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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 00:01

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"Le PS a embrassé très tôt la doxa néolibérale"

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au magazine l'Expansion, propos recueillis par Bernard Poulet, 6 juin 2011


"Le PS a embrassé très tôt la doxa néolibérale"
Pourquoi les socialistes se sont-ils convertis au néolibéralisme peu après être arrivés au pouvoir, en 1981, se demande Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre, La France est-elle finie ? (Fayard, 315 pages, 19 euros). A l'approche de la présidentielle, l'ancien ministre socialiste explique pour L'Expansion les raisons de ce tournant dont ses anciens camarades ne sont jamais revenus. Au passage, il en étrille quelques-uns.

L'Expansion : Pourquoi pensez-vous que la gauche doit réévaluer l'histoire du tournant économique du début des années 80 ?
Jean-Pierre Chevènement : A chaque étape, la gauche n'est repartie qu'en se mettant au clair avec elle-même. Or, en 1981, à l'instar de Christophe Colomb, la gauche française a cru découvrir les Indes - le socialisme -, et elle doit réaliser qu'elle a trouvé l'Amérique - le néolibéralisme. Même si l'environnement international n'était pas favorable, rien n'obligeait les socialistes français à opérer ce tournant néolibéral, ni à aller aussi loin : l'Acte unique européen, négocié par Roland Dumas, et la libération totale des mouvements de capitaux, y compris vis-à-vis de pays tiers, ou l'abandon de la clause d'harmonisation fiscale préalable qui figurait dans le traité de Luxembourg. Ou encore le Matif [Marché à terme international de France], créé en 1984, et la loi de libéralisation financière, en 1985. Tout cela était une manière de mettre Margaret Thatcher au coeur de la construction européenne, d'accepter d'abandonner l'Europe, pieds et poings liés, au capitalisme financier. En critiquant ces choix, je n'ignore pas l'existence du monde extérieur, mais on n'était pas obligé d'appliquer toutes les règles de la doxa néolibérale. On aurait pu maintenir quelque chose ressemblant à une économie mixte. L'Etat pouvait garder la maîtrise de quelques mécanismes de régulation essentiels. L'idéologie néolibérale a fait admettre comme vérité d'évangile que, grâce à la désintermédiation bancaire, les entreprises s'alimenteraient à plus faible coût sur les marchés financiers.

L'entrée dans une mécanique irréversible en souscrivant à toutes les dérégulations prévues par l'Acte unique, la libéralisation des mouvements de capitaux, l'interdiction des politiques industrielles et des aides d'Etat, l'introduction de la concurrence dans les services publics, tout cela, personne ne nous le demandait vraiment.


Quels ont été les motifs des architectes de cette politique ?
Robert Lion et Jean Peyrelevade, qui dirigeaient alors le cabinet du Premier ministre Pierre Mauroy, Philippe Lagayette, qui était aux manettes de celui de Jacques Delors aux Finances, comme tous les hiérarques du ministère de l'Economie et des Finances, Michel Camdessus, directeur du Trésor, Renaud de La Genière, gouverneur de la Banque de France, et plus tard Jean-Claude Trichet, lui aussi à la tête du Trésor, ou Pascal Lamy, directeur de cabinet du président de la Commission européenne (1), tous croyaient fermement à la théorie de l'efficience des marchés. Ils étaient convaincus que tout ce qui était réglementation devait disparaître pour sortir de ce qu'ils appelaient l'"eurosclérose" et libérer l'économie des contraintes bureaucratiques qui l'empêchaient de se développer. Comment tant d'hommes dont je ne puis suspecter l'honnêteté ont-ils pu opérer pareille conversion ? Cette énigme doit être résolue.

C'étaient des représentants de la haute fonction publique...
Haute fonction publique qui avait, pour l'essentiel, sa carte au Parti socialiste, où, il est vrai, elle était plutôt orientée "deuxième gauche". Personne parmi eux n'était résolu à mener une politique un tant soit peu volontariste. Tout s'est passé comme s'il leur fallait user la gauche au pouvoir et l'amener au "tournant libéral" que la technocratie bien-pensante avait, déjà avant 1981, imaginé pour elle. On les appelait "les rocardiens" ; en fait, ils étaient partout, et Rocard n'y était pour rien !

Tout cela a été conçu par des gens qui savaient où ils allaient et qui étaient décidés à se faire un allié de la puissance des marchés. Jacques Delors était cohérent. Il a passé consciemment un pacte avec ce qu'il appelle "les vents dominants" de la mondialisation. Très peu de gens dans l'administration, en dehors de ceux qui étaient avec moi à l'Industrie, s'opposaient à ce courant dominant, et la plupart de ceux qui avaient la charge d'appliquer le programme sur lequel François Mitterrand avait été élu, en 1981, n'y croyaient tout simplement pas. Il y avait une sorte de frénésie idéologique qui voulait que plus on libéralisait, plus on était "moderne".

Mais où était le Parti socialiste ?
Le Parti socialiste était presque absent sur les questions industrielles, monétaires et de régulation, qui lui paraissaient très techniques. Il estimait qu'il s'agissait d'une parenthèse qui ne changeait pas les orientations fondamentales, à commencer par le souci prioritaire de l'emploi. Le premier secrétaire du PS d'alors, Lionel Jospin, s'est porté garant de cette continuité politique et de l'absence de tournant réel, d'autant que François Mitterrand affirmait haut et fort ne pas avoir changé d'orientation. Le Parti communiste n'intervient pas non plus en 1983. Car il ne veut pas apparaître comme le parti de la dévaluation. L'affaire ne se joue finalement qu'entre un très petit nombre d'hommes.

C'est donc Jacques Delors qui a joué le rôle clé ?
Il était lié à François Mitterrand depuis les années 60. C'était un militant chrétien social, l'homme du dialogue social au cabinet de Jacques Chaban-Delmas. Je le reconnais comme un maître en idéologie. Il a toujours agi avec une bonne conscience inaltérable. Son discours pieux déconnectait parfaitement l'économique et le social, et, avec son disciple Pascal Lamy, il était sans doute convaincu que l'autorégulation des marchés tendait à favoriser la croissance. J'aime ces deux-là. Leur dogmatisme libéral sans peur et sans reproche, tout enrobé de bonne conscience chrétienne moralisante, fait plaisir à voir !

Delors jouait dans les médias le rôle de saint Sébastien, criblé de flèches par ses camarades de parti, alors qu'il organisait le désengagement de l'Etat et la désintermédiation bancaire. Mystification conceptuelle qui conduisit en fait à l'explosion des revenus financiers. Mais je ne crois pas qu'il ait bien vu monter le capitalisme financier à l'horizon de la société. A l'époque, très peu de gens avaient compris qu'on avait tourné la page de l'ère du New Deal et du keynésianisme. Ne mesurant sans doute pas ce qu'il faisait, c'est lui qui a mis en place la dérégulation sur le continent. Il a fait la politique que Margaret Thatcher et Ronald Reagan appliquaient en Angleterre et aux Etats-Unis.

Mitterrand n'y comprenait pas grand-chose, mais il souhaitait un accord européen, car il ne voulait pas que la France soit "isolée". Il raisonnait comme si elle était toujours le n° 1 en Europe. Quand il poussera à l'adoption de la monnaie unique, il ne verra pas non plus que la réunification allait faire de l'Allemagne le pays central, gouvernant l'euro comme un "mark bis".

Depuis, la conversion au néolibéralisme ne s'est plus démentie, puisque c'est Dominique Strauss-Kahn, ministre des Finances de Jospin, qui autorisera le rachat d'actions par les entreprises. Comment l'expliquer ?
Dominique Strauss-Kahn a théorisé la non-intervention de l'Etat dans l'économie lors d'un séminaire tenu à Rambouillet en septembre 1999. Je fus alors le seul, avec Martine Aubry, à le contredire. Deux semaines plus tard, Lionel Jospin dira que "l'Etat ne peut pas tout faire". Ce qui se jouait, c'était l'idée que l'Etat n'avait plus rien à faire dans l'organisation de l'économie et que les décisions de structures devaient être laissées à des autorités indépendantes. Dominique Strauss-Kahn en fut le théoricien, ce qui l'amena, par exemple, à liquider les dernières participations de l'Etat dans Usinor.

Si vous lisez son rapport à Romano Prodi en 2004, il est à mes yeux proprement confondant d'irréalisme. Il propose littéralement de former une nation européenne, de faire des listes plurinationales aux élections, de créer des médias transnationaux. On y sent à l'oeuvre la volonté de gommer la nation et d'en faire disparaître les repères. Comme chez Jean Monnet, qui est quand même, dès 1943, le grand inspirateur de cette construction d'une Europe par le marché. Vision purement économiciste, où la souveraineté populaire disparaît, happée par celle de l'empire (en l'occurrence américain).

Mitterrand ne s'est-il pas servi de la construction européenne comme d'un prétexte pour cacher ses abandons ?
Un prétexte, peut-être, mais aussi, chez lui, une conviction sincère. Je n'arrive d'ailleurs pas à rejeter sa vision, au moins quant à l'objectif final. L'idée que les peuples d'Europe doivent se rapprocher toujours plus me semble juste, surtout quand on est coincé comme aujourd'hui entre la Chine et les Etats-Unis. Le problème, ce sont les modalités de la construction européenne. Je ne crois pas que celle-ci impliquait un ralliement aussi complet au néolibéralisme. Pour construire une Europe "européenne", il ne fallait pas faire l'impasse sur les peuples, qui sont du ressort de la démocratie.

Pour vous, le socialisme n'a plus de sens aujourd'hui...
Je n'ai jamais beaucoup cru à l'autogestion. Mais je crois en la citoyenneté. Le socialisme, aujourd'hui, ça veut dire la perfection de la république, bref, la république sociale, comme l'avait pressenti Jean Jaurès. Le socialisme comme modèle de société toute faite dans laquelle on entrerait comme on enfile ses chaussures ne me séduit pas. Je n'aime pas me gargariser de formules dont je ne comprends pas le sens. Je suis viscéralement hostile à tout millénarisme et ne me range pas dans la catégorie des socialistes utopistes. "Aller à l'idéal, oui, mais comprendre le réel", disait Jean Jaurès.

Pourquoi les socialistes n'ont-ils pas refait cette histoire ?
Sans doute parce qu'ils restent prisonniers d'une confusion entre l'idée européenne et le logiciel néolibéral présent dans les traités qu'ils ont signés. Ils sont du parti du "Bien". Ils se veulent avant tout de "bons européens". L'Europe les sanctifie. Ils ne se rendent pas compte que l'Europe telle qu'ils l'ont façonnée est régie par des règles essentiellement néolibérales.

Ils ne sont pas idiots, quand même ?
Non, ils ne sont pas idiots, mais ils n'osent pas penser. Et puis leur ciment, c'est leur attachement au pouvoir. Etre "européen", c'est ce qui fait leur crédibilité vis-à-vis de gens qui ne pensent pas comme eux. François Mitterrand l'avait compris d'emblée en 1972 : je fais le Programme commun, disait-il, mais je suis européen, alors vous pouvez quand même me faire confiance.

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(1) Jacques Delors à partir de 1984.

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Source : Lexpansion.lexpress.fr

 

"Le PS a embrassé très tôt la doxa néolibérale"

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au magazine l'Expansion, propos recueillis par Bernard Poulet, 6 juin 2011

 

http://www.chevenement.fr/Le-PS-a-embrasse-tres-tot-la-doxa-neoliberale_a1152.html?TOKEN_RETURN

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:41
Gallet et Alice Odiot qui dévoile le système d'exploitation de la société de négoce Glencore (longtemps non cotée en bourse bourse pour échapper aux contrôles et basée dans le paradis fiscal du canton de Zoug en Suisse)  et les méfaits écologiques et humains qu'elle a provoqué en Zambie avec sa mine de cuivre Mopani  qui fonctionne au mépris des normes envrionnementales (pollution au dioxyde de soufre) et alors que la multinationale paie très peu d'impôts à la Zambie (voir le résumé dans la vidéo ci-dessous).

 

En avril 2011, cinq ONG (Sherpa, Déclaration de Berne, CTPD, Mining watch et l’Entraide missionnaire) ouvraient un procès à l'encontre de Glencore pour violation des principes de l'OCDE.

 

Le scandale fiscal est aujourd'hui le mieux connu. La société Mopani qui exploite le complexe minier du même nom (le second du pays) facturait son cuivre à 25 % seulement des tarifs du marché à la maison mère Glencore, privant ainsi l'Etat zambien d'une masse fiscale énorme. Dans un pays où les exportations de cuivre représentent 70 % des devises, on comprend ce que ce pillage pur et simple de matières premières a pu représenter comme manque à gagner pour le gouvernement zambien - le chiffre d'un manque à gagner de 700 millions de dollars de 2003 à 2008 pour le seul cuivre, sans compter le cobalt a été avancé.

 

Ce pillage a été encouragé par la banque européenne d'investissement (BEI), une institution liée à l'Union européenne et dont les gouvernements européens sont actionnaires, qui a joué aussi un rôle controversé au Congo, et qui a prêté 48 millions d'euros pour le développement de Mopani en 2005.

 

"Aujourd'hui gênée par cette situation, la BEI répète que l'outil qu'elle a financé (un des fours de la mine) « fonctionne et qu'il est moins polluant ». Ce que la banque ne dit pas, ce sont les intentions cachées de ce type de prêts. Alice Odiot décrypte :

« L'UE a besoin d'investir dans les mines afin de devenir client privilégié face à la concurrence des agences chinoises. Le cuivre s'épuise, alors qu'on en commande 10 kg par an par Européen, notamment pour les ordinateurs, les voitures… »" note Rue89 à propos du documentaire d'Audrey Gallet et Alice Odiot.

Malgré la publication par les Amis de la terre d'un audit (commandité par le fisc zambien à des cabinets norvégiens, Grant Thornton et Econ Pöyry mais qui aurait dû rester secret) sur les fraudes fiscales de Mopani l'an dernier, le ministre des finances zambien est resté silencieux, ce qui entretient le soupçon d'une corruption généralisée du régime du président Rupiah Banda par les compagnies minières.

 

La question de la corruption des pouvoirs occidentaux est aussi posée par ce reportage : de 1983 à 2001, le fondateur de Glencore Marc Rich figure sur la liste des des Dix Fugitifs les plus recherchés du FBI pour fraude fiscale aux USA. Le 20 janvier 2001, quelques heures avant que Bill Clinton quitte la présidence, un de ses derniers actes officiels est de grâcier Marc Rich. Cette amnistie présidentielle déclenche un scandale, amplifié lorsque l'on apprend que Denise Rich, ex-épouse de l'homme d'affaires, avait fait des dons d'un million de dollars au parti démocrate et à la fondation des Clinton.

 

Glencore est également en cause pour l'exploitation dans des conditions scandaleuses de deux mines au Congo (Katanga).

 

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-le-cuivre-zambien-pille-par-glencore-avec-la-complicite-de-l-union-europeenne-75876599.html

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:28

Enfin une grande nouvelle pour les peuples opposés à l'Empire ! (eva)

A la tête d'une coalition électorale Gana Perú (le Pérou gagne) regroupant le  Parti nationaliste péruvien (PNP) qu'il a fondé,le Parti communiste du Pérou, le Parti socialiste et le Parti socialiste révolutionnaire, l'ancien officier Ollanta Humala vient de remporter avec environ 51 % les élections présidentielles face à Keiko Fujimori.

 Jeu_dames.jpg

Il succède ainsi au social démocrate rallié au néo-libéralisme Alan Garcia. La presse conservatrice estime que Humala doit son succès au fait qu'il a pris ses distances avec Hugo Chavez, qu'il s'est engagé à ne pas faire entrer son pays dans l'Alliance bolivarienne pour les Amériques et qu'il souhaite plutôt s'inspirer du modèle brésilien, alors que sa proximité avec Chavez lui aurait fait perdre les élections de 2006.

 

Humala, d’origine indienne (quechua) veut néanmoins une redistribution des richesses au profit des régions andines, son programme prévoit également la nationalisation de secteurs stratégiques, et l'adoption d'une nouvelle constitution.

 

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-le-perou-bascule-a-gauche-75910164.html

 

 

Ses derniers posts, aujourd'hui :

 

 

La présentation officielle du dernier album du groupe Arte Latinoprévu pour ce vendredi 17 juin à 19h00 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles arrive à grands pas ! Avez-vous déjà vos billets? Ils se font rares, mais il en reste encore!

Par ailleurs, c’est avec joie que vous confirmons la participation exceptionnelle de la
Comunidad de Sikuris, groupe que nous offrira quelques morceaux choisis du répertoire de la musique traditionnelle des hauts-plateaux andins, ainsi que des groupes de  danses Kantutaet Ajayu !

Vous l’aurez compris, nous avons vraiment très hâte de partager avec vous cette soirée que nous préparons depuis plusieurs semaines avec beaucoup d’enthousiasme et passion.

Pour de plus amples renseignements (billets, adresse, plan, etc.) visitez www.elandino.be .

Au plaisir de vous retrouver toujours aussi nombreux !

Luis Barbaran
0032/(0)484.62.72.70
info@elandino.be
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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 20:17

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Paris, Vendredi 3 juin 2011

 

 

(..) Morris et Linda Tannehill expliquent dans leur livre, The Market for Liberty ["Le marché pour la liberté", NDLR] :

"Généralement, les gouvernements sapent la force de leur devise en s'engageant dans des pratiques inflationnistes. (Ils font cela parce que l'inflation est une sorte d'impôt sournois qui permet au gouvernement de dépenser plus d'argent qu'il n'en perçoit, en injectant de la monnaie supplémentaire dans l'économie, volant ainsi un peu de la valeur réelle ou supposée de chaque pièce de monnaie déjà existante). Alors que les charges fiscales s'alourdissent, peu de gouvernements peuvent résister à la tentation d'éviter les manifestations de mécontentement des citoyens en ayant recours à l'inflation.

Puis, ils protègent leur monnaie affaiblie à cause de la dévaluation, aussi longtemps que possible, par des accords internationaux qui fixent la valeur relative des monnaies et contraignent les pays à venir en aide les uns aux autres lors de crises financières. En un sens, la principale protection qu'a une monnaie qui subit une inflation est l'inflation que subissent aussi toutes les autres principales devises du monde."

L'histoire des monnaies contrôlées de manière centralisée est une histoire de vol, d'inflation et, finalement et invariablement, de faillites. Depuis le rognage de pièces sous l'Empire romain jusqu'à la dépréciation des marks allemands sous la République de Weimar... à la corruption hyperinflationniste des -- dans le désordre -- pengös hongrois... dollars zimbabwéens... drachmes grecques... cruzeiros brésiliens... zlotych polonais... yuans chinois... córdobas nicaraguayens... US continentals... soles péruviens... kwanzas angolais... roubles russes... pesos argentins...

... et la liste est longue (longue... longue...).

Et cela arrive aujourd'hui, parfois en secret, et parfois au vu et au su de tous. Par exemple, cette semaine, la Biélorussie a dévalué son rouble de 36%... en un jour !

▪ Pour certains, la solution réside en un retour à l'étalon or, qui serait maintenu et protégé par l'Etat bienveillant. Quelques hommes politiques et auteurs de lettres d'information militent pour une forme de monnaie adossée à un métal, grâce à laquelle l'Etat ne serait capable de battre monnaie et d'imprimer des billets que jusqu'au point où il possède de l'or et/ou de l'argent-métal en réserve pour s'y "adosser".

Cet argument semble, du moins selon nous, complètement fallacieux. Les gouvernements ne se sont-ils pas donné du mal pour démontrer leur incapacité totale à tenir une promesse ? Les Etats-Unis AVAIENT l'étalon or... Et qu'ont-ils fait de bien ? Nixon a sans doute rompu le dernier lien entre le dollar et l'or en 1971, mais il ne fut certainement pas le premier à dévaluer le billet vert par rapport au métal de Midas.

Souvenez-vous, avant que Franklin D. Roosevelt ne confisque tout l'or du pays en 1933, une once d'or ne valait "que" 20 $ -- ou plutôt, il serait plus juste de dire qu'un dollar valait 1/20 d'une once d'or. Puis, d'un seul coup, Roosevelt "réévalua" le métal à 35 $ l'once, dépréciant ainsi le dollar à 1/35 de l'once d'or. Tu parles d'un "étalon"...

Les hommes et les femmes, les rois et les tyrans, les Premiers ministres et les présidents, qu'ils soient noirs ou blancs, de l'est ou de l'ouest, tous n'ont pu faire carrière qu'en trompant leur peuple qu'ils feignent de servir sur la valeur de leur monnaie. Pourquoi alors leur donner une autre chance ?

Non. La solution n'est pas de faire plus confiance à l'Etat et aux interventionnistes qui l'infestent. La solution n'est pas de les lier (à nouveau) à un étalon or uniquement pour les voir (à nouveau) s'y dérober. Les faussaires en chef des banques centrales du monde entier ont déjà assez fait pour prouver qu'on ne peut leur faire confiance, avec ou sans un étalon or.(..)

Retrouvez-nous en ligne sur :
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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 20:14

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http://schlomoh.blog.lemonde.fr

Salah Hamouri, plus de six ans de prison
et toujours aucune preuve
AFPS


 

Paris, le 3 juin 2011

 


L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) prend acte positivement de l’entretien accordé le 3 juin par Alain Juppé aux parents de Salah Hamouri, jeune Franco-Palestinien détenu arbitrairement depuis mars 2005 par les autorités israéliennes et condamné à sept ans de prison suite à un procès inique. L’AFPS rappelle que le tribunal militaire israélien qui a a jugé Salah Hamouri n’a jamais apporté la moindre preuve du principal chef d’accusation, à savoir une intention supposée d’assassiner une personnalité religieuse israélienne.

« Salah Hamouri est détenu depuis plus de six ans sans que le tribunal militaire qui l’a jugé n’ait jamais pu produire une quelconque preuve démontrant sa culpabilité. Il devrait être libre » a déclaré Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS et coordinateur du Comité de soutien à Salah Hamouri. « Salah n’est pas un criminel, mais la victime de l’occupation et d’un simulacre de justice » a-t-il ajouté.

Ce jeune Franco-Palestinien est accusé d’avoir eu l’intention de participer à un complot visant à assassiner le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti Shas et d’appartenir à un mouvement de jeunesse proche du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP) – organisation qualifiée de terroriste par Israël bien que membre de l’OLP. Compte tenu de l’absence totale de preuve, le tribunal militaire israélien par lequel il a été jugé a établi un "délit d’intention", délit qui n’a aucune base légale. Cette intention même n’a jamais été prouvée, ce qui confirme son innocence.

Dans une lettre en date du 31 mars 2011, Alain Juppé a reconnu que les aveux de Salah Hamouri – marchandés contre une peine moins importante que celle initialement requise – n’avaient été corroborés par aucun élément de preuve, et déclaré que le choix de Salah Hamouri de ne pas solliciter de demande de grâce était une « attitude respectable. »

Après cette rencontre, il reste une question majeure qui n’est toujours pas réglée, et ceci alors que Salah Hamouri est en prison depuis plus de six ans, à savoir sa libération. Il n’y a pas d’alternative : Salah doit être libéré sans condition, afin de pouvoir retourner vivre chez lui, à Jérusalem.

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 18:08

 

http://www.vincennes.fr/var/vincennes/storage/images/mediatheque/s-informer/vignette-vincennes-info/logo-les-verts/305200-1-fre-FR/logo-les-verts_lightbox.jpg

http://www.vincennes.fr/var/

 

Les  Verts :

 

Oui aux Verts... rouges,

pas aux Verts pâles et oranges

d'Europe Ecologie,

les Verts ont été floués !

D Cohn-Bendit

(comme DSK au PS, par ex)

a été mandaté pour soumettre les Verts,

atténuer la portée de leurs engagements,

leur faire accepter une Europe totalitaire,

anti-sociale et anti-protection de la nature,

au seul service du Marché et.. du Nouvel Ordre Mondial

d'essence nazie et anglo-saxonne !

 

Amis verts, je serais avec vous, aujourd'hui,

surtout avec une Cécile Duflot ou une Eva Joly,

si vous ne vous étiez pas acoquinés à Europe-Ecologie,

via un D. Cohn-Bendit dont la mission était seulement

d'aligner votre Parti, de l'affadir, de le libéraliser,

de le mettre à la remorque de cette Europe

tueuse de Nations, de social, de libertés... de peuples !

Retrouvez vos idéaux verts et rouges,

ne vous laissez pas embarquer, via DCB,

dans une Europe-Ecologie au seul service

du Capitalisme financier assassin apatride !

 

Eva R-sistons

 

Homage d'eva à Cecile Duflot,

ici avec son Compagnon

 

http://static1.purepeople.com/articles/2/47/71/2/@/345021-cecile-duflot-et-son-compagnon-le-637x0-1.jpg

http://static1.purepeople.com/articles/2/47/71/2/@/345021-cecile-duflot-et-son-compagnon-le-637x0-1.jpg

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 18:04
http://blog.sjbm.fr/wp-content/uploads/2010/09/image_article_agcs.gif
http://blog.sjbm.fr/wp-content/uploads/2010/09/image_article_agcs.gif
Sur le blog Oulala.net, que je vous recommande
(c'est mon préféré avec Comité Valmy, Alain Indépendant,
Michel Collon, Voltairenet, etc, etc...)
et sur lequel j'ai publié quelques posts
(trop prise par le travail, je ne publie désormais plus en dehors de mes sites),
j'ai lu ceci : René Balme
"Secrétaire Général du Réseau des élus et Collectivités Hors-AGCS",
l'occasion pour moi de rappeler ce qu'est l'AGCS (eva R-sistons) :
http://csht.medicalistes.org/local/cache-vignettes/L440xH350/jpg_AGCS-d8249.jpg
http://csht.medicalistes.org/local
.
AGCS :
Accord Général sur le Commerce et les Services (AGCS) et hôpital

Le 15 décembre 1993, les USA et l’UE signent la fin du 8ème round (l’Uruguay round), par un accord global qui est entériné le 15 avril 1994 à Marrakech par quelques 117 pays avec une entrée en vigueur au 1er janvier 1995.

L’accord met en place l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui est chargée d’appliquer 24 accords dont l’AGCS et la création de l’Organe de règlement des différends (le tribunal de l’OMC). Gérard Longuet a signé pour la France.

Les députés français l’adoptent en urgence en décembre 1994 sous la pression de BALLADUR et JUPPE.

Des conférences ministérielles sont programmées au minimum tous les deux ans (Genève en 1998, Seattle en 1999, Doha en 2001).

C’est un accord cadre « non pleinement abouti » c’est à dire qu’il soumet les pays membres à l’obligation de renégocier périodiquement vers toujours plus de privatisation de service, à terme aucun service ne pourra échapper à la libéralisation (art 19).

La philosophie de l’AGCS peut se résumer en quelques mots : toute activité humaine peut être considérée comme une marchandise et de ce fait être livrée à la concurrence mondiale (c’est la marchandisation).


L’OMC est aujourd’hui un organisme international puissant parce qu’il concentre le pouvoir de faire les règles, de les faire appliquer et de sanctionner les pays qui ne les respectent pas.


Or ces règles ne s’appuient que sur des raisons commerciales, sont exclues les raisons sociales ou environnementales. Ce qui enterrine le fait que le marché est au dessus de toute autre valeur (morale religieuse ethique ...) pour réguler les rapports humains (sanctions dans les affaires du veau aux hormones, difficulté actuelles pour insérer en Europe des avancées sociales)

 

Et Pascal Lamy (PS) qui est aujourd’hui Directeur général de l’OMC (commissaire Européen entre 1999 et 2005,il négociait alors seul pour l’Europe ), tout comme le gouvernement français ne disent pas la vérité lorsqu’ils citent l’art 1-3b « l’accord englobe tous les services dans tous les secteurs à l’exception des services fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental .. » pour faire croire que l’Education ou la Santé n’entre pas dans le cadre de la négociation : ils « oublient » le paragraphe suivant de cet article stipulant que seuls les services fournis « ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de services.(seront épargnés). » -du moment qu’il existe des écoles et des cliniques privées, l’ensemble du secteur est privatisable- de fait seuls les services dits régaliens : armée, justice, police seront épargnés.


Aujourd’hui la volonté du gouvernement de mettre en totale concurrence l’hôpital public et les cliniques (ce devrait être effectif en 2012) et en offrant au privé la possibilité d’assurer un service public contre subvention, n’est que l’application en France de cette volonté de démantèlement des services publics. (..) Suite ici :

 

http://csht.medicalistes.org/spip.php?article533

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 05:30

De Bretton Woods à DSK, en passant par Kadhafi, ou cette guerre qui ne veut pas dire son nom

Ne pas traiter l’information « à chaud » permet d’écrire et de dire moins d’âneries que d’autres ne l’ont fait à ce jour.

En effet, ramener « l’affaire » DSK - oui puisqu’affaire il y a - à une à une médiatique histoire d’agression sexuelle sur une femme de ménage, nous paraît être le degré zéro du journalisme d’investigation et une opération d’enfumage particulièrement bien huilée. A preuve, tout le monde a marché dans la combine et les plus éminents « politologues » et autre analystes confirmés – qu’ils soient experts en fellations en tout genre ou en psychologie appliquée en passant par les paparazzi officiels et patentés de nos inénarrables chaînes de télévisions publiques ou privées – ont une explication rationnelle de l’acte supposé accompli par DSK ou de celui subit par la femme de chambre. Deux camps s’affrontent maintenant – comme si cela était le plus important dans cette affaire ! D’un côté le monde féministe qui crie au machisme et à la banalisation des agressions sexuelles... en France. Et de l’autre, quelques hurluberlus, qui pour ne pas rester inaudibles dans tel parti ou tel journal, se croient autorisés à jouer la provocation graveleuse en minimisant « le crime », puisque crime il y a. L’affaire Georges Tron, venant en remettre une couche – salutaire ? - pour étayer la thèse officielle et démontrer que, les hommes politiques français sont vraiment de sales types !

Les 99,99 % qui n’ont rien à se reprocher apprécieront.

Les faiseurs de vérité vraie

Dont acte. Nous avons l’information, les journalistes et, parfois, les politiciens que nous méritons. Ils nous en envoient la preuve au quotidien, et bien au travers de la figure, comme autant de gifles cinglantes qui au lieu de nous éveiller nous assoupissent un peu plus. Nous avons tous, en nous, quelque chose de la grenouille que l’on plonge dans l’eau froide et que l’on porte lentement a ébullition.

Force est de constater qu’il n’y a pas de voix dissonantes dans le brouhaha médiatique depuis le début de cette affaire. Ni du côté des politiques, [1] ni de celui de la presse dominante. Le web non plus, et contrairement à son habitude, ne bruisse pas d’écrits ou de prises de positions opposées à la version officielle distillée par la police et la justice étasunienne à l’exception de l’excellent article de Thierry Meyssan publié par Voltairenet.org.


Si le néant existait, sa représentation tiendrait en un condensé de ce que la presse et les médias Français – et du monde entier - nous ont déversé depuis le début de cette histoire rocambolesque.

Au début, nous voulions intituler ce papier : « De JFK à DSK en passant par le 11 septembre ». Un ami nous en a vite dissuadé, et il a parfaitement raison, car disait-il : " De JFK à DSK " peut apparaitre comme un grand écart intellectuel qui apportera de l’eau au moulin de ceux qui ironisent sur la théorie du complot.

Du Far West à la CIA

Et pourtant, il ne serait pas fastidieux de démontrer l’évolution des méthodes mafieuses dans l’histoire des USA. Au début les éliminations des hommes politiques gênants se faisaient « à l’ancienne » , comme au Far West. La mafia jouait pleinement son rôle contrôlée par le CIA. La liste est longue, inutile de la rappeler.


Depuis quelque temps, les éliminations des personnalités politiques et économiques gênantes se font de manière plus soft : Watergate, affaire Clinton-Monica, armes de destructions massives pour justifier l’invasion de l’Irak, Madoff... DSK étant la dernière connue. En gros, on frappe l’individu sur son côté le plus faible et la chose n’en parait que plus crédible et exécrable pour le citoyen lambda et le bon peuple nourri a la tétine des séries B et autres « soap » made in USA. Le but étant toujours le même : assurer la mainmise étasunienne sur le reste du monde et sauver ce qui peut l’être en reculant pour mieux sauter... ou rebondir face aux désastres de tous ordres.

Pour ce qui concerne les désastres, celui qui s’annonce au pays de l’oncle Sam sera particulièrement gratiné. Le Figaro a publié sur le sujet un excellent article le 16 mai 2011 intitulé : Les États-Unis à moins de trois mois de la faillite. Et trois mois, c’est un peu court pour sauver les meubles ! Sauf que l’analyse faite par le titre parisien est connue des dirigeants étasuniens et du monde de la finance depuis pas mal de temps. Les États-Unis qui utilisent la planche a billet pour imposer au monde une devise qui n’a que la valeur monétaire que l’on veut bien croire qu’elle a, sont dans une perpétuelle fuite en avant. Porter le fer au quatre coins du monde est pour eux une une question de survie qui conforte la puissance de leur complexe militaro-indistriel.

Il y a urgence pour les USA à reprendre la main sur la marche financière du monde. Pour ce faire, éliminer, ou affaiblir, une monnaie (l’euro) qui les gène particulièrement et jeter le discrédit sur le FMI sont les deux mamelles du début de leur sauvetage temporaire. L’analyse de Clovis Casadue reprise par le site Mecanopolis, quoi que l’on puisse penser des supports qui l’ont publiée, nous paraît assez pertinente. L’attaque contre l’euro a débuté il y a bien longtemps et l’effet domino que certains avaient prédit lors du début de la crise grecque est en passe de devenir réalité puisque nombre de pays européens sont aujourd’hui touchés. Et si l’un d’eux s’avisait de sortir de la zone l’Euro, ce serait le bingo pour les USA car là encore, l’effet domino jouerait à plein régime.

Le marché, toujours le marché, rien que le marché

Le silence de Monsieur Sarkozy et d’une majeure partie de la classe politique française sur ce dossier est particulièrement consternant et révélateur. Essayer de caser Madame Lagarde à la Tête du FMI est un piètre contre-feu, annoncé comme par hasard à la veille du G8, qui en dit long. Sauf que notre ministre de l’économie et des finance du moment a toujours démontré qu’elle était plus proche des milieux d’affaires et « du marché » que des préoccupations hexagonales ou européennes. Ce pourrait être, au vu de son passé, le cheval de Troie au service de ces marchés, de la trilatérale et de Bilderberg réunis, porté à la tête du FMI pour achever le travail. Entendez par là : tout faire pour sauver la prédominance du Dollar que le projet Zhou [2] [3], dont le processus aurait du aboutir lors du G8 du 26 mai 2011, avait décidé qu’il cesserait d’être ma monnaie de référence.

DSK hors jeu, plus de projet Zhou et plus de Bancor.

L’euro et l’Europe dans le collimateur

Il nous semble que si le scénario dont il est question ci-dessus voyait le jour, nous serions à la veille de quelque chose qui risque fort d’atomiser l’Europe et ses pays membres.

Il sera intéressant, alors, de suivre l’évolution économique et le positionnement de l’Angleterre qui a toujours été la tête de pont étasunienne en Europe – et a gardé sa propre monnaie.

Et si les choses ne se passent pas comme annoncé, c’est la Chine qui pourrait bien prendre la main et accentuer sa domination. Nous sommes donc à l’aube d’un cataclysme dont personne ne sait ce qu’il va entrainer sur son passage.

Les élections présidentielles en France sont désormais anecdotiques, même si elles vont mobiliser les esprits et les médias dans les mois à venir.

Le hasard n’existe pas

Comment ne pas supposer, également, que tout est lié : les révolutions arabes n’ont pas été le fruit du hasard ou de la conscience politique de quelques "révolutionnaires" que l’oppression aurait sorti de l’ombre. A notre sens, tout a été planifié par les USA et le monde de la finance. Si la France n’a rien vu venir, c’est que la naïveté de Monsieur Sarkozy lui a laissé croire que les USA étaient des alliés loyaux. Il n’en est rien, l’entrée de la France dans l’OTAN a été la première manœuvre destinée à donner l’illusion à la France de jouer égal à égal avec les USA. Ce fut, aussi, la première faute politique. En fait le piège destiné à l’envoyer en première ligne a parfaitement fonctionné. Après l’enlisement en Afghanistan, les frappes sur la Libye en sont un exemple flagrant et l’intervention en côte d’Ivoire un autre. Les USA on fait faire le sale boulot à la France tout en en connaissant les conséquences néfastes.


Ce qui se passe, aujourd’hui, en Espagne et que l’on voudrait voir s’étendre à d’autres pays européens s’inscrit dans la continuité d’une déstabilisation du vieux continent pour mieux l’affaiblir. Il n’y a, malheureusement plus de révolutions spontanées. Les mouvements populaires, quels qu’ils soient, servent, à un moment donné, les intérêts de ceux qui les ont fait naître ou qui les récupèrent.

 

Le capitalisme a un projet de société écrit et planifié. Celui qui tient les médias est sûr de gagner le combat, toujours. Et la guerre aussi. Pendant 50ans on a nourri le peuple avec des séries télévisées et des films qui préparaient, en fait, à ce qui se passe aujourd’hui. Si les enfants ne font plus la différence entre les jeux vidéo, le virtuel et la réalité, il faut être conscient que le peuple ne fait plus la différence, non plus, entre les films made in USA et la réalité. Même chose pour la télévision qui rend la réalité acceptable grâce au fait que les images de guerre (la vraie) ressemblent aux images de la guerre mise en scène au cinéma. Il n’y a plus de morts, tout est virtuel. C’est un jeu, comme à la télé. L’interpellation de DSK et ce qui s’en est suivi ressemble comme deux gouttes d’eau à n’importe quel feuilleton étasunien. De telle sorte que tout parait crédible, normal, évident et tellement quotidien car enfoui au fond de la mémoire. Et dans ce jeu subtil les bouffons qui mélangent le sujets sérieux et le divertissement, la politique et le comique parachèvent la stratégie de décervellement.


Guerre économique, guerre psychologique, guerre physique, manipulation, etc., ne sont possible que parce que le monopole des médias et de l’information est sous contrôle, non pas des états, mais des firmes transnationales et des complexes militaro-industriels qui sont les vrais décideurs. Ils placent leurs pions en fonction de leurs intérêts du moment et suivent - ou accélèrent - la partition écrite pour que prospère le capitalisme.


Le « politique » n’étant que le pantin que l’on exhibe, que l’on flatte, que l’on fait réélire – ou pas - et à qui l’on dicte les mots et les actions qui écriront la feuille de route au service des transnationales, du marché, et des quelques uns qui les administrent en même temps qu’ils décident de la marche du monde.


Le pitoyable G8 qui s’est déroulé à La Baule en est une illustration parmi tant d’autres. Mais tout le monde croit, encore, que ces pantins dirigent le monde !

 

La méthode Coué à de beaux jours devant elle.

 

Notes

[1] Entendez par là : cette classe politique parisianiste à qui l’on tend le micro et qui noircit de ses tribunes et autres interviews les colonnes de la presse aux ordres.

[2] Zhou Xiaochuan gouverneur de la Banque centrale chinoise

[3] http://www.voltairenet.org/article1...

 
 
Sur le même sujet :
 
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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 05:23

BHL, en famille

http://www.bakchich.info/BHL-s-effeuille-pour-Sarko,01685.html
.
Libye: la rébellion nie avoir chargé Bernard-Henri Lévy d'un message pour Netanyahu

(05/06/2011)



(..)

 

Jeudi, M. Lévy avait affirmé à l'AFP qu'il avait transmis un message verbal du CNT à M. Netanyahu "dont le point essentiel est que le futur régime libyen sera un régime modéré et anti-terroriste, qui aura le souci de la justice pour les Palestiniens et de la sécurité pour Israël". Il avait ajouté que, selon ce message, "le futur régime libyen entretiendra des relations normales avec les autres pays démocratiques, y compris avec Israël". (..)

Il a joué un rôle important auprès du président Nicolas Sarkozy dans ce dossier. La France a été le premier pays a reconnaître le CNT et a été à l'initiative de l'intervention militaire internationale en Libye.

© La Dernière Heure 2011

 

 

Libye: la rébellion nie avoir chargé Bernard-Henri Lévy d'un message pour Netanyahu

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 04:34

« Stuxnet » n’a pas saboté uniquement les installations iraniennes

Article placé le 26 mai 2011, par Mecanopolis

 

 

A l’été 2010, on a appris que les installations nucléaires iraniennes avaient dû être mises hors service à la suite de graves problèmes. En septembre, il était devenu évident que ces perturbations avaient été provoquées par un virus informatique qui avait été développé grâce à un savoir-faire technique considérable et à une précision militaire. La «Frankfurter Allgemeine Zeitung», dans un article du 22 septembre intitulé «Der digitale Erstschlag ist erfolgt» [La première frappe informatique vient de se produire], parvenait à la conclusion que la sophistication de «Stuxnet» montrait qu’il ne pouvait être l’œuvre de «pirates amateurs ou de cybercriminels minables»:

« La mise au point et l’achat des composants de cette qualité et de cette fiabilité ont coûté une somme à 7 chiffres. A plusieurs niveaux, Stuxnet se répand de manière absolument fiable et clandestine. »
(Source: faz.net)

Pour les experts, il était clair dès le début que le virus avait dû être développé par d’importantes équipes de spécialistes de diverses disciplines pendant des mois, voire des années. Seuls les pays leaders en matière de haute technologie entraient en ligne de compte. Après l’analyse du code source, les premiers indices de l’origine du virus ont été rendus publics dans le monde des spécialistes: il pouvait s’agir d’Israël ou des Etats-Unis.

(Source: computerworld.com)

En janvier 2011, ce soupçon a été corroboré par un article du « New York Times » selon lequel des Israéliens et des Américains avaient mis au point le virus ensemble et l’avaient même testé dans l’installation nucléaire soigneusement verrouillée de Dimona dans le désert du Néguev:

 

« Selon des informations provenant d’experts des services secrets et de l’Armée qui connaissent bien l’installation, Dimona a, au cours des deux dernières années, également joué un rôle secret en tant que site d’expériences d’un projet commun d’Israël et des Etats-Unis visant à empêcher l’Iran de construire sa propre bombe nucléaire. Selon des experts, derrière la clôture de barbelés qui entoure Dimona, Israël a installé des centrifugeuses nucléaires presque identiques à celles exploitées par l’Iran à Natanz où des scientifiques iraniens procèdent à l’enrichissement de l’uranium. Ils affirment que Dimona a testé l’efficacité du ver informatique Stuxnet, un logiciel destructeur qui a apparemment mis hors service un cinquième des centrifugeuses nucléaires iraniennes et ralenti la capacité de Téhéran de fabriquer des armes nucléaires, sinon contribué à les détruire totalement »

(Source: nytimes.com)

 

Au cours de ces derniers mois, les responsables iraniens ne se sont guère manifestés, probablement pour ne pas reconnaître leur défaite dans cet « acte de guerre informa­tique ». Ce n’est qu’en avril 2011 que le chef de la défense civile iranienne Gholamreza Jalali a déclaré publiquement:

 

«Le ver informatique destructeur Stuxnet qui a manifestement causé d’importants dégâts au programme nucléaire iranien, provient d’Israël et des Etats-Unis. »

« L’Iran reproche à Siemens d’avoir apporté son aide à ceux qui ont mis au point Stuxnet.»

(Source spiegel.de)

 

En outre, le groupe Siemens, qui avait développé le logiciel de contrôle attaqué par le virus, doit s’attendre à faire l’objet d’une demande de dommages-intérêts parce qu’il doit avoir mis des informations confiden­tielles détaillées à la disposition des auteurs de l’attaque.

D’importants fournisseurs d’électricité, de gaz et d’eau d’autres pays ont également été victimes de «Stuxnet»

D’après ce qui ressort d’analyses détaillées effectuées par d’éminents spécialistes des antivirus, «Stuxnet» a été répandu, sans être identifié, en 2009 et 2010 non seulement en Iran mais dans presque tous les pays industrialisés. En plus de l’Inde, la France et l’Allemagne ont été particulièrement touchées. Lors d’un sondage effectué auprès de fournisseurs allemands d’électricité, de gaz et d’eau, 59% des sociétés interrogées ont indiqué que leurs installations avaient été contaminées par «Stuxnet». Dans un article du

« Si ses créateurs avaient configuré le ver différemment, les dégâts auraient pu être considérables. »
(Source: spiegel.de)

Il faut réfléchir aux conséquences

« Stuxnet» montre à tous les responsables de la sécurité des infrastructures de tous les pays, à l’Est comme à l’Ouest, quels dangers les menacent depuis 2009. Le spécialiste des virus Symantec a entrepris une analyse exhaustive de «Stuxnet» et l’a mise à la disposition des professionnels sous forme d’un dossier de 69 pages. Le lecteur attentif se doute que ceux qui ont analysé cette arme de haute technologie informatique ont été confrontés à l’horreur. Il s’agit là d’une nouvelle forme de guerre et il faut se demander qui en sont les créateurs. Dans leur conclusion, les analystes écrivent:

«Stuxnet est si complexe – il faut disposer de ressources importantes pour développer un tel virus – que peu nombreux sont ceux qui sont capables de mettre au point une arme aussi menaçante. Nous ne nous attendons pas à voir apparaître de sitôt beaucoup de menaces d’une telle sophistication. Cependant Stuxnet a montré que des tentatives d’attaques d’installations industrielles extrêmement complexes sont possibles et ne relèvent pas seulement de la pure théorie ou des scénarios cinématographiques.
Les conséquences réelles de Stuxnet vont au-delà de toutes les menaces connues à ce jour. Malgré le défi passionnant qu’a représenté la rétroconception de Stuxnet et la recherche de son objectif, ce virus est un type de menace que nous espérons ne plus rencontrer.»

 

Source : symantec.com


Sur le même sujet, lire également :

Après « Stuxnet », le virus « Stars » et

Stuxnet, Fukushima et manipulation des médias

 

 

 

*

 

L'impérialisme humanitaire, Jean Bricmont, vidéo ici : 

 

http://www.mecanopolis.org/?p=23298

 

 

 

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