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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 02:15
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1 – Quand les peuples arabes sortent du sommeil

 

Mes lecteurs savent qu’un décryptage hebdomadaire de la politique internationale est condamné à prendre de l’avance sur une actualité mondiale qui se déroule pourtant sous ses yeux sans consentir à presser le pas. Si le commentaire n’est pas prospectif, il prend du retard. C’est pourquoi la semaine dernière, j’ai placé Israël au cœur de l’histoire du monde, tellement il était évident que cet acteur allait débarquer sur les planches du quotidien et occuper le devant de la scène.

Tout le monde sait que ce petit Etat dicte sa politique étrangère à la France ; tout le monde comprend que si le Quai d’Orsay était sur le point de confier au savoir-faire de nos CRS le soin de rétablir l’ordre en Tunisie et d’y ajouter quatre conteneurs de gaz lacrymogène, c’est qu’il est vital, pour Israël et pour le Conseil représentatif des institutions juives de France, de veiller avec la plus grande vigilance sur le sommeil politique des pays arabes.

Une semaine seulement plus tard, le machiniste biblique de la planète nous montre comment il lève et baisse le rideau des nations. Israël crie haut et fort qu’il a grand besoin du tyran Moubarak, qui l’aide si bien à poursuivre la conquête de la Cisjordanie et à assurer le blocus serré et le lent pourrissement en plein air du chancre de Gaza.

2 – Israël et la politique intérieure de la France

Mais l’heure a également sonné au beffroi d’Israël de dicter au jour le jour sa politique intérieure à la France. L’exemple le plus paradigmatique qui pouvait en être donné est celui du contrôle de la liberté de parole à l’égard d’un Israël qu’exerce désormais l’Ecole normale supérieure, dont le prestige n’a d’égal que celui du Collège de France. Comment y interdire tout débat sur la gangrène ou le cancer foudroyant de Gaza, dont j’ai écrit depuis bien longtemps qu’il se placerait immanquablement au cœur de l’histoire de l’éthique mondiale, tellement une démocratie à laquelle le globe terrestre prétend s’être converti ne survivrait pas aux représentations jour après jour et à guichets fermés du drame de l’asphyxie qui la menace. Le silence lui-même se fait spectacle quand il se rend complice de l’enfermement d’un million six cent mille hommes, femmes et enfants dans un camp de concentration titanesque sous les yeux des caméras des cinq continents.

Or, on a entendu M Edgar Morin informer le public de ce que l’interdiction d’en débattre à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm était venue de l’Elysée, c’est-à-dire du Comité Représentatif des Institutions juives de France cité plus haut. Puis, M. Régis Debray a déploré, dans le Monde du 25 janvier 2011, une censure d’Etat “indigne” et attentatoire aux principes censés guider la démocratie et piloter la République des droits dits “de l’homme”. Puis on a lu sous la plume de Mme Monique Canto-Sperber, responsable de l’éclat mondial de ce fleuron de notre système d’enseignement expliquer le bâillonnement de l’Ecole par la nécessité de mettre à égalité les droits des adversaires du blocus de Gaza avec ceux des approbateurs, et que le débat sur les souffrances de la ville martyre lui semblait pencher fortement du côté des humanistes. Autrement dit, du temps de Soljenitsyne, l’objectivité scientifique de l’intelligentsia française et le culte de la rationalité cartésienne auraient exigé la mise à égalité des adversaires et des laudateurs des goulags.

3 – Comment on manipule le concept d’objectivité

On voit que, quinze jours seulement après les évènements de Tunisie et ceux du Caire, il devient impossible de ne pas situer Israël non seulement au cœur de la politique mondiale, mais également au cœur de la réflexion anthropologique de notre temps sur la notion même de civilisation. Au reste, les deux dramaturgies sont parallèles au niveau des péripéties qui ponctuent le déroulement de la pièce, parce que l’Etat a officiellement et à nouveau déclaré, à l’occasion de la visite manquée de Mme Alliot-Marie à Gaza, que le blocus de la ville devait être levé. C’est dire que la France ne saurait se soustraire au devoir moral et politique clairement tracé par une décision unanime de l’Assemblée générale des Nations Unies, de l’Union européenne, des Ministres des Affaires étrangères du Vieux Monde et de vingt-six ex-hauts dirigeants de l’Union.

Mais, de même que la fonctionnaire franco-israélienne de fait que l’Etat a cru devoir charger des relations de la République avec tout le Moyen Orient avait réussi à rendre inaudible la voix officielle de la France à Gaza, Mme Canto-Sperber entend faire taire à son tour la voix de la raison politique mondiale et de l’esprit de justice censés consubstantiels à la démocratie planétaire en soumettant tout subitement la notion classique d’objectivité scientifique à un traitement scolastique qui met la France et son Etat dans une situation intenable sur l’échiquier diplomatique européen et intercontinental. Car le souci d’occulter la vérité sur Israël à l’aide d’une manipulation sophistique du concept d’objectivité aboutit à condamner l’Ecole normale supérieure à soutenir le gouvernement du peuple hébreu à titre statutaire et en toute circonstance.

4 – La dichotomie politique de la France

Quid, si les comportements réels sur le terrain réfutent l’orthodoxie démocratique ? Mais on sait que les Etats-Unis ont promis à M. Benjamin Netanyahou d’opposer leur veto à toute hérésie doctrinale qui délégitimerait les violations les plus flagrantes du droit international bénisseur de l’expansion territoriale du peuple hébreu. Le pieux traité d’alliance et d’allégeance que la rue d’Ulm a signé avec un Etat étranger sur le sol de la nation, et cela au nom de “l’objectivité scientifique” se lit en ces termes sous la plume de la directrice de l’Ecole : “L’Ecole normale supérieure entretient des liens précieux d’un point de vue scientifique avec des universitaires et des équipes de recherche israélienne. Aucune réunion publique appelant à les rompre n’aura lieu avec mon accord à l’Ecole normale supérieure.”

Mais précisément, la France officielle ne dit pas cela à Gaza, comme il est rappelé plus haut, de sorte que la rue d’Ulm en vient à illustrer la scissiparité politique et la bancalité d’une République déchirée entre ses dévotions – dichotomie qui commence de frapper la politique de M. Barack Obama à son tour. Car l’Amérique demande maintenant à l’Egypte de respecter les principes et les lois des démocraties et, dans le même temps, elle remercie de tout cœur M. Moubarak de son soutien si précieux dans un “dossier” qualifié de “délicat”, celui de l’expansion territoriale d’Israël et du blocus de Gaza, qui condamne la politique mondiale à un biphasage cérébral et à une bipolarité mentale intenables. Seulement, ce ne sont pas Princeton, Harward, Stanford, Berkeley ou Columbia que le pouvoir juif conduit ou contraint au reniement public de l’évangile politique de l’Amérique, tandis que l’Ecole normale supérieure est devenue un endroit où il serait interdit d’écouter Soljenitsyne. Les Universités françaises filent doux ou se taisent, et c’est Princeton qui a fait honte à l’Europe à denoncer la lâcheté de sa soumission à l’Amérique.

5 – L’inconscient religieux de la politique mondiale

Mais l’anthropologie politique comparée révèle que le mal français est encore plus profond et plus institutionnel qu’on ne le croit, et cela en raison de ses origines théologiques. Souvenons-nous de ce que l’Ecole est demeurée marxiste bien au-delà de 1960 et qu’à l’époque, un bon élève de l’Ecole, un dénommé Régis Debray, avait vertueusement refusé d’y serrer la main du Général de Gaulle au nom du credo messianique d’un certain Althusser. C’est dire que les racines religieuses de la corruption de l’intelligentsia française et de ses “établissements d’enseignement” comme disait Nietzsche, remonte au Moyen Age et à la faculté de la théologie de la Sorbonne, tellement un Etat que son passé monarchique et catholique a marqué de son sceau rend plus viscéralement centralisateur et livre davantage son intelligentsia aux orthodoxies du moment que les démocraties protestantes, formées à l’école des grands relaps et renégats, les Luther et les Calvin.

Voyez comme Mme Canto-Sperber noie le poisson dans une théologie moralisatrice. Car elle glorifie les vertus de l’Ecole, mais ces vertus, elle s’interdit de les pratiquer au nom des intérêts tellement moraux, rationnels et scientifiques d’Israël: “Puisqu’on parle depuis plusieurs jours de liberté d’ expression, ne devrait-on pas d’abord en défendre la condition la plus sûre: l’accès à une éducation capable de former des esprits libres et critiques et le refus de l’oligarchie du savoir ? Là, ce sont de vraies victoires, mais des victimes sans voix, donc on les ignore.” Quel défaussement catéchétique!

6 – Un examen de conscience

Dans le texte ci-dessous, la question des gènes d’Israël, dont on sait que cet Etat en réclame si ardemment la spécificité psychobiologique et théologique, je me suis livré à un examen de conscience de notre civilisation dite des “droits de l’homme” ; car si les chromosomes du peuple juif demeurent désespérément introuvables dans les laboratoires de Tel-Aviv, alors les nôtres et les siens sont les mêmes et nous sommes, nous aussi des tueurs masqués à Gaza, parce que le droit pénal met la culpabilité des complices et des auteurs d’un crime à égalité.

Mais, dans ces conditions, une réflexion anthropologique sur les origines religieuses du nucléaire militaire s’impose à Israël et à l’Occident. Ne nous faisons pas d’illusion : si le monde arabe s’émancipe, Tel-Aviv n’aura plus que sa bombe atomique pour terroriser l’univers. Il s’y prépare en secret et depuis longtemps. Le 6 février, je traiterai de ce sujet avec un peu d’avance – mais mes lecteurs ont l’habitude de m’aider à regarder le présent comme s’il avait déjà basculé dans le passé.

 

Par Abderrahim

 

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clic_anim.gif1 – Le capital psychogénétique dont Israël se réclame
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2 – Comment profiter des lois de la nature
clic_anim.gif3- La grande fatigue du mythe de la Liberté
clic_anim.gif4 – Une expérimentation scientifique dangereuse
clic_anim.gif5 – A la recherche de la rétine transzoologique de l’humanité
clic_anim.gif6 – La main de fer de la logique biologique
clic_anim.gif7 – La zoologie des dieux
clic_anim.gif8 – La démocratie et la pensée rationnelle
clic_anim.gif9 – Sommes-nous vraiment suicidaires?
clic_anim.gif10 – ” Etre ou ne pas être “
clic_anim.gif11 – Qu’est-ce que croire ?
clic_anim.gif12 – Notre évolution cérébrale
clic_anim.gif13 – Une solidité aléatoire
clic_anim.gif14 – La guerre des gènes

1 - Le capital psychogénétique dont Israël se réclame triangle.gif

La seule nation au monde dont l’Etat entend doter les chromosomes de la population d’un statut particulier est de provenance multinationale. Comment interpréter le prodige que présente un peuple à la fois d’origine trans-territoriale et en quête d’une terre étroitement délimitée et porteuse, à ce titre, d’une transcendance biblique ? Que ce prodige cérébral n’ait attiré l’attention d’aucun observateur de la bipolarité native de l’encéphale dont le singe rêveur se trouve doté et que la schizoïdie mentale qui caractérise une espèce devenue locutrice à l’école des surfaces qu’elle habite ne provoque l’étonnement d’aucun politologue, voilà qui révèle une carence dont les performances mêmes de la conque osseuse de l’humanité se trouve frappée. Mais ce handicap suffirait, s’il en était besoin, à mettre en évidence combien la science anthropologique qu’attend le XXIe siècle se trouve légitimée à peser les fondements de sa méthode et à s’interroger sur les présupposés inconscients qui fondent toute sa problématique: car il lui faudra tenter de démontrer qu’une civilisation privée de toute connaissance de l’axiomatique qui pilotera le décryptage d’un animal de ce type sera condamnée à chercher et à trouver les clés de sa schizoïdie – donc de son histoire dichotomisée – et cela, bien qu’elle ne dispose que d’informations spectaculairement insuffisantes pour seulement tenter de spectrographier une politique tissée à son tour de prodiges mentaux biphasés. Comment expliquer les diverses identités épistémologiques entre lesquelles les évadés bifides de la zoologie se partagent si nous manquons d’une interprétation critique de la vie mentale d’un primate scindé entre le réel et le songe?

Montesquieu disait qu’il fallait, une fois dans sa vie, désapprendre tout ce qu’on a appris. La civilisation mondiale a rendez-vous avec ce précepte: comme du temps du baron de la Brède, nous avons besoin de comprendre l’histoire du monde à nouveaux frais et à une plus grande profondeur, comme au XVIIIe siècle, nous avons besoin de la raconter à un public sur le point de se libérer des interprétations scolaires qu’on lui a enseignées, comme les encyclopédistes, nous avons besoin de nous évader des décryptages théologiques qui flottent encore dans l’atmosphère, comme Voltaire ou Diderot, nous avons besoin d’apprendre à regarder le genre humain dans sa totalité et de l’interpréter dans sa dichotomie originelle. Mettons-nous à l’écoute de l’anthropologue et du philosophe des Causes de la grandeur et de la décadence des Romains, mettons-nous à l’école du sociologue des Lettres persanes; car notre temps a le devoir de porter le récit des évènements à une spéléologie du simianthrope. C’est dans cet esprit que j’ai tenté, la semaine dernière, d’esquisser les contours de la question qu’Israël pose à la politique et aux sciences humaines d’aujourd’hui.

- Le réveil démocratique des peuples arabes et la chute d’Israël dans la bio-génétique, 23 janvier 2011

2 – Comment profiter des lois de la nature triangle.gif

Si la science historique, la géopolitique et la psychologie du XXe siècle s’étaient dotées d’une anthropologie abyssale, notre siècle aurait son Montesquieu, comme les encyclopédistes avaient eu, en l’auteur de L’Esprit des lois, le premier psychanalyste de l’histoire universelle. Que dit le théoricien de l’inconscient politique de Caligula ou de Tibère ? Si nous l’avions bien lu, nous aurions d’ores et déjà été conduits à l’école d’apprentissage des arcanes du genre simiohumain. Du coup, nous aurions prévu, dès 1933 le sort qui attendait fatalement le rêve de la race et le rêve communiste, c’est-à-dire le songe biologique et le songe angélique entre lesquels la vie onirique du cavernicole bipolaire se partage nécessairement.

C’est donc avec un grand retard que nous racontons le destin séraphico-meurtrier qui attend Israël, parce que non seulement l’épopée angélico-carnassière de ce petit Etat peindra l’humanité du XXIe siècle sous des traits spéléologiques, mais parce qu’au terme de l’aventure de nos gènes tumultueux, la postérité anthropologique, psychanalytique et philosophique de Darwin et de Freud s’éclairera à la lumière d’une révolution considérable des méthodes d’analyse de la science du passé du monde.

Quels sont les axiomes de la biologie qui pilotent les défenseurs actuels du capital psychogénétique du “Grand Israël”? Le premier de leurs postulats se révèle nécessairement d’origine semi-zoologique: puisque la force finit toujours par faire le droit, disent-ils, il nous suffira d’attendre avec un peu de patience qu’une loi de la nature dont nous partageons les verdicts avec tous les autres animaux de la terre ait eu le temps de triompher à son tour en Judée. Or, la bête musulmane ne se réveillera que dans une dizaine d’années et sa sortie du sommeil demeurera fort partielle. Certes, elle sera suivie du déversement de ses masses dans les rues; mais ce déchargement ne suffira pas à mettre le pouvoir entre ses pattes, de sorte que, pendant un demi siècle encore, l’empire américain et nous-mêmes disposerons conjointement des moyens financiers et verbaux d’acheter des émirats arabes corrompus jusqu’à l’os.

3 – La grande fatigue du mythe de la Liberté triangle.gif

Qu’adviendra-t-il de l’enfilade des épouvantails imaginaires sur lesquels l’empire de Washington aura pris appui afin d’étendre sans fin sa puissance tant terrestre que navale – l’Afghanistan, l’Irak, l’Iran, le Kosovo et peut-être la Côte d’Ivoire? Certes, cette enfilade de supports mythiques lui aura permis de tenir à bout de bras ou du moins d’assurer le flottement et la navigation sur tous les océans du songe selon lequel le peuple de Jahvé serait menacé d’une destruction subite et effroyable de ses gènes. Il faut donc, disent les psycho-généticiens d’Israël, se défendre jour et nuit contre la menace d’un anéantissement imminent de la race élue, mais que nous voyons accablée sous les flèches d’ennemis terrifiants.

Dans un demi-siècle, Moïse aura été sauvé des eaux pour la seconde fois, parce qu’il aura tellement fortifié ses chromosomes et paraîtra si définitivement légitimé par un siècle entier de jouissance de son statut psycho-biologique sur la scène internationale qu’il sera trop tard pour jamais plus se risquer à délégitimer la conquête de la Judée par la force de tous les animaux évoqués ci-dessus. Alors, cette victoire de nos gènes deviendra l’expression universelle du droit et de la justice, donc de la vérité éternelle sur la terre; et aussitôt, on verra toutes les démocraties du monde se lasser tout subitement de brandir leurs totems ridicules – je lis le livre d’heures d’Israël – qu’elles appellent des idéalités, et l’on verra une bienheureuse fatigue planétaire du mythe de la Liberté disqualifier les verdicts du suffrage universel. On les proclamera donc grotesques, ce qui permettra à l’Etat d’Israël de domicilier saintement le tribunal de la race juive sur le territoire des indigènes terrassés; et la mappemonde entière rira et chantera des cantiques à la gloire du peuple hébreu; et le champ de ruines d’une civilisation dont la sottise aura donné la liberté des peuples pour assise à l’humanité enseignera au globe terrestre régénéré que la “sécurité” d’Israël se trouve enfin assurée.

4 – Une expérimentation scientifique dangereuse triangle.gif

Mais si le peuple des gènes de Jahvé proclame néanmoins son appartenance native à une divinité trans-terrestre et si cette race fonde son éthique sur des chromosomes scindés de la sorte – et cela selon les écrits mêmes de son ciel – il va falloir vérifier en laboratoire une hypothèse aussi ambiguë. Or, l’expérimentation scientifique pourrait se révéler dangereuse si elle devait s’étendre à toute la surface de notre astéroïde. Car, de deux choses l’une : ou bien la lentille de nos microscopes électroniques les plus perfectionnés nous fera découvrir le capital génétique extraordinaire des animaux dont les fils de Moïse se réclament aux côtés de Washington, et dans ce cas, la joie de ces bêtes se révèlera scindée et de courte durée, parce que leur troupeau sera montré du doigt par la masse entière des rescapés d’un quadrumane toisonné; ou bien la perle des chromosomes demeurera indétectable et l’on se dira: “Puisque le gène juif n’existe pas, c’est que nous sommes tous et dès maintenant des bêtes piégées sans le savoir par une calamité éternelle et universelle dont notre nature se trouve frappée depuis la nuit des temps; et notre devoir nouveau nous contraindra à nous demander s’il existerait quelques spécimens monstrueux ou privilégiés, allez savoir, dont les cellules grises nous permettraient de distinguer nos pâturages de ceux des autres bestiaux.”

5 – A la recherche de la rétine transzoologique de l’humanité triangle.gif

Mais alors, comment découvrirons-nous les critères qui nous permettront de séparer nos meurtres à nous de ceux des saints d’Israël ? Si ce peuple tue ses semblables à l’école de ses chromosomes sacrés , comment les tuons-nous à l’école des nôtres ? Les gènes de Caïn se déroberaient-ils à notre regard, comme les particules élémentaires ne se laissent plus détecter dans nos vieilles chambres de Wilson? Et d’abord, disent maintenant les généticiens d’Israël, ou bien le droit des peuples de disposer d’eux-mêmes trouve bel et bien son titre de gloire et sa renommée dans le capital psychobiologique dont Israël se réclame, ou bien ce droit se cache dans une spécificité méta-zoologique encore invisible à notre espèce et qui échapperait à nos appareils optiques rudimentaires.

Certes, c’est à la demande du globe oculaire propre à l’Etat juif que la communauté internationale des peuples dits démocratique a refusé de légitimer le suffrage universel par la voix duquel le peuple palestinien a exprimé son droit évangélique de disposer de lui-même. Mais où est passée notre rétine à nous si nous avons acquiescé, nous aussi, aux verdicts du tribunal de Caïn et si nous avons même applaudi à tout rompre une aussi sage magistrature des chromosomes assassins qui commandent notre propre capital psychogénétique à son tour? Mais si le véritable socle du vote populaire était bel et bien le droit sacré des peuples de disposer d’eux-mêmes et si ce droit-là était celui que le ciel du peuple français aurait revendiqué en tout premier lieu face à ses rois, comment mettrons-nous la main sur la rétine trans zoologique de l’humanité qui piloterait la démocratie du haut de son Eden ? Et puisque la France s’est ensuite amputée de son statut métabiologique sous le premier empire, la Restauration et le second empire, perd-on l’humanité trans-biologique dans laquelle on avait cru débarquer à se donner derechef un capitaine ridiculement ficelé aux chromosomes de son ciel ? Autrement dit, quelle est l’animalité politique propre aux dieux d’autrefois et à quelle zoologie leurs trois continuateurs ressortissent-ils? Le premier Caïn ne serait-il autre que le créateur schizoïde que nous avons proclamé le plus parfait des dieux?

6 – La main de fer de la logique biologique triangle.gif

En vérité, la décision étourdie d’Israël de sanctifier son Jahvé dans l’ordre zoologique nous pose la question du statut à la fois désespérément animal et désespérément séraphique des démocraties dites trans-biologiques. La bestialité propre à une espèce désormais vocalisée par ses idéaux totémisés serait-elle précisément pilotée par un séraphisme de tueurs masqués? Mais alors, sous l’angélisme oraculaire de Jahvé le sanglant et de l’idole du langage que nous serions devenus à nous-mêmes, notre démocratie irénique d’apparence et viscéralement meurtrière se montrerait-elle fidèlement réfléchie dans le miroir à double face que nous appelons notre encéphale?

Exemple : la guerre vertueuse et pieuse que l’Europe démocratique prétend avoir menée contre le nazisme et ses crimes, puis contre la pseudo-démocratie des goulags que pilotait le clergé d’une dictature de l’utopie, cette guerre d’une orthodoxie prolétarienne a-t-elle démontré que le vote populaire serait célestiforme et que le droit des peuples de décider de leur statut, donc d’en disposer à la seule école d’apprentissage de leur sainte volonté, ce droit, dis-je, nous montrerait-il enfin le germe trans-zoologique de la civilisation européenne? Mais alors, pourquoi le suffrage universel de l’Occident s’est-il laissé piéger par les gènes pseudo angéliques d’Israël, dont les chromosomes séraphiques refusent mordicus de légitimer un jour le suffrage universel du malheureux peuple palestinien?

Vous me direz que le capital génétique dont la démocratie se réclame repose sur la souveraineté métazoologique des nations de la Liberté et de la Justice. Mais alors, comment le génie juif joint-il ses dévotions universelles aux nôtres pour que nous rejetions d’un seul et même élan la volonté d’autonomie nationale de la Judée d’Allah et pour que nous légitimions ensemble les meurtres que nous y perpétrons côte-à-côte? Ne serions-nous que les Caïns dédoublés d’Israël? Et pourtant, on voit, dans nos églises nos idéalités aux mains jointes nous faire lever les yeux au ciel de notre justice ; et nous ne cessons de nous dire, in petto, qu’un régime politique qui, diantre, ne ferait pas résolument du pays qu’il prétend diriger un acteur autonome sur la scène internationale serait illégitime par nature et par définition. Sacrebleu, la logique de la piété des modernes dans laquelle Israël a enfermé nos cœurs est une main de fer dans un gant de velours ; mais cette main de fer se referme autant sur nos âmes que sur celles du peuple hébreu.

7 – La zoologie des dieux triangle.gif

Mais alors, quelle est l’animalité dévastatrice dont le peuple palestinien se voit frappé à son tour? Que nous dit l’aiguille sur le cadran de nos gènes à tous? Que si les fidèles d’Allah prétendent disposer, eux, du droit souverain de renoncer, même partiellement à leur souveraineté nationale et d’en négocier les conditions d’acquisition avec un conquérant qu’ils autoriseraient “librement” à occuper une partie de leur territoire, ces faux fidèles du Coran se réclameraient, eux aussi, de la politique zoologique d’Israël. Décidément, dit encore la sainteté de la pensée logique, on ne comprend le fondement ultime, donc la nature même d’une démocratie encore oscillante entre l’ange et la bête que si l’on a découvert le terreau proprement animal de la question même que le biologisme d’Israël pose désormais à l’humanité tout entière. Car c’est sans détours que ce peuple se réclame maintenant de l’enracinement de ses gènes dans une terre censée donner mission, en retour, dit-il, à ses chromosomes d’incarner la nature psychobiologique de la souveraineté nationale.

Mais si, en son ultime fondement génétique, la liberté dont les démocraties se réclament avait vocation de nous renvoyer tout autant à un certain territoire que le proclamait la monarchie – décidément la logique que commande notre statut trans zoologique ne veut pas lâcher prise – c’est que tous les gouvernements du monde s’enracineraient dans l’inconscient tribal qui caractérise les sociétés simiohumaines; et, du coup, la guerre entre les gènes introuvables d’Israël et ceux de la Palestine se fonde sur leur sacralisation respective de terres théologiquement rivales l’une de l’autre dans les arpents de l’humanité. D’un côté, Israël entend retrouver une région jetée en pâture aux Hébreux par le Zeus des lopins de l’endroit, lequel aurait malencontreusement perdu ses hectares en cours de route, tandis que la Palestine voudrait conserver un territoire qu’Allah s’est laissé arracher des mains par surprise et après un long usage.

Il s’agirait donc d’une guerre zoo-théologique entre deux propriétaires en rivalité dans leurs cieux respectifs, de sorte que l’Olympe de chacun, avec son cortège de fidèles serviteurs, se fondrait dans une nature biologique commune à tous les dieux. Dans ce cas, qu’en serait-il de la légitimation terrestre et céleste étroitement confondues des richesses tant animales que divines dont les hommes et leurs idoles se partageraient le butin les armes à la main? Les deux Zeus ne confirmeraient-ils pas d’un seul cœur que seule la force fait le droit? Le Jupiter des musulmans ne mettrait-il pas toute la force légitimante de son glaive au service de la possession continue d’une certaine terre du Moyen Orient, tandis que le Jupiter des juifs défendrait, l’arme au poing, une possession injustement interrompue? Décidément, si les gènes de son ciel que l’Etat juif cherche désespérément dans les laboratoires de Tel-Aviv ne sont autres que ceux de Caïn et de son frère, l’animalité proprement humaine des fuyards manqués de la zoologie sera celle qu’on connaît depuis Homère et bien au-delà.

8 – La démocratie et la pensée rationnelle triangle.gif

On voit que le premier bénéfice philosophique d’une anthropologie politique résolument fondée sur l’examen de l’évolution parallèle du cerveau théologique du simianthrope moyen et de celui de ses idoles permet non seulement de radiographier l’ambition d’origine psychobiologique qui sous-tend les ambitions territoriales d’Israël, mais de placer les gènes de cette politique sur les plateaux d’une balance dont le fléau et le cadran sont encore en cours de construction – la balance qui pèsera les relations que l’éthique semi animale de tous les peuples de la terre entretient avec leurs effigies célestifiées, donc avec leurs propres portraits sacralisés et embellis au plus haut des cieux. Mais alors, comment une simiohumanité en route vers le statut trans-zoologique qui l’attend légitimerait-elle le sacré semi-animal dont témoigne la théologie des ancêtres ? L’idéologie des démocraties pseudo-séraphiques reposerait-elle sur la même fétichisation angélisante du vote populaire et sur la même totémisation du suffrage universel que le culte dont les statues des dieux dans les temples d’autrefois faisaient l’objet? Les concepts creux sont-ils préférables aux idoles de bois?

C’est que la faiblesse cérébrale et la disqualification spirituelle des démocraties modernes s’enracinent dans leur refus craintif d’observer les fondements para- zoologiques de leurs rituels langagiers. Aussi voyons-nous les nations glorifiées à l’écoute de leurs oracles et formalisées à l’école de leurs liturgies électorales mettre en scène une consultation des masses qu’elles ont pris soin d’aveugler. Le refus viscéral d’observer les vices para-religieux d’une gouvernance démocratiques guidée par le verdict irréfléchi des voix serait-il calqué sur le rejet parallèle des religions d’examiner l’immoralité de leurs dieux ? Mais, dans ce cas, pourquoi les dérobades cérébrales des simianthropes se partagent-elles entre les urnes et les autels de cet animal?

Car s’il s’avérait que les démocraties placées sous le joug de la cécité de leurs décomptes électoraux rivaliseraient avec le verbalisme sacré propre à tous les sacerdoces du monde, il faudrait contraindre les deux parties à se livrer à une introspection sacrilège; et l’on découvrirait que seule la politique du Hamas est trans-mythologique, trans-tartuffique et profanatrice, parce seul ce parti apparemment religieux de la tête aux pieds place la lutte armée et à visage découvert contre la mise en esclavage d’un peuple avant la conquête d’une terre. La souveraineté de la patrie palestinienne n’est qu’un instrument de la dignité humaine. Qu’écrit le philosophe musulman Chahid Slimani? “Les musulmans préfèrent afficher leur piété et leur puritanisme hypocrite” [1] , autrement dit, l’islam n’est pas le guerrier d’une terre à labourer, mais de la conquête de la dignité des fidèles d’Allah. Et nous, qu’affichons-nous, sinon une théologie de la glèbe dont nos mascarades arithmétiques ont pris le suffrage universel des peuples en otage?

Il n’y a pas de divinité des serfs. Qu’est-ce que la balance de l’esprit? En vérité l’Occident démocratique et chrétien se refuse obstinément, lui aussi, à peser la démocratie vivante et pensante sur la balance trans-biologique et trans-idolâtre de l’esprit, celle que la pensée critique a commencé de construire depuis la naissance de la philosophie des âmes et des voix. C’est que l’Europe des arpents entend plus ou moins consciemment désarmer la parole de vérité face au dieu des chromosomes d’Israël. Et pourquoi cette apostasie, sinon afin de se donner en douce un alibi pseudo absolutoire, sinon afin de se cacher à elle-même une lâche adhésion à la politique zoologique du conquérant hébreu? Mais alors, la vraie démocratie ne serait-elle pas résolument trans-formaliste, trans-ritualiste, trans-terrienne et trans-tribale? Le Général de Gaulle n’a-t-il pas mis en pleine lumière le fondement spirituel des souverainetés nationales, n’a-t-il pas démontré que les démocraties auto-sacralisées par leurs majorités du moment ne sont jamais que les fétiches d’une liberté trompée?

9 – Sommes-nous des animaux suicidaires au profit d’une terre? triangle.gif

Que va-t-il advenir de tous les peuples et de tous les gouvernements zoologiques de la terre quand ils comprendront que le sort de Gaza attend les gènes d’Israël et du monde à leur tour, parce que David dispose de la foudre apocalyptique d’une grosse bête, et parce que son drapeau se dresse dans le ciel de Crésus?

Certes, l’antiquité a connu les suicides massifs des Sagonte, des Numance, des Crémone, des Massada; mais les peuples pauvres qui se jetaient dans les flammes plutôt que de livrer leur charpente à un ennemi qui les aurait vendus à vil prix sur le marché aux esclaves s’ils s’étaient mis à sa merci ne demeuraient privés que de l’ambroisie et du nectar d’une vengeance physique, tandis que les chromosomes de Jahvé brandissent non seulement une apocalypse désormais mécanisée, fulminante et universelle, mais appuyée sur des réserves financières immenses et inépuisables d’écus sonnants et trébuchants, ce qui condamne tous les peuples du monde à se terrer dans leur logis et à demander, tels des suppliants, quel sera le destin ultime d’une espèce que l’île déserte de Pascal menace de pulvériser dans le vide du cosmos des idoles. On sait qu’Israël ne cache pas son jeu physique avec la mort, on sait que Jérusalem place son éternité corporelle sur l’un des plateaux de la balance à peser le destin génétique des démocraties devenues pseudo séraphiques.

Certes encore, le débarquement de l’holocauste des chromosomes dans la politique des corps n’est pas propre au tragique du génie juif: le singe volatile s’est mis depuis fort longtemps à l’écoute de la gloire qu’il fait semblant d’attacher au feu d’artifice de l’explosion héroïque de son ossature dans le vide du cosmos. Les soixante dernières années de ma poussière m’ont laissé le loisir de collecter force renseignements sur la propension des humains de courir en matamores vers l’éternité de leur musculature, et cela avec une ardeur de fiers à bras soucieux de rattraper leur chair par la manche. Dans quelle mesure la démence simulée de l’animal biologiquement suicidaire est-elle aveugle ou apprêtée, sincère ou matamoresque, vaillante ou théâtrale, calculatrice ou testimoniale? S’il est une conquête de l’anthropologie critique sur laquelle on ne saurait revenir, c’est que la bête qui s’auto glorifie sans relâche à l’école de l’immortalité de son foie, de ses poumons ou de sa rate au paradis ne croit pas un traître mot du courage qu’elle affiche de précipiter sa précieuse carcasse tête baissée dans le néant.

C’est pourquoi les “vrais chefs d’Etat” se présentent tous en spécimens censés résolus à se brûler héroïquement la cervelle, tous prétendent mettre le marché de leur cadavre et de celui de leur peuple sur la table et se faire applaudir par un chœur immense de suicidaires résolus. Fidel Castro se parait de l’héroïsme des Cubains censés massivement déterminés à se vaporiser tambour battant dans l’atmosphère; le Général de Gaulle s’amusait à jouer le même jeu avec les gènes des Français, lesquels ne bronchaient pas pour si peu. Quand M. Giscard d’Estaing a émis timidement l’opinion – aussitôt jugée poltronne et condamnée à ce titre – qu’il ne pouvait laisser rayer la France de la carte, tout le monde l’a regardé de haut et avec une commisération non dissimulée: décidément, disait-on, cet homme-là n’avait ni les nerfs, ni la musculature, ni le tour de main, ni surtout le coup de menton d’un vrai chef des postures faussement suicidaires dont le simianthrope excelle à draper ses chromosomes. Et pourtant, en secret, tout le monde sait que gloriole, gaudriole et contrefaçon sont le pain quotidien du singe trouillard et vantard, mais attaché à ses gènes comme le lierre aux branches.

Ici encore, écoutons Montesquieu traiter du suicide en psychanalyste de l’amour de soi: “Tel est le cas que nous faisons de nous-mêmes que nous consentons à cesser de vivre par un instinct naturel et obscur qui fait que nous nous aimons plus que notre vie même.” (Les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, chap.12)

Mais si les hommes de valeur peuvent aimer l’esprit au point de quitter leur chair, les peuples et les nations savent que les patries sont éternelles, parce qu’elles ont des âmes et des voix et qu’on ne combat pas pour elles à vaporiser des chromosomes dans l’atmosphère. Décidément, la guerre entre les gènes des zoologues de Tel-Aviv et les gènes du ciel se situe au cœur du conflit du Moyen Orient.

10 – ” Etre ou ne pas être ” triangle.gif

On aurait grand tort de s’imaginer qu’il suffirait d’imposer une vingtaine d’années d’introspection assidue aux classes dirigeantes dociles des Etats démocratiques pour les conduire à une clarification cérébrale de nature à les délivrer du flou spirituel dans lequel elles se complaisent. Quels que soient les confessions de foi et les gènes des diverses populations de la planète, cette espèce s’entête à croire qu’elle tient entre ses pattes la mèche qui l’expédiera superbement dans les galaxies; et pourtant, elle n’en est pas sûre pour un sou. Si une métamorphose psychogénétique aussi instantanée qu’inattendue devait exorciser le nouveau Massada auquel Israël déclare préparer le monde et auquel il prétend se préparer lui-même, tout accord de la dernière minute entre Israël et la Palestine demeurerait illusoire, tellement la question demeurerait flottante dans les esprits de savoir quel prix le singe habile à simuler la folie est prêt à payer pour sauver en apparence le royaume imaginaire qui, selon les siècles, les lieux, les croyances, occupe la moitié, les trois quarts ou les neuf dixièmes de sa boîte osseuse.

Pourquoi les sciences humaines se sont-elles bien gardées d’apprendre à peser siècle après siècle et sur des balances de haute précision la capacité crânienne demeurée, hélas, tellement variable d’une espèce inégalement trébuchante? Dans les laboratoires de Tel-Aviv les expériences en cours depuis des années sont désormais si avancées qu’on y est tout proche de découvrir si Adam croit aux forfanteries nucléaires qu’il affiche sans le savoir et le vouloir; et si, par conséquent, l’Etat-major peut compter sur la capacité de l’armée d’Israël de faire suffisamment peur, le moment venu, au genre humain tout entier pour le faire capituler devant l’atome dont on brandirait la menace en toute sécurité et en riant sous cape de la sottise de tous les autres animaux.

11 – Qu’est-ce que croire ? triangle.gif

D’abord, disent les psychogénéticiens d’Israël, deux millénaires seulement de l’histoire psycho-zoologique de l’humanité nous séparent de la parution de La vie des douze Césars de Suétone, où l’on peut lire que le peuple romain en liesse n’a pas jugé hors de prix d’offrir plusieurs milliers d’animaux de boucherie aux Célestes à la suite de la fausse nouvelle de la guérison miraculeuse de Germanicus. Mais après la mort soudaine de ce grand général, il se vengea cruellement de ses idoles. Pourquoi, se demandait-il, leur avait-il payé sans rechigner et rubis sur l’ongle, tant de viande fraiche pour se voir roulé dans la farine à ce point? “Le jour où il rendit l’âme, les temples furent assaillis de pierres, les autels des dieux furent renversés et une foule de citoyens jeta ses dieux-lares dans les rues.”

Les autels sont des balances de grande qualité pour la pesée du cerveau de la bête capable de feindre de s’armer de sa propre mort afin de terroriser ses ennemis. Voici quelques-unes des découvertes les plus révolutionnaires dont j’ai pu prendre connaissance de la bouche des généticiens d’Israël. Primo, l’infirmité naturelle dont souffre l’encéphale actuel du simianthrope planétaire rend rationnelle à quatre-vingt dix-huit pour cent la politique de la terreur dissuasive que le peuple de Jahvé entend pratiquer à l’égard de ses congénères quand l’heure aura sonné de défendre l’existence même de la nation. Secundo, une indication hautement fiable a été apportée aux appréciations et aux évaluations des laboratoires de Tel-Aviv, quand, il y a quatre ans seulement, Benoît XVI a annoncé solennellement et tout vêtu de blanc aux Romains de bonne volonté et à la masse immense des chrétiens du monde entier que, par une faveur insigne, la Vierge Marie s’était déplacée en chair et en os jusque sur le seuil de bois du paradis afin d’accueillir Jean-Paul II à bras ouverts, mais également avec tous les honneurs dus à son rang, et qu’à titre exceptionnel son fils lui tenait compagnie. Tertio, la raison supérieure dont ses gènes arment l’encéphale du peuple hébreu lui a permis de découvrir que les chrétiens se prosternent devant une idole tellement militaire qu’ils l’ont pieusement construite depuis deux mille ans sur le modèle même de la dissuasion atomique la plus moderne, celle qui les fait trembler plus que jamais et à l’aide de laquelle ils se croient invincibles, puisque le totem qui arme leur bras accorde les félicités de la vie éternelle à une masse variable de ses fidèles et fait rôtir à la pelle tout le reste dans les plus saintes marmites dont s’illustre l’autre face de son éternité, celle des tortures infernales infligées à titre posthume aux récalcitrants. Car la cruauté des chrétiens donne des crocs à leur charité.

Les psycho-généticiens du nucléaire israélien soutiennent hardiment que la sottise de la théologie des chrétiens est la meilleure alliée de leur stratégie et que sans elle, leur chance de peser l’encéphale politique de l’humanité serait trop mince pour leur permettre d’exterminer les indigènes qui peuplent encore quelques recoins de la Judée . Comment ne pas se fier à la bombe nucléaire suprême, celle du dieu même de l’adversaire?

12 – Notre évolution cérébrale triangle.gif

Décidément la pesée, d’un côté, des gènes dont le cerveau ultra performant d’Israël s’est armé, de l’autre, de la faiblesse insigne des chromosomes du reste de monde, cette pesée, dis-je, se situe au cœur des sciences humaines; car si ces disciplines demeuraient coites et pétrifiées par l’immensité de leur retard et par l’impossibilité radicale de jamais rattraper les laboratoires de Tel-Aviv, nous courrions vers une cécité psychogénétique que nous serions condamnés à proclamer irrémédiable et connaturelle à un animal illusoirement suicidaire. Certes, Israël sait que notre “courage” est tout de confection et entièrement contrefait. Mais précisément, le sien, nous le croirons réel. Car l’évolution cérébrale dont se vante notre espèce a seulement diversifié quelque peu les capacités intellectuelles de nos ancêtres, de sorte que la spécialisation intensive de nos boîtes osseuses n’a que fort peu accru notre capacité moyenne de bien raisonner.

Pourquoi, nous dit Israël, nos plus grands poètes demeurent-ils des enfants en mathématiques, pourquoi nos plus grands joueurs d’échecs figurent-ils parmi les choristes de la candeur démocratique ? De plus, nous apprennent encore les laboratoires où le peuple hébreu cogite l’avenir d’Israël, c’est précisément dans l’ordre de l’imaginaire politique que notre espèce demeure la plus naïve et la moins cogitante. Au reste, le mode même de sélection de nos chefs d’Etat exclut toute possibilité de porter au pouvoir des spécimens capables du recul intellectuel devenu nécessaire à l’exercice de leur fonction. Prêtez donc une oreille attentive aux prophéties des zoologues révolutionnaires de Tel-Aviv : ils vous signalent que l’histoire de l’Europe depuis soixante cinq ans démontre à quel point les peuples vassalisés par la fausse démocratie de l’atome n’ ont pas davantage conscience de leur asservissement mental au mythe nucléaire que le peuple romain ne savait où il courait, lui qui riait de bon cœur, applaudissait ses gladiateurs, mangeait et dormait sur les deux oreilles sous le joug de Caligula ou de Tibère.

13 – Une solidité aléatoire triangle.gif

C’est pourquoi il importe de prendre clairement conscience des conditions drastiques qu’Israël imposera demain au monde afin de poursuivre son expansion territoriale en Cisjordanie, puis au Liban, nonobstant le réveil des peuples arabes du Caire à Marrakech. La civilisation mondiale a commis l’erreur de se persuader de ce que notre humanisme était entré progressivement en possession d’un trésor inestimable et inaliénable : nous étions censés disposer d’une connaissance réelle et profonde des secrets les plus cachés de notre étrange espèce. Puis nous nous étions persuadés que carnages et jardinages étaient les mamelles de notre histoire globalement civilisée et que nos massacres ne tiraient pas tellement à conséquence. Puis, pendant six longues décennies, le nucléaire militaire a paru vérifier la solidité de notre tête. Pas de doute, nous disions-nous, d’Homère à Freud, nos cochers de char avaient réussi à dialoguer avec nos effigies guerrières ou inoffensives, pas de doute, pensions-nous, nos auriges les plus récents avaient mis en valeur le singulier animal qui expédie son image pacifiée ou sanglante trôner à ses côtés dans le vide du cosmos. Quant aux dieux auxquels nous donnons rendez-vous en chair et en os sur la terre, nous les appelons la Liberté, la Justice, la Nation, la Civilisation.

Bref, il a semblé un instant que nous nous adaptions à la condition nouvelle de nos neurones , celle qui nous a révélé que notre sort ne se trouve en rien entre les pattes d’un démiurge mythique du cosmos, mais exclusivement sous nos propres griffes. Mais la seule bête en conversation avec sa silhouette magnifiée sur la terre et au ciel est-elle en mesure pour autant de peser mûrement sa fausse magnificence cérébrale?

14 – La guerre des gènes triangle.gif

En vérité, si nous ne devenons pas aussi pensants qu’Israël, cet Etat interrompra brutalement le cheminement trop tranquille de nos carcasses sous le soleil. Pourquoi l’épreuve décisive de la rencontre des gènes de ce peuple avec les nôtres est-elle si proche ? Pourquoi l’ADN dont l’étoile de David se réclame officiellement et énergiquement depuis le 4 décembre 2010 ne se laissera-t-il pas dissoudre gentiment dans le sacré de pacotille qui enivre l’astéroïde des mots de la démocratie? Parce qu’on s’imagine à tort qu’un peuple qui se sera absenté de l’histoire pendant deux mille ans aura perdu en chemin la ténacité, la patience et la violence des nations demeurées ahanantes sous le couteau des siècles. C’est tout le contraire qu’enseigne la vérité: un Etat qui se sera soustrait aux fatigues du temps s’aiguisera en silence, à l’image des scies dont on dit qu’un long repos affûte leurs dents. Les maladresses diplomatique et les brutalités d’Israël sur la scène internationale ne sont pas le fruit blet d’une désaccoutumance aux usages et aux contraintes de l’histoire vécue au jour le jour, mais, tout à l’opposé, l’expression aiguë d’un surcroît d’énergie accumulé dans l’ombre, le signal d’une impatience longtemps contenue, le trop-plein d’une fureur comprimée, l’élan d’une jeunesse soudainement retrouvée, les retrouvailles avec l’explosion des commencements.

C’est cela, la grande inconnue de la simianthropologie moderne: tout le monde voit que nous courons vers une tragédie immense et que des verdicts sans appel nous attendent, parce que, d’un côté, jamais les peuples arabes n’accepteront l’extermination des Palestiniens et la perte de Jérusalem, et que, de l’autre, jamais Israël n’obtiendra tout ce qu’il voudra à seulement faire croire au monde qu’il se fera exploser et la planète avec lui plutôt que de rendre les armes à des zombies.

Le réveil, plus rapide qu’il n’était prévu, des peuples vassalisés et endormis du Maghreb est le signe d’un déclenchement de la guerre des gènes entre la démocratie mondiale et Israël. Les fidèles du Coran ne laisseront pas leurs frères de Palestine agoniser sous le joug de Jahvé sans lever le petit doigt. La mèche est allumée et le tonneau de poudre va exploser. L’Europe parviendra-t-elle à pose

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