de l'Afghanistan au Pakistan, de la Somalie au Yemen... A qui le tour ? L'Iran, la Syrie, le Vénézuela, la Russie, la Chine ? Le business d'abord... quel que soit le prix à payer par les populations, par... nous ! Car on nous demandera de faire les guerres par procuration... avec Zorro-Sarkozy, on sera d'ailleurs au premier rang, et bonjour les conséquences bactériologiques ou chimiques ! Elle est pas belle, la vie ? J'ouvre Télé-Matin de FR2, hi hi, on rit, on plaisante, on minaude !!!

Demain, entre deux faits divers et deux potins, on nous dira qu'on a réussi à éradiquer un nouveau réseau ou groupe terroriste, et puis service minimum pour les dommages collatéraux, sauf peut-être si une bombe atterrit en pleine noce... Et hop ! On repassera à la santé de Johnny ou aux pitreries de BHL, sans oublier les soldes, ça c'est important, ou les pauvres victimes des grèves ...

Les Nobel ont eu du flair. Obama n'a rien à voir avec son prédécesseur: Effectivement, il est pire ! Même l'Amérique Latine est sur la sellette...

Les dirigeants sont les plus grands terroristes de la planète. Sous de faux prétextes, ils renforcent le contrôle de chaque citoyen, et ils mettent le monde à feu et à sang. Joli bilan. J'en connais qui vont en prison pour beaucoup moins !

Quand on est un veau, on sait où on va : Direction l'abattoir. Pas d'alternative !

Eva R-sistons 

Article plus complet, et avec liens, ici : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16801

A lire absolument : Guerre de l'information: Officiellement, il n'y a plus de guerre... Comment les citoyens sont bernés - par Eva R-sistons - 2009-10-25

 


Le faux attentat de Noël
(vol Amsterdam-Detroit)
a été organisé par la CIA

Les buts étaient d'imposer les si indiscrets scanners corporels, qui dévoilent l'anatomie des passagers ; d'augmenter le contrôle des déplacements des citoyens (restriction des libertés) ; de surveiller leurs fréquentations ; et possiblement, d'intervenir au Yémen pour contrôler cette zone stratégique, notamment en cas d'attaque de l'Iran.
Rappelons que le propre père du jeune manipulé, avait prévenu la CIA, et que le gouvernement du Niger avait indiqué à la CIA qu'un attentat était en préparation.
Ce jeune, sans passeport n'aurait jamais pu embarquer à Amsterdam dans le vol 253, sans l'intervention insistante d'un membre de la CIA de type indien !
Précisons que la sécurité à Amsterdam incombe à la filiale d'ICTS, société qui était chargée de la sécurité de Twin Towers (WTC) à l'époque du 11/09/2001...
Quant à l'intervention tardive d'Obama, elle serait due à sa réticence à cautionner cette nouvelle imposture, et sa menace permanente de destitution* aurait encore fait revenir dans le "droit chemin" ce pantin aux mains des grands manipulateurs de l'histoire.
Rappelons encore qu'Al-Qaïda n'existe pas, ce n'est qu'une chimère inventée par la CIA.

Selon Me Berg, M. Obama est en réalité né au Kenya et a acquis la nationalité indonésienne lors du remariage de sa mère. De ce double fait, il n’était pas éligible à la présidence des États-Unis.
Alors que les grands médias ont longtemps ignoré cette affaire, l’opinion publique commence à s’y intéresser depuis la parution d’un appel (publié au tarif publicitaire) dans le Washington Times du 17 novembre 2008.
L’évêque anabaptiste Ron McRae a piégé la grand-mère de Barack Obama en l’interviewant par téléphone pour une émission de radio.
Cette dame, qui n’a jamais quitté le Kenya, a déclaré avoir assisté à la naissance d’Obama. (Source: Artemisia College)



200px-Yemen_carte.png


Sites où vous pourrez poursuivre la réflexion:

www.michelcollon.info
par ex:
Yémen: Ce n'est pas Al-Qaïda que les USA combattent, mais la démocratie
http://panier-de-crabes.over-blog.com/
http://www.voltairenet.org/fr
www.alterinfonet.org
http://www.dazibaoueb.fr

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commentaires

Eva R-sistons 24/01/2010 04:28


Merci L17, je viens de découvrir ton blog,

ta pax americana est sur CE blog, grâce à toi
et sur Dazibaoueb,
et je vais le mettre sur mon blog r-sistons.actu,

et aussi sur l'Aviseur international,

et je vais aussi citer ton "à l'occident chrétien" sur nmon blog communion-civilisations

cordialement eva

je te mets en lien sur communion civilisations


Eva R-sistons 24/01/2010 04:26


Coucou Laury, tu passes par ici ? Bienvenue ! Bises, eva


L17 23/01/2010 22:37


 Merci pour tous ces excellents articles sur l'impérialisme américain,  qui exerce ses ravages depuis la guerre d'indépendance contre les Britanniques à la fin du XVIIIe siècle... Mon
dernier article "Pax
Americana en retrace les grandes jusqu'à la chute de Saïgon en avril 1975.
 Al-Qaëda, la lutte contre le terrorisme islamique ne sont que des leurres pour masquer leurs objectifs réels et tromper les opinions publiques occidentales.
"L'attentat" du vol Amsterdam-Detroit est un coup monté pour maintenir l'opinion sous pression, réduire les libertés individuelles des citoyens et "justifier"  l'idnadmissiblle : les
interventions US en Irak, en Afghanistan, depuis peu au Yémen et bientôt en Iran... Je n'ai pas cru une seule minute à cet attentat bidon : les vrais terroristes ratent rarement leur coup,
hélas..  jamais les véritables coupables  ne sont atteints... mais de nombreuses victimes innocentes meurent.
 Et voilà, que profitant une fois de plus du séisme en Haïti, 10000 GI's y ont débarqué... Hillary Clintan clamant : "Nous resterons le temps qu'il faudra!"... Plutôt inquétant lorsque l'on
connait l'Histoire de Haïti et de ses relations avec la France et les USA.

 Félicitations et merci , EVA, pour tout votre travail de moisson d'information, d'analyse et  de synthèse.

 Cordialement


Laury 23/01/2010 22:05


Bonsoir Éva et merci pour ses nouvelles ,décidément il faut toujours que ses rapaces
ratisse la terre a la recherche de troubles et s'il n'y en a pas il faut en faire
bien sur tout cela par cette armé de l'ombre qu'est Al-CIA-Qaïda !!!
Les représentants élue où mis en avant par les membres planétaire du N O N n'ont
que faire de la légitimité des singes qui ne sont la que pour la photo.
Quant l'ont voie d'où vient le notre qui n'est pas plus légitime ???
Amitiés Laury  


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  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
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