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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 06:30
Nos économies, nos marchés financiers et nos sociétés révèlent une dangereuse addiction à l’argent facile. Le second round des baisses de taux quantitatives (terminé au 30 Juin dernier) n’avait-il pas été applaudi par une appréciation constante des bourses avec, par exemple, l’indice S&P 500 qui avait tout bonnement doublé de valeur entre le point le plus bas de son cycle enregistré en Mars 2009 et son sommet de fin Avril 2011 survenu en pleine période de création (virtuelle) de monnaie ? Las, ces bourses – qui donnaient déjà de sérieux signes d’essoufflement en ce début d’été 2011 – n’auront eu à se mettre sous la dent qu’un engagement de la part de la Réserve Fédérale selon lequel les taux d’intérêts américains ne seraient pas remontés avant deux ans, ce qui constitue en creux une reconnaissance sans équivoque de la fragilité économique ambiante.
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Michel SANTI
Mercredi 17 Août 2011
L’Occident brûle-t-il ?
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Habitués à l’euphorisant des injections de liquidités permettant de gonfler leurs valorisations, les marchés financiers durent ainsi se contenter d’une drogue autrement moins spectaculaire avec, à la clé, une volatilité extrême susceptible – si elle devait perdurer – d’avoir des effets ravageurs sur l’ » économie réelle ». Laquelle activité économique ne semble pas être la préoccupation majeure des politiciens américains ayant allègrement joué (chacun dans le sens lui étant favorable) avec le spectre du défaut de paiement de leur pays pour finir par conclure un accord ayant une portée nulle tout à la fois sur l’amélioration de leurs finances publiques que sur leur économie sinistrée… La montagne ayant accouché d’une souris, l’étripage politique a fini par totalement éclipser les priorités fondamentales relatives aux déficits … jusqu’à ce que la perte de leur AAA ne sonne comme un camouflet cinglant pour toute une caste déconnectée des réalités.



Laquelle réalité semble enfin avoir été révélée aux dirigeants européens jusque là en plein déni quant au sérieux de la crise sévissant sur leur continent pour n’avoir entrepris durant 18 mois que des opérations de colmatage. En réalité, nos dirigeants Occidentaux (américains et européens) se sont bornés à transférer les gigantesques endettements privés dans le giron de leurs Etats respectifs en priant pour que les retombées soient bénéfiques sur la croissance. Seulement voilà : pourquoi ces déficits seraient-ils mieux tolérés sur les comptes publics qu’au bilan des entreprises, des banques et au budget des privés ? La situation a donc échappé à tout contrôle.



Et encore pire que ça : un peu à la façon du « Terminator », c’est les ordinateurs et les machines qui semblent régner aujourd’hui sur les fluctuations boursières et donc sur les capitalisations de nos entreprises ! Comment expliquer qu’un titre comme la Société Générale ou celui de la banque italienne Intesa Sanpaolo (et bien d’autres établissements de renom) cèdent 15% en une séance ? Qui est derrière l’effondrement de l’action de Bank Of America de 20% en une seule journée (le 8 Août) ? Ou derrière l’indice Dow Jones qui, la semaine dernière, fluctue de plus de 400 points à la hausse puis à la baisse et ainsi de suite pendant plusieurs jours et ce alors que les volumes échangés en bourse sont très importants pour un mois d’été… C’est en réalité les robots qui, à l’aide de leurs algorithmes, émettent les signaux d’achat et de vente car 53% des volumes traités aujourd’hui (contre 21% en 2005) sur la totalité des marchés financiers US sont du seul ressort des machines ! Partout, la matière grise semble avoir abdiqué car tout le monde – banques, fonds spéculatifs et jusqu’aux fonds de pension – est aujourd’hui accroc à ce « trading algorithmique » qui fait perdre au Dow Jones 1’000 points en l’espace de quelques minutes (le 6 Mai 2010). 


De l’instabilité malsaine qui s’empare des marchés financiers aux responsables de l’Union Européenne toujours incapables de décisions de fond au déboulonnage – à la faveur de la perte de son AAA – de la statue du commandeur américain… voilà que l’on évoque à nouveau l’automne 2008 si ce n’est que la situation actuelle est nettement plus catastrophique. C’est en effet toute la panoplie des instruments financiers, comme des mesures financières et comptables ayant consisté pour les Etats à prendre à leur compte les dettes contractées par le secteur privé, qui se transforment aujourd’hui en armes de destruction massive. Et les émeutes en Grande Bretagne – après les violences survenues en Grèce – comme la montée en puissance des droites extrêmes (aux Etats-Unis et sur notre continent) ne font que refléter la perte totale de repères de sociétés bien conscientes qu’elles ont été sacrifiées à l’autel de l’insatiable finance et de l’ambition désordonnée de leurs politiques.



La corrélation entre l’injustice fiscale flagrante, entre les restrictions budgétaires des Etats et l’agitation – voire les bouleversements sociaux – est pourtant indéniable. Tous ces sujets sont trop sérieux et nous touchent de trop près pour espérer que l’Histoire recommence, cette fois-ci, comme une farce.

 http://www.gestionsuisse.com/2011/l%e2%80%99occident-brule-t-il/
http://www.alterinfo.net/L-Occident-brule-t-il_a62467.html
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 23:04

Trader Noé – Flash Alerte en préparation

Ce mercredi 17 août 2011, BNP et Société Générale terminent la séance avec -2.16 % et -2.51 % alors que l’indice CAC 40 progresse de 0.73 %.
Ceci est bien étrange d’autant plus que les ventes à découvert sont interdites pour encore une dizaine de jours.
Nous en profitons pour préciser que si BNP ne repasse pas rapidement au-dessus des 37.5 (ce qui est à souhaiter), la tendance baissière risque de s’amplifier.

Depuis nos 2990 points sur l’indice CAC 40, nous avions parlé d’un rebond autour des 3250 points sur le CAC 40 et 1184-1200 pour le SP 500. Nous y sommes !
En regardant les marchés US, notamment le contrat à terme E-mini S&P 500, nous constatons que celui-ci est nerveux et manque de dynamique haussière.

Quelque chose d’important se déroule devant nous !

La main anonyme a probablement attendu que les gérants cupides achètent les actions bon marché.
Il faut toujours une contre partie et le but de cette main est d’emmener, clients, gérants, sociétés de gestion, banques européennes au tapis !

Si l’indice E-mini SP500 casse les 1178, le CAC 40 cassera a son tour les 3180 points par effet domino.
La main devrait prochainement vous montrer sa puissance !
Un grand ratissage !
Beaucoup seront fauchés et d’autres penseront à se recycler.

Bien sûr, ceux qui ne croient pas en l’existence de la main anonyme, peuvent toujours discuter sur le  forum des « bisounours ».
Encore mieux, allumez votre télévision, je vous rassure tout va bien !

 
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Publié par le 17 août 2011 in Non classé

 

Comprendre les analyses de Trader Noé

Afin que chaque lecteur puisse bien comprendre la lecture des analyses, nous tenons à distinguer deux types d’articles proposés.

1) Article classique:

Les analyses proposées tous les jours portent souvent le titre « Trader Noé suivi du sujet concernant l’analyse ».
Dans cette analyse, les études que nous faisons sont réalisées sur des périodes relativement longues. Ainsi les tendances exprimées peuvent être valables pour quelques semaines à quelques mois.

Nous utilisons également parfois le terme « rebond technique » bien que la tendance de fond soit très baissière. Cela ne veut pas dire qu’il faut prendre position à l’achat pour profiter du rebond et réciproquement.

« Par exemple pour l’indice CAC 40, nous avions anticipé la correction de 4000 points à 3000 points. Ensuite, dès 2990 points, nous avons parlé de rebond technique bien que la tendance de fond soit très baissière pour les prochaines semaines et mois. » Quand une tendance de fond a un sens, nous n’apportons pas plus d’éléments sur le rebond, bien qu’il puisse faire 10 % de variation. La tendance de fond a toujours raison à 95 % des cas et prendre une position à l’achat dans un fond baissier peut s’avérer très dangereux. (Bien sûr, ceux qui effectuent des opérations courtes peuvent pratiquer ce genre d’opérations).


2) Alerte Flash:

Dès que nous voyons un signal particulier sur un produit financier à surveiller, le titre de l’analyse sera mentionné comme étant une « Alerte Flash ». Cela signifie que quelque chose peut se passer très prochainement sur le titre en question.

Par exemple:
Le 10 août, nous avions constaté un comportement anormal sur les bancaires et nous avons diffusé un flash spécial vers 13h30 à ce sujet. Deux heures plus tard, certaines valeurs avaient perdu entre 15 et 20 %.

Pour chaque analyse, les points stratégiques que nous donnons doivent de préférence être validés en clôture avant de regarder les prochains objectifs supports ou résistances.

Pour ceux qui découvrent le blog, je vous invite à relire les analyses précédentes:
Nous avons réalisé:

40 % sur la baisse de Air France
31 % sur la baisse de EDF
18 % sur la baisse de Vicat
50 % sur la hausse Hermes
25 % sur la baisse des indices CAC 40 et SP 500
une moyenne de 40 % sur la baisse des bancaires
23 % sur la hausse de l’or
33 % sur la baisse de l’argent métal
30 % sur la baisse de Lafarge.

 
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Publié par le 17 août 2011 in Non classé

 

Trader Noé – Analyse générale SP500 CAC40 et quelques valeurs

Malgré le fonctionnement du canon à billets de la BCE et du canadaire de Ben Bernanke, le seuil de résistance des 1200 points sur l’indice SP 500 résiste bien pour l’instant. De même pour le seuil des 3250 points sur l’indice CAC 40.

Remarquons que si ces canons sont utilisés, c’est peut être pour favoriser la glisse en fait ?

Tant que les indices évoluent sous ces niveaux, le rebond technique dans la tendance de fond baissière reste difficile et les indices peuvent reprendre leur mouvement baissier avec amplification en direction des 2890 – 2400 – 1700 points sur le CAC 40 et 1100 – 1000 – 800 points sur l’indice SP 500. (Tendance prévue à moyen terme).

Scénario possible mais dangereux, car risque très important d’hyperinflation:
Toutefois, si ces résistances venaient à être franchies par des injections énormes de liquidités (BCE et FED), alors l’indice CAC 40 pourrait remonter à 3400 points et l’indice SP 500 à 1250-1270 points avant d’amorcer la baisse.

Depuis notre dernier point d’hier matin

Le titre Renault cède 4 %, surveillez bien le seuil des 27.5 euros. Une clôture sous ce niveau amplifierait la correction baissière vers les points 26 et 17 euros.

Lafarge : surveillez bien les points 27-21-10 euros. Pour éviter un tel scénario et espérons-le, il faut que le cours repasse dans un premier temps au dessous des 30.5 euros.

Le titre Air France évolue toujours dans une tendance de fond baissière et le point majeur des 6.5 euros est très important. Ensuite, les prochains supports sont à 6 et 4.5 euros.

Le titre BNP reste orienté dans une tendance baissière et les prochains supports sont à 33.5 et 27.

Pour Accor, le titre est proche du pivot des 26.3 euros. Si le cours ne parvient pas à clôturer au-dessus de ce niveau, alors la tendance de fond restera baissière. Les prochains supports se situent à 22.5 – 20 et 16 euros.

De même pour rester au courant, le titre EDF a son pivot à 22 euros. Tant que le cours évolue sous ce niveau, la tendance est très baissière également avec 19 – 17 et 13 euros comme supports.

 
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Publié par le 17 août 2011 in Non classé

 

Deux logiques s’affronteraient-elles ? Qui veut la peau de l’EURO et des peuples ?

Les emplois, la situation économique, la tenue des marchés financiers en Europe, dépendraient-elles d’une course contre la montre entre les « forces de marché » et la Banque centrale européenne ? Cela semble assez incroyable, mais les faits sont malheureusement là, sous nos yeux. Il existe des forces qui veulent renverser le système actuel (pour lui substituer autre chose), et d’autres, qui cherchent à défendre bec et ongles, mais avec des moyens qui s’avèreront dérisoires dans le temps, et terriblement dangereux, ce que nous avons aujourd’hui et que ne plait plus à une certaine Elite. Cette Elite a maintenant besoin d’austérité et de coupes sociales pour maintenir ses bénéfices pendant que le Système actuel s’effondre. (Cliquer pour lire la suite.) Read the rest of this entry »

 

 

 

Et ailleurs :

 

 

 

 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 20:00

 

Coup d’Etat en Europe

Ils avancent avec leurs gros sabots mais malheureusement on les a sur la tête.

On a bien deviné avec l'histoire de Standard and Poor's qu'il y avait de la magouille dans l'air. Les Etats-Unis, vu leur dette, méritaient depuis longtemps un DDD. Pourquoi tout ce bin’s à la suite de ce AA+ généreux, cette inquiétude, cet effroi, ce krack terrible qui devait s'en suivre, ces bourses qui devaient flamber, la catastrophe universelle qui devait créer un jeudi noir, un vendredi noir, un week-end noir, des suicides peut-être à Wall street !

Et puis rien du tout, les marchés qui baissent à midi, remontent le soir, simple effet d'annonce pour cacher quoi ?

Qui était au cœur de ce schmilblick ? La cause cachée de tant de désordre ? Hé bien nous le savons à présent : l'Europe. Notre Europe. Que nous venons de perdre ce soir. Deuil.

Cela fait déjà un moment que nos alliés Zuniens veulent l'Europe à leur botte. Avec leur créature, le Sarkome dont on ne guérit pas, ils ont réussi à nous entraîner en Afghanistan, en Libye où nos soldats meurent pour le grand capital.

 

Mais cette Europe il la leur fallait totalement. Avec tous ses peuples, toutes ses richesses, toute sa liberté. (Ou ce qu’il en restait) Pour la saigner à blanc.


C'est presque fait.

Ils inventent donc un désordre financier qu’ils montent de toute pièce. Curieusement, alors que ce sont les US qui sont dénoncés pour mauvaise gestion, c’est l’Europe qui est montrée du doigt. C’est elle, trop sociale, qui inquiète les marchés qui veulent plus de rigueur. Dans la tourmente l’Espagne et l’Italie se font déposséder. Mais ce n’est que le début de la grande manœuvre.

 

Hier Sarkozy rencontrait Merkel. "Il ne faut rien attendre de spectaculaire" à l'issue de cette réunion, a dit Steffen Seibert, porte-parole de Merkel, lors d'une conférence de presse. Alors là, celui-là, je lui décerne sans hésiter le grand prix international du faux-cul et des fourbes !

Ah ! C'est sûr, un coup d'Etat qui prive de liberté tout un continent, ce n'est pas spectaculaire ! 

 

Voilà comment l'affaire nous est présentée, au mot près, par toute la presse alignée. Lisez le nouvel obs, le monde, le figaro, le point, l'express, c'est le même article.

A l'issue d'un sommet bilatéral à l'Elysée, mardi 16 août, prévue depuis des semaines, Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont donné une conférence de presse Nicolas Sarkozy a réaffirmé "la volonté absolue de la France de respecter ses engagements" et a déclaré être "confiant sur les perspectives économiques de la zone euro et du monde" alors que la hausse du PIB de la France a pratiquement calé au deuxième trimestre.

Dans le même temps, le couple franco-allemand a annoncé plusieurs propositions sur la gouvernance de la zone euro. Voici les principales :

- Gouvernance de la zone euro

La France et l'Allemagne vont proposer à leurs partenaires européens la création d'un "véritable gouvernement de la zone euro". Les deux dirigeants ont proposé que ce nouveau poste, dont le titulaire sera nommé pour deux ans et demi, revienne à l'actuel président de l'Union européenne Herman Van Rompuy. Cette proposition sera formulée dans une lettre qui sera adressée dès mercredi matin à Herman Van Rompuy.

 

Demander aux Européens s'ils veulent de Van Rompuy, l'homme non élu, l'adoubé du Bilderberg comme président, personne n'y songe une seconde. N’est-ce pas à eux, en priorité, qu’il faut envoyer une lettre ? Ne vivons-nous pas dans un pays où nos dirigeants sont élus ? N’est-ce pas le cas de tous les pays Européens ? 


Ne vous cassez plus la tête à décider pour qui vous allez voter en 2012, cela n'a aucun importance. Notre président de la République n'aura aucun pouvoir ni sur les finances du pays, ni sur les budgets essentiels. Toute décision viendra de « Rompisch », l’homme qui dort sur nos tas d’or… 

 

Deuxième étape : Sarkozy allait avoir du mal à faire passer sa règle d'or ? Le problème est réglé :

- Règle d'or avant l'été 2012

La France et l'Allemagne vont proposer que les 17 pays membres de la zone euro adoptent la "règle d'or" sur l'équilibre budgétaire avant l'été 2012. Le Premier ministre François Fillon prendra les "contacts nécessaires" avec les différentes forces politiques françaises pour voir si un consensus est possible pour faire adopter cette "règle d'or", a précisé le chef de l'Etat français.

Que veut dire "si un consensus est possible » ? Ou ils disent « oui » ou on les met dans des wagons ? N'est-il pas au contraire entendu qu'aucune majorité de députés Français ne veut se prononcer pour cette fameuse règle d’or ? Ensuite, une petite fantaisie pour faire croire que Sarkozy, Merkel et Van Rompoy sont décidés à brider la liberté des spéculateurs. On imagine à quel point cette mesure sera compensée par d'autres.

L'Europe va instaurer à partir de septembre une taxe sur les transactions financières. Les deux dirigeants n'ont pas précisé les modalités de cette mesure.

Une des possibilités, popularisée par l'économiste James Tobin, consiste à taxer à un taux très faible les mouvements internationaux de capitaux.

"Rien n'est précisé" ouf ! Et ce sera à un taux très faible. (Borloo proposait 0,01 et Aubry 0,05 ! Précisons aussi que si cette taxe n’est pas adoptée « partout dans le monde », elle ne le sera nulle part. Voilà les spéculateurs rassurés.) Cette taxe sur les transactions financières est une "nécessité évidente", a déclaré la chancelière allemande alors que des marchés financiers fébriles attendaient d'être rassurés sur la crise de la dette publique des pays de la zone euro.

L'essentiel se trouve à la fin : "rassurer les marchés financiers » en leur indiquant qu'ils vont pourvoir se nourrir sur la bête sans aucun état d'âme. Toute l'Europe offerte à leur voracité !

Il ne leur viendrait pas à l’idée de rassurer les marchés où l’on vend les aubergines au prix du caviar ?

Je voudrais faire une parenthèse au sujet de Martine Aubry, qui a quand même l'air très au courant de ce qui se passe en haut lieu. (On en parle aux repas du Siècle ?) Dans un premier temps, dans une tribune sur Libération, elle appelle de tous ses vœux cette fameuse gouvernance de l'Euro. Qu’elle n’en voie pas les dangers ne plaide pas en sa faveur.

 

Ensuite, deux jours, après elle propose un projet politique qu'elle souhaite appliquer si elle est élue et qui est, ma foi, franchement de gauche.

Et Martine, tu nous prends pour des demeurés ? S'il y a une gouvernance euro tu pourras bien avoir tous les programmes que tu voudras, tu ne seras bonne qu'à inaugurer les prisons et les cimetières ! Et tous les autres politiques au même régime !

 

Pourquoi voter ?

 

Comment s’appelle ce régime, déjà, où les responsables d’un pays se nomment entre eux et où le peuple, sur les décisions les plus importantes, n’est pas consulté ?

Dictature, non ?

Pauvre Europe. Démocratie violée. Vendue.

Au beau milieu du mois d’août…

 Ah ! Ce sont des stratèges !

Et nous ? Ne valons-nous pas mieux que des singes ? Où est passé l’esprit de courage et de liberté de notre histoire ?

 

Ariane Walter mercredi 17 août 2011

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coup-d-etat-en-europe-99098

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 19:56
Menteurs, voleurs, tricheurs : tout est bon pour les voyous de la dette !

C’est le 3 janvier 1973 que la France adopte la loi Pompidou-Giscard d’Estaing lui interdisant d'emprunter à la Banque de France et l'obligeant à le faire auprès des banques privées avec intérêts. C’est le début de l'ère de la dette. Les marchés ont donc la clé du financement des États.
 
Cette privatisation du crédit public est inscrite dans les textes européens à l’article 104 du traité de Maastricht : « Il est interdit à la BCE et aux autres banques centrales des états membres, ci-après dénommées -banques centrales nationales- d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l’acquisition directe auprès d’eux par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite ».
 
Ainsi, les Etats sont à la botte des banques privées et depuis, l’addition est plutôt lourde !
 
L’ouvrage de Holbecq et Deruder « La dette publique, une affaire rentable »[1] nous renseigne. On y apprend « qu’au total entre les années 1980 et la fin de l’année 2006, nous avons payé 1 142 milliards d’euros d’intérêts ». C’était en 2006 ! Aujourd’hui cela dépasse les 1300 milliards.
 
Les auteurs expliquent que « si nous n’avions pas emprunté ces sommes sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie comme avant, […] la dette qui était de 229 milliards d’euros au début 1980 serait inexistante aujourd’hui ».
[2]
« les amis de l’équipe », d’encaisser quelques 50 milliards d’intérêts par an. Il suffit pour enrichir encore davantage les amis des amis que la note d’un pays soit dégradée par d’autres amis pour que les taux d’intérêts augmentent, aggravent encore davantage la dette du pays et augmentent en conséquence le bénéfice des préteurs.

 

C’est pour payer ces intérêts que les gouvernements d’Europe et les partisans du libéralisme débridé demandent aux peuples de se serrer la ceinture.
 
Les « économistes atterrés » expliquent qu’il s’agit d’un mécanisme de transfert de richesses des contribuables ordinaires vers les rentiers. Ces politiques fiscales « anti-redistributives » ont donc aggravé à la fois et les inégalités sociales et les déficits publics.
 
Comme l’ont bien montré Bruno Tinel et Franck Van de Velde, « le conflit générationnel opportunément mis en avant sur le mode bêlant de « la dette que nous allons léguer à nos enfants » a surtout pour fonction de masquer le conflit fondamental entre les moins riches, qui, par leurs impôts, payent le service de la dette, et les plus riches, qui en détiennent les titres. »[3]
 
Le temps est venu de ne plus applaudir et de libérer le monde de ces prédateurs et de tous ceux qui les soutiennent ! L’homme politique doit être clair et loyal pour être respecté ! (Ils ne sont pas tous comme Sarkozy et ses amis)
Il doit s’engager pour redonner le droit des Etats d’emprunter directement auprès de la banque centrale, soit par l’Europe, soit directement en dénonçant les traités qui interdisent cela !
 
Préparez le programme ! Je prépare le bulletin. Si ce dernier ne peut s’exprimer, la démocratie sera balayée !
Garnier Denis vendredi 12 août 2011


[1] André-Jacques Holbecq se dit être un « économiste citoyen » et Pierre Derudder était chef d’entreprise et consacre ses recherches pour mettre l’économie et l’argent au service de l’homme. « La dette publique une affaire rentable » - Editions Yves Michel 2008 - préface d’Etienne Chouard 
[2] 62 % de la dette de l’Etat est détenue par des non-résidents, c’est à dire des entités financières (Etats, fonds, banques, etc.) ne résidant pas ‘fiscalement’ en France.
[3] Bruno Tinel - Maître de conférences à l’université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) Franck Van de Velde - Maître de conférences à l’université de sciences et de technologie Lille-I « Le Monde Diplomatique » – juillet 2008

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/menteurs-voleurs-tricheurs-tout-98891
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Crise : l'autre stratégie pour en sortir
Publié le 17-08-11

Equité sociale, maîtrise de la finance, réhabilitation du rôle des Etats... C'est le modèle dont les puissants ne veulent pas, parce qu'il porte atteinte à leurs intérêts. Par Laurent Joffrin

Il y a dans cette crise une vaste entourloupe en cours, masquée par le tumulte des marchés et la noria des réunions d'urgence : les idées qui nous gouvernent depuis trente ans s'effondrent sous nos yeux, mais ceux qui les défendent sont toujours en place et font prévaloir leurs vues.

Dans le brouillard de l'événement, sous les apparences de la dure nécessité, les féodalités financières et les classes dirigeantes imposent progressivement aux gouvernements un programme de fer qui préserve leurs intérêts, alors même que leur influence sur la planète apparaît maintenant à tous pour ce qu'elle est : une désastreuse sacralisation de l'argent fou.

D'expédients en mesures transitoires, de replâtrage en improvisation, les gouvernements conscients des enjeux mais incapables de s'unir sur une stratégie se dirigent lentement vers les solutions préconisées par les maîtres de l'argent : maintien du pouvoir des marchés, refus des réformes de structure de la finance et de la banque, coupes dans les dépenses publiques pour rembourser la dette. Autrement dit, protection des possédants et austérité pour les peuples.

On concède une mesure d'équité, on annonce de courageuses réformes pour plus tard, on trouve ici une rustine nouvelle ou là une béquille de fière apparence. Mais, en fait, les dogmes les plus usés sont toujours actifs : moins d'Etat, moins d'impôts, moins de salaires, plus de bonus. Le système financier qui a conduit la planète à la plus grande crise depuis 1929 restera en place.

Pourtant d'autres solutions existent, qui n'ont rien de farfelu ni de démagogique, avancées par des forces politiques importantes et par des experts reconnus.

Elles sont diverses, parfois contradictoires, elles émanent de courants idéologiques variés et ne sont pas toujours réunies dans un plan opérationnel et cohérent. Mais en les examinant sérieusement, on peut dégager une stratégie alternative à celle du monde de la finance, stratégie qui demande elle aussi des efforts, qui comporte sa part de risque, mais qui a le mérite de satisfaire à la fois à une meilleure équité et de tenir compte du nouvel état de la planète.

La première en urgence consiste, selon l'expression consacrée, à "monétiser les dettes souveraines", c'est-à-dire à financer une part des dépenses de l'Etat avec des prêts consentis par la Banque centrale européenne. Techniquement, la BCE déciderait d'acheter aux Etats les obligations qu'ils émettent pour se financer. Autrement dit, au lieu d'emprunter sur les marchés, les Etats emprunteraient auprès de la Banque, qui accorderait des conditions plus favorables. Comme la BCE achète ces titres en créant de la monnaie, on parle de "monétiser la dette".

Economiste chez Natixis, un temps conseiller du PS, Patrick Artus en est l'opiniâtre avocat. Sous des formes variées, on retrouve cette proposition dans le discours de la gauche américaine ou encore chez les experts du mouvement vert ou chez les économistes critiques. Certes, l'innovation risquerait de conduire Jean- Claude Trichet, le président de la BCE obsédé par le risque inflationniste, à une immolation par le feu. Mais elle soulagerait les finances publiques, elle rassurerait les créanciers, certains d'être remboursés, et elle éviterait aux peuples une austérité socialement insupportable.

Les orthodoxes, bien sûr, crieront au scandale. Les crédits ouverts sont autant de liquidités nouvelles. On crée de la monnaie ? Voici revenu le spectre horrifique de la planche à billets et de l'inflation ! Sauf qu'Artus a depuis longtemps répondu à cet argument : il y a inflation si les liquidités nouvelles créent, par excès de la demande sur l'offre, des tensions sur les marchés de biens et de services qui pousseraient les prix vers le haut. En période de récession ou de croissance lente, cette éventualité est improbable : une partie des capacités de production est inemployée ; si la demande augmente, l'offre peut suivre sans tension sur les prix.

Il y a un risque ? Certes. Mais rappelons que l'autre solution, celle des banquiers, consiste à exiger une livre de chair des classes moyennes et populaires et à programmer une récession de plusieurs années, qui ruinera encore plus sûrement les finances publiques, comme on le voit en Grèce...

Cette médication de court terme, dont il faut évidemment user avec prudence, permettrait seulement d'amortir le choc de la dette. Elle devrait être relayée par une réforme fiscale audacieuse, qui permettrait d'accroître la contribution des classes riches, si longtemps favorisées par le reaganisme planétaire, et assurerait aux Etats les moyens de faire face à leurs engagements. Là aussi les propositions existent. On en trouve de fort judicieuses chez Obama ou encore dans les projets des candidats socialistes à l'élection présidentielle française. Berlusconi soi-même vient de taxer un peu plus les riches... C'est le sabotage politique des conservateurs - les Tea Party américains par exemple - qui empêche leur mise en oeuvre. Ces mesures devraient évidemment être couplées avec une réforme des marchés financiers : séparation entre banques de spéculation et banques civilisées, réduction des paradis fiscaux, taxation légère des transactions financières dont on parle depuis vingt ans sans jamais rien faire, etc.

Tout cela débouche sur un modèle de développement différent : équité sociale, maîtrise de la finance, promotion de l'industrie et de la technologie sous contrainte écologique, réhabilitation du rôle des Etats démocratiques, seuls légitimes à décider d'une stratégie collective. Un modèle dont les puissants ne veulent pas, parce qu'il porte atteinte à leurs intérêts. Ainsi le destin des peuples se joue peut-être dans leur dos, dans la torpeur de l'été, au fil des discussions discrètes qui réunissent politiques et représentants de l'oligarchie. Laissera-t-on faire ?

Laurent Joffrin - Le Nouvel Observateur

Article à paraître dans l'hebdomadaire du 18 août 2011
http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/laurent-joffrin/20110817.OBS8670/crise-l-autre-strategie-pour-en-sortir.html




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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 01:41


Banqueroute : à qui le tour ?

Banqueroute : A qui le tour ?


C'est fait !  La majorité socialiste au pouvoir à Athènes a voté le plan draconien de rigueur, imposé au peuple grec par les dirigeants de l’Union Européenne et par M. Strauss-Kahn (FMI), sous peine d’acculer la Grèce à la banqueroute.

De quoi s’agit-il ?  D’un surendettement organisé par les grandes banques mondiales, avec le soutien et la complicité des dirigeants politiques à leur service.

Cette fois, c’est tout un peuple qui est pris en otage par la grande finance internationale, pour le plus grand profit de ceux qui l’ont enfermé dans cette situation. De la crise bancaire de 2008, nous sommes passés à la faillite des Etats. On parle ouvertement des prochaines victimes qui pourraient être l’Espagne, le Portugal et toute l’Europe occidentale. Le prix à payer pour cette crise de toute la zone euro est connu : non seulement le chômage et la pauvreté pour les populations, mais surtout une faillite globale de tout un continent. Nous entrons en Europe dans une période de convulsions (luttes sociales, émeutes, guerres ethniques provoquées, etc.) dont personne ne peut prévoir les conséquences.

Au-delà des causes économiques, cette crise a une cause politique bien plus profonde : la soumission depuis longtemps de nos dirigeants à l’USraël, dont les deux armes principales sont le dollar et les frappes militaires.

Déjà, lors de sa conférence de presse du 04 février 1965, le Général de Gaulle avait dénoncé les « privilèges exorbitant du dollar » ainsi que tout le système monétaire international fondé sur le billet vert. Récemment aux conférences de l’OPEP, des dirigeants politiques de premier plan tels le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad ou le Président vénézuélien Hugo Chavez ont, à plusieurs reprises, proposé qu’une partie importante des transactions pétrolières soit effectuée en euros. Ceci devait permettre, comme le souhaitait M. de Gaulle en son temps, de libérer en partie l’économie européenne de la tutelle du dollar et du lobby qui le gère. Peine perdue, les alliés de l’USraël (dont l’Arabie Saoudite) s’y sont toujours opposés.

Nous avons à faire à un système bancaire mondial, interconnecté, dont les racines et les liens se trouvent depuis longtemps dans ce qu’il est convenu d’appeler le sionisme.  Il n’est peut-être pas vain de faire un parallèle entre l’aggravation de la crise de l’Etat d’Israël, et l’aggravation de la crise du système monétaire international…

La contagion de la crise grecque à toute la zone euro est maintenant inéluctable. Nous ne nous hasarderons à aucun pronostic quant aux délais. Mais il reste une certitude : la misère et le malheur pour les populations innocentes ; une fuite en avant : peut-être la guerre pour le lobby.

Terminons en faisant remarquer que le dirigeant du FMI (Fond Monétaire International) chargé d’étrangler les peuples au profit de la grande banque internationale n’est autre que le socialiste Dominique Strauss-Kahn. Celui-là même qui, selon ses propres dires, se demande chaque jour ce qu’il peut faire pour Israël !  Curieux hasard, certains médias sionistes le verraient comme candidat à l’Elysée en 2012, face à l’autre candidat du lobby sioniste Nicolas Sarkozy. Les Français pourraient alors choisir « démocratiquement » entre la peste et le choléra…

Mais d’ici 2012, y aura-t-il encore une France ou bien une succursale du lobby administrée par un syndic en faillite ?  Tout maintenant peut aller très vite !

 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/banqueroute-a-qui-le-tour-0404.html

 

 

Sur ce site, Appel lancé pour 2012  :

 

Communiqué du Parti Anti Sioniste : Paris, capitale de l'antisionisme !


Chers adhérents, chers sympathisants, chers amis,

Nous vous lançons aujourd'hui un appel à la coopération. Nous appelons toutes les compétences antisionistes à participer, avec nous, à la grande bataille que nous allons mener pour les élections présidentielles de 2012.

Nous avons besoin, afin de renforcer nos équipes, de conseillers en communication audiovisuelle, de conseillers en relations internationales, de conseillers aux affaires sociales, de conseillers juridiques, d’experts comptables, d’informaticiens, de secrétaires de direction… Toutes les compétences – sionistes s’abstenir – seront les bienvenues ! Formons la meilleure équipe qui soit, et posons ensemble les bases de ce qui sera le phare de la Résistance.

Nous vous informons que, très prochainement, le Parti Anti Sioniste ouvrira ses bureaux à Paris. Adressez-nous, dès maintenant, vos réponses par mail à l’adresse suivante : elections@partiantisioniste.com (affaire suivie par Sandrine D).


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/communique-paris-capitale-de-l-antisionisme-0837.html

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 19:42
Dimanche 14 août 2011
http://s.tf1.fr/mmdia/i/45/9/dette-us-obama-10507459mwran_1713.jpg?v=2

http://s.tf1.fr/mmdia/i/45/9/dette-us-obama-10507459mwran_1713.jpg?v=2

 

Dette US, les dessous de la perte du triple A

Comme vous le savez trés bien, l'agence américaine Standard and Poor's a abaissé d'un cran, le 5 août 2011, et pour la première fois de l’histoire, la note attribuée à la dette publique des Etats-Unis, qui a passé de AAA à AA+ avec perspective négative.

 

Cette décision bien qu’elle soit défendable sur le plan théorique, me semble, toutefois, dûment orchestrée par l'administration américaine sur le plan pratique...Pourquoi?

 

1- Comme on le sait tous, les agences de notation ont perdu leur crédibilité du moment qu’elles n’ont pas pu prévoir aucune crise d’autant plus qu’elle ont noté AAA les titres subprimes (CDO-CDS); lesquels ont ruiné l’économie mondiale en 2007 et dont les sequelles sont encore ressenties.

 

2- La décision a été prise à un moment où le dollar est à son plus bas niveau et tant mieux pour que l’impact soit minime

 

3- L'annonce de cette dégradation fait courir un vent de panique aux Etats-Unis (de court terme dû à l'effet d'annonce) mais surtout dans la zone euro, confrontée à une importante crise de la dette publique, avec notamment l'alimentation des incertitudes sur l'avenir de la dette grèque, italienne, espagnole et irlandaise. Pratiquement, aucun risque de fuite des investisseurs (souscripteurs des titres américains) vers l'Europe, deuxième emprunteur mondial.


4- La dégradation de la note profite aux courtiers de Wallstreet car les spread sur les fameux bons du Trésor américains sont minimes. Les titres Junk (mauvaise note mais importante marge et plus de volatilité surtout) rapportent plus que les bons de Trésor notés AAA (sans risque, moins échangeable, intention de détention à moyen et long terme et non volatile). Cette même situation profite à l’Etat en termes de taxes et impôt.

 

5- un calcul politique où les démocrates craignent une résistance à une baisse des dépenses publiques surtout dans une perspective électorale. Obama ne veut pas être accusé en campagne d'avoir osé proposer de reduire les dépenses sociales. Alors on procède par une action de l'exterieure qui contraint le pays à limiter son endettement

 

4- Par analogie aux évènements du 11 septembre 2001 où l’USA a perdu son hégémonie suite à l’attaque du World trade center , l'USA  a profité de ce prétexte pour engager un programme de lutte anti-terrorisme (conséquence: tirer partie du pétrôle irakien, ingérance internationale et redynamisation du commerce d'armes), la dégradation de la note vient à point pour soutenir la finance publique américaine et défendre le capitalisme sauvage à travers l’octroi d’une faveur aux plurnicheurs de wallstreet.

 

Signé: Fethy Amadeus


Graph: Evolution de l'indice NASDAQ (baisse mais pas de souci d’un mouvement erratique)

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http://comite-economique-citoyen.over-blog.com/article-dette-us-les-dessous-de-la-perte-du-triple-a-81561399.html

 


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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 01:38
Jacques Attali sur le site du CFR (council on foreign relation)
«Pour éviter la disparition imminente de l’euro, l’UE aura besoin d’introduire un budget fédéral, des euro-obligations, et la coordination stricte des budgets des État-nations, dit Jacques Attali, fondateur et premier président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement» est-il écrit sur le site officiel du CFR (think tank mondialiste non sous controle du gouvernement US) dans l’introduction de l’Interview d’Attali par Christopher Alessi, journaliste titulaire pour le CFR le 11 aout dernier
Ils veulent le contrôle total des budgets Européens
, la franc-maçonnerie en profite un max et tente de prendre le pouvoir des budgets des nations Européennes pour le donner aux ultra mondialistes. Il fait partie de cette pourriture comme Herman Van Rompuy (dit la serviette mouillée) de mondialistes qui veulent nous faire payer des impôts Européens, payer encore et encore pour éponger les pertes colossales des milliards et milliards par les financier internationaux qui jouent au casino avec notre epargne.
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Jacques Attali juif sioniste franc-maçon, ancien directeur de la BERD (banque européenne de reconstruction...bla bla bla) et proche de Sarko le nain qu'on ne présente plus, fait partie de l'élite ultra mondialiste et il est le promoteur du nouvel ordre mondial avec un "gouvernement global", en France. Il essaye avec toute sa perversité de faire croire au petit peuple que la politique mondialiste ultra libérale est la meilleure des solutions pour faire face aux problèmes économiques et sociaux. Le projet c'est de libéraliser le monde, les frontières, la circulation des personnes, des marchandises, la libre concurrence, pour que seule l'oligarchie financière et corporatiste puisse faire sa loi. Lorsqu'ils auront toute les possessions des matières premières, des energies fossiles, et seront propriétaires de toutes nos terres, ils feront un gouvernement global dictatorial....
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Jacques Attali franc-maçon menace de trancher la gorge à celui qui dit la vérité
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La haute finance, une nouvelle forme d’impérialisme
En attendant de publier, lundi soir, la deuxième partie de notre article Ce n’est pas une crise, c’est une reconfiguration de l’économie mondiale, qui portera sur la destruction de la classe moyenne, nous vous livrons cette excellente analyse d’Eberhard Hamer, traduite par nos camarades zurichois d’Horizons & Débats, et qui complète parfaitement notre propos.

Une nouvelle forme d’impérialisme

Par Eberhard Hamer
Certains aspects des crises de l’euro et de la finance mondiale qui nous paraissent absurdes pourraient obéir à une stratégie :
- Pourquoi les citoyens américains ont-ils dû endosser la responsabilité étatique des spéculations ratées des banques de la haute finance?
- Pourquoi les Etats de l’UE ont-ils dû assumer la responsabilité des pertes des banques spéculatrices?
- Pourquoi la Réserve fédérale (FED), qui appartient à la haute finance, a-t-elle réduit à zéro le taux d’intérêt pour les banques qu’elle possède?
- Pourquoi les banques spéculatrices internationales ont-elles imposé aux pays des crédits dont ils ne peuvent payer les intérêts à des taux normaux et surtout qu’ils ne peuvent pas rembourser?
Pourquoi Sarkozy, Trichet, Strauss-Kahn et Obama, qui étaient liés au milieu des «banksters» avant d’entrer en politique, ont-ils forcé les pays sérieux de la zone euro à endosser les dettes des Etats surendettés et transformé l’UE en une union de transfert au mépris de tous les statuts et traités?
- Pourquoi la Banque centrale européenne (BCE) a-t-elle, contrairement à ses statuts, racheté plus de crédits pourris pour les Etats endettés (Grèce, Portugal) qu’elle n’a de fonds propres?
- Pourquoi les banques internationales qui ont accordé des crédits pourris aux Etats en faillite ne peuvent-elles pas participer à la garantie de ces crédits?
- Pourquoi, après les superprofits réalisés sur ces produits financiers pourris, on ne peut discuter que de responsabilité et de remboursements socialisés?
Pourquoi l’industrie financière mondiale et les gouvernements serviles refusent-ils avec une telle obstination de reconnaître l’insolvabilité des Etats débiteurs (Grèce, Portugal, Irlande, etc.) qui existe depuis longtemps?
 

Libellés

 

 

La BCE trahit les citoyens européens PDF Imprimer Envoyer

Lundi, 15 Août 2011 09:55

 

La politique monétaire européenne est décrite par l'expert financier Wolfgang Gerke comme un «abus à l'égard du contribuable» et une «trahison des citoyens". La BCE monétise la dette de certains pays. «À l'insu des citoyens, la Banque fédérale allemande est ainsi assise sur plus de 300 milliards de mauvaises créances à l'encontre de la  BCE."



L'expert financier Wolfgang Gerke accuse la politique monétaire européenne de ne pas respecter le traité de Maastricht. Selon lui les plans de sauvetage des pays européens surendettés constituent une «trahison des citoyens"

Par la violation de la clause de non-assistance du traité de l'UE dans le sillage des plans de sauvetage l'Europe abuserait des contribuables pour sauver le secteur financier européen, écrit le président du Centre bavarois des Finances, dans un commentaire pour le "Frankfurter Rundschau" ce lundi.

La BCE monétiserait la dette de certains pays. Elle imprime de l'argent pour la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Italie et l'Espagne. "À l'insu des citoyens, la Banque fédérale allemande est assise sur plus de 300 milliards créances à l'encontre de la BCE", a écrit Gerke. Avec cette "bad bank", les plans de sauvetage, et bientôt même avec des Euro-obligations, la politique européenne serait arrivée au stade d'une union de transfert interdite et 'vendrait' toujours cela aux contribuables comme son seul salut.

Celui qui voudrait réellement sauver l'euro, devrait tenir compte des accords de Maastricht et se concentrer sur la restauration de la compétitivité de tous les pays de l'Euro. "Cela ne fonctionnera pas sans coupes douloureuses. La politique actuelle constitue plutôt un report de la solution sur la prochaine génération."


L'expert financier conseille aux citoyens de se protéger contre l'inflation. Elle favorise les  débiteurs et nuit aux épargnants et aux retraités. Comme débiteurs puissants les Etats et les banques déterminent le taux d'inflation. Prenez peur de leurs décisions. "


http://www.news-26.net/econmie/926-la-bce-trahit-les-citoyens-europeens.html

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 00:32

 

 

Comment Wall Street affame le monde

Article trés intéressant qui montre que ces  banksters ont une foi malgré tout le mal dont ils sont la cause, mais quelle foi ?


Le travail diabolique de la banque Goldman Sachs

 

 

Lloyd Blankfein : Avec sa banque, il fait le travail de Dieu

En quelques heures, la petite phrase a fait le tour de la planète. Llyod Blankfein est alors passé du statut de président-directeur général de Goldman Sachs à celui d’ennemi public numéro un. Sa faute : l’arrogance. Au Sunday Times qui l’interrogeait sur son rôle, il a répondu avec simplicité : « Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu. » Il n’en a pas fallu davantage pour déclencher la rage des antibanquiers, qui se sont immédiatement et massivement déchaînés sur la Toile.
L’affaire aurait pu être étouffée avec le temps. Mais c’était sans compter sur le lourd passif de la banque. A l’origine, il y a l’affaire AIG. Goldman Sachs était alors soupçonné d’avoir participé à la chute du géant de l’assurance, sauvé in extremis par un plan d’aide de quelque 187 milliards de dollars, financé par les deniers des contribuables.

Quelque temps après, l’article du magazine Rolling Stones dénonçant les agissements de la banque (qui aurait joué un rôle dans le déclenchement des crises financières depuis des décennies) a fait l’effet d’une bombe. Vient ensuite la participation du groupe dans le camouflage de la dette souveraine grecque. Le 16 avril, l’annonce du lancement par la SEC d’une procédure pour fraude est venue porter un coup fatal à la crédibilité du groupe (depuis, le titre a perdu plus de 20%) et à son P-dg, qui a déclaré à cette occasion avoir vécu « le pire jour de [sa] vie ».
Ennemi public numéro un
Les péripéties du groupe ont déclenché les foudres des spécialistes, mais aussi d’une opinion publique de plus en plus méfiante à l’égard du secteur financier. Sur le devant de la scène, le P-dg du groupe, Lloyd Blankfein, entré en fonctions en 2006, au moment où la planète finance tournait encore rond.
Pourtant, à l’origine, rien ne prédestinait Lloyd Blankfein à devenir celui que le monde entier aime détester. Au contraire. Son histoire figure parmi celle que les Américains aiment à donner en exemple, illustration parfaite de l’american dream. Il grandit entre les rues du Bronx et de Brooklyn, à New York. D’un père postier et d’une mère réceptionniste, il atteint les hautes sphères de l’élite à l’âge de 16 ans en intégrant l’université de Harvard, grâce à une bourse.
Spécialiste du droit des affaires, il commence sa carrière au sein d’un cabinet new-yorkais. En 1981, il postule pour la première fois pour une place à Goldman Sachs, mais sans succès.
Il intègre alors le groupe Aron, société de trading spécialisée dans les matières premières, basée à Londres et rachetée peu de temps après par Goldman Sachs. C’est ainsi que Lloyd Blankfein fait ses premiers pas dans ce qui deviendra, quelques années plus tard, la plus grande banque au monde.
Au sein de son département, sa capacité à agir épate : « Il semblait avoir un sixième sens et savait à quel moment encourager les traders à prendre davantage de risques et à quel moment les inciter à retirer le pied de l’accélérateur », commente le Time.
Responsable mais pas coupable ?
En 2006, il accède à la plus haute fonction, celle de président-directeur général. Au sein de la banque, il sait imposer sa griffe en soufflant le chaud et le froid : une prise de risque importante, mais toujours contrôlée.
Avec lui, Goldman Sachs opère un tournant radical. A partir de son introduction en Bourse en 1999, la société opte pour une stratégie offensive, axée sur la rentabilité absolue. De banque dépendante du niveau d’épargne de ses clients, elle passe au statut d’entreprise offensive à même de prendre de gros risques. La part des revenus issus des activités de trading et de produits dérivés n’a cessé de croître, jusqu’à atteindre 75%.
Pour l’heure, le P-dg doit répondre des agissements de sa banque durant la crise devant le Sénat américain. Pour sa défense, il rappelle que Goldman Sachs a dû essuyer également des pertes : « Le fait est que nous n’étions pas constamment ou significativement en position nette ‘short the market’ [Ndlr : pari à la baisse] dans les produits liés au crédit immobilier résidentiel en 2007 et 2008 [...]. Nos résultats dans les activités liées au crédit immobilier résidentiel le confirment. » A ses détracteurs, il rappelle volontiers l’ancienneté de son établissement : « Nous sommes une entreprise centrée sur le client depuis cent quarante ans et si nos clients ne croient pas que nous méritons leur confiance, nous ne pourrons pas survivre. » Reste à savoir si, à l’avenir, cette confiance lui sera renouvelée.
Chloé Consigny avec MoneyWeek G.-B.


source : http://www.moneyweek.fr/20100633124/actualites/people/blankfein-goldman-sachs/

SOURCE :
  http://endettementdesnations.blogspot.com/

 


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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 18:04
Mercredi 15 décembre 2010
http://www.le-buzz-immobilier.com/wp-content/uploads/2010/05/dette.jpg
http://www.le-buzz-immobilier.com/wp-content/uploads/2010/05/dette.jpg

A qui profite la dette publique ? A l'Union pour une Minorité de Privilégiés.

Les points de vue sont convergents : j'en donnerai deux.

Dabord, celui de ce cabinet de consultants, essentiel :

http://www.pcf-smh.fr/IMG/pdf/la_dette.pdf


Ouvrant leur analyse par une citation de Karl Marx :

« La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. (…) Comme par un coup de baguette magique, elle confère à l’argent improductif un talent procréateur qui le transforme en capital, sans qu’il ait besoin de s’exposer au dérangement et aux risques des investisseurs industriels et même des placements usuraires ». (Marx, Le Capital).

...ils indiquent que ceux (de DSK à Sarkozy?) "qui n’ont pas de mots assez durs pour fustiger la dette n’ont en réalité aucunement l’intention de la supprimer" car pour la « classe des créanciers de l’État », que Marx déjà dénonçait, la dette publique est trop rentable pour disparaître.



Allez donc y voir :



http://www.pcf-smh.fr/Si-la-dette-est-bien-un-probleme.html



Ensuite, creusant également la question de savoir à qui profite la dette publique, Alternatives économiques (toujours pas abonné?), livre le même type d'analyse.

 

Source :

http://www.alternatives-economiques.fr/il-n-y-a-pas-que-le-bouclier-fiscal-_fr_art_633_42332.html 



Le paquet fiscal, adopté avec la loi Tepa en 2007, aurait coûté 7,7 milliards d'euros en 2008. Et si on prend en compte toutes les mesures mises en œuvre depuis neuf ans pour alléger la fiscalité des plus riches, le montant perdu chaque année par les finances publiques s'élève à 30 milliards d'euros.

Le gouvernement a rendu public le 16 mars 2009 une estimation du coût du « paquet fiscal » adopté en 2007 pour les finances publiques : celui-ci se serait élevé finalement à 7,7 milliards d'euros en 2008. Dont plus de moitié, 4,3 milliards d'euros, pour les exonérations sociales et fiscales sur les heures supplémentaires (voir notre pétition contre ces exonérations). Dans un contexte où on se demande de plus en plus comment rétablir demain un équilibre des finances publiques mis à mal par les nécessités de la relance, le débat est vif autour de la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (Tepa).

Le gouvernement espère le désamorcer en montrant que les montants concernés sont plus faibles que les chiffres souvent avancés jusque-là. Mais, même si le « bouclier fiscal » ne coûte « que » 400 millions d'euros à l'Etat, il a permis aux 3 506 contribuables les plus aisés de toucher un chèque de l'Etat de 116 193 euros en moyenne chacun, soit le tiers des impôts qu'ils ont versés. Alors que le revenu médian des ménages français était de 25 136 euros en 2005... Le symbole reste très fort dans le contexte actuel.

Une fois le gros de la crise passé, si on veut rétablir l'équilibre des finances publiques, il ne faudra pas en effet revenir sur les seuls bouclier fiscal et autres exonérations de la loi Tepa, mais aussi sur les multiples réformes menées depuis le début des années 2000 afin d'alléger la fiscalité sur les revenus et le patrimoine des plus riches. C'était, on ne s'en souvient guère, le gouvernement de gauche de Lionel Jospin qui avait lancé ce mouvement. Laurent Fabius, alors ministre des Finances, avait publié une tribune mémorable intitulée « Baisser les impôts pour préparer l'avenir », dans Le Monde du 28 aout 2001. Quant à l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, devenu entre-temps un des plus farouches détracteurs du « paquet fiscal », il avait fait adopter une réforme du barème de l'impôt sur le revenu qui avait, à elle seule, entraîné plus de 10 milliards d'euros de pertes fiscales par an. Davantage, donc, que le paquet fiscal de Nicolas Sarkozy.

Combien cela rapporterait-il aux finances publiques de ramener simplement les impôts au niveau où ils étaient en 2000, avant ces multiples réformes successives ? 30 milliards d'euros par an, soit plus de la moitié du déficit public constaté en 2008.

Comment arrive-t-on à un tel montant ? En 2000, les impôts sur le revenu et le patrimoine des ménages avaient rapporté à l'Etat 13,8 % de ce qu'on appelle leur revenu disponible brut (RDB), selon les chiffres de l'Insee. En 2007, suite aux différentes réformes fiscales, ce taux n'était plus que de 12 %. Si on était resté à 13,8 %, l'Etat aurait eu, cette année-là, 22,6 milliards d'euros en plus à sa disposition... Auxquels il faut ajouter les 7,7 milliards perdus en plus en 2008 du fait du « paquet fiscal ». Pas étonnant en tout cas, avec de telles politiques, que les déficits publics se soient creusés et la dette se soit envolée, avant même la crise actuelle...

Guillaume Duval

 

Alors, plus que jamais, il faut

Refuser l'austérité Sarkozy-FMI

Débiteurs de tous pays, unissez-vous !

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 16:50
http://www.revuebanquelibrairie.com/img/uvc/9782717827835_Doc.jpg

http://www.revuebanquelibrairie.com/img/uvc/9782717827835_Doc.jpg

Cette semaine a été rythmée par les évolutions délirantes des marchés : le CAC 40, à 4000 points le 1er juillet est tombé à moins de 3000 points en séance pour se redresser à 3200 points. Ne faudrait-il pas couper le cordon entre économie réelle et financière ?

 

Quand la corbeille gouverne le monde

Cela fait maintenant quatre ans que les pays du monde entier vivent suspendus aux mouvements erratiques des marchés financiers. Quatre ans que les dirigeants de la planète sont au chevet de cette hydre financière malade de ses excès et qui entraine le reste de l’économie dans la récession. Quatre ans que les gouvernements de ce monde prennent pourtant toutes les mesures que le monde financier souhaite pour lui permettre d’aller mieux, et il ne va pas mieux.

Il y a trois ans, il fallait recapitaliser les banques, leur offrir une garantie publique et relancer l’économie. Aujourd’hui, il faut les délester des dettes souveraines qui leur semblent suspectes,  rééquilibrer les finances publiques et constitutionnaliser une camisole budgétaire qui a été parée du terme « règle d’or ». Mais les pantins gouvernementaux ont beau s’agiter dans le sens demandé, les marchés ne sont même pas rassurés puisque nous avons expérimenté un mini krach en plein été.

 

L’hypocrisie de Nicolas Sarkozy

Qu’il est loin le temps où Nicolas Sarkozy promettait de moraliser le capitalisme et dénoncer ses excès ! Qu’il est loin le temps où il promettait un nouveau Bretton Woods ! Dans la réalité, le G20 n’a presque rien fait et les gouvernements sont plus que jamais à la botte des marchés financiers. En effet, dès qu’ils ne se sentent pas bien, alors nos dirigeants se pressent de convoquer une réunion d’urgence et faire (presque) tout ce qui leur est demandés (à l’exception d’Angela Merkel).

Nicolas Sarkozy a démissionné devant les marchés financiers. Il a choisi les agences de notation et les banques plutôt que le peuple. Pour sûr, il n’y a jamais eu de réunion d’urgence pour lutter contre le chômage de masse ou la désindustrialisation. Mais il ne faut pas croire que le Parti Socialiste présente en quoi que ce soit une alternative. Ses candidats (à l’exception d’Arnaud Montebourg) sont engagés dans une course bien illusoire à l’orthodoxie financière.

 

L’alternative existe !

Alors que le gouvernement français avait refusé de suivre Berlin dans l’interdiction des ventes à découvert, Paris vient de changer d’opinion (avec Rome, Madrid et Bruxelles) mais seulement pour quinze jours et sur les valeurs financières. Pourquoi ne pas le faire définitivement ? Et pendant ce temps, rien n’est fait au sujet des profits indécents de hedge funds qui jouent et gagnent en spéculant sur un apocalypse financier qui a pourtant de graves conséquences sur l’économie réelle.

Pendant ce temps, le PIB de la Grèce a baissé de 6.9% en un an. Si les plans de sauvetage protègent les créanciers d’Athènes, la population, elle, souffre de plus en plus et le poids de la dette (dont la valeur ne baisse pas, contrairement à la dette) devient chaque jour plus insupportable. En France, 90% de la croissance du premier semestre vient de la hausse des stocks… Et la baisse de l’inflation démontre la bêtise crasse de la décision de la BCE de monter ses taux.

Pourtant, les solutions existent pour enfin mettre au pas la finance, la remettre au service de l’économie réelle, et non l’inverse : contrôle des mouvements de capitaux, taxation des transactions financières, séparation a minima entre banques de dépôts et banques d’affaires, interdiction des pratiques spéculatives dangereuses, véritable mise au banc des parasites fiscaux, renationalisation de la  création monétaire (fin de la loi de 1973), constitution d’un pôle public bancaire plus important….

Toutes ces mesures pourraient mettre fin à la tyrannie de la corbeille. Mais, comme le souligne Frédéric Lordon, cette chienlit de la corbeille la mène à l’autodestruction. Alors, nous pourrons reconstruire un système où la finance est au service de l’homme, et non l’inverse.


http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

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