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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 21:52

 

Dominique Strauss-Kahn


 


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Dominique Strauss-Kahn

Gouvernance globale
Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI

 Par Thierry Meyssan | 5 octobre 2007 | Réseau Voltaire | Dominique Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est construit une image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des plus démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du Fonds monétaire international, l’organisation internationale qui a institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond en révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des années sur les relations de DSK avec les États-Unis.

Élection présidentielle française 2007
MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances

 Par Cédric Housez | Paris (France) | 7 novembre 2006 | Réseau Voltaire | En cette période de course aux soutiens électoraux, les postulants à l’élection présidentielle française donnent des gages à leurs alliés du moment. Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn ont choisi de donner des entretiens à la revue néoconservatrice Le Meilleur des mondes. Le premier y souligne son amitié personnelle avec les hommes en place à Washington et Tel-Aviv, le second y affirme son alignement sur la politique des États-Unis et d’Israël.

Conclusions de la mission du FMI en France

 Washington DC (États-Unis) | 24 juin 2010 | Réseau Voltaire |


Dominique Strauss-Kahn et Salam Fayyad invités de la conférence d’Herzliya

 30 janvier 2010 | Réseau Voltaire |


Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie
3 avril 2007 | Bibliothèque |

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 21:44
Alexandre Latsa
09:08 13/04/2011
"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa

Le 28 mars dernier, la Russie commémorait le triste anniversaire des attentats qui ont frappé le métro de Moscou il y a tout juste un an. Alors que les Moscovites se recueillaient dans les stations de métro et déposaient des fleurs à la mémoire des 39 victimes, tout au sud du pays une opération militaire de grande ampleur avait lieu en Ingouchie, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

L’assaut terrestre appuyé par des frappes aériennes, a permis l’élimination de 21 terroristes, liés à l’organisation “Emirat du Caucase“ qui est la principale branche terroriste de la région.

L’Emirat du Caucase a été créé en Octobre 2007 par le Tchétchène Dokou Oumarov, qui a participé aux deux premières guerres de Tchétchénie. L’Emirat du Caucase remplace la république Tchétchène d’Itchkérie, un Etat non officiel qui se voulait indépendant de la Russie, prônait la Charia sur le modèle du Soudan et qui ne fut reconnu que par les Talibans Afghans et le premier gouvernement de la Géorgie indépendante. La déclaration d’indépendance de cette république imaginaire amena à la première guerre de Tchétchénie.

Dokou Oumarov abolit ensuite la République tchétchène d'Itchkérie dont il était président en octobre 2007 et proclama à la place un Émirat du Caucase, dont la Tchétchénie n'était qu'une simple province parmi bien d'autres. Dokou Oumarov a revendiqué les principaux attentats de ces dernières années, que ce soit l’attentat contre le train Nevski-express de novembre 2009 (26 morts et une dizaine de blessés), celui du métro à Moscou de mars 2010 (39 morts et 102 blessés) ou l'attentat de janvier 2011 à l'aéroport Domodedovo (35 morts et 180 blessés).

En février dernier, Oumarov avait prédit une année de sang et de larmes à la Russie, menaçant de faire déclencher des attentats sans répit. Début mars, il avait appelé dans une vidéo à un Djihad total en Russie, s’adressant à tous les musulmans de Russie. Depuis sa création en 2007 l’Emirat du Caucase à mené près de 1.600 attaques en Russie, dont 99% dans le Caucase du nord. Ces attaques ont tué près de 1.400 personnes (dont 300 civils) et blessé près de 1.700 personnes (dont 900 civils). Pour la seule année 2009, 511 attaques terroristes ont eu lieu sur le territoire russe, dont 508 dans le Caucase nord, et 159 en Tchétchénie.

Ces attaques ont causé la mort de 427 personnes (dont 51 civils) et ont blessé 844 personnes (dont 199 civils).
En 2010, la situation ne s’est pas améliorée. L’Emirat du Caucase à directement perpétré 583 attaques, ayant entrainé la mort de 410 personnes (dont 119 civils). Cela représente la moitié des attaques terroristes dans le Caucase pour cette seule année. Ces attaques ont au total coûté la vie à 754 personnes, en blessant 956 autres. La moitié de ces attaques ont eu lieu au Daguestan avec 378 morts. Toujours en 2010, 375 terroristes ont été tués, plus de 600 arrêtés, et 93 attaques prévenues. En 2011 l’activité terroriste reste élevée, par exemple pour la seule semaine du 28 Mars au 3 avril, 38 personnes ont été tuées dans le Caucase du Nord.

L’opération anti-terroriste de mars dernier a semble-t-il visé les dirigeants de l’Emirat du Caucase. De nombreux lieutenants et proches d’Oumarov ont été tués, notamment son médecin mais également son plausible successeur. Les autorités russes ont affirmé qu’il était fort possible que Dokou Oumarov soit parmi les victimes mais ce n’est pas la première fois que sa mort est annoncée après une opération anti terroriste. En 2006 après l’élimination de Chamil Bassaïev, l’élimination d’Oumarov avait été annoncée comme imminente. En 2009, il avait également été tenu pour mort après une opération spéciale des troupes fédérales. Cette fois, son décès n’a pas encore été confirmé, et il faudra sans doute attendre la fin des analyses ADN pour le savoir.

Les conflits dans le Caucase sont généralement présentés par la main stream médiatique comme des guerres pour l’indépendance. Pourtant, les liens entre l’Emirat du Caucase et la nébuleuse Islamiste terroriste internationale sont avérés. Ils datent de la guerre en Afghanistan et des guerres de Tchétchénie. Des groupes qui ont soutenu Chamil Bassaïev dans sa lutte contre Moscou ont, après la chute de Grozny en 2000, ont notamment formé une organisation appelée Jamaat. Ce mouvement terroriste qui a combattu tant en Asie centrale que dans le Caucase est lié directement au chef de guerre saoudien Khattab.

Ce saoudien, qui avait combattu au sein des Moudjahidines en Afghanistan et était devenu proche d’Oussama Ben Laden et d’Al-Qaïda, avait ensuite importé le Djihad dans le Caucase, avant d’être tué en 2002 par les forces spéciales Russes. Ces liens sont avérés depuis longtemps et pourtant, ce n’est que cette année que le conseil de sécurité de l'Onu, via le Comité chargé de la lutte contre Al-Qaïda, a inclu Dokou Oumarov dans sa liste des terroristes internationaux les plus dangereux. L’adoption de cette résolution est un progrès important, car jusqu’au début de l’année, les autorités américaines bloquaient son adoption, en affirmant que: “Le lien entre Al-Qaïda  et le groupe terroriste d'Oumarov n'était pas suffisamment démontré dans la requête russe“. Les russes ont souvent mal compris la relative tolérance occidentale envers ces anciens chefs de guerre. C’est le cas par exemple pour Akhmed Zakaïev,  ancien ministre de la “République Tchétchène d'Itchkérie“ et ancien commandant militaire du mouvement indépendantiste Tchétchène. Celui-ci depuis les années 2000 bénéficie d’un confortable asile politique au sein de l’UE.

La guerre dans le Caucase a changé de forme et les autonomies relativement importantes dont bénéficient maintenant les entités politiques locales, par rapport au pouvoir fédéral ne justifient sans doute plus les guerres pour une autonomie déjà acquise. Aujourd’hui la région est menacée par une métastase terroriste radicale, à laquelle le pouvoir fédéral Russe et les autorités locales répondent avec le maximum d’énergie. L’affirmation forte de l’autorité centrale de l’état dans le Caucase nord doit bien sur accompagner un développement humain et économique important,  mais rien ne sera sans doute possible tant que la situation ne sera pas réellement stabilisée.

La méthode de stabilisation russe pour paraitre excessivement énergique pour des observateurs français, pourtant elle est sans doute la seule alternative d’affirmation de l’autorité de l’Etat dans le Caucase nord. La fédération de Russie ne souhaite pas que se développent sur son territoire des foyers de terrorisme. Il en va tant de l’intérêt de la Russie et de ses citoyens bien sur, mais également de la stabilité de la région toute entière.

La presse occidentale a souvent critiqué la Russie pour son “recours démesuré“ à la force brutale dans le maintien de l’ordre pendant les conflits du Caucase. Pourtant deux guerres interminables, en Afghanistan et en Irak, ont commencé sous la forme d’opérations de représailles anti terroristes après l’attentat du 11 septembre. Mais la comparaison doit s’arrêter là: pour la Russie, il s’agit de maintenir son intégrité territoriale et sa sécurité nationale.

 

http://fr.rian.ru/tribune/20110413/189142445.html

 

 

"Un autre regard sur la Russie": La francophonie en Russie

"Un autre regard sur la Russie": Vers un redémarrage russo-japonais ?

"Un autre regard sur la Russie": Les enjeux de la bataille pour Tripoli

"Un autre regard sur la Russie": Le rôle de la Russie dans la journée de la femme

"Un autre regard sur la Russie": Tunis, Le Caire, mais pas Moscou!

"Un autre regard sur la Russie": Far-Est?

"Un autre regard sur la Russie": Couleurs de Russie

"Un autre regard sur la Russie": Féminité vs féminisme?

"Un autre regard sur la Russie": Des critiques malgré les bombes

"Un autre regard sur la Russie": Polémiques vestimentaires

"Un autre regard sur la Russie": Made in Russia

"Un autre regard sur la Russie": Divine Carélie

"Un autre regard sur la Russie": La démographie russe, objet de tous les fantasmes

"Un autre regard sur la Russie": Moscou, capitale de l'Europe?

"Un autre regard sur la Russie": Vladivostok, une ville au bout du monde

"Un autre regard sur la Russie": Rio Grande

"Un autre regard sur la Russie": Mistral gagnant


* Alexandre Latsa, 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

 

 

La vidéo
qui suit est insoutenable, c'est un reportage fait par un soldat tchétchène parmi les siens, un quotidien qui ne nécessite aucun commentaire que celui de simplement se demander dans quel camp on se situe aujourd'hui face à ces sauvages.
Certains mettent en avant la défense des Droits de l'Homme en Tchétchénie, oui ... de l'Homme.

Un seul a, jusqu'à présent été capable de lutter contre ces fous, il s'appelle Vladimir POUTINE et on lui en veut pour ça.

Et, vous ?
 

http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fvkontakte.ru%2Fvideo_ext.php%3Foid%3D4395641%26id%3D145358185%26hash%3D95a7a845a167bed9&h=9a2a7

 

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Contre la désinformation,

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 20:03
http://lesouffledivin.files.wordpress.com/2010/09/eu-israel_001.jpg

http://lesouffledivin.files.wordpress.com/2010/09/eu-israel_001.jpg

 

 
Allégeance en rase campagne ou diabolisation des antisionistes?
 

«Quand un voleur vous embrasse, comptez vos dents.» Proverbe hébreu

L’actualité de ces dernières semaines nous a interpellés à la fois sur le plan convulsions climatiques et sur la politique moyen-orientale dominée encore une fois par l’arrogance d’Israël dans sa politique de destruction de la société palestinienne et, pire encore, par une judaïsation rampante d’El Quods sous les yeux complices d’un Occident tétanisé et qui, a des degrés divers, continue d’expier les massacres de masse opérés par l’un des leurs sur la terre européenne. Et pour reprendre une expression de Sophie Bessis, l’idéologie nazie du troisième Reich n’est pas une rupture d’avec les politiques ambiantes en Europe d’alors, mais une continuité. Il faut savoir que c’est le XVIIIe avec le siècle des Lumières et surtout le XIXe siècle qui ont créé le mythe des races supérieures avec les chantres connus Renan, Gobineau, Jules Ferry; Chamberlain, Kipling et Rhodes..Leurs formatages des sociétés par des idées franchement racistes ont amené inexorablement le fascisme et le nazisme. Les victimes furent nombreuses! Il y eut 20 millions de Russes morts, des centaines de milliers de Juifs mais aussi de Tziganes.
Cependant, par une curieuse amnésie sélective, la doxa occidentale, notamment française et américaine, n’a retenu que les massacres des Juifs. Déjà au tribunal de Nuremberg, le calvaire des Tziganes ne fait pas partie de la repentance européenne. La «faute» occidentale vis-à-vis d’Israël n’en finit pas d’être expiée continuellement et tous les pays européens sont passés à la caisse. Comme l’écrit si bien Normal Finkielstein dont les parents sont morts à Auschwitz, scandalisé par ce racket sans fin, il le dénonce dans son fameux ouvrage: L’industrie de l’holocauste Plus encore, les Occidentaux n’osent pas critiquer Israël. De fait, on ne peut critiquer Israël en toute impunité sans s’exposer aux sanctions. Quelle est la «technique utilisée» pour diaboliser celles et ceux qui trouvent qu’Israël ne respecte pas le droit international qu’aucune des 40 résolutions de l’ONU n’a eu de suite? Quelques exemples nous permettront de mesurer la dimension de cette épée de Damoclès.
Cela tient en un mot aux réseaux d’influence souterrains aux bons endroits qui traquent la moindre critique d’Israël ayant réussi à créer un amalgame entre le peuple juif, la politique israélienne, l’antisémitisme et le sionisme. Le racisme? En clair, tout jugement défavorable à la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens est assimilé à de l’antisémitisme amenant ainsi tous les pays occidentaux à édicter des lois contre l’antisémitisme et, au passage, condamner lourdement ceux qui osent remettre en cause la singularité «indiscutable» du massacre des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Souvenons-nous de Roger Garaudy, l’Abbé Pierre et Dieudonné qui ont été effacés des médias pour avoir seulement pensé comme l’écrit l’ancien président américain, Jimmy Carter, que «ce que fait Israël aux Palestiniens est une abomination» Les intellectuels communautaristes veillent, les médias veillent, les organismes représentatifs des communautés juives veillent. (Aipac, Crif...)
Un exemple récent nous est encore donné par un chantre invétéré du sionisme et de la politique d’Israël, Bernard Henry Levy. Alors qu’il s’en prenait dans son bloc-notes hebdomadaire du Point à Frédéric Taddeï, coupable, selon lui, d’avoir invité à plusieurs reprises la «bête immonde» Dieudonné, le 1er juillet 2010. Pourtant il se trouve et pour l’honneur des Juifs, des intellectuels israéliens qui remettent en cause la politique israélienne bravant ainsi les foudres du pouvoir. On trouve aussi des personnalités juives qui se démarquent totalement d’Israël. L’exemple de Bruno Kreisky en Autriche montre qu’on peut être juif et «antisioniste» à la fois et celui de Marx qu’on peut être juif et antisémite à la fois.
L’autre technique, c’est l’attaque: Israël culpabilise les pays occidentaux qui osent discuter sa politique. Dernier exemple en date, le président Shimon Peres a suscité la fureur des membres du Parlement de Grande-Bretagne en déclarant dans une interview que l’Angleterre est «profondément pro-arabe et anti-Israël», ajoutant qu’«ils ont toujours travaillé contre nous». «Il y a en Angleterre un proverbe qui dit qu’un antisémite est quelqu’un qui hait les Juifs plus qu’il n’en a besoin», affirme Peres...Avant de reprendre, «l’attitude de l’Angleterre envers les juifs et Israël est un grand problème. Il y a plusieurs millions d’électeurs musulmans ici, et de nombreux parlementaires qui se font élire sur la haine des juifs.(...)»(1)

Dans l’impunité
Il faut cependant témoigner du courage intellectuel de personnalités qui ont dénoncé les exactions multiples et impunies d’Israël. Ainsi, les massacres demeurés impunis de 1400 Palestiniens dont 400 enfants en janvier 2009, ont permis de prendre la dimension de la force des lobbys militant sans relâche pour Israël d’un côté, le courage de personnalités insensibles aux pressions. C’est le cas, à titre d’exemple, du professeur André Noushi, juif natif de Constantine, qui écrit une lettre à l’adresse de l’ambassadeur d’Israël à Paris. «Monsieur l’ambassadeur. Pour moi, depuis plusieurs années, la colonisation et le vol israélien des terres palestiniennes m’exaspère. (...) Il n’est plus possible de se taire devant la politique d’assassinats et d’expansion impérialiste d’Israël. Vous vous conduisez exactement comme Hitler s’est conduit en Europe avec l’Autriche, la Tchécoslovaquie. Vous méprisez les résolutions de l’ONU comme lui celles de la SDN et vous assassinez impunément des femmes, des enfants; n’invoquez pas les attentats, l’Intifada. Tout cela résulte de la colonisation illégitime, illégale et qui est un vol. Vous vous conduisez comme des voleurs de terres et vous tournez le dos aux règles de la morale juive. Honte à vous! Honte à Israël! (...) J’ai honte comme Juif, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, pour vous. Que votre Dieu vous maudisse jusqu’à la fin des siècles! J’espère que vous serez punis.».(2)
Pascal Boniface, directeur de l’Institut français des Relations internationales écrit: «Je trouve inadmissible le terrorisme intellectuel consistant à accuser d’antisémitisme toute personne qui critique le gouvernement israélien, accusation d’ailleurs qui devrait s’appliquer aux pacifistes israéliens et aux juifs français qui partagent ce point de vue.» Dans une contribution qui lui vaudra d’être limogé 10 jours plus tard de son poste de sous-préfet de Saintes par le gouvernement français...Bruno Guigue serait «violemment» hostile à Israël. Bruno Guigue aurait écrit qu’Israël est «le seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles». De plus, il a osé critiquer des sommités médiatiques comme Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff ou encore Frédéric Encel, des gens qui n’ont qu’à claquer des doigts pour que toute la presse publie leurs plaidoyers pro-Israël.
Une autre résistante qui a bravé l’interdit cette fois aux Etats-Unis est la grande journaliste Helène Thomas qui a parlé d’Israël en termes forts. Gilad Atzmon, universitaire israélien connu pour ses positions antisionistes en parle: «Ceux qui sont engagés dans le discours de la solidarité avec les Palestiniens sont accoutumés à deux visions de la résolution du conflit: la "solution à deux Etats" et la "solution à un seul Etat". Cette semaine, nous avons pris connaissance d’une troisième solution possible, qui me semble personnellement la plus raisonnable et la plus morale, les circonstances étant ce qu’elles sont. Cette solution, Helen Thomas, 89 ans, doyenne des journalistes accrédités à la Maison-Blanche, l’a résumée en une seule phrase. Un rabbin armé d’une caméra lui ayant demandé "où les Israéliens devraient-ils aller?", elle a répondu que les juifs devraient "aller se faire cuire un oeuf en dehors de la Palestine, Ils doivent rentrer chez eux en Pologne, en Allemagne, en Amérique et où que ce soit ailleurs"».
Mme Thomas s’est vu rappeler très rapidement par celui qui gouverne sur Capitol Hill. Une guerre mondiale a été déclenchée contre elle. Elle a été contrainte de démissionner et de s’excuser. (..) Mme Thomas suggère, par exemple, que les juifs aillent vivre en Allemagne: (..) Nous ne devons pas oublier non plus que les sous-marins nucléaires israéliens qui sont en route depuis quelque temps vers le Golfe arabo-persique (nous informe The Times) ont été donnés à Israël par l’Allemagne en «cadeau», juste au moment où Israël réduisait le Liban en tas de ruines (2006). (...) Comme tout le reste de l’humanité, la dame âgée qu’est Helen Thomas est fatiguée du pouvoir juif et de la barbarie israélienne. Elle a touché le nerf exactement là où cela fait mal en disant la vérité toute pure. La vérité, semble-t-il, est l’écho de l’éthique et de la raison.(3)

La droite européenne s’aligne sans discuter sur Israël
Il y a de plus en plus un basculement net de la droite européenne pour qui Israël est le dernier rempart contre la barbarie arabe et musulmane De nombreuses forces politiques européennes, de la droite populiste à la droite traditionnelle, écrit Alain Gresh, envisagent désormais le conflit israélo-palestinien comme l’une des composantes de la guerre de civilisation contre l’Islam. Geert Wilders, le chef du parti populiste néerlandais, vient d’affirmer ses vues sur le conflit: «Si Jérusalem tombe aux mains des musulmans, Athènes et Rome suivront. Ainsi, Jérusalem est la principale ligne de défense de l’Occident. Ce n’est pas un conflit sur le territoire, mais une bataille idéologique entre la mentalité de l’Occident libéré et l’idéologie de la barbarie islamique.» (..) La droite dure suisse n’est pas en reste. Oscar Freysinger, l’homme à l’origine de la «votation» sur l’interdiction de la construction de minarets en novembre 2009, explique: «Notre parti a toujours défendu Israël parce que nous sommes bien conscients que si Israël disparaissait, nous perdrions notre avant-garde. (...) Aussi longtemps que les musulmans sont concentrés sur Israël, le combat n’est pas dur pour nous. Mais aussitôt qu’Israël aura disparu, ils viendront s’emparer de l’Occident.»(4)
Dans le même ordre, dans un interview au journal Le Times, José-Maria Aznar déclare: «Si Israël tombe, nous tomberons tous!» José-Maria Aznar appelle l’Europe «à refuser les appels à la destruction d’Israël, car le lien qui lie l’Etat juif à l’Occident est indispensable tout comme la collaboration entre Juifs et Chrétiens». L’ancien Premier ministre n’utilise pas la langue de bois: «La colère contre Israël à propos de Ghaza est une immense erreur. (...) C’est un pays aux racines démocratiques profondes, un pays dynamique, avec une société ouverte qui se distingue sur le plan culturel, scientifique et technologique. Israël est notre première ligne de front dans un Proche-Orient menacé de chaos. Et si Israël tombait, nous tomberions alors tous.» «Abandonner Israël à son sort aujourd’hui serait la plus belle preuve de la profondeur de notre vide, et nous devons à tout prix empêcher que cela arrive. Nous devrions nous inquiéter de notre attitude agressive envers Israël car elle reflète la perte de nos valeurs occidentales. La force d’Israël est la nôtre, sa faiblesse sera la nôtre....»(5)
Ce discours [de l’invasion musulmane ndt] est désormais relayé par certains partis de la droite populiste ou extrême; abandonnant l’antisémitisme pour l’islamophobie (un tournant que d’autres formations comme le Front national n’ont pas encore assumé, le vieil antisémitisme y restant puissant), ils proclament qu’Israël serait le bastion avancé de la civilisation dans sa lutte contre la barbarie.(4)
Parmi les laudateurs attitrés d’Israël, on ne peut pas s’empêcher de citer Christian Barbier de L’Express. Dans son éditorial lors de la boucherie de 2009, il écrit: «Une guerre juste, juste une guerre» - il félicite Israël pour son courage. «Israël agit pour nous». Même Christine Boutin dont l’engagement personnel religieux est profondément catholique, mais aussi sur le plan culturel, déclare depuis toujours son réel attachement envers Israël et son peuple. Le 22 juin 2010, lors d’un rassemblement organisé par le Crif en soutien à Israël, Claude Goasguen, député UMP, déclare: «Nous serons les alliés indéfectibles d’Israël, notre ami, notre frère. Et nous défendrons Israël jusqu’au bout. C’est notre destinée, à nous, de la République de France». Dans le même meeting, Eric Raoult, député-maire UMP, a fait sensation en révélant accorder plus d’importance au soutien d’Israël qu’à la réforme des retraites. «Ce n’est pas, dit-il, un combat politique mais un combat du coeur! Guilad Shalit, c’est notre Betancourt à nous!».
L’allégeance de la classe politique française à la politique israélienne est notamment affirmée sur le ton de la disculpation au tribunal dinatoire du Crif selon le juste mot - pour une fois - d’Alain Finkielkraut. Nous citons à titre d’exemple quelques extraits du discours de Michèle Alliot-Marie garde des Sceaux: La lutte contre l’antisémitisme demeure plus que jamais une priorité du gouvernement. Elle s’inscrit dans le cadre de relations fortes entre l’Etat et la communauté juive. (...) Nous partageons le constat: des actes, trop d’actes antisémites ont défrayé la chronique ces derniers mois. Je demande que tout auteur d’actes antisémites soit poursuivi et fasse l’objet de réponses pénales systématiques et adaptées. En amont, il faut renforcer le dialogue entre l’institution judiciaire et la communauté juive. J’ai demandé aux procureurs généraux et aux procureurs de la République de mieux communiquer au plan local, avec les institutions représentatives de la communauté juive. Les procureurs vous tiendront informés des actions menées. Les instances représentatives pourront faire remonter leurs préoccupations et leur analyse des situations locales. En aval, je souhaite que les procès puissent jouer un rôle pédagogique.(6)
Que peut-on dire en définitive? En France nous sommes loin de la phrase de De Gaulle - le peuple juif est un peuple sûr de lui et dominateur - suite au constat de la réalité de la guerre de 1967 à l’occasion de laquelle Israël a trompé tout le monde: «David contre Goliath». La droite européenne a basculé définitivement pour trois raisons: la première est la dette toujours recommencée pour les massacres hitlériens, la deuxième est à la fois bassement électoraliste mais aussi une crainte du courroux des lobbys qui font et défont les pouvoirs. La dernière est plus profonde, c’est le fond rocheux du racisme et de l’islamophobie enfoui dans l’inconscient de l’Européen qui règle ses comptes par procuration, avec l’Islam et les Arabes.

(*) Ecole nationale polytechnique
(*) enp-edu.dz


1.http://jssnews.com/2010/08/01/shimon-peres-langleterre-est-prodonfement-pro-arabe /
2.André Noushi: Lettre à l’ambassadeur d’Israël en France. Janvier 2009
3.Gilad Atzmon - La solution d’Helen Thomas 14 juin 2010 http: // www.gilad.co.uk/writings/...Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
4.Alain Gresh: La droite dure au secours d’Israël. Le Monde Diplomatique 5-07-2010
5.http://www.boursorama.com/forum-politique-jose-maria-azna...
6.Michèle Alliot-Marie: www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=18926&returnto= accueil/main&artyd=56. 19/02/10

 

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)


http://www.lexpressiondz.com/article/8/2010-08-16/79631.html

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/08/16/18822090.html

 

 

 

Peut-on critiquer Israël?

La question est plus que jamais d'actualité. Je suis frappé que plusieurs personnalités soient automatiquement taxées d'antisémitisme alors qu'elles ne font, comme Garaudy, que critiquer le sionisme, c'est-à-dire l'impérialisme israëlien.

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 04:01
 

 

Un chanteur a été élu Président d'Haïti.  Aussitôt, j'ai voulu savoir qui il était. Voici entre autres ce que j'ai trouvé, et... cela ne présage rien de bon !  A vous de juger (note d'eva):

 

Michel Martelly, "candidat du peuple"... et du système

Michel Martelly a estimé ce jeudi que la voix des électeurs avait été entendue, après l'annonce de sa qualification pour le second tour de l'élection présidentielle prévu le 20 mars, évoquant une "victoire pour le peuple".  - REUTERS/Kena Betancur

 

"Un politicien conservateur

Si "Sweet Micky" était un chanteur iconoclaste et provocant, "le politicien, lui, est plutôt conservateur tendance néolibérale, proche des militaires" écrit Nathalie Petrowski dans La Presse. Celle-ci l'a rencontré alors que le chanteur venait faire campagne auprès de la diaspora haïtienne au Canada.


"Il avoue qu'à 15 ans, il avait sa carte de tonton macoute [la milice duvalériste] pour ne pas être arrêté (...) Fils d'un technicien en pétrole, il a frôlé la délinquance, avant de trouver sa voie en musique et de devenir riche et adulé. Aujourd'hui, il se déclare proche des petites gens même s'il vit dans les beaux quartiers, possède un pied-à-terre en Floride et n'a aucun souci d'argent." L'Hebdomadaire de la diaspora haïtienne de New York Haïti Liberté (gauche) voit en lui un nostalgique de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier. 

 

(..) suite ici, sur mon blog R-sistons.actu :


Haïti: Michel Martelly, nouveau Président. Un...

 


 

 


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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 04:47


 

http://www.id2sorties.com/sorties/786950_faut-il-un-debat-sur-la-laicite-.aspx

faut-il-un-debat-sur-la-laicite-

 

 

Débat sur la Laîcité en cours

par eva R-sistons


 

On comprend que les dignitaires Musulmans n'aient pas participé à ce RV de la stigmatisation, du racisme, de la haine,

un RV avec sur l'estrade les Coppé,

les Gérard Longuet (l'ancien d'Occident !),

les Barbier - qui prônait la guerre contre l'Irak -, etc,

tous les magnats de l'UMP, et même le Maire de Montfermeil.


Quant aux propos, le débat sur la laïcité se transforme en effet

en stigmatisation des Musulmans, encore et toujours.

Pauvre France occupée par le CRIF,

incitant à la chasse aux sorcières musulmanes

pour détourner l'attention des politiques anti-sociales

au profit de l'Oligarchie.


J'espère qu'aucun de mes Lecteurs ou Lectrices

ne sera dupe de cette mascarade

organisée pour le seul profit des tenants du Nouvel Ordre Mondial

préparant le choc de civilisations juteux pour eux.

 

"On décrit la gangrène islamiste, la menace islamiste,

jamais de l'Islam de modernité, de Lumières,

ni des échecs de la politique de la ville",

dit le Représentant de la Communauté Musulmane

l'écrivain Farid Hannache.

Le Haut Commissaire à la Diversité

fait du Communautarisme, ajoute-t-il.

 

Pourquoi ne pas appeler tout simplement ce débat .. "sur l'islam" ?

demande le journaliste des Chaînes Parlementaires. Voilà qui est dit !

 

 

UMP-debat-laicite0001.jpgUMP jeunes laicité0001-copie-1

 

 

http://echevin.over-blog.com/

 

 

 

Débat laïcité, suite

 

"Le problème aujourd'hui ce n'est pas qu'une Musulmane

souhaite être soignée par un homme.

Le problème, c'est que l'on ne puisse plus se soigner"

(médecin Musulman, "Ca vous regarde", LCP).

 

Mme Khiari, Sénatrice PS, Musulmane :

"Guéant crée un ennemi de l'intérieur,

c'est le Ministre de la croisade de l'Intérieur".

 

Hervé de Charette :

"Le débat, ce n'est pas pour apaiser,

mais pour inquiéter.

Le débat, ce n'est pas pour rassembler,

mais pour opposer".

 

"Nous sommes tous des fils d'Abraham",

dernier mot de l'émission,

dans la bouche d'un Député UMP chrétien

réprouvant ce débat.

 

Au fait, cette émission ("Ca vous regarde", sur LCP),

est une vraie émission de débats, comme "Ce Soir ou Jamais",

animées par deux journalistes juifs comme on les aime:

Pas d'esprit de clocher, pas d'esprit partisan,

mais universalistes, neutres, faisant honnêtement leur métier !

Note d'eva

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 05:44
http://www.etiame.com/Luc-Montagnier.jpg
http://www.etiame.com/Luc-Montagnier.jpg

 

 

3 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – Alors que le regain de l’activité solaire, les tremblements de terre ainsi que les tsunamis violents observés tout au long de la Ceinture de feu, renvoient l’homme à son ignorance devant la complexité de l’univers, il est désolant de constater que nos meilleurs chercheurs fuient en Asie où l’on reste plus ouvert à cette vieille idée européenne : le progrès.

Parmi les derniers exemples en date, le professeur Luc Montagnier, qui annonce, dans un entretien accordé en décembre 2010 à la revue scientifique américaine Science, qu’il s’exilait, à l’âge de 78 ans, en Chine pour échapper à « la terreur intellectuelle » qui pénalise la recherche en Europe.

Biologiste, virologue et co-lauréat du Prix Nobel avec Françoise Barré-Sinoussi pour avoir découvert en 1983 le VIH, le virus responsable du SIDA, Montagnier, annonce qu’il prendra la direction d’un institut portant son nom à Shanghaï, pour « travailler sur un nouveau mouvement scientifique à la croisée de la physique, la biologie et la médecine. L’objet principal sera ce phénomène d’ondes électromagnétiques produites par l’ADN dans l’eau. Nous étudierons aussi bien la base théorique que les applications possibles en médecine ».

C’est une excellente nouvelle ! Rappelons ici que dès 1983, face à l’émergence de nouvelles pandémies et conscient des limites de la biologie moléculaire, Lyndon LaRouche lança un appel en faveur d’une « initiative de défense biologique » sommant les gouvernements d’offrir « un chèque en blanc » aux chercheurs capables de faire une révolution en biophysique.

Ce projet fut d’ailleurs présenté à Paris en juin 1986 par Jacques Cheminade, lors d’une conférence sur le thème « Louis Pasteur, source d’une nouvelle renaissance scientifique » et les actes de la conférence, comprenant plusieurs contributions de chercheurs de premier plan, notamment celle de Fritz-Albert Popp sur « Le rôle probable de l’ADN dans la photoémission ultrafaible des systèmes biologiques », furent publié sous la forme d’un livre tiré à plusieurs milliers d’exemplaires.

Dans l’avant-propos de ce recueil, qui retrace comment Pasteur révolutionna la compréhension du vivant grâce aux nouvelles découvertes de Fresnel, Malus, Arago et Biot dans le domaine de l’optique, on lit : « Aujourd’hui, la mise au point des lasers à courte longueur d’onde et les instruments spectroscopiques hypersensibles ouvrent une voie nouvelle de l’optique. Nous pouvons mesurer la lueur d’une bougie distante de vingt kilomètres, et détecter par sa "signature spectrale" la présence d’une seule molécule "étrangère"dans un verre d’eau. »

Contrairement aux idées reçues, l’opposition à la recherche ne se résume pas à une question financière. Car, ce qui semble troubler profondément nos grands prêtres de la science officielle, c’est que la démarche de Montagnier relance la controverse autour des travaux en 1988 du chercheur de l’INSERM, Jacques Benveniste (1935-2004), à l’époque présentée par la presse comme l’affaire de la « mémoire de l’eau ». Montagnier affirme aujourd’hui que Benveniste est un « Galilée des temps modernes ».

Luc Montagnier : « Benveniste fut rejeté par tout le monde, parce qu’il était trop en avance. Il avait tout perdu, son laboratoire, son argent… Je pense que pour l’essentiel, il était dans le vraie, mais le problème était que ses résultats n’étaient pas reproductibles à 100% ».

Ensuite, lorsque la revue Science lui demande de quelles ondes il s’agit, Montagnier répond : « Ce que nous avons trouvé c’est que l’ADN produit des changements structurels dans l’eau qui persistent lors de dilutions élevées, et qui conduisent à des signaux de résonance électromagnétique détectables. Tout ADN ne produit pas [systématiquement] des signaux détectables avec notre dispositif. Les signaux à haute intensité proviennent d’ADN bactérien et viral ».

Science : « Ne pouvez-vous pas poursuivre vos recherches en France ? »

Luc Montagnier : « Je ne dispose pas de beaucoup de financement ici. A cause des lois françaises sur les retraites, je ne suis plus autorisé à travailler dans une institution publique. J’ai sollicité des financements d’autres sources, mais on me les a refusés. Il existe une espèce de peur sur cette question en Europe. On me dit que certains ont reproduit avec succès les expériences de Benveniste, mais ils ont peur de les publier à cause de la terreur intellectuelle de la part de ceux qui ne les comprennent pas ».

Nous publions ici un résumé des derniers travaux de Luc Montagnier sur les émissions électromagnétiques du vivant et les modifications dans la structure de l’eau, suivi d’un article sur la portée des travaux de Montagnier par Larry Hecht, rédacteur en chef de la revue 21st Century Science & Technology :


Vous pouvez également visionner sur le site du LaRouchePAC, [une vidéo [en anglais] consacrée à ce sujet :

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 03:50
L’ingénieur de Gaza enlevé par Israël pourrait avoir des informations sur Shalit - © Juif.org
Israël pourrait avoir ordonné l’enlèvement de l’ingénieur de Gaza, Dirar Abou Sissi, parce qu’il a des informations sur le soldat kidnappé Guilad Shalit, selon une information parue mardi dans Der Spiegel.
 
Le rapport indique que le responsable de centrale énergétique, qui a disparu en Ukraine pour refaire plus tard surface dans une prison israélienne, a effectivement été enlevé par des agents des renseignements de Kiev, à la demande de l’état juif.
 
Intitulé « le bras long du Mossad », le rapport relate l’enlèvement d’Abou Sissi dans la nuit du 18 au 19 février, alors qu’il se rendait à Kiev en train.
 
Abou Sissi et son épouse, qui est ukrainienne, étaient dans le pays pour obtenir des papiers de citoyenneté pour la famille, qui voulait quitter la bande de Gaza. Le rapport ajoute que Sissi avait l’intention de rencontrer son frère, qui réside à Amsterdam.
 
L’article du Der Spiegel affirme que deux employés du train ont vu deux hommes habillés en civil rentrer dans la voiture de Sissi vers 1 heure du matin, et l’escorter dehors. Les hommes ont dit à la police ce qu’ils ont vu lors des interrogatoires, mais se sont plus tard rétracté, ajoute le rapport.
 
L’explication à cela, selon le journal allemand, est peut être que les deux hommes ont été persuadés de la faire par les renseignements ukrainiens, qui ont enlevé l’ingénieur à la demande d’Israël. Cette demande a été faite, malgré les dénégations du ministère ukrainien des affaires étrangères.
 
« Si le Mossad effectue une telle opération et interroge l’homme pendant six semaines, il doit savoir quelque chose qu’Israël veut vraiment entendre, » a déclaré une source anonyme au journal. Cette source ajoute que si Abou Sissi était seulement une figure problématique, Israël l’aurait tué.
 

Son épouse, Veronika, avait peur qu’il ait été tué, affirme Der Spiegel, mais après avoir entendu qu’il se trouvait dans une prison d’Ashkelon, elle a laissé ses six enfants à sa belle-mère et s’est enfuie par un tunnel de contrebande vers l’Egypte, pour ensuite se rendre en Ukraine. Dans une interview pour un journal local, elle a nié qu’Abou Sissi avait des liens avec le Hamas.

 

http://www.juif.org/defense-israel/148346,l-ingenieur-de-gaza-enleve-par-israel-pourrait-avoir-des-informations.php

 


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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 21:40
http://mecanoblog.files.wordpress.com/2009/11/ancien-conseiller-a-la-securite-nationale-des-etats-unis-zbigniew-brzezinski.jpg
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"Un monde très asymétrique"

LEMONDE | 31.03.11 | 13h16  •  Mis à jour le 31.03.11 | 13h16

 
Zbigniew Brzezinski, expert en relations internationales

 

 

Ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter (de 1977 à 1981), Zbigniew Brzezinski est l'un des dirigeants du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS), un des plus importants cercles de réflexion américains sur la politique étrangère. Durant la présidence Carter, ce démocrate s'était démarqué par sa volonté de soutenir les moudjahidin afghans contre l'armée soviétique, ainsi que par son insistance à appuyer les dissidents dans le bloc de l'Est. Au début des années 2000, il s'est opposé aux "néoconservateurs", très influents auprès du président George W. Bush. Né en Pologne en 1928, dans une famille de diplomates établie au Canada pendant la seconde guerre mondiale, il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont The Grand Chessboard ("Le Grand Echiquier", Basic books, 1997) et Second Chance : Three Presidents and the Crisis of American Superpower ("Seconde chance : trois présidents et la crise de la superpuissance américaine", Basic Books, 2008).


Une intervention internationale en Libye pour protéger des vies et démocratiser, mais rien de tel à Bahrein, au Yémen ou en Syrie... Les Occidentaux, en premier lieu l'administration Obama, déploient-ils la bonne stratégie dans le monde arabe ?


Le fait que l'on n'intervienne pas partout ne signifie pas que l'on ne devrait le faire nulle part. Chaque problème doit être appréhendé en fonction de ses caractéristiques propres, en évaluant la disponibilité des moyens pour y faire face, ainsi que son urgence. La Libye, si on l'avait laissée à la merci des intentions meurtrières de Kadhafi, serait devenue une force extrêmement déstabilisante dans son environnement régional immédiat, tandis que Kadhafi serait devenu le leader de forces xénophobes et extrémistes au Moyen-Orient.

C'est pourquoi l'intervention alliée sera un échec politique - même en étant un succès militaire partiel - si les Libyens ne gagnent pas la liberté de faire leurs propres choix politiques. Tout aussi négative serait une issue avec une Libye divisée, où Kadhafi garderait le contrôle d'une enclave à lui, déstabilisante pour la région.

 

Pendant la crise en Egypte, vous avez recommandé à l'administration Obama de faire preuve de prudence à l'égard d'Hosni Moubarak, et déclaré que "trop de précipitation nuirait". Que vouliez-vous dire ?


Le fait que M. Moubarak ait quitté le pouvoir pourrait être profitable pour la démocratie, à condition que son départ s'accompagne d'un processus politique susceptible de déboucher sur une démocratie qui fonctionne. Mais il pourrait avoir deux autres issues : la dictature militaire avec un régime à la Pinochet, ou alors le fanatisme religieux avec un régime à l'iranienne.

C'est pourquoi nous devons nous poser la question stratégique de savoir quelle issue nous souhaitons, et comment nous nous positionnons pour accroître ses chances de se réaliser. Cela implique la mise en place d'un processus politique qui permette l'émergence de la démocratie (au service de l'Occident, note d'eva)   puis sa consolidation.

(...) Mais il y a une troisième issue. C'est par exemple ce qui s'est passé en Pologne en 1989 avec la table ronde : des forces politiques bien définies s'assoient ensemble autour d'une table. Or, en Egypte, nous sommes face à une anomie politique, à un amorphisme politique. Nous devons favoriser l'émergence d'une véritable représentation politique.


Les Etats-Unis sont-ils en position de jouer un rôle décisif dans les pays arabes où les populations protestent ?


Il est clair que non. Nous avons une certaine influence. Cette influence varie d'un pays à l'autre. Nous pensons pouvoir sans doute exercer une influence plus forte en Egypte qu'au Yémen, par exemple. Non seulement en raison de l'aide financière que nous apportons à l'Egypte, mais des liens existant entre son armée et la nôtre. Et aussi grâce aux étroites relations personnelles que nous avons nouées au fil des années avec l'élite égyptienne. Ce sont là des choses qu'il ne faudrait pas mettre en péril par un excès de précipitation. (...)


A propos du Moyen-Orient, vous avez souligné que "personne ne suit un leader hésitant". Que vouliez-vous dire ?


Si le président Obama assure le leadership, il sera suivi. J'aimerais le constater de manière plus évidente. Mais je sais aussi qu'il est entré en fonctions avec la pire crise économique et financière depuis 1933. (...) Mais s'il ne passe pas à l'offensive, le problème ne fera qu'empirer. Car il ne fait absolument aucun doute à mes yeux qu'un Moyen-Orient plus démocratique sera - nous ne devons nous faire aucune illusion sur ce point - moins favorable à la politique à laquelle nous sommes restés fidèles. C'est pourquoi il est d'autant plus important que le processus de paix progresse de manière forte et intelligente. Avec un leadership résolu (...).


Comment l'Amérique peut-elle défendre ses intérêts dans un monde multipolaire ?


Le monde est et n'est pas multipolaire. Ce n'est pas un monde uniquement fait d'un Léviathan et de Lilliputiens. C'est un monde dans lequel existent des puissances régionales significatives, dont certaines pourraient un jour, même si cette perspective reste pour l'instant lointaine, devenir des puissances mondiales. Bien entendu, la Chine. Peut-être - mais cela me paraît très peu probable - l'Inde. Je ne vois aucun autre candidat pour l'instant. (...) Que le Brésil soit une puissance régionale, cela ne fait pas de doute. Un acteur sur la scène mondiale, bien sûr. Mais y aura-t-il des soldats brésiliens stationnés en Corée ? Au fond, nous sommes dans un monde très asymétrique. Et cela demeurera une réalité, sauf si les Etats-Unis se "suicident" par stupidité.


En ne remettant pas les finances publiques en ordre, vous voulez dire ?


En ne faisant pas des tas de choses, en n'innovant pas, en ne repensant pas les choses... Le leadership américain résulte à la fois de l'esprit d'entreprise américain et d'immenses calamités. Il est le résultat de circonstances dans lesquelles l'isolationnisme voulu par les Américains a coïncidé avec les terribles désastres que les Européens se sont infligés à eux-mêmes.

C'est à nous de décider ce que nous voulons être. Et ce qui m'inquiète le plus à propos de l'Amérique, c'est cette espèce d'ignorance satisfaite dont elle fait preuve. On la constate même au plus haut niveau, mais le plus inquiétant est qu'elle se manifeste partout. Dans notre pays, les décisions sur les grands problèmes doivent être prises démocratiquement. Mais ces décisions, le public ne les évalue parfois qu'en fonction de son étroit confort immédiat. Et sur beaucoup de questions concernant les affaires étrangères, on se heurte à une ignorance si infiniment profonde qu'elle en est embarrassante. C'est un gros problème.


Vous avez écrit un jour que la démocratie pouvait constituer un obstacle à la politique étrangère.


Absolument. Et cela devient encore plus compliqué quand on vit dans une société dans laquelle la peur a été instillée par un événement terrible, puis généralisée par un gouvernement démagogique en une conspiration mondiale contre l'Amérique inspirée par une religion particulière, l'islam. Nous vivons toujours avec l'héritage du 11-Septembre, un acte horrible qui exige de la vigilance et non de la démagogie.


Barack Obama n'a-t-il pas contribué à changer l'image de l'Amérique dans le monde musulman ?

 

Ses discours étaient destinés à changer la façon de penser des Américains. L'enthousiasme que j'éprouve à son égard provient de ma conviction qu'il comprend ce que le XXIe siècle attend de l'Amérique. Mais il y a eu une rupture entre ses idées ambitieuses et la stratégie qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre.


Qu'attend-on de l'Amérique au XXIe siècle ? Qu'elle réaffirme son leadership ?


Et son engagement pour certains principes fondamentaux, justice, dignité, égalité : le message humaniste de l'Amérique. Il s'agit d'un pays unique, en ce sens qu'il a rassemblé de très nombreux individus différents autour de la chance matérielle que leur offrait l'Amérique, mais aussi de son idéalisme. La combinaison de l'idéalisme et du matérialisme est quelque chose de très puissant, et qui fonctionne.


A la veille de la visite du président chinois Hu Jintao à Washington, en janvier 2011, vous avez souligné la nécessité de se rapprocher de la Chine. La relation sino-américaine s'est tendue en 2010. M. Obama a-t-il trouvé le bon équilibre ?


(...) Le communiqué final (de cette rencontre) est tout à fait exceptionnel. Il aborde huit grands secteurs dans lesquels la Chine et l'Amérique sont disposées à mettre sur pied un "partenariat de coopération". (...)


Ce communiqué signifie-t-il que la Chine a compris qu'elle ne pouvait apparaître aussi agressive qu'elle l'a été en 2010 en suscitant des tensions avec le Japon ? Les Chinois ont-ils compris qu'ils se heurteraient aux Américains ?


Ce que vous dites est vrai, mais c'est également vrai pour nous. Nous ne pouvons nous contenter d'exiger qu'ils réévaluent le yuan, respectent les droits de l'homme, instaurent la liberté d'expression, autorisent Internet, etc.

Nous devons accepter la nécessité du compromis, comprendre que ni eux ni nous n'avons intérêt à entrer dans le conflit. Nous pouvons retirer de grands bénéfices d'un accommodement raisonnable. Mais cela doit être fait de manière réfléchie et concrète.


La relation sino-américaine est-elle un élément structurant du XXIe siècle ?


Oui. Pour l'instant, il n'y a aucune raison de ne pas penser que la Chine va continuer à accroître sa puissance, même si elle est confrontée à des problèmes intérieurs. Y a-t-il aujourd'hui une alternative à la Chine sur la scène mondiale ? L'Inde n'en est pas une. Le Japon est trop vieux. L'Europe est trop préoccupée d'elle-même. (...)


L'Inde est-elle un atout que les Etats-Unis pourraient utiliser dans l'équilibre régional face à la Chine ?


L'Inde n'est pas la carte la plus forte. L'avenir de l'Inde, notamment sur le plan de la démocratie, n'est pas encore vraiment assuré. C'est avant tout un pays multiconfessionnel, multiethnique et multilinguistique, certes doté d'un système démocratique, mais ce système n'irrigue pas profondément la société. (...)


L'administration Obama évoque une réduction des troupes en Afghanistan, et sa relation avec le Pakistan devient compliquée. Que pensez-vous de sa politique dans la région ?


(...) Je pense qu'en gros elle fait ce qu'elle doit faire, à savoir jeter les bases d'un accommodement et d'une compréhension avec certains éléments talibans, tout en éliminant toute possibilité pour Al-Qaida de se constituer un sanctuaire. Cela permettra ensuite une "désescalade" progressive de l'effort militaire (...).

Mais il faudra à un moment ou à un autre déployer un parapluie régional, avec la tenue d'une conférence (...). Elle devra réunir le Pakistan, tous les "-stan" et l'Iran, et derrière cette première ligne, l'Inde, la Russie, la Chine, les Etats-Unis ou l'OTAN, au choix, afin de créer un cadre de stabilité régionale. (...) Elle sera fondée sur le fait que la principale présence politico-militaire extérieure devra se désengager. Tout en restant intelligemment engagée. C'est précisément ce que nous n'avons pas réussi à faire en 1989 et dans les années suivantes, et qui a débouché sur les talibans et même sur Al-Qaida.


Voulez-vous dire que les Etats-Unis auraient dû rester engagés en Afghanistan après le retrait des Soviétiques ?


C'est en effet ce qu'on aurait dû faire. Mais nous avons été négligents, et nous en payons aujourd'hui le prix.

(Traduit de l'anglais par Gilles Berton.)

 


SOURCE : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/31/zbigniew-brzezinski-un-monde-tres-asymetrique_1501278_3232.html

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 03:32
La contamination radioactive en France est-elle "probablement sous-évaluée" ?

http://idata.over-blog.com/4/01/21/74//juin-91-Martine-Deguillaume-de-la-CRIIRAD-et-dechets-radio.jpg

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Discorde autour des premières traces du panache provenant de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima qui ont été relevées en France

 

L'association la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) a estimé samedi que le niveau de radioactivité en France révélé par l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) était "très probablement sous-évalué". 

 

L'IRSN a annoncé ce samedi que les premières traces du panache provenant de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima ont été relevées en France mais que le niveau de radioactivité mesuré était sans danger pour l'environnement et la santé.

D'après la Criirad, "l'air a été échantillonné à partir d'un filtre à aérosols, qui ne permet pas de piéger l'iode présent dans l'air sous forme gazeuse".

Cet iode gazeux "pourrait constituer une part importante, probablement majoritaire, de l'iode radioactif présent dans les masses d'air contaminé", a poursuivi le laboratoire.

Si "l'incidence de cette question sur l'appréciation des risques est très limitée" en Europe, "au Japon, les conséquences d'une sous-évaluation de l'activité de l'iode pourraient être graves", a affirmé le laboratoire indépendant basé à Lyon.

 

(..) suite ici :

 

http://www.sudouest.fr/2011/03/26/la-contamination-radioactive-en-france-est-elle-probablement-sous-evaluee-354426-736.php

 

 

 

A voir :

 

 

- France Dossier "Sécurité des centrales nucléaires du couloir rhodanien :
Alerte aux tsunamis"

 

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 23:17

Source : La faute a Diderot

Les originalités de la voie chinoise
Par Tony Andréani

dimanche 13 mars 2011, par Comité Valmy


Quelle est la voie économique suivie par la Chine au cours de son développement ? Telle est la question que pose Giovanni Arrighi dans Adam Smith à Pékin. Les promesses de la voie chinoise.

Adam Smith à Pékin a un titre intrigant. Le lecteur informé s’étonnera que la Chine soit ainsi placée sous l’égide d’un des pères de l’économie politique, Adam Smith, plutôt que sous celle de Marx, fût-il révisé « à la chinoise ». C’est que, selon Giovanni Arrighi, on n’a pas vraiment compris Smith. Que disait ce dernier ? Qu’il y avait une voie naturelle du développement dans laquelle le marché est utilisé comme un instrument du gouvernement parmi d’autres. L’État doit intervenir activement, non seulement en créant et reproduisant les conditions d’existence du marché, mais encore en s’occupant lui-même, des infrastructures et de l’éducation, et en régulant directement la monnaie et le crédit. Il doit soutenir en priorité l’agriculture et, de là, l’industrie. Il favorisera principalement le commerce intérieur et n’utilisera le commerce extérieur que comme complément, quitte à modifier ses priorités si la société est menacée par la violence intestine ou par d’autres États. Car il doit se préoccuper de la stabilité sociale, ce qui revient à modérer l’exploitation capitaliste : la bonne concurrence sera entre capitalistes et non entre travailleurs. Smith pensait que cette voie était caractéristique de l’Asie et prévoyait donc un grand avenir pour la Chine. Par contraste, la voie européenne était jugée artificielle : elle prend sa source dans le commerce extérieur, cherche à développer d’abord l’industrie et les exportations, cela pour répondre à la baisse du taux de profit qu’engendre la concurrence sans frein et qui engendre du conflit social et des guerres entre les nations.

La plus grande partie du livre est consacrée à cette voie occidentale actuellement en échec, mais je m’intéresserai ici à la partie consacrée à la voie chinoise. Contrairement aux États occidentaux, les vieux États asiatiques n’avaient aucune tradition de conquête, et il s’agit d’une politique qui s’est poursuivie aujourd’hui : l’armée chinoise n’a qu’une vocation défensive et le pays n’a pas de prétention impérialiste. En outre, la voie asiatique n’a pas reposé sur l’accumulation de capital, mais sur l’utilisation d’une force de travail nombreuse, qualifiée et polyvalente, correspondant à une éthique du travail. Enfin, le rôle de l’État était bien, en Asie de l’Est, celui que Smith préconisait pour faire la richesse des nations. Et c’est tout cela qui explique, en particulier, le prodigieux décollage de la Chine, sans précédent dans l’histoire. L’auteur retrace le chemin suivi dans le sillage des acquis de l’ère maoïste (unification du pays, mise en place d’infrastructures, généralisation de l’instruction primaire, etc.) : d’abord, l’essor de la petite agriculture paysanne, dans le cadre d’une propriété publique de la terre maintenue ; ensuite, le développement très rapide des petites entreprises de bourg et de village, offrant un complément de ressources aux paysans, puis l’appel aux capitaux venant de la diaspora chinoise, qui a enclenché une industrialisation modernisée ; enfin, le développement conjoint du marché intérieur et des exportations. L’État reste bien l’orchestrateur et le garant de ce développement car il a gardé la haute main sur les secteurs stratégiques (à travers ses entreprises d’État ou ses entreprises actionnarisées d’État), et il pilote l’économie à grande distance des prescriptions libérales du consensus de Washington (à travers ses injonctions à la Banque centrale, ses grandes banques publiques, etc.). Ainsi, la Chine retrouve, tout en se modernisant, des orientations qui ont fait sa force dans le passé impérial. Au terme de ses analyses, Arrighi peut conclure que la voie occidentale de développement est arrivée au bout de sa logique et qu’elle est déjà surpassée par la voie asiatique. À preuve : l’état de dépendance financière dans lequel se trouve l’État états-unien par rapport notamment au Japon et à la Chine, grands acheteurs de ses obligations. Le projet d’un gouvernement mondial sous la houlette états-unienne ayant capoté, le basculement du monde est en marche.

Aussi passionnant que soit ce livre, des questions restent en suspens. Que signifie une « économie non capitaliste de marché » ? Socialisme de marché ou forme spécifique de capitalisme ? Arrighi reste prudent. On peut le comprendre. D’abord, nous sommes loin d’être au clair sur ce que pourrait être un socialisme de marché (ou avec marché), qui a bien quelques brefs antécédents (comme la NEP en URSS) et quelques prémices ici ou là, mais aucune réalisation stable. Ensuite, bien des aspects de la Chine actuelle, du nombre de milliardaires à l’armée des mingong, plaident plutôt en faveur d’un capitalisme hybride, et parfois féroce. Toutefois, la bourgeoisie privée semble bien loin de s’être installée au coeur du pouvoir d’État : elle est bien plutôt sous contrôle. Si le mouvement vers la constitution d’une classe capitaliste tout entière consacrée à l’accumulation semblait bien en marche pendant l’ère Jiang Zemin, ce mouvement paraît fortement contrecarré actuellement, et ce d’autant plus que de larges couches de la population se sont rebellées. À cet égard, Arrighi fait observer que leur attitude est fort différente de celle de bien d’autres classes populaires asiatiques, même si elle ne ressemble pas à ce qu’on connaît en Occident. C’est là encore un legs de l’ère maoïste. J’ajouterais que l’existence d’un parti dominant n’est pas la monstruosité que dénoncent les leaders d’opinion occident aux : les courants ne sont pas moins vifs en son sein qu’entre les partis qui occupent le devant de la scène en Occident, et la difficile recherche du consensus dans ses instances a au moins l’avantage de déboucher sur des politiques qui, n’étant pas soumises à un rythme électoral accéléré, ont l’avantage de la durée. Quoi qu’il en soit, l’ère de l’imperium occidental, puis états-unien, est bien terminée, comme en témoignent les hésitations et confusions stratégiques qui les traversent, fort bien relevées par l’auteur.

Article paru dans Les lettres françaises du 5 février 2011

Adam Smith à Pékin. Les promesses de la voie chinoise, de Giovanni Arrighi. Éditions Max Milo, 2010, 504 pagesÀ

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1272

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